Australia’s Treasurer Hockey stays true, while Prime Minister Abbott

Australia’s Treasurer Hockey stays true, while Prime Minister Abbott
backflips on Armenian Genocide

12:16 30.04.2014

Australia’s Treasurer, the Hon. Joe Hockey MP, has become the
country’s most senior government minister to place on record the
historical reality of the Armenian genocide, despite his leader, Prime
Minister Tony Abbott backflipping to avoid the use of the word
`genocide,’ the Armenian National Committee of Australia reports.

In a statement prepared for the 99th anniversary commemoration of the
Armenian Genocide, Hockey stated: `Today we gather to remember the 1.5
million people who perished in the genocide.’

He added: `Back in 1915, the word `genocide’ did not exist¦ But there
is simply no other word for what happened to the Armenian people of
Ottoman Turkey.’

The Treasurer has broken ranks with Prime Minister Abbott, who failed
to recongize the Armenian Genocide in a statement the Armenian
National Committee of Australia (ANC Australia) described as an
`insult’.

Abbott, who in his years as Opposition Leader joined the
Armenian-Australian community in commemorating the Armenian Genocide
with powerful statements, has failed to continue to do so on the eve
of the centenary of the Armenian Genocide.

ANC Australia has written to the Prime Minister to express the anger
of the Armenian-Australian community. Executive Director Vache
Kahramanian’s letter to the Prime Minister included the following
words: `This message is of great insult to the Armenian-Australian
community with its blatant omission of the Genocide word. The
community tomorrow night is not holding a ’99th Armenian
Commemoration’ as your letter was titled, we are marking the ’99th
Anniversary Commemoration of the Armenian Genocide’.’

In contrast to Abbott, Hockey states in a powerfully worded statement:
`No Armenian family escaped being touched by the Armenian genocide.
That is why, for me, having visited the Armenian Genocide Monument in
Yerevan it was one of the most emotional experiences of my public
life.’

Kahramanian remarked: `This statement is a clear testament that there
are elected officials within positions of power who are willing to
navigate Australia’s moral compass in the right direction.’

`On behalf of the Armenian-Australian community, I thank the Treasurer
for his steadfast support as we approach the centenary of the Armenian
Genocide,’ Kahramanian added.

`Australia has the moral obligation to recognise and condemn this
greatest crime against humanity. Unfortunately the Australian
government allows itself to be blackmailed and silenced by its
so-called ally, Turkey’.

http://www.armradio.am/en/2014/04/30/australias-treasurer-hockey-stays-true-while-prime-minister-abbott-backflips-on-armenian-genocide/

Carrefour devrait ouvrir son premier magasin arménien en été

ARMENIE
Carrefour devrait ouvrir son premier magasin arménien en été

Le détaillant français Carrefour, le second dans le monde après
Wal-Mart, a prévu de mettre en place son premier magasin à Erevan dans
l’Erevan Mall en été selon une information publiée sur le site
officiel d’Erevan Mall sur Facebook.

Carrefour avait initialement prévu d’ouvrir son premier magasin au
Dalma Garden à Erevan appartenant à un homme d’affaires arménien basé
en Russie Samvel Karapetyan l’année dernière, peu après que le géant
de la distribution française ait lancé son magasin en Géorgie en
Septembre 2012.

Cependant, l’entrée dans le marché arménien de la chaîne aurait été
freinée par un riche homme d’affaires local Samvel Alexanyan qui
contrôle les importations lucratives de nourriture et de biens de
consommation à rotation rapide dans le pays.

Le Premier ministre arménien Tigran Sarkissian a promis en 2013 de
faire tout son possible pour veiller à ce que Carrefour puisse ouvrir
son magasin en Arménie.

mercredi 30 avril 2014,
Stéphane ©armenews.com

Galust Sahakian nommé pour la présidence du parlement

ARMENIE
Galust Sahakian nommé pour la présidence du parlement

L’organe exécutif du parti républicain d’Arménie (RPA), a tenu une
réunion au cours de laquelle il a discuté de la candidature pour le
poste de président du parlement, un poste restant vacant depuis le 13
avril car son titulaire précédent, Hovik Abrahamian, a été nommé
Premier ministre.

Eduard Sharmazanov, le porte-parole du RPA a confirmé aux médias après
la réunion que Galust Sahakian, le leader actuel de la faction
parlementaire du RPA, a été nommé à ce poste.

Le parti jouit d’une majorité à l’Assemblée législative qui permet
d’avoir de façon certaine son candidat préféré installé en tant que
président au travers d’un scrutin secret.

mercredi 30 avril 2014,
Stéphane ©armenews.com

Discours de François Hollande, Président de la République, le 24 avr

COMMEMORATION DU GÉNOCIDE
Discours de François Hollande, Président de la République, le 24 avril 2014

Madame la Maire de Paris,

Mesdames et messieurs les élus parlementaires,

Messieurs et Mesdames, qui depuis longtemps soutenez à travers vos
organisations, la cause qui vous est chère.

Je suis venu ici, le 24 avril, comme Président de la République, parce
que je voulais être présent pour cette commémoration, celle du 99ème
anniversaire du génocide arménien.

Je le fais ici, avec vous, devant vous, Arméniens vivant en France,
Français d’origine arménienne, avec vous qui portez ce drame dans
votre vie, dans votre existence comme une blessure toujours ouverte.

Je le fais ici, jardin d’Erevan, devant la statue de Komitas qui est
mort à Paris mais dont la vie fut à jamais brisée en 1915.

Le 24 avril, Komitas fut arrêté avec 650 intellectuels arméniens,
arrêtés dans leur pays, arrêtés parce qu’ils étaient Arméniens.

C’était le début du processus d’élimination.

Les élites de la communauté arménienne furent systématiquement
détruites. Les villages de l’Anatolie vidés de leurs habitants. Les
hommes, pour la plupart fusillés. Les femmes et les enfants, déportés
à travers le désert, épuisés par une marche sans fin, humiliés par les
brimades. La plupart n’arrivèrent jamais à destination. Mais d’autres,
d’autres, dont vous êtes les descendants, sont venus ici en France,
ont été accueillis par la France et sont devenus Français, sans jamais
rien oublier de leurs origines, de leur parcours et de la mémoire qui
les lie à ceux qui sont morts dans le génocide.

Un million et demi de morts. Des centaines de milliers d’Arméniens
chassés de Turquie.

Cette tragédie porte un nom, un seul nom : c’est le génocide. Il n’y
en a pas d’autre.

C’est la raison pour laquelle, la République française l’a
officiellement reconnu, par la loi du 29 janvier 2001, une loi Ã
laquelle, Ã l’époque député, j’ai pris part. Une loi qui fut adoptée
par l’ensemble des familles politiques de la République, parce que la
France, même quand elle se divise sur d’autres sujets, se retrouve
toujours dès que les principes fondamentaux sont en jeu.

La loi de 2001 porte un article unique – parfois les lois les plus
coutres sont celles qui signifient le plus ce que nous voulons dire Ã
la Nation : « La France reconnaît publiquement le génocide arménien de
1915 ». Telle est la loi de 2001.

Avant même cette loi, le génocide arménien était dans la mémoire de la
France. D’abord, parce qu’il était inscrit dans l’histoire familiale
des 500 000 Français d’origine arménienne qui, je le rappelle, est la
troisième communauté arménienne au monde, hors bien sûr de l’Arménie.
Mais cette cause, ce combat était porté par tous ceux, toutes celles
qui voulaient en faire un exemple, un exemple pour les autres peuples,
un exemple pour la liberté.

C’est pourquoi, il y avait déjà de grandes voix qui s’étaient élevées
dès les premiers massacres. Je pense à celle de JAURES, qui avait
écrit, ou plus exactement, avait prononcé Ã la tribune de l’Assemblée
nationale, cette phrase, qui vaut pour le génocide arménien, comme
pour d’autres crimes contre l’humanité : « L’humanité ne peut dormir
avec dans sa cave le cadavre d’un peuple assassiné ». C’est pourquoi
la France, obstinément, a lutté pour la reconnaissance du génocide
arménien. Chaque fois qu’il y a crime contre l’humanité, la France,
oui toute la France, se bat pour la vérité et pour la justice.

Mesdames et Messieurs,

La commémoration d’aujourd’hui est une répétition. Parce que nous
préparons ensemble la commémoration du centenaire du génocide en 2015.
Et je vous l’annonce ici, la France sera à vos côtés, comme elle l’a
toujours été.

Comme Président de la République française, on me demandait où je
serai en 2015, le 24 avril. Je ne serai pas là parmi vous, je serai Ã
Erevan pour le centenaire.

Pourquoi cette présence ? Non pas pour faire la leçon. Non pas pour
être le seul ou le premier. Je serai à cette cérémonie parce que nous
devons continuer jusqu’au bout. Le devoir de mémoire et donc, la
reconnaissance par le monde entier du génocide arménien.

La communauté des historiens, et je veux la saluer, a fait son travail
et continue de le faire. Nous la soutiendrons, en particulier Ã
travers le Conseil international pour l’étude du génocide des
Arméniens dont j’ai accepté de présider le comité d’honneur.

Cette bataille de la reconnaissance est menée. Elle est menée avec
respect pour le souvenir des victimes. Elle est menée avec respect
pour les vivants qui ne sont pas responsables de ce qui s’est produit
il y a près d’un siècle.

Mais, cette bataille, elle sera menée jusqu’au bout, sans le moindre
renoncement, sans la moindre hésitation, sans le moindre compromis.

La France soutiendra toutes les initiatives qui seront prises au
niveau européen pour lancer un programme de sensibilisation, de
pédagogie et donc d’information, sur le génocide arménien.

La France prendra tous les messages, d’où qu’ils viennent, qui
appellent à la compréhension, à la compassion, à la tolérance, et à la
reconnaissance des souffrances vécues par le peuple arménien.

Je m’étais engagé comme candidat à l’élection présidentielle Ã
promouvoir la création d’un Centre de mémoire et de civilisation
arménien. Je sais que la Mairie de Paris y travaille. L’Etat y prendra
toute sa part. Et je veux que tout soit mis en Å`uvre pour que cette
institution puisse être inaugurée l’année prochaine, c’est-Ã-dire pour
le centenaire

Pourquoi un Centre de mémoire ? Pour informer, pour diffuser, pour
faire comprendre le génocide dont les Arméniens ont été les victimes,
mais pour faire comprendre aussi que ce combat-là s’inscrit dans celui
de la reconnaissance de tous les drames, de tous les massacres qui
frappent les peuples encore aujourd’hui.

Le travail de mémoire exige de repousser la falsification et la
manipulation car le négationnisme n’est pas une opinion, il n’est pas
une théorie, il n’est pas une conception. Le négationnisme est un
outrage à la vérité, une insulte faite aux victimes et à leurs
descendants.

C’est pourquoi le travail sur le plan du droit doit être poursuivi,
pour que nul ne puisse impunément nier les souffrances du peuple
arménien.

Chacun, ici, connait les difficultés et les obstacles. Chacun, ici, se
souvient de la censure par le Conseil constitutionnel de la
proposition de loi qui avait été adoptée en 2006 par le Parlement.
J’ai donné instruction au gouvernement de préparer un nouveau texte,
mais à une condition, c’est qu’il soit incontestable. C’est l’intérêt
de tous. Car je ne veux pas essuyer un nouveau refus qui serait
utilisé alors par les propagandistes de la négation Je demande donc
que tout soit fait avec sérieux, méticulosité et volonté d’aboutir. Un
fait nouveau s’est produit – il ne va pas dans le bon sens, puisqu’Ã
la fin de l’année dernière, la Cour européenne des droits de l’Homme a
invalidé une décision de la justice suisse dans une affaire portée par
un requérant qui avait nié la réalité du génocide arménien.

La question que nous nous posons, ici, en France, est donc portée au
niveau européen. La Suisse a demandé le renvoi de cette affaire devant
ce qu’on appelle la grande chambre de la Cour européenne des droits de
l’Homme. J’ai demandé au gouvernement français d’intervenir aux côtés
de la Suisse pour donner plus de force à la démarche et plus de
chances au processus juridique, ici, en France.

Le 12 mai prochain, je n’ai pas de secret pour vous, cela a été
révélé, j’effectuerai une visite d’Etat à Erevan, à l’invitation du
Président Serge Sarkissian. Je réaffirmerai la volonté de la France de
construire avec l’Arménie un partenariat particulièrement dynamique.
Nous devons multiplier les échanges parce que nous devons soutenir
toutes les initiatives sur le plan politique, sur le plan
diplomatique, sur le plan culturel pour unir davantage nos deux pays.
L’Arménie est dans une situation difficile, mais l’Arménie doit aussi
s’ouvrir, être capable de porter également un message de développement
et de paix.

Mon dernier mot sera pour les Arméniens qui souffrent encore de
persécutions parce qu’ils sont Arméniens. Je pense aux Arméniens de
Syrie qui connaissent un véritable traumatisme depuis, hélas, le début
de cette guerre civile. La France ne choisit pas parmi les victimes,
ne regarde pas davantage cela plutôt que ceci. Non, la France est
particulièrement sensible à ce qui se produit en Syrie parce que les
Arméniens, les chrétiens, les sunnites et les alaouites font partie de
l’Histoire de la Syrie. Mais, je pense que chaque fois qu’une
communauté est attaquée parce qu’elle est une communauté dans un pays
qui a jusqu’Ã présent fait vivre toutes ses identités ensemble, la
France doit être aux côtés de ceux qui sont victimes.

C’est pourquoi nous devons travailler sans relche pour ne pas fermer
les yeux sur ce qui se produit en Syrie. Encore aujourd’hui, nous ne
savons pas si des armes chimiques ont été encore utilisées. Encore
aujourd’hui, il se produit des massacres et des épurations. Aucun
crime de masse ne sera impuni, en Syrie, comme ailleurs.

Mesdames et Messieurs,

Je vais conclure, d’abord pour vous remercier au nom de la France.

La France sait ce qu’elle doit aux Arméniens. A ceux de la Résistance,
à Missak MANOUCHIAN et à ses camarades, dont j’ai une nouvelle fois
salué la mémoire au Mont Valérien.

La France sait ce qu’elle doit aux Arméniens devenus Français qui ont
reconstruit notre pays au lendemain de la guerre par leur travail, par
leur talent.

La France sait ce qu’elle doit aux compatriotes d’origine arménienne,
entrepreneurs, ouvriers, artistes, savants, tous ceux qui font
rayonner la France mais sans rien oublier de leurs origines
arméniennes. C’est le bel exemple, être pleinement Français, sans
jamais rien oublier du parcours qui vous a conduit à le devenir.

En évoquant le souvenir des victimes du génocide arménien, la
République française rend hommage bien sûr à ceux qui sont morts, mais
elle salue aussi la responsabilité des vivants. C’est-Ã-dire
nous-mêmes, c’est-Ã-dire vous-mêmes, car ce sont les vivants qui
maintenant doivent mener la lutte : la lutte pour la liberté, pour la
vérité, pour la justice, contre la haine, contre la violence, contre
l’intolérance.

Cette cérémonie n’est pas une cérémonie qui accuse, elle n’est pas une
cérémonie qui exclut, elle est une cérémonie qui rassemble. Il n’y a
pas deux côtés, ceux qui sont ici, et ceux qui sont lÃ. Il n’y a qu’un
combat, qu’une lutte, qu’un idéal qui est celui de la reconnaissance
du génocide arménien.

Alors, je le souhaite de tout mon cÅ`ur que tous les esprits évoluent
parce que ce souvenir du génocide arménien c’est défendre un idéal,
c’est défendre la paix, c’est défendre la justice et cette cause elle
vaut pour l’Arménie d’aujourd’hui, d’hier, elle vaut aussi pour le
monde tout entier.

Vive la République et vive la France. »

mercredi 30 avril 2014,
Ara ©armenews.com

Turkey must accept the truth about the Armenian Genocide

Jonathan Kay | April
28, 2014 | Last Updated: Apr 28 1:46 PM ET
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| @jonkay
[image: A family of Armenian deportees is seen in this undated photo taken
by Armin Wegner, a German 2nd Lieutenant stationed in the Ottoman Empire,
who was investigating reports of Armenian massacres by taking photographs
of deportation camps, primarily in the Syrian desert.]
United States Holocaust Memorial MuseumA family of Armenian deportees is
seen in this undated photo taken by Armin Wegner, a German 2nd Lieutenant
stationed in the Ottoman Empire, who was investigating reports of Armenian
massacres by taking photographs of deportation camps, primarily in the
Syrian desert.

The text that follows is adapted from remarks delivered in commemoration
of the Armenian Genocide, at the Armenian Youth Centre in Toronto, on April
27.

Though almost a century has passed since the beginning of the Armenian
Genocide on April 24, 1915, it is important that we continue to mark its
occurrence – especially because there are still some in the world who
imagine that this was not truly an epic crime against humanity, but merely
an inhumane but unintended side effect of World War I.

I was born in Montreal in the 1960s. After the Second World War, that city
had become home to many survivors of the Nazi Holocaust. And as I grew up,
I learned much about their terrible experiences. These people had endured
unspeakable traumas – not only their own suffering at the hands of
the
Nazis, but also the knowledge that the world they once knew, including so
many of their relatives, had been destroyed. But one tiny dignity that they
enjoyed was this: Every educated person acknowledged these horrors. No one
– with few, marginalized exceptions – tried to deny the reality of what
they had endured. The words `Holocaust denier’ comprise a grave insult. It
signals that you are a hatemonger who lives in a world of dark fantasy.

Unfortunately, many survivors of the Armenian Genocide and their
descendants have not always seen their own history treated in the same way.
They have not only had to fight to reestablish their lives, heritage and
communities outside of Turkey, but they also have had to wage a constant
battle for historical truth.

The avoidance of the truth about the Armenian Genocide is an injustice not
only to the Armenian people, but to all humanity – because ultimately, the
only good thing that comes out of man’s evil to his fellow man is the
increase in our knowledge and understanding of the depths of that evil =80′
which becomes a tool for preventing future suffering. And that knowledge
and understanding is impossible to acquire if, as in modern Turkey, people
hide from the truth, out of a misguided desire to protect their national
pride.

This year, 2014, puts us on the cusp of the 100th anniversary of the
beginning of the Armenian Genocide. But it also marks the 20th anniversary
of the 1994 Rwandan Genocide. The Hutu tribal killers who perpetrated that
Genocide killed about 800,000 people in three months – about half of the
1.5-million people who were killed in the Armenian Genocide.

In some ways, the Rwandan Genocide was very different from its
predecessors. The Nazis exterminated the Jews with gas chambers, death
wagons and shooting squads. The Ottoman military exterminated many
Armenians through forced military marches into the outback without food,
water or protection from the elements. The Rwandan Hutus, on the other
hand, committed their massacres in a far more disorganized and
decentralized way – with knives and machetes in scattered homes and
churches.

But although the methods of slaughter were different, the result was the
same: One group mass murdering another group out of fear and suspicion. In
each case, the perpetrators were bigots who believed that the victims were
pollutants within their own land. And they became so taken up with their
evil bigotry that they began to see their victims as less than human.

What causes human beings to act like this? Earlier this month, American
journalist Jackie Northam traveled back to Rwanda, where she had been one
of the few Western reporters to cover the Rwandan Genocide 20 years ago.
Speaking
on
National Public Radio on April 10, she recalled a meeting she had in 1994
with a middle-aged Hutu man who had beaten to death a dozen of his Tutsi
neighbours. To quote Ms. Northam:

`He told me they were people he’d been friends with and regularly shared
dinner with. He was a Godfather to one of the children he killed. He
couldn’t explain why; he said he didn’t know what came over him. For me,
this sums up the Rwandan genocide. It’s like a madness took over the
country, turning otherwise normal, reasonable, loving people into monsters.
It took me a long time afterward to try to make sense of what I had
witnessed.’

But the `madness’ Ms. Northam described did not come out of nowhere – it
emerged from a vicious propaganda campaign that militant Hutus waged
against the Tutsis. Just as Hitler waged a propaganda campaign against Jews
before exterminating them. Just as the Armenian Genocide was the product of
a propaganda campaign against Armenians, originating from the Turkish War
Office, with the goal of demonizing Armenians as an internal security
threat.

Unfortunately, the study of the Armenian Genocide has been systematically
hampered by those who have tried to make excuses for the perpetrators, or
minimize their murderous intent. Germany has paid billions in reparations
for the Holocaust, and the odious crimes of the Nazis are extremely well
studied. In Rwanda, the crimes of 1994 have been open to exhaustive
journalistic inquiry. South Africa has had its Truth and Reconciliation
committee, a model that has been used in other nations, including here in
Canada, where we have had to
deal
with
the aftermath of residential schools. Yet in Turkey, the search for
reconciliation still remains elusive: Indeed, that government still
maintains the conceit that some sort of new study needs to be made, in
order to ascertain what exactly happened in 1915. It is as if the German
government were to inform us that we needed a new, conclusive study of what
happened in the 1930s and 1940s before we could lay judgment on the Nazis.

But there is evidence that the ground is shifting – even if we have had to
wait nearly a century for that shift to take place: Some Turks are
questioning their government’s attitude.

I salute those in Turkey, and everywhere else, who truly are making these
genuine efforts at reconciliation. Truth is the enemy of evil. And the
fight against future human suffering begins with an appreciation of the
suffering endured in the past.

[email protected]
– Jonathan Kay is Managing Editor for Comment at the National Post, and a
Fellow at the Foundation for Defense of Democracies in Washington, D.C.

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You can write to Mr. Kay on [email protected]
Jonathan Kay: Turkey must accept the truth about the Armenian Genocide

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Turkey’s First Assyrian Mayor Wants to Make a Difference

Turkey’s First Assyrian Mayor Wants to Make a Difference

By Elif Merve Yediyildiz

Posted 2014-04-25 22:29 GMT

Februniye Akyol, the first Assyrian mayor in Turkey. MARDIN —
Twenty-five-year-old Februniye Akyol was born and raised in a Syriac
[Assyrian] family in Mardin’s Midyat. She was not active in politics
before the Peace and Democracy Party (BDP) proposed her as a candidate
to attract the attention of minorities and to declare itself as a
comprehensive party. Although she was criticized for being appointed
by Abdullah Ã-calan, head of the Kurdistan Workers’ Party (PKK), and
not being the people’s preference directly, her step into politics as
a young female was praised by several social and political groups.

Daily Sabah also spoke to Hafize Aymelek who was appointed as
candidate before Akyol but was replaced by a demand from Ocalan.
Aymelek is positioned as a municipality board member.

Elif Yediyildiz: Congratulations on your new position. Properties
belonging to minority groups have started to be returned to their
rightful owners. How do you evaluate this development?

Februniye Akyol: It happened after many legal struggles. A case was
filed in 2008. We struggled for six years for this.

Elif Yediyildiz: These regulations started as a part of the fourth
democratization package?

FA: Yes, the package finally passed.

Since it is very popular, the press placed special attention on the
Mor Gabriel Monastery.

However, there are many other cases that have been filed by Syriacs.

Elif Yediyildiz: Exiled Kurdish politician Yasar Kaya (one of the
founders of the pro-Kurdish Democracy Party (DE P)) returned to Turkey
after 21 years with the guarantee of a trial without arrest. What does
the Kurdish diaspora think about this?

FA: The reconciliation process has been a unilateral struggle.
However, seeing that the necessary steps have started to be taken by
the government is still promising, despite its slowness.

Elif Yediyildiz: Do you think the government has not keep up its end
of the reconciliation process?

FA: There has been a unilateral ceasefire, a unilateral reconciliation process.

However, our friends (the Kurdish Communities Union (KCK) detainees)
have been released, and the Specially Authorized Courts have been
abolished… et cetera.

These are of course very promising developments.

Elif Yediyildiz: Do you think that the Syriac diaspora would return
following the reconciliation process?

FA : The government calls on them to return but does not do the ground
work for returnees. When they come back, they find neither their homes
nor properties.

Their houses have been demolished or preyed upon.

Elif Yediyildiz: There is some criticism of the joint mayor project,
saying that it does not have a real function; it is only a showpiece.
What would you say against this criticism?

FA : I consider this criticism as a meaningless argument just to
create a false agenda. This project did not just pop up.

Previously, the BDP had a 40 percent female rule. Now we call it equal
gender representation.

The number of female representatives must be equal to men’s because
life does not consist of only the one sex.

Elif Yediyildiz: What do Syriac people expect from the reconciliation process?

FA: I believe the current developments are very belated. As Syriac
people, we are given the right to represent ourselves only by the BDP,
only by Kurdish people.

I stand here as a proof of the BDP’s sincerity regarding its motto as
a political party representing all the people. Ã-calan himself
suggested my candidacy.

All Syriacs want to gain their basic rights. They do not want to be oppressed.

They want to live freely with their own identity.

Here, we have such a harmonized society.

Until my candidacy, Kurds or Arabs who have Syriac relatives were
ashamed of confessing this. They generally had a tendency to conceal
it as much as possible.

But after I was elected, they started to confess it by saying things
such as, “My grandmother was also a Syriac,” et cetera.

We raised this awareness. I was elected in a district with no Syriac,
no Christian residents.

People needed this change; they had been expecting it.

Elif Yediyildiz: In his Nevruz letter, Abdullah Ã-calan praised the
stability of democracy in Turkey and said it is a solid base for
reconciliation. Previously, Erol Dora, the BDP Mardin deputy in
Parliament, said Turkey must remain as a single state. However, there
are other voices raised inside the party pointing to guns and a
separate state as a solution. Does the BDP have an internal conflict
regarding its reaction towards the state and the reconciliation
process?

FA: This is not a conflict. Everyone inside the party knows what is
really happening.

All we want is to freely exist with our natural identity.

Elif Yediyildiz: The government has already taken some steps regarding
freedom of language and religion…

FA : No, not only those. What we want is democratic autonomy. We are
already against the state and its centralized administration.

Elif Yediyildiz: There are some historical wrongs, and the government
claims it is rectifying some regulations and laws.

FA: As people, we do not feel any better.

Currently, there are properties whose deeds have been transferred to
other people or to the Department of the Treasury.

These have not yet been returned.

Elif Yediyildiz: So are you promising to solve all such problems once
democratic autonomy is adopted?

FA : The state should take some steps regarding the territorial
problems of its people. We do not have any authority on land as a
municipality. We only promise them that the people will rule the city
with them.

The Syriac people of this region have suffered greatly. Their villages
had been evacuated; people had been forced to emigrate.

Is this an act of the state alone? No, the Kurdish people also caused
suffering to Syriacs for certain periods of time, but the Kurds are
now criticizing themselves.

Elif Yediyildiz: Do you not think this is also the case for the state?
Does the state not criticize its wrongdoings today?

FA: No, it does not. Who recognizes the Syriac people in the real
sense? Yes, the state recognizes Syriacs to some extent.

What does the BDP do here? It gives Syriacs the right to represent themselves.

Elif Yediyildiz: There is some criticism that says the BDP remains too
regional as a political party and has no vision apart from ethnic
politics. What would you say against that?

FA: I have never heard such an argument.

If there were, I would say check the BDP’s candidates and check the
people’s pulse. As a Syriac, I do not agree with the criticism.

Elif Yediyildiz: So are you saying that the BDP has policies towards
other ethnic groups of Turkey such as the Laz and Albanians and
Circassia?

Hafize Aymelek: Prejudice against the BDP has not allowed the party to
express itself. From the outside, the photo seems blurred, but as you
get closer, the photo becomes clearer.

Elif Yediyildiz: Don’t all mayors say the same thing?

FA: We do things differently. We traveled from village to village as
part of our electoral campaign. We say the people should rule us, lead
us towards the real problems. If there is need for infrastructure in a
district, we will provide it. Ruling the city along with the people is
what we call democratic autonomy.

Elif Yediyildiz: Aren’t you already able to do the things you promise
in the current situation, without democratic autonomy, without a
special arrangement of law or permission?

FA : The joint mayor system needs a special legal arrangement.
Formally, I cannot be the joint mayor. But we put it in action, and we
will keep it that way.

Elif Yediyildiz: BDP members of Parliament have joined the Peoples’
Democratic Party (HDP). Do you think being palsy-walsy with the
Turkish left is helpful to the reconciliation process?

FA : Joining the HDP does not mean being palsy-walsy with leftist
groups. We should not think narrow-mindedly. Although the BDP has
never stuck only to the Kurdish issue, the party could not move beyond
people’s perceptions. But the HDP is more extensive, an umbrella
party.

Elif Yediyildiz: Does that mean the BDP accepts the criticism
regarding its lack of national reach?

FA : No, it does not; however, this perception is considered to
pertain to the Kurdish people’s party alone.

Elif Yediyildiz: Has the BDP ever nominated a candidate in Trabzon for example?

HA: Party candidates are chosen according to voters’ tendencies.

Elif Yediyildiz: So do you believe that the BDP cannot produce a
policy that embraces Turkey as a whole?

HA: Due to some obstacles, the BDP cannot communicate with certain
regions of Turkey.

Elif Yediyildiz: What policies of the BDP targeting the Black Sea or
Aegean regions of Turkey remain unanswered by the public?

HA: We do not consider democratic autonomy as just a regional regulation.

If they need it, people living in the Black Sea or Aegean regions of
the country can adopt this regulation. This is the project of the
century.

Elif Yediyildiz: How do the Kurdish people feel about the BDP-HDP union?

HA: The Kurdish people do not have a problem with it. No one in Turkey
is ever always happy anyway.

Elif Yediyildiz: Lastly, as the new joint mayor, what are your
concrete projects for the city of Mardin?

FA : Primarily, we want to build an international congress center.
Mardin is in a strategically important location. We are planning to
build a sports complex. We want to establish public houses, public
assemblies in every neighborhood by which we can rule the city with
the citizens. We want to provide what the public really wants; we do
not want to implement predetermined projects.

Besides these, there is the BDP’s joint mayor project that aims to
include women in every aspect of life and enable them to be as active
as possible. We will establish cooperation houses for women in order
to raise awareness.

http://www.dailysabah.com

Arrogant Erdoghan, Bonehead Boehner, Same-old Sarkissian

Arrogant Erdoghan, Bonehead Boehner, Same-old Sarkissian

By Garen Yegparian on April 26, 2014 in Garen Yegparian

So, you’re chatting over dinner with the most powerful guy on the
planet, and you get pissed at him and stick your finger in his face,
right? That’s what anyone would do, right? No doubt you recognize the
scenario from Harut Sassounian’s column revealing the incident as
reported by Seymour Hersh in his exposé of Turkey’s `false flag’
operation last summer, the sarin (a lethal chemical) gas attack in
Syria.

These two incidents, both manifestations of Erdogan’s arrogance, even
insolence, may be a blessing in disguise. It may signal the return of
`our’ Turks, the ones we have worked to warn the world about for a
century since the most barbaric of their acts occurred. Maybe, just
maybe, ruling elites all over the world will come to recognize the
dangers posed by a resurgent, expansionist, Ottomanist Turkey. This
would be out of their own self-interest, not out of any `love’ they
have for Armenians. In turn, it may become easier for us to
successfully pursue our aspirations.

On the other hand, if U.S. House of Representatives Speaker John
Boehner’s behavior is any indication, the change I foretell may not be
coming. Boehner said, `The issue about Armenians comes up from time to
time, but don’t worry! Our Congress will not get involved in this
issue. We don’t write history, we are not historians,’ according to
Hurriyet, a Turkish news source. Now the problem here is partly the
unreliability of Turkish sources when it comes to such quotes. This
one reeks of the standard Turkish propaganda line. On the other hand,
Boehner is probably the most pathetic person ever to wield the
Speaker’s gavel. Between his lachrymose tendencies, inability to
govern even his own party’s members of Congress, and the lowest level
of productivity of any Congress in history, it’s not surprising that
he would kiss up to some foreign government, thinking it was
`diplomacy’ to say what the Turks want to hear.

Then we have Serge Sarkissian, the president of the Republic of
Armenia (RoA). What a contrast. While as leaders, Erdoghan and
Boehner, at least in their own minds, and with some obvious
rationales, are pursuing their country’s interest, the RoA gets a
leader who opts for more of the same bad policy. When given an
opportunity to start anew, to hit the reset button, to take steps that
would improve his people’s lot, he serves up more of the same. With
the resignation of the previous prime minister, Tigran Sarkissian,
Serge had the opportunity to appoint someone, cooperatively with all
political forces in the country, who could begin to solve the RoA’s
problems. Instead, he’s saddled us with a retread, another corrupt
oligarch, Hovik Abrahamian.

It’s time for all these Soviet area holdovers, despite some of their
positive Artsakh liberation-era attributes, to leave the scene and
allow people who care about the country to do their work, the people’s
work. It is certainly time for all Armenians who pretend to be leaders
of our nation to start acting in ways analogous to what we observe in
Boehner and Erdogan, despite this pair’s own corrupt practices’ways
that are intended to enhance conditions in the lands of Haig Nahabed,
not the thickness of their wallets.

Let’s turn up the heat on these crooks so they either start behaving
or depart the public stage.

http://www.armenianweekly.com/2014/04/26/arrogant-erdoghan-bonehead-boehner-old-sarkissian/

Erevan et Moscou vont mettre en place un fonds d’urgence conjoint en

ARMENIE
Erevan et Moscou vont mettre en place un fonds d’urgence conjoint en Arménie

L’Arménie et la Russie mettront en place un fonds d’urgence conjoint
en Arménie qui va stocker une grande variété de marchandises en
provenance de Russie comme des produits alimentaires, des machines et
équipements a annoncé le secrétaire du Conseil national de la sécurité
d’Arménie, Arthur Baghdasaryan.

La nouvelle structure, appelée « ArmRosGosRezerv » (Arménie-Russie
fonds d’urgence) sera mis en place cette année dans le village de
Gagarine dans la province de Gegharkunik. Selon Baghdasaryan, elle
devrait également résoudre certains problèmes sociaux tels que le
manque d’emplois dans la commune.

« Lorsque la durée de conservation des produits sera proche de
l’expiration, ils seront vendus sur le marché arménien à des prix
nettement inférieurs à la normale, comme c’est le cas en Russie » a
déclaré Bagdasaryan. Il a ajouté que cette question sera traitée par
un groupe de travail russo-arménien.

Baghdasaryan a dit également que les deux parties mettront en place un
centre d’urgence humanitaire près du village de Balahovit (10 km au
nord d’Erevan). Le coût de ce centre estimé Ã 60 millions de dollars
sera financé par les deux parties. Le centre abritera une base du
ministère russe des Situations d’urgence, qui deviendra le lieu afin
de mener des exercices conjoints.

Selon Baghdasaryan, la Russie va déployer une unité de sauvetage
spéciale de son ministère des situations d’urgence qui si nécessaire
va interagir avec les sauveteurs arméniens.

dimanche 27 avril 2014,
Stéphane ©armenews.com

Génocide arménien : des mots,pas les bons

JOURNAL LIBERATION
Génocide arménien : des mots,pas les bons

L’Arménie, qui commémore jeudi le génocide perpétré il y a quatre
vingt- dix-neuf ans sous l’Empire ottoman, a rejeté les condoléances
présentées par la Turquie dans un geste inédit, et réclamé d’Ankara
reconnaissance et « repentir ». « Nous sommes convaincus que le déni
d’un crime constitue sa continuation directe. Seule la reconnaissance
et la condamnation [du génocide] peuvent empêcher la répétition d’un
tel crime à l’avenir », a déclaré le président arménien, Serge
Sarkissian. La veille, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan,
a fait un geste inattendu en présentant les condoléances de la
Turquie« aux petits-enfants des Arméniens tués en 1915 » (Libération
d’hier) lors des massacres visant cette communauté. C’est la première
fois que le chef du gouvernement turc s’est exprimé aussi ouvertement
sur ce drame survenu entre 1915 et 1917, aux dernières années de
l’Empire ottoman et qui a fait quelque 1,5million demorts.De nombreux
pays, dont la France, ont reconnu ce premier génocide du XXe siècle,
ce que la Turquie refuse farouchement. « Inhumaine ». Le chef de la
diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, avait déjà fait un pas lors d’une
visite à Erevan il y a quelquesmois, en qualifiant les faits de «
tragédie inhumaine ». Le 24 avril 1915 a commencé la déportation vers
la province ottomane de Syrie de centaines de milliers d’Arméniens
accusés de collaborer avec l’ennemi russe. Cette journée a été
commémorée dans lemonde entier par la diaspora arménienne. Les
intellectuels turcs, qui ont réservé un accueilmitigé aumessage
d’Erdogan, y ont vu une volonté d’atténuer les critiques qui risquent
de s’abattre sur la Turquie à l’occasion du centenaire, en 2015. « Les
condoléances ne sont pas des excuses ; c’est un petit pas,mais pas une
rupture profonde », souligne ainsi l’universitaire Ahmet Insel qui,
depuis des années, lutte pour une reconnaissance par la société civile
turque de la réalité de cette tragédie longtemps taboue dans la
mémoire collective. En 2008, une demande publique de pardon aux
Arméniens pour « la grande catastrophe » de 1915 avait recueilli
plusieurs dizaines de milliers de signatures.Ces ambiguïtés de l’appel
d’Erdogan ont aussi été soulignées par nombre d’Arméniens de la
diaspora. Ainsi le chanteur français d’origine arménienne Charles
Aznavour a, pour sa part, estimé que le terme de « condoléances »
devait être lu « non comme une reconnaissance et encore moins comme
une présentation d’excuses »pour le génocide. Le texte de Recep Tayyip
Erdogan, certes inédit, est néanmoins vague. Il fait en effet
référence à une peine partagée et décrit la fin de l’Empire ottoman
comme une période « difficile […] pour les millions de citoyens
ottomans, turcs, kurdes, arabes, arméniens et autres, quelle que soit
leur religion ou leur origine ethnique ». Il ne prend pas en compte la
spécificité de l’anéantissement de la communauté arménienne et se
refuse bien évidemment à évoquer les responsabilités dans les tueries.
Le texte met aussi en cause ceux qui « profitent du climat de liberté
et de débat en Turquie » pour exprimer« des allégations accusatrices
blessantes, voire provocatrices ». En bref, ceux qui parlent de «
génocide ».

« Explicites ».

La presse turque a salué, elle, une démarche « historique » du régime
islamo-conservateur, Ã l’heure où son image internationale a été
fortement ternie à cause de la répression de la fronde
antigouvernementale l’été dernier et des accusations de corruption
touchant Erdogan. « Ce sont lesmots les plus explicites que peut
prononcer à ce stade un Premier ministre turc », s’est félicité un
éditorialiste du journal Hürriyet.

dimanche 27 avril 2014,
Stéphane ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=99342

Robert Kotcharian critique Serge Sarkissian à propos de la réforme c

ARMENIE
Robert Kotcharian critique Serge Sarkissian à propos de la réforme
constitutionnelle

L’ancien président Robert Kotcharian a souligné son désaccord profond
avec le président Serge Sarkissian, qualifiant son bilan de
`lamentable` et dénonçant ses projets controversés de réforme
constitutionnelle.

Dans ce qui semble être son attaque la plus virulente à l’encontre de
son successeur et ancien allié, Kotcharian a riposté Ã la critique Ã
peine voilée de Serge Sarkissian de ses anciennes déclarations
publiques de plus en plus fréquentes et largement considérées comme un
prélude à un retour politique de l’ex-président.

« Je ne vais pas débattre avec lui parce que nous parlons de ses
sentiments subjectifs`, a déclaré Robert Kotcharian sur le site web
officiel, 2rd.am. `D’autant que l’évaluation de mon travail dans les
postes les plus élevés en Arménie et dans le Haut-Karabakh ne dépend
pas de l’efficacité des autorités actuelles en aucune façon.`

`Je regrette que le président n’ai pas exprimé une sincère attention
au sujet des résultats lamentables des activités des autorités du
pays,` a-t-il dit.

Robert Kotcharian a fait référence aux remarques de Sarkissian lors
d’une réunion le 13 avril de la direction du Parti Républicain (HHK)
au cours de laquelle il a annoncé la nomination d’Hovik Abrahamian
comme nouveau Premier ministre d’Arménie. Le président a salué
l’ancien premier ministre, Tigran Sarkissian, et fustigé d’anciens
fonctionnaires anonymes qui `cherchent toujours leurs succès dans les
manquements des fonctionnaires actuels.`

Robert Kotcharian, qui a gouverné l’Arménie de 1998-2008, a également
précisé qu’il est contre d’importantes modifications à la constitution
du pays que Serge Sarkissian prévoit d’adopter avant la fin de son
second et dernier mandat présidentiel en 2018.

`Nous avons besoin de garanties claires que la réforme ne vise pas Ã
servir les intérêts de l’élite dirigeante et ne va pas devenir un
outil pour la reproduction` a dit l’ex-président à 2rd.am. `Toute
modification de la Constitution pour des raisons d’intérêts actuels
des hommes politiques est un signe de la dégradation du pays.`

Hovik Abrahamian a affirmé en réponse que les changements dans la
constitution sont nécessaires pour résoudre les `questions très
importantes auxquelles fait face le pays` et n’ont rien à voir avec
l’avenir politique de Sarkissian.

« Je suis sûr que si nos forces et personnalités politiques suivent
l’exemple de Serge Sarkissian et divulguent clairement leurs plans
pour l’avenir sans aucune ambiguïté, notre pays parviendra à atteindre
rapidement, notamment par des réformes constitutionnelles, un
changement positif important sur notre chemin de développement` a dit
Hovik Abrahamian à News.am.

dimanche 27 avril 2014,
Stéphane ©armenews.com