Russie-Ukraine : La =?UNKNOWN?Q?d=E9pendance_post-sovi=E9tique?=remi

La Tribune / Le Monde, France
mardi 7 Décembre 2004

La dépendance post-soviétique remise en cause

Russie-Ukraine : la périphérie contre le centre ?

Dans le sillage de la dĂ©sintĂ©gration de l’URSS, le Rada (Conseil)
suprĂȘme du pays adopta, le 16 juillet 1990, la DĂ©claration sur la
souverainetĂ© nationale de l’Ukraine. SouverainetĂ© confirmĂ©e par un
rĂ©fĂ©rendum national le 1er dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e. DĂšs lors,
l’Ukraine bascule comme une horloge vacillant, de façon irrĂ©guliĂšre
cependant, entre l’Est et l’Ouest. Membre essentiel de la CEI
(CommunautĂ© des Etats indĂ©pendants), elle n’oublie pas que son destin
peut difficilement contredire son histoire liée à la Russie depuis le
XVIIĂšme siĂšcle. Une Russie avec laquelle elle garde aussi bien des
liens structurels que des rapports d’intĂ©rĂȘts. D’un autre cĂŽtĂ©,
l’Ukraine est Ă  la croisĂ©e des corridors de transport (principalement
Ă©nergĂ©tiques) qui relient l’Est Ă  l’Ouest. Elle est Ă©galement un
acteur important des politiques régionales de coopération économique
et militaire dans la zone s’étalant de la mer Baltique Ă  la mer
Noire. C’est pourquoi, elle est membre du conseil de l’Europe, membre
du Partenariat pour la paix et acteur actif dans les opérations
menĂ©es par l’OTAN. Politique multivectorielle, dit-on officiellement.
L’équilibre n’est pas rĂ©alisĂ© pour autant et ce tiraillement se
répercute au niveau interne de façon dangereuse

Mardi 7 décembre 2004

Par Louisa AĂŻt Hamadouche

Depuis l’élection prĂ©sidentielle du 21 novembre, l’Ukraine est en
proie à une grave crise politique. Le pays est divisé en deux avec
d’un cĂŽtĂ© l’opposition, dirigĂ©e par le candidat Viktor Iouchtchenko,
de l’autre le candidat Viktor Ianoukovitch. Le premier conteste les
résultats du scrutin, remporté par le second selon la commission
Ă©lectorale. Tout le monde n’est pas de cet avis. Depuis la tenue du
scrutin, des centaines de milliers d’Ukrainiens manifestent pour
dénoncer des fraudes électorales. Au niveau international, de
nombreux pays, dont les Etats-Unis et le Canada, refusent de
reconnaßtre les résultats du scrutin.

Une crise internationalisée

Pourquoi l’Ukraine intĂ©resse-t-elle tant ? Ce pays a l’un des plus
faibles PIB par habitant de toute l’Europe de l’Est, malgrĂ© le haut
niveau d’éducation et d’instruction de sa population. A ce propos,
estime Ralph Sueppel, directeur de la recherche sur les marchés
europĂ©ens Ă©mergents chez Merrill Lynch, l’Ukraine dispose d’un
potentiel de développement considérable. «Avant les élections,
l’économie Ă©tait sur un rythme de croissance de 13%. Elle a fortement
augmenté ces derniÚres années ses réserves de devises et a amélioré
sa situation économique générale.» Résultat, elle est destinée à
devenir, avec la Roumanie, un pays d’accueil pour les industries
dĂ©localisĂ©es de l’Ouest.L’opposition entre les deux candidats n’est
pas seulement une lutte de pouvoir car elle reflĂšte une opposition de
fond. L’Ukraine est divisĂ©e en quatre sous-ensembles distincts. GrĂące
aux ressources minérales (charbon, fer et métaux rares) dont elle
dispose en abondance, la partie orientale est -en dehors de la
capitale- la plus riche du pays. DominĂ©e par l’industrie houillĂšre et
métallurgique, elle fournit plus de 58% de la production industrielle
du pays en englobant les deux tiers de la population. Le destin du
Sud est de plus en plus lié à celui de ses ports de la mer Noire, car
l’industrie est essentiellement centrĂ©e sur les chantiers navals et
le raffinage du pétrole. Ces deux premiÚres régions sont résolument
tournĂ©es vers l’Est, vers la Russie. Avec la capitale en prime, la
partie centrale capte l’essentiel des investissements Ă©trangers.
Ceux-ci tentent de casser la forte spécialisation de cette région
dans la filiĂšre agroalimentaire. L’Ouest, enfin, regroupe les rĂ©gions
les plus dĂ©favorisĂ©es du pays. L’essentiel des revenus provient de
l’agriculture mais ne constitue pourtant que 20% de la production
agricole totale. Ces déséquilibres se sont ostensiblement aggravés au
point que seules sept régions sur vingt-quatre contribuent à former
la moitiĂ© du PIB national. La partie occidentale de l’Ukraine est
braquĂ©e sur l’Europe dans laquelle elle voit une solution de
développement et une distanciation vis-à-vis de Moscou.

IntĂ©rĂȘts mutuels Ă  prĂ©server

Cela dit, Kiev et Moscou ont un certain nombre d’intĂ©rĂȘts en commun
auxquels ni l’un ni l’autre ne veut (et ne peut) renoncer. Rappelons
qu’un grand nombre d’industries militaires russes, y compris celles
produisant la derniĂšre gĂ©nĂ©ration d’avions de combat et de
porte-avions, ont besoin de la coopĂ©ration de l’Ukraine. L’Ukraine
est une base importante pour la Russie pour contrîler l’accùs à la
mer Noire. De plus, 96% du gaz naturel et d’importantes quantitĂ©s de
pĂ©trole transportĂ©s de Russie vers l’Europe centrale et orientale
empruntent les pipelines qui se trouvent sur le territoire ukrainien.
De son cĂŽtĂ©, l’Ukraine a, elle aussi, des intĂ©rĂȘts vitaux Ă  dĂ©fendre
avec la Russie. Ce pays souffre d’un manque de ressources
énergétiques et compte sur son voisin dans ce domaine. Plus
précisément, la Russie fournit 90% du pétrole et 84% du gaz naturel
consommé en Ukraine. En moyenne, cela représente 50 milliards de
mÚtres cubes de gaz naturel et 30 millions de tonnes de pétrole par
an. Dans un futur prĂ©visible, l’Ukraine continuera de dĂ©pendre de la
Russie pour son Ă©nergie. L’élection de Vladimir Poutine et la
réélection de Leonid Kuchma ont permis des améliorations notables.
Ainsi les deux pays sont-ils parvenus Ă  trouver un accord sur le
rÚglement de la dette, prévoyant le remboursement par la Russie de la
dette due à l’Ukraine par la flotte russe de la mer Noire. Par
ailleurs, les deux pays ont institué un systÚme de partage des
ressources en énergie et trouvé une solution à la question du gaz
naturel. L’Ukraine s’est engagĂ©e Ă  verser 1,9 milliard de dollars Ă 
la Russie. Une déclaration commune a également été signée concernant
le renforcement de la coopération dans la lutte contre le trafic
d’armes, de drogue, l’immigration clandestine dans la rĂ©gion de la
mer Noire.Sur le plan de la coopération militaire, le gouvernement
ukrainien a promulgué de nouveaux rÚglements afin de simplifier les
procédures à suivre par les forces armées russes (navales, aériennes
ou autres), lorsqu’elles pĂ©nĂštrent le territoire ukrainien. En tout,
sept accords ont été conclus, certains concernant la participation de
la Russie au dĂ©veloppement d’un port militaire en Ukraine,
l’environnement socioĂ©conomique du stationnement de la flotte russe
en Ukraine et l’utilisation des frĂ©quences radio et des champs de
manƓuvres en Ukraine par cette mĂȘme flotte.

Histoire ukrainienne dans la périphérie russe

Dans une trùs large mesure, l’Ukraine (Ukraïna en ukrainien) est ce
que sa gĂ©ographie a voulu qu’elle soit. Trois des premiers Ă©lĂ©ments
gĂ©ographiques d’une influence considĂ©rable sont la BiĂ©lorussie, au
nord, la Russie prĂ©sente au nord et Ă  l’est et la cĂŽte constituĂ©e par
la mer Noire et la mer d’Azov au sud. La Pologne, situĂ©e Ă  l’ouest,
est la «fenĂȘtre» sur l’Occident. AprĂšs la Russie (17 millions kmÂČ),
et avant la Pologne, l’Ukraine est le second plus grand pays d’Europe
de l’Est par sa superficie de 603 700 kmÂČ. La gĂ©ographie a façonnĂ©
l’histoire et l’histoire a créé des connexions imbriquĂ©es les unes
dans les autres. Il en ressort que quelque 12 millions de Russes
vivent en Ukraine, soit 22% de la population. Habitant dans l’est de
l’Ukraine, ils sont plutît partisans d’une consolidation des
relations avec la «mĂšre partie», un centre d’attraction remontant
loin dans l’histoire. Avant le dĂ©but de la longue pĂ©riode soviĂ©tique,
l’Ukraine avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© occupĂ©e par la Russie, comme elle l’avait
Ă©tĂ© par la Pologne, la Lituanie, la CrimĂ©e, la Hongrie et l’Empire
ottoman. Ainsi, Ă  la suite du traitĂ© d’Androussovo conclu en 1667,
l’Ukraine a-t-elle en partie Ă©tĂ© cĂ©dĂ©e Ă  la Russie. Quant au reste de
l’Ukraine, la partie rattachĂ©e Ă  l’Empire austro-hongrois de 1772 Ă 
1919 a Ă©tĂ© annexĂ©e par l’Empire russe aprĂšs le second partage de la
Pologne en 1793. Cette période marque la russification massive de
l’Ukraine. Durant deux siĂšcles d’occupation, les dĂ©crets (oukazy) se
succĂ©dĂšrent pour limiter, voire interdire l’usage de la langue
ukrainienne. Il faudra attendre 1905 pour que les publications en
ukrainien et les associations culturelles ukrainiennes soient Ă 
nouveau autorisĂ©es, sous l’impulsion des premiers mouvements
révolutionnaires. Les structures culturelles ont été redynamisées
afin de relever le niveau de culture et d’instruction des Ukrainiens,
dont seulement 13% Ă©taient alphabĂ©tisĂ©s en 1897.L’histoire
tumultueuse de l’Ukraine avec la Russie soviĂ©tique commence avec la
RĂ©volution bolchevique, pĂ©riode durant laquelle l’Ukraine proclame
son indĂ©pendance. Au mĂȘme moment, les Ukrainiens sous domination
autrichienne (en Galicie, en Bucovine et en Ukraine carpatique),
s’affranchissent et fondent, en 1918, leur propre rĂ©publique en
Galicie orientale. Celle-ci rejoindra l’Ukraine russe pour former une
fédération. Proclamée en novembre 1917, la République autonome
ukrainienne fera face Ă  la RĂ©publique soviĂ©tique d’Ukraine soutenue
par les Bolcheviques qui crĂ©ent la RĂ©publique fĂ©dĂ©rĂ©e d’Ukraine en
1922. A cette période, les besoins des minorités nationales de
l’Ukraine deviennent un enjeu dans les politiques nationales. Enjeux
pris Ă  bras-le-corps par plusieurs organismes nationaux et locaux,
notamment des organismes juifs, polonais et russes. La répression
recommencera aprÚs les années vingt, contre les Ukrainiens et les
membres des minorités nationales.

IdentitĂ© entremĂȘlĂ©e

Des Ukrainiens, des Polonais et plusieurs membres des autres
minorités ethniques seront déportés. Ainsi au cours de la Seconde
Guerre mondiale, le régime stalinien a-t-il déporté prÚs de 400 000
Allemands d’Ukraine en ex-URSS, puis 180 000 Tatars de CrimĂ©e, ainsi
que des Grecs, des Bulgares et des Arméniens. Les données
démolinguistiques montrent que si la majorité des habitants sont des
Ukrainiens d’«origine», la langue maternelle, l’ukrainien, est une
langue slave de la famille indo-européenne, étroitement apparentée au
russe et au biélorusse. En fait, ces trois langues ne constituaient
par le passĂ© qu’une seule. Celles-ci n’ont commencĂ© Ă  se fragmenter
que vers le XIIÚme siÚcle, au point que, avant la soviétisation de
l’Ukraine, on ne comptait pas beaucoup d’emprunts au russe (comme
bilshovnyk issu de bolchevnyk). En revanche, à partir des années
trente, les mots russes sont entrés massivement dans la langue
ukrainienne et, dans beaucoup de cas, affirment les observateurs,
cette introduction n’était pas nĂ©cessaire. Cette introduction massive
de mots russes dans le vocabulaire ukrainien fut l’un des rĂ©sultats
de la politique de russification menée par le Parti communiste de
l’ex-URSS. A l’instar du russe (du biĂ©lorusse, du serbe, du bulgare
et du macĂ©donien), la langue ukrainienne s’écrit avec l’alphabet
cyrillique. Actuellement, l’ukrainien et le russe demeurent des
langues distinctes. Cependant, bien que leurs grammaires respectives
présentent beaucoup de similitudes, elles coïncident dans une
proportion d’environ 70%. Sur le plan constitutionnel, la
Constitution de 1996 institue l’ukrainien comme seule langue
officielle, mais reconnaßt explicitement aux minorités nationales le
droit de promouvoir leur langue. Aussi l’Etat autorise-t-il
diffĂ©rents types d’établissements scolaires, divisĂ©s en trois
catégories :
1- Ă©coles dont la langue d’enseignement est une langue minoritaire;
2- écoles bilingues : ukrainien-russe, ukrainien-roumain,
ukrainien-hongrois, ukrainien-slovaque
;
3- Ă©coles dont le programme d’enseignement inclut l’étude de la
langue, de la littérature, de la culture et des traditions populaires
des minorités nationales.
Selon les données fournies par la Commission nationale des
statistiques, l’instruction de tous les citoyens ukrainiens Ă©tait
assurée en 1998-1999 par un réseau national dont 75% (4,4 millions
d’élĂšves) utilisaient l’ukrainien comme langue d’enseignement. Les
Ă©tablissements dont le russe est la langue d’enseignement
constituaient 12% du rĂ©seau (2,3 millions d’élĂšves). Pour le
professeur Mickailo Kirsenko (Académie de Mohila, à Kiev),
«l’indĂ©pendance de l’Ukraine est primordiale pour la raison suivante
: si l’Ukraine rĂ©ussit Ă  rester indĂ©pendante, les Russes seront
obligés de repenser leur identité». Une identité liée depuis toujours
Ă  la nĂ©cessitĂ© d’avoir accĂšs Ă  la mer Noire. Or, si l’Ukraine coupait
les ponts avec la Russie, elle pourrait lui bloquer la route de la
mer Noire. Confirmant cette idée, Stefan Wilkanowicz, intellectuel
polonais, estime que les Russes se greffent sur l’hĂ©ritage ukrainien.
Dans le passĂ©, cette greffe s’est doublĂ©e d’oppression exercĂ©e par
l’ex-URSS. Aujourd’hui, une partie des Ukrainiens perçoivent la mĂȘme
oppression à travers les pressions économiques. Cette connexion entre
les deux Etats remonte à la pluralité de la culture ukrainienne. Ce
pays est une forme de synthùse entre l’Orient et l’Occident et
chancelle entre l’un et l’autre au grĂ© des rapports de force. Par sa
proximitĂ© avec l’UE, l’Autriche et la Pologne, l’Ukraine revendique
une prédisposition naturelle et historique au libéralisme politique.
La présence de minorités est, elle aussi, un facteur de rapprochement
avec l’Occident. La minoritĂ© hongroise, qui forme 13% de la rĂ©gion
frontaliùre, fait davantage que de regarder vers l’Ouest. Habitant un
pays qui se développe économiquement lentement, elle compare et
observe «la mĂšre patrie» s’aligner sur l’Union europĂ©enne. RĂ©sultat,
des milliers d’Ukrainiens d’origine hongroise prennent, chaque annĂ©e,
le chemin d’un retour inattendu.

La Crimée : le cadeau piégé

La russification s’est Ă©galement dĂ©veloppĂ©e Ă  travers la CrimĂ©e,
rĂ©publique de Russie rattachĂ©e en 1954 Ă  l’Ukraine par le prĂ©sident
de l’URSS, Nikita Khrouchtchev. Ce cadeau «empoisonné» placera
l’Ukraine sur une route parallùle à celle de Moscou. Pendant l’Union
soviétique, elle sera la carte permettant la poursuite de la
russification de l’Ukraine. AprĂšs l’indĂ©pendance, elle demeurera un
atout d’influence directe. Rappelons par exemple que peu aprùs
l’indĂ©pendance, un mouvement sĂ©cessionniste dirigĂ© par des Russes se
forma en CrimĂ©e. Il proclama mĂȘme une indĂ©pendance, abrogĂ©e en mai
1992. Pour contrer cette abrogation, le Parlement de la Fédération de
Russie déclara nul et caduc le transfert de 1954 qui rattachait la
CrimĂ©e Ă  l’Ukraine le mĂȘme mois, avant de se raviser et de
reconnaĂźtre le statu quo. Dans l’état actuel des choses, la
République de Crimée est une entité autonome, mais faisant partie
«intĂ©grante et insĂ©parable» de l’Ukraine; elle est peuplĂ©e de Russes
orthodoxes,d’Ukrainiens, de Tatars musulmans et de quelques minoritĂ©s
grecques, bulgares et juives karaĂŻtes. Plusieurs dispositions de la
Constitution ukrainienne de 1996 (les articles 134 Ă  139) sont
consacrées à la République autonome de Crimée qui, par ailleurs, est
dotée de sa propre Constitution selon laquelle elle exerce le pouvoir
dans la préservation de la culture notamment. Selon Liu Zhihai, de
fait, 80% des Russes vivant en Crimée souhaitent retourner en Russie,
faisant ainsi planer des menaces sur l’indĂ©pendance et l’unitĂ© de
l’Ukraine. Un moyen supplĂ©mentaire de faire pression.

L. A. H.

–Boundary_(ID_aEj22tJlLI/3mM99wv6j8w)–

Europe, UMP, Raffarin : les trois =?UNKNOWN?Q?hypoth=E8ques?= qui=?

Le Monde, France
mardi 7 Décembre 2004

Europe, UMP, Raffarin : les trois hypothĂšques qui pĂšsent sur Chirac

Le “oui” du PS Ă  la Constitution europĂ©enne et l’Ă©lection de Nicolas
Sarkozy Ă  la prĂ©sidence du parti majoritaire n’ont pas dĂ©gagĂ©
l’horizon du chef de l’Etat : le rĂ©fĂ©rendum n’est pas gagnĂ©, une
crise est possible avec son ex-ministre des finances, et un
remaniement dĂ©but 2005 toujours Ă  l’Ă©tude.
Le mot d’ordre Ă  l’ElysĂ©e, aprĂšs une semaine capitale qui a vu
Nicolas Sarkozy accĂ©der Ă  la tĂȘte de l’UMP, les militants du PS
approuver la Constitution europĂ©enne et la justice mĂ©nager l’avenir
d’Alain JuppĂ© ? “La vie continue.” C’est sans doute une maniĂšre de
dire que les soucis aussi. Ceux du chef de l’Etat concernent en
particulier le rĂ©fĂ©rendum, l’avenir du gouvernement et du premier
ministre, les rapports avec l’UMP.

Si Jacques Chirac a pu se rĂ©jouir du “oui” des socialistes – “une
bonne nouvelle pour l’Europe”, a-t-il dit le 2 dĂ©cembre Ă  LĂŒbeck
(Allemagne) -, il ne considĂšre pas la partie gagnĂ©e. “Il faut voir
maintenant comment François Hollande va gĂ©rer ça, s’il a la capacitĂ©
d’entraĂźner”, observe un conseiller du chef de l’Etat, notant que les
partisans du “non” n’ont pas dĂ©sarmĂ©. En outre, l’entourage
présidentiel juge fragiles les sondages qui indiquent, pour
l’instant, une majoritĂ© favorable au “oui”. D’autant que “l’os turc”,
selon l’expression d’un chiraquien du premier cer-cle, ne serait
toujours pas passé.

EspĂ©rant toujours qu’un “dĂ©couplage” entre la question de l’adhĂ©sion
turque Ă  l’Union europĂ©enne et l’adoption de la future Constitution
s’effectuera au Conseil europĂ©en du 17 dĂ©cembre, l’ElysĂ©e plaide
qu’il s’agit d’un “prĂ©alable” : “La question turque se posera un
jour, y dit-on ; il n’y a pas lieu de la prĂ©empter maintenant par un
vote d’humeur sur la Constitution.” Mais il n’est pas certain que la
promesse d’un rĂ©fĂ©rendum dans dix ou quinze ans sur le statut de la
Turquie – telle que M. Chirac l’a formulĂ©e (Le Monde du 4 octobre) –
suffise Ă  convaincre.

UNE ÉPINE

M. Chirac n’a mĂȘme pas rĂ©glĂ© la question au sein du couple
franco-allemand. Gerhard Schröder ne veut pas du scénario alternatif
d’un “partenariat privilĂ©giĂ©” avec la Turquie – comme l’a recommandĂ©,
dimanche, ValĂ©ry Giscard d’Estaing. FidĂšle de M. Sarkozy, le ministre
dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l’industrie, Patrick Devedjian, a mis l’accent sur la
reconnaissance du génocide arménien par la Turquie, dimanche sur
Radio J. Quant Ă  l’Ă©largissement de l’Union Ă  25 pays, l’ElysĂ©e
considĂšre avec optimisme qu’il ne s’agit plus que d’une “question
technique”.

Autant dire que l’Europe reste une Ă©pine pour M. Chirac, tant que le
rĂ©fĂ©rendum annoncĂ© pour 2005 n’est pas gagnĂ©. Son entourage
s’empresse nĂ©anmoins d’assurer qu’un “non” des Français Ă  la
Constitution européenne ne signifierait aucun rejet personnel du
prĂ©sident de la RĂ©publique. Ses conseillers soulignent d’ailleurs que
M. Chirac a toujours dĂ©plorĂ© la personnalisation de l’enjeu
rĂ©fĂ©rendaire, affirmant rĂ©guliĂšrement que “De Gaulle n’a pas rendu
service au rĂ©fĂ©rendum en dĂ©missionnant en 1969” – aprĂšs l’Ă©chec de
son référendum sur le Sénat et la régionalisation.

M. Raffarin pourra-t-il conduire, avec le chef de l’Etat, la campagne
référendaire ? A la rentrée, certains chiraquiens rejetaient
catégoriquement cette hypothÚse, jugeant le premier ministre trop
affaibli. Le vent semble tourner. “Si le “oui” l’emportait au PS,
Chirac laissait Raffarin faire la campagne. C’Ă©tait le deal”, assure
un ministre proche du chef de l’Etat. ” Raffarin sera changĂ© aprĂšs la
campagne”, approuve un expert qui conseille l’ElysĂ©e, ajoutant : “Je
ne vois pas en quoi son impopularité change quelque chose au
rĂ©fĂ©rendum. C’est une vision de court terme.” A quoi un dĂ©putĂ©
chiraquien ajoute : “S’il n’y a pas de mouvement social fort, Chirac
ne fera rien sur la seule base de sondages dĂ©favorables Ă  Raffarin.”

Si le président a naturellement réfléchi au remplacement de son
premier ministre – songeant Ă  Dominique de Villepin, Jean-Louis
Borloo ou MichÚle Alliot-Marie -, il semble peu pressé de renoncer au
confort que lui offre encore M. Raffarin. Le départ de M. Sarkozy du
gouvernement donne Ă  ce dernier une bouffĂ©e d’air que M. Chirac
souhaiterait lui laisser. Quitte Ă  opĂ©rer un remaniement plus large –
sans changer de premier ministre – avant de commencer la campagne.
“Pour l’instant, il n’y a pas remaniement, il y a gouvernement”,
rĂ©sume-t-on Ă  l’ElysĂ©e.

L’UMP suscite davantage d’incertitudes. M. Sarkozy joue avec habiletĂ©
la partition de la rĂ©conciliation. Evoquant l’Ă©lection prĂ©sidentielle
de 2007, le nouveau chef du parti majoritaire a assuré, au cours de
l’Ă©mission “Vivement Dimanche”, sur France 2 : “Si c’Ă©tait Jacques
Chirac qui Ă©tait en situation d’ĂȘtre le meilleur, eh bien, le rĂŽle du
prĂ©sident de l’UMP, ce serait de le soutenir et tout autre
comportement serait irresponsable.” Mais n’en dĂ©plaise Ă  ceux de ses
partisans qui appellent déjà à sa candidature, M. Chirac ne semble
pas, pour l’heure, vouloir Ă©voquer 2007 autrement qu’en plaisantant.
Il pense qu’une crise politique n’est pas Ă  exclure avec l’UMP, si la
critique du gouvernement par le parti majoritaire devenait trop forte
– ce que le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e, Jean-Louis DebrĂ©, a dit
plusieurs fois publiquement. “Il faut faire confiance.
Attentivement”, dit un ami du prĂ©sident en parlant de l’UMP, laissant
deviner qu’il y aura plus d’attention que de confiance.

Béatrice Gurrey

–Boundary_(ID_+qZfIFY7F9/GUgz2C0QW0w)–

BAKU: Iran may export oil products to Armenia via rail

Iran may export oil products to Armenia via rail

Assa-Irada, Azerbaijan
Dec 7 2004

Armenian Defense Minister Serzh Sarkisian and Iranian Ambassador to
Armenia Alirza Hagigian discussed construction of a railway connecting
Iran and Armenia last Saturday.

Sarkisian stressed that the project, which envisions exports of
Iranian oil to Armenia, is a vital issue for his country.

Also considered were issues related to regional security, the Upper
Garabagh conflict, construction of the Iran-Armenia gas pipeline and
new electricity transmission lines, as well as the planned visit by
Sarkisian to Iran, the Armenian media reported.

The Iranian ambassador said that his country is ready to assist
in teaching the Persian language in the Vazgen military school. He
also underlined that political stability and economic development in
Armenia is very important for Iran.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

BAKU: Azerbaijan releases 500 carriages to Georgia so far

Azerbaijan releases 500 carriages to Georgia so far

Assa-Irada, Azerbaijan
Dec 7 2004

Another 7 railway carriages loaded with grain were released to Georgia
from the Boyuk Kasik station on Monday. This brings the number of
railway carriages released to this country after being kept on the
Azeri-Georgian border for several days to 500, the State Railway
Office told AssA-Irada.

Some 780 carriages are currently withheld at the Boyuk Kasik and
neighboring railway stations, including 440 transporting oil products
and the rest grain and flour.

The carriages were detained by Azerbaijan on their way to Georgia
to investigate whether they were they were to be further delivered
to Armenia.

Representatives of the Azerbaijan State Customs Committee have been
in Georgia for several days to look into the problem.*

ARKA News Agency – 12/06/2004

ARKA News Agency
Dec 6 2004

RA Prime Minister receives Editor of Moscow Magazines “Armenian
Guide” and “Citizen”

Condition of arrested in NKR penitentiary institutions is
satisfactory – monitoring of Civil Initiatives Center

Deputy Foreign Ministers of Armenia and GB discuss several bilateral
issues

European films festival to be held in Armenia on December 13-19

Whole Armenian people interested in settlement of Nagorno Karabakh
issue

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RA PRIME MINISTER RECEIVES EDITOR OF MOSCOW MAGAZINES “ARMENIAN
GUIDE” AND “CITIZEN”

YEREVAN, December 6. /ARKA/. RA Prime Minister Andranik Margarian
received Editor of Moscow Magazines “Armenian Guide” and “Citizen”
Karen Mikaelian, RA Government press office told ARKA. During the
meeting Margarian highly estimated contribution of Mikaelian in the
issue of integration of Diaspora and its participation in political
and public life of Armenia. L.D. –0–

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CONDITION OF ARRESTED IN NKR PENITENTIARY INSTITUTIONS IS
SATISFACTORY – MONITORING OF CIVIL INITIATIVES CENTER

STEPANAKERT, December 6. /ARKA/. According to monitoring of Civil
Initiatives Center, condition of arrested in NKR penitentiary
institutions is satisfactory, CIC Director Albert Voskanian stated
today. According to him, during monitoring CIC came to a conclusion
that in the whole moral-psychological and physical condition of
arrested, observation of their rights, sanitary conditions of cells
is at a good level.
Note Civil Initiatives Center conducts monitoring of penitentiary
institutions of NKR since Apr 2003. L.D. –0–

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DEPUTY FOREIGN MINISTERS OF ARMENIA AND GB DISCUSS SEVERAL BILATERAL
ISSUES

YEREVAN, December 6. /ARKA/. RA Deputy Foreign Minister Ruben
Shugariana received today the Head of East Department of GB MFA Simon
Smith, RA MFA told ARKA. The parties discussed the importance of
development of Armenian-British relations and the increase of
cooperation level of South Caucasus with European community,
especially in the context of European neighborhood. The parties also
exchange views on ways of optimal use of advantages of given policy
by South Caucasus countries. They also discussed the issues of
Armenian-Turkish relations. The parties discussed present condition
and settlement perspectives of Karabakh conflict. L.D. –0–

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EUROPEAN FILMS FESTIVAL TO BE HELD IN ARMENIA ON DECEMBER 13-19

YEREVAN, December 6. /ARKA/. Festival of European films will be held
in Armenia in December 13-19. According to the published press
release, films from Germany, Greece, Poland, Great Britain and France
will be demonstrated in Moscow Cinema in Yerevan. The festival is
organized by the Embassies of Greece, France, Italy, Poland and
Germany in Armenia, as well as by the British Council and European
Commission. L.V.–0–

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WHOLE ARMENIAN PEOPLE INTERESTED IN SETTLEMENT OF SETTLEMENT OF
NAGORNO KARABAKH ISSUE

YEREVAN, December 6. /ARKA/. The whole Armenian people is interested
in settlement of the Nagorno Karabakh issue, as Armenian Foreign
Minister Vardan Oskanian said in his interview to local TV company
Kentron. He declined the critics to Armenia’s address that it delays
the settlement of the Nagorno Karabakh issue. At that he mentioned
that the Armenian people is not ready to agree to solutions that are
in contradiction of its interests. Therefore, in his words, it is
necessary to find a correct balance around the issue, that would be
not easy. “We must not hold maximal positions and must agree to
compromise options”, he added. He stressed the importance of peaceful
co-existence with neighbours adding that there is no other choice for
us, “We need to solve all problems with our neighbours, to overcome
all obstacles, to create good relations with our neighbours”,
stressing that no long-term and stable economic growth and self
security can be secured without this. “This is unavoidable and I am
confident that we will achieve this one day”, he stated. T.M. –0–

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Oskanian: If UN adopts Azer. resolution Armenia will refuse bilatera

IF THE UN ADOPTS AZERBAIJANI RESOLUTION ARMENIA WILL REFUSE BILATERAL
NEGOTIATIONS ON KARABAKH

ARKA News Agency
Dec 6 2004

YEREVAN, December 6. /ARKA/. If the UN adopts the Azerbaijani
resolution “on the situation on the controlled territories”, Armenia
will refuse bilateral negotiations on Karabakh, as Armenian Foreign
Minister Vardan Oskanian said in his interview to local TV company
Kentron. In his words, in this case Armenia will demand Nagorno
Karbakh’s participation in the negotiating process as a party of the
negotiations, as after adoption of such a resolution the issue will
go beyond the Minsk Group and partially will go to other
international organization, in which Amenia may not have any separate
negotiations. “We really will not continue bilateral negotiations. If
Azerbaijan will agree to Arkadi Ghukasyan’s participation in them,
the process will continue, otherwise Azerbaijan will be responsible
for the consequences”, he stated adding that the Con-Chairs were
warning Azerbaijan that inclusion of the issue in the UN agenda will
break the negotiations. Also Armenia will seriously change its policy
regarding the Karabakh problem. Particularly, in his words, the
problem will be publicly announced as a conflict between Azerbaijan
and Nagorno Karabakh in which Amenia plays a role of guarantor. Also,
Armenia will refer the issue to 1992, it will accent the reason of
the situation and true responsible of militarization of the conflict.
“And finally we will put the issue on self-determination of Karabakh
strongly”, he stressed, adding that Azerbaijan understands all this.
In Oskanian’s opinion, the danger of the adoption of the resolution
by the UN in the circumstance that this organization can consider
this issue as a conflict between Armenia and Azerbaijan . At that in
his words, the probability of adoption of this issue exists as the
OSCE Minsk Group member states will refrain from voting and most of
the countries will follow their examples. In this case as he
mentioned, the procedure of the adoption of the decision in the UN
will allow Azerbaijan to pass the resolution having support of 5-10
states. At the same time, Oskanian added that he does not see a
tragedy in it, as the issue discussed in UN concerns the issue of
settlement of the controlled territories and does not solve the issue
of the status of Nagorno Karabakh. T.M. –0–

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Turkish entry would be end of old EU

Turkish entry would be end of old EU
By Paul Taylor

Dawn, Pakistan
Dec 7 2004

BRUSSELS: Where does Europe end and should the European Union go
on expanding indefinitely? That is one key argument of opponents
of Turkey’s bid to win agreement next week to open European Union
membership talks.

While Turkey’s supporters see an opportunity to extend the EU’s mantle
of stability and prosperity to a dynamic Muslim democracy and Nato
ally, adversaries fear the 25-nation grouping will over-extend itself
and choke on such a giant morsel.

They see a precedent that will change the EU from a close-knit
community into an unwieldy “regional United Nations” sprawling into
central Asia and North Africa. If the EU says “yes” to Turkey, how
could it say “no” to Ukraine, Belarus, Georgia, Armenia and eventually
Russia and Morocco, the critics ask.

“Turkey is an Asian country with a small bridgehead in Europe, with
the elite looking to Europe … but the vast majority rooted in Asia,”
former EU farm chief Franz Fischler said in a letter to his colleagues
this year.

The EU would be unable to sustain its two main spending policies,
agricultural support and regional development aid, even if Turkish
membership were phased in over a decade, and it would open “a geo
strategic Pandora’s box”, the Austrian warned.

The man who drafted the EU constitution, former French President
Valery Giscard d’Estaing, was even more blunt. Turkey was not
geographically or culturally European, and its accession would be
“the end of the European Union”, Giscard told the French daily Le
Monde in November 2002.

Furthermore, those pushing Turkish membership most strongly were the
enemies of European integration, Giscard asserted – a reference to
Britain and the United States. Rising French political star Nicolas
Sarkozy, leader of the ruling UMP party, last month rejected Turkish
entry and said the indefinite expansion of the EU was “an American
vision”.

DIFFERENT EUROPE: Turkish accession in a decade or so would certainly
create a very different EU, shifting the balance of power still
further away from its original Franco-German axis – hence French alarm.

By the time it joined, Turkey would be the most populous nation
in the EU, overtaking Germany’s 80 million. That would give it the
most voting power under the largely population-based voting system
established by the constitution, and the biggest block of seats in
the European Parliament.

The EU would no longer be able to afford to subsidise farmers and poor
regions on the current scale. To some critics, notably in France,
that would reduce it to a vast free trade area with little or no
redistribution of wealth.

Countries such as Britain and Sweden make little secret of their
delight at such a prospect. Turkey’s supporters argue that the EU is
already evolving with the admission of 10 mainly poor east European
countries this year, and its farm and regional policies will have to
change anyway due to world trade talks and budget constraints.

They also argue that the accession of a country with a surplus of
eager young workers could boost Europe’s dwindling, ageing workforce
and help defuse a looming pensions crisis.

But European Commission economists say an influx of Turkish labour,
likely to be long delayed by transition arrangements, would do little
to ease the pensions shortfall.

Then there is the cultural argument – a euphemism for religion in
some eyes, or for a history of enmity in others. Dutch former EU
commissioner Frits Bolkestein articulated an often unspoken fear of
Europe being overrun by Islam.

In a speech in September, he suggested that Ankara’s accesion would
reverse the 1683 defeat of the Turks at the gates of Vienna, which
marked the limit of the westward expansion of the Ottoman empire
in Europe.

Jean-Louis Bour langes, a centre-right French member of the European
Parliament and leading European federalist, said the EU’s extension
into eastern Europe was a natural reunification with “the kidnapped
east”. But admitting Turkey would be quite different.

“(Turkish Prime Minister Tayyip) Erdogan says the EU should be
a crossroads of civilizations. We consider it is the home of a
civilization. European identity shouldn’t be a department store,”
Bourlanges said.

Antelias: The General Secretary of United Bible Societies in Antelia

PRESS RELEASE
Catholicosate of Cilicia
Communication and Information Department
Contact: V. Rev. Fr. Krikor Chiftjian, Communications Officer

Tel: (04) 410001, 410003
Fax: (04) 419724
E- mail: [email protected]
Web:

PO Box 70 317
Antelias-Lebanon

THE GENERAL SECRETARY
OF UNITED BIBLE SOCIETIES IN ANTELIAS

ANTELIAS, LEBANON – Rev Dr. Miller Milloy, Director and General
Secretary of the United Bible Societies met His Holiness Aram I on
Sunday 5 December 2004, in his residence at the Cathoilicosate in
Antelias. Items pertaining to the new projects and activities of
the UBS, their collaborations with the Orthodox Churches, and the
translation of the Holy Bible to modern Armenian undertaken jointly
by the Armenian Catholicosate of Cilicia and the UBS, were on the
agenda of this meeting. His Holiness also shared with his guest a
number of ecumenical concerns, and particularly the emerging process
of reconfiguration in the life of the ecumenical movement.

On the same day Rev. Paren and Rev. Mashdotz as representatives of
His Holiness attended the public lecture given by Dr. Milloy.

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The Armenian Catholicosate of Cilicia is one of the two Catholicosates
of the Armenian Orthodox Church. For detailed information about
the jurisdiction and the Christian Education activities in both the
Catholicosate and the dioceses, you may refer to the web page of the
Catholicosate, The Cilician Catholicosate,
the administrative center of the church is located in Antelias,
Lebanon.

http://www.cathcil.org/
http://www.cathcil.org/

Armenians Of Marseilles To Hold Rally Against Turkey’s Membership In

ARMENIANS OF MARSEILLES TO HOLD RALLY AGAINST TURKEY’S MEMBERSHIP IN EUROPEAN
UNION ON DECEMBER 16

MARSEILLES, December 6 (Noyan Tapan). About 500 Armenians from
the French city of Marseilles held an action of protest before the
building of the Prosecutor’s Office on November 28 in connection with
the attack of the Turks on the five Armenians collecting signatures
before the building of the Mayor’s Office in Valance. The “Azg”
(“Nation”) newspaper reported about it quoting the Parisian “Armennews”
as a source. In response to the appeal of Ramkavar Azatakan, ARF
Dashnaktsutyun and other parties the Armenians of Marseilles demand
that the French authorities should punish the Turks with all the
strictness of the law. A delegation of the local Jewish Community also
participated in the rally besides the French political figures. During
the rally the Armenian organizations called on the Armenians of France
to participate in the rally to be held in Marseilles on December
16. Its purpose is to cease the process of Turkey’s joining the
European Union. This issue will be solved in Strasbourg on December 17.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

“Most Part Of Desabled People’s Problems Is Unsolved In Armenia,”Exe

“MOST PART OF DESABLED PEOPLE’S PROBLEMS IS UNSOLVED IN ARMENIA,” EXECUTIVE
DIRECTOR OF “UNISON” PUBLIC ORGANIZATION THINKS

YEREVAN, December 6 (Noyan Tapan). The forum on the problems of
disabled people entitled “All Armenians Can” was held at the American
University of Armenia on December 3-5. It was held upon the initiative
of the Armenian Office of the ACCELS organization. According to
Director of Organization’s Armenian Office Elizabeth Vinship, the
purpose of the forum is to increase the awareness of the society
of the disabled people’s problems and to contribute to the change
of the attitude towards them. Armen Alaverdian, the Executive
Director of the “Unison” public organization on support to the
people having particular needs, said that at present, in contrast to
the Soviet years, the problems of the disabled people are at least
discussed. Part of them, is resolved, for example, grounds with incline
are constructed in the streets. But, according to A. Alaverdian,
most part of the problems remains unsettled, the conditions, under
which the disabled people could become full members of the society,
haven’t been established. A. Alaverdian, for example, noticed that
none of cultural entities in the republic has conveniences foreseen
for the disabled people, regardless of the act that the organization
has repeatedly applied for this issue to the corresponding bodies.