Le génocide arménien fut un crime contre l’humanité

1Dex, Suisse
6 mars 2014

Le génocide arménien fut un crime contre l’humanité

Posté le 06. mar, 2014 par Stéphane Riand

Le Matin, 20Minutes et Oskar Freysinger se sont invités dans
l’histoire du génocide arménien. Suivons-les en trois actes.

I. Articles du Matin et de 20Minutes

Selon Le Matin, Oskar Freysinger relativise le génocide arménien :

>, un coup
d’éclat auquel l’association ne veut pas participer, selon Sarkis
Shahinian.

La Turquie reconnaît des massacres de 500’000 Arméniens en 1915-1917
dans les territoires administrés par l’Empire ottoman, dont elle était
l’héritière, mais récuse le terme de génocide. Les Arméniens avancent
le chiffre de 1,5 million de morts dans un génocide, reconnu par de
nombreux pays. La négation du génocide arménien est un acte punissable
en Suisse. >>

Pour 20Minutes, Oskar Freysinger a des doutes sur le génocide arménien :

>

II. Riposte de Oskar Freysinger

Interrogé, Oskar Freysinger, Conseiller national, a conçu la riposte suivante :

, repris par d’autres médias à sensation, ayant
cru bon de biaiser mes propos sur le génocide arménien, il me paraît
nécessaire de remettre les choses à leur juste place. À une époque où
les médias officiels deviennent de plus en plus monocordes, il est
rassurant, grce à internet, de pouvoir encore disposer d’un espace de
libre expression.

1) Je n’ai à aucun moment remis en question les crimes perpétrés
contre les Arméniens en 1915. J’ai simplement affirmé que la
distinction entre un > et des > est une
question d’historiens et de juristes et ne saurait être tranchée par
un parlement. La Cour européenne des droits de l’homme vient
d’ailleurs de le préciser. D’où ma constatation : j’aurais dû
m’abstenir lors du vote à ce sujet au parlement Suisse.

2) J’ai fait remarquer au > que mon opinion subjective
à ce sujet ne comptait pas. Au moment du vote, je me suis basé sur
l’impression générale que j’avais tirée de certaines lectures de
journaux et non pas sur une étude approfondie de sources historiques
fiables.

3) Qu’un historien comme M. Dogu Perincek se penche sur ce problème et
s’exprime librement à ce sujet est son droit le plus élémentaire dans
un Etat démocratique digne de ce nom, quelles que soient les
conclusions auxquelles il pourra arriver.

4) Tout cela ne saurait faire oublier qu’en 1915 de nombreux Arméniens
ont subi des horreurs innommables et ne remet absolument pas en
question les souffrances vécues.

5) Sous peu, une commission d’historiens arméniens et turcs sera
convoquée pour traiter de cette question à Zurich sous l’égide de la
Suisse, preuve que les historiens n’ont pas encore tranché
définitivement la question.

6) À l’heure actuelle, seuls les parlements d’une vingtaine de pays se
sont prononcés à ce sujet et la Cour européenne des droits de l’homme
vient de leur donner tort.

7) Selon moi, la liberté d’expression est le pilier fondamental de
l’Etat de Droit, quelle que soit l’opinion exprimée, pour peu qu’elle
ne contrevienne pas à l’atteinte à l’honneur (injure, diffamation)
sanctionnée par le code pénal.

J’espère que la présente mise au point permettra au public de réaliser
à quel point les médias officiels s’emploient à déformer les propos de
leur interlocuteur lorsqu’il s’agit de le discréditer ou de créer à
tout prix un >. Pour ma part, je ne laisserai plus passer la
moindre déformation de mes propos sans rectification. >>

III. Le génocide de l’Arménie

Le terme de génocide, composé du grec >, qui signifie >, a été créé en anglais en 1944 par l’Américain
Lemkin. Le mot a d’abord été employé à propos des nazis et de leur > du problème juif. Génocide se dit de la destruction
méthodique d’un groupe ethnique et, par extension (vers 1970), de
l’extermination d’un groupe en peu de temps (cf. Le Robert,
Dictionnaire historique de la langue française, p. 1575).

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