Emission de monnaies commémoratives dédiées aux anniversaires du poè

MONNAIES ARMENIENNES
Emission de monnaies commémoratives dédiées aux anniversaires du poète
Hovhannès Chriaz, de l’éditeur Voskan Yérévantsi et du peintre Edouard
Isabékian

La Banque Centrale d’Arménie vient d’émettre trois monnaies
commémoratives pour le 100e anniversaire de la naissance du poète
Hovhannès Chiraz, le 400e anniversaire de la naissance de Voskan
Yérévantsi et le 100e anniversaire de la naissance d’Edouard
Isabekian.

La

Médaille commémorative pour le 100e anniversaire de la naissance du
poète Hovhannès Chiraz

monnaie dédiée au poète Hovhannès Chiraz en or a une valeur faciale de
10 000 drams. Elle représente le mont Ararat et quelques lignes de son
poème « Gdag ». Sur le revers de la monnaie figure le portrait
d’Hovhannès Chiraz et l’inscription « Chiraz 1914-1984 ». Cette pièce
a été frappée en Lituanie en seulement 500 exemplaires.

Médaille commémorative pour le 400e anniversaire de Voskan Yérévantsi

La seconde monnaie émise par la Banque Centrale d’Arménie, d’une
valeur faciale de 1000 drams est en argent. Elle est dédiée au 400e
anniversaire de la naissance de l’éditeur Voskan Yérévantsi né Ã
Erévan en 1632 qui publia à La Bible en arménien à Amsterdam
(1666-1668). Sur la face de la pièce est gravée une page de cette
édition de La Bible en arménien. Sur l’autre face est gravé le visage
de Voskan Yérévantsi. Cette monnaie est émise en 500 exemplaires.

Médaille commémorative du 100e anniversaire du peintre Edouard Isabékian

La troisième monnaie émise par la Banque Centrale d’Arménie est dédiée
au 100e anniversaire du peintre Edouard Isabekian (1914-2007). D’une
valeur faciale de 100 drams, cette monnaie de forme rectangulaire est
en argent. Elle est émise en 500 exemplaires. Sur une face figure
Edouard Isabekian et sur l’autre, en couleur (émail) une partie de son
tableau « L’adolescent David ».

Krikor Amirzayan

dimanche 27 avril 2014,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=99387

Que la blessure du génocide arménien se referme un jour

JOURNAL LA PROVENCE
Que la blessure du génocide arménien se referme un jour

Gilbert Léonian, pasteur de bon sens, exprime avec humanité le sens de
la cérémonie à la mémoire du génocide du 24 avril 1915, dans le
contexte des `condoléances` présentées mercredi par le Premier
ministre turc : `Nous souhaitons que ce qu’Erdogan a commencé Ã faire
hier ne s’arrête pas en route et que la Turquie aille vers une vraie
reconnaissance du génocide. Afin qu’une blessure encore ouverte se
referme et que nous laissions à nos enfants une société réconciliée.`
Autour du monument de Saint-Barnabé qui reproduit celui d’Erevan, au
début de l’avenue qui porte le nom du jour symbole de la douleur
arménienne, les `hommes et les femmes de bonne volonté` sont venus par
centaines sous le soleil accomplir leur devoir de mémoire. Recueillies
autour des élus de tous bords, les familles voient arriver dans le
cercle qui symbolise les 12 provinces d’Arménie le cortège des
religieux, des scouts apostoliques arméniens et des enfants qui
défilent en dénonçant les crimes de la Turquie. Les uns et les autres
pensent à un ancêtre échappé aux massacres `qui leur a permis, malgré
les persécutions d’être là aujourd’hui à Marseille`. `Vous savez,
c’est une histoire que nous portons en nous, souligne Patricia
Gauthier, née Terzimikirian, derrière les porte-drapeaux. Ce n’est pas
si simple de faire son deuil. Les mots d’Erdogan, c’est une petite
avancée mais le gouvernement turc est encore loin du compte.` Son
mari, Nicolas, explique que `des rues en Turquie portent le nom de
ceux qui ont planifié les massacres`. Alors la cérémonie hésite entre
l’émotion, avec ces enfants qui déposent des oeillets blancs en rond
et la dénonciation violente, au fil des poèmes en français et en
arménien, des violences turques. L’un dénonce `ces hommes qui ont
apporté la nuit parce qu’ils ne supportaient pas le jour des
Arméniens`. L’autre cette volonté de `supprimer tous les Arméniens
pour n’en garder qu’un au musée`. Un `Notre Père` en arménien, les
chants de la chorale Sahak Mesrop, l’odeur puissante de l’encens
associé au culte orthodoxe replonge tout le monde dans le souvenir.
Dans l’assistance, nombre de jeunes récemment arrivés en France. `Pour
nous, c’est important de leur transmettre notre tradition, notre
culture, de lutter contre l’oubli, témoigne Karine Gabrielian, l’une
des responsables des scouts arméniens. Les mots d’Erdogan c’est une
chose mais c’est nous qui gagnerons un jour, qui ferons admettre toute
la réalité du génocide.` Une dernière minute de silence, une dernière
communion et l’espoir, comme le dit Anna, `que les choses changent
enfin l’année prochaine en Turquie, pour vivre enfin`.

dimanche 27 avril 2014,
Stéphane ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=99339

Patrick Malakian l’un des fils d’Henri Verneuil en Arménie le 24 avr

ARMENIE
Patrick Malakian l’un des fils d’Henri Verneuil en Arménie le 24 avril
Erévan inaugurera une rue « Henri Verneuil » en octobre prochain

Patrick Malakian, l’un des fils d’Henri Verneuil est en Arménie.
Invité par la ville d’Erévan, il participe au projet éducatif et
culturel « Ménk hichoum énk » (en arménien `Nous nous souvenons`) qui
est dédié le 24 avril au 99e anniversaire du génocide arménien. Aram
Soukiassian, adjoint au Maire d’Erévan et Patrick Malakian se sont
rendus à l’école numéro 128 à Erévan pour participer à des rencontres
culturelles et voir le film « Mayrig » d’Henri Verneuil en arménien.
Aram Soukiassian a informé lors de cette visite que la communauté
arménienne de France a donné de très nombreuses personnalités à la
République française. Il a également affirmé qu’en octobre prochain Ã
l’occasion de l’anniversaire du réalisateur Français d’origine
arménienne Henri Verneuil, une rue de la capitale portant son nom sera
inaugurée. Tous les enfants d’Henri Verneuil seront alors invités Ã
prendra part à cette inauguration à Erévan. « Pour moi, il est très
important de venir en Arménie surtout en ces jours du 24 avril. C’est
mon cÅ`ur qui m’a dirigé vers l’Arménie. A l’avenir je viendrais plus
souvent à Erévan. Lors de ma prochaine visite, j’espère parler en
arménien car j’apprends l’arménien » dit Patrick Malakian aux médias
arméniens.

Krikor Amirzayan

dimanche 27 avril 2014,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=99377

A Mere First Step: Erdogan’s Apology

CounterPunch
April 25 2014

A Mere First Step: Erdogan’s Apology

by CESAR CHELALA

On April 23, Turkey’s Prime Minister Tayyip Erdogan offered his
condolences to the descendants of the Armenians who were killed by
Ottoman troops during WWI in which many consider as the first genocide
of the 20th century. Although it is an historic apology, Erdogan’s
statement is only a first step that should be followed by other
measures to restore ties with the Armenian government.

Stating that “The incidents of the First World War are our shared
pain,” Erdogan said, “It is our hope and belief that the peoples of an
ancient and unique geography, who share similar customs and manners
will be able to talk to each other about the past with maturity and to
remember together their losses in a decent manner.” And he added, “And
it is with this hope and belief that we wish that the Armenians who
lost their lives in the context of the early 20th century rest in
peace, and we convey our condolences to their grandchildren.”

Turkey, however, still categorically rejects the term genocide and
claims that only 500,000 Armenians died of fighting and starvation in
1915. In 2013, during a trip to Yerevan, the Armenian capital,
Turkey’s foreign minister, Ahmet Davutoglu called the events of
1915-16 a “mistake” and an “inhuman act”. However, Armenians want
Turkey to recognize the killing of 1.5 million people as genocide.

Armenians’ claims received an unexpected support from German
Chancellor Angela Merkel. During an official visit by Erdogan to
Germany in February, Erdogan asked Merkel and her ruling Christian
Democratic Union party to be cautious in addressing the upcoming
centennial of the 1915 events.

Undaunted by Erdogan’s request Merkel publicly scolded Erdogan saying,
“Turkey must come to terms with its history. We cannot compare the
Armenians living in Armenia with the Armenians who were forcibly
dispersed around the world.” Erdogan replied, “You are asking us to
accept something that we have not done,” adding that the entire
Turkish archives are open to the world, an assertion that is not
universally accepted.

Also at stake is the opening of Turkey’s border with Armenia. Although
Turkey recognized Armenia’s independence from the former Soviet Union
in 1991, it closed its land border with Armenia in 1993. Turkey has
refused to establish diplomatic ties because of Armenia’s occupation
of the Nagorno-Karabakh region and part of Azerbaijan during a war in
the early 1990s.

Turkey’s government claims that it had overcome a “psychological
threshold” during the visit to Armenia of Turkey’s Foreign Minister
Ahmet Davutoglu, when he attended a meeting in Armenia of the
Organization of the Black Sea Economic Cooperation (BSEC), where he
underlined the importance of improving relations between the two
countries.

However, during a visit to Armenia I was able to see that many of
these psychological scars still persist, particularly among the older
Armenian generation. Talking to an Armenian businessman who conducts
frequent trade with Turkey he told me, “Every time I look at Mount
Ararat I feel like crying.” Mount Ararat is the national symbol of the
Republic of Armenia which was lost to Turkey in 1915.

My talks with several Armenians of different ages allowed me to
conclude that there is a generational divide on how to approach
relations with Turkey. The older generation insists that the Turkish
government should apologize for the 1915 massacres of Armenians and
accept their responsibility in the genocide carried out. The younger
generation, on the other hand, without rejecting historical facts,
believe that they should overcome the negative effects of those
memories and move forward to peaceful coexistence between both
countries.

Prime Minister Erdogan has taken an important first step. It should be
complemented by accepting Turkey’s historical responsibility in the
Armenian genocide and by the creation of a commission of both Turkish
and Armenian historians under the auspices of the United Nations and
with representatives from the International Court of Justice at The
Hague. The task of such commission would be to analyze historical
documents that can shed light on past events and reach consensus on
their significance. It is only by finding out the truth and creating
bridges of understanding that we change a paradigm of war for one of
peace and progress between both countries.

Dr. Cesar Chelala is a co-winner of an Overseas Press Club of America award.

http://www.counterpunch.org/2014/04/25/erdogans-apology/

Armenia rejects Erdogan’s ‘condolences’ over genocide

Ha’aretz, Israel
April 25 2014

Armenia rejects Erdogan’s ‘condolences’ over genocide

Turkish leader’s words welcomed by Armenians at home, also by U.S. and
EU, but Armenian president says Erdogan ‘continues Turkey’s policy of
utter denial.’

By Haaretz

While Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan won over many
Armenians at home with his “condolences” on the 99th anniversary of
the World War I mass killings of Armenians under the Ottoman Empire,
the president of Armenia was much less than impressed, AFP reported
Friday.

“The Armenian genocide . . . is alive as far as the successor of
Ottoman Turkey continues its policy of utter denial,” said President
Serzh Sarikisian. “The denial of a crime constitutes the direct
continuation of that very crime.”

The genocide of as many as 1.5 million Armenians was carried out by
Turkish Ottoman troops in 1915. Modern-day Turkey vehemently denies
this, claiming that the Armenians were among the victims of World War
I, not of genocide, and that the Ottoman Empire bore no guilt for
those deaths. Virtually all historians of those events say the Turkish
claim is refuted by massive evidence from the time, and that it
amounts to genocide denial. Erdogan did not veer from the traditional
Turkish line in his statement on Wednesday.

“The incidents of the first world war are our shared pain. … Millions
of people of all religions and ethnicities lost their lives in the
first world war,” he said.

Still, he went on to express the hope that Armenians as well as ethnic
Turks could “remember together their losses in a decent manner. And it
is with this hope and belief that we wish that the Armenians who lost
their lives in the context of the early 20th century rest in peace,
and we convey our condolences to their grandchildren.”

Orhan Dink, a Turkish Armenian whose brother, journalist Hrant Dink,
was assassinated in 2007 by ultra-nationalists for holding Turkey
responsible for the genocide, said: “For the prime minister of the
Turkish Republic to make such a statement is far-reaching for the
Armenians who live in Turkey, and for myself.”

The deputy of the Armenian patriarchal seat in Istanbul, Monsignor
Aram Atesyan, called Erdogan’s remarks “a moving historical statement,
which eased our pain.”

The United States, a close ally of Turkey which does not officially
recognize that a genocide was committed against the Armenians, or that
Turkey bears any historical responsibility for it, said via State
Department spokeswoman Jen Psaki: “We welcome Prime Minister Erdogan’s
historic public acknowledgment of the suffering that Armenians
experienced in 1915.”

The European Union called Erdogan’s statement “a positive message.”

Yet the reaction from the Armenian government in the capital Yerevan
noted that “in Erdogan’s statement there are the well known positions
of the Turkish propaganda. We actually expect something different from
Turkey.”

http://www.haaretz.com/news/world/.premium-1.587389

Serge Sarkissian déclare que le manque de normalisation arméno-turc

ARMENIE
Serge Sarkissian déclare que le manque de normalisation arméno-turc
est l’élément vulnérable de la sécurité pan-européenne

Le président arménien Serge Sarkissian a de nouveau accusé jeudi la
Turquie de garder sa frontière close avec l’Arménie ainsi que sa
politique négationniste alors qu’il s’exprimait devant les
participants à une réunion de haut niveau qui s’est tenue à l’occasion
du 5e anniversaire du Partenariat oriental.

`L’absence de normalisation des relations arméno-turques et la
dernière frontière fermée de l’Europe continueront d’être un élément
vulnérable de la sécurité paneuropéenne. Il est paradoxal mais
néanmoins réel que la Turquie qui aspire à une adhésion à l’UE ce pays
ait bouclé sa frontière avec un pays voisin, alors que les frontières
au sein de l’Union européenne font depuis longtemps partie de
l’histoire et que la libre circulation est un principe de base », a
déclaré Serge Sarkissian lors de la réunion à Prague le 24 avril.

« Aujourd’hui, je me suis embarqué pour me rendre à Prague à partir du
monument commémoratif du génocide arménien, où j’ai rendu hommage à la
mémoire des victimes innocentes du génocide arménien. Le 24 Avril 1915
à Constantinople des centaines d’intellectuels arméniens – écrivains,
artistes, médecins, personnalités publiques – ont été arrêtés et
abattus conformément à un plan criminel prémédité conçu et
méticuleusement mis en Å`uvre par les structures ottomanes de l’Etat,
et donc a été lancé ce qui a été désigné dans l’histoire de l’humanité
comme le premier génocide du 20e siècle `, a déclaré le leader
arménien.

`Aujourd’hui, je voudrais énoncer une parole de gratitude aux Etats,
organisations et particuliers, qui ont étendu leur main pour nous
aider au moment de notre tragédie nationale, reconnue et condamnée du
génocide arménien. La contrainte du temps ne constitue pas un délai de
prescription pour le crime de génocide, et avec le génocide arménien
avant son Centenaire je souhaite réitérer l’importance de la
reconnaissance et de la condamnation de ce crime sans précédent par la
communauté internationale. `

Selon Serge Sarkissian, malgré une lutte pour une adhésion à l’UE la
Turquie continue à éviter son propre passé, de contourner sa
responsabilité, et pendant des décennies a falsifié l’histoire en
poursuivant la politique de déni.

`En outre, elle n’a ménagé aucun effort afin de forcer par tous les
moyens d’autres pays d’adhérer à son négationnisme`, a-t-il ajouté.

« Aujourd’hui, des milliers de citoyens turcs, dont le nombre se
développe d’année en année, en dépit de la persécution et de
poursuite, répudient la politique de la Turquie de déni et recherchent
la vérité. S’assembler avec sa propre histoire et comprendre ses
conséquences sont des conditions préalables importantes pour la
réconciliation. Nous croyons que la promotion de contacts entre les
peuples est une autre condition préalable importante pour la
réconciliation. Malheureusement, cela est presque impossible car il
existe des obstacles artificiels, et la frontière est fermée. `

Dans son discours, le leader arménien a aussi parlé du processus de
réformes menées dans le cadre du partenariat oriental, soulignant
qu’elles ont `consolidé de manière significative le développement
démocratique de l’Arménie.`

`Des progrès tangibles ont été enregistrés dans la lutte contre la
corruption, des élections libres et équitables, garantir la libre
concurrence économique, l’amélioration de la transparence du
fonctionnement des structures de l’Etat, la sauvegarde de
l’indépendance du pouvoir judiciaire et le développement de la société
civile. De la même façon, nous sommes pleinement conscients que nous
avons encore beaucoup à faire pour établir une véritable démocratie de
type européen », a déclaré Serge Sarkissian.

« Je considère que l’encouragement des contacts entre les peuples est
une réalisation majeure dans le cadre du Partenariat oriental. Ã cet
égard, je tiens à préciser les progrès enregistrés dans le domaine des
visas d’entrée, qui est prouvé par la formation du nouveau cadre
juridique pour la facilitation des contacts et des échanges des
citoyens. Les accords de facilitation de visa et de réadmission sont
déjà en vigueur `.

Dans ses observations, le chef arménien a également abordé la crise
ukrainienne, en disant qu’elle a démontré que « le manque de
compréhension des causes profondes de la situation actuelle pourrait
remettre le partenariat oriental en question.`

« L’Arménie a rejoint le partenariat oriental avec une conviction
profonde qu’il n’est pas dirigé contre aucun pays tiers. Nous restons
avec cette même conviction. Cette initiative a eu toutes les
conditions préalables pour devenir non pas un mur de séparation, mais
un pont qui relie. Il est nécessaire de trouver des solutions par le
biais d’un dialogue qui tienne compte des intérêts de tous les
bénéficiaires régionaux », a conclu Serge Sarkissian.

samedi 26 avril 2014,
Stéphane ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=99367

Plus de 2000 manifestants place du 24 avril 1915 Ã Beaumont

99e ANNIVERSAIRE DU GENOCIDE DES ARMENIENS
Plus de 2000 manifestants place du 24 avril 1915 Ã Beaumont (Marseille 12e)

Ils étaient plus de 2000 manifestants à défiler hier matin dans les
rues de Beaumont (Marseille 12e) le « quartier arménien » de la cité
phocéenne. Visages fermés, jeunes avec de nombreux drapeaux arménien
et moins jeunes marchaient dignement dans les rues de Beaumont aux
cris de « La Turquie doit reconnaitre le génocide ! », « Erdogan
menteur » ou autres slogans hostiles à la Turquie. Vers 11 heures, la
longue file de manifestants a convergé vers l’esplanade du mémorial du
génocide arménien, place du 24 avril 1915. Parmi ces derniers, de
nombreux responsables civils, associatifs, politiques et religieuses.
Quelques discours et des remises de bouquets et d’Å`illets devant le
mémorial, et messe ont ponctué la manifestation.

Krikor Amirzayan

samedi 26 avril 2014,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=99350

Le Message du Premier Ministre turc Erdogan vu par l’Arménie

ARMENIE
Le Message du Premier Ministre turc Erdogan vu par l’Arménie

La presse arménienne rend compte du message qualifié d’« inattendu et
sans précédent » du PM turc Recep Tayyip Erdogan, publié en huit
langues dont l’arménien oriental et occidental, présentant, le 23
avril, ses « condoléances » aux descendants des Arméniens massacrés il
y a près d’un siècle lors des derniers jours de l’Empire ottoman. «
Nous souhaitons que les Arméniens qui ont perdu la vie dans les
circonstances qui ont marqué le début du XXe siècle reposent en paix
et nous exprimons nos condoléances à leurs petits-enfants », a-t-il
déclaré, sans qualifier les événements de génocide. Commentant le
message du PM turc, Viguen Sarkissian, chef de l’administration
présidentielle, a indiqué que « l’on a pris connaissance avec beaucoup
d’attention du message du PM turc, essayant d’y voir une première
tentative de faire face à l’histoire, mais hélas, l’on doit constater
qu’il constitue une nouvelle manifestation, plus perfectionnée encore,
du déni du Génocide arménien ». « Ce message comporte toutes les
thèses connues de la propagande turque, mais une seule chose est
demandée à la Turquie : reconnaître l’histoire et condamner sans
équivoque ces crimes. Dans le christianisme, on appelle cela le
repentir. Je suis sûr que dans d’autres religions aussi, l’équivalent
de ce terme existe », a dit M. Sarkissian, soulignant que « condamner
les crimes du passé ne signifiait point considérer le peuple porteur
de cette histoire comme criminel ». M. Sarkissian a aussi évoqué le «
dialogue » auquel fait référence le PM turc dans son message,
rappelant qu’un tel dialogue [entre la Turquie et l’Arménie] a eu lieu
et s’est traduit par la signature des protocoles arméno-turcs Ã
Zurich, mais que c’est la Turquie qui a renoncé Ã leur ratification.

Le vice-Ministre des AE, Chavarche Kotcharian, a également commenté le
message du PM turc, estimant qu’il témoigne du fait que la Turquie
reconnaîtra tôt au tard le Génocide. La Ministre de la Diaspora,
Hranouche Hakobian, quant à elle, a jugé le message de M. Erdogan «
inadmissible », dans la mesure où « il essaie de mettre la victime et
le bourreau sur le même plan ».

Sont aussi rapportés par les médias arméniens les propos du Catholicos
de la Grande Maison de Cilicie, Aram I, qui a estimé que ce ne sont
pas des condoléances et de la moralité que le peuple arménien attend
de l’Etat turc, mais la reconnaissance du Génocide et des
compensations. Par ailleurs, les médias arméniens rendent compte du
message de Charles Aznavour, qui s’est montré très sceptique quant aux
intentions réelles du PM turc. « La lecture attentive du discours du
Président Erdogan dissipe quelque peu la bonne intention que nous
aurions voulu lui prêter », écrit le chanteur, qui poursuit ainsi : «
dans la mesure où il ne reconnait toujours pas le Génocide, il faut
comprendre dans la déclaration de M. Erdogan le terme de condoléances
non comme une reconnaissance et encore moins comme une présentation
des excuses, mais comme la simple volonté d’apparaître comme un homme
politique prétendument ouvert ».

La presse arménienne qualifie la déclaration du PM turc de sans
précédent, dans la mesure où c’est la première fois qu’un message est
délivré par Ankara à l’occasion du jour de commémoration du Génocide.
Toutefois, Azg s’interroge dans son éditorial sur les vraies
intentions du PM turc, qui aurait ainsi tenté de prévenir tout
développement fcheux à l’encontre de son pays en ce jour de
commémoration. Selon l’éditorialiste, le message de M. Erdogan ne
comporte aucun élément nouveau, tous les arguments ayant été jusque-lÃ
évoqués par différentes personnalités politiques turques. « Si Erdogan
est sincère, il n’a qu’Ã ouvrir sans retard la frontière
arméno-turque, puis reconnaître le Génocide et demander pardon. Toute
autre action signifie ruser », écrit Azg. Haykakan Jamanak constate
une évolution dans le langage des dirigeants arméniens et turcs : M.
Erdogan présente pour la première fois ses condoléances aux
descendants des victimes du génocide et S. Sarkissian admet
publiquement qu’il y a eu des Turcs qui ont tendu la main aux
Arméniens. M. Erdogan évoque un avenir commun et Serge Sarkissian
réaffirme que la société turque n’est pas notre ennemi. « Toutes ces
nuances suggèrent que la reprise prochaine des négociations
arméno-turques n’est pas impossible », écrit Haykakan Jamanak.

Extrait de la revue de presse de l’Ambassade de France en Arménie en
date du 25 avril 2014

samedi 26 avril 2014,
Stéphane ©armenews.com

ANKARA: Turkey’s Armenians receive Erdogan’s condolences

Turkish Press
April 24 2014

Turkey’s Armenians receive Erdogan’s condolences

Thursday, April 24, 2014

The Armenian Patriarchate of Turkey gladly receives Prime Minister
Erdogan’s condolences to the descendants of Armenians who lost their
lives in 1915.

ISTANBUL – The Armenian Patriarchate of Turkey gladly received
Turkey’s Prime Minister Recep Tayyip Erdogan’s condolences to the
descendants of Armenians who lost their lives in the events of 1915,
according to a statement released by the General Vicar on Thursday.

Erdogan released the message on Wednesday ahead of the anniversary of
the events of 1915, which led to an unknown number of people dying in
civil strife after the Ottoman Empire approved a deportation law for
Armenians on April 24 of that year.

“Inhuman consequences, such as deportations, should not hamper efforts
to establish empathy, mutual human attitudes and behaviors between
Turks and Armenians,” Erdogan said.

The message was well received by the Armenian Patriarchate of Turkey,
who considered this statement a door that “opens into a positive
future” between the two communities.

“Mr. Erdogan, with this message, has opened a new page in
Turkish-Armenian relations and has showed his respect for the bitter
war memories of Muslim and non-Muslim Ottoman citizens,” Archbishop
Aram Ateshyan said.

“The hate and hatred speeches should be left so that the two
communities can embrace each other,” the statement also said.

According to the statement, the Armenian Patriarchate of Turkey
considers the Erdogan’s message regarding the events of 1915 a
“keystone for a bridge to be built between the peoples of Turkey and
Armenia.”

The 1915 events took place during World War I when a portion of the
Armenian population living in the Ottoman Empire sided with the
invading Russians and uprose against the Ottoman authority. The
uprisings were followed by a relocation decision of the Ottoman Empire
concerning Armenians living in eastern Anatolia.

ANKARA: Obama again avoids use of ‘genocide’ for 1915 events

Cihan News Agency, Turkey
April 24 2014

Obama again avoids use of ‘genocide’ for 1915 events

TR_ISTA – 25.04.2014 09:44:20

US President Barack Obama has again avoided using the term “genocide”
to describe the events of 1915, instead referring to them as ‘Meds
Yeghern’ (Great Calamity) in his annual address on the occasion of
Armenian Remembrance Day for the 99th anniversary of the mass
relocation.

In his statement issued on April 24, Obama called the killings “one of
the worst atrocities of the 20th century,” using the same carefully
parsed phrasing as in previous years.

“Today, our thoughts and prayers are with Armenians everywhere, as we
recall the horror of the Meds Yeghern, honor the memory of those lost
and reaffirm our enduring commitment to the people of Armenia and to
the principle that such atrocities must always be remembered if we are
to prevent them from occurring ever again,” Obama said.

“I have consistently stated my own view of what occurred in 1915, and
my view has not changed. A full, frank and just acknowledgement of the
facts is in all of our interests,” he said in his statement.

As a candidate for president, Obama vowed to recognize the killings as
genocide when in office. But since his election, Obama has declined to
use the word in the face of strong resistance from Turkey.

He welcomed efforts of Armenians and Turks who work for the
acknowledgment and reckoning of the past, saying: “We continue to
learn this lesson in the United States, as we strive to reconcile some
of the darkest moments in our own history. We recognize and commend
the growing number of courageous Armenians and Turks who have already
taken this path, and encourage more to do so, with the backing of
their governments, and mine.”

Statement by the President on Armenian Remembrance Day

THE WHITE HOUSE

Office of the Press Secretary

April 24, 2014

Today we commemorate the Meds Yeghern and honor those who perished in
one of the worst atrocities of the 20th century. We recall the horror
of what happened ninety-nine years ago, when 1.5 million Armenians
were massacred or marched to their deaths in the final days of the
Ottoman Empire, and we grieve for the lives lost and the suffering
endured by those men, women, and children. We are joined in solemn
commemoration by millions in the United States and across the world.
In so doing, we remind ourselves of our shared commitment to ensure
that such dark chapters of human history are never again repeated.

I have consistently stated my own view of what occurred in 1915, and
my view has not changed. A full, frank, and just acknowledgement of
the facts is in all of our interests. Peoples and nations grow
stronger, and build a foundation for a more just and tolerant future,
by acknowledging and reckoning with painful elements of the past. We
continue to learn this lesson in the United States, as we strive to
reconcile some of the darkest moments in our own history. We recognize
and commend the growing number of courageous Armenians and Turks who
have already taken this path, and encourage more to do so, with the
backing of their governments, and mine. And we recall with pride the
humanitarian efforts undertaken by the American Committee for Syrian
and Armenian Relief, funded by donations from Americans, which saved
the lives of countless Armenians and others from vulnerable
communities displaced in 1915.

As we honor through remembrance those Armenian lives that were
unjustly taken in 1915, we are inspired by the extraordinary courage
and great resiliency of the Armenian people in the face of such
tremendous adversity and suffering. I applaud the countless
contributions that Armenian-Americans have made to American society,
culture, and communities. We share a common commitment to supporting
the Armenian people as they work to build a democratic, peaceful, and
prosperous nation.

Today, our thoughts and prayers are with Armenians everywhere, as we
recall the horror of the Meds Yeghern, honor the memory of those lost,
and reaffirm our enduring commitment to the people of Armenia and to
the principle that such atrocities must always be remembered if we are
to prevent them from occurring ever again. (Cihan/Today’s Zaman)