Racisme Et Nationalisme En Turquie

RACISME ET NATIONALISME EN TURQUIE

Publié le : 23-01-2013

Info Collectif VAN – – Le 10 novembre 2012,
AyÅ~_e Gunaysu, féministe et militante turque des Droits de l’Homme,
a participé a Wroclaw (Pologne), en compagnie de Talin Suciyan
(Allemagne), a une table-ronde intitulée ” Témoigner après les
témoignages. Histoire du négationnisme ”. Organisée sous l’égide
de l’Institut Grotowski, la réunion-débat était modérée par
l’historien Ara Sarafian (Grande-Bretagne). Le discours qu’AyÅ~_e
Gunaysu y a prononcé a été publié sur le site de The Armenian
Weekly le 2 janvier 2013 sous le titre: ” Mon opinion sur la Turquie
post-génocidaire. ” Ce texte en anglais a déja fait l’objet de
traductions francaises mais le Collectif VAN a choisi de prendre son
temps afin de proposer une traduction aboutie. Il rend hommage au
témoignage lucide, fort, et courageux de la militante turque AyÅ~_e
Gunaysu. Cette dernière n’hésite pas a critiquer le racisme et le
nationalisme en Turquie, mais va au-dela et reconnaît l’aveuglement
des organisations anti-fascistes auxquelles elle a adhéré a partir
des années 75 : ” Nous n’avons jamais ouvert les yeux sur le fait
que les Turcs racistes pouvaient eux aussi incarner le fascisme et
refléter ainsi l’essence raciste de l’Etat turc, cette prolongation
de l’Empire ottoman génocidaire. ”

Légende : AyÅ~_e Gunaysu, féministe et militante turque des droits
de l’homme.

AyÅ~_e Gunaysu : mon opinion sur la Turquie post-génocidaire

Armenian Weekly

2 janvier 2013

AyÅ~_e Gunaysu

Je remercie l’Institut Grotowski pour son invitation et sa généreuse
hospitalité. Je vous remercie aussi, cher public, d’être venu nous
écouter. Je me sens honorée d’être ici en votre compagnie.

Je suis par ma naissance une Turque musulmane. C’est-a-dire que je
suis une descendante des auteurs du génocide des Arméniens, des
Assyriens et des Grecs de l’Empire Ottoman. Je ne suis ni historienne,
ni universitaire, ni écrivain, je suis juste une militante des Droits
de l’Homme. Je ne peux donc que vous faire partager mes sentiments
et mon opinion sur la Turquie post-génocidaire.

A présent, je vous demande de vous imaginer que je suis une Allemande,
que je viens d’Allemagne.

Mais imaginez que l’Allemagne n’a pas été vaincue a l’issue de la
Seconde Guerre mondiale, qu’elle a au contraire été victorieuse et
n’a donc pas été prise en flagrant délit pour les crimes qu’elle a
commis : le monde n’a ainsi jamais eu la possibilité de visionner les
séquences filmées montrant les chambres a gaz et les amoncellements
de cadavres.

Imaginez aussi que l’Allemagne a usé de toute sa technologie et de
sa puissance industrielle pour couvrir ces faits et nier l’Holocauste.

Imaginez que la Shoah est niée de manière officielle, publique,
sociale et culturelle, niée dans tous les sens du terme.

Bien entendu, ce déni ne consiste pas seulement a dire ” non,
cela n’est jamais arrivé. ” Imaginez que tout l’appareil d’Etat et
la vie sociale du pays s’organisent autour de cela. Que les manuels
scolaires, les médias grand public, les milieux universitaires, la
société civile, internet, tous disent la même chose, essayant de
justifier l’extermination des Juifs et des autres catégories. Qu’ils
disent que c’était justifié, que c’était inévitable, que c’était
pour la survie de leur Nation. De plus, qu’ils disent que ce ne sont
pas eux qui ont massacré les Juifs mais exactement l’inverse.

Imaginez que les musées, les encyclopédies, et les expositions en
Allemagne relaient ces mensonges. Et, chose encore plus terrible,
que presque tous les Allemands croient fermement en la version de
leur gouvernement, et ne doutent jamais de ce qu’on leur dit.

Imaginez que les Juifs restés en Allemagne soient la cible des
racistes allemands et que les discours haineux envers les Juifs y
soient monnaie courante.

Que serait l’Europe aujourd’hui avec une Allemagne pareille et une
telle négation de la Shoah? Que serait la Pologne ? Y aurait-il un
Institut Grotowski ?

Je vous ai demandé d’imaginer cela afin de réfléchir une fois
de plus a la facon dont la négation d’un génocide peut changer la
vie elle-même.

Dans pareil scenario, la réalité objective ne veut rien dire. Rien
du tout. La réalité objective ne compte absolument pas. Ce qui
détermine la vie n’est autre que la réalité subjective, c’est-a-dire
ce que les gens pensent sincèrement.

C’est exactement le cas en Turquie pour tout ce qui concerne les
Arméniens et le génocide arménien. Voila la Turquie d’où je viens.

La reconnaissance, la repentance, l’humilité et le fait de ressentir
de la honte, voila ce qui fait de nous des êtres humains. Sans cela,
un peuple, un pays, est susceptible de commettre de nouveaux crimes,
de normaliser la violence, de transformer, en fait, la violence en
mode de vie. Ce qui est le cas en Turquie. En l’absence de pareilles
émotions, il n’y a pas de possibilité qu’advienne une forme de
catharsis, de repentance, que l’on puisse se laver de sa culpabilité.

C’est bien ce qui prévaut en Turquie depuis le génocide. Les
gouvernements successifs ont commis des crimes et continuent a en
commettre.

A présent, quelques mots me concernant. J’espère que mon histoire
va vous permettre de mieux appréhender la réalité turque. J’étais
une militante marxiste-léniniste, une communiste, membre secret du
Parti communiste de Turquie, qui était illégal entre 1970 et 1985.

Nous étions des anti-impérialistes convaincus, surtout opposés
a l’impérialisme américain. Pour nous, la Turquie était victime
de l’oppression et de l’exploitation impérialistes. C’est pour cela
qu’une de nos priorités était l’indépendance nationale. En d’autres
termes, le mal était nécessairement hors de notre pays. Nous ne
voyions pas le mal a l’intérieur même de nos frontières. L’ennemi
était un ennemi lointain ; il était ainsi beaucoup plus facile
et confortable pour nous de maudire cet ennemi-la et de crier des
slogans contre lui plutôt que de combattre le mal présent la,
juste a côté de nous. Malgré notre internationalisme affiché,
nous étions assurément des nationalistes sans le savoir.

Nous nous définissions comme anti-impérialistes et anticapitalistes,
nous croyions en la lutte des classes, mais ne devînmes antifascistes
qu’une fois que les bandes paramilitaires ultranationalistes, soutenues
par le gouvernement, commencèrent a la fin des années 70 a nous tuer
dans la rue, dans nos maisons, dans nos usines et dans les écoles.

Pour nous le fascisme était un mouvement anti-communiste. Nous n’avons
jamais ouvert les yeux sur le fait que les Turcs racistes pouvaient
eux aussi incarner le fascisme et refléter ainsi l’essence raciste
de l’Etat turc, cette prolongation de l’Empire ottoman génocidaire.

Oh oui, nous, la Gauche turque, étions sans nul doute, avec aplomb
et véhémence, antiracistes.

Mais de quel racisme s’agissait-il ? Du racisme aux Etats-Unis et en
Afrique du Sud, pays fort éloignés de nous. Notre propre pays n’avait
aucun rapport avec le racisme ! Nous étions complètement aveugles
a l’environnement raciste dans lequel nous-mêmes évoluions. Tout
était pourtant devant nos yeux et nous ne le voyions pas : la
négation du génocide, le discours haineux contre les Arméniens
et plus généralement les non-musulmans, la discrimination, la
représentation des non-musulmans en traîtres potentiels. Nous
étions comme des poissons nageant dans un océan de racisme sans en
avoir la moindre conscience.

Notre aveuglement était si grand que nous n’avions même pas l’idée
de faire campagne contre le ” serment ” de type nazi que les enfants
devaient prêter en chantant chaque matin dans les écoles. Des
générations d’enfants commencaient (et commencent toujours) chaque
matin leur journée de cours avec ce ” serment ”, collectivement
chanté a tue-tête, qui affirme que nous sommes fiers d’être turcs
et que nous sommes prêts a sacrifier notre propre existence pour
assurer la pérennité de l’identité turque. Et ce chaque matin
et en compagnie d’une poignée de camarades de classe non-Turcs et
non-musulmans : des Juifs, des Grecs et des Kurdes !

Cela a duré des décennies entières. Aucun de nos altruistes
camarades ” internationalistes ” et marxistes-léninistes, moi y
compris, n’a jamais lancé de campagne contre cette pratique scolaire
de type nazi.

OK, nous étions ” internationalistes ”. Mais de quel type
d’internationalisme s’agissait-il ?

Nous étions prêts a sacrifier nos vies pour les guerres
d’indépendance en Afrique et en Asie. Nous chantions des chants
révolutionnaires latino-américains, nous apprenions leurs slogans
par cÅ”ur, versions des larmes pour l’Angola. Mais nous ignorions
ce qui se déroulait sous nos propres yeux. Nous ne savions rien
et ne disions rien sur les Arméniens, les Grecs et les Assyriens,
ces petites communautés, ces enfants des victimes du génocide,
condamnés a vivre dans un environnement raciste. Nous ne savions
rien non plus des Kurdes vivant dans les provinces kurdes, soumis a
une législation différente, a un état d’urgence permanent.

Nous connaissions sur le bout des doigts l’histoire du parti communiste
soviétique, les détails de la lutte de Trotski contre Staline,
l’histoire de la lutte des Vietnamiens contre les Américains, mais
nous ne connaissions rien de la véritable histoire de notre propre
pays. Mais pour quelles raisons ?

A cause d’une désinformation efficace et de la manipulation opérée
par l’idéologie fondatrice et les mythes fondateurs de la République
turque. L’histoire a été réécrite de manière complètement
trompeuse par les autorités kémalistes. N’entrons pas dans les
détails, car cela prendrait trop de temps.

Qu’advint-il de la Turquie après 1915 ? La Turquie ne
connut ni la paix, ni une véritable démocratie, ni un réel
développement. L’Arménie occidentale, jadis développée et urbaine,
avec ses universités, ses théâtres, sa riche vie culturelle,
devint une terre aride, arrosée par le sang et les larmes. Les
révoltes kurdes se succédèrent, et furent réprimées dans des
bains de sang et avec des déplacements forcés de population.

Les interventions militaires se succédèrent aussi. Des dizaines
de milliers de personnes furent emprisonnées, torturées avec des
méthodes inimaginables, beaucoup moururent en prison et 36 furent
exécutées.

Malgré une restauration formelle des institutions démocratiques,
la Constitution en vigueur aujourd’hui est essentiellement une
Constitution adoptée sous un régime militaire.

Une guerre est actuellement en cours dans le Sud-Est de la Turquie,
soit en Arménie occidentale historique et au Kurdistan. On estime
que 50 000 personnes sont mortes, essentiellement des Kurdes. Sont
emprisonnés actuellement 10 000 militants kurdes des Droits de
l’Homme, des employés municipaux, des responsables politiques,
et des citoyens engagés dans un combat totalement pacifique. Une
grève de la faim a grande échelle est aussi en cours.

La négation d’un génocide représente la destruction de toute valeur
collective, de toute éthique, de tout sens de justice, en un mot,
le cÅ”ur et l’esprit de toute une Nation.

Il se peut qu’on vous dise que les choses sont en train de changer
en Turquie concernant ce qu’on appelle la ” question ” arménienne.

Certes, mais très lentement, très irrégulièrement et de manière
très décevante.

Merci de m’avoir écoutée.

Traduction : F.S. pour le Collectif VAN – 23 janvier 2013 – 07:00 –

AyÅ~_e Gunaysu est une traductrice professionnelle, défenseur des
droits humains, et féministe. Depuis 1995, elle est membre de l’IHD,
l’Association turque de défense des Droits de l’Homme (branche
d’Istanbul), et a été rédactrice dans un quotidien pro-kurde de
2005 a 2007. Depuis 2008, elle écrit une chronique bimensuelle en
anglais, intitulée ”Lettres d’Istanbul ”, pour The Armenian Weekly.

Retour a la rubrique

Source/Lien : Armenian Weekly

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=70727
www.collectifvan.org
www.collectifvan.org

La France Veut Retrouver Sa Place Dans Le Jeu Des Grands Contrats En

LA FRANCE VEUT RETROUVER SA PLACE DANS LE JEU DES GRANDS CONTRATS EN TURQUIE
Stephane

armenews.com
mercredi 23 janvier 2013

Un an après leur dernière brouille diplomatique, la France a repris
pied en Turquie pour tenter de retrouver une place de choix dans le jeu
des grands contrats qu’Ankara, sur la lancee de sa forte croissance,
s’apprete a attribuer dans les secteurs strategiques de l’aeronautique
et du nucleaire civil.

Lors d’une visite de vingt-quatre heures a Istanbul, la ministre
francaise du Commerce exterieur Nicole Bricq, escortee d’une
pleiade de patrons des industries francaises du luxe, a repete a ses
interlocuteurs turcs que la page des crises etait tournee.

“Il s’agit de renouer des liens qui ont ete quelque peu malmenes
ces dernières annees. Le fait que je sois la aujourd’hui est un bon
signe des relations que nous souhaitons entretenir avec la Turquie
(…) un signal politique”, a-t-elle lance mercredi.

Pour la première visite bilaterale d’un ministre francais sur le
sol turc depuis l’election du president francais Francois Hollande,
Mme Bricq a insiste sur le secteur sensible, et strategique, des
grands contrats d’equipement. Celui qui, a-t-elle dit, “necessite
l’implication de l’Etat”.

Depuis une dizaine d’annees, le vote de lois francaises reconnaissant
le genocide armenien, nie par Ankara, ou reprimant sa negation et
le refus oppose par l’ex-president Nicolas Sarkozy a l’entree de la
Turquie dans l’Union europeenne (UE) ont complique les relations entre
les deux capitales, et affecte l’activite des entreprises tricolores
sur les marches turcs.

Mercredi, Mme Bricq a donc evoque avec le ministre de l’Energie Taner
Yildiz le projet turc de se doter de trois centrales nucleaires
d’ici cinq ans pour reduire sa dependance en energie vis-a-vis de
l’etranger. “La France a une filière d’excellence en la matière (…)
il est bien normal que nous ayons ces discussions”, a-t-elle plaide.

M. Yildiz a accueilli son offre avec bienveillance. “Nous allons avoir
toute une serie de discussions (avec la France) et nous allons voir
quels developpements nous allons leur donner”, a-t-il indique.

Encore des nuages –

La Turquie a attribue en 2010 la construction de son premier reacteur
nucleaire a la Russie et doit annoncer avant la fin du mois son choix
pour une deuxième centrale. Et la coentreprise Atmea, detenue par
le francais Areva et le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI),
s’est deja mise sur les rangs pour la troisième.

Autre chantier relance par la France, celui de l’aeronautique.

L’Europeen Airbus a arrache le mois dernier au nez et a la barbe de
son concurrent americain Boeing un contrat pour la fourniture de 75
moyen-courrier Airbus A320 Neo (+ 25 en option) a la compagnie a bas
coût turque Pegasus.

La compagnie nationale Turkish Airlines (THY) discute actuellement
avec l’avionneur europeen d’une autre commande geante de 150 appareils.

Juste avant de repartir pour Paris, a bord d’un avion de Turkish
Airlines, la ministre francaise s’est entretenue avec ses hauts
responsables pour tenter de faire de pencher la balance en faveur
d’Airbus.

Comme il l’avait fait a Paris en novembre, le ministre turc de
l’Economie Zafer Caglayan a lui aussi repete son ambition de relancer
le partenariat economique entre les deux pays. “Nos portes vous sont
toujours ouvertes”, a-t-il lance aux patrons francais en rappelant
que son pays prevoyait 250 milliards de dollars d’investissements
dans le seul secteur des infrastructures d’ici 2023.

Il a toutefois rappele a son hôte que tous les nuages qui obscurcissent
la relation franco-turque n’avaient pas encore ete chasses. A commencer
par le dossier sensible de l’entree de la Turquie dans l’UE.

“Avec la Turquie, l’UE aurait eu une croissance de 1,8% en 2011 au
lieu de 1,5%”, s’est permis de relever M. Caglayan. Et son collègue
de l’Energie a rappele que “des sujets aussi importants que le
nucleaire ne peuvent pas etre elabores independamment des questions
internationales”.

Le “signal politique” de la visite de Nicole Bricq n’a apparemment
pas suffi aux Turcs, qui attendent toujours pour 2013 une visite de
Francois Hollande.

mercredi 23 janvier 2013, Stephane ©armenews.com

Turkey Continues To Violate Armenians’ Rights, Says Zarakolu

TURKEY CONTINUES TO VIOLATE ARMENIANS’ RIGHTS, SAYS ZARAKOLU

Tuesday, January 22nd, 2013

Ragip Zarakolu during the Civilitas event

YEREVAN–“Armenia did its utmost to normalize the relations with
Turkey, it was impossible to make more concessions,” Turkish publisher
Ragip Zarakolu said at a discussion on “The Turkish view on the
Karaabkh conflict” organized by the “Civilitas” foundation. “Turkey,
in turn, did its best to frustrate the process,” he added.

“There is a thick folder with the sins Turkey has committed against
the Armenian people. Instead of redeeming the sins of the past,
Turkey continues to violate the rights of the Armenian people,” said
Zarakolu. “The Pan-Turkic positions are still strong in my country,
and they affect the Armenian-Turkish relations.”

“Instead of redeeming the sins of the past, Turkey is trying to
interfere with the Karabakh issue and impose its position. What’s
interesting is that by supporting Azerbaijan, Turkey is attempting
to become a party in an issue it has nothing to do with and raise the
Karabakh issue in international structures with a view of pressuring
the right of the people of Artsakh to self-determination. At the same
time Turkey wants to deprive Armenia of the right to interfere with
the Karabakh settlement process. This is a vivid example of Turkey’s
double-faced policy,” added Zarakolu.

According to the publisher, by adopting a correct position Turkey
would contribute to the settlement of the Karabakh issue. However,
Turkey’s practice of setting preconditions speaks of the fact that the
pan-Turkic sentiments are still there. Besides, let’s not forget that
there is a string Azerbaijani lobby in Turkey,” the publisher said.

“Turkey frustrated the Armenian-Turkish protocols as it did in 1990s.

This attitude of Turkey is becoming dangerous to the Caucasian region.

Turkey is conducting an adventurist policy on the Syrian issue,
as well. It should change its policy and act for the sake of peace
in the region. The civilized society is the only hope of change in
the country. The ice on the Genocide issue has started to melt inside
the Turkish society. We must work to have the Turkish public separate
the Genocide issue from the Nagorno Karabakh conflict,” he added.

Zarakolu said he feels shame for Turkey’s behavior. “Turkey signifies
the issue of its own security, but creates serious threats for
Armenia’s security by keeping the shared border closed. In this
situation I admire the courageous and self-confident stance of
Armenia. Your country has become a unique island in the region,
which heroically survives,” Zarakolu said.

“There is a thick folder with the sins Turkey has committed against
the Armenian people. Instead of redeeming the sins of the past,
Turkey continues to violate the rights of the Armenian people, the
Turkish publisher said.

Zarakolu founded his own Begle publishing house in Istanbul in 1976,
where he published a number of books on the harassment against national
minorities in Turkey, as well as the Armenian Genocide.

The Belge Publishing House established by Zarakolu and his wife
AyÅ~_enur, has always been a focus for Turkish censorship. Charges
brought against the couple resulted in imprisonment for both AyÅ~_enur
and Ragip Zarakolu, the wholesale confiscation and destruction of
books and the imposition of heavy fines.

In 1995 the Belge Publishing House offices were firebombed by a far
right group, forcing it to be housed in a cellar. Since his wife’s
death in 2002, Zarakolu continued to face further prosecutions.

http://asbarez.com/107794/turkey-continues-to-violate-armenians%E2%80%99-rights-says-zarakolu/

19 Prosecutors Received Warnings

19 PROSECUTORS RECEIVED WARNINGS

Factinfo
Wed, 01/23/2013 – 13:23

According to the President’s order of December 2011 the Prosecutor’s
Office summed up the deficiencies and violation which happened during
the implementation of the order of National Assembly on “Declaration
of Amnesty for the 20th anniversary of the Declaration of Independence
of the Republic of Armenia”.

In particular, the Department of Organization and Supervision of
the RA General Prosecutor’s Office investigated the reasons of the
measures that were taken during the preliminary investigation and
the decisions of the court, the deficiencies that happened in the
process of the appeal of those cases and during the implementation
of the amnesty decisions, which was discussed during the December 21,
2012 meeting in the RA General Prosecutor’s Office.

As the Advisor of the General Prosecutor informed, based on the
investigation 10 disciplinary proceedings and 10 examinations were
initiated, as a result of which 9 prosecutors received disciplinary
penalty and 19 were warned.

Based on the results of the discussions during the meeting the head
prosecutors of the regional and structural units were assigned to
pay a particular attention to the proper application of the amnesty
decisions, avoiding spatial or limited interpretation of legal norms.

The Construction Garbage Of The "youth Palace" Was Spilled In The Va

THE CONSTRUCTION GARBAGE OF THE “YOUTH PALACE” WAS SPILLED IN THE VALLEY CAUSING DAMAGE TO THE WATERLINE

Wed, 01/23/2013 – 14:37

The construction garbage from the “Youth Palace” was moved and spilled
in the left side valleys of the Yerevan-Sevan highway 5.The Police
initiated a criminal proceeding against the head of the construction
unit of the “Avangard-Motors” ltd, Armen Davtyan.

The police found out that it was the result of those actions that the
820 mm diameter water pipeline of the Arzavan-Yerevan waterline was
damaged. According to criminal case, the construction garbage was
spilled in the above mentioned valley, without an appropriate
authorization by the order the A. Davtyan. At the same time, the
contractorsdidn’t even find appropriate to check the availability of
communication systems in that territory, as a result of which the 820
mm diameter water pipeline was damaged causing “Yerevan-Water” Company
5.730.000 AMD material damage.

Armen Davtyan is charged with Article 186.1 of RA Criminal Code.

According to our information the case has been sent to court months
ago.

Author:
Factinfo

Laureate Of Armenian President’s Prize Refuses From The Award

LAUREATE OF ARMENIAN PRESIDENT’S PRIZE REFUSES FROM THE AWARD

Wednesday, January 23, 11:09

Senior research fellow of the Scientific-Technical Center of Organic
and Pharmaceutical Chemistry, National Academy of Science of Armenia,
the founder, the President and the Executive Officer of the National
Fund of Science and Advanced Technologies, Haroutyun Karapetyan
has refused from the President’s Prize. The scientist became the
President’s Prize winner in the sphere of natural sciences in 2007.

In his open letter provided to ArmInfo, the scientist says that he
will return the certificate and the medal, and the money prize he
received jointly with Aram Petrosyan and Ruben Apreyan for a series
of scientific articles on the topic “Growth and investigation of new
class of nonlinear optical crystals”.

The scientist disagrees with the government policy in the sphere of
science. “The negative elements in the given policy clearly reflect
the criminal and oligarchic system in the country.”

Karapetyan believes that in the sphere of science “there is prospering
corruption, protectionism, embezzlement of budget funds and group
approaches.” He thinks, “the authorities promote brain drain from
the country.”

http://www.arminfo.am/index.cfm?objectid=BA3CFCC0-6534-11E2-BE7EF6327207157C

Green Activists Of Armenian Diaspora To Start Seriously Dealing With

GREEN ACTIVISTS OF ARMENIAN DIASPORA TO START SERIOUSLY DEALING WITH ARMENIA’S ECOLOGY

arminfo
Wednesday, January 23, 13:11

Green activists of the Armenian Diaspora are ready to seriously study
negative sides of the mining industry development in Armenia.

As the known activist, Mariam Sukhudyan, told Arminfo correspondent,
several physicians of the Armenian Diaspora want to arrive in Armenia
and study the affect of the mining industry development on the health
of the residents the villages near the mines. She drew attention to
the fact that there is practically no official information about this
problem. For this reason, the population do not have an opportunity to
assess risks because of the mining.

She said that in Armenia chiefly open mining is used, which increases
much the negative affect upon ecology and people’s health. The mining
companies are not going to pass to the close mining, as it requires
big financial expenses and is less beneficial.

To show the real situation in Armenia, activists of the Diaspora have
been drawing out a web site which will inform about the number of the
open mines in Armenia and give other information on the matter. Young
scientists of Armenia will also show their aid, as they are ready to
deliver materials about the affect of heavy metals upon soil.

“At present we have got a new generation ready to break the wall of
silence of official structures about the affect of the mining industry
upon nature and people’s health. However, we understand that a
systemized approach, legislative changes and the control over
fulfillment of the letter of the law is required here”, – Sukhudyan
said.

Serzh Sargsyan: Poverty Still The Key Problem Of Armenia

SERZH SARGSYAN: POVERTY STILL THE KEY PROBLEM OF ARMENIA

arminfo
Wednesday, January 23, 13:13

Poverty is still the key problem of Armenia, President of Armenia,
Candidate for president from the ruling Republican Party of Armenia,
Serzh Sargsyan, said during his presidential campaign in Agarak,
Syunik region.

The president told voters that the social benefits and charity are
unable to settle the given problem. “It is necessary to reveal and
eliminate the reasons leading to poverty. For that purpose, it is
necessary to teach a man to earn. Pensions and benefits must be
provided only to the people who are not able to work. All the others
must work,” he said.

He promised that the pensions reforms, the country’s transition to
the accumulative pensions system, will settle many problems.

As regards the presidential campaign, he said that many candidates
just flood people with promises. Serzh Sargsyan assured voters that
unlike other candidates he does not give unrealistic promises and is
always sincere to the people.

Habitat For Humanity Armenia Served A Record 2500 Families In Armeni

HABITAT FOR HUMANITY ARMENIA SERVED A RECORD 2500 FAMILIES IN ARMENIA

Story from Lragir.am News:

12:54 21/01/2013

Habitat for Humanity served a record 94,618 families through new home
construction, rehabilitation and repairs in fiscal year 2012 (July 1,
2011, to June 30, 2012), breaking the previous fiscal year~Rs record by
more than 13,000 families. This equates to a family improving their
living conditions on average every five-and-a-half minutes in one of
the nearly 80 countries around the world where Habitat works.

Habitat for Humanity helped an additional 3,321 families establish
legal rights to a house or land, and provided 119,068 individuals with
construction technical assistance and financial literacy training.

~SI am so pleased that even in these difficult economic times, Habitat
for Humanity is serving more families and communities around the
world,~T said Jonathan Reckford, CEO of Habitat for Humanity
International. ~SWe~Rre incredibly grateful for the contributions of our
many donors, partners, volunteers and advocates, whose continued
support has made it possible for Habitat to build homes and hope.~T

In 2012, Habitat for Humanity surpassed its 600,000 home milestone,
bringing the number of people served through better housing solutions
to 3 million since the organization was founded in 1976. In 2000,
Habitat for Humanity celebrated the completion of its 100,000th home,
and in 2011, Habitat for Humanity reached the 500,000th milestone
home.

Being part of this global mission Habitat for Humanity Armenia served
a record 1451 families through rehabilitation and repairs in 2012
breaking the previous year~Rs record by more than 1225 families. In
addition to housing construction efforts, Habitat for Humanity Armenia
provided an additional 283 people with technical assistance, including
financial literacy training and construction advice and training.

Later in 2012 Habitat for Humanity Armenia became a member in ~SEarly
Recovery~T, ~SWASH~T (water, sanitation and hygiene) and ~SShelter and
NFI~T Clusters. Habitat Armenia hosted 4 Global Village teams of
volunteers in 2012.

Currently Habitat Armenia implements the following projects: Building
hope in female headed households, Apartment buildings renovation, Home
improvement microfinance for low-income families and simultaneously
provides Housing support services to families, all in close
partnership with its Microfinance partners: Kamurj UCO LLC, Inecobank
CJSC, Nor Horizon UCO LLC and ECLOF UCO.

http://www.lragir.am/index.php/eng/0/society/view/28684

Angleterre : Lettre A L’Ambassadeur Turc

ANGLETERRE : LETTRE A L’AMBASSADEUR TURC

Publié le : 22-01-2013

Info Collectif VAN – – Le Collectif VAN vous
présente une traduction de Gilbert Béguian d’une lettre en anglais
de Eilian Williams, leader de l’organisation Solidarité avec les
Victimes de Tous les Génocides, adressée a l’Ambassadeur de Turquie
en Angleterre, mise en ligne sur le site de NAM (Nouvelles d’Arménie
Magazine) le 19 janvier 2013.

Solidarité avec les victimes de tous les génocides

Cardiff, Pays de Galles

Ã~@ l’attention de ” SE ” l’Ambassadeur de Turquie, Knightsbridge,
Londres

Les Amis de Hrant Dink en Turquie ont écrit : “Voila six ans que
Hrant Dink a été assassiné. Au cours des six années écoulées,
l’enquête sur ceux qui, en coulisses, ont encouragé, préparé
et assuré la logistique n’a donné aucun résultat, en dépit des
promesses du gouvernement. Au contraire, tous les fonctionnaires
du gouvernement qui ont causé la mort de Hrant ont été guidés
et soutenus. Ils ont veillé a ce que l’enquête se déroule
dans l’ombre, ils ont fait en sorte que cet événement tombe
dans l’oubli, et ils se sont montrés incapables de trouver le ”
réseau ” qui se trouve derrière la scène… Cela porte le nom de
complicité d’assassinat. Les vrais assassins de Hrant Dink doivent
être présentés aux juges. Pour cela, nous devons élever la voix,
montrer notre détermination et exprimer avec force notre demande que
justice soit rendue. Ils mettent un voile d’ombre sur l’événement,
ils soutiennent les coupables. Il n’y sera mis fin que si nous
l’exigeons. Nous sommes la, Aghparig ! ”

Solidarité pour les Victimes de Tous les Génocides organise une
manifestation a Trafalgar Square et en face du 10 Downing Street pour
ce jour du souvenir de Hrant Dink et lancer cet appel, mais aussi pour
dénoncer la situation de l'”Autre” pris pour cible en Turquie. Il faut
malheureusement noter que six ans après l’assassinat de Hrant Dink,
le sort de “l’Autre” reste précaire. Ozlem Dalkiran, militante des
droits de l’homme, qui a travaillé sur un site internet qui recense
les discours de haine dans les média turcs, dirigés en particulier
vers les minorités, conclut que la ” cible des discours de haine
change en fonction de l’agenda de la Turquie. Mais aucun changement
ne se produit a l’égard des Kurdes et des Arméniens “…. Dink a
été tué parce que c’était un Arménien qui parlait pour les Grecs,
les Assyriens, les Araméens, les Chrétiens et les autres face a la
discrimination et la dénonciation.

Aujourd’hui, un climat d’intolérance règne, tout comme le spectre du
génocide. Les actions de l’Etat, visant les responsables politiques
kurdes, les militants des droits de l’homme, les universitaires,
les journalistes d’investigation, ceux qui sont percus comme ” de
gauche “, les avocats, les éditeurs, les partis ” pro-kurdes “,
les Kurdes et les communautés considérés comme étant “l’Autre”,
continuent. Ceux qui visent a déstabiliser toutes les initiatives de
paix relatives au conflit avec les Kurdes ont assassiné trois femmes
politiques kurdes, Sakine Cansız, Fidan Dogan et Leyla Söylemez a
Paris, il y a dix jours seulement. A Diyarbekir, comme dans d’autres
parties de la Turquie, les Mères du Samedi ont continué a demander
justice s’agissant des enlèvements et des meurtres non élucidés. Les
mères portaient la pancarte : ” Les exécutants sont connus, où
sont les assassins ? ” et la photo de leur être cher. Les auteurs
du massacre de Roboski courent toujours [Nota CVAN : massacre de 34
Kurdes, en majorité des enfants, dans le bombardement de l’aviation
turque contre le village de Roboski a Uludere, dans la région de
Sirnak, Turquie, sur la frontière avec le Kurdistan irakien].

En dépit de tout cela, des personnes comme Hrant Dink nous rappellent
que le courage et l’esprit subsistent même après la mort. Le
combat pour la justice continue, et nous nous rappelons de vous,
Hrant, aujourd’hui, tandis que par millions, des gens sont victimes
de l’oppression, en Turquie et ailleurs.

Eilian Williams

BIA News (2013) ‘Annonce du Calendrier des Activités pour Commémorer
Hrant Dink’, BIA News 8 janvier 2013

Krajeski, J. (2012) ‘Hrant Dink’s Voice’, The New Yorker, 27 January
2012

Traduction Gilbert Béguian

samedi 19 janvier 2013, Jean Eckian ©armenews.com

——————————————————————————————

Eilian Williams agressé physiquement a l’ambassade de Turquie

Hier, 18 janvier, veille de l’anniversaire de l’assassinat du
journaliste Hrant Dink survenu a Istanbul en 2007, Monsieur Eilian
Williams, leader de l’organisation Solidarité avec les Victimes
de Tous les Génocides, a Cardiff (Pays de Galles), et un de ses
collègues ont été agressés physiquement par des membres de
l’ambassade de Turquie a Londres alors qu’ils voulaient remettre une
lettre de protestation a l’ambassadeur Ahmet Unal Ceviköz.

Le personnel de l’ambassade a refusé d’accepter la lettre et l’un de
ses membres a agressé Eilian Williams. Les vêtements de M. Williams
ont été déchirés et un agent de police a dÔ intervenir pour
éviter que les choses ne dégénèrent. M. Williams a ensuite été
expulsé de l’ambassade.

Voir la lettre publiée ci-dessus

Dans son courrier, Eilian Williams interpellait également
l’ambassadeur de Turquie a Londres en lui demandant de répondre a
la question : Qui tue les Arméniens a Istanbul ? (voir article du
18 janvier 2013).

samedi 19 janvier 2013, Jean Eckian ©armenews.com

Retour a la rubrique

Source/Lien : NAM

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=70690
www.collectifvan.org