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Le Monde
29 novembre 2004

Les « mercenaires » de Malabo échappent à la peine de mort

Jean-Philippe Rémy

AVEC les verdicts prononcés, vendredi 26 novembre, à Malabo, en
Guinée-Equatoriale, s’est clos le deuxième volet du procès des «
mercenaires » accusés d’avoir tenté, en mars, de renverser le
président Theodoro Obiang Nguema, pour installer au pouvoir, dans le
nouvel eldorado pétrolier du golfe de Guinée, un opposant exilé en
Espagne, Severo Moto.

La première partie du groupe des « mercenaires » avait été
interceptée à Harare, au Zimbabwe. Ses membres ont été jugés dans ce
pays : ils étaient, selon l’accusation, supposés avoir fait halte à
Harare pour s’équiper en armes et en munitions sur la route de la
Guinée-Equatoriale. Vendredi, leurs supposés « complices », contre
lesquels de lourdes peines, incluant la mort, avaient été requises,
ont pris connaissance de leur jugement à Malabo. Nick Du Toit, le
chef sud-africain du groupe accusé par les autorités
équato-guinéennes de s’être préparé à prendre le contrôle de points
stratégiques de la capitale, sur l’île de Bioko, a été condamné à 34
ans de prison, échappant ainsi à la peine de mort qui avait été
requise contre lui.

Parmi les hommes de son équipe, quatre Sud-Africains ont été
condamnés à 17 ans de réclusion. Trois autres, dont le cuisinier du
groupe, ont été acquittés. Les membres de l’équipage arménien de
l’avion affrété par Nick Du Toit pour établir des liaisons aériennes
entre Malabo et le continent ont été condamnés à des peines de prison
s’échelonnant entre 14 et 24 ans. Le ministère des affaires
étrangères arménien a accusé, vendredi, la justice équato-guinéenne
de n’avoir fourni « aucune preuve fondée » de la culpabilité de ses
ressortissants.

Enfin, l’opposant en exil Severo Moto, sur lequel pesaient, selon une
source proche du pouvoir, des charges de « trahison à sa patrie,
d’attentat contre le chef de l’Etat et de tentative de changer la
forme de gouvernement », a été condamné à 63 ans de réclusion par
contumace et à une forte amende de 2 milliards de francs CFA (3
millions d’euros). Depuis l’Espagne, il a déclaré, « de près ou de
loin », n’avoir aucun lien avec une tentative de putsch, et affirmé :
« J’ai déjà été condamné à plus de cent ans de prison dans mon pays.
C’est le problème d’Obiang. Cela ne me fait ni chaud ni froid. »

MAUVAIS TRAITEMENTS

Le procès, étalé sur plusieurs mois, a été marqué par la confusion.
Nick Du Toit, qui avait d’abord reconnu l’existence de la tentative
de coup d’Etat, s’est ensuite rétracté, affirmant que ses aveux lui
avaient été extorqués sous la torture. Selon plusieurs organisations
de défense des droits de l’homme, les « mercenaires » du groupe de
Malabo ont subi de mauvais traitements, incluant la torture, au cours
de leur détention.

Avec les condamnations prononcées par la justice de Malabo, et dans
l’attente d’éventuels appels, ce n’est que le procès des « exécutants
» qui s’achève, affirme Me Lucie Bourthoumieux, avocat conseil du
gouvernement équato-guinéen, en attendant les développements des
instructions en cours contre les « commanditaires. » Selon la version
développée par l’accusation, ces derniers compteraient parmi eux Mark
Thatcher, fils de l’ex-« Dame de fer » britannique, assigné à
résidence en Afrique du Sud où il devrait être contraint de répondre
à des enquêteurs équato-guinéens en février, mais aussi, au total, 17
personnes parmi lesquelles d’anciens responsables du Parti
conservateur britannique et le fils d’un ancien président libanais.

Violences entre Armeniens et jeunes Turcs

Le Figaro
29 novembre 2004

Violences entre Arméniens et jeunes Turcs;
VALENCE

Une rixe, qualifiée par des organisations arméniennes d’« agression
raciste », a opposé samedi à Valence des membres de ces associations
militant contre une entrée de la Turquie dans l’UE à des jeunes
d’origine turque. Cette rixe sur la voie publique a fait 4 blessés
légers et n’a donné lieu à aucune interpellation.

Djorkaeff : un challenge difficile aux allures de CDD

Le Figaro
29 novembre 2004

Djorkaeff : un challenge difficile aux allures de CDD;
Pour sa troisième saison en Angleterre, l’ancien international vit
une période délicate avec Blackburn, soulagé par un succès à Fulham

Dominique PAGNOUD

Avec son bonnet de laine sur la tête et son blouson en toile sur la
poitrine, Youri Djorkaeff se fond facilement dans la population de
Manchester pressée de rentrer chez elle par les durs frimas
d’automne. Malgré ses apparences d’éternel teenager,
l’ex-international arrive théoriquement au terme de sa très honorable
carrière ponctuée par des titres de champion du monde en 1998,
d’Europe en 2000, et, avec les clubs, des trophées tels que la Coupe
de France (Monaco), la Coupe des Coupes (Paris-SG) et la Coupe de
l’UEFA (Inter Milan).

Les vêtements luxueux, les belles voitures, Youri les laisse aux
autres. En souvenir du génocide infligé par les Turcs aux Arméniens
et de la vie difficile de ses grands-parents, tailleurs, contraints
de faire les marchés du côté de Marseille puis de Lyon, il savoure
dans la simplicité, à 36 ans, le temps présent et ses ultimes matches
chez les professionnels de Blackburn Rovers, en Angleterre, un pays
qu’il considère « étonnamment serein pour être en guerre avec l’Irak.
A voir ces Anglais si flegmatiques, nul ne pourrait deviner qu’ils
ont des enfants en danger du côté de Bagdad ».

Ses propres préoccupations concernent des terrains qu’il espère moins
minés pour y tirer des cartouches beaucoup plus pacifiques. Les
toutes dernières ? Actuellement en retrait à cause d’une
microdéchirure au quadriceps droit, Youri Djorkaeff ne l’espère pas
car il a signé, challenge insolite, un contrat de trois mois
seulement, courant jusqu’à la fin de l’année mais en principe
prolongé de quinze jours à la suite de sa récente indisponibilité.
S’il continue à se comporter en leader d’attaque exemplaire, comme il
le fit avant sa blessure, il devrait permettre à son nouveau club,
sorti de la zone de relégation samedi grce à un succès à Fulham
(0-2), de reprendre de l’altitude. Youri pourrait retrouver le
championnat samedi prochain contre Tottenham ou dans quinze jours à
Londres contre Crystal Palace.

Avec enfin, un peu de chance, le fils de Jean, l’international des
années 60, pourra encore humer l’atmosphère mancunienne au printemps
et, pourquoi pas, poursuivre jusqu’à 37, 38, voire 40 ans, une
formidable carrière à l’égal des Baresi, Bergomi, Maldini ou
Virchwood. Après deux saisons à Bolton, succédant à Kaiserslautern,
l’Inter Milan, Paris-SG, Monaco, Strasbourg et Grenoble, soit vingt
années de bons et loyaux services lui ayant valu le surnom de « Snake
», un serpent se faufilant à travers les défenses les plus
hermétiques, il aurait pu tout aussi bien prendre le chemin du Qatar
et rejoindre ses amis champions du monde Leboeuf, Dugarry et Desailly
pour signer un juteux contrat.

La retraite dorée attendra, si elle doit arriver. Actuellement, il la
verrait plutôt du côté de Decines, où, avec son père et ses frères,
Denis et Misha, il bichonne le club arménien de l’UGA, actuellement
en division d’honneur, qu’il voudrait voir évoluer en Ligue 2 d’ici à
six ans. Le présent de ce pigiste se trouve naturellement à
Manchester, la ville où il est installé depuis deux ans et demi avec
femme (Sophie) et enfants (Sacha, 11 ans, Oan, 7 ans, et Angelica, 5
ans) sans oublier Blackburn, à trois quarts d’heure de voiture où
l’ex-sélectionneur du Pays de Galles, Mark Hugues, a insisté pour
l’engager après le départ du coach écossais Graham Souness.

Dans une équipe-multinationale réunissant un Américain (Friedel), un
Italien (Amuroso), un Espagnol (De Pedro), un Slovaque (Gresko), un
Suédois (Johansson), un Norvégien (Pedersen), un Irlandais (Reid),
deux Australiens (Neil et Emerton, un Turc (Tugay) et quand même…
une grosse poignée d’Anglais, le numéro 15 des Rovers a amorcé dans
la douleur son pari un peu fou puisque Blackburn a perdu six fois
pour sept nuls et deux victoires. L’homme dont la carrière approche
les 535 matches tous championnats confondus promet de se racheter
très vite à Ewood Park, le jardin des Rovers, ou à l’extérieur. Comme
d’habitude, il jettera toutes ses forces dans l’une de ces batailles
« made in England », sous la pluie et le froid, devant des tribunes
pleines et chantantes. Le championnat anglais est le plus complet en
Europe, explique-t-il, puisque « plus de la moitié des
présélectionnés tricolores y fourbissent leurs armes. Ici, on
retrouve une envie comparable à celle des gamins dans les cours des
écoles primaires ».

Pour assouvir cette passion, le généreux « neuf et demi » ne cache
pas qu’il faut être doté d’un tempérament bien trempé et faire
abstraction des conditions de jeu. Conscient de la fugacité des bons
moments, le cinquième réalisateur de l’histoire des Bleus avec 28
buts veut s’accrocher à son CDD, fidèle à un enthousiasme qui, à
l’image de son physique, ne s’est pas altéré. Depuis ses débuts, il a
également conservé sa décontraction et sa bonne humeur, conscient
d’exercer l’un des plus beaux métiers du monde. Après des galères il
est resté entre autres sans nouvelles des dirigeants de Bolton lui
ayant donné leur accord verbal pour une prolongation de contrat , il
se réjouit tous les matins d’être bien vivant au milieu de sa petite
famille. Et de pouvoir apprécier un cortège d’excellents souvenirs.
De Kaiserslautern notamment, où son entraîneur Otto Rehagghel l’a
profondément marqué.

« Notre entraîneur devenu champion d’Europe avec la Grèce entretenait
des rapports très humains avec les joueurs. De toute ma carrière
professionnelle, c’est même le seul entraîneur à m’avoir donné le
numéro de son portable. Lors de mon arrivée, il m’a dit : « Si tu as
le moindre problème, tu peux m’appeler de jour comme de nuit. » Tout
le monde l’appréciait dans l’équipe et je comprends qu’il ait été
récompensé cet été au Portugal. »

Naturellement, dans son musée de la mémoire, il accorde une place
particulière au triomphe français du Mondial 98 : « Nous avons formé
pendant un mois et demi un vrai club, soudés, unis dans la souffrance
et dans la réussite. Je crois qu’aujourd’hui l’équipe de France
possède de la qualité, mais elle doit surtout se débarrasser de tout
complexe d’infériorité dans un groupe qui est largement à sa portée.
»

Youri se rappelle aussi avec délectation la remise de sa Légion
d’honneur au palais de l’Elysée. « Nous avions droit à cinq invités
par joueur. Mes parents étaient là, bien sûr, mon oncle Rajak et M.
Moratti (le président de l’Inter Milan, mon club de l’époque) et son
épouse. Je l’ai présenté à M. Chirac : . « Président, voici mon
président », ai-je murmuré avant que M. Chirac se tourne vers lui et
lui dise à son tour : « Maintenant, il va peut-être falloir songer à
nous le rendre. »

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Le Figaro
29 novembre 2004

« Là où on expose le meilleur de l’homme, montrer le pire »;
Sylvia Bourdon

Vianney AUBERT

Dans moins d’un an, au mois d’octobre 2005, pour commémorer les
soixante ans de la découverte des camps de la mort nazis par les
troupes alliées, la Cité des sciences et de l’industrie exposera Les
Ténèbres de l’humanité du peintre allemand Rolf Maria Koller, une
oeuvre monumentale de 42 tableaux et 48 mètres de long qui voyagera
ensuite dans toute l’Europe. A l’origine de ce projet, Sylvia Bourdon
raconte l’histoire de cette entreprise titanesque.

LE FIGARO. Comment vous est venue l’idée d’organiser une exposition
autour de l’oeuvre monumentale de Rolf Maria Koller ?

Sylvia BOURDON. Par hasard. Une vieille tante allemande m’avait
offert le catalogue de l’oeuvre de Koller. Je l’avais regardé
distraitement, et je n’avais pas eu de vrai choc artistique. Plus
tard, quand j’ai pris conscience de la montée de l’antisémitisme en
France, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose, alors je me
suis souvenu de ce fameux catalogue. Je l’ai cherché fébrilement, et
là quand j’ai commencé à le regarder attentivement, j’ai été submergé
par l’émotion. La grande force de Koller est de peindre la souffrance
sans jamais montrer l’acte qui l’engendre.

Les Ténèbres de l’humanité ont-elle déjà été exposées ?

Une fois, dans une grange spécialement aménagée pour la recevoir près
de Cologne. Depuis, elle est conservée, ironie de l’histoire, dans un
entrepôt du groupe Thyssen, au coeur de la puissance sidérurgique
allemande.

N’est-il pas incongru de la présenter à la Cité des sciences et de
l’industrie à la Villette, espace dédié au progrès scientifique ?

On m’a conseillé d’autres endroits plus propices au recueillement
comme le couvent des Récollets, mais je préférais la Cité des
sciences car c’est un endroit de passage pour la jeunesse et c’est à
elle que je veux m’adresser en priorité. Et puis, je crois que là où
on expose ce que l’homme a fait de mieux, il faut aussi montrer ce
qu’il a fait de pire. Car à travers le génocide juif, je veux
commémorer tous les génocides, ceux du Cambodge, d’Arménie et du
Rwanda. Plus qu’une exposition artistique, c’est un message politique
que je veux faire passer car la « Bête immonde » est toujours là,
prête à ressurgir. Il nous faut reconnaître que nous sommes tous
racistes, xénophobes et intolérants, mais nous devons conserver la
capacité de nous indigner contre nous-mêmes.

Un message que vous voulez porter au-delà des frontières.

Il a fallu dix ans à Koller pour peindre cette oeuvre, il faudra dix
ans pour la montrer. L’inauguration mondiale aura lieu à la Cité des
sciences mais nous voulons la faire voyager dans l’ensemble des pays
du Conseil de l’Europe. Après la France, Les Ténèbres de l’humanité
seront exposées en Allemagne et en Pologne, deux pays qui sont
principalement concernés.

Qu’apporte, selon vous, cette peinture par rapport aux films déjà
diffusés sur la Shoah ?

C’est un complément. Tout ce qui a été montré sous la forme de films
est important, il faut continuer d’ailleurs. En revanche, une oeuvre
d’art excite plus l’imagination qu’une photo ou un film. Le film est
destiné à informer, la peinture est destinée à émouvoir profondément.
Je souhaite mettre en scène cette énorme oeuvre de manière dramatique
afin de remuer les consciences. Je veux que la réaction du public
soit forte, dégoûtée, émue, concernée.

Comment ?

La peinture est dramatique, mais il faut encore l’accentuer. Comme
l’art n’est pas aisément accessible à tout le monde, il faut
l’accompagner par la voix et la musique afin de mettre le spectateur
dans un état où jamais il n’oubliera. Nous sommes dans une société du
spectacle, les gens ne comprennent que cela. Il faut utiliser
décemment les ficelles du spectacle comme savent le faire les
Anglo-Saxons. En France, on préfère accompagner les gens mais moi, je
veux les laisser avoir peur, et avancer dans leur peur.

Un des panneaux de l’oeuvre de Koller, Les Ténèbres de l’humanité.
(DR.)

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Un cas kurde =?UNKNOWN?B?a2Fma2HvZW4uLi4=?=

Le Figaro Économie
29 novembre 2004

Un cas kurde kafkaïen…

Baudouin BOLLAERT

« Si la Turquie entre dans l’Union européenne, la frontière
extérieure de l’UE passera au milieu du Kurdistan ! » Kendal Nezan,
président de l’Institut kurde de Paris, chercheur émérite qui a
étudié la physique des particules en France, avant de travailler au
CNRS puis au Collège de France, sait parfaitement que le Kurdistan
n’existe pas de façon officielle. Il n’en soulève pas moins une vraie
question.

L’Union compte deux pays divisés parmi ses vingt-cinq Etats membres :
l’Irlande et Chypre. D’autres comptent de fortes minorités, comme la
Lettonie (avec les Russes) ou la Slovaquie et demain la Roumanie
(avec les Hongrois). Mais le cas du Kurdistan est d’une autre
envergure puisque sa population est de l’ordre de 30 millions
d’habitants et que son territoire revendiqué s’étend sur quatre Etats
: la Turquie, l’Iran, la Syrie et l’Irak…

On recense environ 15 millions de Kurdes en Turquie, 8 millions en
Iran, 4 millions en Irak, un million en Syrie, 500 000 en Arménie et
dans les républiques de l’ex-URSS, 300 000 au Liban, sans oublier la
diaspora européenne : 500 000 Kurdes en Allemagne, 150 000 en France,
100 000 dans les pays du Benelux, 45 000 en Suède, etc. En revanche,
les Kurdes ne sont que 40 000 à 50 000 aux Etats-Unis ce qui, en
terme de lobbying, est un gros handicap.

Qu’est-ce qui les unit ? Moins la langue qui comprend plusieurs
dialectes et la religion il y a 70 % de sunnites et 30 % d’alévis,
une branche du chiisme qu’un sentiment de confrérie, voire de tribu.
« Un Kurde se définit davantage par rapport à l’extérieur qu’à
l’intérieur », résume d’ailleurs Kendal Nezan.

En Turquie, une certitude : la candidature d’Ankara à l’Union
satisfait d’autant plus la population kurde installée dans l’Ouest
industrialisé du pays comme dans son creuset culturel historique du
Sud-Est anatolien que son sort s’est sensiblement amélioré depuis
quelques années grce à la nécessité pour le régime turc de remplir
les critères de Copenhague.

Selon Kendal Nezan, 90 % des Kurdes de Turquie espèrent que les
négociations d’adhésion si le Conseil européen du 17 décembre donne
son feu vert aboutiront. « Les droits dont nous bénéficions
maintenant sont tous à mettre au crédit de l’UE et, quand nous serons
enfin membres, nous espérons que tout va aller mieux », explique
ainsi un commerçant de Diyarbakir interrogé par l’Agence
France-Presse.

Dans sa communication du 6 octobre dernier sur la candidature
d’Ankara, la Commission de Bruxelles précisait à propos de « la
protection des minorités et l’exercice des droits culturels »,que la
Constitution turque avait été « modifiée afin de lever l’interdiction
concernant l’utilisation de la langue kurde et des autres langues
(…). Les mesures adoptées dans le domaine des droits culturels ne
sont qu’un point de départ, ajoutait-elle. Il existe toujours des
restrictions considérables, notamment en ce qui concerne les
émissions de radio et télévision et l’enseignement dans les langues
minoritaires ».

Kendal Nezan ne dit pas autre chose. Il y a des avancées. Mais ces
avancées, constate-t-il, sont « symboliques » pour ne pas dire «
infinitésimales ». Les 45 000 Kurdes qui habitent la Suède, par
exemple, ont à leur disposition 450 professeurs qui leur enseignent
leur langue maternelle. Bien davantage proportionnellement qu’en
Turquie où, en plus, seuls les adultes peuvent suivre les cours ! De
même, en Irak, deux chaînes de télévision privées émettent des
émissions en kurde alors que, côté turc, c’est la chaîne d’Etat qui
s’en charge à dose homéopathique, très tôt le matin, avec des
programmes essentiellement… touristiques !

Mais il faut un début à tout. Le climat s’améliore. Et si deux
rebelles kurdes viennent encore d’être tués, la semaine dernière,
lors d’un accrochage avec les forces de sécurité dans le sud-est de
la Turquie, les affrontements entre les militaires turcs et les
séparatistes de l’ex-Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK),
rebaptisé Kongra-Gel, ont singulièrement baissé d’intensité.

La lutte armée du PKK contre les autorités turques a fait environ 37
000 morts entre 1984 et 1999. Près de 3 500 villages ont été détruits
et 3 à 4 millions de personnes ont été déplacées. En 1999, les
rebelles avaient décrété un cessez-le-feu unilatéral après la capture
au Kenya de leur chef Abdullah Ocalan et sa condamnation à mort
(peine commuée en prison à vie). Certes, cette trêve a été rompue en
juin par le Kongra-Gel, mais ce parti extrémiste est loin de
représenter l’ensemble des Kurdes de Turquie. Si ceux-ci n’ont jamais
cessé de revendiquer leur identité et leur autonomie, s’ils se sont
soulevés à plusieurs reprises contre l’autorité centrale (en 1925 et
1937 notamment), s’ils ont dénoncé devant les instances
internationales compétentes l’ostracisme du régime d’Ankara à leur
égard, ils souhaitent en majorité aujourd’hui le dialogue et
l’apaisement.

L’Union européenne leur semble le meilleur garant de leurs droits et,
si modèle il doit y avoir, c’est le modèle en vigueur en Espagne où
les régions bénéficient d’une large autonomie qui a leur préférence.
Le rêve d’un Kurdistan enfin réuni ne s’est pas complètement dissipé,
mais il n’est pas d’actualité. D’autant que beaucoup de Kurdes
d’origine occupent de hautes fonctions en Turquie : en politique,
dans la haute administration et même dans l’armée.

Il n’empêche : pour les Américains, estime Kendal Nezan, les « bons
Kurdes » sont les Kurdes d’Irak, alors que ceux de Turquie vu les
liens étroits existant entre Washington et les autorités d’Ankara
sont des gêneurs. Et, si le projet de « Grand Moyen-Orient », cher au
président George W. Bush, voyait le jour, les Kurdes d’Irak en
seraient les principaux bénéficiaires avec l’émergence d’un Kurdistan
irakien dans un Irak fédéral. Les autres seraient, poursuit M. Nezan,
écartés des discussions.

Voilà pourquoi l’Union européenne, si elle accueille la Turquie en
son sein dans quelques années, se prépare des lendemains kafkaïens…
D’un côté, une frontière extérieure ô combien délicate à protéger !
avec l’Irak et, de l’autre, une montée inévitable des revendications
kurdes face à un pouvoir turc dont l’esprit d’ouverture atteindra
plus ou moins vite ses limites.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

HH Karekin II Awarded Ararat Order of Tekeyan Cultural Union

CATHOLICOS OF ALL ARMENIANS AWARDED BRILLIANT ARARAT ORDER OF TEKEYAN
CULTURAL UNION

YEREVAN, Novmber 29 (Noyan Tapan). On November 26, Catholicos of All
Armenians Karekin II received in the Mother See of Holy Echmiadzin
members of the Armenian Tekeyan Cultural Union’s Central Department
headed by Ruben Mirzakhanian, the union chairman.

Having congratulated His Holiness on the 5th anniversary of his
accession, R. Mirzakhanian noted his activities dedicated to the
church building and beneficial to the nation and highlighted the the
Armenian Patriarch’s efforts aimed at church building, Christian
education of the young generation, preparation of a new generation of
the clergy able to keep up with the times.

According to the Information System of the Mother See of Holy
Echmiadzin, in appreciation of the national and cultural activities
and the 5-year fruitful activities of Catholicos of All Armenians
Karekin II R. Mirzakhanian awarded him the highest order of the
Tekeyan cultural union – the brillian “Ararat” order.

International Scientific Conference to Take Place in The NKR

INTERNATIONAL SCIENTIFIC CONFERENCE TO TAKE PLACE IN THE NKR

STEPANAKERT, November 29 (Noyan Tapan). In 2005, an international
scientific conference dedicated to the 1600th anniversary of opening
the first school in Artsakh will take place in Nagorno Karabakh, the
Information and Analytical Department of the Ministry of Foreign
Affairs of the Republic of Nagorno Karabakh reported.

According to Head of the Artsakh State University Hamlet Grigorian,
the conference will be conducted in late May, and scientists from
various countries of the world expressed their wish to take part in
it.

“Today, we have already prepared a great material dedicated to the
history of formation of Artsakh’s educational system from the ancient
times till nowadays. The conference will take place in Stepanakert,
Shoushi and, naturally, on the territory of the ancient cloister of
Amaras, where the first school was opened”, Hamlet Grigorian noted.

The Amaras cloister occupies a special place among the monuments of
Artsakh-Karabakh, as the dissemination of Christianity in the region
and the neighboring Armenian provinces began just here. During the
following centuries, the cloister remained one of the famous centers
of the spiritual and cultural life of Artsakh. It’s well known that
the creator of the Armenian alphabet, Mesrop Mashtots, began teaching
the Armenian written language in the East Armenia in Amaras, where the
first school was founded.

Telethon results

-PRESS RELEASE
-“Hayastan” All-Armenian Fund
-Governmental Building 3, Yerevan, RA
-Contact: Artak Harutyunyan
-Tel: 3741 52 09 40
-Fax: 3741 52 37 95
-E-mail: [email protected]
-Web:

29.11.2004

Telethon results-more than $11 million

On November 25, the “Hayastan” Fund’s annual Telethon was launched in
Los-Angeles. The funds raised during this event will be directed to
the construction of the North-South highway started four years
ago. This year’s Telethon was of great success: promises of more than
$11 million were received. Due to this amount the construction of
the160 km long highway will be continued. Armenians worldwide took
part in this event: our compatriots from Armenia, NKR and Diaspora
lent a hand to this project. It should be mentioned that donations of
1 million and 100 thousand dollars were received from Armenia and
NKR. 800.000 Euros were raised during the Phonethon in France
conducted earlier, and about 15 million drams were received from the
Armenian Phonethon.

Among the big donors were Louise Simone Manoogian, Hrair Hovnanian,
Kevork Hovnanian, Sarkis Hakopian, Eduardo Ernekian, Caroline Mugar,
Gerard Cafesjian, Ara Abrahamyan and others.

http://www.himnadram.org/

Bringing The Bible to Schools, Aragatsotn

PRESS RELEASE
Bible Society of Armenia
6/26 Zakiyan St.
Yerevan 375015, Armenia
Tel: (+374 -1) 58.55.09, 56.49.06
Fax: (+374 – 1) 54.24.39
E-mail: [email protected]

November 24, 2004

BRINGING THE BIBLE TO SCHOOLS, ARAGATSOTN

YEREVAN — Within its two-day trip to Aragatsotn a delegation of Bible
Society Board members and World Vision International Organization
visited the Diocese of Aragatsotn and met with 91 school principals,
teachers and students.

The final part of the project, `Bringing the Bibles to Schools,’
which includes the regions of Tavoush, Shirak and Aragatsotn, was
realized owing to the generous support of World Vision International
Organization.

During November 16-17, 2004, the Bible Society and World Vision
International delegation members visited Talin, Tsaghkahovit and Aparan.
The delegation was always accompanied by Very Rev. Fr. Torgom Tonikian,
the Vicar General of the Diocese; Ms. Siramark Ghoukassian, the Head of
the Education, Culture and Sport and her deputy Mr. Parkev
Hambardzoumian. In Talin the delegation was welcomed by Mr. Mnatsakan
Mnatsakanian, the Mayor of the city.

The meetings were usually opened by the Board Secretary who in his
keynote address presented the gathered people with the 200-year history
of United Bible Societies and the 13-year history of the Bible Society
Armenia, its mission in Armenia, and the contents of the six books to be
delivered to schools.

The World Vision International representative Ms. Karine Harutunian
addressed to the gathered students: `Our organization is absolutely
Christian. Our main goal is supporting the Church’s spiritual and
educational mission. Thanks God that The Bible Society of Armenia
exists, because we are able to distribute Bible to our people. By our
participation we express solidarity to our churches, and I believe that
every project must be conducted by the Word of God. Today, I am upset,
because this is the final stage of this project. Unfortunately we did
not take part in this work from the very beginning.’

The sub-region of Tsaghkahovit has mixed population; Armenians, Yezidis
and Kurds. This was one of the unique meetings of the Bible Society
during this project. `Let’s not talk about the differences,’
stated Arshavir Kapoudjian, `But think about the unifying factors: we
are the same Land’s Children, but above all the same God’s sons and
daughters.’

On November 17, 2004, the Governor of the Region Mr Kozalian invited the
delegation for a meeting at the Regional Headquarter and expressed his
joy and thanks for this unique contribution and became acquainted the
activities of both WVI and the BS.

Aparan was the last city in the framework of this project, which has
begun in 2002. Ms. Ghoukassian expressed her gratitude to the Bible
Society and to World Vision International-Armenia for their contribution
and stressed the importance of the Bible, the high quality of its
translation, stating that it was the culmination of the translation art.

The meetings were concluded by the words of Fr. Tonikian, a Board member
of the Bible Society. On behalf of the principals, he expressed his
thanks to the Bible Society and World Vision International-Armenia for
this initiative. `All of us are grateful to you. This project is
absolutely encouraging given our region’s hard climatic conditions and
lack of natural resources. We are not alone. We enjoy the support of
such respected organizations.’

The project `Bringing the Bible to Schools,’ which was launched by
the Bible Society of Armenia two years ago, has now come to the end in
the Republic of Armenia. But every end is a sign for new beginnings, as
bringing the Light and the Word of God is an endless mission. The Bible
Society plans to implement the same project in the Diocese of Artsakh
and in the Javakheti Region.

The Bible Society of Armenia was established in 1991 when the late
Catholicos Vazgen I and representatives of the United Bible Societies
signed a memorandum of understanding, regarding the translation,
publication and dissemination of the Holy Bible in Armenia. The Bible
Society of Armenia is committed to the widest possible meaningful and
effective distribution of the Holy Scriptures in languages and
media which meet the needs of people, at a price they can afford. The
Board of Trustees of The Bible Society of Armenia consists of
representatives of the Armenian Apostolic Church, the Armenian Catholic
Church and the Union of Armenian Evangelical and Baptist Churches.

For further information on Bible Society of Armenia and its activities,
call (3741) 58-55-09 or 56-49-06; fax (3741) 54-24-39; e-mail
[email protected]

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BAKU: Date for next meeting of Azeri, Armenian FMs not set

Assa-Irada, Azerbaijan
Nov 29 2004

Date for next meeting of Azeri, Armenian foreign ministers not set

The OSCE Minsk Group co-chairs are determining the date for the next
meeting of Azerbaijani and Armenian foreign ministers in Prague,
Deputy Foreign Minister Araz Azimov told a news briefing on Friday.
He said that the issues pertaining to the Upper Garabagh conflict
discussed at the Prague meetings by the two countries’ foreign
ministers include liberation of occupied land, return of displaced
persons home, restoration of communication and economic cooperation.
In a meeting with his Azerbaijani counterpart in Berlin, Germany on
November 18, Armenian foreign minister Vardan Oskanian said Yerevan
was ready to resume the talks.
The fifth Prague meeting, initially scheduled for October 25, was
later postponed after Armenia requested time to analyze the results
of previous meetings.*