Turquie : pour le retour =?UNKNOWN?Q?=E0_la?= raison

Le Figaro, France
Jeudi 25 Novembre 2004

UNION EUROPÉENNE Alors que les 25 s’apprêtent à lancer les
négociations d’adhésion avec Ankara

Turquie : pour le retour à la raison

PAR VALÉRY GISCARD d’ESTAING *
[25 novembre 2004]

L’éventualité de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne
suscite un débat passionné. Les arguments les plus variés sont
avancés. En faveur de l’entrée, l’ancienneté des promesses faites,
l’affront qu’une réponse négative représenterait pour le monde
musulman, les progrès réalisés par la Turquie, le risque d’envenimer
le choc des civilisations. Contre l’adhésion, le fait que les cinq
sixièmes du territoire de la Turquie, et sa capitale, sont situés
hors d’Europe, l’importance de sa population, les conséquences
économiques et sociales de l’arrivée du pays le plus pauvre de
l’Union, l’existence d’une vaste communauté turcophone hors du
territoire turc, et l’étrangeté pour l’Europe de se réveiller avec
une frontière commune avec la Syrie, l’Irak et l’Iran.

Bref, beaucoup d’arguments qui divisent l’opinion. En France même,
tandis que le président de la République déclare à Berlin le 26
octobre dernier : «Mon voeu le plus cher, c’est que nous arrivions au
terme de cette procédure, qui durera dix ou quinze ans, à une
possibilité d’adhésion», 64% des Françaises et des Français,
consultés par sondage, déclarent s’y opposer.

Peut-on espérer introduire un peu de raison dans ce débat ? La France
peut contribuer à cette clarification.

Il faut l’entreprendre sans préjugé et sans passion, et tenter
d’atteindre l’essentiel : quelle est la manière la plus juste, la
mieux adaptée aux données objectives, d’organiser les rapports entre
la Turquie et l’Union européenne dans les décennies à venir ?

Examinons d’abord les deux premiers arguments : les promesses faites
à la Turquie, et le refus d’accepter dans l’Union un Etat musulman.

Les engagements pris dans les années 60 se situaient dans un contexte
différent. Il s’agissait de l’entrée éventuelle de la Turquie dans le
Marché commun, qui avait alors une dimension exclusivement
économique. On peut dire que ces engagements ont été tenus, puisque
l’Union européenne a signé avec la Turquie, en 1995, un traité
d’union douanière qui lui donne accès à ce Marché.

Quant au refus d’envisager l’adhésion de la Turquie à l’Union
européenne pour des motifs religieux, c’est une arrière-pensée que
les partisans de l’adhésion turque prêtent à leurs adversaires. Il
faut être catégorique sur ce point : la religion majoritaire des
Turcs n’est pas l’argument qui peut conduire à accepter ou à rejeter
la candidature de la Turquie ! D’ailleurs, il est vraisemblable que
l’UE sera conduite à accueillir un Etat de culture musulmane, la
Bosnie-Herzégovine, le jour où la paix civile et la maturité
démocratique régneront dans l’ancienne Yougoslavie.

Si la référence à la religion n’est pas un argument qu’on puisse
opposer à la candidature de la Turquie, elle ne constitue pas, à
l’inverse, un argument pour la justifier. L’entrée de la Turquie dans
l’Union éviterait-elle à ce pays de glisser vers le fondamentalisme
islamique ? On ne sait. L’intensité de la foi religieuse dépendra de
facteurs internes, mais aussi de la solidarité avec les pays
islamiques voisins, qui peuvent apparaître aux Turcs plus naturelles
que le fait de transformer leur législation sur le modèle des
lointaines autorités bruxelloises.

Laissons donc de côté cette forêt de points d’interrogation
contradictoires.

Le traité d’Union européenne prévoit, dans son article 1- 58, que
«tout Etat européen qui souhaite devenir membre de l’Union adresse sa
demande au Conseil. (…) Le Conseil statue à l’unanimité.» C’est
donc un domaine dans lequel chaque Etat membre dispose d’un droit de
veto. Cette disposition est reprise dans le projet de Constitution.

La Turquie est-elle un «Etat européen» ? L’Atlas du National
Geographic Magazine fait figurer la Turquie dans sa section consacrée
à l’Asie. Il est vrai que la Turquie dispose encore d’une petite
enclave européenne, mais celle-ci ne représente que 5% de son
territoire, et 8% de sa population. Le reste est situé en Asie, sur
le plateau d’Anatolie où le fondateur de la Turquie moderne, Kemal
Atatürk, a choisi de déplacer la capitale du pays.

La Turquie a une courte frontière avec ses deux voisins européens, la
Grèce et la Bulgarie ; une très longue avec les pays du Moyen-Orient
qui faisaient partie de l’Empire ottoman, la Syrie et l’Irak ; et
enfin une frontière commune avec l’Iran et l’Arménie. Les Turcs
disposent d’une langue et d’une culture propres. La langue ne fait
pas partie de la grande famille des langues indo-européennes.

La population de la Turquie avoisine, aujourd’hui, les 73 millions
d’habitants. Elle est plus peuplée que chacun des Etats d’Europe, à
la seule exception de l’Allemagne. Les projections démographiques des
Nations unies prévoient que, dans vingt ans, la Turquie serait le
premier Etat de l’Union européenne par sa population, qui se
situerait au niveau de 89 millions. A la même époque, l’Allemagne, la
France et la Grande-Bretagne compteront respectivement 82, 64, et 63
millions d’habitants. Il faut ajouter que la population turque fait
partie d’un ensemble turcophone plus vaste, auquel l’unissent des
liens de solidarité, et qui s’étend en direction de l’est vers les
Etats de l’Asie centrale, tels que le Turkménistan.

Le niveau de vie de la Turquie reste très éloigné de la moyenne
européenne. Le revenu par habitant représente la moitié de celui des
10 nouveaux Etats membres, et seulement le cinquième de celui de
l’Europe à 15. La structure de son économie, bien qu’en progrès
sensible au cours des dernières années, reste éloignée de la «norme»
européenne. La production agricole représente encore 14% du PIB, ce
qui a conduit le commissaire européen chargé de l’Agriculture à
déclarer : «Le coût pour le budget européen de l’entrée de
l’agriculture turque serait supérieur, à lui seul, au coût de
l’entrée des dix nouveaux membres.»

Le flottement actuel du projet européen, le scepticisme qu’éprouvent
à son endroit les citoyens d’Europe – confirmés par l’abstention
majoritaire aux élections européennes – s’expliquent par le manque de
clarté de ce projet. De quelle Europe s’agit-il ? Les élargissements
successifs ont accru le trouble des esprits. Jusqu’où se poursuivra
cette fuite en avant d’une Europe non encore organisée, peu efficace
dans ses résultats, et qui voit se réduire le soutien démocratique de
sa population ?

Les Européens ont besoin de fortifier leur identité. Il ne pourra
exister de «patriotisme européen» qu’à partir du moment où les
citoyens européens prendront conscience d’appartenir à un même
ensemble.

La Convention européenne a cherché à mieux définir les fondements de
cet ensemble : les apports culturels de la Grèce et de la Rome
antiques, l’héritage religieux qui a imprégné la vie de l’Europe,
l’élan créateur de la Renaissance, la philosophie du siècle des
Lumières, les apports de la pensée rationnelle et scientifique. Aucun
de ces éléments n’a été partagé par la Turquie. Le fait de le
constater n’implique pas de jugement péjoratif ! La Turquie a
développé en parallèle sa propre histoire et sa propre culture qui
appellent le respect. Mais constatons objectivement que les
fondements identitaires, si nécessaires aujourd’hui à la cohésion de
l’Union européenne, sont différents.

L’adhésion de la Turquie, quelle qu’en soit la date, changerait la
nature du projet européen.

Tout d’abord, cette adhésion ne pourrait pas rester isolée.

Déjà la file d’attente se met en place, à l’Est comme à l’Ouest. La
crise politique en Ukraine est aussi centrée sur l’éventualité de son
adhésion à l’Union européenne. Il est probable que le Maroc sera
tenté d’emprunter la voie ouverte par la Turquie. D’où un processus
d’élargissement permanent, déstabilisant le fonctionnement du système
et lui faisant perdre sa rationalité originelle.

En second lieu, le niveau de la population est une donnée essentielle
qui règle le fonctionnement des institutions européennes, Parlement
et Conseil des ministres.

Pour le Parlement, le nombre des députés est plafonné à 750, et il
est prévu qu’il soit réparti entre les Etats à la proportionnelle de
leurs populations, avec un correctif en faveur des plus petits Etats,
et un plafond de 96 membres par Etat. Lors de son accession, la
Turquie représenterait un peu plus de 15% de la population de
l’Union. Elle disposerait donc de 96 membres, à parité avec
l’Allemagne. Pour faire de la place à ces nouveaux députés, le nombre
des autres représentants et notamment ceux de la Grande-Bretagne, de
la France et de l’Italie, devrait être réduit.

Quant au Conseil des ministres, la Constitution prévoit le recours à
la double majorité : pour qu’une décision soit adoptée, elle doit
recueillir le soutien de 55% des Etats, représentant 65% de la
population. Avec ses 15% la Turquie devient un élément central de la
prise de décision. Qu’on se souvienne de l’opposition passionnée de
l’Espagne et de la Pologne au vote à la double majorité, qui ne
déplaçait que quelques points à leur désavantage. L’entrée de la
Turquie entraînerait un déplacement de quinze points !

Pour éviter de se trouver dans la situation où le dernier Etat arrivé
dans l’Union – et dépourvu de ce fait de l’expérience de son
fonctionnement – en deviendrait le premier décideur, il serait
nécessaire de réécrire la Constitution et d’instaurer un plafond pour
la prise en compte des populations des Etats membres. Rappelons-nous
le débat que cette question a déclenché à la Convention : on peut
s’interroger sur les chances d’aboutir à une nouvelle rédaction
acceptable par tous.

Qu’on me comprenne bien. A l’égard de la Turquie, il ne doit s’agir
ni de rejet ni de mépris. C’est tout le contraire.

C’est bien parce qu’elle est devenue une grande nation par sa taille,
par sa démographie, qu’elle pose à l’Europe un problème de dimension.
Elle pèse déjà, elle pèsera demain, d’un tel poids qu’elle
déséquilibrerait l’édifice communautaire encore bien fragile et conçu
pour d’autres fins. Les Constitutions ne sont pas des formulaires
passe-partout où il suffit d’ajouter le nom du dernier adhérent.
Toutes les Constitutions – l’américaine, la française, l’européenne –
sont des montages minutieux, résultats de compromis imposés par les
nécessités du moment. C’est un fait : la Constitution européenne
soumise aujourd’hui à la ratification n’a pas été conçue pour
accueillir une puissance de la taille de la Turquie.

Le plus surprenant, quand on ouvre ce dossier, c’est de constater la
manière dont la plupart des dirigeants européens se sont laissé
acculer dans une impasse simpliste : dire oui à l’ouverture des
négociations conduisant à l’adhésion de la Turquie à l’Union
européenne, ou lui claquer la porte au nez. D’où viennent la
pauvreté, et la simplification extrême de ce choix ? D’autres savent
mieux gérer ces problèmes : les Etats-Unis, le Canada et le Mexique
ont entre eux autant, voire davantage, de similitudes que celles qui
existent entre l’Europe et la Turquie. Personne n’a l’idée de les
fusionner. Ils ont construit patiemment une zone de libre-échange.
Ils pratiquent des coopérations bilatérales.

Il est nécessaire pour l’Europe de réintroduire la créativité et
l’imagination dans la définition de ses relations avec ses voisins :
la Turquie, certes, mais aussi la Russie et le monde méditerranéen.
Si la seule solution envisagée est l’entrée dans l’Union ou
l’antagonisation de ses partenaires, l’Union européenne est condamnée
à glisser vers une organisation régionale des Nations unies,
structure de rencontre, de dialogue, et de quelques coopérations
spécialisées. Mais, dans ce cas, il ne peut exister ni identité, ni
volonté commune, ni rôle à jouer. Le monde évoluera sans l’Europe,
ainsi marginalisée.

Les négociations à venir avec la Turquie ne devraient donc pas se
focaliser sur l’adhésion, mais explorer la nature des liens que
l’Union européenne devrait nouer avec ses grands voisins. Essayons
d’être concrets : en matière économique, tout est possible, mais ne
peut-être que graduel ; en matière politique, rien d’autre que des
coopérations, qui doivent être organisées de manière à satisfaire les
parties. L’Union européenne doit se montrer capable de faire sans
tarder à la Turquie une proposition élaborée, honorable et précise.

Ce n’est pas un simple hasard qui a conduit la Convention européenne
à proposer dans la Constitution l’insertion de l’article 57, qui
prévoit la possibilité pour l’UE de négocier des accords de
partenariat privilégiés avec ses voisins. Ce texte est le fruit d’une
réflexion approfondie sur la manière dont l’Union européenne pourra
répondre aux demandes légitimes de ses voisins, à l’Est, au Sud-Est
et au Sud, sans défaire sa propre nature.

D’où la conclusion qui s’impose clairement : en décembre prochain, le
Conseil européen devrait décider d’ouvrir des négociations visant à
établir une zone commune de prospérité économique, et à mettre en
place des structures permanentes de coopération politique,
constitutives d’un partenariat privilégié entre la Turquie et l’Union
européenne.

Telle est, me semble-t-il, l’attitude constructive et réaliste qui
permettrait de progresser, en répondant aux attentes de la Turquie,
sans mettre en péril la construction fragile de l’UE, qui n’a pas
encore maîtrisé les conséquences institutionnelles et budgétaires du
dernier élargissement. Et cette proposition devrait, bien entendu,
être soutenue activement par la France détentrice, avec ses
partenaires, de la sagesse fondatrice, en vue d’une décision qui,
rappelons-le, ne pourra être prise qu’à l’unanimité.

Si nous avons beaucoup entendu, ces temps-ci, poser la question «Et
la Turquie ?», le moment n’est-il pas venu d’en ajouter une autre :
«Et l’Europe ?»

* Ancien président de la République française.

–Boundary_(ID_Hyl5gOc2cYg20EblLkME3Q)–

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Face =?UNKNOWN?Q?=E0_la?= Turquie,l’Union =?UNKNOWN?Q?europ=E9enne?=

Face à la Turquie, l’Union européenne pose de plus en plus de conditions;

Le Temps, France
25 novembre 2004

EUROPE. Lors d’une rencontre à La Haye avant le sommet décisif du 17
décembre, le chef de la diplomatie néerlandaise a insisté sur la
liberté de choix des Etats malgré les recommandations favorables de
la Commission

A quelques semaines du prochain Conseil européen du 17 décembre, qui
doit décider si l’Union européenne entamera des négociations pour
l’adhésion de la Turquie, les partisans de la ligne dure envers
Ankara marquent des points. Malgré la recommandation favorable à une
intégration de la Turquie émise le 6 octobre dernier par la
Commission européenne, qui conseillait l’ouverture rapide de
négociations, les Vingt-Cinq souhaitent agir à leur guise. «Les Etats
membres sont les maîtres dans ce domaine», a souligné mercredi à La
Haye, Bernard Bot, le ministre néerlandais des Affaires étrangères.
Il y orchestrait une rencontre entre de hauts responsables de l’Union
européenne et le chef de la diplomatie turque, Abdullah Gül.

A mesure que les semaines passent, les conditions posées à la Turquie
pour ouvrir et mener ces négociations ont tendance à se multiplier.
Bernard Bot estime toujours que la Turquie pourrait rejoindre l’Union
en 2015, mais précisait récemment que cela se ferait uniquement «si
les négociations débutent en 2005, s’il n’y a pas de circonstances
imprévisibles et si la Turquie continue sur cette voie». Hier, il a
demandé à Ankara des progrès d’ici à décembre sur les libertés
d’association et de religion. Olli Rehn, nouveau commissaire à
l’Elargissement, a estimé que, quelle que soit la décision de
décembre, il faudrait, avant de débuter les pourparlers, se livrer à
une étude comparée des législations turques et européennes, un
processus qui, traditionnellement faisait partie des négociations
elles-mêmes.

Si l’Italie, le Portugal, et l’Allemagne continuent de soutenir avec
force l’idée d’un feu vert en décembre, des pays comme la République
tchèque ou le Luxembourg optent pour un oui à Ankara assorti de
conditions strictes – notamment la possibilité, déjà évoquée par la
Commission, d’interrompre les négociations à tout moment. Jacques
Chirac, qui au début de l’automne était encore un chaud partisan de
l’adhésion tout court, s’est ouvert à l’idée d’une troisième voie
entre le statu quo et l’adhésion prônée par les conservateurs: si «le
chemin que peut faire la Turquie ne lui permet pas d’adhérer à
l’ensemble des valeurs de l’Europe, a jugé le président français le 5
novembre à Bruxelles, ce qu’il faut trouver, c’est le moyen de créer
un lien suffisamment fort pour qu’il n’y ait pas séparation entre
l’Europe et la Turquie tout en n’ayant pas d’intégration». Hier, dans
le Figaro, le député conservateur européen Jacques Toubon détaillait
ce que pourrait être l’alternative du «partenariat privilégié», qui
présenterait l’avantage de «réduire les dangers pour l’Europe et les
contraintes pour la Turquie». L’Autriche et les Pays-Bas seraient
aussi intéressés par la troisième voie. «Pour nous, négocier signifie
une appartenance à part entière. Aucune autre alternative n’est
possible», répète cependant Abdullah Gül.

L’épine chypriote

Une autre menace plane sur ses projets. Le président chypriote grec,
Tassos Papadopoulos, caresse l’idée d’user de son droit de veto si
les Turcs ne reconnaissent pas l’Etat chypriote grec, désormais
membre de l’UE. Il est soutenu par Athènes qui, sans évoquer le pire,
estime qu’il y a là un «problème». A Ankara, on croit avoir fait son
devoir en soutenant le référendum sur la réunification de l’île en
avril dernier, que la partie grecque a rejeté. Toutes ces difficultés
agacent en Turquie. Il y a une semaine, Abdullah Gul lâchait: «Nous
ne pensons pas que la Turquie doive faire n’importe quoi à n’importe
quel prix pour rejoindre l’UE.»

Encadré: L’armée turque a perdu de son influence

Bruxelles salue le retrait progressif des militaires de la vie
politique turque.

Par Delphine Nerbollier

Les enquêtes se suivent et se ressemblent: la dernière en date révèle
que 45% des professeurs d’université turcs ont confiance dans
l’armée, ce taux tombant à 17% et 4% pour le parlement et le
gouvernement. Nouvelle preuve s’il en fallait de la place centrale
que tient cette institution dans le coeur de la population.
«Contrairement à ce qui s’est passé en Europe, ce sont les militaires
qui ont donné naissance à la nation turque, dans les années 1920,
rappelle Hakan Altinay, directeur d’Osiaf Turquie (Open Society
Institute Assistance Foundation). Cela explique le soutien populaire
dont elle bénéficie.» Depuis quatre-vingt-un ans, l’armée joue en
effet le rôle de gardienne de la laïcité, de l’indivisibilité de
l’Etat et des valeurs kémalistes. C’est d’ailleurs prétendument pour
les défendre qu’elle s’est emparée du pouvoir en 1960, 1971 et 1980
et qu’elle a contraint le gouvernement dirigé par le parti islamiste
Refah à démissionner en 1997.

Populaire pourtant

L’armée, plébiscitée par les enquêtes d’opinion, forte de 500 000
hommes et deuxième puissance au sein de l’OTAN derrière les
Etats-Unis, perd pourtant de son influence. Bruxelles exige depuis
cinq ans qu’Ankara limite le pouvoir des militaires, ce qui, sur le
papier, est chose faite. Dix articles de la Constitution ont été
modifiés en mai dernier, permettant notamment au gouvernement d’avoir
le dernier mot en matière de dépenses militaires, pouvoir jusque-là
détenu par le général en chef des armées. L’ensemble de ces dépenses
figure désormais dans le budget de l’Etat et est soumis au contrôle
des députés.

Autre changement de taille, l’armée n’a plus de droit de regard sur
les médias publics nationaux ni sur l’enseignement supérieur. Enfin,
le Conseil national de sécurité, instance créée en 1982 et qui a
dicté pendant des années la politique intérieure du pays, à la
manière d’un gouvernement parallèle, est depuis quatre mois dirigé
par un civil. Yigit Alpogan, ancien ambassadeur, a présidé fin
octobre la première réunion de ce cabinet relooké au rôle purement
consultatif. «Une nouvelle règle du jeu est mise en place, explique
Alexandre Toumarkine, secrétaire scientifique de l’Institut français
des études anatoliennes, d’Istanbul. Cette orientation radicale,
voulue par l’Union européenne, est extrêmement importante.»

Ces réformes ont été menées par le gouvernement de Recep Tayyip
Erdogan, dont le parti, islamiste, a longtemps été combattu par les
militaires. Elles n’auraient toutefois jamais pu être appliquées sans
l’accord de l’armée elle-même. «La majorité des officiers n’est pas
enchantée de quitter l’espace politique, explique Alexandre
Toumarkine, mais elle va le faire si elle obtient la garantie que
c’est pour aller vers l’occidentalisation.»

Dans leur rapport rendu le 6 octobre, les commissaires européens ont
salué ce retrait progressif des militaires de la vie politique
turque, tout en rappelant que leur influence se fait encore sentir de
manière détournée, notamment au niveau économique. Premier
propriétaire foncier du pays, l’armée est à la tête d’une holding,
Oyak, composée de 26 entreprises, forte de 30 000 salariés, étalant
ses activités des banques aux assurances en passant par l’automobile.
Parallèlement, elle contrôle une fondation comptant une vingtaine de
sociétés spécialisées dans l’industrie militaire.

L’influence de l’armée dans les esprits ne semble pas non plus prête
à faiblir. «Les Turcs aiment l’armée par tradition, souligne
Alexandre Toumarkine. Celle-ci fait dans ce pays ce que d’autres
acteurs sociaux font ailleurs. Après le tremblement de terre de 1999,
elle a pallié les carences de l’Etat providence turc, en apportant
l’aide à la population sinistrée.»

Hakan Altinay craint lui une détérioration de la question kurde, en
Turquie et en Irak, qui forcerait les militaires à revenir sur le
devant de la scène. Fin octobre, le commandant en chef des armées, le
général Huseyin Kivrikoglu, a tapé du poing sur la table à ce sujet
en réponse aux commissaires européens qui appellent la Turquie à
donner davantage de droits aux «minorités». «Les Kurdes ne sont pas
une minorité en Turquie, ils ont participé à la création de la
République. Le Traité de Lausanne reconnaissant trois minorités
(ndlr: Grecs, Arméniens et juif, ndlr) ne peut être remis en
question.» Le message diffère peu de celui délivré sur le même thème
par le gouvernement et le président de la République. Il a simplement
été renforcé par le général en chef des armées dont la parole pèse,
quelles que soient les réformes en cours.

–Boundary_(ID_nfRDQYLOafi9hsNKqCJBoA)–

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La Policía investiga a una doctora que denunció por acoso a los ginecólogos del Vall d’Hebron agredidos

El Mundo, España
Jueves, 25 de Noviembre de 2004

BARCELONA.- La Unidad de Drogas y Crimen Organizado (UDYCO) de la
Policía investiga el entorno de una doctora que en 2002 presentó
una demanda por acoso moral en el trabajo o ‘mobbing’ contra los
ginecólogos Ángel Martínez de la Riba y Luis Cabero para tratar de
encontrar un vínculo entre las agresiones de que han sido víctima
los dos médicos, según explicaron fuentes de la investigación.

Los investigadores trabajan con la hipótesis que las agresiones no
son casuales sino que existe un vínculo entre sí, por lo que centran
sus gestiones en una demanda por acoso moral presentada por la mujer,
que demandó a los médicos cuando trabajaba en el departamento de
Ginecología y Obstetricia del centro, del que Cabero y Martínez de
la Riba eran sus máximos responsables.

La mujer empezó a trabajar en la unidad de diagnóstico prenatal
en 1983 como médico adjunto, pero desde 1993 era la responsable de
dicha unidad. Según la demanda, fue víctima de acoso laboral, falta
de respeto y abuso de autoridad por parte de sus superiores y el 1
de julio de 2002 fue trasladada a otra unidad.

El cambio de destino, según consta en la demanda, fue acordado de
manera unilateral por Cabero, sin informar a la afectada previamente y
con el argumento de que se trataba de una reestructuración organizativa
de la unidad. Sin embargo, la demanda se saldó el 4 de noviembre de
2002 con la absolución de los dos ginecólogos.

Primera agresión

Martínez de la Riba recibió una primera agresión el 17 de julio de
2003, por parte de dos individuos, pero las investigaciones policiales
no llevaron a practicar ninguna detención.

Tras recibir varias llamadas telefónicas amenazantes, en la que le
invitaban a “cogerse la baja laboral” y ser víctima de una segunda
paliza, el 29 de octubre de 2003, Martínez de la Riba solicitó otro
destino y declaró ante la policía que los ataques eran fruto de un
proceso de acoso que sufría en el hospital, en referencia a la demanda
presentada por la mujer. En la actualidad, trabaja en otro hospital
del Institut Català de la Salut (ICS).

El mismo día de la segunda agresión a Martínez de la Riba, la Guardia
Urbana detuvo a un individuo extranjero, de 26 años, que dijo llamarse
Artur Jachatrian y que se encontraba en situación irregular en el
país. Desde entonces se encuentra ingresado en la cárcel Modelo de
Barcelona, después de que ha sido condenado a dos años de prisión
por un juez.

A raíz de esta segunda agresión, la UDYCO inició una investigación
para esclarecer los hechos, a pesar de que ya se había detenido a
una persona. Los investigadores, por orden del Juzgado de Instrucción
número 8 de Barcelona, ordenaron ‘pinchar’ los teléfonos de distintas
personas relacionadas con el detenido, entre ellas la novia del
detenido, Iryna H., así como los distintos teléfonos del doctor
Martínez de la Riba.

Ataque por encargo

Este detenido no ha delatado a nadie y, según se desprende de las
escuchas, la policía cree que se limitó a ejecutar un encargo de
otra persona.

Tras ser detenido, el sospechoso quiso ponerse en contacto con un
individuo armenio que reside en Madrid, Levon, y la policía identificó
a las personas íntimamente relacionadas con él, en concreto a Juan
Carlos A. y Emma M.D. En esta actuación intervino la Brigada de
Delincuencia Especializada de Madrid, según consta en el sumario
del caso.

Tras la segunda agresión al doctor Martínez de la Riba, Levon recibió
una llamada de Juan Carlos, en la que le dijo que había “mirado la
prensa” y “no había salido más, que las cosas iban muy bien”. Levon
también recibió una llamada del detenido desde la cárcel Modelo. El
armenio le pregunta “si se ha mirado la mano” y éste contesta que
“no hay nada”, en referencia a posibles manchas de sangre que le
podían haber quedado tras la agresión.

El 8 de noviembre, Levon y Juan Carlos viajaron juntos desde Madrid
hacia Barcelona en una furgoneta alquilada y desde la capital catalana
se desplazaron a Salou (Tarragona). En su visita a esta localidad,
los dos invididuos visitan el Clubhotel la Dorada S.L. y la empresa
Jardines Paraisol Servicios S.L., en cuyos órganos de administración
aparece María N.B.

Ésta última figura en la dirección de otras compañías, entre ellas
Quadis 2000 S.A., con sede en la calle Balmes de Barcelona y dedicada
a la compraventa y arrendamiento no financiero de bienes inmuebles.
La administradora de la empresa es la doctora que ahora está bajo
sospecha.

De la investigación judicial se desprendió que Juan Carlos A., su
esposa Emma M.D. y Levon estaban en contacto con estas compañías,
por lo que se considera “muy probable” que también estén relacionados
con las personas encargadas de estas empresas, entre ellas la doctora,
según consta en las diligencias judiciales.

Más detenciones

Asimismo, todo apuntó que Juan Carlos A. era el autor de estas llamadas
amenazantes y que su esposa “estaba al tanto de lo que sucedía”,
por lo que la Policía detuvo a la pareja, pero quedaron en libertad
tras declarar ante el juez.

Con esta investigación, la policía encontró “coincidencias entre la
subordinada del perjudicado y el agresor”, pero concluyó que “no hay
indicios sólidos de participación ni de inducción”.

Tras la nueva agresión sufrida por el ginecólogo Luis Cabero, la
policía investiga de nuevo el entorno de la doctora, cuya posible
implicación en los hechos “se ha reactivado”, según fuentes de la
investigación.

–Boundary_(ID_Q6HfSVXFeinpAnxdBLEyGQ)–

Volare: Soddu, mie denunce in CDA non venivano verbalizzate

ANSA Notiziario Generale in Italiano
November 25, 2004

VOLARE: SODDU, MIE DENUNCE IN CDA NON VENIVANO VERBALIZZATE (2)

MILANO

(ANSA) – MILANO, 25 NOV – L’ aumento di capitale di marzo
realizzato da Volare, e’ stata la ricostruzione dell’ ex
amministratore Vincenzo Soddu, ha portato nelle casse della
societa’ “solo 80 milioni di euro, rispetto ai 135 milioni
necessari, di cui 100 di capitale e 35 di nuove linee di
credito”.

Le difficolta’ finanziarie della societa’ “erano ben note a
tutti – ha detto – ed erano sorte dall’ acquisizione di
AirEurope, dall’ 11 settembre, dall’ incidente di Linate, dal
fallimento di Swiss Air, dalla guerra in Iraq e via dicendo”.

Con l’ aumento di marzo e’ entrato nella societa’ l’
imprenditore armeno-argentino Edouardo Eurnekian, con il 38,6%
del capitale. “Prima della firma gli argentini chiesero che
fossero rinegoziati 142 milioni di debiti con i fornitori – ha
spiegato Soddu – cosa che fu fatta dal management dando tre anni
di respiro alla societa’. L’ accordo pero’ doveva essere
rispettato con il pagamento dei debiti correnti e soprattutto
dei contratti di leasing”.

“Con me sono sempre stati pagati gli stipendi, i leasing.
Com’e che sono arrivati a non pagare i leasing?”, e’ stata la
difesa di Soddu, che si ritiene oggetto di un “linciaggio
mediatico”.

Circa i dubbi sulla correttezza dei bilanci 2003 (c’e in
corso un’ indagine della magistratura di Busto Arsizio, ma non
risulta siano state formalizzate delle contestazioni), “nell’
agosto di quest’ anno e’ stato approvato sotto la presidenza di
Giorgio Fossa lo stato patrimoniale delle due societa’ operative
seguendo gli stessi principi contabili applicati al
31.12.2003”, ha detto Soddu. Non e’ mancato poi il riferimento
all’ indagine di Kpmg sui bilanci degli ultimi tre anni della
societa’: “bisogna chiarire come mai Kpmg si sveglia ad ottobre
e decide che quei principi contabili non vanno bene”.

Soddu, infine, ha detto di aver chiesto piu’ volte ai
magistrati di essere ascoltato. “Ho tutte le carte per
dimostrare quello che sto dicendo”, ha spiegato. Il dirigente,
che ha lasciato Volare a luglio, ha poi sottolineato la
validita’ dell’ azienda, ricordando che nei primi mesi del 2004
e stato registrato un utile operativo di 8,8 milioni, contro
una previsione a budget di perdite a livello di ebit per 6
milioni. Sulla semestrale hanno poi gravato 10 milioni di oneri
finanziari.

Baku says NATO role in Karabakh possible

Baku says NATO role in Karabakh possible

Nov 26 2004 3:26PM

BAKU. Nov 26 (Interfax-Azerbaijan) – The Azerbaijani authorities said
that NATO may play a role in settling the Nagorno-Karabakh conflict.

“NATO’s participation in resolving the conflict may become possible. In
our opinion, using this organization’s resources would be helpful,”
Azerbaijani Deputy Foreign Minister Araz Azimov told a workshop
organized by the NATO Parliamentary Assembly in Baku on Friday.

Problems Of Former Prisoners Of War

PROBLEMS OF FORMER PRISONERS OF WAR

Azat Artsakh – Nagorno Karabakh Republic (NKR)
26 Nov 04

On November 13 a round table was held in Nagorni Karabakh on the
problems of former prisoners of war. Representatives of governmental
bodies and public organizations took part in it. On November 23 the
participants of the round table applied to the NKR government and
society to assist to taking measures for rehabilitation of former
POWs and hostages, establishing cooperation between governmental and
non-governmental bodies for providing medical, social and psychological
aid to these citizens, including programs on their psychological
rehabilitation at different levels of budgets. The exact number of the
former prisoners and hostages in Nagorni Karabakh is not known. It
is only known that in the first post-war years thousands of POWs
and hostages were exchanged and returned home, who had been retained
both in prisons and by private persons. Six political prisoners were
sentenced to death by the Azerbaijani court. The bodies of two of them
were reburied in Karabakh, the others, according to the Azerbaijani
side, are buried in the cemetery of the prison and their exact tombs
are not known. In the past few years there have been no cases of
exchanging or returning prisoners and hostages captured before the
cease-fire in 1994.

AA.

26-11-2004

Palestine Without Arafat. Imminent Storm In Desert?

PALESTINE WITHOUT ARAFAT. IMMINENT STORM IN DESERT?

Azat Artsakh – Nagorno Karabakh Republic (NKR)
26 Nov 04

Recently the burning issue in the world has been the state of health
of Arafat who deceased on November 11. And it is natural because
for decades this man was the unchanging and well-known leader of
the Palestinian people and his death will have a great influence not
only on Palestine but also the entire Near East. The reason of this
close connection between Palestine and its leader is that Arafat was
not merely the head of autonomy but the charismatic leader of its
people. The death of such a leader usually creates a kind of vacuum
which is refilled either very slowly or never. It is especially
difficult for the countries and people who are either at war or in a
crucial stage of development. Palestine was passing through such a
stage. And because of the fact that the Palestinian problem is related
to the Arab-Israel rather than the Palestine-Israel relationships, on
the whole it has a considerable effect on the political situation in
the Near East. Today, taking into account the increasing influence of
international terrorism, it is not favourable for anyone, especially
the main figures in the region and particularly the USA. To get a
complete idea of the role of Arafat for the Palestinians, it would be
proper to cast a look at his biography. First, it should be mentioned
that there are a number of contradicting facts in his biography which,
by the way, the leader never denied or confirmed, thus creating a
mysterious myth around his name. Yassir Arafat was born on August 24,
1929 in Jerusalem, in the family of salesman Abdel Rauf who worked in
the police of the Ottoman empire in his youth. His wife Zakhva belonged
to the famous family Abu Saud in Jerusalem. The complete name of Arafat
is Muhammad Abdel Rauf Arafat al-Kudva al-Huseini. Later at college
he took the name â~@~Yassirâ~@~] which means â~@~carefreeâ~@~]. In
1933 Arafatâ~@~Ys mother died and his father, unable to bring up his
children alone, sent 4-years-old Yassir and his younger brother to
their uncle in Jerusalem. Three years later Abdel Rauf married for
the second time and brought the children back to him, where Yassir
stayed until his adolescence. His first steps into politics bear
the traces of the valley of Nile. In the years of his studies he was
close with the â~@~Brother Muslimsâ~@~] although he did not belong to
them. He was engaged in military training organized by the Islamists
in the territory of the University of Cairo. As an orthodox Muslim
he prayed 5 times a day, did not use alcohol and fasted in the holy
month of Ramadan. The â~@~brothersâ~@~] were alone to appeal to
continue jihad against Israel. Among them he met his future brothers
in arms Abu Ayad, Abu Jihad, and many others. There was one who
interested him; it was Gamal Abdel Nassir who had dethroned King
Pharuk of Egypt among the group â~@~Free Officersâ~@~] . Arafat
was also persecuted. In 1954 he was arrested for a short period.
Three years later, with the diploma of an engineer in his pocket,
Arafat left for Kuwait. Here the national liberation movement was
being born in the face of several rebels who had no munitions and
were 1200 km away from the front line. Once in the evening (in
1958) five persons gathered secretly in the capital of the emirate
and decided to start a war for the liberation of Palestine. In the
beginning they issued a newspaper â~@~Phalastinunaâ~@~] (â~@~Our
Palestineâ~@~]). A year later they named themselves â~@~Phathaâ~@~]
which means â~@~Movement for Liberation of Palestineâ~@~] and finally
they chose military names for themselves. According to the Arabian
tradition, they use the name of their elder son, but Yassir Arafat,
still a bachelor, became â~@~Abu Ammarâ~@~]. As distinct from Arabian
nationalists they did not anticipate anything from the existing regimes
which were, in their opinion, exhausted. All of them had got education
in Cairo or Beirut, at one time they believed in Islamists, had been
in prison. However, in their small group Yassir Arafat held a special
position. At the time of the disaster in 1948, unlike his friends,
he had been away from the homeland and did not know what expatriate
meant or what refugee camps were. His revolutionary romanticism
was nourished by abstract ideas about Palestine, his wish to create
an independent state was not related to a particular plot of land,
and suffering was a collective one. Many years later this devotion
made him easier in reference to making compromises in territorial
questions. On April 1, 1965 an unknown organization â~@~Al Asifaâ~@~]
(â~@~Stormâ~@~]) assumed the responsibility for the blast in the
pumping station in Israel. Arafat had chosen this name for signing
the information on the military actions. The message in handwriting
sent to the newspapers of Beirut caused surprise. Whereas, the action
that Arafat ascribed to himself had not taken place for the group
which had to put explosives had been arrested by the security bodies
of Lebanon. The bloodshed had started already. The guerillas took
action by action against the Jewish state. After the war in 1967 Arafat
left for the west bank of the river Jordan. He hid from persecution
for several months and tried to organize the local population but
soon he had to leave for the other occupied bank of Jordan. In the
capital of Jordan Amman they challenged the court every day. Arafat
strengthened by victories became the leader of the Organization for
Liberation of Palestine. The organization founded by Naser in 1964
with the hope of trying to control Palestinian nationalism avoided
the Arab influence. The radical groups, including the Peopleâ~@~Ys
Front of Liberation of Palestine announces themselves by hijacking
planes. On September 6, 1970 the air pirates hijacked three airplanes
and made them land in the northern outskirt of Amman. This event
exhausted the patience of the northern king and he decided to
return his power through force. His well-armed troops easily won and
Yassir Arafat managed to escape. The Palestinian soldiers craved for
revenge. Several members of â~@~Phathaâ~@~] who called themselves
â~@~ Black Septemberâ~@~] (in the memory of the tragic events of
September) organized terrorist actions one after another. During the
Olympic games in Munchen 1972 one of the groups attacked the Israelite
delegation; several people died. Yassir Arafat insisted that he had
no connection with this terrorist action but he was aware of the
terrorist plans of his people and for the first time he preferred to
concede the main role to others. He was a very prudent person. In
1974 Arafat who was known internationally separated himself from
terrorism. At the UN General Assembly he announced that he held the
gun in one hand and the laurel branch in the other and begged not to
let him lose the branch. Soon Arafat was banished from Jordan and
found a refuge in Lebanon where his appearance aggravated tensions
among the Maronit, Sunni, Shiite and Drooz communities. On April 13,
1975 war burst out in the country. Everyone fought, the progressives
against the conservatives, Christians against Muslims, clans against
other clans. The country was torn to parts, and bandits took the power
in severed Beirut. The leader of the Organization for Liberation
of Palestine got easily adapted to this chaotic situation. Owing
to the generous assistance of the countries of the Persian Gulf he
became the leader of one of the large companies, directed hospitals,
newspapers, factories, schoolsâ~@¦ his military and economic power
and later his diplomatic success finally started to worry Israel. On
June 6, 1952 the Israeli army attacked Lebanon. The defence minister
then Ariel Sharon secretly from his government planned destroying the
Organization for Liberation of Palestine. The siege of Beirut lasted
for 12 weeks and during this period the Israeli planes scrutinized
for the leader of Palestine, while the American diplomats negotiated
for the withdrawal of guerillas. At the end of August Arafat left
Lebanon. The president of Tunisia Habib Burgiba confessed that he was
ready to accept Arafat but alone, without his groups. The latter were
â~@~ dissolvedâ~@~] in the Arab world. The new life began outside
the homeland. In order not to lose the control over the situation
in November of 1988 he achieved the division of the Holy Land into
two parts. The aid rendered to Saddam Hussein during the war in the
Persian Gulf crushed his peacemaking efforts depriving him of the
sums paid by the large oil companies. After the defeat of Iraq the
diplomatic process was resumed and this time the conditions were
dictated by the USA. The Organization for Liberation of Palestine
on the verge of bankruptcy and isolation was formally left out of
the list of participants in the peace talks in Madrid. However, soon
Arafat managed to save the Organization and achieved the longed-for
international recognition. Soon he became the chairman of the National
Administration and was even awarded the Nobel Peace prize. In June
2000 an agreement was signed in Camp David and the Palestinians made
compromises but soon the prime minister of Israel E. Barak announced
that it is impossible to achieve peace with Arafat. Later there was
an opportunity to sign a new agreement but it was late. With Ariel
Sharon terrorist actions started and the situation became inadequate
for signing a peace agreement. Yassir Arafat remained in Ramallah and
in 2002 George Bush called him politically dead. It was the reason why
during the elections in the USA Arafat openly supported the opponent
of Bush Senator Kerry. To accelerate the leave of Arafat from politics
the USA imposed on him the prime minister Mahmud Abas who was made by
Arafat to resign however. And up to the end he remained at the head of
the political games in Palestine. Yassir Arafat died without naming his
heir. In this situation it is natural that a struggle should begin for
power in Palestine. Most experts say he will be succeeded by either
Mahmud Abas or Ahmed Kurei. Both are mature people but their Tunisian
background will hardly be respected among the common people. Pharuk
Kadumi also has serious levers of influence, who replaced Arafat
as the head of â~@~Phathaâ~@~]. Serious struggle for power is
expected in Palestine. By the way, Kadumi was among the first to
announce about this. He stated that those who think he will resign
are mistaken. And the attempt to kill Mahmud Abas during the funeral
of Arafat testifies to the fact that the open struggle has already
started even before the leader was buried. Of course, it cannot be
denied that Palestine could have changed the power in comparatively
stable and quiet conditions. And if it is the case Palestine will
prove to the world that they are ready to have their own state.

DAVIT BABAYAN. 25-11-2004

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BAKU: Baku says NATO role in Karabakh possible

Baku says NATO role in Karabakh possible

Interfax
Nov 26 2004

BAKU. Nov 26 (Interfax-Azerbaijan) – The Azerbaijani authorities said
that NATO may play a role in settling the Nagorno-Karabakh conflict.

“NATO’s participation in resolving the conflict may become possible.
In our opinion, using this organization’s resources would be helpful,”
Azerbaijani Deputy Foreign Minister Araz Azimov told a workshop
organized by the NATO Parliamentary Assembly in Baku on Friday.

BAKU: Azeri authorities shifting “propaganda” spending from papers t

Azeri authorities shifting “propaganda” spending from papers to TV – daily

Azadliq, Baku
26 Nov 04

Text of Matlab report by Azerbaijani newspaper Azadliq on 26
November headlined “The authorities are preparing to dispose of the
‘excessive burden'” and subheaded “Money spent on some newspapers
will be channelled into TV stations. Newspaper editors are to find
patrons among affluent state officials”

In the wake of the 1998 presidential election, the Azerbaijani
government took under its wing a number of opposition and independent
newspapers. They also created numerous other newspapers. During
the 2000 parliamentary election, the government possessed around 10
“independent” newspapers, but did not stop at that and continued the
process until the 2003 presidential election.

Those newspapers were given bizarre names, had offices equipped
with new technologies and were well-funded. There was a directive
to display those newspapers at the front of the state-owned kiosks,
along with the state-run newspapers. Only one thing was wanted
from the “independent” newspapers in return for all these favours:
“Produce quality newspapers, brief the public on the government’s
achievements efficiently and seek to erode the public’s support for
the opposition.” However, the newspapers did not live up to these
expectations. This means that the existence of those newspapers has
only resulted in a waste of money.

Apparently, the government ideologues are unwilling to continue their
policy of wasting money. In the near future, some pro-government
newspapers which did not live up to the expectations will have their
funding cut, according to a report that we have received from a source
within the authorities. The preliminary list of those newspapers
includes Palitra, Paritet, Kaspiy and Azad Azarbaycan. Reportedly, the
editors of those newspapers have already been told that the funding
will stop. The ideologues do not want the newspapers to close down
and so advised the editors to resolve the issue on their own. The
editors were advised to apply to various affluent state officials
and to continue their work under their patronage.

It is said that since Markaz, Hafta Ici, Bizim Asr and Xalq Cabhasi
newspapers are sponsored by certain people and act as mouthpieces
of certain state officials, their publication is not expected to
stop. Despite their lack of readership, Sas newspaper, which was
the first to defend [the late President] Heydar Aliyev, and Yeni
Azarbaycan newspaper, which is the organ of the NAP [the ruling New
Azerbaijan Party], will always be supported by the ruling elite.

The source also said that the ideologues want to channel the money
previously spent on newspapers which are no longer wanted into private
TV stations that are directly controlled by the authorities. It is
said that reporters at those TV stations have always disliked the
fact that they are paid less than the correspondents of the aforesaid
newspapers. Taking this into account, the government pundits want to
spend the money allocated for the mass media on TV stations that are
a more effective tool of propaganda.

BAKU: Baku, Rome sign joint declaration

Baku, Rome sign joint declaration

Assa-Irada, Azerbaijan
Nov 26 2004

Italian Deputy Foreign Minister Margherita Boniver arrived in
Baku on Thursday as part of her tour of the South Caucasus region.
The Italian diplomat met with President Ilham Aliyev, Prime Minister
Artur Rasizada and Deputy Foreign Minister Khalaf Khalafov. Boniver
and her Azerbaijani counterpart Khalafov discussed issues related to
prospects for cooperation, expanding participation of Italian companies
in Azerbaijan’s energy and non-oil sector, as well as the situation
with the settlement of the Upper Garabagh conflict. In conclusion of
the discussions, the Azerbaijani and Italian deputy foreign ministers
signed a joint declaration on a consultative forum on economic issues.*