Les Francais Sont-Ils Vraiment Antiturcs ?

LES FRANCAIS SONT-ILS VRAIMENT ANTITURCS ?
Par Christophe De Roquefeuil

Agence France Presse
20 octobre 2006 vendredi 10:03 AM GMT

Les Francais n’ont pas envie de voir la Turquie dans l’Union
europeenne, mais font de bonnes affaires avec elle et, loin des
querelles politico-diplomatiques, vont par milliers y passer leurs
vacances.

Les debats sur le genocide des Armeniens et les polemiques sur
l’elargissement de l’UE ont largement ravive le sentiment que la
France etait radicalement "antiturque".

Mais cette image doit etre nuancee, soulignent des specialistes, qui
mettent avant tout en cause la responsabilite de la classe politique
francaise, accusee de fuir le debat ou de jouer sur les craintes
de l’opinion.

Mefiance envers un pays musulman, crainte d’une nouvelle vague
migratoire ou d’un affaiblissement de la France en Europe : "la
Turquie semble devenue un symbole de tout ce qui irrite les Francais",
relève Soli Ozel, conseiller international de Tusiad, l’organisation
patronale turque.

Toutefois, "ce n’est pas simplement la faute du peuple francais",
estime-t-il. "La peur existe aussi ailleurs. Mais par rapport aux
autres pays europeens, il semble qu’il n’y ait qu’en France que la
classe politique l’agite de cette facon", deplore M. Ozel.

Le president Jacques Chirac vient de plaider pour que la Turquie
reconnaisse le genocide des Armeniens avant d’entrer dans l’UE,
une prise de position suivie quelques jours plus tard, au grand dam
d’Ankara, par le vote en première lecture a l’Assemblee nationale
d’une proposition de loi socialiste visant a punir la negation de
ce genocide.

Le candidat favori de la droite a l’election presidentielle de 2007,
le ministre de l’Interieur Nicolas Sarkozy, hostile a l’adhesion,
en a fait un de ses thèmes de campagne, tandis que l’opposition
socialiste alterne declarations sceptiques et attentistes. L’extreme
droite reste visceralement hostile a l’entree de la Turquie dans l’UE.

Sylvie Goulard, du Centre d’etudes et de recherches internationales
(CERI/Sciences-po), souligne que, si le debat sur la Turquie tourne
souvent a l’aigre en France, c’est parce qu’il a ete largement occulte
avant l’ouverture des negociations d’adhesion, a l’automne 2005,
donnant aux Francais le sentiment d’etre floues.

"Les Francais ont moins un sentiment antiturc qu’un sentiment de
hargne sur la manière dont leurs dirigeants prennent des decisions
a Bruxelles sans les consulter", estime-t-elle.

Selon un sondage publie vendredi, 58% des Francais sont opposes a
l’elargissement de l’UE a la Turquie, contre 28% seulement qui y
sont favorables.

Ces chiffres sont toutefois loin de l’hostilite des Autrichiens (81%
d’opposition), des Allemands (69%) ou des Grecs (67%), selon des
etudes de l’institut Eurobaromètre publiees en juin.

Un autre sondage Eurobaromètre, realise au printemps dernier, fait
aussi apparaître une attitude francaise nuancee si la perspective
d’adhesion reste lointaine : un noyau dur de 38% reste resolument
hostile a la Turquie dans l’UE, mais une majorite (55%) n’exclut
pas une entree remise "a plus tard", "dans 10 a 15 ans" ou "dans
quelques annees".

Sur le plan economique, les affaires vont bon train. Les chefs
d’entreprise francais sont souvent les meilleurs avocats de la Turquie,
dont la France est le 5e fournisseur commercial avec 4,7 milliards
d’euros d’exportations.

Les touristes francais en Turquie sont quant a eux passes de 449.000
en 2000 a 701.000 en 2005, selon des chiffres officiels turcs. Si les
voyagistes ont enregistre un tassement en 2006, il semble surtout dû
a la crise de la grippe aviaire et aux craintes d’attentats.

"Il y a une vraie dissymetrie dans la perception de la relation
franco-turque", relève Dorothee Schmid, de l’Institut francais des
relations internationales (IFRI).

"Les Turcs sont extremement focalises sur ce qui se passe en France,
alors qu’en France on instrumentalise la Turquie pour des questions
de politique interieure", estime-t-elle.

–Boundary_(ID_aHTdFYfCXKX/XOke6Cb Bnw)–

Sophie Audoin-Mamikonian, Petite Soeur De Harry Potter

SOPHIE AUDOIN-MAMIKONIAN, PETITE SOEUR DE HARRY POTTER
Anne Fulda

Le Figaro, France
20 octobre 2006

Elle a des airs de petite fille sous sa frange blonde. S’enthousiasme
quand elle evoque les traits de caractère de ses personnages, Tara
Duncan, bien sûr, son heroïne, mais aussi le chien Manitou ou le
demi-elfe Robin. Elle est francaise, d’origine russo-armenienne,
mais pourrait etre americaine. Sa manière de travailler, les quatre
heures par jour qu’elle consacre pour repondre a ses " fans qui lui
ecrivent sur son site Internet (parmi les 20 sites les plus visites
en France), sa facon de raisonner aussi, font en effet de Sophie
Audoin-Mamikonian un auteur a part dans le paysage editorial francais.

Tout d’abord parce que cette femme appartient au club très ferme
des " auteurs jeunesse ", un " ghetto " en France regrette l’auteur
qui defend la cause de ses pairs. Et ajoute, manière de souligner
le manque de reconnaissance mediatique dont elle souffrirait :
" Je vends pourtant plus que Christine Angot. "

À part, Sophie Audoin-Mamikonian l’est egalement a cause de la
franchise qui la caracterise. Cette veritable princesse en jeans,
heritière d’un royaume qui n’existe plus, mais toujours solidaire
de la cause armenienne, appelle un chat un chat, et elle ne se cache
pas derrière son petit doigt pour parler de ses objectifs de vente :
vendre plus, a l’instar de Harry Potter, " la " reference. Une chimère
? Pas sûr. Tara Duncan a en effet de nombreux supporters. Les trois
premiers tomes du livre (dix doivent etre publies d’ici a 2013) ont
deja ete traduits en douze langues et ont rassemble quelque 500 000
lecteurs dans le monde. Autre preuve du succès de l’heroïne : il y a
près de deux semaines, la dedicace organisee par le magasin Virgin,
a l’occasion de la parution du quatrième tome de ses aventures, a
entraîne une affluence record sur les Champs-Elysees : cinq heures
de queue, 930 dedicaces de l’auteur, reste " scotche " a sa chaise
pendant près de six heures et demi.

Indeniablement, la mère de famille, qui recoit avec beaucoup de
gentillesse dans son appartement de Neuilly, est donc ce que l’on
a coutume d’appeler un phenomène editorial. Elle a de qui tenir :
Tristan Bernard est son arrière-grand-oncle, Francis Veber, le frère
de sa mère, et son arrière-grand-père, Pierre-Gilles Veber, a ecrit
Fanfan la tulipe.

–Boundary_(ID_s0YLGFUVsHgmKRYOvHBnGQ)–

Les Armeniens N’Ont Que Trop Attendu: Patrick Devedjian

LES ARMENIENS N’ONT QUE TROP ATTENDU: PATRICK DEVEDJIAN

Le Monde, France
20 octobre 2006 vendredi

Reconnaissance du genocide : la Turquie doit suivre l’exemple allemand

Michel Wieviorka fait une interpretation très selective du debat
actuel sur la question du genocide armenien.

Dans la tribune qu’il a publiee dans ces colonnes " Les deputes contre
l’histoire " (Le Monde du 17 octobre), plusieurs points meritent
d’etre contestes :

1. Il declare que je me suis mis d’accord avec M. Hollande " pour
faire voter une loi rendant passible de prison quiconque nie le
genocide armenien ". Or j’ai depose un amendement faisant echapper
aux poursuites les travaux a caractère scolaire, universitaire et
scientifique. Malheureusement, pas un seul depute de gauche n’a vote
cet amendement, qui n’a ete rejete que de trois voix. Il n’y a donc
pas " accord " avec M. Hollande.

2. Bernard Lewis a ete condamne en 1995 par le tribunal de grande
instance de Paris (dans une affaire où, comme avocat, je representais
les demandeurs), non pas pour avoir simplement " recuse l’usage du
terme genocide ", mais pour avoir deforme la plus elementaire realite
en affirmant que le genocide armenien etait " la version armenienne
de l’histoire ". Le tribunal a observe que de très nombreux pays,
de très nombreuses organisations internationales, de très nombreux
historiens en avaient affirme la realite.

3. M. Wieviorka ecrit que les associations armeniennes ont pour but de
" demander de reconnaître les torts historiques d’une autre nation,
d’un autre Etat, et ici la comparaison avec la question juive perd
tout son sens ". Je pense que c’est le contraire : l’Allemagne a
reconnu la Shoah, Willy Brandt s’est mis a genoux a Auschwitz.

Aujourd’hui encore, la Turquie honore comme un heros l’organisateur
du genocide armenien, Talaat, dont les cendres lui ont ete remises
par Adolf Hitler.

Les Armeniens ont ete extermines pendant la première guerre mondiale,
alors que la France et la Turquie etaient en conflit. Ils ont notamment
ete accuses d’etre les agents de la France, qui s’etait engagee a
les proteger. Les associations armeniennes aimeraient que la Turquie
traite la question armenienne comme, après 1945, l’Allemagne a traite
la question juive.

4. Les manifestations negationnistes repetees que la France a connues
depuis quelques mois ne sont pas simplement " l’importation sur
notre sol du differend turco-armenien ". Elles sont organisees avec
le soutien des autorites turques et constituent un risque de trouble
grave en meme temps qu’un defi a la loi francaise.

5. M. Wieviorka recommande aux Armeniens de prendre patience en raison
du debat interne a la Turquie : je lui rappelle qu’ils sont patients
depuis plus de quatre-vingt-dix ans et que l’actuel gouvernement
turc a fait modifier le code penal pour poursuivre ceux qui affirment
l’existence du genocide armenien.

Patrick Devedjian Depute des Hauts-de-Seine (UMP)

–Boundary_(ID_sFrIp3Q0EyKdfkcICvHdQg)–

Genocide Armenien : Le Parlement Turc Denonce L’Attitude De La Franc

GENOCIDE ARMENIEN : LE PARLEMENT TURC DENONCE L’ATTITUDE DE LA FRANCE
par Sophie Shihab

Le Monde, France
19 octobre 2006 jeudi

Après le vote a Paris d’un projet de loi penalisant la negation du
genocide armenien, les protestations se multiplient en Turquie. Les
appels au boycottage inquiètent le patronat francais

Un restaurateur turc qui ne veut plus de Francais a sa table, une
Legion d’honneur et une medaille du Merite renvoyees a l’ambassade de
France a Ankara, des milliers d’appels au boycottage des produits
francais – mais pas de mesures de retorsion gouvernementales :
c’est le bilan des effets de la colère turque après l’adoption par
les deputes francais, le 12 octobre, de la proposition de loi qui
penalise le deni du genocide armenien.

Reuni pour definir sa reaction, le Parlement turc a vote, mardi 17
octobre, a Ankara, un texte qui promet " des dommages irreparables
aux liens politiques, economiques et militaires entre la France
et la Turquie " au cas où la proposition de loi devait etre un jour
adoptee. Mais aucune mesure de retorsion immediate n’a ete preconisee,
contrairement a ce que les medias turcs avaient laisse entrevoir.

Ces derniers ont fini par tenir compte des reserves qui se sont
manifestees en France sur la proposition de loi – elle prevoit de
punir d’un an de prison et d’amendes s’elevant jusqu’a 45 000 euros
quiconque niera la realite du " genocide " commis contre les Armeniens
dans l’Empire ottoman – realite deja reconnue en France en 2001 par une
loi. Ces reserves ont ete exprimees par le president de la Republique
lui-meme, dans un appel telephonique, le 14 octobre, au president turc
Recep Tayyip Erdogan, mais aussi par le gouvernement et une partie des
medias. Relevant qu’il a ete vote par moins d’un cinquième des deputes,
les Turcs veulent croire que le projet a peu de chances d’etre adopte,
du moins tant que ses initiateurs socialistes sont dans l’opposition.

SITUATION JUGEE " INQUIETANTE "

La resolution adoptee, mardi, par le Parlement turc, menace neanmoins
de sanctions et marque la " surprise de voir la France en position de
decideur lorsqu’il s’agit d’evenements historiques lies a la Turquie,
alors qu’elle a preconise de laisser ce rôle aux historiens dans les
cas où ses propres actions ont fait plus d’un million de morts en
Algerie, Indochine, Madagascar et autres pays d’Afrique ". Les deputes
ont rappele la proposition turque de former une commission conjointe
d’historiens sur le sujet – proposition qualifiee d’" importante
" par le commissaire europeen a l’elargissement, Olli Rehn, mais
rejetee par l’Armenie.

" La France a perdu sa position privilegiee en Turquie (…) a cause
de simples visees electoralistes ", a affirme le ministre des affaires
etrangères Abdullah Gul. " Au lieu d’accuser la Turquie de genocide, –
elle – devrait s’excuser pour son rôle dans les massacres (…) commis
par les Armeniens qui avaient cru aux promesses francaises de creer
une Armenie independante " en Anatolie du Sud-Est, a dit le ministre,
qui a promis de " faire tout ce qui est possible en droit international
" pour empecher l’adoption du projet de loi.

En attendant, l’image de la France comme avant-garde des ennemis de
l’entree de la Turquie dans l’Union europeenne a ete renforcee.

L’Hexagone devrait le payer lors des attributions de grands contrats
dans le domaine militaire et la construction de centrales nucleaires,
et d’autres, pour un total de près de 4 milliards d’euros de projets
en cours.

Les echanges commerciaux, qui se sont eleves, en 2005, a 8,2
milliards d’euros, pourraient aussi souffrir. Des chambres de
commerce ou d’industrie, dont celle d’Ankara, appellent a boycotter
les produits francais, de meme que des dizaines de sites Internet,
crees pour l’occasion.

En France, la presidente du Medef, Laurence Parisot, a qualifie, mardi,
a Bruxelles, la situation d’" inquietante ". Critiquant le projet de
resolution du Parlement francais, elle a souligne qu’" une reaction
trop vive des autorites ou des responsables economiques turcs peut
etre très prejudiciable pour la sante des entreprises francaises " –
beaucoup sont implantees en Turquie ou exportent vers ce pays. Elle a
rencontre, le meme jour, le president du patronat turc, le Tusiad, a
l’occasion d’une reunion de l’Unice, organisation patronale europeenne.

Une note de nature a la rassurer a ete donnee par l’association des
investissements etrangers Yased : elle a appele a la moderation "
pour ne pas penaliser les 65 000 employes turcs " des entreprises
francaises implantees en Turquie.

–Boundary_(ID_+PZehg60ATPR+fwnF8Q9nQ)–

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Les Automnales, D’Armenie Et Compostelle

LES AUTOMNALES, D’ARMENIE ET COMPOSTELLE

Sud Ouest , France
19 octobre 2006

CADAUJAC L’Armenie est en vedette jusqu’a dimanche. Musique, theâtre,
peinture au menu

Ce soir a 19 heures a la mairie, le vernissage de l’exposition des
ateliers de la Barbouille inaugure les Automnales 2006. Elle sont
placees sous le signe de l’Armenie : "Tout simplement parce que c’est
l’annee de l’Armenie, mais sans qu’on ait voulu au depart etablir un
rapport avec les debats politiques actuels", assure Nathalie Rousselot,
adjointe a la culture.

Peronelle, l’artiste invitee du concert de demain a l’eglise,
interpretera de la musique armenienne sur des partitions originales
du moyen-âge, avec deux musiciens dont l’un originaire de la nation
a l’honneur.

Le thème a ete elargi "a l’epoque medievale et au chemin de
Compostelle". La Nomade Company de Rosa Florent, qui assure la
direction artistique de l’ensemble, a mis sur pieds un spectacle
baptise "parfum d’exil", qui sera cree samedi soir. "Elle y travaille
depuis un mois avec les ecoles primaires, et avec l’association
culture animation loisirs de Cadaujac (Calc). Ils se sont fondes sur
la geographie, l’histoire et l’actualite", precise Nathalie Rousselot.

Vide-greniers et karaoke. Il s’agira d’une deambulation mise en
scène entre la borne de Saint-Jacques, devant l’eglise, et le parc
du château. "On demarrera a 18 heures et ca devrait s’achever a la
tombee du jour. On est bien sûr tributaire du temps qu’il fera",
ajoute l’elue. C’est la première fois que Cadaujac se lance dans une
telle operation.

Quand au vide-grenier de dimanche, il promet un joli succès. Plus de
120 exposants se sont inscrits, selon la mairie. Et s’il y de l’Armenie
dans les etalages, ce sera par hasard. Mais le karaoke geant est bien
entendu annonce comme un "special Aznavour". On peut reviser.

–Boundary_(ID_RTqBgccGusThL4YF6rk5zg)–

Kurdish Documentary Book Concerning Armenian Genocide Translated Int

KURDISH DOCUMENTARY BOOK CONCERNING ARMENIAN GENOCIDE TRANSLATED INTO PERSIAN

Noyan Tapan
Armenians Today
Oct 23 2006

YEREVAN, OCTOBER 23, NOYAN TAPAN – ARMENIANS TODAY. The book entitled
"Kurdistan during World War I and Armenian Genocide" was translated
from Kurdish into Persian. The book written by Kurd historian
Kamal Mazhar Ahmad was translated by Rauf Kyarim, as well a Kurd
by origin. According to the "Alik" daily, the documentary work is
valuable especially in the sense that its author is a Kurd, the book
gives new documentary information to the readers about the Armenian
Genocide. New facts appear concerning the Turky’s anti-Armenian policy,
when the book author uncover the young Turks’ genocide programs and
goals impartially and based on true bases, which, in words of Kamal
Mazhar Ahmad, always attempted to ascribe their own sin to Kurds,
to spread enmity among the latters and Armenians.

Karekin II Catholicos: "Strengthening Of Armenian-Chinese Relations

KAREKIN II CATHOLICOS: "STRENGTHENING OF ARMENIAN-CHINESE RELATIONS IS BILATERALLY BENEFICIAL"

Noyan Tapan
Oct 23 2006

YEREVAN, OCTOBER 23, NOYAN TAPAN. Karekin II Supreme Patriarch and
Catholicos of All Armenians received on October 21 the delegation
headed by Syu Stzialu, the Deputy Chairman of the Standing Committee
of the All-China Assembly of People’s Representatives of the People’s
Republic of China, accompanied by the Tzso Syuelian, the Ambassador of
the People’s Republic of Armenia to the RA. At the meeting His Holiness
expressed satisfaction with the relations between Armenia and China,
becoming year by year stronger and closer, mentioning that their roots
go to the early Middle Ages. His Holiness expressed confidence that
strengthening of those relations will be bilaterally beneficial. Syu
Stzialu, in his turn, expressed confidence that this visit will
have a positive influence on the future cooperation between the two
countries. According to the information submitted to Noyan Tapan
by the Information Services of the Mother See of Holy Etchmiadzin,
they spoke at the meeting about tolerance and respect towards other
religions in China, peaceful religious community.

Armenia: Ready For Compromise Over Nagorno Karabakh

ARMENIA: PRONTI A UN COMPROMESSO SU NAGORNO KARABAKH

ANSA Notiziario Generale in Italiano
October 18, 2006

INCONTRO SOTTOSEGRETARIO CRUCIANELLI-MINISTRO DIFESA ARMENO

(ANSA) – EREVAN, 18 OTT – "Noi ci consideriamo Europa" e siamo pronti
a un compromesso sul Nagorno Karabakh con l’Azerbaigian: ha esordito
cosi’ Serge Sarkisian, ministro della Difesa e presidente del Consiglio
di Sicurezza nazionale armeno, nel colloquio avuto oggi a Erevan con
il sottosegretario agli Esteri Famiano Crucianelli in visita nel paese.

Sarkisian punta ad un rapporto sempre piu’ stretto non solo con
l’Europa ma anche con la Nato, che vada oltre l’ ‘Individual
partnership action plan’ firmato nel 2005. Erevan e’ pronta a
collaborare con l’alleanza atlantica, e anche bilateralmente con
l’Italia – ha sottolineato il ministro della Difesa – sul fronte
dell’addestramento militare e della riforma dell’esercito.

Apprezzamento, da parte armena, e’ stato espresso per le missioni di
peace-keaping italiane, considerate tra le piu efficaci nel mondo. E
a questo proposito si e’ parlato anche della missione italiana in
Libano dove, tra l’altro, c’e un’importante comunita’ armena.

Disponibilita’ a soluzioni di compromesso, da parte del numero
due armeno, sul territorio conteso del Nagorno Karabakh, enclave
in territorio azzero abitata da armeni che tra il 1988 e il 1994 ha
provocato un conflitto in cui sono morte 35 mila persone. E ha trovato
"interessante" un’ipotesi – di cui ha discusso con Crucianelli – che
potrebbe essere utilizzata: e’ la formula concordata internazionalmente
per il Kosovo, una sorta di indipendenza con sovranita’ limitata
e garanzie internazionali sulla multietnicita’. Anche se, molti dei
paesi con conflitti territoriali "congelati", e quindi anche l’Armenia,
aspettano la fine dell’anno, quando dovra’ essere presa una decisione
per il Kosovo.

Una cosa e’ certa, per il governo armeno e’ meglio un buon
compromesso che la situazione attuale di stallo: il ministro della
Difesa ha difatti espresso a Crucianelli la sua "preoccupazione"
che l’assenza di un compromesso possa aprire la strada a un atto di
forza dell’Azerbaigian. (ANSA).

31 Ra Scientific Institutions Join Information "Scientific Net"

31 RA SCIENTIFIC INSTITUTIONS JOIN INFORMATION "SCIENTIFIC NET"

Noyan Tapan
Oct 23 2006

YEREVAN, OCTOBER 23, NOYAN TAPAN. 31 universities, scientific-research
centers and scientific organizations of Armenia joined the information
"Scientific Net," which has been operated since 2004 by the National
Foundation of Science and Advanced Technologies (NFSAT). NFSAT Chairman
Haroutiun Karapetian informed the Noyan Tapan correspondent about
it. In his words, the quickly operating and high-quality net between
scientific institions places in Yerevan, Gyumri, Ashtarak and Byurakan
is provided mainly by the optics-fibre net which the ARENA center
functioning within the NATO "Virtual Silk Highway" draft as well as
powerful computer resources centers existing in Armenia are joined.

The NFSAT Chairman also stated that the "Scientific Net" was formed
within the framework of programs on development of scientific
infrastructures being implemented by the foundation. In his words,
as a result of the hold competitions, 12 grants of the total value of
800 thousand dollars were given to the RA scientific institutions. It
was spent on getting modern research equipment for general usage.

Armenia: Museo Del Genocidio, Una Fiamma Per Ricordare/ANSA

ARMENIA: MUSEO DEL GENOCIDIO,UNA FIAMMA PER RICORDARE/ANSA
dell’ inviata Eloisa Gallinaro

ANSA Notiziario Generale in Italiano
18 ottobre, 2006

CAPO CHIESA ARMENA,SENZA AMMISSIONI TURCHIA SEMPRE IN PERICOLO

(ANSA) – EREVAN, 18 OTT -‘Mets Eguer’n’, il grande crimine: cosi’
gli armeni hanno definito per anni lo sterminio di un milione e mezzo
di persone da parte dei turchi tra il 1915 e il 1923. Il termine
genocidio non c’era ancora. Sarebbe nato insieme all’ Olocausto,
e solo dopo e’ stato usato anche per gli armeni: ma in molti, all’
estero, hanno continuato ad ignorare "il grande crimine", prima che la
decisione francese di punire per legge, come reato, la negazione del
genocidio armeno, scatenasse in mezzo mondo rivendicazioni e polemiche.

In Armenia il negazionismo non e’ nemmeno preso in considerazione e il
ricordo e’ doloroso: tra i quattro milioni di persone che vivono nella
piccola repubblica ex sovietica quasi tutti hanno perso congiunti
e hanno avuto famiglie decimate in quei terribili anni a cavallo
della Prima guerra mondiale. C’e chi ne parla in maniera ferma, ma
sommessa, come il viceministro degli Esteri Armen Baiburtian, che
vorrebbe vedere riaperti quei confini che la Turchia tiene chiusi,
strangolando economicamente il Paese. E chi lo grida forte, come il
Catholicos Gareghin II, capo spirituale di tutti gli armeni.

A parlare per tutti, senza retorica, e’ il Museo del genocidio,
spartano memoriale in cemento grigio che domina Erevan dalla ‘Fortezza
delle rondini’, una collinetta alla periferia sud-ovest della capitale
armena. Accanto alla fiamma eterna, che arde al centro di un cerchio
delimitato da lastroni ricurvi, come a proteggerla, uno spiazzo erboso
ospita le targhe che ricordano i visitatori illustri. Vicino a ogni
targa un piccolo abete. C’ e’ quella di Romano Prodi, venuto qui il
19 settembre 2004 da presidente della Commissione europea. Quella
di Papa Giovanni Paolo II, giunto in pellegrinaggio il 26 settembre
2001, che ricorda "come i figli e le figlie di questa terra hanno
sofferto". E quella, recentissima, del presidente francese "Jacques
Chirac e Signora", passati qui il 30 settembre 2006.

Altre lapidi, allineate lungo un muro, celebrano i ‘Giusti’, come
Anatole France; come l’ italiano Giacomo Gorrini, dal 1911 al 1915
Console d’ Italia e Trebisonda e testimone oculare dei massacri,
denunciati in un’ intervista al Messaggero il 25 agosto 1915; come l’
ambasciatore americano in Turchia Henry Morgenthau, ebreo, che il 10
luglio 1915 scrive in un telegramma da Costantinopoli al segretario
di Stato che "le persecuzioni degli armeni hanno raggiunto limiti
senza precedenti".

Come l’ appello di Papa Benedetto XV, datato 10 settembre 1917,
a Mohammed V Sultano degli Ottomani perche faccia qualcosa: il
documento originale e’ stato donato al museo e portato personalmente
da Papa Woytila.

All’ interno del museo, oltre ai documenti, le gigantografie dei
massacri: gli impiccati nella piazza di Aleppo nel 1916, il corpo
scheletrico di una donna e dei suoi due bambini morti di fame nel
deserto siriano di Ras-el-Ain, i teschi ammucchiati, gli orfani nel
deserto della Mesopotamia nel 1917.

Immagini uguali a quelle piu’ note della Shoah, "contro l’ oblio e
per la memoria", come ricorda la ragazza che ci fa da guida.

Il panorama, di fronte al Museo del genocidio, e’ mozzafiato: il
massiccio dell’ Ararat coperto di neve e’ a soli 30 chilometri, ma e’
oltre il confine sigillato, in territorio turco. E gli armeni devono
accontentarsi di una gloria nazionale dallo stesso nome: il pregiato
cognac Ararat, uno dei preferiti da Winston Churchill.

Non lontano da qui, nella evocativa Santa Sede di Echmiadzin, il
Catholicos Gareghin II fa sentire senza esitazione la sua voce:
"L’ Armenia e’ pronta ad aprire le frontiere con la Turchia senza
condizioni. E’ la Turchia che pone condizioni: che il Nagorno Karabahk
resti azero e che l’ Armenia rinunci a denunciare il genocidio. Noi
non possiamo cedere su questi due punti. Fino a quando i turchi non
riconosceranno la responsabilita’ del genocidio, il popolo armeno
vivra’ nel pericolo di diventare di nuovo vittima di una azione
simile".

Nel monumentale edificio che ospita il ministero degli Esteri, nella
centralissima Respubliki Plosciadi, il vice ministro degli Esteri
Armen Baiburtian scandisce: "La Turchia ha rifiutato di stabilire
relazioni diplomatiche con noi, tiene i confini chiusi. Ma se vuole
arrivare a far parte dell’ Unione europea deve rispettare le minoranze,
i vicini, le nazioni piu’ piccole.

E’ importante riconoscere l’ identita’ del mio Paese e il genocidio
fa parte di questa identita’". (ANSA).