Turquie : des objections qui ne tiennent pas

Le Figaro
13 octobre 2004

Turquie : des objections qui ne tiennent pas;
UNION EUROPÉENNE Les controverses sur la candidature d’Ankara

par Alexandre ADLER

Un vieux psychanalyste de mes amis avait l’habitude de distinguer son
travail de celui du psychothérapeute en racontant : « Si vous allez
voir un psychothérapeute et que vous lui dites que vous vous sentez
mal, celui-ci vous répondra : « Mais non, vous vous trompez, vous
allez mieux que vous ne le croyez et cela va s’arranger. » Un
psychanalyste au contraire vous déclarera : « Vous avez tout à fait
raison, cela va très mal et cela risque d’aller plus mal encore ; il
faut vous allonger et commencer une cure analytique. »

S’agissant de l’affaire turque, je serais tenté d’utiliser la méthode
du psychanalyste de préférence à celle du psychothérapeute. Il ne
faut pas dire à l’opinion française que l’entrée de la Turquie n’est
qu’une petite affaire, qu’elle ne présente pas grand risque, et
qu’elle interviendra de toute façon à la saint-glinglin. Car, par
cette méthode, on ne fait qu’augmenter l’angoisse légitime d’un
peuple fort intelligent, s’il n’est pas toujours généreux. La méthode
psychanalytique que je prône consiste à l’inverse à dire que la
décision de faire entrer la Turquie en Europe est en réalité
capitale, qu’elle est lourde à assumer, mais qu’elle comporte, à côté
de risques certains qui peuvent d’ailleurs être conjurés, des
avantages à long terme tout à fait considérables.

Il y a quatre grandes objections à l’entrée de la Turquie. Aucune ne
tient.

La première tient à l’ampleur de la démographie turque. Celle-ci est
constamment surestimée parce que l’on extrapole l’actuel taux de
fécondité, qui est déjà inférieur à celui de l’Espagne en 1977, sur
une durée indéterminée. Or tout indique que ce taux de fécondité
plafonnera assez vite, et de plus en plus vite, à mesure que
l’enrichissement du pays, déjà perceptible, s’emballera. On risque
donc de ne jamais voir la Turquie de 100 millions d’habitants qui
fait frémir les campagnes. Ajoutons qu’une période probatoire assez
longue limitera les mouvements migratoires essentiellement kurdes et
qu’une immigration sélective par quotas professionnels est dès
maintenant la bienvenue. Bref, la peur du géant turc est un
épouvantail à moineaux. Jamais on n’a invoqué les 150 millions
d’Européens de l’Est pauvres que l’on intègre à l’Union en ce moment
même.

La deuxième objection évoque avec insistance le risque géopolitique.
Elle est sans aucun doute plus sérieuse. On ne peut nier que les
frontières orientales de la Turquie sont toutes des frontières
instables et belliqueuses : la Turquie orientale est très fortement
peuplée de Kurdes iranophones ; la Syrie, qui n’est qu’une mosaïque
de communautés, est au bord de l’implosion ; l’Irak abrite dans ses
frontières une minorité de plus d’un million de Turcs sunnites et
chiites qui entendent reconquérir leur autonomie culturelle et leur
accès à leur capitale traditionnelle, Kirkouk, qui est convoitée tout
autant par les Kurdes d’Irak, notamment parce qu’elle est aussi le
centre de l’activité pétrolière du pays ; l’Iran abrite plus de 30
millions de turcophones divers dont 20 millions d’Azéris ; enfin,
l’Arménie continue sa guerre froide qui l’oppose à l’Azerbaïdjan
indépendant, lui-même de plus en plus lié à la Turquie et à l’actuel
gouvernement géorgien allié à Washington, Ankara et Bakou,
essentiellement contre Moscou.

On oublie tout simplement de signaler dans cette sombre évocation que
la Turquie est membre depuis le début des années 50 du Pacte
atlantique et que par conséquent des traités tout à fait
contraignants nous lient déjà à elle sur le plan juridique. Sur le
plan moral, c’est une autre affaire. La Turquie a été constamment
trahie dans ses aspirations de sécurité par ses partenaires
européens, ne trouvant de réconfort que dans son alliance autrefois
étroite avec les États-Unis. Mais aujourd’hui, l’équation devient
sensiblement différente : la Turquie s’est arrangée pour lâcher les
États-Unis au pire moment de la campagne d’Irak, Washington lui
répond en soutenant les revendications kurdes en Irak et en ignorant
superbement le fait turkmène dans ce même pays. A présent, pour le
meilleur comme pour le pire, la Turquie cherche à se concerter
davantage avec l’axe Paris-Berlin-Madrid qu’avec les États-Unis et
Israël. Ceci devrait apaiser nos anti-atlantistes vétilleux.

La troisième objection porte sur la pauvreté relative du pays, dont
la convergence avec l’économie de l’Europe occidentale sera longue et
complexe. Cet argument n’ayant pas été retenu pour la Pologne, ni
pour la Lituanie, ni même à brève échéance pour la Roumanie et la
Bulgarie, il n’a évidemment aucune valeur s’agissant de la Turquie.
Mais il est une raison plus sérieuse encore de l’écarter : comme pour
la Chine, les données macroéconomiques générales ne rendent pas bien
compte des importantes différences régionales. De même que le PIB
moyen par habitant de la Chine, qui demeure voisin de celui d’un pays
africain, ne rend compte de la richesse de Shanghaï et de Hongkong,
de même le PIB global turc ne permet en rien de comprendre le rapide
développement d’Istanbul et de la façade égéenne du pays. La vérité
toute simple est que les 20 millions environ de Turcs regroupés sur
la façade ouest (dont 12 millions dans le seul grand Istanbul)
produisent presque 80 % du PIB et atteignent un niveau de vie proche
de celui de la Grèce de 1990. Le reste est en effet une zone encore
sous-développée qui est peu à peu ravivée par le moteur occidental.
Mais de tels contrastes existent aussi encore entre l’Italie du Nord
et l’Italie du Sud, l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est,
toutes choses étant égales. Or on sait que nos mécanismes européens
assurent une convergence économique beaucoup plus rapide que les purs
mécanismes de marché en usage en Amérique du Nord. On ne voit pas
pourquoi la Turquie ferait exception en la matière.

Argument ultime, l’islam turc. A cela, il n’y a rien à objecter. En
intégrant 80 ou 90 millions de Turcs, on intégrera presque cent pour
cent de musulmans et seulement une soixantaine de milliers de juifs
et de cryptojuifs sabbatéens ainsi que peut-être quelque 80 000
chrétiens assyriens des provinces de l’Est, une vingtaine de milliers
d’Arméniens et de Grecs d’Istanbul. C’est évidemment là la raison
principale de tant d’appréhension.

Mais ici, regardons les choses en face. Tout se passe comme si on
faisait payer à la Turquie les violences des petits marlous des
banlieues à la casquette retournée, les prêches des pires imams
misogynes soldés par l’Arabie saoudite, la propagande de Tarik
Ramadan, le sécessionnisme culturel organisé par des intégristes
pakistanais, maghrébins et parfois aussi turcs.

Or il faut observer que la plupart des contempteurs de la Turquie
n’ont jamais élevé la voix face au défi représenté par le nouvel
islam prolétaire et sous-prolétaire de nos grandes villes
européennes. Ni dénoncé les attentats suicides palestiniens ou
irakiens, les indignités que subissent intellectuels égyptiens ou
pakistanais, et la barbarie saoudienne tout simplement. Mais avec la
Turquie, qui a des élections libres, une presse libre, des
intellectuels qui n’ont rien à envier aux nôtres, des universités
admirables ouvertes sur le monde et des femmes émancipées bien plus
nombreuses que celles qui affectent en ce moment de s’enfoularder,
alors là il ne faut pas se gêner.

Il s’agit là d’un paradoxe éthologique bien connu : le méchant est
aimé, et le modéré méprisé pour justifier la démission morale qu’est
l’amour du méchant. C’est pourquoi il existe un climat de bassesse
tout à fait particulier dans la turcophobie actuelle. Les tartufes,
qui en ce domaine sont très nombreux, nous disent encore qu’ils sont
d’accord pour des rapports privilégiés avec la Turquie. Première
nouvelle : il aura fallu la demande de candidature turque pour que
cette proposition apparaisse tout d’un coup, quand on sait
l’hostilité viscérale que toute une gauche européenne n’a cessé de
manifester à ce grand pays, notamment dans le règlement de la
question kurde, alors que la vision d’homme d’État d’un Jacques
Chirac dont la prédication démocratique ressemble chaque jour
davantage à celle du général de Gaulle reste souvent incomprise.

Parlons peu, mais parlons bien : nous avons un grand problème avec
l’islam. Et nous avons, au coeur de cette tempête, une chance
inespérée, qui s’appelle la Turquie. En intégrant cette nation, qui
abrita naguère le califat, en se tournant résolument et de manière
volontariste vers l’Europe, tout en maintenant scrupuleusement le
pluralisme tolérant de l’Empire ottoman (toutes les mosquées
d’Istanbul portent sur deux de leurs piliers les noms chiites d’Ali
et de Hussein), la Turquie a réussi la mutation démocratique que
voulait Mustafa Kemal, dès l’origine ; elle est le frère fort auquel
demain s’identifieront tous les partisans des lumières dans l’islam.
Al-Aqsa, la mosquée lointaine que l’islam doit atteindre, c’est sans
aucun doute Jérusalem, mais c’est aussi un autre lieu, peut-être la
Mosquée bleue du Sinan, chef-d’oeuvre de synthèse entre la basilique
romaine et l’appel du prophète. Sachons déchiffrer aujourd’hui ce
signe pour assurer la liberté de notre continent demain.

Le consul =?UNKNOWN?Q?g=E9n=E9ral_de?= Turquie et le soi-disant=?UNK

Le consul général de Turquie et le soi-disant génocide arménien

La Croix
13 octobre 2004

Le soi-disant génocide . Cette expression et la négation présumée du
massacre du peuple arménien par les Turcs sur le site Internet du
consulat de Turquie à Paris a valu au consul général, Aydin Sezgin,
un procès lundi devant le tribunal de grande instance de Paris.

Le Comité de défense de la cause arménienne (CDCA) qui réclame 1 Euro
de dommages et intérêts est à l’origine des poursuites contre Aydin
Sezgin, absent lundi, et la société Wanadoo qui héberge le site
Internet du consulat où sont publiés les textes incriminés sous le
titre Allégations arméniennes et faits historiques . La défense
d’Aydin Sezgin a invoqué l’immunité consulaire dont bénéficie son
client. Et le jugement a été mis en délibéré au 15 novembre.

Relance du dossier turc pour le char Leclerc

Le Figaro, France
14 octobre 2004

Relance du dossier turc pour le char Leclerc;
DÉFENSE Nouvel appel d’offres courant 2005

par Philippe Migault

Alors que Giat Industries, menacé d’une rupture de son plan de
charge, est en pleine restructuration et que toutes ses perspectives
à l’export, hormis le canon Caesar, semblaient caduques, la piste
turque se relance. En jeu, un contrat portant sur un premier lot de
250 chars d’assaut, pour lequel un appel d’offres devrait être lancé
courant 2005. Or le Leclerc est très apprécié à Ankara. Les autorités
turques avaient lancé un premier appel d’offres en 1999 pour
l’acquisition de mille engins. Compte tenu de la crise économique
sévissant en Turquie les années suivantes, elles l’ont annulé au
printemps 2004. Mais pour les militaires turcs, le char français
était sorti vainqueur de la campagne d’essais qui l’avait opposé à
ses rivaux. Les trois sociétés turques, FNSS, Otokar et BMC, qui ont
été chargées d’une enquête préalable au lancement d’un nouvel appel
d’offres en 2005 par le haut comité de défense turc et par SSM,
l’équivalent local de la DGA, s’en souviendront sans doute. Et le
Leclerc partira peut-être dans cette compétition avec un temps
d’avance si la Turquie ne tient pas compte de la polémique divisant
l’opinion française au sujet de son entrée dans l’Union européenne.
Déjà, en 2001, le Parlement français avait reconnu le génocide
arménien de 1915, ce qui avait jeté un froid. Seul bémol : le nouvel
appel d’offres sera cette fois-ci différent.

La Turquie souhaite désormais que son industrie de défense participe
beaucoup plus au programme. L’électronique de bord devrait notamment
être d’origine turque, ce qui, compte tenu de la valeur ajoutée de
cette composante dans les chars occidentaux, diminuera d’autant la
part des électroniciens qui emporteront le contrat. En France, Thales
et Sagem représentent une forte part du coût et de l’excellence du
Leclerc. Quoi qu’il en soit, le Leclerc, auquel le Qatar et l’Arabie
saoudite s’intéressaient avant que les négociations ne s’enlisent, a
une nouvelle opportunité. Outre-Rhin, la presse s’est fait l’écho de
contacts renouvelés entre les autorités turques et allemandes. Et les
récentes déclarations du ministre allemand de la Défense, Peter
Struck, estimant que les progrès réalisés par la Turquie dans la
perspective de son adhésion à l’UE devraient faciliter la reprise des
ventes d’armes, sont déjà interprétées comme un signal de départ.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

=?UNKNOWN?B?52E=?= phosphore sur le bosphore

L’Humanité, France
14 octobre 2004

ça phosphore sur le bosphore

Europe. L’Assemblée nationale débat aujourd’hui de l’ouverture des
négociations pour l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Un
débat où, au-delà du pour et du contre, s’affrontent deux conceptions
de l’Europe.

par Olivier Mayer

L’ouverture des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union
européenne donne lieu aujourd’hui à un débat au Parlement. Discuter
les conditions dans lesquelles ce débat a été obtenu n’empêche pas
que la question soit d’ampleur et ne mérite aucun raccourci. Elle
exige autre chose que des décisions autoritaires, pratiques dont
l’Union européenne a largement pris l’habitude sans que cela émeuve
outre mesure quelques-uns des actuels pourfendeurs d’autorité,
réclamant à grands cris que « le peuple français puisse donner son
avis ». On espère – sans trop y croire – que les joutes
parlementaires permettront de se dégager des terrains souvent
malsains où s’enlise un débat qui ne peut se résumer en une
confrontation entre partisans du « oui » ou du « non » à l’adhésion
de la Turquie à l’Europe. Chez les uns comme chez les autres, tous
les arguments ne se valent pas.
Ouvrir des négociations pour parvenir à une éventuelle adhésion de la
Turquie à l’Union européenne aux alentours de l’année 2015, c’est là
l’enjeu du débat actuel et du sommet européen du 17 décembre. Il
s’agit de poursuivre ou non un processus concrètement engagé depuis
quarante ans. En 1963, avec le général de Gaulle, l’accord
d’association de la Turquie à l’Europe stipulait que l’objectif était
l’adhésion. En 1992, c’est François Mitterrand qui déclarait que « la
Turquie relève de l’espace européen », qui « ne saurait être limité
par des conceptions géographiques ou par des préjugés culturels ». En
décembre 1997, au sommet européen de Luxembourg, lorsque les Quinze
ouvrent la porte aux pays de l’Est et rejettent la candidature
turque, Jacques Chirac déclare publiquement regretter cette décision.
Et le 13 décembre 1999, le Conseil européen reconnaît que « la
Turquie est un État candidat qui a vocation à rejoindre l’Union
européenne sur les mêmes critères que ceux qui s’appliquent aux
autres candidats ». Le débat n’a donc rien de nouveau et l’enjeu,
c’est l’adhésion de la Turquie dans dix ou quinze ans.
Personne en effet parmi les partisans de l’ouverture de l’Europe à la
Turquie ne propose l’adhésion immédiate. Et pourquoi l’ouverture des
négociations rendrait-elle, comme le prétend François Bayrou,
l’adhésion irréversible ?
« L’identité européenne mise en cause »
Le principal argument servi par le président de l’UDF est que
l’adhésion de la Turquie « met en jeu l’identité européenne ». Le
même plaide, dans le débat sur la constitution, pour la
reconnaissance des « racines chrétiennes de l’Europe ». Quant au
premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il craint que « le fleuve de
l’islam rejoigne le lit de la laïcité ». On est là dans un langage
politiquement correct, pas très loin des propos de l’intégrisme
catholique, du populisme et de la xénophobie auxquels la droite
résiste mal à emboîter le pas. Et le débat glisse alors sur un
discours franco-français où si le Turc ne peut prétendre à l’identité
européenne, l’immigré du Maghreb, d’Asie ou d’Afrique ne peut
prétendre à l’identité française. L’argument géographique tient de la
même façon à la conception que l’on a de l’Europe. Depuis plusieurs
siècles l’histoire lie la Turquie à l’Europe. On peut toujours dire
que « l’essentiel du territoire turc se trouve en Asie », cela
n’empêchera pas Ankara de se sentir plus proche d’Athènes que de
Pékin. D’un côté l’Europe blanche, chrétienne et occidentale – et on
se range vite dans une conception du choc des civilisations -, de
l’autre une autre conception de l’Europe, celle d’une communauté de
peuples solidaires.
Une Europe puissance face aux États-Unis
Faire entrer la Turquie dans l’Europe, serait-ce faire entrer le loup
américain dans la bergerie ? L’argument perd de son poids quand il
est proféré par des partisans acharnés de la constitution européenne,
tel François Bayrou, qui assoit la politique étrangère et de défense
de l’Europe sur l’OTAN. Et, que l’on sache, les États-Unis ne
manquent pas d’alliés zélés dans l’actuelle Communauté européenne,
des alliés qui, contrairement à la Turquie, participent en Irak à la
coalition militaire d’occupation.
La défense des droits de l’homme
Au nom des droits de l’homme, Danièle Mitterrand se déclare opposée à
l’adhésion de la Turquie. De nombreux démocrates de Turquie
considèrent que les exigences posées par l’Europe à l’adhésion de la
Turquie peuvent être des leviers pour imposer des changements
démocratiques dans l’État, le Code pénal, les droits des femmes, les
droits des Kurdes, le problème de Chypre, la reconnaissance du
génocide arménien… L’Europe ne peut-elle pas se tenir en partenaire
des démocrates de Turquie en posant sans faiblir ses conditions à une
adhésion future à l’Union européenne ?
Les conditions économiques
On oppose à l’adhésion de la Turquie le risque d’une ruée de
travailleurs immigrés turcs vers l’Europe occidentale. Le premier
ministre turc Recep Tayyip Erdogan ne se fait pas rassurant quand il
dément ce risque en affirmant que l’entrée de la Turquie dans l’Union
européenne sera « une alternative aux délocalisations ». Autrement
dit, aucune chance de voir débarquer dans vos pays les immigrés
turcs, c’est le travail qui viendra chez nous pour profiter de nos
structures et de nos bas salaires. La question est réelle de ces
délocalisations, elle se pose déjà avec les nouveaux entrants,
Pologne, etc., et hors de la communauté européenne.
Les conditions
de l’adhésion
L’Europe pose deux types de conditions à l’adhésion de la Turquie.
Celles qui concernent les droits de l’homme et la démocratie. Et
celles qui concernent le respect des « acquis communautaires »,
essentiellement le respect du pacte de stabilité, le respect d’« une
économie de marché où la concurrence est libre et non faussée » que
la constitution veut inscrire dans le marbre. Si des partisans de
l’Europe libérale tiennent à l’adhésion de la Turquie, c’est aussi
pour élargir ce « marché », pour créer avec l’entrée de la Turquie
une « zone tampon » pour les flux migratoires. « Tout, dans la
construction européenne, est un bras de fer, affirme Francis Wurtz,
député communiste au Parlement de Strasbourg. L’Europe actuelle,
l’élargissement aux pays de l’Est, l’adhésion de la Turquie. Nous
disons “oui” à la perspective de l’adhésion, car l’Europe peut être
un levier pour les forces démocratiques de ce pays. Nous nous
inscrivons dans cette perspective pour que l’Europe joue sa chance
d’être une passerelle avec le Moyen-Orient. Pour que l’Europe soit le
dialogue, la coopération et la Paix, face aux États-Unis qui font
régner le chaos. C’est notre conception de l’Europe qui nous conduit
à combattre la Constitution libérale et à nous inscrire, sans nier
les problèmes, dans la perspective d’une adhésion de la Turquie. »
Olivier Mayer

Envoi =?UNKNOWN?Q?d=27Arm=E9niens_en?= Irak: les organisations=?UNKN

Agence France Presse
13 octobre 2004 mercredi 2:24 PM GMT

Envoi d’Arméniens en Irak: les organisations arméniennes de jeunesse
protestent

EREVAN 13 oct

Les organisations de jeunesse arméniennes ont protesté mercredi, dans
une lettre commune au président arménien Robert Kotcharian, contre le
projet présidentiel d’envoyer 50 militaires non combattants en Irak.

“Nous sommes inquiets de ce que le pouvoir en Arménie se prépare à
envoyer en Irak un groupe de maintien de la paix arménien”, relèvent
les 30 organisations de jeunesse, dont des associations d’étudiants
et des mouvements de jeunesse de différents partis politiques,
certains proches du pouvoir.

Les 30 organisations, qui comptent des milliers de membres parmi la
jeunesse arménienne, mettent notamment en garde contre le risque pour
la communauté arménienne en Irak, qui compte environ 20.000
personnes, que ferait courir une telle participation à la coalition.

La lettre a également été envoyée au Parlement arménien, qui peut
s’opposer à la ratification de l’accord conclu début septembre entre
l’Arménie et la Pologne et qui prévoit l’intégration de 50 militaires
non combattants arméniens (médecins, démineurs, chauffeurs) au
contingent polonais en Irak.

Cette annonce du choix du gouvernement arménien de coopérer avec les
forces militaires polonaises avait inquiété le milieu politique, qui
craignait que la diaspora arménienne en Irak ne devienne la cible
d’attaques de la part de la résistance irakienne.

Des représentants des organisations de jeunesse se sont dit prêts
mercredi à d’autres formes de protestation, si leur protestation
restait lettre morte.

ASBAREZ ONLINE [10-14-2004]

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10/14/2004
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1) Senate Adjourns Before Adopting Key US-Armenia Trade Provision
2) French Parliament Debates Turkey’s EU Accession Bid
3) Spitting Incident Digs up Deep Rooted Old City Tensions
4) Media Groups Condemn New Attack on Journalist

1) Senate Adjourns Before Adopting Key US-Armenia Trade Provision

Though US House gives final approval to extend permanent normal trade
relations
status to Armenia, post-adjournment session may approve measure only after
election

WASHINGTON, DC (ANCA)US Senators left Washington yesterday to hit the
campaign
trail before taking up a large trade bill that includes a provision to
permanently normalize trade between the US and Armenia.
Senate’s failure to act on the provision that would grant Permanent Normal
Trade Relations (PNTR) status to Armenia, was due to entirely unrelated
concerns about other parts of the larger trade measure, HR 1047the
Miscellaneous Trade and Technical Corrections Act. The US House passed this
bill on October 8. The last opportunity for Congress to approve this measure
during the 108th Congress will be during a rare post-adjournment session of
Congresseither before or, more likely, after the November 2 election. This
session will deal primarily with approving appropriations bills and finalizing
legislation on intelligence reform.
Armenian Caucus Co-Chairman Joe Knollenberg (R-MI) was the first to raise the
issue of Armenia PNTR in Congress. His legislation, HR 528, introduced last
year was supported by the Armenian Caucus and cosponsored 112 other Members of
Congress. A companion bill was introduced on the Senate side by Senator Mitch
McConnell (R-KY) and cosponsored by 21 other Senators. The strong support for
these measures paved the way for serious consideration of their inclusion by
members of Congress negotiating the final version of the larger trade measure.
“We want to thank Congressman Knollenberg, Senator McConnell and all those
who
played a role in bringing Armenia PNTR to the brink of final adoption,” said
ANCA Executive Director Aram Hamparian. “While we would have liked to have
seen
the Senate act before adjourning, we remain hopeful that this measure will be
enacted into law before the end of the 108th Congress.”
Over the past two years, the ANCA has worked, in Washington, DC and in local
communities throughout the country to generate bipartisan support for the
measure among legislators, including those serving on key trade
subcommittees.
The trade bill represents a core element of the ANCA’s efforts to expand
bilateral economic relations, provide new commercial opportunities, and
further
strengthen the enduring bonds between the American and Armenian peoples. Over
ten thousand pro-Armenia activists sent ANCA WebFaxes to Congress, thousands
more made phone calls in support of PNTR, and this important issue was raised
in several hundred Congressional visits, both in District Offices and the
nation’s capital. The sample ANCA WebFax letter for activists included several
reasons to support this legislation, among them:
nIncreased US-Armenia trade and investment advances US foreign policy by
strengthening Armenia’s free market economic development and integration into
the world economy.
nExpanded US-Armenia commercial relations will strengthen bilateral relations
and reinforces the enduring friendship between the American and Armenian
peoples.
nAdoption of PNTR for Armenia will help offsetat no cost to US taxpayersthe
devastating impact of the dual Turkish and Azerbaijani blockades, estimated by
the World Bank as costing Armenia up to a third of its entire GDP (as much as
$720 million annually) and half of its exports.
The Trade Act of 1974 excluded all Soviet countries from having normal trade
relations (NTR) status with the United States. One particular provision of the
Act, known as the Jackson-Vanik amendment, required the President to deny NTR
to those countries that restricted free emigration. The policy was adopted, in
part, in response to Communist government restrictions on the emigration of
Jews. According to the terms of the Jackson-Vanik amendment, when the
President
determines that freedom of emigration rights have been reinstated in a
country,
normal trade relations may be granted. To maintain NTR, the President must
report to Congress twice a year that Jackson-Vanik requirements have been met.
While successive Presidents have waived the Jackson-Vanik Amendment
restrictions on Armenia during the past decade, the passage of the Knollenberg
bill, would grant Armenia permanent normal trade relations status, without the
need for semi-yearly Presidential determinations.
The depth of American support for Armenia PNTR was made clear in the
responses
from around the nation to the multi-issue candidate questionnaires circulated
this election season by the ANCA. Challengers and incumbents from both parties
have stressed their support for legislation that would grant (PNTR) status.

2) French Parliament Debates Turkey’s EU Accession Bid

Turkey ‘not ready’ yet to join EU according to French Prime Minister

PARIS (AFP)–French Prime Minister Jean-Pierre Raffarin said on Thursday that
Turkey is not ready to join the European Union but should pursue its
membership
bid; Raffarin was speaking during a parliamentary debate on the issue that has
polarized the country.
“Neither Europe nor Turkey” are “today ready for Turkey to join” the bloc, he
told parliament in his opening remarks, but said “Turkey’s request is not
illegitimate.”
The debate was set to highlight major arguments raging in France–and in
other
EU countries–over Turkey’s four-decade-old bid to become a member of the
expanding European Union.
However, in an unusual approach criticized by many MPs and underlining the
deep divide over the issue, the exchange was not to be put to a vote.
The debate was being held ahead of an EU summit on December 17 at which EU
leaders will decide how to act on a recommendation from the bloc’s executive
arm to open accession talks with Ankara.
President Jacques Chirac has pronounced himself in favor of Turkey’s
accession. At the same time, Chirac has bowed to public concern by
promising to
put the matter to a referendum and pointing out that France could veto
negotiations at any time.
Many in his ruling Union for a Popular Movement party, including ministers,
have declared themselves opposed to the future inclusion of a country that is
predominantly Muslim and comparatively poor.
The opposition Socialist party is similarly divided, while a newspaper poll
earlier this week found that 75 percent of people would vote against Turkish
entry in a referendum.
Turkish MPs visiting France this week expressed surprise at the resistance to
their country’s bid.
“Some French politicians are asking whether our civilizations are compatible,
whether Turkey belongs to the European continent, but we haven’t changed our
religion, our size or our geographical position,” said Onur Oymen, of the
center-left People’s Republican Party.
“Turkey today is better prepared than several other countries recently
admitted to the EU, especially in the fields of economy, banking and
finances,”
said Ibrahim Ozal, of the ruling Justice and Development Party.
Chirac is to meet Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan at three-way
talks October 26 in Berlin hosted by German Chancellor Gerhard Schroeder.
Germany also has a sizable, mainly conservative faction opposed to Turkey
joining the bloc, although not on the scale as France.
France is said to be pushing for any start date for accession talks to be put
back until at least the second half of next year, fearing it could hit the
government’s drive to get the EU’s first constitution accepted by referendum.

3) Spitting Incident Digs up Deep Rooted Old City Tensions

JERUSALEM (Combined Sources)The recent altercation between an Armenian
Orthodox
bishop and an ultra-Orthodox Jewish youth has spotlighted the issue of such
religious confrontations, which according to some observers, is on the rise.
The incident occurred October 10 when a Jewish student spat at a cross
carried
by Archbishop Nourhan Manougian during a procession marking the exaltation of
the holy cross in Jerusalem’s Old City. The archbishop’s ceremonial medallion,
which has been in use since the 17th century, was broken during the ensuing
brawl, during which he slapped the student.
The archbishop and the student were questioned by the police, and the student
was arrested.
The Ha’aretz newspaper said religious Jews often spit on the ground when they
see the cross. The newspaper quoted the archbishop as saying he had grown
accustomed to people turning around and spitting when he walked past, but to
have a cross spit at during a religious procession was a “humiliation we are
not prepared to accept.”
Manougian denounced the “shocking silence” of the Israeli religious
establishment toward “these unacceptable acts.”
“You meet a fanatic segment of Jews who have their own ideas; sometimes when
they see Christian clergy walking on the Via Dolorosa with the cross, some
fanatics [may say something or spit] but we can’t generalize. It is not the
sort of thing you see in general,” said Father Shawki Baterian, chancellor of
the Latin Patriarchate of Jerusalem. “It may happen to individual priests
sometimes, but they don’t [lodge] complaints or pay attention to it.”
He said Archbishop Michel Sabbah of Jerusalem has never been insulted or
abused in such a manner.
Daniel Rossing, former adviser on Christian affairs for the Religious Affairs
Ministry and director of the Jerusalem Center for Christian-Jewish Dialogue,
said, however, that the Armenian and Syrian Orthodox churches are generally
the
ones facing the brunt of such antagonism because their communities are located
closer to areas where Orthodox Jews go and so have more chances of contact.
“You don’t hear of a lot of incidents near the Latin Patriarchate area or
near
the Church of the Holy Sepulcher, because those are not areas where in general
Jews are passing, [but] the Armenian Quarter is along a major thoroughfare,
with a human traffic flow of Jews going to the Jewish Quarter and to the
Western Wall,” Rossing said.
In general, Rossing said such attacks are perpetrated by younger male members
of the Orthodox Jewish community.
He said his center is planning to ask Christian churches to report all such
incidents so it can build a solid statistical base with which to approach
leading rabbinical figures to ask for their assistance in curbing the abuse.
Jerusalem police spokesman Shmuel Ben-Ruby said police have had only two
complaints from Christians in the past year. In both cases, the culprits were
caught and punished, he said, adding that police deploy a large number of
patrols and employ special technology in the Old City to try to maintain
order.
Rabbi Ron Kronish, director of the Interreligious Coordinating Council in
Israel, said there have been increasing reports of such incidents.
“There is a lack of education in a very certain quarter of Jewish life,
but it
is not sweeping Israeli society. It tends to be in the areas of Jerusalem
where
[Christian clergy] come in contact with ultra-Orthodox [Jews],” he said.
“It is
not an epidemic, but it is increasing.”
The problem is most intense in the Old City, he said, recalling an incident
when he accompanied a visiting Catholic cardinal to the Western Wall, and an
Orthodox Jewish youth shouted disparaging remarks at the religious leader. The
cardinal ignored the shouting, and his visit continued as planned.
“There needs to be more education and statements by some leading figures in
the Orthodox [Jewish] world in Israel,” Rabbi Kronish said. “But it is
hard to
educate people who are not open to dialogue. More awareness that this is a
city
of three faiths would be helpful.”
In its lead editorial, Ha’aretz called the incidents “Jerusalem’s disgrace”
and charged the police and Interior Ministry with not doing enough to prevent
such attacks.
“It turns out that for some time the Christians in Jerusalem have been
suffering from… provocations by wild young people. The provocations. . .
have
become an ugly routine in recent years, fitting right in with the increasingly
extremist political atmosphere,” the newspaper said.
It called on the city to “take firm action” against the offending youth.
“It is intolerable that Christian citizens of Jerusalem suffer from the
shameful spitting at or near a crucifix,” the paper said.
Many Orthodox Jews see the cross as a symbol of the violence perpetrated on
Jewish communities by Christians over the centuries.
According to Albert Aghazaryan, one of the prominent leaders of the
Palestinian Armenian community, the act of spitting on Christian symbols is
“deep rooted in the Jewish religious doctrine.”
“Hostility to Christianity is intrinsic in religious Jewish thinking,”
Aghazaryan said.
A few weeks ago, a similar incident took place when another religious Jew,
reportedly an old man wearing a skullcap, spat at a Christian Orthodox leader
as he opened the window of his car.
A few years ago, Jewish religious students burned down a Jerusalem flat in
which two Christian college students were living. The two students fled
unharmed.
According to the famous Jewish author and philosopher Yisrael Shahak, much of
the Jewish Orthodox hostility to Christianity originate in theology.
In his book “Jewish History, Jewish Religion: The Weight of Three Thousand
Years,” Shahak pointed out that “it became customary to spit [usually three
times] upon seeing a church or a crucifix.”
On page 98, Shahak points out that Christianity as a religion is classed by
Rabbinic teaching as idolatry.
“All the Christian emblems and pictorial representations are regarded
as idols. . . even by those Jews who literally worship scrolls, stones or
personal belongings of ‘Holy Men.’ ”
According to Shahak, some Orthodox Jews are enjoined to recite the following
curse on hearing the name Jesus: “May his name be damned and his memory be
erased.”
Interior Minister Avraham Poraz issued a strongly worded statement Tuesday
against incidents of Jews spitting at Christian clergy in Jerusalem, saying he
was “repulsed” by the repeated attacks.”
Poraz called such behavior by ultra-Orthodox Jewish students “intolerable,”
and asked Public Security Minister Gideon Ezra to “take all the necessary
steps
to prevent these incidents in the future.” Poraz also expressed his dismay to
the heads of the churches in Israel and noted “Israel’s commitment to freedom
of religion.”

4) Media Groups Condemn New Attack on Journalist

YEREVAN (RFE-RL)–Armenia’s three leading media associations condemned on
Thursday a reported attack on the editor of a provincial newspaper, calling it
the result of the failure of authorities to properly investigate similar
incidents earlier this year.
In a joint statement, the Yerevan Press Club, the Journalists Union of
Armenia, and the Committee to Protect Freedom of Expression demanded an
“objective investigation” into the incident and punish the guilty.
Samvel Aleksanian, the editor of the “Syuniats Yerkir” newspaper based in the
southeastern town of Ghapan, said he was beaten up by three young men in his
office on Wednesday for publishing articles that criticized the government’s
decision to close two regional schools. He described the attackers as the
local
leaders of the youth league of the Republican Party (HHK).
Police in Ghapan have pledged to investigate Aleksanian’s claims.
“If they are guilty they must not only be expelled from the party but also
punished by law,” said Galust Sahakian, the leader of the HHK faction in
parliament.
“Apparently, the lack of punishment in a number of recent incidents of
violence against media representatives or the mild punishments imposed on
their
perpetrators led some people to think that they can intimidate journalists,”
said the statement by the journalist unions.

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Father and son exhibit works to inspire hope and healing

Alameda Times-Star, CA
Oct 14 2004

Father and son exhibit works to inspire hope and healing

ADISPLAY of mosaic works by Galust “Nick” Orduyan and paintings by
his son, Greg, at the San Mateo Medical Center is meant to make
people feel better, both physically and spiritually. The artists
offer their talents as an act of gratitude to the medical team there
who saved the life of Greg’s mother when she developed a serious
illness. Hospital CEO Nancy Steiger believes the Orduyans’ art “will
help bring hope and healing” to patients. Patients, staff and
visitors can see “Hope Through Art” on the walls of the long-term
care corridor of the main hospital through Nov. 19. Both father and
son espouse a “family tradition” to bring such positive things to the
community through art. When Galust Orduyan, a noted artist, poet and
wine master, returned home to his destroyed Armenian village after
being badly wounded in World War II, he “took a shovel, baby fruit
trees and grape cutters and he began to plant a public garden,” his
son recalls. “His words were, ‘This is my art today.'” Greg and
Galust Orduyan were granted permanent residency in the United States
based on their contributions in the field of fine arts. Today, Galust
Orduyan is a newly sworn American citizen. Greg Orduyan would like
the show at the hospital to inspire more art for the community, “and
not only the wealthiest.” He emphasizes that being an artist “is not
about selling as much of your work as possible for as much money as
possible,” but rather it is “about inspiring change for the better by
delivering a message from the divine.” You can meet the artists at a
reception from 5 to 7 tonight on the first floor of the San Mateo
Medical Center, 222 W. 39th Ave., San Mateo. “Hope Through Art” is
supported by the San Mateo County Arts Commission and a grant from
the Peninsula Community Foundation. For more information, call (650)
573-2796. Oaxacan woodcarving Renowned woodcarver Jacobo Angeles of
San Martin Tilcajete, Oaxaca, Mexico will be in Half Moon Bay to
offer demonstrations of his craft at Nuestra Tierra Gallery from 11
a.m. to 4 p.m. Saturday and Sunday and again Oct. 22-24.

The gallery is at 421 Main St. Hours are 10 a.m. to 6 p.m. Mondays
through Saturdays and 10 a.m. to 5 p.m. Sundays. For more
information, call (650) 712-9135.

Gouache demonstration

At today’s 7:30 p.m. meeting of the Menlo Art League, Napa artist
Gianna Marino will present a gouache demonstration. The public is
welcome to attend. The meeting is at the Menlo Park Recreation
Center, 700 Alma St. For more information, call Diana Beuttler at
(650) 323-5716.

California Poetry

Kevin Hearle is one of five poets reading from the new anthology
“California Poetry: From the Gold Rush to the Present” Sunday at the
Dr. Martin Luther King, Jr. Library in San Jose. Hearle, who lives in
San Mateo, is joined by Lucille Lang Day, Juan Felipe Herrera, Sam
Maio and Al Young. A book signing follows the reading.

The free event is co-sponsored by the Poetry Center San Jose and
California Center for the Book as well as the King Library. It will
take place from 2 to 4 p.m. at 150 E. San Fernando St., rooms 225 and
229. For more information, call (408) 292-3254 or (408) 808-2397.

Information on visual and literary arts can be sent to Bonny Zanardi,
San Mateo County Times, 1080 S. Amphlett Blvd., San Mateo, CA 94402,
faxed to (650) 348-4446 or

Arnot to speak at Armenian church

Arnot to speak at Armenian church

Cambridge Chronicle, MA
Oct 14 2004

The Holy Trinity Armenian Church will present the first of the
Dr. Michael and Joyce Kolligian Distinguished Speaker Series titled
“On the Front Line of Terror” with Bob Arnot Thursday, Oct. 14, 7
p.m., in the Charles and Nevart Talanian Cultural Hall of the church
complex at 145 Brattle St.

Arnot is the former NBC chief medical editor, and has just been
named NBC special foreign correspondent. In this new capacity, he
will be reporting from the front lines on any and all major foreign
developments. Recently on duty covering the War on Terrorism, Arnot
has returned from Pakistan and Somalia and is now seen on the NBC
news network broadcasts, including MSNBC and CNBC. Prior to joining
NBC in December 1996, Arnot was health correspondent for the “CBS
Evening News” and “CBS This Morning.” He is also a veteran foreign
correspondent, having covered the Gulf War, the Rwandan genocide, and
civil wars in Burundi, the Congo, Iraq, Sudan, Somalia, Mozambique,
Uganda and Kosovo.

Russia To Step Up Military Presence To The South, Minister Tells NAT

RUSSIA TO STEP UP MILITARY PRESENCE TO THE SOUTH, MINISTER TELLS NATO

RIA news agency, Moscow
14 Oct 04

Poiana Brasov (Romania), 14 October: Russia is stepping up its military
presence in the Collective Security Treaty Organization countries
(CSTO, Belarus, Armenia, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Tajikistan), Russian
Defence Minister Sergey Ivanov told a news conference at the end of
the informal Russian-NATO Council meeting.

“Russia has recently been stepping up its military presence, and first
and foremost, in CSTO countries. The geographical area in which we
are doing this is no secret – it is to the south of Russia, because
that is where the threat potentially comes from,” Ivanov said.

He also stressed that the Russian military bases are located in
states allied to Russia and may be used to ensure the security of
these countries, too.

“We have no obligations to NATO. We are acting in our own national
interest,” the minister said.

Asked about the prospect of an American military base opening in
Romania, Ivanov said: “We have discussed the principle of a US base
opening in Romania in bilateral contacts with the USA, and I believe
that, when he briefed me, (US Defence Secretary) Donald Rumsfeld told
me frankly about everything.”

It is another question why this base is being set up. “If it is to
counter a real threat, that’s one thing, but if it’s a mythical threat,
that’s quite another,” the minister said.

State Registration To Help Control Religious Sects – Armenian PM

STATE REGISTRATION TO HELP CONTROL RELIGIOUS SECTS – ARMENIAN PM

A1+ web site
14 Oct 04

13 October: At today’s question time in parliament, MP Agasi Arshakyan
from the opposition National Unity bloc expressed his concern about
the registration of the Jehovah’s Witnesses religious sect.

“Prostitution, drug addiction and now sectarianism” are on the increase
in Armenia after the country became a member of the Council of Europe,
Arshakyan said. ”Are we more Europeans than the French, who outlawed
the Jehovah’s Witnesses?” Arshakyan said.

Before Justice Minister David Arutyunyan reached the platform, Prime
Minister Andranik Markaryan said that he shared the MP’s criticism,
adding that ”we proved to be truly democratic and consented to
its registration”. Explaining the reasons for the registration, he
said: ”The fight against them should be within the law. Registering
Jehovah’s Witnesses, we have given them an opportunity to operate in
line with the law, and their registration would be scrapped if they
were to act illegally. We could end their activities by registering
them.”

The prime minister said that apart from Jehovah’s Witnesses, 30 other
religious sects had been registered. The appropriate bodies should
keep their eyes open and follow their activities very closely, he
said. Their registration should be scrapped if they act illegally.

The prime minister urged MPs to support the government on this. To
recap, he highlighted the importance of bringing ties closer with
the church and enhancing its role.