Génocide arménien : Bibliographie de textes par Alan Whitehorn

Génocide arménien : Bibliographie de textes par Alan Whitehorn

Publié le : 06-01-2014

Info Collectif VAN – “Alors que nous approchons
de la centième commémoration du génocide arménien de 1915, l’on note
un intérêt et une attention globale croissants pour ce qui est arrivé
à tant d’Arméniens. Ainsi qu’une volonté de découvrir comment le monde
en eut connaissance à cette époque. Arméniens et non Arméniens
cherchent à en savoir plus sur ces événements complexes, mais
meurtriers, datant d’il y a un siècle. Parmi ces sources importantes
figurent les reportages émanant de la grande presse étrangère, comme
le New York Times, le Times de Londres, le Manchester Guardian, le
Toronto Globe et le Sydney Morning Herald. Ces comptes rendus
quotidiens peuvent donner un aperçu de l’évolution des phases du
génocide et de la manière avec laquelle les pays étrangers tentèrent
de décrire la suite horrible des événements. Ce qui n’était pas un
mince défi, puisque cela se passait avant que le terme “génocide” ne
soit créé pour nommer l’innommable.” Le Collectif VAN vous invite à
lire la traduction traduction de Georges Festa d’un article en anglais
publié sur le siteThe Armenian Mirror-Spectator, mise en ligne sur le
site Armenian Trends – Mes Arménies le 22 décembre 2013.

Armenian Trends – Mes Arménies

dimanche 22 décembre 2013

Photo : © Gomidas Institute, 2012

Alan Whitehorn – Bibliographie de textes importants sur le génocide
arménien / A Bibliography of Notable Armenian Genocide Texts

The Armenian Mirror-Spectator, 21.12.2013

KINGSTON, Ontario – Alors que nous approchons de la centième
commémoration du génocide arménien de 1915, l’on note un intérêt et
une attention globale croissants pour ce qui est arrivé à tant
d’Arméniens. Ainsi qu’une volonté de découvrir comment le monde en eut
connaissance à cette époque. Arméniens et non Arméniens cherchent à en
savoir plus sur ces événements complexes, mais meurtriers, datant d’il
y a un siècle. Parmi ces sources importantes figurent les reportages
émanant de la grande presse étrangère, comme le New York Times, le
Times de Londres, le Manchester Guardian, le Toronto Globe et le
Sydney Morning Herald. Ces comptes rendus quotidiens peuvent donner un
aperçu de l’évolution des phases du génocide et de la manière avec
laquelle les pays étrangers tentèrent de décrire la suite horrible des
événements. Ce qui n’était pas un mince défi, puisque cela se passait
avant que le terme “génocide” ne soit créé pour nommer l’innommable.

Dans mes cours d’études comparatives sur le génocide, je demande
souvent à mes étudiants d’étudier les manchettes parues en 1915. Ce
faisant, ils appréhendent mieux comment le monde prit connaissance de
ces événements, comment il s’efforça de comprendre des actes aussi
atroces et chercha les termes pouvant décrire des scènes aussi
cauchemardesques. Naturellement, ce type de recherche archivistique
concernant la presse ancienne peut être décourageant en termes de
déplacement, de temps, d’accès et de technologie. J’en parle en
connaissance de cause. Jeune professeur dans les années 1980, j’ai
passé des heures à lire l’ancienne version du Toronto Globe pour
l’année 1915. J’ai étudié, colonne par colonne et page par page, la
couverture, dans son intégralité, de l’année 1915 par ce quotidien. Je
compulsais les articles à partir d’un lecteur de microfilm. Je
cherchais de manière systématique les articles liés au calvaire des
Arméniens dans l’empire ottoman, durant cette fatidique année 1915.
J’ai pris des notes détaillées et photocopié les articles les plus
importants. En tant qu’Arméno-Canadien, ce fut pour moi une expérience
très instructive. Qui s’avéra aussi un tournant. Depuis lors, j’ai
commencé à écrire sur le génocide arménien. D’autant plus, lorsque
j’ai été confronté au négationnisme inquiétant et continu du
gouvernement turc.

Heureusement pour mes étudiants et pour moi, ce travail pionnier est
maintenant réalisé par d’autres. Ce qui signifie que nos recherches,
pour ce qui est de parcourir les manchettes et lire les comptes rendus
intégraux de la presse, sont aujourd’hui plus faciles et les sources
davantage accessibles.

Le travail le plus novateur et fondateur sur la couverture du génocide
arménien dans la presse a été mené par Richard Kloian dans son ouvrage
monumental, paru en 1980, The Armenian Genocide : News Accounts From
the American Press (1915-1922). Travaillant durant de nombreuses
années à rassembler divers matériaux et utilisant une technologie bien
moins avancée, Kloian passa en revue la presse américaine pour cette
période clé de sept ans. Il s’intéressa en particulier à la couverture
dans le New York Times, le magazine Current History, le Saturday
Evening Post et le Missionary Review of the World. Le volume qu’il a
publié est véritablement épique et pionnier. Il comprenait non
seulement une vaste synthèse, mais aussi une très utile table
chronologique en cinq pages, recensant les principales manchettes. Le
New York Times, à lui seul, totalise plus de 120 articles en 1915 sur
les terribles souffrances des Arméniens dans l’empire ottoman. Il
révèle aussi un accès clef et à grande échelle, sans précédent, à des
informations importantes et opportunes, souvent à partir de sources
gouvernementales américaines confidentielles et de comptes rendus de
missionnaires. L’ouvrage de Kloian a été plusieurs fois réédité et est
toujours disponible.

Quelques années après la parution du livre marquant de Kloian, le
Comité National Arménien en Australie et son homologue au Canada
souhaitèrent publier des ouvrages similaires dans leurs pays
respectifs. En 1983, le C.N.A. d’Australie fit paraître The Armenian
Genocide As Reported in the Australian Press. Il incluait des articles
de presse extraits de The Age, du Daily Telegraph, du Sydney Morning
Herald et de World’s News. Le texte était complété par un ensemble de
photographies très parlantes. Un édition revue est apparemment en
cours.

Durant cette même décennie, le C.N.A. du Canada édita un ouvrage
bilingue en deux volumes, Le Génocide arménien dans la presse
canadienne / The Armenian Genocide in the Canadian Press, livrant
quelque 280 pages de documents. Les articles étaient repris de divers
journaux, tels que Le Droit, La Presse, Le Devoir, L’Action
Catholique, Le Canada, pour les titres francophones, et le Vancouver
Daily Province, le Toronto Daily Star, le Montreal Daily Star, The
Gazette, le Toronto Globe, le Manitoba Free Press, l’Ottawa Evening
Journal, le London Free Press et le Halifax Herald, pour ceux
anglophones.

15 ans plus tard, en 2000, Katia Peltekian publie à Halifax
(Nouvelle-Ecosse) Heralding of the Armenian Genocide: Reports in the
Halifax Herald, 1894-1922. Avec une volonté à toute épreuve et son
savoir-faire, K. Peltekian a récemment donné une suite, avec un nouvel
ouvrage en deux volumes, de quelque 1 000 pages, The Times of the
Armenian Genocide: Reports in the British Press. Ce recueil couvre la
période allant de 1914 à 1923 et inclut des centaines d’entrées
provenant du Times et du Manchester Guardian.

Anne Elbrecht a publié Telling the Story: The Armenian Genocide in the
New York Times and Missionary Herald: 1914-1918. Son livre est paru en
2012 aux Presses de l’Institut Komitas [Gomidas Institute] et présente
un comparatif chronologique de la couverture presse dans le New York
Times et le Missionary Herald.

La thèse de mastère de Vahé Kateb, Australian Press Coverage of the
Armenian Genocide: 1915-1923 (Université de Wollongong,
Nouvelles-Galles du Sud, 2003) explore un certain nombre de thèmes
liés au génocide dans les périodiques The Age et The Argus (Etat de
Victoria), The Mercury (Etat du Queensland) et The Sydney Morning
Herald (Etat des Nouvelles-Galles du Sud).

Tandis que nous approchons de 1915, au moins un nouveau grand projet
est actuellement mené, en vue de collecter, de manière exhaustive, la
couverture du sujet par la presse internationale. Le Révérend Vahan
Ohanian, Vicaire général de l’Ordre mékhitariste à San Lazzaro, à
Venise, coordonne un projet en plusieurs tomes, qui couvrira les
massacres hamidiens et d’Adana, ainsi que le génocide de 1915.
Plusieurs éminents chercheurs sur le génocide signeront les préfaces
des différents volumes. Ce projet, ainsi que les ouvrages qui l’ont
précédé, nous rappelle que nous pouvons en apprendre davantage sur le
génocide arménien.

[Professeur émérite en sciences politiques au Royal Military College
du Canada, Alan Whitehornest l’auteur de plusieurs ouvrages sur le
génocide arménien, dont Just Poems: Reflections on the Armenian
Genocide (Hybrid, 2009).]

__________

Source :
Traduction : © Georges Festa – 12.2013

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Source/Lien : Armenian Trends – Mes Arménies

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=77681
http://www.mirrorspectator.com/pdf/122113.pdf
www.collectifvan.org-

Sous le Roc : Une visite au village de Qarin Tak au Karabakh

KARABAGH
Sous le Roc : Une visite au village de Qarin Tak au Karabakh

La voiture Volga-24 datant de l’époque soviétique se déplace avec
beaucoup de difficulté face à une ascension presque impraticable.
Après un certain temps, la voiture se gare et notre chauffeur dit que
s’il continue un peu plus loin, il sera incapable de revenir. Nous lui
payons pour le voyage et faisons le reste du chemin à pied. Après
avoir marché nous voyons le village caché sous un rocher massif.

Au-dessus brille le diamant de l’Artsakh (nom historique pour le
Haut-Karabagh) – Chouchi et dessous se trouve Qarin Tak. Une chute
d’eau puissante coulait de Chouchi et a formé Qarin Tak sous un rocher
géant (le nom signifie littéralement « sous le rocher »). Elle est due
à la résistance héroïque de cet ce village niché dans l’aisselle d’un
magnifique énorme rocher – Artsvabuyn (Nid d’aigle), quand Chouchi a
été libérée à l’époque, donnant un avantage stratégique majeur et
crucial pour la partie arménienne pour l’ensemble du déroulement
ultérieur de la guerre (1992-1994) contre les Azéris.

`Cher ami, … notre village est un héros. Si nous n’avions pas
défendu ce village, les « Turcs » [la population du Karabagh désigne
couramment les Azéris comme des Turcs] aurait pris tout le Karabagh
… Vous ne pouvez pas avoir entendu parler de nous, ce village héros
» déclare Nora Arushanyan, 85 ans, mi-surprise, mi en colère.

Les femmes sont toutes réunies au magasin du village. Les hommes se
tiennent dans un groupe un peu plus loin. Ils nous remarquent, les
étrangers, dès que nous entrons dans le village. Quelques secondes
plus tard, ils reconnaissent qu’ils ont affaire avec les journalistes
et les invitent. La guerre a divisé la vie dans Qarin Tak entre les «
anciens » et « les nouveaux ». Les `vieux` n’avaient presque pas de
problèmes sociaux, mais ils vivaient sur le point de perdre leur
identité, privés du droit d’avoir des valeurs ethniques, les «
nouveaux » ont beaucoup de problèmes sociaux et des difficultés, mais
ils vivent sur leurs propres terres avec les droits d’un propriétaire.

« Nous vivons avec la peur constante dans nos c`urs, nous visitons
Chouchi, mais encore une fois avec la peur. Ils nous disaient « vous
êtes haram » [‘illicite, mal acquis en turc],« les Arméniens sont des
harams ». Avant qu’ils ne disent ‘Qarin Tak’, nous avons dû utiliser
le nom turc de Dashalti `, a déclaré le Secrétaire du chef du village
Stella Babayan.

Le slogan de Qarin Tak est celui-ci : « Nous nous sommes libérés des«
Turcs », alors Dieu merci, et meême si cela ne fut pas pas qu’une
bouchée, c’est ok, nous pouvons vivre avec cela. Ce qui importe le
plus – c’est plus de guerre `.

A Qarin Tak chaque résident est un héros et un chroniqueur.

Lena Sarkissian, 74 ans, déclare : « Nous sommes la porte du Karabagh.
Si nous n’avions pas réussi à garder notre village à l’époque, ils
auraient saisi tous les villages environnants. Vive nos gars du
village, ils sont bons, des hommes de bien `.

L’énorme rocher est appelé localement `kerts` et chaque mot est lié à
`kerts` d’une façon ou d’une autre. `Chérie, juste à côté des« kerts
», dans les« kerts », ou « nos kerts ».

« Dès le sommet de« kerts » ils faisaient roulé des roues brûlantes et
des barils sur le village, comme la pluie pourrait tomber sur la tête
… Le 26 Janvier 1992, l’armée azéri a réalisé une attaque de grande
envergure avec quelques centaines de soldats, des officiers
expérimentés. Ils ont bloqué toutes les routes du village et ont
essayé de nous étouffer à l’intérieur. Personne n’a quitté le village,
nous sommes allés et avons combattu, jeunes et vieux, pour survivre.
Huit heures plus tard, les azéris sont partis après avoir subi de
lourdes pertes (150 morts) » a déclaré Shurik Gharakhanyan, qui sait
par expérience ce que signifie être en guerre.

Le passé est le cadeau du village, le souvenir détient les espoirs
pour l’avenir. Ce qui importe, disent-ils, est que le village n’a pas
verrouillé les portes, les gens ne partent pas, malgré les
difficultés. Les hommes sont engagés dans la construction de Chouchi
et Stepanakert, aussi l’agriculture, l’élevage d’animaux. Il y a 667
personnes qui vivent dans Qarin Tak, l’école compte 110 élèves, 23
mineurs fréquentent la maternelle. Le village dispose d’un
approvisionnement en gaz naturel.

« Il y avait une fabrique de soie dans le village à l’époque
soviétique, les gens étaient employées à des entités de fabrication de
Chouchi, les villageois ont fait un peu d’élevage ou de l’agriculture.
Par conséquent, ils essayent maintenant de développer l’agriculture.
Si une entité économique s’ouvre localement, elle allègerait le
fardeau des villageois considérablement », explique Edward Abaghyan,
comptable à l’administration du village.

Les deux principales questions de Qarin Tak sont l’eau et la route
vers le village.

Cette année, le Fonds Hayastan a terminé la première étape de la
réparation du système d’approvisionnement en eau du village, grce
auquel le village aura un approvisionnement régulier en eau potable.
Cependant, avoir une bonne route reste être un rêve encore.

Major Sarkissian, 77 ans, et Lena, 74 ans, ont leurs journées remplies
de souvenirs avec des jours passés et les pensées au sujet de leurs
enfants vivant à l’étranger. Les photographies de leurs trois fils et
petits-enfants sont placés dans un coin d’un grand miroir. Leurs fils
ont quitté le village avant la guerre. L’un d’entre eux s’installa à
Khabarovsk, les deux autres à Achkhabad.

« Quand mon fils était dans l’armée en Allemagne, un de ses meilleurs
copains s’est avéré être azéri. Il a dit à son père que les parents de
son meilleur ami vivaient dans Qarin Taket d’aller les voir », a-t-il
dit. C’était pendant le blocus. Un jour, nous avons vu le « Turc »
tirant sur sa voiture chargée avec de la nourriture : quels fruits,
quelles marchandises … mais la « tasse de patience était plein » et
il n’y avait pas d’autre moyen », se souvient Lena.

Son mari, Major, chante les héros, puis les larmes retenues
contractent sa gorge et le font arrêter et ses yeux ramassent la
chanson et la portent.

« Dès que la nuit tombe, je mettrais un sac de pommes de terre
par-dessus mon épaule et aller les semer entre les lignes. Dans la
matinée, je voyais que j’avais semé des lignes tordues. C’était un peu
de la vie que nous avions, ma chère, mais nous avons dû survivre, pour
continuer à vivre … `dit Major.

Major répond à la récente rhétorique de guerre du président azéri
Ilham Aliyev de cette façon : « Une fois qu’ils demandent un chien qui
aboie pourquoi il continue à aboyer. Le chien dit : « Je veux mordre
». Ils demandent au chien pourquoi il remue sa queue alors. Le chien
dit : « Je crains, trop ». Ils n’ont pas réussi à briser ce petit
village avec des centaines de soldats … `

Il donne une réponse définitive à la question de la reconnaissance
internationale de la République du Haut Karabagh : « Un jour, la
communauté internationale devra la reconnaître, parce qu’il y a des
gens dans ce monde qui ont combattu pour leur pays, pour la vie, la
liberté, l’indépendance ».

Par Gayane Lazarian

ArmeniaNow

lundi 6 janvier 2014,
Stéphane ©armenews.com
`638

http://www.armenews.com/article.php3?id_article

La Turquie emprisonne un intellectuel pour des ‘constructions illéga

Le Monde.fr, France
Samedi 4 Janvier 2014

La Turquie emprisonne un intellectuel pour des ‘constructions illégales’

par Guillaume Perrier

Depuis jeudi 2 janvier , Sevan Nisanyan dort en prison, près d’Izmir.
Ce célèbre intellectuel arménien de Turquie, écrivain, linguiste et
hôtelier gé de 57 ans, doit purger une peine d’au moins deux ans
d’incarcérations. Après des années de harcèlement judiciaire, le
tribunal de Selçuk (Ouest) l’a condamné, mi-décembre 2013, pour avoir
construit sans permis une maisonnette de pierre et une tour de guet,
dans le village touristique de Sirince, où il a élu domicile il y a
vingt ans.

La sentence a de quoi surprendre, ‘dans un pays où tout est construit
illégalement’ selon M. Nisanyan, et où un scandale retentissant de
corruption et de malversations éclabousse l’entourage du premier
ministre Recep Tayyip Erdogan, notamment pour avoir délivré des permis
de construire complaisants à des promoteurs immobiliers. ‘Il n’y a pas
de loi en Turquie. Le système judiciaire est une plaisanterie. Il
serait ridicule de parler d’Etat de droit et d’égalité devant la
justice. Ce pays est gouverné en fonction des affinités personnelles
ou politiques’, assène le condamné, joint par téléphone, la veille de
sa mise en détention.

Cela fait longtemps déjà que l’Etat turc s’obstine à vouloir faire
taire cet esprit boulimique et provocateur, diplômé de Yale et de
Harvard, tour à tour génial et agaçant. Spécialiste de la langue
turque, dont il a rédigé l’un des premiers dictionnaires
étymologiques, cet Arménien né à Istanbul mène aussi un combat
intellectuel contre les dogmes dominants – le kémalisme et l’islamisme
– et pour la reconnaissance de l’identité multiculturelle de
l’Anatolie, s’employant à déconstruire l’histoire officielle et les
légendes nationalistes dont la Turquie est bercée.

UN INDEX DES VILLES ET VILLAGES DONT LE NOM A ÉTÉ TURQUIFIÉ

Sur Internet, il constitue un index toponymique qui regroupe les
villes et villages dont le nom a été turquifié. Il sillonne le pays en
voiture pour recenser les hôtels de charme et les tables
gastronomiques. Dans les années 1990, il s’installe dans le village de
Sirince, autrefois peuplé de Grecs, et se met à restaurer des maisons
anciennes pour les transformer en pensions touristiques. Avec son ami
Aziz Nesin, mathématicien de renommée mondiale, il btit une école où
des étudiants du monde entier viennent apprendre les sciences et la
philosophie.

Les ennuis se sont précisés pour lui après la publication, en 2008, de
La Fausse République, une critique féroce du régime kémaliste. ‘Un
mois après, le premier procès a été ouvert. Une armée d’inspecteurs a
défilé dans le village. Depuis, j’ai eu 19 procès, qui se sont tous
terminés par une condamnation avec au total vingt-quatre ans de
prison’, résume M. Nisanyan, qui assure avoir ‘commencé cette bataille
avec la pleine conscience des possibles conséquences’. Car finalement
rien ne le flatte plus que d’apparaître comme celui qui confronte la
Turquie à ses démons.

En mai 2013, il a été condamné à treize mois de prison pour avoir
prétendument ‘insulté le prophète Mahomet’. Lui se défend de tout
blasphème. ‘ J’ai critiqué l’intolérance religieuse et le premier
ministre a voulu ma condamnation. ‘ Et puis Sevan Nisanyan est
arménien, une circonstance ‘indiscutablement’ aggravante. ‘En Turquie,
les Arméniens doivent baisser la tête. Il n’est pas convenable de
parler aussi directement de choses publiques. ‘

Armenian Apostolic Church celebrates Christmas Eve

Armenian Apostolic Church celebrates Christmas Eve

January 05, 2014 | 16:04

YEREVAN. – Armenian Apostolic Church celebrates Christmas Eve on
Saturday evening, Armenian News-NEWS.am reports.

During the celebration, all Armenian churches serve holy liturgy and
light candles. People take the candles and the lights from churches to
their homes, which symbolizes divine light and blessing of the church.

The celebration continues on Sunday as well.

For a comparison, the Orthodox Church celebrates the Christmas Eve a
day after the Gregorian Church, while the Catholics celebrate it
earlier, on Dec. 25.

News from Armenia – NEWS.am

Former NKR president: Contacts between societies of Karabakh and Aze

Former NKR president: Contacts between societies of Karabakh and
Azerbaijan necessary for settlement

January 05, 2014 | 16:24

YEREVAN. – Contacts between the representatives of civil societies of
Nagorno-Karabakh and Azerbaijan are necessary for the settlement,
former NKR president Arkady Ghukasyan told Armenian News-NEWS.am.

`In my understanding, the purpose of the settlement is not just a
formal rejection of hatred but achieving historic reconciliation
between peoples which revives the traditions of good neighborly
relations and leaves no prerequisites for future conflicts. Contacts
between societies can give rise to this path,’ he said.

At the same time, Arkady Ghukasian noted with regret that the
Azerbaijani authorities continue to impose the atmosphere of hatred on
their society and torpedo any initiative to promote dialogue with the
Karabakh party at all levels.

`And this is the road to nowhere,’ he resumed.

News from Armenia – NEWS.am

En Turquie, la crise gouvernementale révèle la fragilité de M. Erdog

REVUE DE PRESSE
En Turquie, la crise gouvernementale révèle la fragilité de M. Erdogan

Depuis le mois de juin, le gouvernement de M. Erdogan fait face à de
spectaculaires expressions de mécontentement populaire. Touché dans
son autorité, le charismatique premier ministre subit un nouvel échec.
La justice vient de mettre en examen pour corruption ses plus proches
collaborateurs, dont trois de ses principaux ministres, qui viennent
de donner leur démission.

Depuis le 17 décembre, la coalition officieuse au pouvoir entre l’AKP
et le mouvement de Fethullah Gülen vole en éclats. Tapi dans l’ombre,
Gülen est une énigmatique figure religieuse, mais il est surtout à la
tête d’un mouvement tentaculaire dont l’influence croissante est
omniprésente en Turquie. Dans ce bras de fer, Recep Tayyip Erdogan a
autant à perdre que Gülen.

SOUTIEN MASSIF DE LA COMMUNAUTÉ RELIGIEUSE

Depuis 2002, l’AKP, parti dirigé par le premier ministre et issu de
l’islam politique, gouverne la Turquie. Il jouit du soutien massif de
la communauté religieuse fondée par l’influent Fethullah Gülen, et
dont de nombreux sympathisants sont soupçonnés de noyauter la police
et la justice. Cette coalition était cohérente à plus d’un titre.

D’abord, ils partagent la même base sociale et incarnent le même islam
: modéré, teinté de nationalisme, représentatif de l’Anatolie
profonde, tout en étant ancré dans la modernité. Tous deux
ambitionnent d’arrimer la nouvelle bourgeoisie conservatrice à
l’économie mondiale. Tous deux sont les grands promoteurs de l’entrée
du capital international en Turquie et s’opposaient au même
adversaire, l’establishment kémaliste incarné par l’armée.

Or, après dix ans d’harmonie de façade, l’union sacrée s’est effritée.
D’abord, l’armée et la bureaucratie kémalistes ont été marginalisées,
et ont perdu la suprématie qu’elles avaient tant sur la gestion du
pays que sur l’orientation de sa politique. Près de 300 hauts gradés
et hauts fonctionnaires sont en prison pour tentative de coup d’Etat.

L’armée muselée est déjà une victoire encourageante pour la
démocratie, et la Turquie le doit à cette alliance Erdogan-Gülen. Or,
des voix s’élèvent pour critiquer le remplacement de l’ancien système
sécuritaire militaire par un nouveau système tout aussi autoritaire et
centré sur le règne sans partage du premier ministre.

Les alliés gülenistes se méfient de cette dérive et ont engagé la
résistance. Le combat par médias interposés révèle leur vraie nature.
Rendu paranoïaque par le « printemps arabe », la crise en Syrie, le
coup d’Etat en Egypte qui souligne l’échec du modèle AKP pour le monde
arabe, les mouvements de protestation de juin 2013 qui ont réuni
l’opposition contre sa politique, M. Erdogan s’est enfermé dans une
dérive autoritaire.

FRUSTRATION VIS-À-VIS DU POUVOIR

Désorganisée et déconsidérée à cause de ses liens historiques avec le
régime kémaliste dont elle n’arrive pas à faire la critique,
l’opposition kémaliste s’est montrée incapable de contrer cette
dérive, du moins jusqu’à ce jour. La seule résistance salutaire est
venue du mouvement de Gülen, sans toutefois servir la démocratie.

En effet, le mouvement de Gülen, infiltrant l’appareil judiciaire et
policier, exerce une influence sur l’exécutif. Mais, par tradition, il
agit dans le secret, loin de l’`il public, ce qui nourrit une
frustration vis-à-vis du pouvoir.

Le vaste coup de filet du 17 décembre contre des dizaines de proches
de M. Erdogan est l’`uvre de procureurs et d’officiers de police
proches de M. Gülen. Le fait est louable, mais il n’a été révélé au
public qu’a posteriori. Il répond en représailles à la décision du
premier ministre de fermer un vaste réseau de centres éducatifs qui
font la force économique et sociale du mouvement en Turquie.

Après la démission de trois de ses ministres le 25 décembre, le
premier ministre turc doit faire face à de vives critiques et certains
exigent que sa tête tombe. Cette crise sans précédent fragilise, voire
met en danger l’avenir du premier ministre turc, de son parti AKP,
mais elle pèse également sur l’image et le rôle régional de la
Turquie.

M. Erdogan crie au complot et jure vengeance, en sous-entendant qu’il
s’agit d’une machination de déstabilisation ourdie par des forces
obscures jalouses du succès sans pareil de l’AKP. Ce discours
va-t-en-guerre et ses gesticulations de déni ne font que trahir un peu
plus sa faiblesse.

Par réflexe d’autodéfense, dès que l’affaire a été rendue publique, il
a procédé à des limogeages et des remaniements au sein de l’Etat pour
enrayer la machine, fait peu glorieux pour un homme qui se veut
démocrate.

ANTI-MODÈLE DÉMOCRATIQUE À LA POUTINE

La manière dont il vient de réorganiser son équipe trahit sa peur
paranoïaque : sur les vingt ministres nommés, dix sont de nouvelles
têtes. A ces purges peu honorables s’ajoute le doute chez un homme de
plus en plus vulnérable et à l’image ternie. Son autoritarisme
inflexible dans la gestion des manifestations massives contre son
autorité au mois de juin ne l’a rendu que plus fébrile encore et a
discrédité l’AKP aux yeux de ses électeurs, si bien que, depuis cette
date, les expressions populaires anti-Erdogan sont légion.

Se faisant, il s’éloigne à grands pas de son image modèle de leader
musulman modéré et démocrate, et de force d’inspiration pour les
dirigeants du monde arabo-musulman. Par ces choix politiques, M.
Erdogan montre qu’il préfère emprunter une autre voie, celle
autoritaire et arrogante d’un anti-modèle démocratique à la Poutine.

Au-delà de sa personne, de sa fonction et de son parti, l’AKP, c’est
tout le soft power de la Turquie, son image de pays stable, prospère
et médiateur dans la région, qui va en ptir.

La rupture entre Erdogan et Gülen apparaît définitive, et tous deux en
sortent perdants. M. Erdogan est estampillé comme autoritaire et à la
tête d’un gouvernement corrompu. Il a beau crier au complot, il n’en
dément pas moins des faits de corruption indéniables.

Quant à Gülen, il se présente comme un héraut de la lutte
anticorruption et garant de la démocratie, mais il se discrédite en
révélant son rôle dans les arcanes de l’Etat. Erdogan et Gülen perdant
de leur prestige, les Turcs cherchent le troisième homme, intègre et
droit, pour reprendre les rênes d’un Etat à la dérive.

L’HOMME PROVIDENTIEL

Pareil homme providentiel pourrait venir du camp séculier et laïc,
mais cette gauche turque ne semble pas saisir une telle opportunité
historique. En revanche, nombreux sont ceux qui misent sur le
président de la République actuel, Abdullah Gül.

Fidèle d’Erdogan, avec qui il a fondé l’AKP en 2001, il pourrait bien,
en cas d’aggravation de la crise, devenir l’homme providentiel pour
sortir la Turquie de son marasme. Modéré, il est apprécié par une
vaste proportion de la population. Lors de la révolte en juin, il
avait tenu des propos d’apaisement qui avaient contrasté par leur
sagesse avec ceux, vindicatifs, du premier ministre.

En réponse au coup de tonnerre du 17 décembre, il s’est exprimé pour
déclarer que si affaire de corruption il y a, une enquête doit
clarifier les choses. 2014 et 2015 seront riches en élections
(municipales puis présidentielle et générales). Le mandat d’Abdullah
Gül arrive à terme à l’été 2014, et il intéresse M. Erdogan à
condition que la Constitution révisée confère plus de pouvoirs à la
fonction.

Or, cette révision, voulue par M. Erdogan pour lui tailler une
présidence forte, à la française, pourrait ne pas répondre à ses
attentes, tant les secousses politiques pèsent sur le pays. Dans ce
cas, M. Erdogan pourrait être tenté d’inverser les rôles : prendre la
présidence, à condition qu’Abdullah Gül en premier ministre se laisse
à nouveau assujettir et joue l’homme de paille pour un président de
fait omnipotent.

L’homme sage et modéré qui occupe la fonction présidentielle jusqu’en
août 2014 est-il prêt à ce nouveau sacrifice ou se révélera-t-il
ambitieux ? La sanction des urnes parlera bientôt, promet des
campagnes acharnées et un débat riche.

Toutefois, la crise est d’une telle ampleur qu’elle pourrait
bouleverser toutes les échéances. Dans cette bataille où Erdogan et
Gülen n’ont pas fini de s’étriper, rien n’indique que d’autres
affaires de corruption ne verront pas le jour. En Turquie comme
ailleurs, celles-ci surgissent plus fréquemment en période
préélectorale.

Bayram Balci (Chercheur à la Fondation Carnegie pour la paix
internationale (Washington))

dimanche 5 janvier 2014,
Stéphane ©armenews.com

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/12/30/en-turquie-la-crise-gouvernementale-revele-la-fragilite-de-m-erdogan_4340729_3232.html

Aucune avancée dans la normalisation des relations arméno-turques se

ARMENIE-TURQUIE
Aucune avancée dans la normalisation des relations arméno-turques
selon Naïra Zohrabian

Il n’y a pour l’heure aucune avancée dans le processus de
normalisation des relations arméno-turques. Affirmation de Naïra
Zohrabian la secrétaire du parti politique Parkavadj Haïastan (Arménie
Prospère). Selon cette dernière, il n’a aucune volonté de
normalisation de ces relations entre Ankara et Erévan. « A l’époque,
j’avais dialogué avec les dirigeants de la Turquie. Ces discours m’ont
emmené à conclure que si Ankara continue à régner comme à l’époque de
l’Empire ottoman, les relations arméno-turques n’ont aucune chance de
progresser » dit Naïra Zohrabian. Selon cette dernière, malgré les
déclarations des dirigeants turcs de vouloir « zéro problème » avec
ses voisins, Ankara continue sa politique sans rien changer. « Dans le
même temps, on remarque des changements dans l’opinion publique turque
liée au génocide arménien, mais cela est insuffisant car il faudrait
un changement radical de cette opinion turque pour avancer » dit N.
Zohrabian.

Krikor Amirzayan

dimanche 5 janvier 2014,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article-172

Candlelight Divine Liturgy to be celebrated on January 5

Candlelight Divine Liturgy to be celebrated on January 5

20:45 04/01/2014 » SOCIETY

As according to the Church the day is changed at 17:00 p.m., after the
evening service, the feast of the Holy Nativity and Theophany of Our
Lord Jesus Christ starts on the eve, in the evening of January 5, and
is continued after the midnight, on January 6, qahana.am reports.

On the eve a solemn Candlelight Divine Liturgy is celebrated.
Following the conclusion of the Liturgy, the assembled faithful take
lit candles and lamps home symbolizing the divine light and the
blessing of the Church. Lighting lamps symbolizes the light of the
Bethlehem Star which guided the way of the magi to the baby Christ.

Source: Panorama.am

Celebrating Mansurian – Dilijan Concert

Celebrating Mansurian – Dilijan Concert

By MassisPost
Updated: January 3, 2014

GLENDALE – Dilijan Chamber Music Series celebrates the 75th birthday
anniversary of the beloved composer Tigran Mansurian with a special
concert on January 12 at Zipper Hall. The concert features six chamber
works by Armenia’s foremost living composer known around the world
through the breathtakingly beautiful catalog of recordings on the ECM
New Series label.

With Tigran Mansurian in attendance, works of varying styles and
spanning almost 40 years will be presented, from uncompromisingly
modernistic Violin Sonata No.2 (1965) and the wild `Allegro Barbaro’
(1964) to the US Premiere of the haunting Parable (2012) for solo
clarinet, and the transparent Lotos (2013) for solo viola, written for
the most recent Munich International Viola Competition as the
mandatory piece. Also, Romances by R. Melikyan, and Sept Sequences by
B. Gelalian will be performed. Distinguished participating artists are
soprano Shoushik Barsoumian, pianist Mark Robson, clarinetist Phil
O’Connor, flutist Salpy Kerkonian, Artistic Director violinist Movses
Pogossian, violist Robert Brophy, cellist Antonio Lysy, and the
Dilijan Chamber Ensemble conducted by Vatsche Barsoumian.

The new season of the Dilijan Series is dedicated to the 75th birthday
anniversary of Tigran Mansurian. Continuing its mission of bringing
new works to life, the Dilijan Series presents three world premieres
from Paul Chihara, Artashes Kartalyan, and Vartan Adjemian, bringing
the total of its commissions to 26. Among the distinguished
instrumentalists appearing this season are clarinetist Michele
Zukovsky, guitarist David Starobin, violinist Guillaume Sutre,
violists Carrie Dennis and Richard O’Neill, cellists Clive Greensmith,
Ronald Leonard, Robert deMaine, pianists Svetlana Navassardian and
Inna Faliks, and many other artists of international acclaim.

Dilijan Chamber Music Series, 2013-14 Season, Concert 4
T. Mansurian – Violin Sonata No.2 (1965)
T. Mansurian – Madrigal No.1 Gift of Rose
T. Mansurian – Parable for solo clarinet (2011) – US Premiere
T. Mansurian – Allegro Barbaro for cello and piano (1964)
T. Mansurian – Lotos, for solo viola (2012)
B. Gelalian – Sept Sequences (1966-67)
R. Melikyan – Selected Romances for soprano and piano
T. Mansurian – Tovem for Fifteen Instruments (1979)

When: Sunday, January 12, 2014, 3:00 PM
Where: Zipper Concert Hall, 200 S. Grand Ave.
Website:
Email: [email protected]
Inquiries: (818) 500-9997
Tickets: $35, $20, and $15 for students

http://larkmusicalsociety.com/dilijan

2013 marked no progress in Armenia-Turkey relations – expert

2013 marked no progress in Armenia-Turkey relations – expert

15:48 – 04.01.14

In an interview with Tert.am, Ruben Melkonyan, a Turkologist and a
deputy dean at the Yerevan State University’s Oriental Studies
Department, summed up 2013 in the light of the Armenia-Turkey
relations, noting that the reconciliation efforts between the two
countries saw neither a progress nor a regress He also shared his
expectations of possible developments in the process.

Mr Melkonyan, do you think 2013 marked a progress in the
Armenia-Turkey relations?

As a matter of fact, 2013 cannot be considered a year of either
achievements or regress in terms of the Armenia-Turkiey relations. It
can be said to be the continuation of the refrozen efforts, as the
process launched with Turkey’s non-constructive efforts continued well
into 2013. Turkey’s imitation efforts and false statements that the
Armenia-Turkey talks on a secret level, continued last year too, but
they were less intensive and influential, as many came to realize how
baseless they were.

As for the Armenian side, we continued with our objections, dismissing
false statements and making resolute decisions. I have to mention with
satisfaction that I was especially very pleased – as a citizen and a
Turkologist -with our diplomacy’s steps during [Turkish FM Ahmet]
Davutoglu’s visit because they testified to a higher degree of
maturity and a higher level of experience in the dialogue with Turkey.

So, can we be said to have become more experienced?

The experience of communicating with Turkey, which we had in
2008-2009, is not to be compared with the experience we have today. So
if we derive no benefits from the football diplomacy, we can say at
least that the Armenian diplomacy gained quite a large experience of
communication.

So what were the necessary steps in the bilateral normalization
efforts that the Armenian diplomacy failed to make?

As for the foreign policy aspect of the Armenia-Turkey relations, I
cannot say what we could have done, as we did not have quite a big
arena. So, probably, everything possible was carried out. But as far
as the other component, the domestic situation is concerned, I think
we could have made certain steps. And it isn’t now too late to take
action. That’s first of all the internal responsibility; knowing
Turkey, preparing informative, scientific materials about the country
and reproducing analytical episodes – these are steps we fail
unfortunately to make. It is desirable for politicians and employees
of the Foreign Ministry to have a higher level of knowledge about
Turkey. To date, we do not even have a university textbook about the
history of Turkey; it is due to be published no earlier than at the
beginning of next year thanks to the joint efforts of the YSU and the
National Academy of Sciences. So the problem is we have a conflict
with Turkey, but we do not even have a textbook to make students
learn. We could have taken such steps in both 2003 and 2013; but
nothing has been done. I think it is necessary to put the emphasis on
things like this. We will, sooner or later, have contacts with Turkey
in the same legal, customs and administrative system, so it would be
better for us to comprehensively study and understand the Turkish
state. The situation may change at any moment; the Armenia-Turkey
border may open, so we must at least be ready for that.

Is what you say a hint that we must be ready for unexpected steps by Turkey?

I think in a region like ours, we can often expect developments,
especially sudden ones. Besides, there are frozen conflicts in the
region, which may awaken any time. We already have the precedent – the
2008 Russian-Georgian conflict which thoroughly changed the situation,
affecting also the Armenia-Turkey relations. Given the tensions in the
Middle East, the signs of changes in the US-Iran relations, as well as
Armenia’s accession to the [Eurasian] Customs Union, I think we can
expect interesting developments next year, both global and non-global,
but interesting and painstaking to a certain degree.

And what about the Genocide centennial?

The Genocide recognition issue continues to remain actual. Activeness
by both Turkey and Armenia can be certainly predicted. As 2015, the
Genocide centennial, is drawing near, I think our efforts in both
science and diplomacy as well as the political system must be more
coordinated. The sphere is going to be very active, requiring a higher
degree of tension, professionalism and use of comprehensive knowledge
on our part.

Armenian News – Tert.am