SWEDISH LEFT-WING PARTY IS VISITING KARABAKH
Lragir.am
28 June 06
The delegation of the Swedish Left Party is visiting Karabakh. During
the two-day visit the Swedish will have meetings with the authorities
of Karabakh and go sightseeing.
Ulla Hoffman, representative of the Swedish parliament, the deputy
leader of the Left Party, told news reporters that the group has
been implementing a program in Armenia, and has visited Yerevan
and the regions of Armenia. Now the members of the party decided to
visit Karabakh.
The same political party initiated a survey of the Armenian Genocide
in 2002. As a result, in 2005 the parliament recognized the genocide.
Murad Artin, Armenian by origin, the deputy mayor of the city of
Orebro, a member of the party, said the group also pursues the
recognition of independence of NKR. Vardan Mkrtichyan, member of
the Ardarutiun faction of Armenia, arrived in Karabakh with the
Swedish delegation. He told news reporters that the Swedish Left
Party is implementing a program together with the People’s Party of
Armenia. And since the Left Party are feminists, the program deals
with gender issues. “We will be discussing Karabakh women joining
our partners,” said Vardan Mkrtichyan.
Should Armenia Speak Instead Armenia?
SHOULD ARMENIA SPEAK INSTEAD ARMENIA?
Lragir.am
28 June 06
The “proposals” revealed by the new American co-chair of the OSCE
Minsk Group Mathew Bryza did not find support in Karabakh. The chair
of the Committee of External Relations of the NKR National Assembly
Vahram Atanesyan, Democracy faction, Gagik Petrosyan, representative
of the second political party in the parliament Azat Hayrenik, and the
opposition announced that the package discussed by the presidents of
Azerbaijan and Armenia is against the vital interests of Karabakh. The
proposals on returning territories and holding a referendum in an
indefinite period are unacceptable.
“The impression is that the revelations were addressed to the Armenian
party because they are totally in the interests of Azerbaijan,”
said Vahram Atanesyan.
At the same time, they think in Karabakh that Bryza’s revelations
may be a swansong of the package proposal. Political scientist Davit
Babayan thinks that since the proposals have been published, the
presidents will not discuss them, and a necessity for new approaches
will occur.
The revelations were followed by the statements of the foreign
ministries of Armenia and Azerbaijan, which accused each other of
rejecting the proposals. Moreover, the statements of the foreign
ministries of both Armenia and Azerbaijan suggest that the package
proposal is, on the whole, acceptable. But why is it acceptable it
Armenia insists that sovereignty will be granted to Karabakh and the
proposal is unacceptable for Armenia.
It is interesting that when an Azerbaijani member of parliament was
asked why Armenia disagrees to the idea of sovereignty of Karabakh,
the member of parliament was surprised: “Why Armenia? We offered this
proposal to Karabakh.”
However, as far as it is known, Azerbaijan did not propose anything
to Karabakh. Now it is not clear whether Armenia should answer instead
of Karabakh.
Genocide Armenien: 4 Deputes UMP Demandent Le Reexamen Du Projet De
GENOCIDE ARMENIEN: 4 DEPUTES UMP DEMANDENT LE REEXAMEN DU PROJET DE LOI
Agence France Presse
28 juin 2006 mercredi 5:07 PM GMT
Nanterre
Quatre deputes UMP ont demande mercredi dans un communique que leur
groupe parlementaire inscrive la proposition de loi visant a reprimer
la negation du genocide armenien de 1915 dans une prochaine “niche”
parlementaire, pour qu’elle puisse etre a nouveau examinee par les
deputes.
Une “niche” parlementaire est une seance publique dont l’ordre du
jour est fixe par un groupe politique.
Dans leur communique, les deputes UMP Philippe Pemezec
(Hauts-de-Seine), Patrick Devedjian (Hauts-de-Seine), Nicolas
Dupont-Aignan (Essonne) et Roland Blum (Bouches-du-Rhône) se disent
“indignes” par les “agissements” ayant empeche le vote de cette
proposition de loi le 18 mai dernier.
Ils precisent qu’ils veulent par leur initiative ” empecher que ne
soient organisees des manifestations provocatrices incitant a des
heurts sur le territoire national”, en reference a une manifestation
a Lyon en mars au cours de laquelle avaient ete releves des slogans
negationnistes pro-turcs.
Le 18 mai, l’examen par l’Assemblee de cette proposition de loi
socialiste avait ete interrompu sans etre acheve et son vote reporte
sine die.
Les deputes UMP et le gouvernement avaient tout fait pour retarder
les debats, au point de rendre impossible le vote de la proposition
inscrite dans une “niche” limitee a 5 heures de debat.
La proposition de loi vise a completer par un volet penal la loi
du 29 janvier 2001 par laquelle la France reconnaît le genocide
armenien. Elle fait de la negation du genocide un delit punissable
d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.
–Boundary_(ID_Sz9db5d1MlcSOjACS4quug)- –
L’Emotion Armenie: =?unknown?q?=22Le?= Voyage En =?unknown?q?Armenie
L’EMOTION ARMENIE: “LE VOYAGE EN ARMENIE”, UN FILM TRèS EMOUVANT DE ROBERT GUEDIGUIAN
Noël Tinazzi
La Tribune
28 juin 2006
Ariane Ascaride joue magnifiquement le rôle d’une fille de la diaspora
marseillaise conquise, malgre elle, par la chaleur des Armeniens.
L’identite, ca ne m’interesse pas!” C’est ce que repond, categorique,
Anna quand on la titille sur ses origines armeniennes. Pour cette
femme mûre, cardiologue marseillaise, qui fut autrefois communiste
et est restee farouchement athee, bref pour cette femme qui ne
se reconnaît dans aucun cliche – fût-il celui du mont Ararat -,
etre fille d’Armenien ne cree pas de vibration particulière. Ni de
difference notoire. Cette femme de tete, formidablement incarnee par
Ariane Ascaride (laquelle actrice n’est pas d’origine armenienne mais
napolitaine), va pourtant etre amenee a reviser quelques-unes de ses
certitudes. Surtout, elle va etre emue par ce qu’elle va vivre sur
place, en Armenie. De meme, quelles que soient ses origines, tout
spectateur sera emu par ce film porte par un grand souffle, qui passe
avec agilite de la chronique realiste au polar, du documentaire a la
fiction, du drame au conte sentimental. Avec juste la petite goutte
de melo en trop qui est la marque de fabrique de Robert Guediguian.
Sous un jour inattendu. Pour le public, jusqu’a ce film, le cineaste
de Marius et Jeannette n’avait d’armenien que le nom. Comme son
heroïne. Or voici qu’a mesure que le Voyage en Armenie progresse
et qu’Anna se laisse gagner par le sortilège du mythe commun,
le realisateur marseillais ex-communiste se revèle sous un jour
inattendu. Non pas en proselyte de l’armenite, comme beaucoup de ses
compatriotes de la diaspora qui peuvent etre aussi exasperants que
tous les autres chantres communautaires. Mais en artiste sensible,
a l’ecoute de ce qui fait vibrer ses semblables, les humains. Et en
observateur lucide d’un pays ex-sovietique où règne la loi du business
sauvage, où la ferveur religieuse le dispute a l’emprise mafieuse. Et
que tous les jeunes gens revent de fuir.
Les vieux, eux, revent de mourir au pays. C’est le cas du père
d’Anna, beau vieillard tetu (joue par Marcel Bluwal), chez qui elle
a diagnostique un problème cardiaque grave necessitant une operation
urgente. Mais le veuf a une autre solution pour finir ses jours en
beaute. C’est de quitter Marseille où il a fait racine et de gagner
l’Armenie natale, comme l’indiquent quelques indices laisses a son
domicile. Pour où exactement? Mystère. Et sa fille de decouvrir
soudain que de son père elle ne sait pratiquement rien, pas meme son
lieu de naissance. Germe alors dans l’esprit de cette fille non moins
tetue que son geniteur l’idee de le rattraper pour le convaincre de
revenir en France et se faire soigner. Aussitôt dit aussitôt fait,
voila notre heroïne envolee pour Erevan. La, quantite de surprises
et de rencontres l’attendent. Quelques bonnes et beaucoup de mauvaises.
À commencer par le businessman franco-armenien qui etait cense la
cornaquer et qui s’avère très vite un mafieux dangereux.
Fatalisme decourageant. Anna, qui n’a qu’une semaine a consacrer a la
recherche du paternel, ne met pas longtemps a s’apercevoir que ce pays
incarne tout ce qu’elle deteste: le machisme persistant, le fatalisme
decourageant, les palabres incessantes, les retards systematiques,
la religiosite proche du fanatisme, le sentimentalisme kitsch, la
prostitution degradante, le pouvoir conjugue des armes et de l’argent,
les trafics en tout genre, y compris celui des medicaments… Mais elle
decouvre aussi la realite d’un pays en ruines, la beaute des eglises,
la grandeur du paysage, la chaleur des gens qui l’habitent, la force
de leurs reves… En un mot, tout ce qui fonde une culture. Et qui
vaut d’etre partage.
–Boundary_(ID_gKVqaSjkBz1gRHiVRc88Og)–
Portrait. Robert Guediguian L’Armenien
PORTRAIT. ROBERT GUEDIGUIAN L’ARMENIEN
Par Conrard Sophie
La Croix
28 juin 2006
Pour son nouveau film, le cineaste Robert Guediguian quitte Marseille,
sa ville natale et decor de la plupart de ses longs metrages, et se
lance dans un voyage initiatique en Armenie. À 53 ans, il choisit
de se tourner vers le pays de ses aïeux, a travers la quete d’Anna,
envoyee par son père Barsam a la decouverte de ses racines. Le Voyage
en Armenie**, film francais, 2 h 05.
Quand Le Voyage en Armenie a commence a prendre forme, Robert
Guediguian a vite compris qu’il etait en train de realiser l’un des
premiers films sur ce pays. “C’etait une vraie responsabilite, nous
etions obliges d’etre le plus exhaustifs possible: montrer ce qui
va bien et ce qui va mal, varier les decors…”, explique-t-il. “Se
representer, c’est exister. C’est extremement important pour cet Etat
minuscule et demuni.” Une mission delicate, que l’emotion de tourner
sur la terre de ses origines n’a pas occultee: “J’ai eprouve le choc
des retrouvailles avec mes ancetres en 2001, la première fois que je
suis alle en Armenie. J’ai ete bouleverse de voir combien ces gens
ressemblent a des membres de ma famille…” Le cineaste parle allemand,
sa mère etant d’origine allemande, mais pas armenien, “parce que la
langue paternelle, ca n’existe pas”, comme le souligne un personnage
du Voyage. Mais de meme qu’Anna (Ariane Ascaride, sa compagne), forte
tete qui repète a qui veut l’entendre qu’elle n’est pas armenienne,
Robert Guediguian a ete rattrape par ses racines.
Dans son bureau chez Agat Films, sa societe de production, tapisse de
photos de Marseille, de ses films et de ses acteurs fetiches (Ariane
Ascaride, Gerard Meylan, Jean-Pierre Darroussin), le cineaste evoque
avec fierte et serieux son dernier long metrage, tourne avec une
equipe a moitie armenienne (techniciens et comediens). Y compris
lorsque ses yeux bleus et sa moustache sourient a l’idee d’une
“petite provocation” destinee au public armenien, dont il attend
la reaction avec impatience: une scène où une jeune fille, Schake,
seduit un homme. Ce personnage central dans le periple d’Anna est
porte avec vigueur par une etonnante jeune femme. Lyceenne âgee
de 17 ans au moment du tournage, Chorik Grigorian a fait forte
impression sur le realisateur, amateur de “personnages droits, d’un
seul tenant”. Habitue a travailler avec ses amis, Robert Guediguian
franchit avec Le Voyage en Armenie une nouvelle etape. “Je fais des
films en fonction de mon âge, dans lesquels mes vieux amis sont mes
porte-parole”, avoue-t-il. Ainsi Ariane Ascaride a-t-elle activement
participe a la redaction du scenario, elle-meme marquee par un père
napolitain.
–Boundary_(ID_eqH4eTQm1DHI fwRKja6GSA)–
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress
Ariane Ascaride, Coeur Armenien
ARIANE ASCARIDE, COEUR ARMENIEN
Le Temps, Suisse
28 juin 2006
Pour “Le Voyage en Armenie”, Robert Guediguian et Ariane Ascaride se
sont enfin eloignes de leurs bases marseillaises. Avec un bonheur
mitige. Ecarte de la competition cannoise, ce regard sur l’Armenie
d’aujourd’hui s’avère neanmoins captivant. Rencontre avec une actrice
engagee.
Quand ce n’est pas Robert Guediguian qui accompagne la sortie d’un
de ses films, c’est Ariane Ascaride qui s’en charge. Avec une belle
constance dans l’alternance. Heroïne, mais aussi scenariste du
Voyage en Armenie, la volontaire Ariane peut d’ailleurs revendiquer
celui-ci. Après tout, il n’existerait pas sans elle, petite-fille
d’immigres napolitains qui a tenu a rappeler ses origines armeniennes
au père de leurs deux filles.
Le Temps: Qu’est-ce qui vous a amenes en Armenie ex-sovietique?
Ariane Ascaride: En 2000, nous avons ete invites a Erevan pour une
retrospective des films de Robert. C’etait une initiative de gens
de la diaspora armenienne, qui venaient de renover l’unique cinema
d’Erevan. J’etais fatiguee et j’y allais a contrecoeur. Mais deja
sur le chemin entre l’aeroport et le centre-ville, je suis tombee
amoureuse de ce pays! On atterrit la-bas le soir, et tout au long
de la route, il y avait ces petits kiosques eclaires, tout pleins
de fleurs coupees. C’etait magnifique! Depuis, ils ont fait place a
des casinos… Mais bon, je me suis très vite senti bien la-bas. Je
crois qu’inconsciemment, j’y retrouvais des choses que j’avais connues
durant mon enfance a Marseille. Une certaine ambiance populaire…
– Il paraît que l’idee de ce film vous revient?
– Moi qui suis d’origine italienne, j’avais un jour fait le voyage
dans l’autre sens, a Naples. Et c’est très etrange de constater que
oui, il y a une part de vous qui vient de cet autre pays. J’etais
sûre que Robert avait dû ressentir quelque chose d’approchant, meme
si l’armenite n’est pas quelque chose qui l’a beaucoup travaille
jusqu’ici: son père est armenien, mais il a plutôt adopte la culture
de sa mère allemande. Pour finir, comme tout ca me travaillait, j’ai
eu l’idee de cette histoire d’une femme qui part sur les traces de
son père disparu. Durant le tournage de Brodeuses, dans lequel je
jouais une Armenienne, Robert s’est laisse convaincre et nous avons
bien sûr retravaille ca ensemble.
– L’Armenie vous a tôt confronte a la question de l’echec communiste?
– Vous arrivez toujours dans un pays avec des convictions, une
certaine manière de penser le monde. Et puis, vous vous rendez compte
que ce n’est pas obligatoirement comme ca que les choses doivent
fonctionner. La, j’ai decouvert cet incroyable imbroglio dans lequel
se retrouvent les gens dans les ex-republiques sovietiques. C’etait
destabilisant et j’ai voulu raconter ca dans le film.
– Le personnage de l’officier joue par Gerard Meylan a devance le
vôtre sur ce terrain…
– Cet Armenien de Marseille, qui parle avec l’accent, existe
vraiment! Je n’ai rien invente. Il a reellement eu ce parcours de
militant de gauche qui s’est recentre sur le combat identitaire,
a commis des attentats dans les annees 1980 avec l’ASALA, l’Armee
secrète de liberation de l’Armenie, s’est enfui et a ete condamne a
30 ans de prison par contumace. Il est reste la-bas, a combattu pour
le Haut-Karabakh. Il s’est fait son trou, mais au fond, lui aussi
s’est lourdement trompe.
– Le film brasse large, de la religion a une diaspora tiraillee…
– D’abord, vous ne pouvez pas parler de l’Armenie sans parler de
religion. Elle est pratiquee de manière très libre et individuelle,
mais elle est indissociable de la culture armenienne. Quant
au nationalisme, si l’on considère que l’Armenie existe depuis
2500 ans et que ce n’est devenu un Etat independant qu’en 1991,
on peut comprendre qu’il y ait un sentiment fort d’appartenance a
cette terre-la. Par contre, la diaspora nee du genocide est surtout
composee d’Armeniens qui vivaient en Turquie, d’où un certain decalage
avec les Armeniens d’Armenie.
– Ce “sale business” que vous denoncez est-il si apparent que ca?
– Oh oui! On fait des “affaires” partout. Cette scène dans la
boîte de nuit où un homme cherche a se procurer un avion, je l’ai
vecue! On n’imagine pas ca ici, dans nos societes très organisees
et legalisees. Mais la, du jour au lendemain, l’Union sovietique a
disparu, les Russes ont tout coupe, les usines se sont arretees.
Alors il a bien fallu repartir a zero avecle système D. Et comme
ailleurs, ce sont d’abord des anciens apparatchiks et des mafieux
qui s’en sortent le mieux.
– C’est une situation qui autorise quand meme un espoir?
– Je vous avouerai sincèrement que pour moi, il est assez mince. Il y
a actuellement une grande contradiction entre ce liberalisme sauvage
et beaucoup d’honnetes gens qui cherchent a retrouver leurs marques
a travers la solidarite, les traditions et meme un peu de l’heritage
sovietique. Tandis qu’une majorite de la population vit dans la
pauvrete, la television, qui est devenue omnipresente, diffuse les
valeurs de nos sitcoms: argent, sexe et grosses voitures. Alors
forcement, on en vient a se demander si c’est si formidable que ca
comme evolution d’une societe…
– Et les jeunes?
– Ils partagent tous ce reve occidental, fonde sur une fausse image.
Quand vous voulez leur expliquer que tout n’est pas si facile, ils
ne vous croient pas. Meme les etudiants ne pensent qu’a partir. Cela
pourrait pourtant etre gratifiant de contribuer a la reconstruction
de votre pays, non? Heureusement, certains finissent quand meme par
revenir, parce que leurs racines sont la.
– A l’arrivee, quelle lecon avez-vous tire de votre “Voyage en
Armenie”?
– Que les repères identitaires peuvent etre une richesse
supplementaire. Ceux qui ne veulent y voir qu’une porte ouverte aux
derives fondamentalistes se trompent. Et si j’ai reussi a imaginer
ce film-la, peut-etre que cela veut dire que l’identite, c’est aussi
quelque chose qui peut se construire.
Encadre: Guediguian s’aventure de l’autre côte du mont Ararat
Quete identitaire et deuil du communisme hantent “Le Voyage en
Armenie”.
Par Norbert Creutz
Recale a Cannes, proprement assassine par les Cahiers du cinema…
Mais qu’a donc fait Robert Guediguian pour se mettre a dos tout ce
beau monde? Commis sa première daube? Meme pas. Le moment semble
juste venu de payer le prix du consensus, forcement suspect, qui
avait accueilli Marius et Jeannette d’abord, puis Le Promeneur du
Champ-de-Mars… Pourtant, pour qui apprecie son cinema a la fois
intelligent et populaire, c’est bien la continuite d’inspiration
de l’auteur marseillais qui fait plaisir a voir dans ce Voyage en
Armenie. Un film qui s’ouvre sur de nouveaux horizons pour faire
decouvrir un pays quasiment jamais montre a l’ecran. Et s’il donne
par moments a voir un côte bricole, pas vraiment plus maladroit ou
naïf pour autant.
C’est au contraire d’une nouvelle oeuvre très riche et variee qu’a
accouche Guediguian, appliquant sa methode de La Ville est tranquille a
un nouveau paysage. On a a peine le temps de s’y retrouver en famille,
le temps d’un prologue a Marseille, que c’est parti pour Erevan,
en Armenie ex-sovietique.
Son vieux père malade (le realisateur Marcel Bluwal) ayant disparu
au lieu de suivre un traitement a l’hôpital, Anna (Ariane Ascaride),
qui est medecin, finit par deviner qu’il est reparti la-bas, au
pays de sa jeunesse. Ne serait-ce que pour comprendre, elle doit le
retrouver. Mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin!
D’abord chaperonnee par l’homme d’affaires Sarkis (Simon Abkarian),
puis livree a elle-meme avec le vieux chauffeur Manouk (Roman Avinian,
le heros de Vodka Lemon), elle finit par obtenir l’aide de l’influent
Yervanth (Gerard Meylan), un militaire lui aussi venu de Marseille. Au
passage, elle n’aurait peut-etre pas dû s’interesser de trop près au
sort de la jeune Schake (Chorik Grigorian, une decouverte), coiffeuse,
danseuse et convoyeuse qui joue un jeu dangereux…
Inaccessible Ararat
Qui trop embrasse mal etreint? C’etait le reproche fait en son temps
a Ararat d’Atom Egoyan, film trop alambique qui s’attaquait au tabou
du genocide de 1915. Ici, c’est avant tout du petit pays aujourd’hui
appele Armenie qu’il s’agit. Pour le faire decouvrir, Guediguian
a eu recours a cette trame d’enquete assez simple, mais fortement
teintee de documentaire. D’un côte la ville, l’arrière-pays et les
figurants, 100% reels; de l’autre le recit, avec ses tetes plus ou
moins connues (tiens, Jalil Lespert!), sa petite touche didactique
(saviez-vous que l’Armenie est le plus ancien pays chretien?) et son
action a deux balles (Anna tombe sur un trafic de medicaments).
Le film procède en ajoutant des couches. Ici le constat de la faillite
du communisme, la le portrait du nouveau monde des affaires, euphemisme
pour la mafia. Chorik represente le choix qui attend les jeunes;
Sarkis, Yervanth et l’humanitaire Simon les differentes attitudes des
Armeniens de la diaspora. Les rouages de la fiction grincent un peu,
on devine un peu trop les intentions, mais qu’importe. Globalement,
la methode opère a nouveau: le tableau se complexifie et on se demande
vraiment comment ce pays, si beau mais si pauvre, s’en sortira.
Alors que les certitudes d’Anna vacillent, pour finir, c’est
l’importance du reve pour vivre qui est ici affirmee, a travers
l’inaccessible mont Ararat, reste en Turquie. Plutôt que l’apologie
du communautariste lue par certains, nous avons vu dans ce Voyage
en Armenie une belle confrontation avec toutes les contradictions de
l’identite. Armenienne, mais pas seulement.
Le Voyage en Armenie, de Robert Guediguian (France 2006), avec
Ariane Ascaride, Gerard Meylan, Chorik Grigorian, Roman Avinian,
Simon Abkarian, Jalil Lespert, Jean-Pierre Darroussin. 2h05
Encadre: L’Armenie en images
Par Norbert Creutz
Avec Le Voyage en Armenie, Robert Guediguian est venu combler un
certain deficit d’image(s). A en croire Le cinema armenien, ouvrage
collectif edite a l’occasion d’une retrospective au Centre Pompidou
en 1993, ce dernier existe pourtant, dessinant les contours d’une
nation eclatee, mais non moins reelle. Quel rapport cependant entre
les films poetiques de Sergueï Paradjanov (alias Sarkis Parajanian)
et d’Artavaztd Pelechian et ceux des cineastes de la diaspora, comme
Rouben Mamoulian ou Henri Verneuil (alias Achod Malakian)?
Depuis l’independance, en 1991, l’Armenie a produit une quarantaine
de films, plus ou moins bricoles. Bien sûr, il y a eu Calendar et
Ararat du Canadien Atom Egoyan, mais le pays actuel y apparaissait
a peine. Seul Vodka Lemonde Hiner Saleem (un Kurde), situe dans
un village de haute montagne, en avait montre un peu plus. C’est
dire l’importance de ce Voyage en Armeniepour la construction d’une
nouvelle identite armenienne!
–Boundary_(ID_WOc8m2G0ecjoqAMO/XxFkw )–
Un Charme Oriental
UN CHARME ORIENTAL
Marie-Noëlle Tranchant
Le Figaro, France
28 juin 2006
CINEMA. Un homme disparaît. Barsam, Marseillais d’origine armenienne
(Marcel Bluwal), après s’etre dispute avec sa fille Anna (Ariane
Ascaride), cardiologue, qui lui a appris sans menagements qu’il devait
se faire operer, ferme sa maison et s’en va. Inquiète, Anna part a sa
recherche, ce qui va la conduire en Armenie, berceau de sa famille,
où Barsam a choisi de retourner finir ses jours.
Elle, femme moderne, active, cartesienne, n’y est jamais allee,
n’a jamais appris la langue armenienne, ne s’est jamais soucie de
ce passe lointain. Accompagnee par Sarkis Arabian (Simon Abkarian),
qui se rend regulièrement de Marseille a Erevan, et qui met a sa
disposition sa voiture et son chauffeur, Anna plonge dans ce pays
inconnu. Avec elle on fait un voyage plein de charme. Son point de
vue d’etrangère ignorante, un peu peremptoire mais contrainte de
s’abandonner aux rencontres, aux impressions, aux saveurs, selon
un itineraire qu’elle ne maîtrise pas, permet a Robert Guediguian
de deployer toute la richesse de sa palette. Son sens chaleureux du
pittoresque, son trait naïf et narquois, sa fraîcheur de perception,
son goût de l’utopie et d’une sociologie lyrique, servent très
justement sa peinture de l’Armenie. Croisement d’une civilisation
orientale chretienne millenaire et d’un pays naissant, tout juste
sorti du “sovietisme”, dans l’effervescence d’un liberalisme mafieux.
Guediguian evite le simplisme ideologique en immergeant Anna dans
la vie quotidienne. Et meme si les peripeties vers la fin sont un
peu chargees, meme si la fiction devient une sorte de repertoire des
figures sociales obligees, les personnages, affectueusement campes,
sont la pour donner de la chair et du sang a ce film qui celèbre
heureusement les noces de la tradition et de la modernite trouble
et bouillonnante, au pied du mythique Ararat. Le vieux chauffeur
delicatement ceremonieux, la jeune beaute brune, si fine au naturel,
qui se transforme par necessite en blonde trafiquee, les vieilles
grands-mères, les brigands d’occasion, forment un paysage humain
complexe, attachant et vivant. Sans nostalgie, mais plein de
generosite.
–Boundary_(ID_SIUzjhgc1mNaA3pyK+k Tzg)–
Guediguian Sur Les Traces De Ses Ancetres
GUEDIGUIAN SUR LES TRACES DE SES ANCETRES
Par Emmanuèle Frois
Le Figaro, France
28 juin 2006
DEPUIS PEU, Robert Guediguian prend des chemins de traverse. Il avait
deja deserte l’Estaque, le soleil de Marseille, sources d’inspirations
familières, pour le palais de l’Elysee avec le crepusculaire Promeneur
du Champs-de-Mars, autour des derniers jours de Francois Mitterrand. Et
il evoque aujourd’hui pour la première fois ses racines armeniennes
a travers son film, Le Voyage en Armenie. Histoire d’une quete, celle
d’Anna (Ariane Ascaride), medecin au coeur rempli de certitudes parti
a la recherche de son père malade (Marcel Bluwal) qui s’est enfui en
Armenie, la terre qui l’a vue naître. Pour Anna, ce sera un voyage
initiatique et la decouverte d’une identite qui se construit peu a peu.
Le Voyage en Armenie
Le cineaste revient a ses origines armeniennes a travers l’histoire
d’une femme medecin a la recherche de son père malade
LE FIGARO. – Pourquoi avez-vous eprouve le besoin d’effectuer ce
voyage en Armenie, d’aller dans les pas de vos ancetres ?
Robert GUEDIGUIAN. – Je n’ai jamais revendique mon ” armenite “. Je
me suis en quelque sorte laisse faire. En 2000, des Armeniens de la
diaspora ont organise a Erevan une retrospective de mes films.
L’accueil qu’Ariane et moi avons recu a ete bouleversant. C’etait
la première fois que je me rendais en Armenie. J’ai subi un choc,
physique, sensuel. À chaque coin de rue, j’avais l’impression de me
retrouver face a mon père. Ce sont mes grands-parents paternels qui
etaient armeniens. Mon grand-père, ne a Sivas, est venu en France pour
poursuivre ses etudes de theologie. Il se destinait a la pretrise. En
1915, après le genocide, l’exode massif, il s’est mobilise pour
aider les immigres, pour s’occuper des Armeniens qui debarquaient
a Marseille. C’est a ce moment-la que ma grand-mère est arrivee,
comme ma grand-tante qui est encore en vie et qui se souvient de sa
deportation a travers le desert, lorsqu’elle etait âgee de 4 ou 5 ans.
Evoquaient-ils leur passe, leurs racines ?
Non car cette generation a mis toute son energie, tous ses efforts
a s’integrer. Mon père ne parlait pas armenien. D’ailleurs, un
des personnages du film declare a un moment : ” On dit la langue
maternelle, pas la langue paternelle. Ca n’existe pas, la langue
paternelle. ” J’ai appris l’allemand, la langue de ma mère.
Comment est nee cette histoire ecrite avec la collaboration d’Ariane
Ascaride et de Marie Desplechin ?
Grâce a Ariane qui dans Brodeuses jouait une couturière d’origine
armenienne. Elle avait rencontre, au moment du tournage a Lyon, un
vieux cordonnier armenien. Et ce vieil homme lui a rappele son père,
un Napolitain avec lequel elle entretenait des rapports difficiles.
C’est elle qui a eu l’idee de la relation au père, du voyage
initiatique en Armenie. Ce père qui veut faire comprendre a sa fille
a travers sa fuite, que le bonheur c’est d’assumer la complexite
des choses, de douter, de ne pas avoir de certitudes. Il a mis des
cailloux sur son chemin, mais, au debut, sa fille est aveugle.
Dans ce film, vous montrez sans detour tous les visages de l’Armenie,
autant la pauvrete que la richesse naissante, les actions humanitaires
comme les actes mafieux.
Le scenario devait a la fois montrer le present mais laisser egalement
filtrer toutes les tragedies passees de l’Armenie. Le genocide perpetre
par les Turcs, le joug sovietique, le tremblement de terre de 1988,
puis l’independance en 1991 et, enfin, le conflit du Karabakh avec
l’Azerbaïdjan. Depuis l’independance, il s’est constitue, comme dans
certains Etats naissants, des sortes de groupes de seigneurs feodaux,
melange de mafieux et d’anciens du KGB, qui contrôlent des territoires,
le commerce des voitures, du sexe, des medicaments… L’anarchie est
totale. Des gens sont assassines dans les rues. Et en meme temps,
il existe des justiciers tels que Yervanth qui est interprete par
Gerard Meylan. Le personnage s’inspire d’un de mes amis soupconne
de braquage revolutionnaire dans les annees 1980 et qui est parti
pour l’Armenie. Il est devenu un heros national après la guerre du
Haut-Karabakh et tente, comme il peut, de negocier avec des realites
qui ne sont pas toujours ” propres “. Dans le film, l’etrangère
qu’est Anna tente de lui donner des lecons du haut de son ” purisme
a l’occidental “.
Vous n’etes pas croyant. Et pourtant on trouve une vraie dimension
spirituelle dans votre film, avec, entre autre, la visite de plusieurs
eglises.
On ne peut pas vraiment y echapper la-bas. L’Armenie est le premier
pays a avoir adopte la religion chretienne comme religion d’Etat. Et
puis la première phrase de l’Ancien Testament dit que c’est entre les
deux sommets du mont Ararat que l’Arche de Noe s’est arretee. Mais
c’est surtout la beaute de ces lieux qui me touche.
A travers le discours de certains personnages, vous en profitez pour
porter un sacre coup au communisme.
Oui, mais je dirais plutôt le sovietisme car c’est le mot qui est
employe en Armenie. J’ai ete membre du Parti communiste francais
jusqu’en 1980. Je n’y suis plus. Mais j’ai toujours un reve egalitaire,
celui du partage des richesses.
Comedie dramatique de Robert Guediguian, avec Ariane Ascaride, Gerard
Meylan, Chotik Grigorian. Duree : 2 h 05.
– Voir la critique page 36 Ariane Ascaride et Jean-Pierre Daroussin,
acteurs fetiches de Robert Guediguian (en medaillon).
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En Cherchant Papa Dans Sa =?unknown?q?M=E8re?= Patrie: =?unknown?q?=
EN CHERCHANT PAPA DANS SA MèRE PATRIE: ” LE VOYAGE EN ARMENIE ” DE ROBERT GUEDIGUIAN
Par Francoise Maupin
Le Figaro, France
28 juin 2006
Le coeur battant la chamade, Barsam souhaite retourner en Armenie,
sa terre natale. Anna, sa fille cardiologue, ne l’entend pas de
cette oreille : forte de son savoir, elle exige que son père se fasse
d’abord operer. Mais il prend la poudre d’escampette et elle decide
d’aller le rechercher. A Erevan, Anna ne trouve pas qui elle veut,
mais se fait toutes sortes de relations : un chauffeur devoue, une
manucure aux pratiques etranges et, surtout, un drôle de bonhomme, une
sorte de caïd bourru qui dirige une antenne medicale. Petit a petit,
ses certitudes d’Occidentale s’effritent. Après maintes aventures,
et pas des plus catholiques, elle retrouvera son père, paisible, au
beau milieu d’un champ d’abricots. Barsam est heureux : il a retrouve
sa fille, et il se rejouit qu’elle ne soit plus tout a fait la meme.
CRITIQUE++ Le sujet en soi – le retour d’un père, puis de sa fille dans
leur mère patrie, surtout quand il s’agit de l’Armenie, terre symbole,
douloureuse et martyre – n’etait pas vraiment rassurant. On pouvait
craindre de voir arriver tous les poncifs nationalistes très a la mode
ces temps-ci. Eh bien pas du tout ! Robert Guediguian a le courage
de nous montrer l’Armenie telle qu’elle est, une ancienne Republique
sovietique livree maintenant aux derives de l’ultraliberalisme,
avec ses mafiosis, et ses trafics en tout genre.
Un pays en deliquescence, mais genereux et captivant, decrit sans
durete, avec tendresse et empathie. Guediguian mele ici tous les
genres : le polar, le melo, le conte, n’evite pas la carte postale :
Ah ! le mont Ararat protecteur de la terre armenienne… Mais son
film est fort et genereux : Guediguian est a l’aise en Armenie comme
a l’Estaque. Et ses interprètes – habituels – : Ariane Ascaride et
Gerard Meylan, sont une fois de plus epatants.
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From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress
Eurocopter Vise Un Contrat De 2 Milliards D’Euros
EUROCOPTER VISE UN CONTRAT DE 2 MILLIARDS D’EUROS
La Tribune
27 juin 2006
Eurocopter, la filiale d’EADS, va avoir aujourd’hui le regard tourne
vers la Turquie. Ankara doit en principe se decider a l’occasion
d’une reunion, a laquelle participeront le Premier ministre Turc,
Recep Tayyip Erdogan, les ministres de la Defense et des Finances
ainsi que le directeur des achats d’armement, sur le choix de son
nouvel helicoptère de combat.
Ils vont examiner cinq propositions de constructeurs d’helicoptères,
qui ont repondu a un appel d’offres en vue d’equiper les forces armees
terrestres turques de 50 appareils fermes (et 43 en option) pour un
contrat de l’ordre de 2 milliards d’euros : le Tigre d’Eurocopter,
l’Apache de l’americain Boeing, l’A129 de l’italien AgustaWestland,
le Rooivalk du sud-africain Denel et enfin le Kamov 50 russe. En
contrepartie, la Turquie demande que 40 % a 50 % des helicoptères
soient fabriques sur son territoire. Cette reunion pourrait toutefois
etre reportee a mi-septembre, estime-t-on de source proche du dossier.
Les Turcs semblent hesiter pour l’heure entre le Tigre, l’Apache
et l’A129, le moins cher des trois, selon nos informations et qui
est appele Mangusta en Italie, l’unique acheteur. Le Rooivalk et le
Kamov 50 font figure d’outsiders. S’agissant d’Eurocopter, il entre
en ligne de compte la politique francaise vis-a-vis de la Turquie,
notamment la position de la France sur le genocide armenien. Il y
a dix jours, la ministre deleguee au Commerce exterieur, Christine
Lagarde, avait estime en compagnie de son homologue turc a Istanbul
que ” les relations entre les deux pays sont excellentes, toutes les
courbes sont ascendantes “.
Pour autant, estime-t-on dans les milieux de la defense, ” si les
Turcs devaient choisir techniquement le Tigre, ils attendraient de
concretiser le contrat a l’automne pour juger de l’evolution de la
proposition de loi francaise visant a penaliser les propos niant
le genocide armenien ” commis en Anatolie entre 1915 et 1917. Deja
present en Turquie, Eurocopter – qui engrange de nombreux contrats en
ce moment – a deja vendu une vingtaine d’helicoptères Cougar a l’armee
turque dans les annees 90. La Turquie avait ete aussi interessee
par le Rooivalk dans les memes annees, mais a ete econduite par
l’administration de l’ancien president Nelson Mandela, qui refusait de
vendre des armes a des pays menant sur leur territoire des conflits
contre des mouvements separatistes. L’armee turque combat depuis
vingt-deux ans la rebellion de separatistes kurdes en Anatolie où
les helicoptères sont particulièrement utilises dans les terrains
montagneux.
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