U.S. Wants Special U.N. Holocaust Session on January 24, 2005

U.S. Wants Special U.N. Holocaust Session
.c The Associated Press
UNITED NATIONS (AP) – The United States asked Friday for a special
session of the General Assembly in January to mark the 60th
anniversary of the liberation of the Nazi concentration camps in World
War II.
In a letter to Secretary-General Kofi Annan, U.S. Ambassador John
Danforth requested that the proper steps be taken to convene a
commemorative session of the 191-member assembly.
Danforth said the gathering should be convened Jan. 24, 2005, three
days before a similar event in the former Auschwitz death camp in
Poland. Between 1 million and 1.5 million prisoners – most of them
Jews – perished in gas chambers or died of starvation and disease at
Auschwitz. Advancing Soviet troops liberated the camp Jan. 27, 1945.
“We believe that it is important that the United Nations, an
organization that rose out of the ashes World War II and the
Holocaust, mark this occasion in a manner fitting its historical
significance,” Danforth wrote.
“This is a unique opportunity for us all to remember and recommit to
the founding principles and noble ideals upon which the United Nations
was founded.”
The United Nations was founded Oct. 24, 1945.
12/10/04 23:45 EST

Ankara refuse toute nouvelle condition =?UNKNOWN?Q?impos=E9e?= parBr

Le Figaro, France
10 décembre 2004
Ankara refuse toute nouvelle condition imposée par Bruxelles
UNION EUROPÉENNE Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est
arrivé en Belgique hier, alors que l’UE étrenne sa nouvelle politique
de voisinage
Istanbul : Marie-Michèle Martinet
Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est aujourd’hui à
Bruxelles pour d’ultimes discussions avant une décision des
dirigeants de l’Union européenne sur l’ouverture de négociations
d’adhésion avec Ankara. Erdogan a énuméré trois demandes, qu’il
entend présenter aux Vingt-Cinq avant le sommet européen des 16 et 17
décembre, au cours duquel sera évaluée la candidature turque. « La
première est notre demande définitive pour l’adhésion, car il ne
reste rien à accomplir » en ce qui concerne les critères politiques –
les critères dits de Copenhague – que la Turquie doit remplir pour
commencer les négociations d’adhésion, a-t-il déclaré. Il a ensuite
cité la volonté de la Turquie d’obtenir le 17 décembre une date ferme
pour le lancement des pourparlers, plaidant pour l’ouverture de
négociations d’adhésion « dans la première moitié de 2005 » .
Troisième point, Ankara ne se pliera à aucune nouvelle condition
politique imposée par l’UE avant le début des négociations, a-t-il
affirmé.
Déçus, mais pas abattus. Ainsi pourrait se résumer l’état d’esprit de
la Turquie, à huit jours du sommet des 16 et 17 décembre qui doit
sceller le sort de la candidature d’Ankara à l’adhésion européenne.
L’annonce par Bruxelles au début de cette semaine de nouvelles
conditions pour l’ouverture des négociations a été perçue à Ankara
comme une rebuffade. Mais la Turquie s’est vite ressaisie, se
raidissant à son tour pour formuler certains refus aux allures de
défi : non aux conditions supplémentaires imposées par Bruxelles, non
à toute formule alternative à l’adhésion complète, non à la
reconnaissance préalable de Chypre… Ankara veut reprendre la main
et fixer elle-même les limites d’un jeu, dont elle se dit prête à se
retirer plutôt que de perdre la face. La Turquie resserre les rangs,
mettant provisoirement de côté les rivalités de partis pour tirer à
boulets rouges sur le comportement jugé inadmissible de l’Europe.
Deniz Baykal, le chef du CHP, principal parti d’opposition, déclare
qu’il considérerait comme une «grave insulte» toute proposition
d’ouverture de négociations susceptibles d’être interrompues en cours
de route. Quant à Mehmet Agar, du parti DYP de la Juste Voie, il juge
«incroyable» que l’Europe se conduise avec la Turquie «comme avec un
pays qui viendrait s’asseoir à la table de négociation après avoir
perdu la guerre». La Turquie se sent donc rabaissée ; voire trahie.
Sur ce point, l’appel qui vient d’être lancé à l’opinion et
communiqué à la presse française par des intellectuels turcs en dit
long sur les liens très passionnels qui unissent la Turquie et
l’Europe, et tout particulièrement à la France : «Nous, les
signataires, avons deux choses en commun, précise le texte, écrit en
français.
La première c’est que nous nous sommes battus pour une démocratie de
plus en plus libérale et humaine en Turquie. Notre second
dénominateur commun est la connaissance de la langue et de la culture
française». Ces précisions étant données, les intellectuels
francophones expriment leur déception face à la «campagne de
dénigrement» menée, selon eux, en France. Ils sont universitaires,
journalistes, artistes, écrivains, anciens ministres, chefs
d’entreprise de renom… et s’inquiètent d’un «discours qui frise la
xénophobie». Ils expriment leur «incapacité totale à comprendre les
raisons de cette lame de fond antiturque, et à saisir les motivations
réelles de certaines voix de la France, qui prennent la tête d’un
mouvement visant à exiger de la Turquie plus qu’il n’exige de tout
autre candidat». Parmi les signataires, certaines personnalités de
renommée internationale, tels le romancier Yachar Kemal ou le
photographe Ara Güler se sont vu décerner par la France la Légion
d’honneur. Hervé Giraud porte également la rosette à sa boutonnière.
Il doit son nom français à l’histoire de sa famille, qui vit dans ce
pays depuis la fin du XVIII e siècle. Lui non plus ne comprend pas
que la candidature de la Turquie pose tant de problèmes : «L’Union
européenne ne peut trouver que des avantages à accueillir ce pays»,
assure ce grand patron de l’industrie textile. «Et puis,
comprenez-moi : avec la vie que j’ai vécue, moi qui suis né ici,
quand j’entends dire qu’Ankara n’est pas en Europe, je ne peux
m’empêcher de penser que c’est une blague !» L’éditorialiste Mehmet
Ali Birand a également inscrit son nom parmi les signataires de
l’appel. Dans son dernier billet, il tente d’analyser les motivations
de l’opinion publique française, dont l’attitude, «très nerveuse à
propos de la Turquie», est selon lui «sans commune mesure avec
n’importe quel autre pays». Le journaliste tente de faire
l’inventaire des griefs français à l’égard de son pays : l’Arménie,
Chypre, la torture… autant de raisons qui amèneraient les Français
à considérer que «la Turquie représente tout ce qui peut exister de
mal». Cette impression d’être mal compris par ses interlocuteurs, le
premier ministre lui-même a tenté de l’exprimer : selon Recep Tayyip
Erdogan, «le vrai problème est qu’une partie de l’opinion publique ne
connaît pas la Turquie».

Iran, Russia, Azerbaijan to syncronize power grids

Iran, Russia, Azerbaijan to syncronize power grids
IRNA web site
11 Dec 04
Tehran, 11 December: By signing a tripartite agreement in a meeting
here Saturday [11 December] Iran, Russia and Azerbaijan agreed to
synchronize their power grids.
The document was inked by the managing directors of Iran’s Power
Generation, Transmission and Distribution Company (TAVANIR), Russia’s
Reivas and Azerbaijan’s Azer Energy.
Managing Director of TAVANIR Mohammad Ahmadian said that such
synchronization will enable the three countries to benefit from the
facilities of one another’s grids in case of power shortage or
failure.
Putting the volume of energy exchanged among the signatories of the
document at 500 MWs, he noted: “The operations for construction of
power transmission lines are already underway and the exchange of
electrical energy will start in 2006.
“The synchronization of the three power grids will expand the national
power network on the one hand and will make it more stable on the
other. Thus, Iran’s power network will be synchronized with Russia’s
200,000-MW power grid via Azerbaijan, which will pave the way for
introducing Iran’s power industry to the world market.”
For his part, Chairman of the Board of Directors of Russia’s and
Commonwealth of Independent States (CIS) electricity monopoly United
Energy Systems (UES) Anatoli Chubais underlined the significance of
synchronization of Iran’s power grid with that of Russia to his
country.
“Once the project is implemented, the power grids of the three
countries will operate in parallel. This would facilitate transmission
of power to any destination in the three countries at any time,” he
added.
Addressing the meeting, the deputy head of Azer Energy, Marlen
Askarov, he said that given that peak time in Iran and the two CIS
countries occur in summer and winter respectively, the three states
can compensate each other’s shortages.
“Besides exchange of energy, the project aims to stabilize the power
networks of the three countries,” he added, hoping that other regional
countries will also sign such agreements in the future.

Mechonneurs de tous les pays

La Nouvelle République du Centre Ouest
11 décembre 2004
Mchonneurs
Mchonneurs de tous les pays
Deux Arméniens, nés en Azerbaidjan et s’exprimant en russe,
comparaissaient, mardi, accompagnés d’un interprète russophone,
devant le tribunal correctionnel pour une banale affaire de
filouterie de carburant. Leurs avocates demandaient l’une et l’autre
l’annulation de la procédure, les deux prévenus n’ayant pas bénéficié
de l’assistance d’un interprète lors de leur garde à vue. Le
procureur de la République, M. Alain Durand, est persuadé que les
deux hommes, qui vivent en France depuis trente mois, feignent de
méconnaître le français. Il leur tend donc un piège diabolique : «
Crachez donc ce chewing-gum », lance-t-il en se frappant les lèvres
du doigt à l’un des deux prévenus qui mchonne effectivement depuis
qu’il est arrivé à la barre. L’homme s’exécute immédiatement. « Ah,
ah, vous voyez, ils comprennent parfaitement le français ! »,
triomphe le magistrat. « C’est que, s’interpose timidement
l’interprète, chewing-gum en russe, ça se dit aussi chewing-gum ! »
Caramba, encore raté !
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

UE: Bruxelles face aux pretentions d’Ankara

Le Figaro, France
11 décembre 2004
Non à un élargissement excessif !;
UNION EUROPÉENNE Bruxelles face aux prétentions d’Ankara
Par RUDOLF SCHARPING *
Il ne fait aucun doute qu’en l’état actuel des choses, la Turquie
n’est pas en mesure de devenir membre de l’UE. Si ce pays a accompli
des progrès tout à fait étonnants en un laps de temps des plus court,
il demeure toutefois fort éloigné encore de l’objectif : la société
civile est loin d’être stable ; la Turquie n’assume pas son histoire
dans son intégralité, je pense notamment au génocide arménien. Les
droits de la femme ne sont pas garantis. Les ressortissants turcs
continuent de former le groupe le plus important de réfugiés
politiques en Allemagne. Il faudra attendre plusieurs années et
quelques conflits pour voir si le contrôle du civil sur le militaire
ou l’interdiction de la torture constituent les piliers réels et
durablement acceptés d’une démocratie fondée sur un État de droit
véritable. Pour toutes ces raisons, on ne saurait répéter
l’expérience des années précédentes : l’entame de négociations ne
peut déboucher de manière quasi automatique sur une adhésion.
Pourtant, nombre d’enthousiastes plaident pour l’intégration de la
Turquie. À l’exception du cas de l’Allemagne, ils comptent aussi,
dans leurs pays ou leurs partis respectifs, au rang des sceptiques
résolus lorsqu’il est question d’approfondir l’intégration
européenne. C’est là un fait qu’il nous faut considérer avec
attention. Car, à l’avenir, tout élargissement de l’UE constituera un
«test double», portant sur la capacité d’intégration du pays en
question et sur la capacité d’élargissement de l’Union européenne.
En effet, une Europe dont le corps devient toujours plus massif, mais
dont la musculature politique reste faible, ne sert pas plus les
intérêts de ses citoyens qu’elle ne répond à sa responsabilité au
plan mondial. Nous sommes nombreux à le percevoir, instinctivement.
D’où l’émergence du scepticisme et du refus, y compris en Allemagne.
Et tandis que les uns prônent l’apaisement, arguant que cela n’est
pas pour demain et ne se passera pas comme le craignent les citoyens
et qu’ils ont bien les choses en main, d’autres brandissent d’un ton
hésitant l’idée d’un «partenariat privilégié», sans investir ce
concept d’une signification tangible. Ces attitudes ne sont pas de
nature à aller à la rencontre des citoyens ou à leur donner confiance
dans les capacités de leurs dirigeants. En dépit du grand progrès que
constitue le traité constitutionnel, le corpus institutionnel ne
répond ni à l’exigence de transparence démocratique et d’attribution
claire des compétences, ni à celle d’une action menée avec précaution
et efficacité. Il suffit pour s’en convaincre de considérer le nombre
de députés européens, la taille et la composition de la Commission ou
la pondération des voix au sein du Conseil européen, notamment après
les adhésions à venir. Non, il est de l’intérêt de l’Europe dans son
ensemble que l’UE des Vingt-Cinq s’engage désormais dans une longue
phase de consolidation interne, notamment après l’intégration de la
Bulgarie, de la Roumanie et, probablement, de la Croatie. La
consolidation doit donc être un préalable absolu à tout nouvel
élargissement. Chaque nouveau membre renforce l’obligation de
réformer la politique structurelle et, surtout, la politique
agricole. Cette obligation s’imposerait, ne serait-ce que pour
honorer nos idéaux d’un meilleur développement des parties
désespérément pauvres de notre village global. On peut également
envisager la question des frontières. Toute extension de celles-ci
présuppose volonté et courage, mais, aussi et surtout, d’arrêter des
critères clairs : qui entend intégrer la Turquie tout en barrant la
route de l’UE aux pays des Balkans, à l’Ukraine, ou à d’autres États
? Et qu’est-ce qui différencie, sur le plan sécuritaire, économique,
culturel, historique ou linguistique, l’Anatolie orientale de Tunis,
Rabat ou Casablanca ? Sans parler même d’Israël. Autant de questions
en suspens qui soulignent une lacune lourde de conséquences : il n’y
a pas de politique étrangère commune, même si l’on note, sur des
questions tout à fait importantes, et je ne veux pas sous-estimer ce
fait, des efforts en vue d’une action commune. Toutefois, ces efforts
concernent les «Grands» de l’Union – et non l’Union dans son
ensemble, qui propose, quant à elle, le concept de «wider Europe» ou
une politique de voisinage, laquelle peut permettre de jeter un pont
vers l’Europe, mais ne suffira pas à plus long terme. Faute d’une
politique étrangère et de sécurité commune, faute de conceptions
communes de nos intérêts et de notre responsabilité dans le monde,
tout élargissement fera de l’Europe un marché doté d’une certaine
dose de protection commune des frontières extérieures et de la
sécurité intérieure, ou doté d’un espace juridique commun. C’est déjà
beaucoup. Mais cela ne répond pas à la responsabilité mondiale de
l’Europe. Devenir un partenaire à part entière des Etats-Unis et
demeurer leur ami fiable, pouvoir regarder dans les yeux les
puissances émergentes que sont la Chine, l’Inde, ou encore à nouveau
la Russie, et ancrer de manière irréversible l’idée européenne dans
le coeur et l’esprit des citoyens européens exige des hommes d’État
des accomplissements réellement nouveaux. Dans le cas contraire, tout
nouvel élargissement accroîtra les problèmes de l’Union. C’est
probablement pour cette raison que le président Chirac a plaidé,
devant le Bundestag allemand, pour que chacun puisse avancer à des
vitesses différentes et pour une intégration «différenciée». Quant au
ministre fédéral des Affaires étrangères, il a tenu sa célèbre
allocution à l’université Humboldt à titre privé. C’est pourquoi le
ministre n’entend pas s’en souvenir (ou qu’on la lui rappelle). Les
élargissements devraient-ils «forcer» le noyau dur de l’Europe ? Il
m’apparaît préférable de disposer d’une stratégie claire et de
travailler proprement. Tout autre évolution contribuera à accroître
plus encore la distance entre l’Europe et ses citoyens et à
dépouiller cette oeuvre pacifique extraordinaire de son lustre, de sa
force et de son avenir. * Ancien président de parti et président du
groupe parlementaire du SPD, Rudolf Scharping a occupé, jusqu’en
2002, les fonctions de ministre fédéral de la Défense au sein du
gouvernement Schröder.

L’urgence d’une politique kurde de l’Europe

Le Figaro, France
11 décembre 2004
L’urgence d’une politique kurde de l’Europe;
Le régime turc et le traitement des minorités en question
PAR KENDAL NEZAN *
Dans son plaidoyer pour «le retour à la raison» publié dans Le Figaro
(1), le président Valéry Giscard d’Estaing examine tous les arguments
relatifs au débat sur la question turque, sauf un, qui pour être
embarrassant n’en est pas moins incontournable : l’engagement
solennel et unanime des quinze chefs d’Etat et de gouvernement des
pays de l’UE, réuni en décembre 1999 à Helsinki, d’accorder à la
Turquie le statut d’un pays candidat à part entière et dont la
candidature doit être examinée à la seule aune des critères de
Copenhague. Cette décision est, bien entendu, postérieure à l’accord
d’union douanière conclu en 1995 avec Ankara, que l’ancien président
français semble considérer comme solde de tout compte des promesses
faites aux Turcs depuis 1963. Elle fut cosignée par le président
Chirac qui a, depuis, à maintes reprises, souligné «la vocation
européenne de la Turquie». Les données concernant la géographie,
l’histoire, la culture, la religion, le poids démographique de la
Turquie, étaient connues de tous, notamment des princes qui nous
gouvernent, et elles n’ont pas changé depuis. Les Turcs étaient
appelés à entreprendre des réformes économiques et politiques de fond
pour rendre leur économie, leur législation et leurs institutions
compatibles avec les normes européennes. La Commission a, dès lors,
engagé un processus de préadhésion et débloqué des sommes
conséquentes pour favoriser les réformes turques. Les résultats, sans
être aussi «révolutionnaires» que voudraient nous le faire croire les
avocats d’Ankara, constituent, dans le contexte turc, des avancées
véritables : suppression de la peine de mort et des cours de sûreté
de l’Etat qui les dispensaient régulièrement ; démilitarisation
relative des institutions ; libération de nombreux prisonniers
d’opinion, dont Leyla Zana et ses collègues ex-députés kurdes ;
amendement de la Constitution imposée par les militaires en 1982 ;
introduction d’un nouveau Code pénal en remplacement de celui
emprunté dans les années 20 à l’Italie de Mussolini ; réduction de la
torture, qui n’est plus systématique.
Cependant, les progrès restent beaucoup moins tangibles sur la
question des minorités. La Turquie qui ne respecte pas ses
obligations découlant du traité de Lausanne de 1923, qui est pourtant
à la base de sa reconnaissance en droit international, fait preuve
d’un manque de volonté politique manifeste dans ce domaine. Après des
années de tergiversations, elle a fini par accepter de tolérer
l’ouverture de six cours privés de langue kurde et diffuse, depuis
juin dernier, une émission hebdomadaire de 30 minutes en langue
kurde. Voilà pour ce qui est des droits culturels reconnus aux Kurdes
qui, selon l’estimation du récent rapport de la Commission, sont
entre 15 et 20 millions en Turquie. Comme le constate ce même
rapport, Ankara n’a aucun projet, ni pour la reconstruction des 3 428
villages kurdes détruits dans les années 90 par l’armée turque, ni
pour favoriser le retour sur leur terre des quelque 3 millions de
déplacés kurdes. Sa politique traditionnelle de dispersion et
d’assimilation forcée des Kurdes reste donc inchangée. Une telle
politique ne peut qu’alimenter des conflits et tensions entre Kurdes
et Turcs en Turquie, et, au-delà, entre celle-ci et les communautés
kurdes des pays voisins, notamment d’Irak où s’affirme un Etat kurde
autonome. Si l’Europe veut intégrer à terme la Turquie, elle doit,
sous peine d’importer les conflits de celle-ci avec ses minorités et
avec ses voisins, exiger le règlement préalable de la question kurde.
Mieux encore, elle doit élaborer elle-même une politique kurde afin
d’espérer jouer un rôle dans cette région hautement stratégique du
monde, située dans sa périphérie immédiate. L’absence d’une telle
politique est d’autant plus incompréhensible que les Kurdes jouent
déjà un rôle central dans la construction d’un Irak nouveau, que la
question kurde est au coeur même de la problématique de la
démocratisation de la Turquie qui frappe à la porte de l’Union, et
que celle-ci abrite plus d’un million d’immigrés kurdes. Ce sont deux
puissances européennes, le Royaume-Uni et la France, qui, au
lendemain de la Grande Guerre, ont dessiné la carte du Proche-Orient
en fonction de leurs intérêts coloniaux, écartelant ainsi
arbitrairement le pays kurde entre quatre Etats de la région, alors
que le président américain Woodrow Wilson préconisait la création
d’un Kurdistan indépendant et que le traité international de Sèvres,
avait, en 1920, reconnu le droit des Kurdes à disposer de leur propre
Etat. Pour réparer l’injustice historique faite au peuple kurde et
pacifier sa périphérie immédiate, l’Europe doit proposer un statut
pour les quelque 35 millions de Kurdes du Proche-Orient. C’est là une
exigence de justice mais aussi de cohérence politique. En effet, au
nom de quel droit, de quel principe supérieur peut-elle justifier son
action militante en faveur de la création d’un Etat pour 4 millions
de Palestiniens et, dans le même temps, son silence persistant sur le
sort des Kurdes, qui sont dix fois plus nombreux ? Il est temps de
mettre un terme à cette pratique de deux poids, deux mesures. Le
processus de négociations avec Ankara offre à l’Union l’occasion
d’élaborer une politique kurde basée sur un compromis entre
l’aspiration légitime du peuple kurde à maîtriser son destin, à
organiser sa vie et ses institutions sur la terre de ses ancêtres, et
le respect des frontières existantes. Elle peut exiger d’Ankara de
garantir à ses citoyens kurdes un statut et des droits similaires à
ceux qu’il revendique pour les quelque 150 000 Turcs chypriotes. La
France, qui a souvent joué un rôle moteur dans la construction
européenne, pourrait prendre l’initiative dans ce domaine. Le
président Mitterrand avait, en son temps, amorcé un dialogue avec les
leaders kurdes irakiens et certaines personnalités kurdes de Turquie.
Les fils de ce dialogue interrompu devraient être renoués si Paris
veut un jour jouer un rôle en Irak ou influer positivement sur la
question de l’adhésion de la Turquie. Loin de se réfugier dans une
position frileuse de refus, la France devrait se prononcer clairement
en faveur de l’ouverture des négociations avec Ankara en accompagnant
celles-ci d’une feuille de route rigoureuse en matière de
démocratisation, de droits de l’homme, du règlement du problème
kurde, de la reconnaissance du génocide arménien et du retrait des
troupes turques de Chypre. Si la Turquie remplit ces conditions et
devient un pays démocratique, en paix avec ses populations, ses
voisins et son passé, son intégration ne dénaturera probablement pas
davantage le projet européen que celle, longtemps rejetée par la
France, de la Grande-Bretagne. Sinon, les Turcs n’auront qu’à s’en
prendre à eux-mêmes. * Président de l’Institut kurde de Paris. (1)
«Débats et opinions», 25 novembre 2004.

La democratisation en Ukraine aidera la Russie, pense Zourabichvili

Agence France Presse
10 décembre 2004 vendredi 3:57 PM GMT
La démocratisation en Ukraine aidera la Russie, pense Mme
Zourabichvili (INTERVIEW)
MOSCOU 10 déc
La Russie devrait comprendre que la démocratisation en Ukraine lui
sera bénéfique, a estimé vendredi le chef de la diplomatie géorgienne
Salomé Zourabichvili, dans une déclaration à l’AFP.
Pour que le prochain scrutin en Ukraine se déroule “dans le calme et
la stabilité”, il faut “mettre en garde la Russie contre des
tentations d’ingérence et surtout déployer le plus grand nombre
possible d’observateurs”, de manière à garantir sa transparence, a
dit Mme Zourabichvili, interrogée par téléphone à Tbilissi.
“Si l’Ukraine devient un pays démocratique à la frontière de
l’Europe, il n’y aura que des gagnants”, la Russie comprise, a
poursuivi la ministre géorgienne des Affaires étrangères. Car,
a-t-elle expliqué, “avoir à ses frontières des pays stables et
démocratiques est ce qui peut engager (la Russie) dans cette voie”.
Commentant les violentes critiques adressées récemment par Moscou et
notamment par le président Vladimir Poutine à l’Occident, Mme
Zourabichvili a parlé d'”oscillation permanente entre des éléments où
l’on croit reconnaître une possible normalisation de la Russie et des
retours en arrière, voire des régressions”.
“Il faut tout faire pour encourager la Russie dans cette voie qui est
difficile à prendre. C’est une véritable décolonisation à l’intérieur
qui est en train de se produire en Russie. Il faut l’encourager,
l’encadrer, l’aider dans cette voie difficile, mais qui est la seule
solution possible pour que l’évolution de la Russie se fasse de façon
responsable et aussi sûre que possible pour elle et pour ses
voisins”, a encore estimé le ministre géorgien.
Interrogée sur les accusations russes d'”ingérence” occidentale en
Ukraine, Mme Zourabichvili a déclaré qu’il “n’y avait pas eu
d’intervention”.
“Nous ne sommes pas intervenus en faveur d’un candidat ou de l’autre.
Nous sommes intervenus en faveur d’un processus démocratique. Tant
que la Russie considérera que le soutien à la démocratie, que ce soit
dans le Caucase, en Ukraine ou ailleurs, est quelque chose qui se
fait contre elle, elle n’aura pas compris où va le monde”.
Quant aux manifestations de mécontentement de Moscou, la responsable
géorgienne les a qualifiées de “retour aux instincts de l’Union
soviétique”.
“La grande différence, c’est que cela ne fait plus aucun effet. Les
mauvaises humeurs russes, qui autrefois pétrifiaient la communauté
occidentale, sont prises aujourd’hui avec pas mal de philosophie
(…) et ne produisent plus d’effets attendus”.
Interrogée sur la position de Tbilissi face à la situation confuse en
Abkhazie, Mme Zourabichvili a appelé Moscou à “comprendre que les
anciennes républiques soviétiques étaient devenues pays indépendants”
où la Russie “ne peut pas faire de l’ingérence directe”.
Quant au “conflit ferroviaire” opposant Tbilissi à Bakou – qui bloque
des centaines de wagons soupçonnés de transporter via la Géorgie des
chargements à usage militaire à destination de l’Arménie
(formellement en guerre avec l’Azerbaïdjan), le ministre a souligné
que son pays “entretenait d’excellentes relations politiques et
économiques avec chacun des deux pays”.
Tbilissi accepte d’empêcher le transit par son territoire de produits
militaires ou assimilés. Mais “nous nous refusons à exercer la
moindre sanction économique contre l’Arménie”, a déclaré Mme
Zourabichvili, affirmant la “stricte neutralité” de son pays.
“Sinon, on serait entraîné dans une sorte de surenchère, non
seulement néfaste pour nous et pour nos voisins, mais pour la région
toute entière”, a-t-elle conclu.
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Gauche ne doit pas laisser Droite monopole “discrimination positive”

Libération , France
10 décembre 2004
Equité à bbord;
La gauche ne doit pas laisser à la droite le monopole de la
“discrimination positive”.
par Michel Wieviorka sociologue.[#]Dernier ouvrage paru: la Violence
(Balland).
Les Etats-Unis ont inventé l’affirmative action dans les années 60
pour pallier les inégalités structurelles dont ptissaient les Noirs.
Puis la notion a fait son chemin, et nourri bien des débats. Avant
même d’examiner ses enjeux les plus actuels, il faut marquer la
formidable ambivalence imputée à cette notion, vite associée, dans
l’opinion, à des options multiculturalistes qui pourtant ne sont pas
nécessairement les siennes. Car l’affirmative action, qui est
toujours une politique sociale, n’est qu’éventuellement aussi une
politique culturelle. Lorsque, par exemple, des Noirs américains se
posent en “African Americans”, désireux de promouvoir une histoire,
une littérature, des modes propres d’expression artistique, et qu’ils
demandent une reconnaissance de leur identité culturelle au sein des
universités, ils plaident pour un multiculturalisme qui ne présente
en lui-même aucune spécificité sociale.
La confusion, il est vrai, est encouragée du fait que, dans certains
cas, une seule et même politique prend en charge le culturel et le
social. Ainsi, les multiculturalismes canadien ou australien des
années 80 attribuaient des droits culturels à des minorités, et
offraient à leurs membres des facilités particulières d’accès à
l’emploi, à la santé, au logement, etc. Aux Etats-Unis, dans
l’ensemble, les deux dimensions, culturelle et sociale, relèvent de
politiques distinctes.
La France a commencé par disqualifier aussi bien le multiculturalisme
– “à l’américaine”, disait-on parfois pour bien marquer ce refus –
que l’affirmative action, baptisée “discrimination positive”, une
expression particulièrement négative. Dans les années 80 et 90, ce
double rejet était prédominant dans le débat intellectuel et
politique, même si notre pays pratiquait l’un et l’autre, mais sur
des enjeux rares et bien délimités. Il est arrivé que satisfaction
soit donnée à des communautés (par exemple arménienne, lorsque la
France a reconnu officiellement le génocide de 1915 ) ; ou que l’on
s’interroge sur la possibilité de reconnaître jusque dans la
Constitution l’existence d’un peuple corse. Mais surtout, quelques
mesures sociales existent, qui relèvent de la “discrimination
positive”, y compris lorsqu’elles sont nées de demandes portées au
départ par des groupes culturellement définis – le pacs résulte de
pressions exercées avant tout par le mouvement des homosexuels, qui
d’ailleurs n’a été unanime ni pour le réclamer, ni pour s’en
satisfaire. Les écoles placées en ZEP (zone d’éducation prioritaire)
reçoivent des moyens supplémentaires pour donner aux élèves de
milieux défavorisés des chances égales d’accéder au savoir ; cette
politique fonctionne sans discontinuité depuis une vingtaine
d’années, tenant la tête hors de l’eau aux équipes enseignantes qui
en bénéficient. Et les politiques de la ville peuvent comporter, avec
par exemple les zones franches, des éléments allant dans le même
sens. Le plus typique de la “discrimination positive” à la française,
quand elle existe, est qu’elle est territorialisée, mise en oeuvre
sur la base de découpages dans l’espace.
Quels arguments s’opposent à son extension ? On lui reproche d’abord
de masquer une politique qui serait en réalité ethnique, donc de
constituer un multiculturalisme non dit – par exemple à propos des
ZEP, accusées alors de ne bénéficier qu’aux jeunes issus de
l’immigration et au-delà, dit-on alors parfois, à l’islam ou aux
“Arabes”. On y voit, de plus, la mise en cause de valeurs
fondamentales. Ce qui aboutit à une étrange convergence des opposants
: les uns, attachés à des versions pures et dures des principes
républicains, rappellent que, dans l’espace public, il ne saurait y
avoir que des individus libres et égaux en droit, ce qui interdit en
théorie toute mesure en faveur de groupes particuliers ; les autres
mettent en avant des idées libérales, selon lesquelles chacun doit
faire ses preuves sans attendre de l’Etat qu’il compense les
inégalités.
Pourtant, les Français acceptent de mieux en mieux le principe de la
“discrimination positive”. Un récent sondage BVA indique qu’ils
seraient plus de 40 % à y être favorables, certainement beaucoup plus
qu’il y a une dizaine d’années. Et il semble que ce soit à droite
plus qu’à gauche qu’on soit disposé à mettre en oeuvre ou à accepter
ce type de politique sociale – une fois clairement dissociée de ses
éventuelles dimensions ethniques, religieuses ou culturelles. Alain
Juppé, Premier ministre, s’était fait en 1995 le champion de ce type
de mesures dans sa politique de la ville ; Nicolas Sarkozy, ministre
de l’Intérieur, a voulu qu’un préfet musulman – puis, critique
présidentielle aidant, il s’est repris, “issu de l’immigration” –
soit nommé. Le président de l’UMP est favorable à ce type de
politique – ce qui, dans son cas, n’exclut d’ailleurs pas certaines
formes de reconnaissance de communautés culturelles, notamment
musulmanes. Alors qu’aux Etats-Unis, l’affirmative action est une
politique de gauche, même si tous à gauche n’y sont pas favorables,
et si à droite certains y sont, la “discrimination positive”, en
France, est plutôt de droite. Mais pouvons-nous nous en tenir là ?
A gauche comme à droite, on se dirige vers l’acceptation croissante
de telles mesures, et le problème devient surtout de définir ce qui
pourrait distinguer les deux camps. La réponse n’est pas difficile à
formuler. Si la “discrimination positive” doit aboutir à promouvoir
quelques membres d’une minorité ou d’un groupe donné, au détriment de
la capacité de l’ensemble concerné à accéder à l’ascension sociale,
ou si elle encourage un certain communautarisme, par exemple en
déléguant à des leaders ou notables le soin d’organiser la promotion
de certains membres de leur communauté, et en renforçant finalement
les logiques de fragmentation culturelle et sociale, alors ce type de
politique n’est pas digne de la gauche, et pourrait même s’apparenter
à un néocolonialisme à la française. Si, au contraire, elle débouche
sur des chances accrues d’ascension sociale et de réduction des
inégalités pour l’ensemble du groupe concerné, si elle veille en même
temps à décourager les dérives communautaires, alors ce peut être une
politique de gauche. Une politique très supérieure à l’absence de
mesures qui caractérise le “républicanisme”, discours dont
l’universalisme abstrait est sur la défensive, impuissant dans la
pratique à faire reculer l’injustice sociale.
Il est temps, à gauche, de ne pas laisser à la droite le monopole de
la “discrimination positive”, quitte à la dénommer autrement –
“équité” par exemple. Il est temps, à gauche, de se débarrasser des
facilités rhétoriques qu’offre l’ode incantatoire à la République,
qui est non pas menacée, mais au contraire renforcée si l’équité est
un moyen mis au service de l’égalité, qui doit demeurer une fin, et
si des politiques volontaristes s’en prennent aux inégalités les plus
lourdes.

Glendale: Then there were three

Glendale News Press
LATimes.com
Dec 11 2004
Then there were three
Ropfogel joins City Clerk race; says he’ll drop out if candidate
emerges within clerk’s office.
By Josh Kleinbaum, News-Press and Leader
GLENDALE – Glendale businessman and community activist Steve Ropfogel
took a cautious step into uncharted waters on Friday, announcing that
he will run for Glendale city clerk in April. But Ropfogel said he
will drop out of the race if a candidate with experience working in a
city clerk’s office decided to run.
“It’s no secret that city government is really a passion of mine,”
Ropfogel said. “With my experience, not only with the organizations
that I’m involved with, but with my involvement with so many
departments and things in the city, I think I’m the best person for
the job.
“But if (Asst. City Clerk) Rita (Buchanan) or some other qualified
person from within our City Clerk’s office, or from a city that was
similar in size, if somebody came along that was going to run and was
a professional in the field, I would back out.”
For the first time in 75 years, the election for City Clerk is an
open race. In the past, the position has been handed down, with
clerks retiring mid-term and the City Council appointing a
replacement. The appointed clerk would then run as an incumbent, and
an incumbent hasn’t lost a city clerk election in Glendale during
that 75-year span.
City Clerk Doris Twedt chose to retire at the end of her term,
leaving an open race for her successor. Ardashes Kassakhian,
executive director of the Armenian National Committee’s Western
Region, and Lorna Vartanian, office manager for a law firm, are also
running for the position.
“I’m in this race because I know I can do the job and I can represent
all of the people of Glendale,” Kassakhian said.
Vartanian does not think experience inside a city clerk’s office
would make a candidate more qualified for the position.
“It is an administrative position, and I think that a candidate with
a strong administrative background could go in there and run the
office,” Vartanian said. “It really boils down to a matter of
experience, and I don’t think that one would necessarily have to have
worked in a clerk’s office to be able to properly manage an office.”

Denver: Family’s release brings relief

Boulder Daily Camera, CO
Dec 11 2004
Family’s release brings relief
Judge: Armenian immigrants illegally entered country
By Kim Castleberry, Camera Staff Writer
December 11, 2004
After spending five weeks locked away in a federal detention center,
most people would have an endless list of things to do once they were
released. For Gevorg Sargsyan and his family, a nice dinner at the
Chop House was at the top of that list.
“The first thing we did was go get a good meal,” said Colin Lacy,
Sargsyan’s best friend who picked the family up Thursday afternoon
after they were discharged from the detention center. “Everybody was
so excited.”
Lacy attends the University of Colorado, where Sargsyan was a student
until he and his family were arrested on Nov. 4 for entering the
country with the wrong kind of visa. The family’s lawyer and friends
worked for weeks to get them released from the Immigration and
Customs Enforcement detention center, but the decision came
unexpectedly.
“I found out about 15 minutes before they were released,” said Jeff
Joseph, the family’s lawyer. “We called the ICE officer and he said
that they couldn’t really answer any of our questions.”
Joseph was told that the case had been re-evaluated and the family
was no longer thought to be a flight risk.
“The release does nothing to change the case,” said Joseph, who is
going forward with filing for special visas so the family can stay in
the United States. Sargsyan, his brother, sister and father all were
held at the detention center in Aurora. The family has lived in the
mountain town of Ridgway for more than six years and is now back at
home.
The family could not be reached for comment Friday.
Lacy, who attended Ridgway High School with Sargsyan, and other
residents have been trying to get political support and raise money
for the family’s deportation appeal in federal court. He and Sargsyan
talked all night on Thursday, but he said he’s not sure what his
friend’s immediate plans are.
Sargsyan was a sophomore at CU, where he was studying pre-medicine.
The 20-year-old withdrew from school after an immigration judge ruled
that the family had entered the country fraudulently using student
visas.
The circumstances behind the family’s release are cloudy.
“Nobody knows who exactly made the release or why,” Lacy said. “We’ll
probably never know. All we know is it came from Washington.”
He said reporters from The New York Times interviewed the Sargsyans
on Friday morning and the fact that the family’s story was getting
national media attention might also have factored into the decision.
Family members say they were forced to flee Armenia because of the
Russian mafia and if they returned mobsters would kill them because
of alleged crimes there by a former in-law who is an American.