Gor Minassian, Champion Du Monde Junior Des Super-Lourds a Lima (Per

GOR MINASSIAN, CHAMPION DU MONDE JUNIOR DES SUPER-LOURDS A LIMA (PEROU)
Krikor Amirzayan

armenews.com
samedi 21 mai 2011

Lors des championnats du monde junior (-17 ans) d~Rhaltérophilie à Lima
(Pérou), dans la catégorie des super-lourds, Gor Minassian (16 ans,
129 kg) a conquis le titre mondial sous les couleurs de l~RArménie. Gor
Minassian a soulevé un total de 379 kg (174 kg à l~Rarraché et 205 kg
à l~Répaulé-jeté). Remportant également deux médailles d~Ror dans ces
deux mouvements. L~RArménien devance l~RIranien Ali Reza Kazeminedjad
(165 kg) qui a soulevé 367 kg dans les deux mouvements.

From: A. Papazian

Revue De Presse No2 – 19/05/11 – Collectif VAN

REVUE DE PRESSE NO2 – 19/05/11 – COLLECTIF VAN

Publie le : 19-05-2011

Info Collectif VAN – – Le Collectif VAN [Vigilance
Armenienne contre le Negationnisme] vous propose une revue de presse
des informations parues dans la presse francophone, sur les thèmes
concernant la Turquie, le genocide armenien, la Shoah, le genocide
des Tutsi, le Darfour, le negationnisme, l’Union europeenne, Chypre,
etc… Nous vous suggerons egalement de prendre le temps de lire ou
de relire les informations et traductions mises en ligne dans notre
rubrique

Par ailleurs, certains articles en anglais, allemand, turc, etc,
ne sont disponibles que dans la newsletter Word que nous generons
chaque jour. Pour la recevoir, abonnez-vous a la Veille-Media : c’est
gratuit ! Vous recevrez le document du lundi au vendredi dans votre
boîte email. Bonne lecture.

Collectif VAN : l’ephemeride du 19 mai 2011 Info Collectif VAN –
– La rubrique “Ephemeride” du Collectif VAN a
ete lancee le 6 decembre 2010. Elle recense la liste d’evenements
survenus a une date donnee, a differentes epoques de l’Histoire,
sur les thematiques que l’association suit au quotidien. L’ephemeride
du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux
sites (les sources sont specifiees sous chaque entree). “19 mai 1915 —
Empire ottoman/Van. Les troupes russes occupent Van. Les volontaires
[armeniens], accompagnes de soldats de l’armee russe, entrèrent en
ville. Ils avaient nettoye tout le pays, a l’est du lac de Van, des
troupes turques. ” Les Armeniens ont partout fait preuve, a l’egard
des prisonniers turcs, d’un empire sur eux-memes digne d’admiration,
quand on songe comment se conduisaient les Turcs envers eux “. Le
bataillon de Dro precedant les troupes russes decouvre plus de 55
000 morts a Van dont la resistance avait deja constitue le pretexte a
la deportation des Armeniens et a la rafle de la nuit 24 au 25 avril
1915 a Constantinople”.

Le groupe bancaire joue son avenir en Turquie ” Non, Dexia ne
vendra pas sa filiale turque DenizBank ” . Pierre Mariani, le patron
operationnel de la banque franco-belge, ne se lasse pas de le repeter :
la reconstruction de Dexia passe desormais par Istanbul. Cette filiale
aux oeufs d’or n’etait d’ailleurs a ses yeux pas negociable l’an
dernier, quand il s’est agi de convaincre la Commission europeenne
d’accepter l’aide d’Etat dont a beneficie le groupe pendant la crise
financière.

Turquie : l’extreme-droite dans l’impasse On ne pourra plus minimiser
ce qui differencie le conservatisme de l’Anatolie d’avant 1980 et la
conservatisme anatolien actuel. Face aux formidables mutations des
conditions economiques et sociales de l’Anatolie ces vingt dernières
annees, le discours ossifie du statu quo nationaliste tombe a plat. De
plus en plus…

TPIR/Militaires II: Le TPIR a rendu “un jugement important” dans
Militaires II Le procureur auprès du Tribunal penal international pour
le Rwanda (TPIR), Hassan Bubacar Jallow, a salue mercredi comme un
evenement ” important ” le jugement rendu, la veille, dans un procès
joint de quatre responsables militaires.

Article du journal franco-turc Zaman – 19/05/2011 – 2 Le Collectif
VAN relaye ici les articles du journal franco-turc Zaman (equivalent
du Today’s Zaman en langue anglaise, diffuse en Turquie).

Attention : ces articles ne sont pas commentes de notre part. Il
s’agit pour l’essentiel de traductions des versions turque et anglaise
du Zaman, journal proche du parti au pouvoir (AKP). “L’ecrivain et
prix Nobel de litterature Orhan Pamuk dement certaines accusations
concernant un recul de la laïcite en Turquie. Il defend, dans une
interview a la television americaine PBS, les libertes publiques et
se rejouit du retrait politique de l’armee.”

Le genocide armenien au c~ur de la Knesset Suite au refroidissement
des relations entre Israël et la Turquie, la Knesset doit discuter du
genocide armenien. Ce sera la première fois que le parlement israelien
discutera du sujet, l’Etat hebreu ayant toujours evite de l’aborder
lorsqu’Ankara et Jerusalem etaient encore alliees.

Haut-Karabakh: l’Armenie compte sur l’OTSC en cas de guerre contre
l’Azerbaïdjan L’Armenie fera appel a l’Organisation du Traite de
securite collective (OTSC) si l’Azerbaïdjan reprend les hostilites
contre le Haut-Karabakh, a annonce jeudi le ministre armenien de la
Defense, Seiran Oganian.

Article du journal franco-turc Zaman – 19/05/2011 – 1 Le Collectif
VAN relaye ici les articles du journal franco-turc Zaman (equivalent
du Today’s Zaman en langue anglaise, diffuse en Turquie).

Attention : ces articles ne sont pas commentes de notre part. Il s’agit
pour l’essentiel de traductions des versions turque et anglaise du
Zaman, journal proche du parti au pouvoir (AKP). “Naguère florissante
sous l’Empire ottoman, la presse armenienne qui comptait plus de
six-cent revues, a subi de plein fouet les evènements de 1915.

La mort et l’arrestation de nombreux journalistes armeniens, aggravees
par la loi sur la censure de 1950, ont provoque la disparition
progressive de cette presse de qualite.”

Depeche de l’APA [ 19 mai 2011 12:10 ] – Agence de Presse
d’Azerbaïdjan Le Collectif VAN vous propose un article de l’APA
(Agende de presse azerie) date du 19 mai 2011. Les articles de ce
site (ecrits generalement dans un francais rudimentaire) ne sont pas
commentes de notre part. Ils peuvent contenir des propos negationnistes
envers le genocide armenien ou d’autres informations a prendre sous
toute reserve. ” ” Les Etats-Unis souhaitent aux avancements dans le
règlement du conflit de Haut-Karabakh ” a indique le Sous-secretaire
d’etat americain Philip Gordon, dans son discours au Congrès.”

Polemique autour de baptemes d’etudiants sous le thème nazi a Solvay
Selon l’Agence Diasporique d’Information (ADI), des seances de
baptemes estudiantins ont ete organisees a la Solvay Brussels School
of Economics and Management sur le thème nazi.

L’armee soudanaise a bombarde le Darfour L’armee soudanaise a bombarde
le Darfour et a empeche mardi les forces de maintien de la paix de se
rendre sur place, ont indique des responsables de l’ONU. Des avions
soudanais ont bombarde la ville de Labado et le village d’Esheraya
dans le sud du Darfour, a indique dans un communique la mission de
l’ONU au Darfour.

Israël s’apprete a reconnaître le genocide armenien La question
de la reconnaissance du genocide des Armeniens par Israël pourrait
enfin etre resolue dans un proche avenir. La Commission de la Knesset
sur l’Education et la Culture a demande aujourd’hui un examen de la
question et une presentation d’une resolution au parlement pour un
vote sur le sujet. Cette decision a ete prise a l’unanimite.

La Turquie va deposer sa candidature comme membre non-permanent du
Conseil de securite de l’ONU 2015-2016 La Turquie posera sa candidature
au statut de membre non-permanent du Conseil de securite de l’ONU
pour la periode 2015-2016 après avoir occupe cette position l’annee
dernière, a annonce mercredi le ministère turc des Affaires etrangères.

Retour a la rubrique

From: A. Papazian

http://www.collectifvan.org/rubrique.php?r=0&page=1.
www.collectifvan.org
www.collectifvan.org
www.collectifvan.org

Turquie : Les Autorites Veulent Imposer La Mise En Place De Filtres

TURQUIE : LES AUTORITES VEULENT IMPOSER LA MISE EN PLACE DE FILTRES SUR CHAQUE ORDINATEUR

Source/Lien : Reporters Sans Frontieres
Publie le : 20-05-2011

Info Collectif VAN – – Le Collectif VAN vous
propose cette information publiee sur le site des Reporters Sans
Frontières le 6 mai 2011.

Publie le vendredi 6 mai 2011. Mis a jour le jeudi 12 mai 2011.

Reporters sans frontières condamne la tentative du Bureau des
Technologies de l’Information (BTK), qui depend du Premier ministre,
d’imposer aux internautes l’usage d’un filtre pour leur accès en ligne.

Selon une decision du 22 fevrier dernier, les utilisateurs d’Internet
en Turquie auraient le choix entre quatre options : famille,
enfants, domestique et standard. A partir du 22 août, il sera
obligatoire d’installer l’une de ces offres sur chaque ordinateur en
sa possession. La liste des sites bloques contenus dans chacun des
filtres restera cependant confidentielle.

“Le BTK veut faire croire qu’avoir le choix entre une restriction
plus faible et une restriction plus forte est un service rendu aux
utilisateurs d’Internet. Cette mesure est en violation totale avec la
Convention europeenne des droits de l’homme, mais aussi avec le droit
constitutionnel turc. Le libre accès a Internet doit au contraire etre
garanti a tous les internautes”, a declare Reporters sans frontières.

Si la protection de l’enfance est un but tout a fait legitime,
les parents doivent avoir le choix d’utiliser ou non un filtre sur
leur ordinateur, et la possibilite de le desactiver lorsqu’ils le
souhaitent. Cet outil ne doit en aucun cas etre impose aux utilisateurs
d’Internet.

Une fois encore, les internautes turcs vont devoir subir une decision
arbitraire de l’un des nombreux organes administratifs regulant le
Net. Reporters sans frontières demande au BTK de prendre exemple sur
la Haute instance de la telecommunication (TIB), qui a abandonne son
projet de censure par mots-cles, et de renoncer a la mise en place de
ce filtrage. L’organisation appelle egalement toutes les entites de
contrôle des telecommunications a arreter la surenchère dans cette
course a la censure, qui ne fait que les discrediter aux yeux de
la population.

Les avocats du site bianet.org, specialise sur les droits de l’homme
en Turquie, ont saisi le Conseil d’Etat pour faire annuler cette
disposition. L’accès au portail avait ete bloque en juin 2007 dans un
certain nombre de cafes Internet, après qu’un logiciel de filtrage
avait ete mis en place sur la base d’une liste noire, etablie par
la direction de la Securite. Ce blocage avait finalement ete leve
suite aux demarches de bianet auprès de la societe conceptrice du
logiciel, mais ” nous ne voulons plus revivre le meme problème du
fait de nouvelles dispositions visant les initiatives independantes,
alternatives ou libres “, a declare le directeur de la publication
du site, Erol Onderoglu.

La Turquie figure dans la liste des “pays sous surveillance” dans
le dernier rapport de Reporters sans frontières sur les “Ennemis
d’Internet”, publie le 11 mars 2011. Plus de 7 000 sites sont bloques
a ce jour, principalement sur decision administrative.

Retour a la rubrique

From: A. Papazian

www.collectifvan.org

L’"Arabesk" Des Bidonvilles A L’Eurovision

L'”ARABESK” DES BIDONVILLES A L’EUROVISION
Stephane

armenews.com
vendredi 20 mai 2011

La polemique a debute l’ete dernier lorsque le très celèbre pianiste
classique turc Fazil Say a ecrit sur Twitter que le genre musical
connu sous le nom d'”arabesk” “etait une insulte a l’intelligence,
a l’art et a l’avant-gardisme”. Selon lui, “cette musique est un
produit moyenoriental qui n’a pu survivre que parce qu’il reposait
sur la paresse et la mediocrite. J’ai vraiment honte de l’attrait du
peuple turc pour l’arabesk.” Mais comment cette musique qui fait tant
polemique aujourd’hui est-elle parvenue jusqu’a nous ? Arabesk est un
terme d’origine francaise designant une chose qui est dans le style
arabe. Alors qu’en Occident le terme appartient le plus souvent au
vocabulaire de l’architecture, chez nous, il est devenu synonyme de
genre musical. On peut ainsi qualifier l’arabesk de musique de variete
turque metissee où melodies arabes, musiques d’inspiration religieuse
ou soufie et arrangements a l’occidentale s’entremelent. Le succès de
l’arabesk en Turquie est lie a l’arrivee en masse de films egyptiens
sur le marche turc dans les annees 1930, au moment où la production
cinematographique locale ne depassait pas deux films par an. Ces
films d’amour a l’eau de rose dans lesquels les rôles principaux
sont incarnes par les plus celèbres chanteurs et musiciens egyptiens
de l’epoque, tels qu’Oum Kalsoum ou Farid El-Atrache, suscitent
un engouement tant au Proche-Orient qu’en Turquie. La projection a
Istanbul, en novembre 1938, du film egyptien Les Larmes de l’amour
provoque une cohue indescriptible. Le disque du chanteur, qui reprend
alors en turc les chansons du film, bat tous les records de vente.

Toutefois, l’interet de la population pour ce genre de film n’est
pas du goût des dirigeants de l’epoque, qui ambitionnent alors
d’occidentaliser le plus rapidement possible le pays. Le 23 juin 1939,
le sandjak d’Alexandrette, qui etait sous mandat francais et dont la
population etait en majorite arabophone, est officiellement rattache
a la Turquie et prend le nom de province du Hatay. Les officiels de
l’epoque, qui veulent renforcer les liens entre cette region et le
reste de la Turquie et se repandent alors en declarations insinuant
que “les habitants de cette region ne sont pas des Arabes” mais bien
“des Turcs qui ont oublie leur langue”, n’apprecient pas l’utilisation
de la langue arabe dans ces films. En outre, les images d’individus
portant le fez, le turban ou de longs voiles ne collent pas a l’esprit
que le nouveau regime republicain veut imposer depuis qu’il a lance,
en 1925, sa reforme du code vestimentaire [interdisant notamment
le port du fez]. Depuis 1928, la Turquie a adopte l’alphabet latin
[abandonnant l’arabe] et, depuis 1932, l’appel a la prière se fait
en turc [il sera retabli en arabe en 1950]. Or, dans ces films, on
peut autant voir de lettres arabes que l’on peut entendre d’appels a
la prière en arabe. Depuis 1934, la radio turque ne diffuse plus de
musique typiquement turque parce que Mustafa Kemal Ataturk l’a jugee
“non conforme a l’esprit creatif du peuple turc”. Or dans ces films
degouline une musique arabe bien plus orientale encore que celle qui
est censuree a la radio turque “qui par consequent ne peut avoir que
des effets negatifs sur l’education musicale des Turcs”. En 1942,
a la demande du Parti republicain du peuple [CHP, fonde par Ataturk
et alors parti unique], le ministère de l’Interieur impose que les
chansons arabes de ces films egyptiens soient doublees en turc ou
remplacees par des chansons turques. Entre 1940 et 1950, des artistes
formatent ainsi a la turque les musiques de 85 films egyptiens. Les
routiers, qui font des allers-retours vers les pays arabes voisins,
font egalement office de passeurs entre la musique arabe et la
Turquie. Exode rural Outre la proximite culturelle, il y a aussi des
explications de type socio-economiques a l’attrait pour l’arabesk. Au
cours des annees 1950, la Turquie connaît une poussee demographique sur
fond de mise en oeuvre du plan Marshall, qui provoque un exode rural
vers la peripherie des grandes villes, où des populations d’origine
très modeste s’etablissent dans des quartiers de taudis construits
illegalement. C’est precisement dans ces quartiers que l’arabesk va
naître. La population qui vit dans ces zones peripheriques ne possède
pas le bagage culturel lui permettant d’apprecier la musique savante
religieuse ou meme la version “domestiquee” des chansons populaires et
traditionnelles diffusees sur les ondes de la radio officielle. Ces
habitants coupes de leurs racines villageoises mais mal integres
dans les grandes villes vivent une situation schizophrenique. La
musique apparaît alors comme la voie la moins risquee pour exprimer
la fatalite et le desespoir nes de la prise de conscience que, quoi
qu’ils fassent, ils ne pourront de toute facon jamais realiser leur
reve d’une vie meilleure. Par ailleurs, l’arabesk n’exige aucune
formation musicale particulière. Tant les echafaudages sur lesquels
travaillent les manoeuvres du secteur de la construction que les petits
music-halls de troisième zone deviennent des usines a fabriquer des
chanteurs d’arabesk. Cette musique va atteindre une grande masse de
la population grâce aux petits transistors que rapportent les soldats
turcs revenus de Coree, où la Turquie depeche entre 1950 et 1953 un
important contingent en “remerciement” de son integration a l’OTAN.

C’est vers le milieu des annees 1960 que la version veritablement
turque de l’arabesk commence a s’imposer. C’est l’epoque où Orhan
Gencebay, celui qui deviendra le roi de l’arabesk, entame sa carrière.

Si les chanteurs d’arabesk en general ne sont pas des musiciens,
Orhan Gencebay, ne en 1944, fait exception. Dès l’âge de 6 ans, il
suit des cours de musique classique occidentale auprès d’un vieux
musicien, lui-meme forme dans les conservatoires russes. Tout jeune,
il apprend a jouer du tambur [instrument a corde traditionnel turc],
compose et transpose pour cet instrument les chansons et musiques de
musiciens turcs tels que le celèbre joueur de oud d’origine grecque
Udi Yorgo Bacanos. Au debut des annees 1960, il quitte sa ville de
Samsun, sur la mer Noire, pour Istanbul dans l’espoir de se faire un
nom. C’est la qu’il a l’occasion de rencontrer des maîtres du “rock
anatolien” tels que Cengiz Teoman ou le groupe Kurtalan Ekspress. Orhan
Gencebay commence sa carrière par la chanson populaire traditionnelle
turque, mais ne tarde pas a privilegier une autre voie. En 1966, il
sort sa première chanson sur le mode de l’arabesk, dont les paroles
traduisent la crainte de l’avenir des migrants anatoliens coupes
de leurs racines rurales. Plutôt que d’essayer de comprendre sur
quel terreau ce nouveau genre musical s’est developpe, les autorites
choisissent comme d’habitude la voie de la censure. L’Etat, qui avait
deja interdit entre 1934 et 1940 la musique classique turque [ottomane]
sur les ondes de la radio nationale, decide alors que l’arabesk ne
pourra pas etre diffuse a la TRT [radio publique]. Mais l’epoque a
change et le quartier d’Unkapani a Istanbul est en train de devenir
le centre d’une production musicale alternative. La generalisation de
l’usage des radiocassettes portables par le biais des Turcs partis
travailler en Allemagne va permettre d’elargir la base des amateurs
d’arabesk. Les minibus qui transportent les ouvriers des banlieues
miserables des grandes villes vers les zones industrielles où ils
travaillent vont etre le vecteur d’une veritable explosion de ce
genre musical. Dans les ateliers, dans les bars de banlieue ou dans
les baraques des bidonvilles, l’arabesk est la seule musique que
l’on entend. C’est l’epoque des Ferdi Tayfur, des Hakki Bulut et des
Muslum Gurses. Danse du ventre A partir des annees 1980, l’arabesk
n’incarne plus seulement un style de musique, mais c’est aussi un
mode de vie. Alors que, sous l’effet de l’exode rural, toutes les
grandes villes de Turquie sont envahies par la banlieue, meme les
“Turcs blancs” [l’elite occidentalisee] commencent a s’interesser
a ce genre. Des sociologues commencent a ecrire sur cette musique
en vogue, et Ajda Pekkan, une chanteuse refletant parfaitement le
style des “Turcs blancs”, va meme jusqu’a interpreter un morceau de
style arabesk lorsqu’elle represente la Turquie a l’Euro vision, en
1980. Elle avouera par la suite en avoir eprouve de la honte pendant
de nombreuses annees. C’est egalement a cette epoque que la classe
politique se rend compte que l’arabesk est un bon moyen pour atteindre
les couches populaires. Le premier a comprendre cela est Turgut Ozal,
qui fonde en 1983 le Parti de la mère patrie (ANAP). Ozal, dont il
s’avère qu’il etait un grand amateur d’arabesk, cree au sein de son
parti un groupe nomme Arabesk, charge d’etudier les goûts des habitants
des quartiers pauvres de la peripherie des grandes villes. C’est
donc en toute logique que l’ANAP utilise l’arabesk a profusion lors
de la camapagne des legislatives de 1983. [L’ANAP remporte ce premier
scrutin après le coup d’Etat de septembre 1980, et Ozal devient Premier
ministre. Il sera ensuite president de la Republique de 1989 a sa mort,
en 1993.] La mise en scène de l’inauguration, en 1988, d’un deuxième
pont sur le Bosphore a Istanbul contribue a la legende d’Ozal. On
le voit en effet a cette occasion traverser le pont au volant de sa
voiture et demander a sa femme, Semra, de mettre dans l’autoradio une
cassette de musique egyptienne, genre danse du ventre. Le spectacle
de nouveaux riches typiques des annees Ozal en train de se pavaner
et de faire la danse du ventre en buvant du whisky et en mangeant des
pizzas turques ne faisait que degoûter encore davantage de l’arabesk
les elites eduquees et urbanisees. Ces elites n’ecoutaient de toute
facon pas cette musique et ne se rendaient pas compte que la realite
sociologique qu’elle representait etait en fait la consequence de leur
propre ideologie. De toute facon, le mouvement etait lance et l’arabesk
n’etait plus seulement l’apanage des habitants de la banlieue et des
bidonvilles, mais devenait aussi celui des night-clubs et des tavernes
des centres-villes frequentes par la classe moyenne. Beaux quartiers
Dans les annees 1990, lorsque des milliers de migrants kurdes chasses
par l’Etat de leurs villages de l’est de l’Anatolie dans le cadre de
la lutte contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) viennent
s’entasser dans les grandes villes, l’arabesk devient une sorte de
bande-son des nouvelles dynamiques sociales. La Turquie fait alors
connaissance avec l’arabesk “prokurde”, “lumpen”, “nationaliste”,
“islamiste”, “gauchiste” et meme “pornographique”. C’est l’epoque
où des artistes tels qu’Ibrahim Tatlises ou Belkis Akkale, qui
interprètent habituellement de la chanson populaire traditionnelle, se
tournent eux aussi vers l’arabesk. Les chaînes musicales permettent
alors que cette musique parvienne jusqu’aux endroits les plus
recules du pays, precisement ceux où les ennemis jures de l’arabesk
n’ont jamais reussi a se faire entendre. Par ailleurs, l’arabesk est
influencee par la variete et s’enrichit de nouveaux instruments tels
que la guitare electrique et les percussions. Le processus inverse se
produit egalement, c’est-adire que la variete s'”arabeskise”. Orhan
Gencebay, veteran de l’arabesk, va ainsi le marier avec le rock. La
celèbre chanteuse Sezen Aksu, pionnière de la pop en Turquie, introduit
alors a son tour de l’arabesk dans certaines de ses chansons. Le meme
phenomène s’observe dans les milieux musulmans, dont la musique se
limitait jusquela a des chants religieux a cappella.

Tandis que Gencebay ne qualifie plus aujourd’hui sa musique
d’arabesk,Muslum Gurses, dont le nom evoquait auparavant le
sous-proletariat, se tourne desormais vers les “Turcs blancs”. Kucuk
Emrah, jeune vedette de l’arabesk des annees 1990, a evolue et
vient meme de se lancer dans le jazz. C’est dans ce contexte que
les jeunes issus des “beaux quartiers”, parmi lesquels la chanteuse
Sertab Erener [qui a remporte le concours Eurovision de la chanson en
2003] ou le groupe Mor ve Otesi [groupe de rock qui a represente la
Turquie a l’Eurovision en 2008], ont introduit de l’arabesk dans leur
repertoire, traduisant ainsi un nouveau phenomène d’embourgeoisement
de ce style musical.

From: A. Papazian

ALMA Presents Concert, Exhibit Commemorating Armenian Genocide

ALMA PRESENTS CONCERT, EXHIBIT COMMEMORATING ARMENIAN GENOCIDE

PanARMENIAN.Net
May 20, 2011 – 10:57 AMT

On Sunday, May 22, 2011 ALMA will present a special concert
memorializing the Armenian Genocide and featuring performances by
several accomplished musicians. The concert will follow the official
opening of the new Genocide exhibition on ALMA’s mezzanine at 2:00 pm.

The new exhibit “The Armenian Genocide: Hayots Tseghaspanutiun” is
a stunning visual narrative of the events of the 1915-1923 Genocide,
and the continuing aftermath and denial by the Turkish government over
generations. The exhibit’s texts and overall design were created by an
ALMA committee: Haig Der Manuelian (Chairman), Dr. Barbara Merguerian,
Gina Hablanian, Gary Lind-Sinanian, and Arakel Almasian, assisted
by a number of outside consultants. The striking wall graphics were
designed by Ed Malouf of Content Design Collaborative. The visitor
will find a chronological narrative of the tragic events leading up
to World War 1, the years of Genocide (1915-1923), and the continued
denial to the present.

The official opening of the exhibit will be marked by a ribbon-cutting
ceremony, performed by the first Armenian ambassador to the United
States (1993-1999), Rouben Shougarian.

Shougarian was the Deputy Foreign Minister of the Republic of Armenia
(1999-2005) and Ambassador to Italy, Spain and Portugal (2005-2008).

He currently teaches at the Fletcher School of Law and Diplomacy at
Tufts University in Massachusetts. Shougarian’s book “West of Eden,
East of the Chessboard: Four Philosophical Looks Upon the Unknown”
was presented at ALMA last year.

The exhibit’s design committee will be in attendance at the opening
and welcomes questions and comments from the public.

Admittance is free to all events of the day.

From: A. Papazian

Les Temoins De Jehovah Poursuivent En Justice La Chaine Publique

LES TEMOINS DE JEHOVAH POURSUIVENT EN JUSTICE LA CHAINE PUBLIQUE
Stephane

armenews.com
vendredi 20 mai 2011

Les Temoins de Jehovah d’Armenie ont depose une requete le 9 decembre
2010 contre la Television publique armenienne et ses representants.

Le 8 novembre 2010, de nombreux medias en Armenie ont affirme qu’un
jeune homme accuse du meurtre brutal de ses parents âges dans Sevan
etait un Temoin de Jehovah.

Cette annonce etait fausse. Ni le jeune homme ni ses parents n’ont
jamais ete membres des temoins de Jehovah.

En plus de diffuser de fausses informations une emission a suggere
que les telespectateurs devaient recourir a la violence physique
contre les Temoins.

Le 12 novembre 2010, le Defenseur des Droits de l’homme de la
Republique d’Armenie a invite les mass-medias “a cesser” de representer
l’accuse comme un Temoin de Jehovah.

La Television Publique a refuse de prendre des mesures correctives,
forcant les Temoins a deposer plainte.

Les temoins de Jehovah en Armenie ont depose une requete demandant
que des excuses soient faites pour les declarations diffamatoires.

From: A. Papazian

Protestation Du Conseil De L’Eglise Armenienne De Suisse

PROTESTATION DU CONSEIL DE L’EGLISE ARMENIENNE DE SUISSE
Ara

armenews.com
vendredi 20 mai 2011

Chers Fidèles,

Hier, nous avons pris la decision très difficile de fermer les
portes de l’eglise suite a la nouvelle situation a laquelle nous
sommes confrontes depuis quelques jours. Cette decision pourrait
malheureusement se reproduire suivant l’evolution des evenements. Les
raisons de la fermeture sont les suivantes :

1. Nous avons ete informes par les medias armeniens, suivis des lettres
d’Etchmiadzine, que le Père Abel Manoukian, notre pretre depuis 16
ans, a ete suspendu (par SS Karekin II) et qu’il n’est plus autorise
a exercer son ministère depuis le 10 mai 2011.

2. Nous avons recu un courriel du Père Mesrop Parsamyan indiquant
qu’il est pret a assurer le service dominical a l’eglise Saint-Hagop
dès le 15 mai. Le Père Mesrop est en Suisse depuis le 9 avril, charge
par le Catholicos des fonctions de Locum Tenens du diocèse de Suisse
et de pretre de l’eglise St Hagop de Genève.

3. Après maintes consultations il a ete juge utile de fermer l’eglise
temporairement en raison de la gravite de la situation.

4. Nous rappelons que le Catholicos n’a pas le pouvoir de choisir le
pretre de notre eglise, que le Père Abel Manoukian est titulaire de
ce poste et que notre eglise ne fait partie d’aucun diocèse.

Ces positions ont ete confirmees par la majorite d’entre vous, lors
des assemblees generales tenues en2010 et 2011.

Nous tenons a partager ces nouvelles avec vous afin de vous restiez
informes et nous continuerons de le faire. Votre confiance, votre
soutien continu et vos encouragements nous sont très precieux.

L’avenir de notre eglise et de notre communaute en depend.

Cordialement, Conseil de l’Eglise Apostolique Armenienne de Suisse

From: A. Papazian

Yerevan Press Club Weekly Newsletter – 05/19/2011

YEREVAN PRESS CLUB WEEKLY NEWSLETTER

MAY 13-19, 2011

HIGHLIGHTS:

YPC ANNUAL REPORT “LICENSING COMPETITIONS NEITHER SOLVED KEY ISSUES OF
BROADCAST SPHERE, NOR ENSURED PLURALISM OF TV AIR”

“E-CLUB” CYCLE: INTERNET AND PROTECTION OF PERSONAL DATA

“YERKRAGUND” ON SOCIAL-POLITICAL SITUATION IN TURKEY

TURKEY-GEORGIA-ARMENIA JOURNALISTS BUS TOUR

EVENTS ON ARMENIAN-TURKISH RELATIONS

INCIDENT AT THE PARLIAMENT

PROCURACY ORGANIZES OPEN DOOR DAYS FOR MEDIA

THREE NEW NCTR MEMBERS APPOINTED

YPC ANNUAL REPORT “LICENSING COMPETITIONS NEITHER SOLVED KEY ISSUES OF
BROADCAST SPHERE, NOR ENSURED PLURALISM OF TV AIR”

The annual report of Yerevan Press Club, “Licensing Competitions Neither
Solved Key Issues of Broadcast Sphere, Nor Ensured Pluralism of TV Air”, is
stored on YPC website, , in “Media Reports” section. The report
presents the situation with freedom of speech in Armenia in 2010.

“E-CLUB” CYCLE: INTERNET AND PROTECTION OF PERSONAL DATA

On May 17 another program from “E-Club” weekly cycle went on the online
broadcast of “A1+” TV company (). The “E-Club” is produced by
Yerevan Press Club in cooperation with “A1+” TV company under “Alternative
Resources in Media” project, supported by USAID.

The information and education blocs, particularly, presented the large-scale
navigation system of Google, told about how to organize the summer vacation
by oneself via Internet, introduced to Armenian medical sites. The guests of
the discussion part of “E-Club” – facebookphiles Arpineh Grigorian, IT
specialist, and Ofelia Minasian discussed the issues of protecting personal
data on the Web and particularly on Facebook.

The next “E-Club” will be aired on “A1+” on May 24.

“YERKRAGUND” ON SOCIAL-POLITICAL SITUATION IN TURKEY

On May 17 the fourth show of “Yerkragund” (“Globe”) cycle went on the
evening air of “Yerkir Media” TV company. The current show was produced by
Yerevan Press Club under a joint YPC and Internews Network project,
“Dialogue Building Between Armenia and Turkey”, supported by the Bureau of
Democracy, Human Rights, and Labor of US Department of State.

The guests of the program host, YPC President Boris Navasardian, were Ozgun
Ozcer, correspondent of “Taraf” newspaper, Aysel Yasa, correspondent of
“Yeni Safak” newspaper, Nuneh Sargsian, Executive Director of Internews
Media Support public organization, and Andranik Ispirian, turcologist,
observer of News.am online publication. The guests discussed the
social-political situation in Turkey and the Armenian-Turkish relations.

The next “Yerkragund” show will be aired on “Yerkir Media” on Tuesday, May
24 at 19.15 (rerun – on Thursday, May 26 at 14.15).

TURKEY-GEORGIA-ARMENIA JOURNALISTS BUS TOUR

On May 2-18 a group of Armenian and Turkish journalists made a joint bus
tour to the Turkish eastern regions, Georgia and Armenia. The journalistic
mission of 16 visited Istanbul, Adana, Antakya, Diyarbakir, Van, Kars,
Akhaltskha, Gyumri, Alaverdi, Goris, Kapan, Meghri, Yerevan, as well as
other places throughout the journey. The trip resulted in many reportages
and stories on themes triggering the audience of both countries. A major
component of this initiative under “Dialogue Building Between Armenia and
Turkey” Yerevan Press Club and Internews Network project, supported by the
Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor of US Department of State, was
the professional collaboration between Armenian and Turkish journalists,
while preparing materials.

EVENTS ON ARMENIAN-TURKISH RELATIONS

On May 16-18 at “Congress” hotel in Yerevan a discussion on Armenian-Turkish
relations, as well as a round table on their coverage by media of two
countries was held. The event, hosted by experts and journalists from
Armenia and Turkey, was organized by Yerevan Press Club and Eurasia
Partnership Foundation under “Support to Armenia-Turkey Rapprochement”
project, supported by USAID.

During the discussions the implementation results of different project
components were presented: in particular, the research on Armenian-Turkish
relations coverage by media of both countries, administered by YPC and
Communication Faculty of Izmir Economics University in January-April 2011.
The YPC page on Facebook “4th Wave: Armenia-Turkey” was also introduced.

The event ended on May 18 with an award ceremony, established in frames of
the project and intended to encourage Armenian and Turkish journalists, who
write about the neighbor country, Armenian-Turkish relations. The jury
listed: Ruben Safrastian, Director of Oriental Studies Institute of RA
National Academy of Sciences, Satik Seyranian, Chief Editor of “168 Zham”
newspaper, Gegham Manukian, Director of the News and Current Affairs
Programs of “Yerkir Media” TV company, Mensur Akgun, Director of Global
Political Trends Center of Istanbul Culture University, Sevda Alankus, Dean
of the Communication Faculty of Izmir Economics University, and Ferhat
Boratov, Representative of CNN-Turk TV Channel Administration. On behalf of
the Armenian part the price was awarded to Eduard Mkhitarian, Film Director
of “GALA” TV company of Gyumri, for the film “Who is your neighbor?”. The
Turkish winner will be determined by the jury later. Soon, a similar event
will be held in Istanbul.

INCIDENT AT THE PARLIAMENT

On May 16 in RA National Assembly an incident happened between Marineh
Kharatian, correspondent of “Hraparak” daily, and MP from Republican Party
of Armenia faction, brother of RA President Serzh Sargsian, Alexander
Sargsian. As “Hraparak” informed YPC, the journalist inquired whether the
deputy would run in the upcoming 2012 parliamentary elections. The question
annoyed Alexander Sargsian: he grabbed the recorder from the hands of the
journalist, shut it off and started swearing. According to “Hraparak”, if it
wasn’t the interference of the employee of the NA administration, Alexander
Sargsian would start laying hands. Marineh Kharatian was able to record a
part of the conversation with the MP, and she intends to send the record to
RA President’s Office.

Armineh Ohanian, Chief Editor of “Hraparak” daily, noted that the newspaper
will not go into law: in a situation, when the security of a journalist is
endangered just because he/she gives a question, the court cannot solve the
issue. The head of “Hraparak” emphasized that this is not the first case of
impeding the professional activities of a media representative at
parliament, and the journalistic community must take measures for making
fundamental changes in this situation. For example, boycotting the MP by
media, or on the contrary – purposely throwing questions on him, considers
Armineh Ohanian.

PROCURACY ORGANIZES OPEN DOOR DAYS FOR MEDIA

On May 16 RA General Prosecutor Aghvan Hovsepian signed an order on
organizing open door days for media representatives. According to the
information stored on the RA Procuracy website, , this action
aims to involve journalists in the investigation of March 1, 2008 events,
thus enhancing the awareness on the case, being in the limelight of public
attention as of today. (This regards the criminal proceedings, instituted
upon the tragic events of March 1-2, 2008 in Yerevan after the presidential
elections.)

In compliance with the Prosecutor’s order, the open door days for
journalists will be held twice a month – every first and last Wednesday – at
the Procuracy School by the senior prosecutors and investigators on the
March 1, 2008 events.

THREE NEW NCTR MEMBERS APPOINTED

On May 12 upon the RA President Serzh Sargsian order Zhirayr Dadasian,
Harutiun Harutiunian and Vladimir Ohanian were appointed members of the
National Commission on Television and Radio for six years term. Zhirayr
Dadasian, Art Director of the Yerevan State Pantomime Theater, was an NCTR
member within 2005-2011, the other two – became members for the first time.
Harutiun Harutiunian was the Head of “Haylur” news program of Public
Television of Armenia, Chief Editor of “Yerkir” newspaper; Vladimir Ohanyan
– Executive Director of “Hayrenik” and “AR” TV companies, Vice Minister of
Urban Planning, Assistant to Yerevan Chief Architect.

The competition to fill in the three NCTR vacant positions was announced on
April 21 due to the expiration of the term of office of NCTR members Zhirayr
Dadasian, Ara Tadevosian and Simavon Andreasian, appointed on April 13, 2005
for six year term (see YPC Weekly Newsletter, April 15-28, 2005). The
competition commission formed by RA President’s order listed: Chairman –
Avetis Berberian, Assistant to RA President; Secretary – Meri Harutiunian,
Head of Public Relations and Communication Department of RA President’s
Office; commission members – Henrich Hovhanisian, Head of Drama Study
Department of Institute of Art, corresponding member of RA National Academy
of Sciences; Ruben Satian, Chief Editor of “Novoye Vremya” newspaper; Gevorg
Gevorgian, General Director of “National Cinema Center of Armenia” state
non-commercial organization. The competition commission considered the
applications of seven candidates. According to the commission’s decision,
the winners were determined due to their long-term journalistic experience,
especially on TV, as well as “valuable success and achievements in the
development of journalism”.

The competition can accommodate citizens of Armenia who have many-year
experience in journalism, broadcasting, technology, culture, arts, science
and law, higher education and command of Armenian language. The following
category of persons cannot be member of the NCTR: members of governing
bodies of parties and persons affiliated to them; heads of public or private
TV and radio companies; people who have contractual relations with TV and
radio companies; people, convicted by a judgment in force, whose prior
conviction is not expunged or expired; RA National Assembly deputies,
members of RA Government; employees of RA President’s Office and civil
servants.

When reprinting or using the information above, reference to the Yerevan
Press Club is required.

You are welcome to send any comment and feedback about the Newsletter to:
[email protected]

Subscription for the Newsletter is free. To subscribe or unsubscribe from
this mailing list, please send a message to: [email protected]

Editor of YPC Newsletter – Elina POGHOSBEKIAN
____________________________________________
Yerevan Press Club
9B, Ghazar Parpetsi str.
0002, Yerevan, Armenia
Tel.: (+ 374 10) 53 00 67; 53 35 41; 53 76 62
Fax: (+374 10) 53 56 61
E-mail: [email protected]
Web Site:
>

From: A. Papazian

www.ypc.am
www.a1plus.am
www.genproc.am
www.ypc.am

Unity Of Armenia And Karabakh Needs To Be Legalized – Expert

UNITY OF ARMENIA AND KARABAKH NEEDS TO BE LEGALIZED – EXPERT

news.am
May 19, 2011 | 14:35

YEREVAN. – International mediators think that Armenia’s recognition
of Nagorno-Karabakh independence would lead to collapse of peace
process and renewal of hostilities said expert of international law
Andreas Ghukasyan on Thursday at Armenian Centre for National and
International studies.

“Although Armenia keeps stressing that it stands for peaceful
resolution of the conflict, Azerbaijani side continues exploiting the
concept of war renewal. The situation is not likely to change until
the unity of Armenia and NK in one state body is not legalized.

Indeed, Armenia and NK are united at present, but this process needs
to be legalized,” Ghukasyan added. “Search for fresh means of conflict
resolution is one of the challenges of our time.”

From: A. Papazian

Armenia Negotiating $15 Million Loan With World Bank

ARMENIA NEGOTIATING $15 MILLION LOAN WITH WORLD BANK

/ARKA/
May 19, 2011
YEREVAN

YEREVAN, May 19. /ARKA/. The Armenian government is negotiating a $15
million loan from World Bank which it wants to spend on improvement
of irrigation and drinking water distribution networks, a deputy
Armenian prime minister Armen Gevorkian said today.

Speaking to journalists, Armen Gevorkian, who is also territorial
administration minister, said the loan will be provided at low
interest rate.

Yerevan’s water distribution network s run by Yerevan Joor (Yerevan
Water), a company run by French Generale des Eaux that won an
international tender announced by World Bank to take up a long-term
management of the Yerevan network in 2006. It pledged to upgrade the
obsolete network and ensure 24-hour water supplies to households. The
company manages also drinking and waste water removal systems in
Ararat, Aragatsotn and Kotayk provinces. It has 339,370 customers
and produces 370 million cubic meters of drinking water a year and
manages 2,120 lm long water pipelines.

There are four more companies managing water distribution networks
across the country.

From: A. Papazian