Le Mémorial de la Place Antonin Poncet vandalisé

Lyon1ère, France
29 mars 2015

Le Mémorial de la Place Antonin Poncet vandalisé

Le mémorial du génocide arménien, place Antonin Poncet, à Lyon a fait
l’objet d’une nouvelle agression.

La sculpture, qui présente 36 colonnes, a été recouverte par endroits
de tags insultants et orduriers.

Le monument avait été érigé avec le soutien de la ville dans les
années 2000, “il avait fait l’objet au moment de son inauguration en
avril 2006 d’une manifestation de protestation initiée par les
organisations négationnistes de la région, visiblement encadrées par
les services turcs” rappelle le site Nouvelles d’Arménie.

“A quelques semaines des commémorations des cent ans du génocide,
cette nouvelle profanation indique que les assassins de la mémoire,
encouragés par l’absence de loi pénalisant le négationnisme, ne
désarment pas”.

Le CCAF CENTRE FRANCE (Conseil de Coordination des organisations
Arméniennes de France,) “condamne avec la plus grande fermeté cet acte
odieux” et demande aux autorités de prendre toutes les mesures afin de
protéger, à quelques semaines des commémorations du centenaire du
Génocide des Arméniens, les lieux emblématiques de la communauté
arménienne de Lyon.

Il faut rappeler que ce mémorial commémore tous les génocides.

http://www.lyonpremiere.com/Le-Memorial-de-la-Place-Antonin-Poncet-vandalise-INFO-LYON-1ere_a8627.html

Génocide arménien : un lanceur d’alerte de 1915 inspire une création

Francetv info
28 mars 2015

Génocide arménien : un lanceur d’alerte de 1915 inspire une création thétrale

Publié le 28/03/2015 à 15H00

En cette année du centenaire du génocide arménien, le jeune acteur
Hovnatan Avédikian offre une tribune, pour sa première mise en scène,
à la voix méconnue du pasteur allemand Johannes Lepsius qui tenta
vainement d’empêcher la tragédie. Jusqu’au 1er avril au Thétre
national de Nice (TNN).

“Arménien de la quatrième génération, on me dit qu’il faut se
souvenir, se souvenir de ce que je n’ai pas vécu”, énonce Hovnatan
Avédikian, 33 ans, proche collaborateur de la nouvelle directrice du
thétre niçois Irina Brook.

Ce fils d’un acteur né en Arménie ne veut pas “perpétuer un rapport
aveugle et émotionnel à l’Histoire”, explique-t-il à l’AFP, mais
plutôt déchiffrer le contexte historique de l’époque, en mettant en
scène cette pièce intitulée “Le Cercle de l’ombre” (jusqu’au 1er avril
2015).

Johannes Lepsius, un destin incroyable

Occasion de faire connaître le destin incroyable de Johannes Lepsius
(1858-1926), missionnaire allemand dans l’empire ottoman au secours
des minorités chrétiennes, qui rencontra en 1915 à Istanbul le
ministre de la guerre Enver Pacha dans l’espoir d’arrêter les
déportations et massacres des Arméniens.

Le parti des Jeunes-Turcs, mu par une idéologie nationaliste, est
alors au pouvoir. Rentré en Allemagne, le pasteur réclamera des
sanctions contre le régime auprès de son gouvernement, mais ce dernier
ne souhaite pas mettre en péril, en pleine Première Guerre mondiale,
son alliance scellée avec l’empire ottoman.

Menacé de mort

Menacé de mort, l’humaniste et lanceur d’alerte retournera à Istanbul
rédiger un rapport secret sur les massacres et terminera sa vie en
exil en Italie, le 3 février 1926, à 67 ans.

En 1930, en pleine montée du parti national-socialiste en Allemagne,
l’écrivain Franz Werfel prend connaissance du rapport et l’intègre
dans deux chapitres de son ouvrage “Les quarante jours du Musa Dagh”
sur le génocide arménien.

Un récit interdit… par Hitler

L’ouvrage sera publié en 1934 et immédiatement interdit par Aldolf
Hitler arrivé au pouvoir… Ce sont précisément ces chapitres qui ont
été adaptés pour cette création. Hovnatan Avédikian a ainsi choisi de
prendre de la distance et donner la parole à un témoin clef, aux
bourreaux et à leurs alliés allemands, plutôt qu’aux victimes dont la
présence est juste suggérée par un furtif convoi humain poussant ses
affaires.

“Quand j’ai découvert ces deux chapitres, j’ai pu mettre des mots
assez simples sur une histoire complexe”, confie-t-il. “Il y a peu de
témoins de l’époque et il faut savoir précisément qui on accuse”, note
le jeune metteur en scène, qui s’est nourri de conseils historiques.

En résonnance avec l’actualité

“J’ai grandi avec cette problématique et je pose des questions.
Comment est-ce possible? Qui a perpétré le génocide arménien ? Qui
sont les pachas qui se sont appuyés sur l’idéologie nationaliste ?” Et
sa pièce fait l’effet d’une troublante caisse de résonance avec la
situation actuelle du Moyen-Orient, où l’existence de minorités est
menacée.

Cette création courte, en un acte, Hovnatan l’a faite à destination
des “16-17 ans”. Il tient beaucoup à ses rencontres personnalisées
avec des lycéens, souvent venus de quartiers modestes. “Je leur dit de
sauver l’humanité et de jeter leurs téléphones portables !”, précise
l’acteur “en colère” contre un monde anesthésié et éloigné de
l’intense communion du monde thétral.

Une pièce accessible

De fait, la pièce est accessible et didactique, tout en jouant sur la
légèreté et les parenthèses dansées au son du violoncelle ou du piano.
Au premier rang, une brochette de jeunes, sans doute nouveaux au
thétre, sourient devant les facéties acrobatiques et rires
sardoniques des acteurs, tout en se concentrant sur les moments plus
graves.

“Plus de 100.000 Arméniens ont déjà pris le chemin de l’exil, en plein
désert de Mésopotamie !”, s’inquiète Johannes Lipsius qui tente de
parlementer avec le ministre de la guerre. “La question arménienne
n’existe pas”, lui rétorque Enver Pacha, qui vient de couper une tête
et en rit.

“Cette alliance germano-turque nous rend complices aux yeux de
l’histoire”, dit le juste de retour dans son pays, reçu à la
chancellerie par un bureaucrate qui se sert des verres de champagne et
pousse la chansonnette sur son piano. “Je dois témoigner”, répète ce
Don Quichote, seul contre tous à Istanbul pour écrire sur
l’innommable.

“Le Cercle de l’ombre” – création
D’après deux chapitres des “Quarante jours du Musa Dagh” de Franz Werfel
Adaptation et mise en scène par Hovnatan Avédikian
Thétre National de Nice
Promenade des Arts
Tél : 04 93 13 90 90

http://culturebox.francetvinfo.fr/scenes/genocide-armenien-un-lanceur-dalerte-de-1915-inspire-une-creation-theatrale-215393

Armenian genocide: 100 years later, history not forgotten

Fresno Bee, CA
March 28 2015

Armenian genocide: 100 years later, history not forgotten

By Andrea Castillo

In 1958, the years-long massacre of Armenians by Turks well finished,
Fresnans were still being reunited with family members lost during the
struggle.

That November, Mrs. Persape Yegavian, who was kidnapped by the Turks
in 1914, stepped off a plane at the Fresno Air Terminal and into the
arms of two sisters she had not seen in nearly 45 years.

“My god,” she said in Armenian,” My god, I’m free.”

San Joaquin Valley Armenians next month will mark the 100th
anniversary of the beginning of the genocide: April 24, 1915, the day
several hundred intellectuals were arrested and later executed. By its
end in 1923, an estimated 1.5 million Armenians — two-thirds of the
population — were dead, many children left orphans.

Nearly 100 years since it started, Fresno Armenians, rejoicing in the
same freedom Mrs. Yegavian first tasted in 1958, are ensuring their
history is not forgotten.

Longtime history

The Valley’s Armenian history began decades before the genocide. The
first Armenian settler came in 1881: Hagop Seropian moved from
Massachusetts for his health. Later immigrants were attracted to the
area’s farmland and climate.

In 1894, there were 360 Armenians living in Fresno County, according
to Wilson Wallis’ 1965 book, “Fresno Armenians.” By 1918, the
population was estimated at 10,100.

Those who made it to Fresno alive did so after arduous journeys. From
a 1922 story in The Bee: “After four years of struggle in the
wilderness, through famine-infested Russia, and with the Soviet at its
best and worst, and then through immigration offices at Ellis Island
with a hairbreadth escape from deportation, the Agajanian family,
consisting of 11 members, arrived in Fresno yesterday.”

Their pain didn’t stop simply by stepping foot on American soil. The
early Armenian-American story would sound familiar to many other
immigrants.

Barlow Der Mugrdechian, coordinator of Armenian studies at Fresno
State, said housing and employment discrimination were widespread in
the early days. He said Armenians were restricted from living in
places like Fig Garden or Sunnyside for a long time, and it was years
before the first Armenian was hired as a teacher or policeman in
Fresno.

In 1923, naturalization officers questioned in court whether Armenians
might be of the Mongolian race and therefore ineligible for
citizenship. “The stake at issue is tremendous, for in the San Joaquin
Valley an adverse decision against the Armenians would create a chaos
as concerns property, which they could no longer legally hold, and
uproot families established for decades,” a Bee story said.

And when the Fidelity Bank building (now the Pacific Southwest
Building) opened in 1927, Armenian businessmen were refused office
spaces.

Over time, Armenians in Fresno went from poor laborers to successful
merchants and farmers — pioneers of the fig and raisin industries.
Once one of the nation’s largest Armenian colonies, many left Fresno
for Los Angeles and San Francisco when the Great Depression hit in
1930.

Armenians continued immigrating to the Valley following the collapse
of the Soviet Union and the emergence of the Republic of Armenia. The
community of an estimated 50,000 people boasts local educational
institutions, religious organizations and a yearly cultural festival.

“The attempt to eliminate the Armenians was unsuccessful,” said Der
Mugrdechian. “That’s a mark of pride, in a sense. They did not only
survive, but did well.

“I think that’s the best you can say, that an immigrant came with very
little and was able within two or three generations to achieve
success.”

Genocide’s toll

Raphael Lemkin, a Polish-Jewish lawyer, coined the term “genocide” in
1943, meaning the deliberate killing of a racial, ethnic, religious or
national group. Lemkin applied his investigation to the Nazi massacres
of Jews as well as the Turk massacres of Armenians.

Indeed, Adolf Hitler reportedly concluded a speech in 1939 by saying,
“Who, after all, speaks today of the extermination of the Armenians?”

Turks reject the conclusions of historians and the term genocide. It
remains a crime to insult the Turkish nation by disagreeing with the
country’s stance on what happened to Armenians.

In 1985, Turkish officials told The Washington Post, “It was a great
tragedy, but it was not a genocide.”

It started with the collapse of the Ottoman Empire, whose ruler was
also the leader of the Islamic community. Ottoman Turks historically
discriminated against the Christian Armenians.

With that power decline, plus later military losses experienced early
in World War I, the Ottoman government used Armenians as scapegoats
for their problems, blaming all Armenians for the guerrilla
nationalists who cooperated with the Russians. Armenians were seen as
a threat to the state.

Thus, the genocide began.

The accounts are tragic: Armenians massacred by Turkish soldiers in
their villages; driven on long “death marches” to concentration camps
in the scorching Syrian desert; beaten, starved, burned alive. As
exiles grew more desperate, children were abandoned on the road or
drowned.

Local survivor Sarkis Boghossian told his story in Bee articles in
1995 and 1997, recalling how Armenians ate from garbage cans to
survive. He also recounted how his siblings, weak from hunger, were
picked up by a carriage driver who mistook them for dead.

“I lost all my family, my sister, my brother,” said the 90-year-old
Boghossian, who was 10 at the time of the slaughter. His siblings were
7 and 5. “They picked up all the children and took them to a dump. How
can I forget my live brother and sister who gave their last breath in
the dump where I saw from far away?”

Seeking justice

Armenians now permeate every local industry. William Saroyan, the
Pulitzer prize-winning author and playwright, and Leon S. Peters, a
leading businessman and philanthropist, both were Valley natives.
George Deukmejian, though not from Fresno, became the pride of
California’s Armenian community when he was elected governor in 1979.

Visalia native Monte Melkonian is a different kind of celebrity.
Melkonian was lauded as a martyr for going to Armenia, organizing much
of the army in Nagorno-Karabakh, leading them to victory over
Azerbaijan, then dying in battle in 1993. Nagorno-Karabakh was
historically ruled by Armenia, but the breakup of the Soviet Union
left the area officially under the rule of Azerbaijan. The two states
have wrestled over control of the province, where many Armenians live.

Other acts committed in the name of Armenian justice were not regarded
with pride.

In the 1970s and 1980s, several high-profile instances of violence
were committed against Turkish people by Armenian underground groups
seeking retribution. In 1973, an ex-Fresnan shot and killed two
Turkish diplomats in Southern California.

The efforts to seek justice continue. Earlier this month, 40 lawmakers
from the House of Representatives relaunched the latest effort to
officially recognize the Armenian genocide, which has always faced
political and diplomatic opposition. Valley representatives have long
headed the resolution attempt, at least since 1979 when Fresno-area
Republican Rep. Charles “Chip” Pashayan introduced a version that,
like those following, went nowhere.

Other commemoration efforts, large and small, have taken place through
the years. Several documentaries about the genocide were filmed in
Fresno. Books on the topic cover the Valley’s Armenian colony. For 40
years beginning in 1969, UCLA professor Richard Hovannisian’s students
interviewed more than 800 survivors, many in Fresno, for an oral
history project.

Allan Y. Jendian, a member of the Armenian Genocide Centennial —
Fresno Committee, said recognition of the Armenian genocide could
serve to ensure future massacres do not take place. He has been
involved for most of his life with various commemoration committees,
working above all for acknowledgment.

Jendian is a child of survivors — his father walked the desert during
the death marches of 1915 and watched his own mother die of
starvation.

“The scars are on our bodies yet the Turkish government, to this day,
has not acknowledged it,” he said.

But Jendian said Armenians will never forget what happened, with or
without recognition.

http://www.fresnobee.com/2015/03/28/4450099_armenian-genocide-100-years-later.html?rh=1

Albanie-Arménie ce soir à 18h pour les qualifications de l’Euro 2016

FOOTBALL-EURO 2016
Albanie-Arménie ce soir à 18h pour les qualifications de l’Euro 2016

Ce soir à 18 heures au Stade Arena d’Elbasan se déroulera le match
Albanie-Arménie pour le compte des qualifications de l’Euro 2016 de
football. Pour les deux équipes le match est capital. Lors de sa
conférence de presse hier soir, Bernard Challandes le sélectionneur
national arménien affirmé que l’Arménie est prête à affronter
l’Albanie.

Genocidio armeni, Consiglio regionale toscano esprime "piena solidar

Redattore Sociale, Italia
25 marzo 2015

Genocidio armeni, Consiglio regionale toscano esprime “piena solidarietà”

Approvata all’unanimità una risoluzione in occasione del centenario
del ‘Grande Male’. L’atto è stato presentato da Mauro Romanelli
(gruppo Misto),Daniela Lastri (Pd), Gian Luca Lazzeri (Più Toscana)

25 marzo 2015

FIRENZE – Approvata all’unanimità in Consiglio regionale toscano una
risoluzione che esprime “piena solidarietà” al popolo armeno in
occasione del centenario del “Grande Male”, il genocidio del popolo
armeno nel 1915 che ricorre il prossimo 24 aprile.
L’atto è stato presentato da Mauro Romanelli (gruppo Misto),Daniela
Lastri (Pd), Gian Luca Lazzeri (Più Toscana). Si richiama la
deportazione e il massacro del 1915 riconosciuti come genocidio da
Onu, Parlamento europeo, Parlamento italiano e perfino, come ricorda
la risoluzione, dalla Corte Marziale ottomana nel 1919.

La risoluzione votata dispone la più ampia diffusione del sentimento
di solidarietà per il popolo armeno e di comunicare l’atto approvato
al Consiglio per la comunità armena di Roma. Così, si legge, la
Direzionedel memoriale del genocidio della capitale armena, Yerevan,
inserirà il Consiglio regionale toscano nelle lista dei “Giusti” per
la Memoriadel grande Male, insieme a tutte le altre istituzioni che
hanno adottato simili risoluzioni.

http://www.redattoresociale.it/Notiziario/Articolo/480736/Genocidio-armeni-Consiglio-regionale-toscano-esprime-piena-solidarieta

Lire le génocide arménien

L’Orient le Jour, Liban
29 mars 2015

Lire le génocide arménien

L’Orient Littéraire
Jean-Claude Perrier | OLJ

Cette année, les Arméniens commémorent le centenaire du génocide de
1915. Parmi les nombreux ouvrages `??près d’une quarantaine recensés?`
parus depuis le début de l’année, L’Orient Littéraire en a sélectionné
quatre. Divers et complémentaires, sérieux et accessibles au grand
public, ils remettent en perspective cette tragédie dont la Turquie ne
parvient toujours pas à admettre la responsabilité.

Dans les ruines d’Adana

Le génocide de 1915 fut certes celui qui a décimé le plus grand nombre
d’Arméniens, mais ce n’était pas le premier massacre commis contre ce
peuple par les Turcs. Une tuerie massive avait déjà eu lieu en
1894-1896. Et puis il y eut, en avril 1909, comme une sinistre
répétition générale, ce qu’on appelle «?les massacres d’Adana?», ville
de Cilicie où les quartiers arméniens chrétiens furent pris d’assaut
par des foules de Turcs musulmans fanatisés, au nom du mouvement
nationaliste Jeunes Turcs. En quelques jours, plus de 30?000 Arméniens
périrent. Sur ce drame, nous disposons d’un document exceptionnel,
Dans les ruines, de l’écrivain arménien Zabel Essayan, publié en 1911
et réédité cette année chez Phébus/Libretto. Née en 1878 Ã
Constantinople, l’auteur a d’abord partagé sa vie entre Paris et sa
ville natale. Femme de lettres engagée, elle se rend, dès juin 1909, Ã
Adana, comme membre d’une commission de la Croix-Rouge arménienne
mandatée par le Patriarcat, afin de se consacrer aux orphelins. Elle
témoigne, encore à chaud, de ce qu’elle a vu, vécu, interroge les
rescapés, accomplit sa mission sans faillir. En 1915, Zabel Essayan
fuit le génocide, avant de revenir en Arménie en 1933. Mais, en 1937,
elle subit les purges de Staline et, déportée, disparaît en 1943. Dans
les ruines est considéré comme un chef-d’Ã…`uvre de la littérature
universelle.

Le point de vue de l’historien

Dans un registre plus scientifique, les Presses Universitaires de
France publient Détruire les Arméniens?: Histoire d’un génocide de
Mikaël Nichanian. Historien, conservateur à la Bibliothèque Nationale
de France, chercheur-associé au Collège de France, Nichanian co-anime,
avec Vincent Duclert, un séminaire à l’École des Hautes Études en
Sciences Sociales sur le génocide arménien, dont il est l’un des
spécialistes reconnus. Parce que le travail premier d’un historien est
de chercher à comprendre, d’expliquer, de raconter les faits,
Nichanian, dans ce petit livre clair et précis, retrace la genèse du «
phénomène génocidaire?» dans la fin de l’Empire ottoman, avec son «
vaste programme de “turquification” Ã marches forcées de l’Anatolie?».
Un chantier d’État, repris à leur compte par les Jeunes Turcs du CUP,
le Comité Union et Progrès, directement responsable du génocide, ce
qui peut paraître paradoxal pour un parti qui se voulait moderniste,
progressiste, imprégné d’influences intellectuelles à la fois
françaises et allemandes `?et de la haine que se vouaient depuis la
guerre de 1870 la France et l’Allemagne dont la Turquie fut l’alliée
durant la Première Guerre mondiale. L’historien développe la thèse que
le «?programme de destruction génocidaire?» des Arméniens par les
Turcs n’avait «?aucun objectif réel?», mais constituait la «?réponse
irrationnelle?» chez les élites ottomanes à l’idée que l’Europe (et
surtout l’Angleterre) était résolue à les détruire. Paranoïa
monstrueuse, qui peut paraître une anticipation de ce que sera plus
tard la Shoah. Mikaël Nichanian propose également une estimation
minutieuse du nombre des victimes, fondée «?sur une lecture fine des
sources disponibles, dont le taux d’erreur est d’environ 10 %?». Bilan
: sur environ 1,9 million d’Arméniens recensés en 1914 par le
patriarcat arménien dans tout l’Empire ottoman, «?le nombre de morts
se situe entre 1,1 et 1,3 million, tandis que le nombre de rescapés
oscille entre 600 000 et 800 000, dont au moins un tiers est constitué
de femmes et d’enfants enlevés et “islamisés” en Anatolie orientale?»
! Un véritable crime contre l’humanité que l’Histoire n’a pas le droit
d’oublier…

Le rêve brisé des Arméniens

Pour commémorer le génocide, Gaïdz Minassian, spécialiste de
l’histoire de l’Arménie et du Caucase, enseignant à Sciences-Po et
journaliste au Monde, a choisi, lui, le récit documentaire en
reconstituant, dans Le rêve brisé des Arméniens, l’aventure d’un
groupe de jeunes révolutionnaires arméniens, fascinés par le modèle
français des Lumières et déterminés à lutter pour leurs propres
droits, la reconnaissance de leur identité au sein de l’Empire
ottoman, mais également pour l’émancipation et l’égalité de tous les
peuples. Projet ambitieux parti de la mobilisation politique
traditionnelle et pacifique pour aboutir à la radicalisation armée,
voire au terrorisme anarchiste. Leur leader emblématique s’appelait
Christapor Mikaelian, l’un des fondateurs de la FRA, la Fédération
Révolutionnaire Arménienne. Nombre d’entre eux connaîtront un destin
tragique et seront pris dans les premières rafles d’Arméniens Ã
Constantinople, en avril 1915, début de trois années d’exactions… Ce
même auteur vient également de publier aux éditions du CNRS un essai
intitulé Arméniens?: Le temps de la délivrance, qui analyse le débat
autour du génocide des Arméniens entre partisans des lois mémorielles
et défenseurs d’une histoire libre. D’après lui, le génocide de 1915
ne doit pas constituer le point de départ de l’identité nationale?:
l’histoire a commencé avant et s’est poursuivie après. S’affranchir de
la mémoire, s’émanciper des processus de domination et devenir le
sujet de son propre destin?: tels sont, selon lui, les enjeux actuels
du peuple arménien.

Un siècle de recherches

Du 25 au 28 mars 2015, se tiendra à Paris un colloque international
intitulé «?Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman dans la
Grande guerre. 1915-2015?: cent ans de recherches?», introduit par le
président François Hollande, qui rassemblera nombre de communications
scientifiques déjà présentées lors de réunions précédentes. Le recueil
Le génocide des Arméniens?: Un siècle de recherches (1915-2015) du
Conseil scientifique international pour l’étude du génocide des
Arméniens publie, en avant-première, les contributions, en français et
en anglais, des plus grands spécialistes du sujet. On y trouvera, en
particulier, une étude sur la façon dont s’effectue aujourd’hui la
transmission de la mémoire du génocide chez les Arméniens qui vivent
en Turquie. Minorité dans un pays dont le pouvoir politique actuel, de
plus en plus réactionnaire et tenté par une «?restauration?» de
l’Empire ottoman, nie obstinément le génocide?!

Les Arméniens 1917-1939, la quête d’un refuge sous la direction de
Raymond Kévorkian, Lévon Nordiguian et Vahé Tachjian, PUSJ (Beyrouth),
2007, 320 p.
Un magnifique album souvenir qui raconte, photos à l’appui,
l’installation des réfugiés arméniens au Liban et en Syrie dans les
années qui ont suivi le génocide.

Dans les ruines?: Les massacres d’Adana, avril 1909 de Zabel Essayan,
Phébus/Libretto, 2015, 352 p.

Détruire les Arméniens?: Histoire d’un génocide de Mikaël Nichanian,
PUF, 2015, 273 p.

1915, Le rêve brisé des Arméniens de Gaïdz Minassian, Flammarion, 2015, 360 p.

Le génocide des Arméniens?: Un siècle de recherches (1915-2015)du
Conseil scientifique international pour l’étude du génocide des
Arméniens, Armand Colin, 2015, 368 p.

à consulter également?:

Mémorial du génocide des Arméniens de Raymond Kévorkian et Yves
Ternon, Seuil, 2015, 498 p.

Comprendre le génocide des Arméniens, de 1915 Ã nos jours de Hamit
Bozarslan, Raymond Kévorkian et Vincent Duclert, Tallandier, 2015, 384
p.

La France face au génocide des Arméniens de Vincent Duclert, Fayard,
2015, 424 p.

http://www.lorientlejour.com/article/918112/lire-le-genocide-armenien.html

Ankara Mayor Praises Mahcupyan After Having Offended The Armenians

ANKARA MAYOR PRAISES MAHCUPYAN AFTER HAVING OFFENDED THE ARMENIANS

17:00, 27 March, 2015

YEREVAN, 27 MARCH, ARMENPRESS. Mayor of Ankara Melih Gökcek, who
recently stood out with his anti-Armenian statements, has expressed
his support to the Senior Advisor to Turkey’s Prime Minister Etyen
Mahcupyan, who has declared that he considers himself an Ottoman. As
“Armenpress” reports, Gökcek posted the following on his Twitter
microblog: “Here we have an Armenian who deserves to be crowned…The
grandson of people who have been living in the Ottoman Empire for
centuries”.

Earlier, Etyen Mahcupyan, Senior Advisor to Turkey’s Prime MInister
Ahmet Davutoglu, had declared that even though he is Armenian, he
feels more like an Ottoman. The Prime Minister’s Senior Advisor had
also said he doesn’t care that Armenians refer to him as a “traitor”.

“After all, all Armenians have different views. It’s very likely
that there are also Armenians who call me a traitor, but that’s not
important,” he added.

http://armenpress.am/eng/news/799501/ankara-mayor-praises-mah%C3%A7upyan-after-having-offended-the-armenians.html

ArmenTel Launches New Service For Making Calls To Karabakh

ARMENTEL LAUNCHES NEW SERVICE FOR MAKING CALLS TO KARABAKH

YEREVAN, March 27. / ARKA /. ArmenTel telecom (trading as Beeline)
has announced today the launch of a new service, called “Next” designed
for its prepaid-billing system’s corporate and individual subscribers
to make calls to Nagorno-Karabakh Republic (NKR) at competitive prices.

By paying a monthly fee of 190 drams subscribers can make unlimited
calls to mobile and fixed networks in NKR for 30 days at the rate of
13.9 drams per minute.

ArmenTel CEO Andrei Pyatakhin is quoted as saying in a press release
that the company continues to develop and improve the range of its
services, offering them at reasonable prices.

“This new service is another step towards ensuring more available
calls to mobile and fixed networks in NKR,” he said.

To use the service subscribers need to dial *190#; to disable it they
need to dial *191#.

If after 30 days there is still sufficient money on subscriber’s
balance the service is automatically extended for another 30 days.

The monthly fee of 190 drams is written off from the balance. The
service can be cancelled at any time. ($ – 471.63 drams). -0-

http://telecom.arka.am/en/news/telecom/armentel_launches_new_service_for_making_calls_to_karabakh/

Beyrouth : Bagarre à l’ABC

REVUE DE PRESSE
Beyrouth : Bagarre à l’ABC

Une bagarre a éclaté dans un centre commercial de Beyrouth, le
mercredi 18 mars, suite à la diffusion d’un film turc et en présence
de l’ambassadeur turc au Liban. Plusieurs jeunes gens de la communauté
arménienne présente au Liban demandaient le retrait du film intitudé
Son Mektup, diffusé par Grand Cinémas, présent dans la branche
d’Ashrafieh de l’ABC.

Présenté par les organisateurs du Parti Arménien Tashnag comme une
manifestation pacifique, des bagarres ont rapidement eu lieu entre les
manifestants et les spectateurs, amenant à l’intervention rapide des
forces de sécurité et à la fermeture temporaire du centre commercial.

Le Tashnag accusait le film de vouloir changer l’Histoire en
présentant une histoire d’amour entre un officier de l’armée de l’air
turc avec une infirmière durant la campagne de Gallipoli en 2015 dont
Ankara organise la commémoration cette année. La communauté arménienne
accuse ainsi le gouvernement turc d’organiser cette célébration afin,
déclare-t-elle, de tenter de nuire aux cérémonies de commémoration du
génocide arménien dont on célèbre également le 100ème anniversaire.

Armenia can have free natural gas

Zhoghovurd: Armenia can have free natural gas

11:20 * 28.03.15

The Armenian parliament’s interim committee tasked with studying the
natural gas supply system’s work has reportedly found out that the
country can potentially import the fuel free of charge from
Turkmenistan via Iran’s territory.

While the facts and figures in its recent report, set to be discussed
in the legislative’s upcoming session, reflect what the paper calls
the disconsolate situation in the sector, it has been found that
additional investments will secure an annual supply of 70 billion
cubic meters Iranian and Turkmenistani gas to a third country.

Moreover, says the paper, the supplier will have an obligation to pay
in the amount of 5% of the supply. In the case of the above mentioned
quantity, that will make 12,450 billion cubic meters per annum, notes
the paper. It says further that Armenia consumed a total of 12.450
cubic meters of the fuel in 2014. ”

“That means that Armenia can have free natural gas. So who is to blame
for the failure to take any step; what’s even worse, [the authorities]
have done all their best to make us keep purchasing gas from the
Russian Federation at such an expensive price,” writes the paper.

http://www.tert.am/en/news/2015/03/28/joghovurd/1630585