Turquie et Constitution =?UNKNOWN?Q?europ=E9enne?= sont=?UNKNOWN?Q?l

Turquie et Constitution européenne sont liées
par NICOLAS DUPONT-AIGNAN
Le Figaro, France
11 février 2005
Le traité constitutionnel n’aurait rien à voir avec l’adhésion
programmée de la Turquie à l’Union européenne. C’est en tout cas ce
que martèlent ses partisans, à tel point qu’on en vient à se demander
s’ils ne cherchent pas d’abord à s’en convaincre eux-mêmes. A les en
croire, il n’y aurait qu’un malencontreux télescopage de calendrier.
Mais comme le pressentent à juste titre de plus en plus de Français,
le lien entre les deux questions est en réalité fondamental. Pour la
raison simple, tout d’abord, que la Constitution européenne n’est
rien d’autre que le contrat de mariage qui propose de lier entre
elles les nations d’Europe. Or, comment prétendre inviter nos
concitoyens à parapher ce contrat de mariage en leur enjoignant de ne
surtout pas se demander avec qui ils le signent ? C’est un peu se
moquer du monde, car chacun sait que, quand on se marie, on se soucie
bien plus du conjoint que du Code civil ! Or le conjoint est aussi
turc.
« Mais cette adhésion n’est pas certaine ! », nous répondra-t-on. Au
contraire, deuxième secret de polichinelle, il est bien évident qu’il
ne sera pas possible de dire non après une décennie de négociation
avec Ankara : la crise qui s’ouvrirait alors avec la Turquie serait
trop grave pour que quiconque en prenne le risque. Comme le dit
joliment Robert Badinter, on ne dit pas non devant Monsieur le Maire
après 10 ans de fiançailles. Ajoutons qu’on nous dira dans 10 ans
qu’il serait suicidaire pour la France de bloquer solitairement
l’adhésion turque dans le cadre de la constitution, cette dernière
faisant dépendre la plupart de nos lois du bon vouloir de la majorité
(qualifiée) de nos partenaires. C’est donc seulement en juin
prochain, en refusant de signer la constitution, que les Français
auront la dernière chance d’empêcher le mariage forcé avec la
Turquie. Après, il sera définitivement trop tard.
« Mais vous allez sacrifier le traité constitutionnel pour une
question qui n’a rien à voir avec lui ! » Serait-ce vraiment le cas ?
A lire la constitution, on a au contraire le sentiment que celle-ci
est non seulement l’instrument de l’adhésion turque, mais encore,
plus fondamentalement, son complice.
Tout d’abord, omettant délibérément de définir les frontières de
l’Europe, la constitution ouvre la voie à l’intégration turque là où
le traité de Nice l’empêchait. En effet, ce dernier attribue
nominativement aux 27 pays membres (les 25 actuels plus la Roumanie
et la Bulgarie) le nombre de sièges au Parlement européen et de voix
au Conseil. La Turquie ne figure pas dans cette liste. A l’inverse,
la Constitution fait sauter ce verrou en inscrivant seulement le
principe de la représentation des pays membres au poids
démographique, laissant la porte ouverte à n’importe quelle adhésion
future. Ainsi, refuser la Constitution, c’est en rester à un traité
de Nice qui paralyse juridiquement et politiquement cette
intégration, la possibilité de parvenir dans ce système à un accord
taillé sur mesure pour l’entrée de la Turquie étant très
problématique à de nombreux égards.
Plus grave, l’adhésion de la Turquie, qui est en soi nocive pour
l’Europe, deviendrait franchement dangereuse avec le traité
constitutionnel : premièrement, ce pays, bien que le moins européen
de l’Union, en deviendrait le plus puissant parce que le plus peuplé
(100 millions d’habitants à l’horizon 2025). En effet, la
Constitution établit le poids politique relatif des pays membres dans
l’Union au prorata de leur population. Ensuite, l’influence
prépondérante de la Turquie se ferait sentir dans les 25 nouveaux
domaines de compétences (dont l’immigration) auxquels le traité
constitutionnel étend la majorité qualifiée : la France prendrait
ainsi le risque de se voir infliger des lois européennes fortement
inspirées par la Turquie.
Ainsi, non seulement le traité constitutionnel permet l’intégration
turque, mais, de surcroît, il en aggrave l’impact. Il n’y a là aucun
hasard, puisque… la Turquie a participé à l’élaboration du projet
de constitution et l’a signée en octobre dernier à Rome, comme si
elle était déjà membre à part entière de l’UE ! Plus généralement, la
complicité de la Constitution avec l’adhésion turque n’est pas
fortuite dans la mesure où l’Europe qu’organise le traité
constitutionnel est exactement la même, mais dans une version
aggravée, que celle qui a, d’ores et déjà, conduit à l’ouverture des
fatales négociations d’adhésion : ce sont en effet les mêmes hommes,
la même logique institutionnelle et donc la même vision de l’Europe
qui ont conduit, d’un côté, à la signature de la Constitution
européenne fin octobre et, de l’autre, à l’accord de Bruxelles du 17
décembre, un mois et demi plus tard. Les Français ne doivent donc
avoir aucun état d’âme à dire non en juin 2005.
Ce serait épargner à l’Europe une fatale dislocation et lui offrir
une ultime chance de sursaut : la Turquie n’a pas vocation à entrer
dans l’Union, moins parce qu’elle est musulmane que parce qu’elle
n’est pas européenne. Sa taille, sa situation géographique, sa
culture, son économie, sa démographie, son insertion géopolitique
dans l’Asie centrale turcophone, sa contiguïté avec le Moyen-Orient
arabo-musulman, sa laïcité bottée et ambiguë, son nationalisme
incapable de reconnaître le génocide arménien, en font un pays non
européen dont l’adhésion mettrait en péril non seulement la pérennité
de l’UE mais aussi, en tout état de cause, sa propre cohésion.
Dire non, ce serait ensuite contraindre les dirigeants européens à
négocier un nouveau traité qui délimiterait une fois pour toutes la
construction européenne au continent européen… Dire non en juin
2005, ce serait plus généralement récuser un système antidémocratique
qui cherche à imposer ses orientations par la politique du fait
accompli, la dilution des responsabilités et le détournement de la
souveraineté populaire au travers de mécanismes de contrôle
démocratique fallacieux (droit de pétition artificiel, renforcement
factice du contrôle parlementaire sur la Commission).
Dire non, ce serait en définitive refuser la perspective d’une Europe
très affaiblie à l’intérieur, ouverte à tous les vents de la
mondialisation (article 314 CE) et réintégrée dans le giron de l’Otan
(article 41 CE). Bref, ce serait refuser l’Europe-impuissance sur
laquelle misent les États-Unis en favorisant l’adhésion de la
Turquie, leur deuxième cheval de Troie après la Grande-Bretagne, et
qu’anticipe le Parlement européen en préconisant la
communautarisation du siège de la France au Conseil de sécurité des
Nations unies (rapport Laschet).
Dire non, en fin de compte, ce serait ouvrir la voie à une nouvelle
organisation de l’Europe, qui délimiterait ses frontières,
démocratiserait ses institutions en instaurant une confédération
d’États respectueuse de la souveraineté démocratique des peuples et
qui organiserait les coopérations scientifiques et industrielles à
géométrie variable (type Airbus) seules capables de rendre au
continent toute sa place et son rayonnement sur la scène mondiale.
Le choix historique qu’offre le référendum ne consiste pas à
approuver ou à rejeter l’Europe, mais à dire laquelle nous voulons :
l’Europe condamnée d’avance de la Turquie et de la Constitution ou
l’espoir d’une Europe réellement européenne au service des peuples.
–Boundary_(ID_X+TyWyycrP2UcI9UVqNQmg)–

Coupe Gambardella – Eric Assadourian : le=?UNKNOWN?Q?sprinter-=E9duc

Le Télégramme , France
11 février 2005
COUPE GAMBARDELLA (32 e s DE FINALE). CPB RENNES BRÉQUIGNY – STADE
BRESTOIS Eric Assadourian : le sprinter-éducateur
par Yvon Joncour
Quand on a longtemps sprinté sous le faisceau des projecteurs,
peut-on ensuite travailler dans l’ombre ? La question ne se pose
guère pour Eric Assadourian, auteur d’une solide carrière en D1 et
aujourd’hui en charge au Stade Brestois de l’équipe
« Yann Daniélou recherchait un joueur pro qui avait fait une longue
carrière pour l’encadrement de ces joueurs à qui il devait
transmettre sa connaissance du milieu pro et de ses pièges. Il avait
eu vent de mon travail à Valence », indique Eric Assadourian.
Voir Naples et courir
C’est dans le club de la Drôme, où il a eu la responsabilité des 16
ans nationaux ces trois dernières saisons, que cet ailier
ultra-rapide mit fin, un an avant l’achèvement de son dernier
contrat, à une carrière bien remplie. « Le changement des mentalités,
l’attachement moins grand des jeunes joueurs au maillot m’avaient
conduit à une certaine lassitude ».
Il y a, c’est vrai, bien plus de trémolos dans la voix d’Eric
Assadourian, quand il évoque ses débuts dans le métier, son premier
contrat pro à 19 ans à Toulouse.
Et « ces matchs énormes en Coupe d’Europe vécus (sur le banc des
remplaçants) contre le Naples de Maradona qu’on avait éliminé aux
tirs au but, puis (sur le terrain) contre le Spartak de Moscou contre
qui on avait gagné 3-0 puis… encaissé un 5-1 par – 10ºc à Moscou ».
Ce démarrage plein gaz pour un passionné de moto et à l’occasion de
sports extrêmes (saut à l’élastique, parachutisme, etc…) allait
déboucher sur une enfilade de 278 matchs et de 38 buts en D1 au
Téfécé, à Lille, Lyon et à Guingamp, avant qu’il ne visite sur le
tard la D2 à Louhans, Beauvais, Valence et un peu le National.
Sélectionné plusieurs fois en espoirs et une seule fois en A’ par
Aimé Jacquet (face à la Tunisie), Eric Assadourian a-t-il été
international A ? En France, non. En Arménie, oui, à treize reprises.
Cette incongruité fut le résultat d’une dérogation spéciale accordée
aux descendants d’Arméniens, s’ils avaient été sélectionnés dans les
équipes tricolores avant mars 1993.
Avec le Nantais Michel Der Zakarian, Eric intégra donc sa nouvelle
sélection pour les éliminatoires du Mondial 98.
L’aventure arménienne
« Le but était qu’on aide les autres joueurs à progresser, pour
qu’ils aillent à l’étranger et qu’ils en reviennent plus fort. Ca
s’était pas mal passé puisqu’on avait fini 4 e de notre groupe. Mais
ça s’est gâté lors des éliminatoires de l’Euro, où les choix du
sélectionneur et du président de la Fédération ont provoqué une
complète régression ».
Les deux joueurs décidèrent alors de mettre fin à ce qu’Eric
Assadourian considère « davantage une aventure humaine que sportive,
qui a toutefois permis à mon père et à mon grand-père de venir pour
la première fois sur la terre de leurs ancêtres ».
Sa fondation par des Arméniens n’a pas justifié, à l’entendre, sa
venue à l’ASOA Valence, où il a abandonné, il y a trois ans, son jeu
électrique pour la bonne parole de l’éducateur au centre de
formation. « Depuis ma formation à l’INF Vichy, j’ai toujours eu en
moi ce désir de favoriser la progression des jeunes joueurs et de
leur transmettre un certain esprit de club ». A moyen ou à long
terme, le Stade Brestois espère toucher les dividendes de cette
profession de foi.
Assadourian en bref
38 ans. Il est né le 24 juin 1966 à Saint-Maurice. Il a été formé à
l’INF Vichy de 1983 à 1986.
– Ses différents clubs : Toulouse FC (de 1986 à 1990, D1); Lille OSC
(de 1990 à 1995, D1); Lyon (1995-96, D1); Guingamp (96-97, D1);
Louhans-Cuiseaux (1997-98, D2); Beauvais (1998-99, D2); Valence
(1999-2000 en D2 et 2000-2001 en National).
– Il a disputé 278 matchs en D1 et inscrit 38 buts. En D2, il a joué
une centaine de matcches et inscrit 25 buts. En National, il a marqué
5 buts.
– International espoirs (13 sélections) et A’ (une sélection), il a
porté treize fois les couleurs de l’équipe d’Arménie.
–Boundary_(ID_wIPwu+qEWroc04wSDMcWnw)–

=?UNKNOWN?Q?G=E9nocide_ou_=ABmalheurs_de_la_guerre=BB?=

Génocide ou «malheurs de la guerre»
Libération, France
jeudi 10 février 2005
La Turquie reconnaît la réalité des massacres contre la population
arménienne en 1915, alors que les armées russes avançaient à l’est,
mais elle récuse le terme de «génocide» et les chiffres de 1,2 à 1,3
million de morts avancés par les Arméniens, estimant le nombre de
victimes à 250 000 ou 300 000. Officiellement, on préfère parler de
«déportation», d’«exil» ou de «malheurs de la guerre». En Turquie,
la communauté arménienne ne compte plus que quelques dizaines de
milliers de membres.
–Boundary_(ID_aYwGrfsYUQyRAt1uaOvRFw)–

Quand la Turquie =?UNKNOWN?Q?red=E9couvre_sa_m=E9moire_arm=E9nienne?

Libération, France
jeudi 10 février 2005
Quand la Turquie redécouvre sa mémoire arménienne
Livres et expos traitent du tabou du génocide arménien, occulté
depuis 1915.
Par Ragip DURAN
Istanbul de notre correspondant
Occultée pendant quatre-vingt-dix ans par l’histoire officielle, la
mémoire arménienne ressurgit en Turquie. Les livres et les
expositions sur ce sujet rencontrent les faveurs du public. Alors que
la Turquie va entamer, à l’automne, ses négociations d’adhésion avec
l’Union européenne, un tabou est brisé.
Prénom changé. Le succès du livre de l’avocate Fethiye Çetin, Ma
grand-mère, en témoigne. Membre de la Commission des minorités du
barreau d’Istanbul, elle raconte comment elle a retrouvé les traces
de sa famille arménienne. «Je l’ai appris très tard. Ma grand-mère
était née arménienne, mais elle a été enterrée en musulmane. Quand
elle est morte, j’ai publié une petite nécrologie dans la revue
Harach, qui paraît en France, afin de retrouver mes parents perdus»,
raconte Fethiye Çetin. Le prêtre du village natal de sa grand-mère,
installé en France, se souvenait d’un lointain parent chrétien,
adopté par une famille musulmane en 1915 et qui avait changé son
prénom.
Autre exemple : l’exposition de cartes postales des années 1900-1914,
organisée à Istanbul mi-janvier, qui montrait, chiffres à l’appui et
ville par ville, l’omniprésence des communautés arméniennes sur le
territoire ottoman. «En Turquie, l’histoire a toujours été enseignée
par rapport au seul peuple turc, comme s’il n’y avait jamais eu que
lui sur ce territoire. Quand on parle des Arméniens, ils ne sont pas
décrits comme une partie intégrante de la société, mais comme une
source de problèmes», explique Osman Koker, directeur de
l’exposition. Même engouement pour le livre sur la gastronomie
arménienne de Takuhi Tovmasian, Bonne et joyeuse table. Souvenirs de
la cuisine de ma grand-mère. Des romans commencent aussi à sortir
comme, le Dernier Arménien, de Peter Najarian.
Si les élites commencent à débattre de la question arménienne, le
sujet reste quand même très sensible. Des historiens de Turquie et
d’Arménie, proches de leurs gouvernements respectifs, ont tenu des
réunions préparatoires afin d’échanger des documents officiels, mais
le manque de bonne volonté et de confiance a empêché la poursuite de
ce dialogue. Une délégation turque composée d’intellectuels de gauche
et islamiques, venue en décembre à Erevan, capitale de l’Arménie, y a
été relativement bien accueillie mais elle est rentrée sans aucun
résultat concret. Certaines initiatives laissent apparaître un léger
changement dans l’attitude des dirigeants d’Ankara. Le Premier
ministre, Recep Tayyip Erdogan, issu du mouvement islamiste, a ainsi
inauguré en décembre un Musée arménien à Istanbul, peu avant le
sommet européen de Bruxelles.
«Malgré ces petits changements, il reste encore beaucoup à faire au
niveau de l’Etat et de la société», estime Hirant Dink, directeur de
l’hebdomadaire Agos. Deux spécialistes turcs de la question
arménienne, Taner Akcam et Halil Berktay, dont les publications
démentent les thèses officielles d’Ankara, sont encore bannis des
milieux académiques et des médias. Dans l’imaginaire populaire, le
mot «Arménien» conserve une connotation péjorative. Par exemple, les
«terroristes séparatistes kurdes» étaient accusés par les grands
médias d’être des «rejetons d’Arméniens». Le chanteur Charles
Aznavour fut interdit d’antenne dans les années 70-80, parce qu’il
était de souche arménienne. Le film Ararat, du réalisateur canadien
d’origine arménienne Atom Egoyan, n’a pas pu être projeté en Turquie
malgré un visa officiel, car des groupuscules d’extrême droite
avaient menacé de brûler les salles de cinéma.
Lourd héritage. La reconnaissance, ces dernières années, du génocide
arménien de 1915 par une dizaine de pays, dont la France, a provoqué
un choc. La République turque, créée sept ans après la tragédie, n’a
toujours pas réussi à se situer par rapport à ce lourd héritage.
«Nous devons trouver une solution où il n’y aura ni perdant ni
gagnant», assure Hirant Dink. Les Arméniens de Turquie restent pour
la plupart sceptiques sur la position de la France, souhaitant faire
de la reconnaissance du «génocide» un préalable à l’adhésion turque à
l’UE. Chroniqueur au quotidien Zaman, l’écrivain Etyen Mahcupyan,
Arménien d’Istanbul, rappelle que «la population turque n’a pas
encore pleinement conscience du problème et, dans un tel contexte,
imposer une solution ne peut que susciter des réactions hostiles».
–Boundary_(ID_GTfFT+qtgnZbQo+Rubx5Ww)–
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

BAKU: Gars-Akhalkalaki-Tbilisi railway project talks due in Georgia

Gars-Akhalkalaki-Tbilisi railway project talks due in Georgia
Assa-Irada, Azerbaijan
Feb 11 2005
Baku, February 10, AssA-Irada — The working group on the
Gars-Akhalkalaki-Tbilisi railway project will meet in Tbilisi, Georgia
on February 28-29, the State Railway Office (SRO) told AssA-Irada. The
meeting was originally scheduled for February 7-8 but later postponed
since the Turkish delegation was unable to arrive in Tbilisi due to
poor weather conditions.
The participants will discuss establishing a consortium on the
construction of the railway and consider documents to be discussed
in a meeting of the working group due in Turkey this April.
A final document on the railway construction is to be signed in Turkey.
An Azerbaijani delegation led by chief engineer of the SRO Gurban
Nazarov will attend the meeting.
The activity of the working group comprising experts of Azerbaijan,
Turkey and Georgia is coordinated by the three countries’ deputy
transport ministers.*
–Boundary_(ID_VD+crgkXL40Jovr+nRc8Hw)–

Et la Turquie, parlons-en, justement

Le Figaro, France
09 février 2005
Et la Turquie, parlons-en, justement;
EUROPE Le référendum de juin portera sur la seule approbation de la
Constitution européenne
par Axel PONIATOWSKI
Le référendum sur le traité constitutionnel européen marquera
l’agenda politique de cette année 2005, si ce n’est celle du
quinquennat. Après avoir accompli l’union économique et monétaire,
l’Europe aborde une nouvelle étape, celle de son union politique et
de défense.
Il est souhaitable pour notre pays que le référendum soit approuvé,
et si possible largement. L’Europe a apporté la paix depuis soixante
ans quand les soixante années précédentes n’avaient été qu’une
succession de guerres dévastatrices sur notre territoire. Les Balkans
sont là pour nous rappeler que la paix reste bien fragile dans un
monde instable et déstructuré. L’Europe a aussi produit plus de
richesse et engendré un meilleur niveau de vie, et la création de
l’euro a probablement évité à la France une crise monétaire
consécutive aux tribulations socialistes de 1997 à 2001. D’autre
part, le Traité constitutionnel dotera le Parlement européen de vrais
pouvoirs et renforcera le contrôle des parlements nationaux. On
assistera en fait à une meilleure répartition des rôles entre les
technocrates et les élus des nations. Un rejet de la Constitution, en
revanche, affaiblirait considérablement la position et la voix de la
France en Europe et dans le monde. La Constitution est donc
assurément pour les Français un gage de progrès, de sécurité et de
rayonnement.
En même temps, l’élargissement de l’Europe doit rester maîtrisé. Nous
sommes vingt-cinq depuis quelques mois seulement, ce qui constitue
déjà un formidable changement. Il va falloir apprendre à nous
connaître, à cohabiter, à partager nos destins et à gérer en commun
ce nouvel ensemble. Cette étape-là aurait pu être l’affaire d’une
génération. Or, au 1er janvier 2007, nous accueillerons la Roumanie
et la Bulgarie, et le principe de l’intégration de la Croatie, la
Bosnie, la Macédoine, la Serbie, l’Albanie, le Kosovo et le
Monténégro est inscrit dans les faits. Nous serons alors
trente-quatre et même trente-sept si les pays slaves de l’ex-URSS que
sont l’Ukraine, la Biélorussie et la Moldavie nous rejoignent.
Trente-sept mais tous européens.
L’adhésion de la Turquie est en revanche une tout autre affaire. Si
elle devait se faire, elle poserait d’énormes problèmes et aurait
d’immenses conséquences.
D’abord, la Turquie, c’est soixante-dix millions d’habitants, soit à
peu près autant que le total des dix pays qui viennent de nous
rejoindre. Le problème est que la Turquie n’est pas en Europe et
lorsque quatre-vingt-quinze pour cent de la superficie d’un pays se
situent dans la partie moyen-orientale de l’Asie, il ne peut s’agir
d’un détail. Sur le plan des libertés, le pays pose problème ; cet
Etat dit laïc l’est en fait de moins en moins pour devenir de plus en
plus religieux. La Turquie est en fait une démocratie musclée qui
tient par la force et l’autorité de ses militaires ; retirez les
généraux… et c’est l’inconnu !
Le statut et les droits de la femme qui évoluent dans le mauvais sens
sont préoccupants. La non-reconnaissance du génocide arménien est
caractéristique d’un pays hypernationaliste, autocratique, qui n’a
pas fait sa mue démocratique comme avaient su le faire en leur temps
l’Allemagne et le Japon. La Turquie connaît des litiges ou des
conflits avec la plupart de ses voisins : Syrie, Irak, Iran, Arménie
sans parler du Kurdistan.
Enfin, question essentielle à elle seule : où s’arrête-t-on ?
Autrement dit, quelles seront les nouvelles frontières de l’Europe ?
A quand le Liban, dont nous sommes beaucoup plus proches que nous le
sommes de la Turquie ? Israël et la Palestine frappent à la porte !
Le Maroc a déclaré qu’il présenterait sa candidature dès la
réalisation du tunnel sous le détroit de Gibraltar. Puis viendront
les pays du pourtour du bassin méditerranéen, les pays de l’Afrique
noire, ceux du Caucase, la Russie… Bienvenue au club ! Cette
auberge espagnole deviendrait une vaste zone de libre-échange et
n’aurait plus grand-chose à voir avec l’Europe voulue par les pères
fondateurs, celle qui nous a fait si longtemps espérer. Il ne s’agit
pas, bien sûr, de claquer la porte à la Turquie et aux Turcs.
L’article 57 de la future Constitution européenne permet de nouer des
partenariats privilégiés bénéfiques aux uns et aux autres. Faisons-le
avec la Turquie et avec d’autres. En effet, l’adhésion pure et simple
de la Turquie sonnerait le glas d’une unité de civilisation et
d’identité.
Heureusement, l’histoire n’est pas écrite. La Turquie est loin, très
loin d’être en conformité avec les critères de Copenhague et le
principe du référendum sur son adhésion, le moment venu, est gravé
dans le marbre. Ceux-là mêmes qui font campagne contre la
Constitution européenne au prétexte de mieux s’opposer à la Turquie
se trompent et nous trompent. La réalité est inverse. En mars
prochain, députés et sénateurs se réuniront en congrès à Versailles
pour apporter une modification significative à la Constitution
française. L’article 88-5 du titre XV disposera que « toute adhésion
d’un Etat à l’Union européenne est soumise au référendum par le
président de la République ». Cette obligation s’appliquera aux
négociations ayant débuté après le 1er juillet 2004, soit après les
adhésions de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Croatie. Elle
concernera toutes les adhésions suivantes dont celle de la Turquie.
Ainsi, ne tombons pas dans l’amalgame. Le référendum de juin porte
sur la nécessaire approbation de la Constitution européenne et sur
elle seule. Le moment venu, nous nous prononcerons sur l’entrée de la
Turquie et la décision de la France, ce jour-là, résonnera d’autant
plus qu’elle sera toujours parmi les plus fondateurs des pays
fondateurs.
* Député UMP du Val-d’Oise, membre de la commission des affaires
étrangères de l’Assemblée nationale.
–Boundary_(ID_4/Ktt5ZiF+EdwpotUW4PgA)–

Representatives Of Countries Founded Caucasian Regional EcologicalCe

REPRESENTATIVES OF COUNTRIES FOUNDED CAUCASIAN REGIONAL ECOLOGICAL CENTER MET IN BRUSSELS
YEREVAN, FEBRUARY 12. ARMINFO. The meeting of representatives of
Armenia, Georgia, Azerbaijan and the ES, the countries founded the
Caucasian regional ecological center, took place in Brussels on
February 8-9, 2005. Deputy minister for ecology Samvel Papyan headed
the Armenian delegation there.
As ARMINFO was informed in the press-service of Armenia’s Foreign
Ministry, the members of the meeting were acquainted with the results
of five-year work and determined the key directions of both the
further activity and the co-operation sphere. Issues on the center’s
activity and implementation of measures for effectiveness increase
were discussed, too. Papyan in his speech noted the necessity of
regional co-operation in the sphere of ecology and proposed to create a
work-group, which will prepare a reform package on center’s structures
and present it at the next meeting in the summer of 2004. The meeting
participants discussed a possibility of combination of the new European
neighboring policy with the center’s activity, as well as a possible
involving of private enterprises in the implementation of the regional
ecological programs. -r-

Draft Of Constitutional Amendments Proposed By Ruled Coalition To Li

DRAFT OF CONSTITUTIONAL AMENDMENTS PROPOSED BY RULED COALITION TO LIFT A BAN
ON DUAL CITIZENSHIP
YEREVAN, FEBRUARY 11. ARMINFO. Armenian Parliament’s interim commission
on Euro-integration issues discussed today the first chapter of the
draft of constitutional amendments proposed by the ruled coalition.
The head on state-legal issues Rafik Petrosyan, presenting the document
noted that 25 new articles were added to the acting constitution. He
also noted that it is supposed to do amendments in 97 articles of
the acting constitution. As to the first package of coalition’s
amendments, R. Petrosyan said that the CE’s Venetian commission has not
presented any remarks yet. He noted that several articles will be added
there, in particular, the 4th article, according to which “Human rights
are proclaimed the highest and essential value of Armenian citizens”.
Article 7.1. fixes the historical role of the Armenian Apostolic
Church, at the same time, according to the article, various religious
organizations can act in Armenia in accordance with country’s laws.
Petrosyan also presented the other constitutional amendments. He
stressed that the draft practically lift a ban on dual citizenship and
fixes that issues on dual citizenship are regulated by the special
law. To note, it is planned to held a referendum on constitutional
amendments in Armenia at the beginning of summer, 2005.

Ausstellung zum Genozid an Armeniern

Frankfurter Rundschau
11. Februar 2005
Kreuz und Halbmond ;
Ausstellung zum Genozid an Armeniern
Dietzenbach · 10. Februar · swo · Der Künstler Deniz Alt hat den
Völkermord an den Armeniern zu einem seiner künstlerischen
Schwerpunkte gemacht. Nun präsentiert er seine zum Teil lebensgroßen
Bilder im Dietzenbacher Bürgerhaus, Offenbacher Straße 11.
Vom 18. Februar bis zum 11. März wird die Ausstellung unter dem Namen
“Kreuz und Halbmond” zu sehen sein. Die Bilder von Deniz Alt waren in
den vergangenen Jahren unter anderem in Frankfurt, in Wiesbaden und
zuletzt im neuen Museum der KZ-Gedenkstätte Sachsenhausen zu sehen.
Die Bilder beschäftigen sich insbesondere mit der Deportation der
Armenier im Jahr 1915. Horst Schäfer, diesjähriger Preisträger für
Völkerverständigung in Dietzenbach, will bei der Vernissage am
Freitag, 18. Februar, 19 Uhr, im Bürgerhaus den Künstler und sein
Werk vorstellen.
Täter nicht dargestellt
Dem Völkermord an den Armeniern durch das Osmanische Reich 1915
fielen bis zu 1,5 Millionen Menschen zum Opfer. Bis heute wird der
Genozid von der Türkei geleugnet. Auch die aktuelle türkische
Regierung bestreitet den Völkermord und versucht auf diplomatischen
Wegen, andere Staaten davon abzuhalten, den Völkermord offiziell zu
verurteilen. In den vergangenen Jahren erkannten jedoch noch weitere
Staaten und Organisationen den Völkermord an, beispielsweise
Frankreich, Italien und Russland. Nach Angaben des Künstlers Deniz
Alt sind seine Bilder nicht als Anklage oder Beschuldigung zu
verstehen. Bewusst hat er auf die Darstellung der Täter verzichtet.
Doch trotz des traurigen Themas, so Alt, sollen die Bilder die
Hoffnung des “Nicht-Vergessen-Werdens” ausdrücken.
–Boundary_(ID_JUKoUuNRcxxDeA9oEBJFXA)–

Schulen und Schulbuchverlage ringen mit dem Armeniergenozid

Frankfurter Allgemeine Zeitung
11. Februar 2005
Schwierige Wahrheit;
Schulen und Schulbuchverlage ringen mit dem Armeniergenozid
Ist der Skandal um die Streichung des Genozids an den Armeniern aus
dem einzigen deutschen Geschichtslehrplan, in dem er jemals
aufgeführt wurde, beigelegt? Und wenn ja, wie? Eine präzise Antwort
darauf ist schwierig, ja unmöglich, weil es gleichzeitig mehrere zu
geben scheint. Gemeinsam ist ihnen nur, daß sie fast alle so klingen,
als handle es sich um Antworten auf Anfragen an den legendären Sender
Eriwan.
Haben nun türkische Diplomaten den brandenburgischen
Ministerpräsidenten bei Lammcarré in Rotweinjus dazu gebracht, den
Klammersatz zum Völkermord, den es ihrer Ansicht nach nie gab, zu
streichen? Im Prinzip nein, hatte schließlich der türkische
Botschafter der “Berliner Zeitung” gesagt. Sein Konsul sei in Potsdam
nur vorstellig geworden, um die türkische Sicht auf Vorgänge zu
erläutern, die im Westen als Genozid der Türken an den Armeniern
wahrgenommen würden. Doch werde immer verschwiegen, daß in diesen
gewaltsamen Auseinandersetzungen mehr Muslime als Armenier den Tod
fanden. Auch der Ministerpräsident sagt, nein, er habe die Streichung
nicht wegen der türkischen Diplomaten veranlaßt. Aber es bleibe bei
der Korrektur, gleichwohl gehöre das Thema in den Unterricht. Ähnlich
antwortete der Berliner Bildungssenator Böger. Die
Nachrichtenagenturen, auf kurze, klare Informationen bedacht,
meldeten daraufhin, Berlin werde den Armeniergenozid nicht in seinen
Lehrplan aufnehmen. Nein, sagt der Böger-Sprecher Frisse, so könne
man das nicht interpretieren. Lehrplanziel in Berlin seien
“Kompetenzen”, einzelne Themen, die dorthin führen sollen, müsse kein
Lehrplan aufzählen.
Gute Lehrer ficht so etwas nicht an. Als ein Lehrstück eigener Art
sieht Manfred Behrens vom Ossietzky-Gymnasium in Berlin-Pankow die
verwunschenen Politiker-Statements. Gemeinsam mit Kollegen hat er an
Matthias Platzeck geschrieben und ihm empfohlen, seinen Briefwechsel
mit türkischen Diplomaten den Schulbuchverlagen zu übergeben, weil
diese Dokumente die Schwierigkeiten mit der Wahrheit besser erhellen
als mancher Kommentar in den (seltenen) Lehrmaterialien zum Thema.
Mit Schülern der Abiturstufe hat er den Genozid unter anderem auch im
Deutschunterricht behandelt, die Romane von Franz Werfel, Edgar
Hilsenrath, Armin T. Wegner und anderen ergänzt in Geschichtsstunden
und Politischer Weltkunde. Entstanden ist daraus eine kleine
Ausstellung. Behrens bestätigt wie viele seiner Kollegen, daß es im
Prinzip keiner besonderen Aufforderung bedarf, das schwierige Thema
in den Unterricht zu nehmen. Doch eine Hervorhebung im Lehrplan habe
durchaus Vorteile, denn die Schulbuchverlage könnten sich endlich
aufgefordert sehen, ihre bislang recht spärlichen Angebote zu
erweitern.
Tatsächlich muß man lange suchen, um in Geschichtsbüchern, die das
Osmanische Reich oder die Zeit vor und nach dem Ersten Weltkrieg
behandeln, mehr als eine Erwähnung der Armeniertragödie zu finden. In
Band 1 “Epochen und Strukturen” (Diesterweg Verlag) ist es ein
einziger Satz, der jedoch allen diplomatischen Tiefenprüfungen
standhalten dürfte: “Die türkische Politik erzwungener Assimilation
von oben”, heißt es dort, “provozierte Widerstand von unten, zunächst
der Armenier, gesteigert zu Massakern an Armeniern 1895/96, 1909 und
im Schatten des ersten Weltkrieges 1915/16, als die Türken durch
muslimische Kurden rund eine Million Armenier ermorden ließen.” Der
Schroedel Verlag behandelt das Thema als einziger in seiner
“Geschichte konkret” ausführlicher und vor allem so kontrovers, wie
die Debatte in der EU und der Türkei auch geführt wird.
Weiterführendes Unterrichtsmaterial gibt es in Deutschland so gut wie
nicht, was erklärt, warum sich jetzt sehr viele Lehrer an das
Bochumer Genozidforschungsinstitut wandten, dessen Lehrbuch zu
Prozessen und Strukturen kollektiver Gewalt und Völkermord
Brandenburger Politiker in vorauseilendem Gehorsam wieder
abbestellten. Die Schulen sind also zuweilen besser als ihr Ruf und
vor allem couragierter als Politiker, wenn es darum geht, unsere
Standards historischer Aufklärung gegen ideologische Interpretationen
zu verteidigen.
Faruk Sen, Direktor des Essener Institutes für Türkeistudien, ist
trotzdem nicht wohl bei dem Gedanken, der Armeniergenozid, dessen
exemplarische Bedeutung er durchaus anerkennt, könnte im Unterricht
behandelt werden, ehe sich Armenien und die Türkei auf eine
“gemeinsame Sicht” geeinigt hätten. Er wolle dafür plädieren, das
Thema einstweilen aus dem Unterricht herauszuhalten, weil er fürchte,
Vorbehalte gegen Migranten könnten sich verstärken. Die
Ossietzky-Schule in Berlin-Kreuzberg würde ihm da nicht zustimmen.
Anders als die gleichnamige Lehranstalt in Pankow wird sie vor allem
von Migrantenkindern, darunter viele Türken, besucht. Schulleiter
Rähme weiß, daß Armenien für einige Eltern seiner Schüler ein
Reizthema ist, doch kein Lehrer mag sich vorschreiben lassen, deshalb
auf Aufklärung zu verzichten.
Die Reaktionen auf den grotesken Potsdamer Lehrplanstreit, darunter
irritierend viele wütende Attacken türkischer Akademiker, zeigen aber
auch, daß es hier um mehr geht als um eine Schulstunde. Die einen
würden es lieber als “interkulturellen Schulkonflikt” wieder unter
den Teppich kehren, doch mehren sich die Stimmen, die eine Klärung
fordern. “Über den eher beiläufigen Anlaß hinaus müssen wir eine
grundsätzliche Debatte über europäische Standards der
Erinnerungskultur anstoßen”, sagt Martin Sabrow, Direktor des
Potsdamer Zentrums für Zeithistorische Forschungen, “gerade weil der
Armeniergenozid einen umstrittenen Konflikt repräsentiert, bei dem
ein Generalkonsens nicht in Sicht ist.”
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