Paris demandera a Ankara de reconnaitre le genocide armenien

libération, France
lundi 13 Décembre 2004
Paris demandera à Ankara de reconnaître le génocide arménien

BRUXELLES – La France demandera à la Turquie de reconnaître le
“génocide” arménien pendant ses négociations d’adhésion à l’Union
européenne, a déclaré lundi le ministre français des Affaires
étrangères, Michel Barnier.
Cette demande, qui ne constitue pas une condition à l’ouverture de
négociations, décision qui sera prise vendredi à Bruxelles par les
dirigeants européens, a provoqué une fin de non-recevoir de la part
des autorités turques, qui démentent que la mort de nombreux
Arméniens en 1915 constitue un génocide.
“La France posera cette question”, a dit Michel Barnier en marge
d’une réunion des chefs de la diplomatie européenne consacrée à la
préparation du sommet européen. “Je pense qu’un grand pays comme la
Turquie doit faire son devoir de mémoire.”
Il a dit avoir “évoqué la demande que fera la France, au cours de la
négociation, d’une reconnaissance de la tragédie du début du siècle
qui a touché plusieurs centaines de milliers d’Arméniens”, a ajouté
le ministre français, qui a utilisé le terme “génocide” à un autre
moment de sa conférence de presse.
L’Assemblée nationale française a reconnu le génocide arménien, qui
aurait fait quelque 1,5 million de morts, et les quelque 300.000
Arméniens vivant en France, la plus importante communauté de toute
l’Union européenne, mènent campagne pour que l’Union européenne
prenne leurs thèses en compte.
RECONCILIATION
“Si, comme je le crois, le projet européen depuis plus de 50 ans est
fondé sur la réconciliation, réconciliation entre nous – et la France
et l’Allemagne ont fondé ce projet sur cette idée-là – et puis
réconciliation avec soi-même, alors je pense que la Turquie devra, le
moment venu, faire le travail de mémoire, de réconciliation avec sa
propre histoire et reconnaître cette tragédie”, a ajouté Barnier.
Prié de dire s’il croyait que la Turquie allait changer changer sa
position, il a répondu: “Ce qui est nouveau, c’est que la Turquie
veut maintenant entrer dans l’Union.”
Mais, comme en 2001, lorsqu’elle avait durement réagi à la
reconnaissance du génocide arménien en suspendant l’achat de matériel
militaire français ainsi que les visites officielles en France, la
Turquie ne paraît pas près d’accepter cette demande.
“Notre position est bien connue”, a déclaré à Reuters un porte-parole
du ministère turc des Affaires étrangères. “Nous ne reconnaissons
aucun soi-disant génocide et nous ne le reconnaîtrons jamais.”
Cette demande risque de tendre les relations entre la Turquie et la
France. Elle s’ajoute au souhait de Paris de voir une “hypothèse”,
autre que l'”adhésion pleine et entière”, figurer dans les
conclusions du sommet.
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Adhesion, le scenario gagnant

libération, France
lundi 13 Décembre 2004
Avant le sommet du 17 décembre sur la Turquie et l’UE
Adhésion, le scénario gagnant
Politiquement fondée, l’intégration de la Turquie à l’UE serait le
signe d’un progrès mutuel.
Par Daniel COHN-BENDIT

S’il avait fallu attendre les «peuples» français et allemand pour
la réconciliation, cette modalité inédite de gouvernance apparue avec
l’UE devenue désormais notre «way of life», n’existerait tout
simplement pas.
Aucune loi ne préexistait à la volonté politique d’abandonner le
schème de la guerre au profit du pacte qui a rendu possible la
coexistence pacifique de générations ralliées au projet
antitotalitaire européen. Le dessein de recomposition politique des
Etats démocratiques à travers l’Europe nous a permis de déterminer
notre existence selon le mode de la co-responsabilité. Aujourd’hui
celle-ci, dans le monde tel qu’il est advenu, nous amène à produire
«le miracle du Bosphore».
Cet objectif ambitieux requiert, d’une part, une aptitude à opérer
les mutations nécessaires à notre mise en phase avec le monde actuel
tout en nous préparant à celui de demain, d’autre part, et
simultanément, il présuppose une Turquie assumant ses responsabilités
dans la réalisation effective sur tout son territoire des réformes
démocratiques avec, évidemment, des changements importants de
mentalité. Par suite, un assouplissement nécessaire du nationalisme
kémaliste autoritaire imposant notamment d’innover dans les modes de
coexistence pour les minorités kurdes, religieuses ou autres.
L’assomption critique du génocide des Arméniens, d’ailleurs en partie
perpétré par des Kurdes, sera également le symptôme d’une
métamorphose permettant l’acculturation à la pratique européenne de
la souveraineté partagée.
Je n’ai jamais cru un seul instant que l’opération était simple. Je
partage même les critiques à l’encontre de la politique du fait
accompli qui a prévalu en matière d’élargissement : avec beaucoup
d’autres, j’avais plaidé en faveur de l’approfondissement avant
l’élargissement. Pourtant, pas plus que «la» différence culturelle
qui, sciemment ou non, finit par faire vibrer les cordes xénophobes,
cet argument ne constitue une raison suffisante pour exclure la
Turquie. Dans une dizaine d’années ni la Turquie ni l’UE ne seront et
ne pourront être ce qu’elles sont aujourd’hui. La Turquie devra
intégrer une Union régie par un traité constitutionnel qui, je
l’espère, nous aura permis de progresser dans la communautarisation.
Cela veut donc également dire que l’Union européenne de demain aura
atteint un degré d’exigence plus grand vis-à-vis d’elle-même mais
aussi vis-à-vis des candidats. Par ailleurs, elle aura également dû
prévoir les conditions d’«absorption» d’un pays aussi vaste et aussi
peuplé que la Turquie et qui n’est donc pas simplement comparable aux
anciens ou futurs membres.
A ce stade, une remarque importante que j’adresse particulièrement à
mes amis français : la Turquie a bien fait une demande d’adhésion qui
a été acceptée à l’unanimité. Et comme l’a répété la Commission
européenne, il n’existe pas de «plan B». Prétendre le contraire ou
feindre l’engagement en faisant miroiter un «partenariat privilégié»
au seul pays lié à l’UE par une union douanière, c’est tout
simplement prendre les gens pour des imbéciles ! Dès lors, je suis
intimement convaincu que le Conseil européen du 17 décembre doit
donner une date précise pour entamer les négociations. Toute autre
attitude serait irresponsable.
Quand on considère la complexité de notre monde où se mêlent un
terrorisme islamiste radical, la quête d’un mode d’existence pour
l’UE sur la scène internationale, et où les minorités musulmanes
constituent une part importante de nos populations, la perspective
d’une Turquie au sein de l’UE est non seulement politiquement fondée
mais correspond, en plus, à un scénario gagnant-gagnant. C’est cette
perspective qui a mené à la Turquie d’aujourd’hui et qui continuera
de signifier pour ce pays mais aussi pour l’Islam une évolution
culturelle.
Cela ne nous autorise pas pour autant à minimiser les rétractions
identitaires rencontrées dans certains pays européens. Nous ne
pouvons pas faire comme si les «croisés de l’identité culturelle»,
souverainistes de tout bord ou autres «réincarnés» du «peuple»
avaient chanté leurs derniers psaumes. Ces tentatives de colmater les
brèches dans notre ordre symbolique sont autant de signes nous
obligeant à affronter la crise identitaire contemporaine en évitant,
si possible, les mythes qui cloisonnent les communautés. Cela nous
empêche également d’utiliser les concepts comme des formules
incantatoires. «Le peuple», qu’est-ce que ça veut dire ? Les Turcs
nés en Allemagne appartiennent-ils ou pas au «Volk» allemand ?
Qu’est-ce que le peuple allemand ? Jusqu’où peut-on aller dans la
«discrimination» quand on sait que plus de trois millions de Turcs
résident dans l’UE ? Une chose est claire : la viabilité du processus
d’intégration de la Turquie dépend de notre capacité à instaurer une
publicité des débats et une pédagogie susceptibles de délier les
strates de l’imaginaire collectif. Il ne s’agit pas là d’un ersatz du
relativisme culturel. Celui-ci, en effet, ne peut qu’aboutir à une
impasse tant pour la reconnaissance des spécificités que pour celle
de l’autonomie des individus et des principes universalistes légués
par la modernité, et désormais inhérents à notre culture politique.
En revanche, la culture européenne qui a depuis longtemps tourné le
dos aux dogmes révélés, a suffisamment intégré le concept de la
diversité pour s’affirmer à travers une identité dynamique, capable
d’évoluer avec les changements. C’est à nous seuls que revient
l’exploitation de ces ressources mises historiquement à notre
disposition afin de nous penser comme «société ouverte».
Daniel Cohn-Bendit coprésident du groupe des Verts au Parlement
européen.

3 questions a …Orhan Pamuk

L’Express, France
lundi 13 Décembre 2004
3 questions à…Orhan Pamuk
Propos recueillis par Nükte V. Ortaq
Orhan Pamuk est l’un des plus grands écrivains turcs contemporains,
qui est l’auteur de six romans, dont quatre ont été traduits en
français
Quels sont les effets, sur la Turquie, du processus d’intégration
dans l’Union européenne?
La Turquie est en train de devenir un véritable Etat de droit. Le
risque d’être confronté soit à un coup d’Etat militaire, soit à
l’arrivée d’un régime islamiste s’éloigne. Nous nous libérons
progressivement du complexe d’infériorité qu’avait fait naître la
chute de l’Empire ottoman. On commence peu à peu à parler, par
exemple, de la question arménienne, alors qu’auparavant ceux qui,
courageusement, brisaient ce tabou étaient violemment attaqués. Le
rêve européen provoque une transformation en profondeur de notre
société. Un peu à la manière du rêve napoléonien, tel qu’il est
décrit dans les romans de Stendhal.
L’Union européenne est-elle consciente de l’ampleur de ce changement?
Je souhaite que ceux qui tracent aujourd’hui la destinée de l’Europe
ne passent pas à côté de cette transmutation, à l’origine de laquelle
ils sont.
Les conditions draconiennes que l’Union européenne impose à la
Turquie vous paraissent-elles excessives?
L’important à mes yeux, plus que l’accession elle-même, c’est le
chemin qui y conduit. Tout ce que l’Europe demande contribue à
démocratiser ce pays. Bien sûr, je sais que certains politiciens
européens cherchent en réalité à exclure la Turquie en multipliant
les conditions. Mais, tant qu’il s’agit d’exigences qui ne ferment
pas la porte à la Turquie, cela ne m’offusque pas. C’est à nous de
convaincre.

Childish disease of political field

Childish disease of political field
Yerkir/arm
December 10, 2004
It is natural and justified, when political initiatives, steps and
processes turn into subject of active discussions. However, it is not
natural, when political activities are discussed on non-political
plains.
And it is even more unnatural, when non-political comments possess
childish coloration. Probably, certain people think politics is a game
like hide-and-seek or other.
And they view political steps not as successful-unsuccessful,
important-unimportant, effective-ineffective but in a format of
`winners-losers.’ When political tensions verged a clash this spring,
but had a narrow escape, some politicians considered it a loss of one
of the parties, instead of realizing that everybody won by escaping
the clash. And now that the Electoral Code is being discussed on the
issue of proportional and majoritarian balance, these politicians
think of it in `loser-winner’ format.
Some of those who consider themselves losers take an offended
position, others oppose in indignation without understanding the
illogical nature of their steps. This works out like a spoilt
telephone damaging any constructive process.
After all, if someone accidentally finds himself in politics, he must
understand that the logic must be fitted to political norms and rules
but not to their preferences.

Paris demande a Ankara de reconnaitre le genocide armenien

Le Monde, France
lundi 13 Décembre 2004
Paris demande à Ankara de reconnaître le génocide arménien

En marge d’une réunion des chefs de la diplomatie européenne
consacrée à la préparation du sommet européen sur l’ouverture des
négociations de la Turquie à l’Union européenne, le ministre des
affaires étrangères, Michel Barnier, a demandé à la Turquie de “faire
son devoir de mémoire”. Le président Jacques Chirac, invité du
journal de 20 heures de TF1 mercredi, s’exprimera sur l’éventualité
de l’ouverture des négociations.
La France demandera à la Turquie de reconnaître le “génocide”
arménien pendant ses négociations d’adhésion à l’Union européenne, a
déclaré lundi 13 décembre le ministre des affaires étrangères
français, Michel Barnier. Cette demande, qui ne constitue pas une
condition à l’ouverture de négociations, a provoqué une fin de
non-recevoir de la part des autorités turques, qui démentent que la
mort de nombreux Arméniens en 1915 constitue un génocide.
“La France posera cette question”, a dit Michel Barnier en marge
d’une réunion des chefs de la diplomatie européenne consacrée à la
préparation du sommet européen. “Je pense qu’un grand pays comme la
Turquie doit faire son devoir de mémoire”, a-t-il ajouté. Il a dit
avoir “évoqué la demande que fera la France, au cours de la
négociation, d’une reconnaissance de la tragédie du début du siècle
qui a touché plusieurs centaines de milliers d’Arméniens”, a ajouté
le ministre français. “Si, comme je le crois, le projet européen
depuis plus de 50 ans est fondé sur la réconciliation, réconciliation
entre nous – et la France et l’Allemagne ont fondé ce projet sur
cette idée-là – et puis réconciliation avec soi-même, alors je pense
que la Turquie devra, le moment venu, faire le travail de mémoire, de
réconciliation avec sa propre histoire et reconnaître cette
tragédie”, a ajouté M. Barnier.
REFUS D’ANKARA
Prié de dire s’il croyait que la Turquie allait changer changer sa
position, il a répondu : “Ce qui est nouveau, c’est que la Turquie
veut maintenant entrer dans l’Union.” Mais, comme en 2001,
lorsqu’elle avait durement réagi à la reconnaissance du génocide
arménien en suspendant l’achat de matériel militaire français ainsi
que les visites officielles en France, la Turquie ne paraît pas près
d’accepter cette demande. “Notre position est bien connue”, a déclaré
un porte-parole du ministère des affaires étrangères turc. “Nous ne
reconnaissons aucun soi-disant génocide et nous ne le reconnaîtrons
jamais”, a-t-il ajouté.
De son côté, la République de Chypre a demandé à ce que la Turquie
manifeste sa volonté de normaliser ses relations avec Nicosie avant
le sommet européen de mars 2005. Cette normalisation, a expliqué le
ministre des affaires étrangères chypriote, George Iacovou, doit
passer par l’élargissement par Ankara aux dix nouveaux pays de
l’Union européenne de l’accord d’union douanière qui lie la Turquie
et l’UE. “Nous n’avons pas demandé une reconnaissance définie sur le
plan international, mais une normalisation des relations en général
et en particulier dans le domaine bilatéral”, a-t-il ajouté.
Réunis à Bruxelles et en proie à de fortes dissensions sur le dossier
turc, les chefs de la diplomatie des Vingt-Cinq ont entamé lundi leur
débat sur l’opportunité d’ouvrir les pourparlers d’adhésion avec
Ankara, prélude à la décision que doit prendre en fin de semaine le
sommet européen.

ANC News: ANCA-WR Leadership Sets Agenda For 2005

Armenian National Committee of America-Western Region
104 North Belmont Street, Suite 200
Glendale, California 91206
Phone: 818.500.1918 Fax: 818.246.7353
[email protected]
Tuesday, December 14, 2004
PRESS RELEASE

Contact: Armen Carapetian
Tel: (818) 500-1918

ANCA-WR LEADERSHIP SETS AGENDA FOR 2005

(Glendale, CA – December 5, 2004) The western region leadership of the
Armenian National Committee, including the newly appointed board of
directors and leaders from individual chapters throughout California
gathered at Descanso Gardens in La Cañada, California to set the agenda
for 2005. The meeting reviewed the organization’s accomplishments over
the last year and during the 108th Congress and then outlined the agenda
for western region state legislatures and the 109th Congress.

ANCA-WR Executive Director, Ardashes Kassakhian recapped the last year’s
accomplishments, highlighting national voter outreach efforts,
establishment of three new chapters in Arizona, Idaho and Montana and
successfully maintaining levels of foreign aid allocated to the Republic
of Armenia and Nagorno Karabagh Republic by Congress. Kassakhian
provided a demographic breakdown of the Congressional Caucus on Armenian
Issues and conveyed the need to build up the Caucus in anticipation of
various bills which will be brought up for discussion in the upcoming
Congress.

Following Kassakhian’s presentation, newly appointed ANCA-WR Chair
Steven Dadaian lead a discussion about the ANC’s strategy in supporting
candidates in local, state, and federal elections, the role the ANC
would have in shaping U.S. foreign policy with a Republican controlled
Congress and White House and other state and local community
objectives. Dadaian pointed out that the ANC is not a partisan
organization and hence it works with all parties to advance issues of
critical concern to the Armenian-American community. Dadaian also
emphasized that Armenia’s economic development is a priority and thus
establishing and launching the California – Armenia Regional Trade
Office, authorized during the previous California state legislature,
will be a primary goal in 2005 in order to facilitate and increase the
exchange of goods and services between California and the Republic of
Armenia. Other objectives in the coming year will include efforts to
boost outreach into the public schools regarding including the Armenian
Genocide in school curriculum as well as efforts surrounding Turkey’s
petition to gain acceptance into the European Union.

“The ANCA intends to broaden our reach even further in the coming year
so that we can work together to reach our common goals,” stated
Dadaian. “This year will mark a expansion of the ANCA’s scope of
activities as we pursue our agenda, building on our successes from
previous years.”

Fundraising strategies were also discussed at the briefing. The
ANCA-WR is a non-partisan, non-profit organization. A steady flow of
funding is needed to continue the organization’s activities which
include educating Armenian-Americans about the voting process, as well
as outreach to public officials in various offices. The ANCA-WR also
actively engages schools and other entities to educate the general
public about the Armenian Genocide, the Republic of Armenia, the Nagorno
Karabagh Republic (Artsakh), and other vital issues of concern to the
Armenian American community.

The Armenian National Committee of America (ANCA) is the largest and
most influential Armenian American grassroots political organization.
Working in coordination with a network of offices, chapters, and
supporters throughout the United States and affiliated organizations
around the world, the ANCA actively advances the concerns of the
Armenian American community on a broad range of issues.

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www.anca.org

BAKU: Azerbaijan wants more British support in Karabakh issue – aide

Azerbaijan wants more British support in Karabakh issue – aide
ANS TV, Baku
11 Dec 04
[Presenter] The country’s main Karabakh problem will be in the focus
of attention during Azerbaijani President Ilham Aliyev’s official
visit to London, which starts tomorrow. Official Baku intends to gain
political support from the visit, the head of the international
relations department of the Azerbaijani presidential administration,
Novruz Mammadov, has told us.
[Correspondent over video of Mammadov in his office] President
Aliyev’s meetings in London will focus on the Nagornyy Karabakh
problem and the expansion of economic relations between Azerbaijan and
Britain.
[Passage omitted: reported details]
Taking into consideration mainly the level of relations between the
two countries, the president will stress during the visit that
Azerbaijan also needs more support for the settlement of numerous
issues in the political sphere.
[Mammadov] In exchange for the relations we have, we expect the
British government to give us more support in the Karabakh settlement
and to be more active in this sphere.
[Correspondent] During his meetings in parliament, the president will
express official Baku’s stance on various visits by British MPs,
especially Baroness Cox, to Azerbaijan’s occupied region of Nagornyy
Karabakh. He will also touch on Britain’s neutral position on the
situation in Azerbaijan’s occupied lands discussed at the UN General
Assembly.
This is not the first time that we have seen such an attitude, Mr
Mammadov said. As for relations between the OSCE and the UN, numerous
countries of the world have been taking such a stance, he noted [as
heard]. We already know this, he said.
[Mammadov] We are surprised at this simply because that this position
is not fair. Today this does not help issues to develop in a positive
direction and solve problems in line with international legal
norms. However, these states express their positions in this
way. Azerbaijan expresses its position on the subject not only during
such meetings. The Azerbaijani president has expressed this position
in various ways in Azerbaijan. They also know this. We simply describe
this as double standards sometimes. And we are actually right to do
so.
[Passage omitted: more about the schedule of the president’s visit]
Aytan Safarova and Elxan Huseynov for ANS.

Badinter: =?UNKNOWN?Q?=ABL=27adhesion_de_la?= Turquie serait unedeci

Le Figaro, France
lundi 13 Décembre 2004
Badinter : «L’adhésion de la Turquie serait une décision aberrante !»
UNION EUROPÉENNE L’ancien garde des Sceaux, pour qui la candidature
d’Ankara n’est pas recevable, dénonce l’absence d’un débat en France
Propos recueillis par Baudouin Bollaert et Alexis Lacroix
Partisan de l’«Europe puissance», Robert Badinter, sénateur PS des
Hauts-de-Seine, ancien garde des Sceaux et ex-président du Conseil
constitutionnel, pense que l’entrée de la Turquie affaiblirait
l’Union européenne. Mais il craint que les jeux ne soient déjà faits.
Explications (1).
LE FIGARO. – Qu’attendez-vous du Conseil européen du 17 décembre ?
Une décision en faveur de la Turquie vous semble-t-elle inéluctable ?
Robert BADINTER. – Ce sera en tout cas une décision essentielle. Si
les chefs d’Etat et de gouvernement choisissent d’ouvrir les
négociations d’adhésion, cela signifiera qu’inévitablement, dans
quelques années, la Turquie figurera parmi les Etats membres de
l’Union. Jamais depuis trente ans on n’a vu un candidat ne pas être
reçu… Le chemin peut être jalonné de difficultés, mais il débouche
toujours sur l’entrée dans l’Union.
Sauf dans le cas de la Grande-Bretagne à l’époque du général de
Gaulle…
Oui, mais c’était la Communauté économique européenne (CEE) – non pas
l’Union – et c’était le général de Gaulle ! Ne confondons ni les
situations ni les hommes. La vérité est qu’un Etat, une fois admise
sa candidature, est voué à entrer dans l’Union. Et, aujourd’hui, si
l’on évoque un refus éventuel au bout d’années de négociations, c’est
pour atténuer dans l’opinion la portée de l’acceptation de la
candidature turque. Car dans dix ou quinze ans, même si un référendum
est organisé, nous ne pourrons pas dire non. Cela serait, à juste
titre, très mal ressenti par la Turquie qui aurait le sentiment
d’avoir été «mené en bateau». On ouvrirait alors une crise
diplomatique majeure. On ne dit pas non devant monsieur le maire au
bout de quinze ans de fiançailles ! Cette procédure ultime d’un
référendum qui laisserait la liberté de choix aux Français est un
leurre. Et je constate surtout que nous n’avons jamais eu de
véritable débat sur le bien-fondé de la candidature turque.
Expliquez-vous…
On évoque volontiers des promesses faites à la Turquie depuis
quarante ans. La réalité est tout autre. En 1963, quand le général de
Gaulle et Adenauer avaient évoqué la simple possibilité d’une
adhésion de la Turquie dans ce qui n’était que le Marché commun, la
situation internationale était bien différente de celle
d’aujourd’hui. Nous sortions de la crise de Berlin pour entrer dans
celle des missiles à Cuba, un des moments les plus tendus de la
guerre froide. Il était donc d’un intérêt majeur pour les puissances
occidentales d’empêcher la Turquie de basculer du côté de l’URSS.
Depuis 1963, il y a eu bien des événements majeurs dont l’invasion de
Chypre par l’armée turque et la dictature militaire en Turquie. En
réalité, c’est depuis dix ans que la question de la candidature
turque à l’UE est réellement posée. L’absence totale de débat à ce
sujet en France est un véritable outrage à la démocratie ! Quand
avons-nous entendu le président de la République – qui conduit la
politique étrangère de la France – nous expliquer les raisons de son
choix et les motifs pour lesquels les Français devraient dire oui à
l’entrée de la Turquie ? Jamais. Voilà pourtant une idée qui lui
tient à coeur depuis longtemps. Si c’est son choix, qu’il s’en
explique. Nous sommes dans une démocratie. Il n’appartient pas au
président de la République d’agir de façon aussi souveraine dans de
telles matières…
Le fait du prince ?
Plutôt l’orgueilleux exercice solitaire du pouvoir par le chef de
l’Etat. Il existe un Parlement et notre Constitution est une
Constitution parlementaire ou, au moins, semi-parlementaire. Les élus
sont les représentants du peuple. Quand ont-ils été consultés au
sujet de la Turquie ? Jamais. Tout récemment, pour répondre à la
pression des parlementaires et de l’opinion, un débat a été organisé
à la hte à l’Assemblée. Mais c’était une parodie de débat, sans vote
à son issue, alors qu’il était constitutionnellement possible. Quant
au Sénat – cela confine à la dérision – il débattra peut-être du
sujet au mois de janvier, c’est-à-dire après la décision prise le 17
décembre à Bruxelles… Je vois là une forme de mépris à l’égard du
Parlement et de l’opinion publique qui peut susciter des réactions
négatives à l’égard de l’Union européenne…
Vous pensez que l’affaire turque va polluer le référendum sur le
traité constitutionnel ?
Je le crains. J’ai participé – modestement – aux travaux de la
Convention et je voterai oui. Mais je redoute que, faute de débat sur
l’admission de la Turquie, le citoyen se sente de plus de plus
étranger à la construction européenne et s’en détache. D’où le risque
d’une abstention massive et d’un échec du référendum sur la
Constitution.
Quels sont les arguments qui, selon vous, militent en défaveur de
l’entrée de la Turquie ?
Prenez la démocratie en Turquie : l’armée reste un Etat dans l’Etat
et l’énorme budget militaire est voté sans discussion. Ce n’est pas
la nomination d’un civil comme secrétaire général du tout-puissant
Conseil national de sécurité qui changera son pouvoir. Regardez du
côté des droits de l’homme : de nombreux témoignages établissent que
la torture policière est encore pratiquée à grande échelle.
Considérez surtout les droits de la femme : tant que la Turquie
n’aura pas justifié de l’égalité réelle, effective – pas seulement à
l’université d’Ankara ou chez les intellectuels, mais dans les
profondeurs du pays – de l’homme et de la femme, je ne conçois pas
que l’Union puisse ouvrir la procédure d’adhésion. L’égalité entre
femmes et hommes est un principe fondamental de l’Union. Aucun Etat
ne peut prétendre y entrer tant que cette égalité n’est pas acquise
et respectée chez lui. Regardez, enfin, le droit des minorités : les
Kurdes sont discriminés…
Mais ils sont favorables à l’entrée de la Turquie dans l’Union !
Evidemment ! Ils espèrent ainsi que leurs droits seront mieux
respectés. Je les comprends. C’est pour les mêmes raisons,
d’ailleurs, que tant de Turcs souhaitent l’adhésion de leur pays. Si
j’étais turc, je voterais oui ! Mais un mariage se fait à deux et il
faut aussi demander leur avis aux citoyens des Etats membres. Dans
les fameux critères de Copenhague, on cite toujours ceux que doivent
remplir les pays candidats, mais jamais le dernier sur «la capacité
de l’Union à assimiler de nouveaux membres tout en maintenant l’élan
de l’intégration». Avec la Turquie, on met la charrue devant les
boeufs ! Car, quand un Etat est accepté comme candidat, il est déjà
membre virtuel de l’Union.
Les négociations ne permettront-elles pas à la Turquie de fournir les
apaisements demandés, notamment en matière de droits de l’homme ?
Je rappelle que la Turquie s’est engagée à respecter les droits de
l’homme non pas depuis qu’elle est candidate à l’UE, mais depuis des
décennies. La Turquie est membre du Conseil de l’Europe depuis 1949
et c’est le Conseil et non pas l’Union européenne qui est le foyer
des droits de l’homme en Europe. Regardez la jurisprudence de la Cour
européenne de Strasbourg qui relève du Conseil de l’Europe : à de
multiples reprises, et jusqu’à aujourd’hui, la Turquie a été
condamnée pour des atteintes très graves aux droits de l’homme.
Qu’elle respecte d’abord ses engagements. On doit respecter les
droits de l’homme parce qu’ils sont les fondements mêmes de nos
sociétés démocratiques et non pas en considération des avantages que
l’entrée dans l’Union fait espérer. On ne les aime pas pour une dot
ou une contrepartie. Et je trouve blessant pour les Turcs l’argument
que seule l’entrée dans l’UE les amènera au respect des droits de
l’homme. Les droits de l’homme sont universels.
La reconnaissance de Chypre et du génocide arménien sont deux grosses
couleuvres à avaler pour le gouvernement Erdogan…
On ne peut concevoir, à propos de Chypre, qu’un Etat qui se porte
candidat à l’UE n’ait pas reconnu un Etat membre de l’Union. Quant à
la question du génocide arménien, elle rejoint celle de la mémoire,
qui fait partie des valeurs européennes d’aujourd’hui. L’Europe s’est
fondée après la guerre dans la conscience du «plus jamais ça». Pour
construire une communauté et vivre ensemble, il faut reconnaître les
fautes du passé. Il convient donc que la réalité du génocide arménien
soit reconnue par le Parlement turc, sans biaiser avec l’histoire.
L’argument démographique compte-t-il pour vous ?
Si la Turquie entre dans l’Union, elle sera le pays le plus étendu
avec la population la plus nombreuse, 80 millions à l’horizon 2015.
Au Parlement européen, elle aura la représentation la plus élevée –
comme l’Allemagne – et sa démographie l’avantagera lors des votes à
la majorité qualifiée au Conseil des ministres. Elle aura donc
politiquement un poids supérieur à la France, pays fondateur du
projet européen.
Et l’aspect religieux ?
Pour moi, il ne compte pas. Dans une Union vouée à la neutralité
religieuse, peu importe qu’il y ait un Etat à dominante musulmane. Ce
sera d’ailleurs le cas pour la Bosnie-Herzégovine. En revanche,
l’aspect économique me préoccupe…
Le fossé serait trop grand ?
Le PNB moyen par habitant en Turquie se situe à 27% de la moyenne de
l’UE élargie et la population agricole est de 33%, ce qui est sans
rapport avec la norme européenne. Or, nous avons pour devoir
prioritaire de réussir l’intégration des dix nouveaux Etats qui sont
entrés dans l’Union le 1er mai dernier. Pays auxquels il faudra
ajouter la Bulgarie, la Roumanie et la Croatie. Puis viendra le tour
de la Macédoine, de la Bosnie, de la Serbie et des derniers Etats
balkaniques… Au même moment, MM. Chirac et Schröder se refusent à
augmenter le budget européen au-delà de 1% du PNB communautaire. Où
trouvera-t-on l’argent des fonds structurels pour aider la Turquie
comme on l’a fait pour tous les nouveaux arrivants ? Je comprends le
premier ministre turc quand il dit «pas de conditions
discriminatoires en ce qui nous concerne». La Turquie, si elle entre
dans l’UE, devra être traitée sur un pied d’égalité. Dans le cas
contraire, si les promesses ne sont pas tenues, les conséquences
seront redoutables : certains bons apôtres, notamment les islamistes
radicaux, auront beau jeu de souffler sur les braises de la
déception.
Je crains aussi que cette entrée contribue à repousser aux calendes
les progrès nécessaires en matière de cohésion sociale et fiscale
dans l’Union. La Turquie est un pays en forte croissance, à la
main-d’oeuvre capable et peu coûteuse, qui va attirer les
délocalisations. Et j’en arrive à l’aspect géopolitique du problème
turc…
Comme on sait, 95% du territoire et 92% de la population se situent
en Asie…
Avec l’adhésion de la Turquie, l’UE franchira le Bosphore, dépassera
l’Euphrate et s’enfoncera profondément en Asie mineure. Nous aurons,
nous, Européens, des frontières communes avec la Géorgie, l’Arménie,
l’Iran, l’Irak et la Syrie. Je vous le demande : dans le projet des
pères fondateurs, qu’est-ce qui justifie des frontières communes avec
ces pays ? Qu’est-ce qui justifie que nous nous enfoncions dans une
des zones les plus périlleuses du monde ? La Turquie a fermé ses
frontières avec l’Arménie et n’a pas reconnu le génocide ; elle
connaît des tensions avec la Géorgie sur le Haut-Karabakh ; ses
relations avec l’Irak en raison des Kurdes et avec la Syrie du fait
des barrages sur l’Euphrate ne sont pas meilleures… Sans parler de
l’Iran. Et nous voudrions importer tous ces conflits, toutes ces
tensions, dans l’Union ?
Le monde musulman est un monde très complexe. La Turquie en est une
des composantes. Mais elle n’est pas un pays arabe et son histoire
est celle d’une domination sur les peuples arabes. Cette histoire –
il faut relire Lawrence d’Arabie – prend fin par une guerre menée par
les Arabes pour retrouver leur indépendance et leur dignité. Ne
croyez pas que l’exemple de la Turquie, pays allié aux Etats-Unis et
à Israël, soit un modèle qui parle aux peuples arabes ! Se dire que,
tout à coup, avec l’adhésion turque, les pays de la région vont se
convertir à la démocratie, à la laïcité et aux droits de l’homme est
une vision angélique. Dans la région, si riche de conflits et de
tensions, l’Union ne pourrait plus jouer un rôle de médiateur,
d’arbitre ou de garant : elle serait partie prenante.
On a voulu – et on y a réussi – btir une Europe démocratique, forte,
prospère et pacifiée. Avec l’élargissement aux pays d’Europe centrale
et orientale, nous avons réalisé ce que l’histoire commandait et
acquitté une dette morale, celle contractée après Yalta quand
l’Occident a abandonné à Staline une partie de l’Europe. Nous n’avons
aucune obligation de cette nature à l’égard de la Turquie. Elle n’a
pas connu les horreurs de la guerre. Elle est restée neutre jusqu’en
1945, avant de déclarer la guerre à l’Allemagne pour pouvoir entrer
aux Nations unies.
Comment envisagez-vous la question des frontières de l’UE ?
Pour s’attaquer à la question des frontières, il faut savoir quelle
Europe on veut. Moi, je souhaite une «Europe puissance», une Europe
qui compte sur la scène mondiale comme un acteur de premier rang, aux
côtés des Etats-unis et de la Chine, pas seulement une Europe qui
soit une aire de prospérité économique et de respect des droits de
l’homme. Plus l’UE s’élargit, plus ses capacités d’action diminuent.
L’élargissement porté jusqu’à l’Asie mineure n’a pas de sens, pas
plus que cette idée singulière d’une Union euro-méditerranéenne,
comme si l’UE devait ressusciter l’Empire romain… Accords,
partenariats privilégiés, coopérations : bien sûr. Mais pas plus.
L’Union européenne doit pouvoir peser sur le destin du monde. Or, ce
qui se prépare, j’en ai peur, ce n’est pas l’Europe puissance, c’est
l’Europe de l’impuissance. Croyez-moi, si le président Bush est le
premier champion de l’entrée de la Turquie dans l’UE, ce n’est
sûrement pas pour voir émerger une Europe plus forte !
Faut-il arrêter l’élargissement ?
Les pays des Balkans doivent adhérer. Après, le problème de l’Ukraine
se posera inévitablement. Il est très complexe, très difficile. Mais
il ne présente pas les mêmes questions géopolitiques que le cas turc.
En attendant, il faut faire une pause. Je dis stop, assez de cette
course à l’élargissement, assez de ces projets où l’on veut engager
l’Europe d’un côté vers l’Euphrate et, de l’autre, jusqu’à la
Mauritanie ! Que l’Union fixe ses limites, qu’elle se fortifie et
qu’elle maintienne avec la Turquie les relations mutuellement les
plus avantageuses. Mais qu’elle ne l’accueille pas parmi ses membres
! L’adhésion de la Turquie serait, pour l’«Europe puissance» que
j’appelle de mes voeux, une décision aberrante.
Comment expliquer cette fuite en avant…
Qu’est-ce qui fait qu’on cède à l’ubris ? Je crois au vertige de
l’effet d’annonce, à la générosité – en paroles – parfois démagogique
des dirigeants… Il y a sans doute aussi un complexe de culpabilité,
la conscience d’avoir mal traité les musulmans au temps du
colonialisme et d’avoir recommencé, plus récemment, en Europe en
offrant de mauvaises conditions de vie aux immigrés. D’où ce besoin
d’actes réparateurs en direction de tout ce qui apparaît musulman et
pauvre. Dans le cas de la Turquie, cependant, je rappelle qu’elle n’a
pas été victime du colonialisme. Au contraire, elle a été une
puissance colonisatrice de première grandeur en Europe. Dans la
course à l’élargissement, je n’oublie pas non plus l’action des
partisans de l’Europe marché, de l’Europe du commerce et des
affaires, les tenants d’une «Europe espace économique organisée» qui
refuse le projet de cette «Europe puissance» que j’appelle de mes
voeux.
(1) On peut lire avec profit Le Grand Turc et la République de
Venise, de Sylvie Goulard, avec un avant-propos de Robert Badinter
(Fayard).

Aliyev Likely to Discuss Karabakh Settlement in Great Britain

AZERBAIJANI PRESIDENT ILHAM ALIYEV LIKELY TO DISCUSS SETTLEMENT OF
KARABAKH CONFLICT IN GREAT BRITAIN
YEREVAN, DECEMBER 13. ARMINFO. Azerbaijani President Ilham Aliyev will
discuss the problem of settlement of Karabakh conflict in Great
Britain.
According to Day. Az, Azerbaijani leader left for Great Britain
Sunday. According to non-official source, the main goal of the visit
is discussion of prospects of expansion of bilateral economic
cooperation. Besides, the issue of the situation in the South Caucasus
is expected to be discussed. Ilham Aliyev is expected to meet British
Prime Minister Tony Blair and the key members of the Cabinet. The
president will hold talks in the parliament and will receive the heads
of a number of British leading companies. Ilham Aliyev is expected to
speak at a conference for development of oil sector of Azerbaijan in
London. The visit will be completed on December 15.

La Federation Euro-Armenienne Interpelle Le Conseil Europeen

FEDERATION EURO-ARMENIENNE
pour la Justice et la Démocratie
Avenue de la Renaissance 10
B – 1000 BRUXELLES
Tel: +32 (0) 2 732 70 26
Tel./Fax : +32 (0) 2 732 70 27
E-mail : [email protected]
Web :
COMMUNIQUE DE PRESSE
13 décembre 2004
Contact: Talline Tachdjian
Tel.: +32 (0)2 732 70 27
LA FEDERATION EURO-ARMENIENNE INTERPELLE LE CONSEIL EUROPEEN
Bruxelles, Belgique – Dans la perspective du sommet européen qui se tiendra
les 16 et 17 décembre prochain, la Fédération Euro-Arménienne vient
d’adresser un courrier au Secrétaire Général du Conseil de l’Union
européenne, M. Javier Solana et à l’ensemble des chefs d’Etat et de
gouvernement des 25 pays de l’Union.
Dans cette lettre, la Fédération Euro-Arménienne demande « solennellement
que soit instamment mise en avant la nécessaire reconnaissance du génocide
des Arméniens par la Turquie et la levée du blocus de l’Arménie par ce pays
».
Ce courrier fait suite à l’appel lancé par la Convention des Arméniens
d’Europe, réunie au Parlement européen à Bruxelles les 18-19 octobre
derniers, aux 25 chefs d’Etat et de Gouvernements des pays membres de
l’Union européenne.
L’appel de la Convention des Arméniens d’Europe considérait comme
inadmissibles que:
1. Les Critères de Copenhague n’incluent pas la reconnaissance par
l’Etat turc du génocide des Arméniens, ainsi que la levée du blocus que la
Turquie impose à l’Arménie depuis plus de 10 ans
2. la Turquie mette en danger la sécurité et l’équilibre régional du
Sud du Caucase en opposant des conditions préalables à l’établissement des
relations avec l’Arménie et en s’immisçant dans le processus des
négociations de l’OSCE sur le conflit du Haut Karabagh.
3. l’Europe n’ait pas instamment et explicitement demandé à l’Etat turc
de cesser toute forme d’expressions négationnistes.
La Fédération informe également que plusieurs cabinets gouvernementaux ont
répondu à l’appel de la Convention.
« Les récentes propositions concernant la solution du partenariat privilégié
avec la Turquie, ainsi que les recommandations relatives à la nécessaire
reconnaissance préalable de Chypre et la résolution du litige de la mer
Egée, l’évocation inédite d’une possibilité d’interruption des négociations
de même que le questionnaire envoyé par la présidence néerlandaise aux
exécutifs européens ouvrent un espace de conditions politiques où nos
revendications doivent être entendues » a-t-elle poursuivi.
« Nous avons demandé au Conseil européen de ne pas dénaturer le projet des
pères de l’Europe en intégrant un pays négationniste, qui met en danger la
sécurité aux frontières de l’Europe » a conclu la présidente de la
Fédération Euro-Arménienne.