L’Armenie et la Chine vont promouvoir leurs relations

Xinhua News Agency – French
19 octobre 2004 mardi 11:01 AM EST

L’Arménie et la Chine vont promouvoir leurs relations

EREVAN

Le président arménien Robert Kocharyan a déclaré mardi au ministre
chinois des Affaires étrangère Li Zhaoxing, en visite en Arménie, que
son pays était prêt à renforcer davantage la coopération avec la
Chine.

Lors de sa rencontre avec M. Li à Erevan, capitale arménienne, M.
Kocharyan a qualifié de succès sa visite en Chine en septembre
dernier, visite au cours de laquelle les deux parties ont abouti à un
consensus sur le développement des relations bilatérales. L’Arménie
soutient la Chine dans son choix de voie de développement qui suit
les caractéristiques propres à son pays et est impressionnée par le
rôle actif joué par son partenaire dans les affaires internationales,
a-t-il ajouté.

Dans une rencontre séparée avec le ministre chinois mardi, le Premier
ministre arménien Andranik Margarian a fait écho aux remarques de M.
Kocharyan sur le renforcement des relations bilatérales. Il a dit que
son gouvernement oeuvrait pour l’application des accords conclus lors
de la visite de M. Kocharyan en Chine.

La coopération en matière de technologie et dans le domaine de
l’agriculture entre les deux pays est fructueuse et l’Arménie
souhaite voir élargir les liens entre les entreprises et recevoir
davantage d’investissements chinois, a assuré M. Margarian.

MM. Kocharyan et Margarian ont réaffirmé l’adhésion d’Erevan à la
politique d’une seule Chine. Ils se sont déclarés confiants sur le
fait qu’il existe, aujourd’hui mais aussi dans l’avenir, une seule
Chine dans le monde.

De son côté, M. Li a affirmé à ses hôtes que la Chine souhaitait
développer la coopération amicale avec l’Arménie et que sa visite
était l’illustration des actions concrètes de son pays pour appliquer
ce qui avait été conclu dans le consensus établi par les dirigeants
des deux pays. M. Li s’est dit optimiste sur les nouveaux
développements des relations bilatérales.

Il est arrivé à Erevan lundi pour une visite officielle et se rendra
également au Turkménistan et en Azerbaïdjan.

Genocides: paroles de victimes pour ouvrir serie de manifestations

Agence France Presse
17 octobre 2004 dimanche 7:56 AM GMT

Génocides: paroles de victimes pour ouvrir une série de
manifestations (PRESENTATION)

Par Frédéric HAPPE

LYON 17 oct 2004

Un forum “pour la justice et la prévention des génocides” se tiendra
le 23 octobre à Villeurbanne, avec en point d’orgue les témoignages
de dix groupes victimes de génocides ou de crimes contre l’Humanité,
marquant le début d’un cycle de manifestations d’un an sur ce thème.

Le collectif d’associations Reconnaissance, qui milite pour la
mémoire et la prévention des génocides et des crimes contre
l’Humanité, a invité des Aborigènes, des Africains, des Amérindiens,
des Arméniens, des Cambodgiens, des Juifs, des Rwandais, des
Tibétains, des Tziganes et des Ukrainiens à venir non seulement
témoigner de ce qu’eux, ou leurs ancêtres, ont vécu, mais aussi à
faire le point sur leurs revendications ou leurs attentes.

Ce premier rendez-vous, d’une série de manifestations qui se
dérouleront jusqu’à octobre 2005, permet une “contextualisation” du
problème, a expliqué Jules Mardirossian, président du Centre
d’études, de documentation et d’informations arméniennes (CEDIA).

Il est important “que les scientifiques puissent écouter les victimes
pour une fois dans un cadre qu’ils ne gèrent pas eux-mêmes”, a-t-il
ajouté.

Les témoignages viendront de personnes qui “sont séparées de leur
peuple d’origine”, soit dans l’espace, soit dans le temps, puisque
l’esclavage ou la famine de 1933 en Ukraine, par exemple, seront
abordés, a souligné Ganda Camara, président-membre fondateur de la
Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO).

Le discours sur les génocides et les crimes contre l’Humanité “ne
peut pas être laissé aux seuls spécialistes. La douleur, l’oppression
et l’injustice peuvent être décrites par les victimes”, a-t-il
poursuivi.

Evidemment, ce forum sera loin de couvrir tous les génocides, et M.
Mardirossian a reconnu que le choix avait été “en partie subjectif”.

“Avec la Tchétchénie, le Cachemire, le Sri Lanka, les Kurdes, nous
avons listé plus de 20 autres peuples victimes, mais nous ne pouvons
pas tous les couvrir, étant donné qu’ils sont plus ou moins reconnus,
et que sur certains on manque encore de recul”, a-t-il plaidé.

Au cours de l’année à venir, Reconnaissance organisera aussi une
semaine cinématographique avec débats entre le 29 novembre et le 4
décembre, puis, en partenariat avec la région Rhône-Alpes, un semaine
de formation d’une quarantaine de professeurs d’histoire qui
débouchera sur des projets pédagogiques dans 15 collèges et lycées de
la région, au cours du premier semestre 2005.

Enfin, un colloque international sur le thème “Mémoires partagées,
démarche préventive et dynamique de paix” se tiendra en octobre 2005,
pour clore ce cycle.

Un comité de suivi sera ensuite chargé de surveiller le cheminement
des propositions auprès des grandes organisations internationales et
la situation sur le terrain.

Entree de la Turquie dans l’UE: debat “malsain” pour M. Vauzelle

Agence France Presse
17 octobre 2004 dimanche 7:56 AM GMT

Entrée de la Turquie dans l’UE: débat “malsain” pour M. Vauzelle (PS)

SAINT-ETIENNE-LES-ORGUES (Alpes de Haute Provence) 17 oct

Michel Vauzelle, président (PS) de la région PACA, a qualifié
dimanche de “malsain” le débat sur l’entrée de la Turquie dans
l’Union européenne car, a-t-il dit, il “permet à la droite et à
l’extrême droite de drainer tout ce qu’il peut y avoir d’anti-islam
en France”.

“On crée un faux problème, la question ne se pose pas aujourd’hui,
alors pourquoi maintenant nous mettre une épée dans les reins pour
qu’on se prononce”, a déclaré le président de Provence-Alpes-Côte
d’Azur, qui était interrogé par l’AFP lors d’une sortie sur la
montagne de Lure (Alpes de Haute Provence).

M. Vauzelle, dont la région compte une importante communauté
d’origine arménienne, a ajouté qu’il était pour sa part hostile à
l’entrée de la Turquie dans l’UE “tant que ce pays ne reconnaît pas
le génocide arménien”.

L’ancien ministre qui est partisan du Non au projet de constitution
européenne a par ailleurs donné une dimension symbolique à sa visite
à la montagne de Lure, lieu où, a-t-il indiqué, s’étaient regroupés
des opposants républicains à Napoléon III sous le second Empire, et
des résistants à l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale:
Ce Non signifie “résister à la mondialisation ultralibérale”,
inscrite dans le projet de constitution, a-t-il déclaré.

Alors que les militants socialistes doivent se prononcer sur cette
question début décembre, il a ajouté : “si la majorité dit oui, je
m’inclinerai”.

Turquie, l’affaire des femmes

L’Express
18 octobre 2004

Turquie, l’affaire des femmes;
Tribune libre – Liliane Kandel

Kandel Liliane

Ce qui se joue autour de la candidature turque, c’est notre capacité
à répondre à l’offensive islamiste contre les droits des femmes

Il s’en est donc fallu d’un cheveu pour que les négociations
concernant la candidature de la Turquie à l’Union européenne ne
puissent pas même commencer. Ainsi, le dessin – et le destin – de la
future Europe se seront joués sur la question du droit des femmes;
plus précisément, du droit des femmes turques à l’adultère. A-t-on
vraiment saisi la signification de ce débat? A-t-on mesuré le chemin
parcouru depuis les années pas si lointaines où une dizaine de
féministes déposaient à l’Arc de triomphe une gerbe “à la femme
inconnue du soldat” et où, dans la plupart des pays occidentaux, les
femmes proclamaient – et imposaient – le droit de disposer librement
de leur corps?

Une éclatante victoire du féminisme, alors? Ne soyons pas exagérément
optimistes – ou naïfs. Nous ignorons tout des convictions féministes
(ou non) du commissaire européen à l’Elargissement. Nous ignorons
même si cet étrange incident n’a pas été une manipulation destinée à
prouver, in fine, la bonne volonté européenne du gouvernement de
Recep Tayyip Erdogan. Il n’empêche: c’est cet argument-là qui fut mis
en avant (et non, par exemple, la persistance de la torture dans les
prisons turques ou la négation obstinée du génocide arménien). Et ce
qui se joua dans cette affaire, ce fut une question brûlante: celle
de la réponse de l’Europe face au regain de l’offensive islamiste en
Turquie et l’évidence que celle-ci, à Istanbul et ailleurs, vise en
priorité les droits des femmes. Souvenons-nous des taliban.
Souvenons-nous qu’une des premières mesures du gouvernement Khomeini
fut l’imposition du port du tchador à toutes les Iraniennes et que,
depuis, une part importante du budget de l’Etat va aux milices
paramilitaires chargées de surveiller… la tenue vestimentaire des
femmes. Souvenons-nous des attaques lancées par nombre de groupes
islamistes contre la loi française sur la laïcité. Chahdortt Djavann
le rappelle dans son dernier livre Que pense Allah de l’Europe?: “Le
voile est l’emblème, le drapeau et la clef du système islamiste.” Le
voile, entendons la situation faite aux femmes, qui constitue, dans
le défi lancé aux démocraties par l’islam intégriste, un enjeu
géopolitique capital.

Ce fut l’enjeu de l’épreuve de force – gagnée – sur le projet de Code
pénal en Turquie. Mais c’est aussi, en sens inverse, celui de
l’offensive “pro-hidjab” lancée il y a peu par quelques députés
européens (dont un Vert français et quelques nouvelles et paradoxales
“féministes”), l’objectif annoncé étant de faire condamner par les
instances européennes la loi française sur les signes religieux: un
autre combat, cette fois interne à l’Europe. Rien ne permet
aujourd’hui de prédire quelle en sera l’issue.

Si le Conseil europeen revient sur sa parole, ce sera tres grave

Le Monde
19 octobre 2004

Si le Conseil européen revient sur sa parole, ce sera très grave »

Kemal Dervis, ancien ministre, député d’Istanbul, au « Grand jury
RTL-«Le Monde»-LCI »

Propos recueillis par Gérard Courtois, Ruth Elkrief et Pierre-Luc
Séguillon

Les inquiétudes provoquées en France par la perspective des
négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne vous
font-elles craindre que Jacques Chirac revienne sur ses engagements ?

C’est normal qu’il y ait débat. Et je pense que le président Jacques
Chirac, jusqu’à aujourd’hui, s’en est tenu à sa parole. Mais il faut
que les gens tiennent parole ; c’est la base de toute confiance.

N’êtes-vous pas déçu par les critiques exprimées en France à l’égard
de la Turquie ?

Les citoyens veulent comprendre ce qui se passe et ils ont raison. Il
faut leur donner des éléments et un peu de temps.

Beaucoup de responsables français suggèrent qu’un partenariat
privilégié serait préférable à une adhésion en bonne et due forme.
Qu’en pensez-vous ?

Le statut privilégié proposé par certains n’est pas un objectif de
négociation qu’on puisse accepter. Car personne n’arrive à définir ce
privilège : si c’est de ne pas voter au Parlement européen et de
n’avoir pas de voix au Conseil européen, ce n’est pas un privilège,
c’est une sorte de deuxième classe.

La Commission européenne elle-même, dans son rapport favorable à
l’ouverture des négociations, envisage que celles-ci puissent être
suspendues…

Ça ne me choque pas. Négocier ne veut pas nécessairement dire
aboutir. Je n’aimerais pas que cela arrive, mais la Turquie aussi
pourrait dire « On arrête » ; le droit est des deux côtés.

Que se passerait-il si le Conseil européen du 17 décembre ne fixait
pas de date pour l’ouverture des négociations ?

Si le Conseil européen revient sur sa parole, solennelle et unanime,
ce sera très grave. Il y a deux ans, il a décidé que les négociations
commenceraient « sans délai » en cas de feu vert de la Commission. Il
faut donc qu’elles démarrent le plus tôt possible, dans trois mois,
dans six mois après la décision du Conseil. Nous nous y attendons. Si
l’Europe revient là-dessus, il y aura un gros problème et une
réaction très forte en Turquie, très émotive.

La Commission estime qu’il faudra confirmer la solidité des réformes
démocratiques engagées en Turquie. Ce processus de réforme vous
semble-t-il irréversible ?

Ce n’est pas seulement le gouvernement, mais la nation turque tout
entière qui est engagée dans le projet européen et le projet de
démocratie approfondie. Ces réformes sont absolument sincères. Mais
c’est vrai que les habitudes ne peuvent changer du jour au lendemain.
Certaines lois ont été appliquées pendant des décennies. Il faut que
les juges, la police, tout le monde intériorise cette nouvelle donne.
Dans les années 1970, il y a eu un gouvernement de colonels en Grèce,
c’était encore le fascisme en Espagne et au Portugal, la dictature en
Europe de l’Est. Il y a eu beaucoup de progrès dans toute cette
périphérie européenne. Le message démocratique de l’Europe est très
puissant.

Un des points d’achoppement entre l’Europe et la Turquie est celui de
la reconnaissance du génocide arménien, en 1915- 1917. Contestez-vous
qu’il y ait eu génocide ?

J’aimerais saisir cette occasion pour exprimer une douleur profonde
pour les massacres d’Arméniens qui ont eu lieu pendant la première
guerre mondiale. Il faut reconnaître ces souffrances et exprimer un
très profond regret, sans oublier non plus les massacres de musulmans
de l’autre côté. Mais il faut dépasser ces mémoires historiques.
Sinon, on ne rend pas service à la paix. Or l’idée forte de l’Europe
est justement qu’elle est une puissance de paix.

La cathedrale armenienne rassemble la communaute

La Croix
19 octobre 2004

La cathédrale arménienne rassemble la communauté. Anniversaire.
Depuis cent ans, la cathédrale arménienne est un lieu central pour la
communauté de Paris.

SENEZE Nicolas

Silencieuse et lumineuse dans les volutes d’encens, la très belle
cathédrale arménienne de Paris, dans le 8e arrondissement, n’est
malheureusement pas ouverte au public. Nos églises ne sont que des
lieux de culte , souligne Kégham Torossian, président du conseil de
laïcs qui gère la paroisse. Dommage : il s’agit sans doute de la plus
belle de la diaspora arménienne. Mais pour les Arméniens de Paris,
l’édifice, qui a fêté au début du mois son centenaire, est bien autre
chose qu’un monument, c’est le lieu central de leur foi.

C’est en 1904 que la cathédrale a été inaugurée. Un btiment financé
par un richissime arménien de Tiflis (l’actuelle Tbilissi, capitale
de la Géorgie), un roi du pétrole séjournant régulièrement à Paris et
regrettant de ne pas y trouver d’église arménienne. Dès le XVe
siècle, il y a eu des Arméniens à Paris, raconte Kégham Torossian.
Mais c’est surtout dans le courant du XIXe siècle, avec les
persécutions turques, que beaucoup d’Arméniens ont commencé à
arriver. Et plus encore après le génocide de 1915. Aujourd’hui, 400
000 à 450 000 Arméniens vivent en France, principalement fidèles de
l’Eglise apostolique arménienne (lire ci-contre). Si 150 000 d’entre
eux vivent en région parisienne, une grande partie est présente dans
le couloir rhodanien (ainsi, 10 % des habitants de Valence sont-ils
d’origine arménienne !). Dans la mesure où nous étions chrétiens,
notre intégration a été facile. D’autant plus que l’Eglise arménienne
a toujours dit à ses fidèles que s’ils n’avaient pas d’église
arménienne près de chez eux, ils pouvaient aller dans une église
catholique ou orthodoxe , souligne Kégham Torossian, lui-même élevé
dans une école catholique. J’ai appris la messe en latin avant de
l’apprendre en arménien , sourit-il.

Mais cette intégration facile est peut-être aussi le point faible de
la communauté. Aujourd’hui, la plupart des Arméniens nés en France ne
pratiquent plus la langue. De même pour la lecture et l’écriture ,
regrette Kégham Torossian, qui craint une dissolution de la
communauté . Résultat : un seul des 40 prêtres arméniens présents en
France y est né ! Toutes les diasporas disparaissent, constate encore
avec lucidité Kégham Torossian. Combien d’Italiens, de Polonais ou
d’Espagnols d’origine parlent encore leur langue ?

NICOLAS SENÔZE

L’Eglise arménienne.

Premier pays officiellement chrétien, en 301, l’Arménie rejette en
505 les conclusions du concile de Chalcédoine (451). Se constitue
alors l’Eglise apostolique arménienne dont le siège est aujourd’hui à
Etchmiadzine.

Aujourd’hui, elle compte cinq millions de fidèles dans le monde. Son
chef est le catholicos Karékine II.

Depuis 1742, il existe également une Eglise arménienne catholique qui
compte 200 000 fidèles dans le monde, dont 30 000 en France. Son
patriarche, Jean-Pierre XVIII Kasparian, siège à Beyrouth.

A la decouverte des pays de l’Est

La Nouvelle République du Centre Ouest
19 octobre 2004

A la découverte des pays de l’Est ;
Les soirées interculturelles, organisées par Batiss’Caf, ont ouvert
une nouvelle saison samedi soir à la salle de Lanthenay en mettant à
l’honneur les pays de l’Est. Quatre-vingts personnes ont partagé ce
moment de convivialité fait de découvertes et d’échanges.

La Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, trois pays blottis dans les
montagnes du Caucase, entre mer Noire et mer Caspienne, étaient
représentés à travers notamment leur cuisine traditionnelle. Era et
Karina, Géorgiennes et Tzarik, Arménienne, se sont affairées toute la
journée pour mitonner des plats spécifiques de leur pays d’origine.
Sans oublier les « petites mains » qui ont apporté une aide précieuse
aux cuisinières du jour.

Perochki (pte frite farcie de purée de pomme de terre et
assaisonnement) et radjabouki (briochettes au fromage) accompagnaient
l’apéritif et donnaient le ton géorgien. Les deux entrées faisaient
découvrir aux papilles la cuisine du Caucase russe avec une salade
olivier et un pod-chouboï. Le tolma arménien, plat de résistance, fut
accompagné de l’adjebsandal azerbaïdjanais. Les convives se sont
régalés en goûtant ces saveurs nouvelles et fort appréciées.

L’ambiance festive était complétée avec les musiciens des groupes «
La Filipendule » et « Zangora » reprenant les musiques populaires
traditionnelles des pays de l’Est. Il n’en fallait pas plus aux
participants pour entamer une danse entre deux plats. Cela leur
permettait de garder une petite place pour le dessert !

Era avait passé la journée de la veille à confectionner des
ptisseries de son pays. Troubouchka et nejenka furent engloutis avec
gourmandise. Les premiers sont des cornets de pte fourrés de crème.
Les seconds des gteaux meringués avec au milieu soit des pommes,
soit des raisins ou encore des marrons.

Une nouvelle vie

Une soirée pour découvrir une autre culture que la sienne est le but
recherché par les organisateurs de Batiss’Caf. Se retrouver autour
d’un repas est un moyen agréable d’y parvenir. Mais au-delà de la
nourriture, c’est toute une richesse de liens, d’échanges qui se
créent et une compréhension de nos différences qui font parfois si
peur.

C’est surtout un moyen d’insertion formidable qui permet de ne pas
rester isolé et qui facilite l’intégration.

Le thème des pays de l’Est a été choisi car, à l’été 2003, environ
dix familles en provenance des régions du Caucase sont arrivées à
Romorantin. Demandeurs d’asile, ils sont toujours dans l’attente de
la décision avec une volonté de s’intégrer, d’être utile.

Un exemple parmi d’autres, Era et son mari Erik ont bénéficié de
l’aide du Secours populaire. Aujourd’hui, ils sont tous deux
bénévoles de l’association. Les cours de français proposés par
Batiss’Caf leur ont permis, en un an, de parler notre langue. Les
enfants, scolarisés et qui apprennent très vite, aident également
leurs parents dans cet apprentissage.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

ARMENIAN HOSTAGE IN IRAQ SAVED

ARMENIAN HOSTAGE IN IRAQ SAVED

16.10.2004 13:28

/PanARMENIAN.Net/ 47-year-old Armenian citizen of Lebanon Aram Nalbandian,
who was taken hostage by Iraqi militants, has been set free. As reported
by RFE/RL, Nalbandian was taken hostage on his way to Fallujah on
September 27. The fighters asked $100,000 for the hostage. However, on the
day the mediator was to pass the ransom the US troops bombarded Fallujah.
As result of the operation the house, where the hostages were kept, was
ruined and the fighters were killed. Nalbandian and one more surviving
hostage stayed under the debris for two days until the rescuers found them.

Bringing The Bible to Schools, Shirak

PRESS RELEASE
Bible Society of Armenia
6/26 Zakiyan St.
Yerevan 375015, Armenia
Tel: (+374 -1) 58.55.09, 56.49.06
Fax: (+374 – 1) 54.24.39
E-mail: [email protected]

October 15, 2004

BRINGING THE BIBLE TO SCHOOLS, SHIRAK

YEREVAN–Within its three-day trip to the Region of Shirak a delegation
of Bible Society Board members and World Vision International
Organization visited five main towns of the region of Shirak and met
with 113 school principals, as well as some teachers and students. The
visit to regional capital Gyumri was paid in December 2002 where there
was a meeting with the local principals. This is the region, which was
hit by a strong earthquake on December 7, 1988, causing 25.000 victims
and huge damages; the church of All Savior built at the main square,
collapsed.

During October 5-7, 2004, on the eve of the Feast of the Holy
Translators, the Bible Society and World Vision International delegation
members visited the Regional Capital Gyumri, Akhourian, Ashotsk,
Amassia, Artik and Maralik. Among the delegation members were HG
Archbishop Vartan Keshishian, the representative of the Primate of the
Armenian Catholic Church; Ms. Karine Harutiunian, World Vision
International Church and Community Relations Manager; and Arshavir
Kapoudjian, Bible Society Board Secretary. The delegation was always
accompanied by the Primate of Shirak, HG Bishop Mikayel Ajapahian.

The traces of the tragic event were still obvious in the cities and
villages, in the streets and schools. Amassia, the last North Western
town of the country bordering Turkey, is called `The Siberia of
Armenia,’ where the temperature during winter time is -47 It was hard
to see only two dozen of people in the streets at 3pm. It seemed as if
we were there after a battle. Therefore it was really a consolation to
meet teachers and students in an old school. `I hope our new
generation will be able to continue our task by this initiative,’ a
principal said before the meeting starts.

The meetings have usually been opened by the Board Secretary who, in his
keynote address, presented the gathered public with the 200-year history
of United Bible Societies and the13-year history of the Bible Society
Armenia and its mission, and introduced the six different books to be
given to schools.

By seeing that the Bible entered schools and found its place in the
curriculum, HG Arch. Keshishian expressed his joy stating: `We all are
aware that it is our religion and faith that has kept our existence. The
past record tack is not only a historical fact, but also a reality,
which gives meaning to our life.’ Conveying her thanks to the Bible
Society for joining this project, Ms. Harutiunian added: `We hold
special love and affection towards this region. You remember the day, 16
years ago, when we delivered a check for your spiritual uplifting and we
are here once more for the same purpose. Our mission is to be
Christians. You are the people to take these books to our new
generation. This is how you can support us.’

All the meetings were concluded by the Primate HG Bishop Ajapahian.
First he wholeheartedly expressed his gratitude to the Bible Society and
World Vision International for this unique and generous support for his
Diocese and addressed to the gathered principal and teachers: `I am
well aware that it is a very difficult task to be a village teacher.’
It required devotion and commitment from everybody. His Grace presented
the difficulties of the Diocese, especially the lack of manpower,
adding: `I am confident that such literature will replace the pastors.
With these books you are called to be a shepherd to guide our young
people and enlighten their life. This literature is novelty for you.
Moreover, it is useful. There is nothing archaic here; the traditional
and the modern are mixed together.’ Then he stressed the necessity of
the Bible, which is Holy and must be worshiped by reading and not
regarding as an idol. After 70 years of communism the Church once again
holds its responsibility and enters schools to give Biblical and
Christian education. `Neither by replacing the former ideology, nor by
imposing belief, it does make the new generation find their Christian
identity. We should learn how and what to give to each other through
this identity.’

At the end of the visits, the Board Secretary paid visit to HE
Archbishop Nerses Ter-Nersessian, the Primate of the Armenian Catholic
Church in Armenia. His Eminence also is the Vice-Chairman of the Bible
Society Board. The Board Secretary shared his impressions about this
three-day visit to the region and discussed the issue on how to reach to
the educational and spiritual needs of the people.

The Bible Society of Armenia was established in 1991, when the late
Catholicos Vazgen I and representatives of the United Bible Societies
signed a memorandum of understanding regarding the translation,
publication and dissemination of the Holy Bible in Armenia. The Bible
Society of Armenia is committed to the widest possible meaningful and
effective distribution of the Holy Scriptures in languages and media
which meet the needs of people, at a price they can afford. The Board of
Trustees of The Bible Society of Armenia consists of representatives of
the Armenian Apostolic Church, the Armenian Catholic Church and the
Union of Armenian Evangelical and Baptist Churches.

For further information on Bible Society of Armenia and its activities,
call (374-1) 58-55-09 or 56-49-06; fax (3741) 54-24-39; e-mail
[email protected]

Yerevan Municipality Turns its Attention to Dilapidated Buildings

A1 Plus | 13:57:37 | 18-10-2004 | Social |

YEREVAN MUNICIPALITY TURNS ITS ATTENTION TO DILAPIDATED BUILDINGS

After Yerevan municipality’s routine session on Monday, Ashot Sargssyan,
the chief of the municipality public utilities unite, told journalists
several dilapidated buildings being in precarious state would be repaired
by the end of this year.

Urban Planning Ministry’s figures show there are 90 buildings in Armenian
capital that are badly in need to be repaired.

Several bridges are also planned to be repaired as soon as possible,
Sargssyan said.