Recherche de nouvelles voies pour la Loi de pénalisation du négation

MARSEILLE
Recherche de nouvelles voies pour la Loi de pénalisation du
négationnisme du génocide arménien

Après le fiasco du 4 mai dernier au Sénat, une thérapie de groupe
devait se faire. Et si la soirée du CCAF Marseille-Provence mercredi
29 juin à Marseille a davantage vu des déclarations plus qu’un
véritable débat, cette séance collective était nécessaire pour
l’esprit arménien fortement marqué par l’échec du Sénat. Et même si
tous ceux qui attendaient des réponses précises à de nouvelles voies
d’avenir pour la Loi de pénalisation de la négation du génocide
arménien, n’eurent pour réponse que de vagues indications, l’important
était ailleurs : analyser les raisons de l’échec afin de rebondir sur
de nouvelles pistes dans une seconde étape.

Le public apprit que les ingrédients de cet « échec programmé »
étaient réunis bien avant la séance du 4 mai. Comment en est-on arrivé
là ? Julien Harounyan, vice-président du CCAF Marseille-Provence
appelait tout d’abord le président du CCAF-Marseille-Provence Jacques
Donabédian à prendre la parole et situer le débat (voir l’article
d’Armenews consacré à cette intervention. Puis, tour à tour,
sénateurs, députés et élus ont donné leur version qui accusent dans
leur grande majorité la « lcheté » ou le « désintérêt » de nombre de
politiques. Certains ont également jugé que le travail de « lobbying »
en faveur de la Loi de pénalisation qui n’a peut-être pas été
efficace.

Jean Noel Guérini (Sénateur PS), Sophie Joissains (Sénatrice UMP),
Samia Ghali (Sénatrice PS), Henri Jibrayel (Député PS), Richard Mallié
(Député UMP), Valérie Boyer (Député UMP représentant le Sénateur Jean
Claude Gaudin) et Christophe Masse (Ancien député, rapporteur à
l’Assemblée nationale de la loi en 2006) étaient au moins d’accord sur
un point : cette Loi de pénalisation dépassait le clivage politique
gauche-droite. Les politiques étaient également sans concession
vis-à-vis de leurs groupes politiques -à gauche comme à droite- qui
n’avaient pas soutenu cette Loi.

La tension était visible sur le visage des élus présents dans la –
Didier Parakian (Adjoint au maire), Pascal Chamassian (Conseiller
municipal), Colette Babouchian (Conseillère municipale) et Clément
Yana (Conseiller communautaire)- et le large public qui retenait à
peine sa colère. Parmi ce public, quelques intervenants tels que
Mooshegh Abrahamian exprimèrent leur indignation face à cette
situation de « lchage » des politiques face au droit et à la justice.
Armenag Abrahamian, représentant de l’Assemblée des Arméniens de
l’Arménie Occidentale appelait également les Etats aux droits des
Arméniens quant à leur mémoire. Intervention intéressante également
d’Hagop Telfizian qui évoquait le silence des médias et demandait «
comment faire pour intéresser les médias ? ». La réunion se terminait
sur une lueur d’espoir donnée par le président Jacques Donabédian avec
un rendez-vous avec le Sénateur-maire Jean-Claude Gaudin et la
possibilité d’une « piste nouvelle ».

Toujours est-il qu’après la déception et la colère, l’ère de l’espoir
et du travail avait déjà commencé dans les esprits.

Texte et reportage-photo Krikor Amirzayan à Marseille

Jacques Donabédian, président du CCAF Marseille-Provence
Un large public
Le public venu en grand nombre
Des élus et des personnalités venues en nombre
Jean-Noël Guérini
Sophie Joissains
Près de 200 personnes présentes à la soirée du CCAF
Le public à l’écoute
Les invités
Sénateurs et députés présents
Le dépubé Richard Mallié explique
Valérie Boyer (députée) explique
Mooshegh Abrahamian intervient
Déclaration d’Armenag Abrahamian
samedi 2 juillet 2011,
Krikor [email protected]

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