Gala Concert Initiates Next Festival

GALA CONCERT INITIATES NEXT FESTIVAL
Azg/am
23 july 2004
The gala-concert of the Second Competition-Festival for Young
Musicians after Emin Khachatrian took place on July 21 at Aram
Khachaturian concert hall. The festival, organized by RA Ministry of
Culture and Youth Affairs, Ra Philharmonic Orchestra and Yerevan
Chamber Orchestra was not only directed to revealing the talented
young singers but also has the aim to support them in their education
process. The Competition-Festival began a month ago. There were 4age
groups that included 7-18 years old pianists, viola, violin, and cello
players. The 50 of these young musicians were awarded diplomas,
prizes and souvenirs. “The results of the competition held last year
were so promising that we decided to continue it,” said Vartan
Hakobian, organizer of the competition, chairman of the jury,
conductor of Yerevan Chamber Orchestra. He is sure that such festivals
are very important for the children, where they can display their
abilities and perform for the audience.
Garnik Gulumjian, Chairman of the Organizers’ Committee, stated with
joy that the festival showed once again that we have many talented
children. “Iâ=80=99d like to congratulate all the participants, as I
consider them all winners,” he said.
Anahit Ananian-Galstian, American Armenian philanthropist, greatly
contributed to the realization of the arrangement. The best
participants ofthe festival were given the chance to perform with
Yerevan Chamber Orchestra. Vartan Hakobian, encouraged with the
results of the competition, promised the participants to secure the
annual continuation of the festival.
By Tamar Minasian

Ordway’s Farewell to Armenia

ORDWAY’S FAREWELL TO ARMENIA
Azg/am
23 july 2004
The US ambassador to Armenia John Ordway opened his last official
press conference with a hearty speech. He spent 3 years in Armenia,
learnt Armenian, and appreciated “the beauty of the land and people’s
kindness.” The Armenian-American relations during his tenure could be
called positive in its main features. The ambassador is sure that the
opening of all borders is the only way for the region’s
development. He noted development in the military sphere between the
two countries during these 3 years. Armenia established relations with
the state of Kansas, Armenia was granted military equipments and
relations withthe NATO get tighter.
The fact that the territory of the US embassy is one of the largest in
the world John Ordway considered a guarantee for stable and
everlasting relations between the countries. The dynamics and the
quality of the relations will depend on the developments in Armenia
and the Caucasian region as a whole. But the main interests of Armenia
and the USA will remain unchanged.
According to Ordway, the spheres of mass media and freedom of speech
are the ones with less progress. He thinks that establishment of
democratic institutes demands time and a new generation with new ideas
and values should come to bring the change.
Speaking of the Karabakh issue, John Ordway mentioned that he believes
in the peaceful settlement of the conflict. Azerbaijan’s complaints of
theMinsk group do not sound strange to Ordway. “Both Armenia and
Azerbaijan used to complain of certain things on different stages of
the conflict settlement process but the two presidents are loyal to
the peaceful end. The Minsk group co-chairs want to engage more
actively in the settlement process only believing in this
fact. Renewal of a war will be a tragedy for the region itself, and
the sides comprehend that.”
The ambassador considers this period the most suitable one for the
conflict settlement as the two presidents have enough time on their
posts. The co-chairs also think so.
Concerning the present state of Nagorno Karabakh, John Ordway said
that it is unacceptable for him if the probability of a lasting peace
and normal relations are on the other side of the scales. “But if we
have no other option but the current state or war then the former is
preferable.”
“My memories of Armenia consist of two parts: its nature and the
kindness of people living in this nature. I don’t think that I will
ever forgetArmenia. I have a big collection of Armenian souvenirs but
the best souvenirs are my recollections”, said Ordway.
Only bad roads made ambassador’s stay in Armenia uncomfortable.
By Karine Danielian

Chirac demande =?UNKNOWN?B?4A==?= Erdogan un dernier effort

Le Figaro, France
21 juillet 2004
TURQUIE Le premier ministre, reçu hier à l’Elysée par Jacques Chirac,
a plaidé pour l’adhésion de son pays à l’Union européenne
Chirac demande à Erdogan un dernier effort
Luc de Barochez
[21 juillet 2004]
La France a délivré hier un double message d’encouragement et de
patience à la Turquie : Ankara est bien engagée sur la voie de
l’adhésion à l’Union européenne (UE), mais le chemin sera long.
L’ouverture des négociations, qui sera en principe décidée en
décembre à Bruxelles par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE,
dépend encore des derniers efforts à accomplir par la Turquie pour
adapter sa législation aux critères européens.
Jacques Chirac a reçu le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan,
autour d’un déjeuner à l’Élysée. Lors d’un tête-à-tête avec son hôte,
le président de la République a renouvelé son soutien à la
candidature turque à l’UE. «Il a rappelé que l’intégration de la
Turquie dans l’Union européenne était souhaitable dès qu’elle serait
possible», a rapporté l’Élysée.
Pour en arriver là, Jacques Chirac a demandé au chef du gouvernement
turc de «poursuivre et intensifier la mise en oeuvre des réformes
démocratiques et économiques». La Commission européenne doit remettre
début octobre son rapport indiquant si la Turquie a adapté sa
législation aux critères européens. Lors de leur dernier sommet le
mois dernier à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE
avaient demandé à Ankara des progrès supplémentaires concernant le
respect des droits de l’homme et la réforme de la justice. C’est au
vu des réformes effectivement appliquées qu’ils prendront leur
décision en décembre.
Erdogan s’est d’ores et déjà déclaré assuré du soutien de la France à
l’issue des entretiens qu’il a eus hier et avant-hier avec les plus
hautes autorités de l’État. «Nous avons eu un entretien très
positif», a déclaré le chef du gouvernement turc en sortant de
l’Élysée. Il a assuré, lors d’une conférence de presse, que la
Turquie avait «fait tout ce qui était nécessaire» pour respecter les
critères législatifs, administratifs et judiciaires de l’UE. «Nous
avons réalisé, en gros, l’essentiel des critères», fixés par l’Union,
a-t-il dit. Il a reconnu qu’il restait «encore quelques changements à
apporter au Code pénal turc». D’après lui, ce sera chose faite «dès
la fin des vacances parlementaires» à Ankara.
Conscient des réticences dans la classe politique et l’opinion
publique française, Erdogan a minimisé la portée de la décision que
doit prendre le Conseil européen. «En décembre, il ne s’agira pas de
décider de l’adhésion de la Turquie, mais seulement de l’ouverture du
processus de négociation», a-t-il dit. Le premier ministre turc a
exclu que l’UE pose des conditions à l’ouverture des négociations
autres que les critères généraux, dits «de Copenhague», déjà
appliqués pour l’entrée en mai de dix nouveaux pays dans l’Union. Ni
la reconnaissance du génocide arménien, ni la fin de l’occupation
militaire du nord de Chypre ne figurent parmi les revendications de
l’UE pour le lancement des pourparlers. En ce qui concerne le
génocide, «laissons cela aux mains des historiens», a lancé Erdogan.
Quant à Chypre, la Turquie a fait «tout son possible pour être
constructive», a-t-il affirmé en imputant à la seule partie chypriote
grecque l’échec des tentatives récentes de réunification de l’île.
Pour gagner les chefs d’entreprise français à la cause de l’adhésion
turque, Erdogan a eu hier matin un entretien au Medef. Les
négociations pour l’achat d’avions moyen et long courriers Airbus par
la compagnie nationale turque Turkish Airlines «sont en cours de
finalisation», selon les autorités françaises. Turkish Airlines se
prépare à acheter une quarantaine d’avions de ligne pour renouveler
sa flotte vieillissante. Airbus est en concurrence avec l’américain
Boeing. Le contrat de 1,6 milliard d’euros devrait en principe être
partagé entre les deux avionneurs. La signature de la lettre
d’intention serait imminente, ce qui mettrait les Européens dans les
meilleures dispositions.
Candidate officielle depuis 1999, la Turquie a obtenu, lors de la
visite d’Erdogan à Paris, la quasi-assurance qu’elle pourra commencer
les négociations d’adhésion dès l’an prochain. Mais, une fois
ouvertes, elles s’annoncent très difficiles. «Il faut dire la vérité.
Ce n’est pas demain que la Turquie va entrer dans l’UE, a expliqué le
ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, hier sur Europe 1.
Le chemin est encore long.»
Erdogan en a déduit que les pourparlers dureront «cinq à dix ans».
Pour Ankara, qui s’est vu offrir dès 1963 la perspective d’une entrée
dans la Communauté, ce n’est plus qu’une dernière ligne droite.

Les opposants se mobilisent

Le Figaro, France
21 juillet 2004
Les opposants se mobilisent
Cécile de Corbière
[21 juillet 2004]
En réaction à la visite du premier ministre turc, le parti
FRA-Daschnaktousioun (Fédération révolutionnaire arménienne) et le
Parti arménien démocrate libéral (PADL), accompagnés de Michel
Tubiana, président de la FIDH (Fédération internationale des droits
de l’homme), ont exprimé leur opposition à l’ouverture des
négociations avec la Turquie. Varoujan Sirapian, représentant du
PADL, a repris point par point les arguments en faveur de la Turquie.
Et, point par point, les a réfutés. La Turquie est une nation
européenne ? L’héritage judéo-chrétien et gréco-romain «a été balayé
par la turquisation et l’islamisation du pays», dont, selon lui, «le
point culminant a été le génocide arménien». L’Europe ne doit pas
être un club chrétien ? «C’est à la Turquie de montrer qu’elle est
pluraliste et non l’inverse.» Quant à Erdogan, il s’est,
affirme-t-il, «déclaré ouvertement favorable à la polygamie». Bref,
«la Turquie n’est pas encore apte à intégrer l’UE». Ces propos ont
provoqué la colère du président de la FIDH, Michel Tubiana, qui a
refusé catégoriquement de les cautionner. Son combat se joue sur le
terrain des droits de l’homme et n’est pas affaire de religion. Comme
la FRA et son représentant Mourad Papazian, il n’est pas contre une
intégration à terme de la Turquie. Mais il considère que le volet
politique des critères de Copenhague, que la Turquie doit satisfaire
pour intégrer l’Europe, n’est pas respecté. Pour la FRA et la FIDH,
ce volet signifie pour Ankara la reconnaissance du génocide arménien,
la fin de l’occupation de Chypre par la Turquie, le respect de la
minorité kurde. Papazian réclame un report de l’ouverture des
négociations, ainsi qu’un audit généralisé en Turquie.

Les demandeurs d’asile continuent =?UNKNOWN?B?4A==?= affluer=?UNKNOW

La Nouvelle République du Centre Ouest
22 juillet 2004
Les demandeurs d’asile continuent à affluer à Tours;
Alors que six familles de demandeurs d’asile sont actuellement logées
par la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et
sociales) dans un hôtel de Tours-Nord, l’association Chrétiens
migrants tire à nouveau la sonnette d’alarme sur le sort de ces
immigrés qui n’ont qui plus est pas un sou pour se nourrir.
« On accueille les étrangers d’une façon qui est indigne pour la
France », tempête Jean Desalme, président de Chrétiens migrants. On
se souvient de la polémique qui avait suivi l’arrivée massive de
Kosovars au mois d’avril, et des difficultés rencontrées par les
associations pour loger toutes ces familles démunies.
À l’époque, les associations soulignaient les incohérences du droit
d’asile tel qu’il est appliqué. Dans l’attente de la réponse des
autorités à la demande d’accueil, les étrangers sont autorisés à
rester en France. C’est ici que le hic se situe : l’État laisse alors
aux associations caritatives le soin de se charger d’une situation
qu’il a lui même créé, sans les aider à hauteur de leur tche.
Le problème se pose à nouveau. Leur dossier étant en suspens, six
familles de demandeurs d’asile logent à l’hôtel Liberté (Tours-Nord),
aux frais de la Ddass. 7 Tchétchènes, 7 Arméniens, 4 Ghanéens et 9
Kosovars se partagent six chambres. Oui, mais ils n’ont rien pour se
nourrir, et Chrétiens migrants n’a pas les moyens de subvenir à tous
leurs besoins.
L’occasion pour l’association de souligner à nouveau le « manque
d’adaptation des dispositifs d’accueil à Tours », qui avait fait
l’objet d’un débat dans nos colonnes du 12 mai dernier.
« Soit on accueille bien ces gens en attendant de leur donner une
réponse, soit on les renvoie tout de suite, s’écrie Jean Desalme. Les
demandeurs d’asile vivent très mal d’être assimilés à des SDF. »
Édouard, lui, mis en danger par ses origines arméniennes, s’est exilé
d’Azerbaïdjan puis de Russie. En France depuis 2000, il vient de se
voir signifier le refus de sa demande d’asile politique, et donc,
l’interdiction de rester sur le territoire.
Pour les six familles, l’avenir n’est pas plus rose : entre 5 et 10 %
seulement des requêtes sont acceptées par les autorités publiques.
– Chrétiens migrants (4, allée de Luynes à Tours, derrière le centre
de vie du Sanitas) fait un appel à la générosité publique pour
nourrir ces six familles. Produits alimentaires non périssables et
produits d’hygiène sont les bienvenus.Appeler au 02.47.61.69.56 le 28
juillet, ou les 4 et 11 août.
GRAPHIQUE: Image: L’abattement se lit sur les visages des demandeurs
d’asile. Ils savent qu’entre 90 et 95 % des requêtes sont refusées. À
droite, les jours d’Édouard en France sont comptés.

Le PM turc =?UNKNOWN?Q?pr=E9sente_=E0?= Paris le nouveau visage de s

Le Monde, France
21 juillet 2004
Le premier ministre turc présente à Paris le nouveau visage de son
pays
LE MONDE
M. Chirac confirme le soutien de la France à la candidature de la
Turquie à l’Union européenne.
Venu à Paris pour plaider en faveur de l’intégration de son pays à
l’Union européenne, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan
savait qu’il n’aurait pas à prêcher un convaincu en la personne de
Jacques Chirac. Le président français, qui l’a reçu à déjeuner mardi
20 juillet à l’Elysée, lui a confirmé son soutien. L’intégration de
la Turquie à l’Union est “souhaitable dès qu’elle sera possible”, a
dit M. Chirac.
C’est surtout à l’opinion française que voulait s’adresser le premier
ministre turc. M. Erdogan avait à son programme des rencontres avec
les dirigeants de l’UMP, de l’UDF et du PS, ainsi qu’avec le
président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, pour tenter de
désarmer les objections exprimées ces derniers mois par les partis
français, qui mettent en porte-à-faux la position officielle arrêtée
par le président.
Avant les élections européennes de juin, l’UMP a pris position contre
l’entrée de la Turquie dans l’Union, Alain Juppé ayant fait droit aux
craintes qui s’exprimaient dans le mouvement contre les thèses qu’il
avait autrefois défendues. L’UDF exprime une hostilité plus
constante, ce que François Bayrou a réaffirmé mardi, tout comme
Philippe de Villiers. “Si l’on considère que l’Europe doit s’étendre
perpétuellement et englober des pays qui appartiennent à d’autres
continents et à d’autres cultures, alors on aura au bout du compte
une Europe faible”, a déclaré M. Bayrou, mardi, à RTL. La communauté
arménienne se fait également entendre. Le premier secrétaire du Parti
socialiste, François Hollande devait relayer auprès de M. Erdogan sa
revendication d’une reconnaissance par Ankara du génocide de 1915.
M. Erdogan s’était donc donné pour mission de faire mieux connaître
le nouveau visage de la Turquie, ouvert, pacifique, rassurant. Il s’y
est employé dans ses rencontres ainsi que dans la longue conférence
de presse qu’il a donnée mardi.
Le premier ministre turc tenait à dissiper un malentendu : il n’est
pas question que la Turquie intègre l’Union dès demain. La décision
que prendront les 25 pays de l’Union, le 17 décembre, porte sur
l’ouverture de négociations d’adhésion, si la Turquie remplit les
critères exigés (les “critères de Copenhague”) ; la Commission de
Bruxelles doit donner son avis sur ce dernier point en octobre. Les
négociations peuvent ensuite être longues, a convenu M. Erdogan, en
parlant de “cinq ou dix ans”.
Ne pas engager les négociations dès lors qu’Ankara répondrait aux
critères fixés serait de la part de l’Union trahir ses
engagements,”manquer son examen de sincérité”, a souligné M. Erdogan.
Il n’est plus temps, dit-il, de contester la vocation européenne de
la Turquie dès lors que le statut de pays candidat lui a été
officiellement reconnu par l’Union depuis plusieurs années.
Le premier ministre turc a insisté sur le fait que les réformes ne
seraient pas remises en cause en cas de rejet par l’Union.”Les
critères de Copenhague deviendraient les critères d’Ankara”, a-t-il
dit, car c’est la voie qu’a choisie la Turquie pour elle-même. Quant
à la reconnaissance du génocide arménien, tout en faisant remarquer
qu’elle ne figure pas parmi les critères imposés, il a laissé
entendre qu’elle fait partie d’un ensemble de questions avec
l’Arménie (“qui ne reconnaît pas les frontières actuelles”) dont il a
souhaité le règlement. Il a appelé confier la question du génocide
aux historiens, à ne pas la laisser hypothéquer l’avenir.
M. Erdogan s’est fait le défenseur d’une Europe “lieu de rencontre
entre les cultures et les civilisations” ; il espère qu’elle se verra
comme telle et qu’en intégrant un grand pays musulman elle ne
manquera pas l’occasion d’agir “comme exemple à l’échelle mondiale”.
Autre aspect de la visite de M. Erdogan qui ne peut pas nuire à sa
cause : les rencontres qu’il a eues avec les milieux d’affaires
français, premiers investisseurs étrangers en Turquie, et l’annonce,
mercredi matin, de l’achat de 36 Airbus par Turkish Airlines.
Claire Tréan

La visite de M. Erdogan scelle le rapprochement franco-turc

Le Monde, France
21 juillet 2004
La visite de M. Erdogan scelle le rapprochement franco-turc
LEMONDE.FR
Le premier ministre turc a tenté de rassurer l’opinion française en
insistant sur le fait que la prochaine étape, le Conseil européen du
17 décembre, ne devait se prononcer que sur “le début d’un processus
de négociation” et non sur l’adhésion.
Les deux parties sont satisfaites. Le premier ministre turc, Recep
Tayyip Erdogan, a obtenu à Paris la confirmation du soutien du
gouvernement français à la candidature de la Turquie à l’Union
Européenne lors d’une visite qui s’est conclue mercredi 21 juillet
par la signature d’un contrat d’achat de 36 Airbus.
M. Erdogan s’est vu dérouler le tapis rouge par les plus hautes
autorités de l’Etat français pendant son séjour alors que la question
de l’adhésion de la Turquie à l’UE est loin de faire l’unanimité dans
les partis politiques et l’opinion publique française.
“L’APPROCHE CONSTRUCTIVE” DE LA FRANCE
Le dirigeant turc a été reçu par le président Jacques Chirac qui “a
rappelé que l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne était
souhaitable dès qu’elle serait possible”, par le premier ministre
Jean-Pierre Raffarin et par les présidents de l’Assemblée Nationale,
Jean-Louis Debré et du Sénat, Christian Poncelet.
Jacques Chirac a estimé que “la Turquie avait fait des progrès
considérables et qu’elle doit poursuivre et intensifier la mise en
oeuvre des réformes démocratiques et économiques”. M. Erdogan a
remercié le chef de l’Etat pour “l’approche constructive” et
“l’attitude tout à fait positive de la France”. Les pays européens
doivent se prononcer lors d’un sommet le 17 décembre à Bruxelles sur
l’ouverture des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE.
Le premier ministre turc s’est également adressé à l’opinion
française en rencontrant les dirigeants des principaux partis, le PS,
l’UDF et l’UMP, qui s’est prononcé contre l’adhésion de la Turquie
malgré la position de M. Chirac.
Il a aussi appelé les milieux d’affaires qu’il a rencontrés au Medef
à épauler la candidature turque et à profiter des opportunités
d’investissement dans son pays de 70 millions d’habitants.
ANKARA ACHÈTE 36 AIRBUS
Les négociations d’achat de 36 Airbus pour la compagnie nationale
turque Turkish Airlines ont été finalisées lors de ce voyage et la
lettre d’intention d’achat a été officiellement signée mercredi dans
la soirée à l’Elysée.
M. Erdogan, accompagné de sa délégation, et Jacques Chirac ont
assisté à la signature de l’accord par les présidents d’Airbus
Industrie Noël Forgeard et de Turkish Airlines, Candan Karlitekin. Le
vice-ministre de l’économie allemand, Ditmar Staffel, était également
présent. Ce contrat de plus de 3 milliards de dollars porte sur
l’achat de cinq A330-200, douze A321 et dix-neuf A320.
M. Erdogan a tenté de rassurer l’opinion en insistant sur le fait que
la prochaine étape, le Conseil européen du 17 décembre, ne devait se
prononcer que sur “le début d’un processus de négociation” et non
l’adhésion. Il a affirmé que son pays avait “réalisé, en gros,
l’essentiel des critères” fixés par l’Union Européenne et que la
période de négociation “nous permettra de combler toutes nos
lacunes”.
LA QUESTION ARMÉNIENNE
Le dirigeant islamiste modéré a par ailleurs insisté sur la vocation
européenne de la Turquie, définissant l’Europe comme “lieu de
rencontre, de conciliation entre les différentes cultures et
civilisations”. Les partis politiques ne semblent pas avoir été
totalement convaincus, notamment sur la question arménienne, sujet
épineux en France du fait de la présence de la deuxième plus
importante communauté arménienne du monde (450 000 personnes).
Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a
indiqué à l’issue de sa rencontre avec M. Erdogan qu’il avait
“insisté” auprès de lui sur la reconnaissance du génocide arménien de
1915. Sur l’interprétation des conditions d’entrée à l’UE, “il y a
encore discussion”, a-t-il dit.
Dans une interview accordée à France 2, mardi, M. Erdogan avait
affirmé que la reconnaissance d’un génocide arménien ne figurait pas
dans les critères d’adhésion et il a renvoyé cette question “aux
historiens”. Au mois de février 2001, le Parlement avait reconnu le
génocide perpétré par l’Empire ottoman en 1915.
From: Baghdasarian

Azerbaijan Appeals Court Upholds Ruling to Fine Brit Airlines $3,000

Azerbaijan’s Appeals Court Upholds a Ruling to Fine British Airlines $3,000
Baku Today
21/07/2004
Azerbaijan’s Appeals Court has upheld a court ruling to fine the
British Airways $3,000 in order to compensate the material and moral
damage the company has allegedly inflicted to an Azeri citizen, ANS
reported on Wednesday.
According to the court ruling, the Azeri citizen, Vusal Kazimli, was
denied entry to a British Airways plane last year although he had
booked a ticket two months earlier. The court said that Kazimli’s seat
in the plane hadbeen sold for a foreign citizen.
Aslan Ismailov, the plaintiff’s lawyer, said the main problem is that
foreigners view Azeris as second-class citizens.
`We, as the citizens of Azerbaijan, are always respectful to
foreigners. But the foreigners are behaving as landlords in our
country,’ Ismailov complained in an interview with ANS.
The lawyer Ismailov added that the court ruling is to be a message to
some foreign companies operating in Azerbaijan.

Turquie. Trois jours pour convaincre

Le Télégramme
20 juillet 2004
Turquie. Trois jours pour convaincre
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé hier et
restera jusque demain à Paris pour plaider en faveur de l ‘ entrée de
son pays dans l ‘ UE .
Il s’agit d’une visite importante pour la Turquie. Car le Premier
ministre turc Recep Tayyip Erdogan entend promouvoir auprès des
dirigeants français la candidature de son pays à l’Union européenne.
Aujourd’hui il sera reçu à l’Elysée par le président Jacques Chirac
lors d’un déjeuner de travail.
La Turquie a obtenu le statut de candidat à l ‘ UE en 1999 et la
Commission européenne doit en octobre recommander ou non l ‘
ouverture des négociations d ‘ adhésion sur laquelle se prononceront
les dirigeants européens en décembre.
Les critères requis sont remplis
Jacques Chirac est favorable à l ‘ adhésion si les critères requis
sont remplis. Il a qualifié, lors du sommet de l ‘ OTAN à Istanbul le
29 juin, la marche d ‘ Ankara vers l ‘ UE d’ « irréversible » ,
insistant sur la « vocation européenne, historique, très ancienne »
de la Turquie.
Son parti, l ‘ Union pour la majorité présidentielle (UMP), s ‘ est
en revanche prononcé contre une adhésion, tout comme les autres
partis de droite.
La gauche y est globalement favorable même si le Parti Socialiste a
mis comme préalable la reconnaissance par Istanbul du génocide
arménien de 1915.
Une majorité de Français est contre
Pourtant selon un chercheur de l’Institut français de relations
internationales, « Tous les sondages récents, sauf un, indiquent qu ‘
une majorité de Français est contre l ‘ adhésion de la Turquie » .
La France « est le seul pays européen à avoir instrumentalisé cette
question lors du pseudo-débat sur les élections européennes » ,
souligne un autre chercheur de l’Institut de relations
internationales et stratégiques.
Se servir des relations économiques
Lors de sa visite Erdogan doit également évoquer les relations
économiques.
Les échanges entre les deux pays se sont chiffrés en 2003 à quelque 6
milliards d’euros. La France est le deuxième partenaire commercial de
la Turquie et son quatrième fournisseur.
La compagnie nationale Turkish Airlines se prépare à acheter près de
50 avions de ligne, notamment moyen et long courrier, pour renouveler
sa flotte vieillissante.
Le consortium aéronautique européen Airbus et l’américain Boeing sont
en lice. Le Premier ministre turque souhaiterait se servir de ce
contrat de deux milliards de dollars (1,6 milliard euros), qui
devrait en principe être partagé entre les deux constructeurs, pour «
inciter » les Français à donner leur aval à l’ouverture des
négociations d’adhésion avec Ankara, a-t-on indiqué de source proche
du dossier.

La France et la Turquie se =?UNKNOWN?Q?f=E9licitent_de?= leurs=?UNKN

Le Monde, France
22 juillet 2004
La France et la Turquie se félicitent de leurs échanges économiques
LE MONDE
A l’issue de sa visite en France, le premier ministre turc, Recep
Tayyip Erdogan, a parrainé démonstrativement, avec le président
Chirac, mercredi 21 juillet, dans un salon du palais de l’Elysée, la
signature par Airbus et Turkish Airlines d’un protocole d’accord sur
la vente de 36 avions.
La visite du chef du gouvernement turc, venu plaider pour l’entrée de
son pays dans l’Union européenne, a ainsi été l’occasion d’insister
de part et d’autre sur la bonne santé des relations économiques entre
les deux pays et les avantages que la France en retire. Parlant d’une
“explosion” des échanges, le directeur de la mission économique
française en Turquie a indiqué mercredi à Istanbul qu’ils avaient
atteint en 2003 un niveau record de 6,1 milliards d’euros,
poursuivant leur progression en 2004.
Le soutien de Jacques Chirac à la Turquie reste cependant contesté en
France. Le président de l’UDF, François Bayrou, reçu mercredi par M.
Erdogan, avait réitéré la veille son opposition à une adhésion
turque. “Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Turquie n’est
pas une société européenne”, avait-il dit. Les responsables UMP
François Baroin et Alain Juppé, dont le parti défend un “partenariat
privilégié” avec la Turquie au lieu d’une adhésion à l’UE, se sont
montrés en revanche discrets sur la discussion qu’ils ont eue.
François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste a indiqué,
après avoir rencontré à son tour M. Erdogan, ne pas avoir
“d’hostilité à l’adhésion de la Turquie en tant que telle”, mais
qu’elle devait être “conditionnée à des progrès plus grands en
matière de droits de l’homme, de démocratie politique, de garanties
en matière de laïcité” ainsi qu'”à la reconnaissance du génocide
arménien”. Pour M. Hollande, “nous devons utiliser au mieux les
négociations sur l’adhésion pour que nos valeurs et nos principes
soient respectés”.
Le premier secrétaire du PS qui sait son parti divisé, façonne une
sorte de ligne d’équilibre : contre une entrée immédiate, sans
l’exclure à plus long terme dans une dynamique de négociations. “Je
ne comprends pas très bien la position du parti là-dessus”,
s’irritait mardi Henri Emmanuelli, en mettant notamment en avant “le
niveau des salaires en Turquie” et le problème des “délocalisations”.
“Je regrette que le PS ne soit pas plus attentif à l’opinion de son
électorat”, ajoutait-il, en affirmant que ce dernier est
majoritairement opposé à une telle adhésion.