ANKARA: Sony in preparation for producing movie on life of Steve Job

Today’s Zaman, Turkey
Oct 9 2011

Sony in preparation for producing movie on life of Steve Jobs, reports say

09 October 2011, Sunday / TODAYSZAMAN.COM ,

Sony Pictures Entertainment is preparing to produce a film on the life
of Silicon Valley legend Steve Jobs, whose death last week sent waves
of sorrow across the world, media reports say.

The film will be based on `Steve Jobs: A Biography by Walter
Isaacson,’ the soon-to-be-published authorized biography of the
inventor written by Isaacson, former CNN chairman and Time managing
editor. Just days after the death of Apple’s co-founder, Sony Pictures
is reportedly in negotiations to buy the screen rights for the book.

Isaacson’s book is based on more than 40 interviews with Jobs
conducted over two years as well as interviews with more than a
hundred family members, friends, adversaries, competitors and
colleagues. The Turkish media recently reported that the book reveals
that the woman who raised the legendary head of the Apple Company, who
died last Wednesday at the age of 56 after a years-long and highly
public battle with cancer and other health issues, was the daughter of
an Armenian family who immigrated to the US from Turkey’s Malatya.

The book says Clara Jobs is the daughter of an Armenian family that
immigrated to the US from Turkey’s Malatya province following the 1915
incidents during World War I in Anatolia that resulted in the deaths
of many Armenians. The book reportedly says Clara’s father Louis
Hagopian was born in Malatya in 1894 and her mother Victoria Artinian
was born in İzmir in 1894.

The book is set to be released in November. Sony has recently had a
string of hits based on biographies, including `The Social Network’
and `Moneyball.’

From: A. Papazian

http://www.todayszaman.com/news-259312-sony-in-preparation-for-producing-movie-on-life-of-steve-jobs-reports-say.html

ARF respects Raffi Hovhannisyan but will not follow his example

ARF respects Raffi Hovhannisyan but will not follow his example

07.10.2011, 17:55
Aysor.am

`We have our logic, our way of thinking,’ said today Artyusha
Shahbazyan answering the question whether the ARF is going to follow
the political step of Raffi Hovhannisyan `Heritage’ leader and to
visit Liberty Square.

According to the deputy though they respect Raffi Hovhannisyan they
are not going to follow his example.

From: A. Papazian

Quelle issue pour le Haut-Karabagh ?

Le Monde, France
7 oct 2011

Quelle issue pour le Haut-Karabagh ?

Point de vue | LEMONDE.FR | 07.10.11 | 13h13 – Mis à jour le 07.10.11 | 13h13

Depuis quelques mois, l’espoir renaît au Haut-Karabagh. Après la
reconnaissance du Soudan du Sud aux Nations Unies et la demande
officielle d’adhésion de la Palestine à l’ONU, la visite de Nicolas
Sarkozy dans le Caucase du Sud les 6 et 7 octobre remet sur le devant
de la scène ce conflit gelé.

Ancienne région autonome, arbitrairement placée sous l’autorité de
l’Azerbaïdjan en 1921, le Haut-Karabagh a déclaré son indépendance
voilà vingt ans sans jamais être reconnu par la communauté
internationale. Aujourd’hui, le petit pays peuplé d’Arméniens peine à
se relever des quatre années de guerre qui ont fait dans les deux
camps près de 30 000 morts, plus d’un million de réfugiés et laissé le
territoire en ruines. Mais pour exister, se développer et espérer, un
jour, être reconnu, le pays s’est doté de tous les attributs des Etats
officiels : du président de la République aux tribunaux, en passant
par le drapeau, l’hymne national, les ministères, la police, la
Constitution, l’armée, ou encore les représentations étrangères. Un
dispositif lourd mais symptomatique des efforts fournis pour adhérer
aux normes internationales. Parallèlement, les négociations menées
depuis vingt ans par le groupe de Minsk sous l’égide de l’OSCE sont
restées vaines et l’arrivée des prochaines élections présidentielles
d’Arménie et d’Azerbaïdjan en 2012 et 2013 offre une nouvelle occasion
de radicaliser chaque position sur cette question d’envergure
nationale.

Pour autant, le Haut-Karabagh aurait-il tort d’espérer que l’agenda
international joue en sa faveur ? Rappelons qu’en mars dernier, Alain
Juppé, le ministre des affaires étrangères français, déclarait : “le
principe du droit à l’auto-détermination des peuples constitue le
principe fondamental de tout règlement de ce conflit “. Cette
position, beaucoup moins neutre que celle adoptée habituellement par
le quai d’Orsay, sonne comme un désaveu pour Bakou. De plus, le
Printemps arabe a prouvé que les pays occidentaux étaient prêts à
soutenir les élans populaires en faveur de la démocratie et de la
liberté, par-delà les concepts juridiques. En Libye notamment, la
France, suivie par l’Union Européenne puis par l’assemblée générale
des Nations Unies, a reconnu le Conseil national de transition avant
même la chute du colonel Kadhafi. La reconnaissance simultanée du
Soudan du Sud est un nouvel acte fort de la communauté internationale
qui s’aligne sur la volonté du peuple, à l’instar du président
soudanais.

Conflit gelé, conflit ouvert, il semble que les Etats membres de l’ONU
ne veuillent plus entretenir ces vieilles poudrières, quitte à prendre
une décision unilatérale, en désaccord avec les Etats parties au
conflit. Certains n’ont ainsi pas attendu l’aval de la Serbie pour
reconnaître le Kosovo voilà cinq ans.

Pour autant, les Etats occidentaux, soucieux de conserver leur libre
arbitre, soutiennent que ces positions se lisent au cas par cas et ne
peuvent constituer une doctrine en soi, comme le rappelle le chercheur
Bruno Coppieters. Mais au vue du contexte général, cette rhétorique
s’avère de plus en plus difficilement défendable. Comme
l’universitaire le souligne, seul le président russe soutient que
“dans les relations internationales, on ne peut pas avoir une règle
pour certains cas et une autre pour d’autres”. Dmitri Medvedev invoque
donc l’affrontement de son armée avec celle de la Géorgie en août 2008
pour justifier sa reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud.
Cet épisode, le président russe Dmitri Medvedev l’a rappelé cet été à
son homologue azerbaïdjanais, lors d’une récente rencontre bilatérale.
Une sorte d’avertissement à Ilham Aliev qui a multiplié le budget de
son armée par vingt en six ans. Un budget qui dépasserait à présent le
budget total de l’Arménie. Or la stabilité dans la région reste
fragile. Elle repose sur un simple cessez-le-feu signé en 1994 et
violé chaque semaine depuis quelques mois. L’an dernier, 25 soldats
Karabaghtsis ont été tués aux frontières selon les sources
officielles. Le retour de la guerre en 2012 est bien l’une des
hypothèses désormais avancées par les analystes. Mais personne n’y a
intérêt. De même que personne n’a vraiment intérêt à trancher
directement en faveur de l’un ou de l’autre.

Les équilibres géostratégiques de l’Occident et de la Russie sont en
jeu. Pas question de se fcher avec l’importante diaspora arménienne
qui s’est établie dans ces pays. Pas question non plus de faire main
basse sur les flux pétrolifères, gaziers ni sur les accords en matière
de coalition, fixés avec Bakou. Aussi, les négociations tripartites
que la Russie mène désormais, en parallèle du groupe de Minsk, sont
bien acceptées par les pays Occidentaux. Par ailleurs, la Russie s’est
réengagée militairement en Arménie pour encore 49 ans. Et le Congrès
américain continue de verser indirectement chaque année entre 3 et 6
millions de dollars d’aide humanitaire au Haut-Karabagh.

Autant d’éléments qui pourraient, à terme, avantager le pays. Après
tout, et contrairement à d’autres territoires non reconnus comme la
Palestine, le statut quo en lui-même n’a pas empêché l’Etat du
Haut-Karabagh de fonctionner. Aujourd’hui les citoyens circulent grce
à leur passeport arménien. Ils peuvent travailler, bien que
l’inactivité soit encore importante. Et les jeunes peuvent aller à
l’Université. Au fond, l’appui de la communauté internationale en
faveur de la paix dans la région et la possibilité pour l’Etat
d’exister de facto depuis vingt ans ont autant de valeur qu’une
reconnaissance officielle. Dans ces régions épineuses, une équation
politique même tacite vaut mieux qu’une règle de droit international
impérieuse et génératrice de frustrations. A défaut de compromis, le
pays pourrait encore vivre ainsi vingt ou trente ans. Toujours pas en
paix, ni vraiment en guerre. Mais le peuple à l’abri. A moins qu’une
nouvelle attaque ne soit venue rompre les équilibres ou que la balance
des intérêts géopolitiques ait fini par pencher d’un côté, ou de
l’autre.

From: A. Papazian

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/07/quelle-issue-pour-le-haut-karabagh_1583845_3232.html

"Sarkozy joue les historiens" (Turquie)

Le Figaro, France
7 oct 2011

“Sarkozy joue les historiens” (Turquie)

AFP Mis à jour le 07/10/2011 à 12:21 | publié le 07/10/2011 à 12:21
Réactions (173)

S’abonner au Figaro.fr “Le président français Nicolas Sarkozy ferait
mieux de s’occuper des problèmes des Français plutôt que de jouer les
historiens sur la question du génocide arménien”, a estimé aujourd’hui
le ministre turc aux Affaires européennes Egemen Bagis, réagissant à
des déclarations du président français.

“Il serait mieux, pour la sérénité en France, en Europe et dans le
monde, que M. Sarkozy abandonne le rôle de l’historien et se creuse un
peu la tête pour sortir son pays du gouffre économique dans lequel il
se trouve et produise des projets pour l’avenir de l’Union
européenne”, a déclaré Bagis, lors d’une visite à Sarajevo. “Notre
mission, en tant qu’hommes politiques, n’est pas de définir le passé
ou les événements du passé. C’est de définir l’avenir”, a insisté le
ministre, avant d’accuser le président français d'”exploitation à
l’approche de l’élection” présidentielle française, de la thématique
arménienne. “Sarkozy a probablement adopté ce type d’approche après
avoir été effrayé par les derniers sondages politiques en France”,
a-t-il commenté.

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a lui aussi dénoncé
“l’opportunisme politique” de “propos qui s’inscrivent totalement dans
le contexte électoral en France”.
“Ceux qui disent à la Turquie de se réconcilier avec son passé doivent
d’abord se regarder dans un miroir”, a-t-il asséné, faisant référence
au passé colonial de la France.

En visite à Erevan, Nicolas Sarkozy a appelé Ankara à une
“reconnaissance du génocide” dans un délai “assez bref”, avant la fin
de son mandat en mai 2012, en évoquant les massacres ottomans
perpétrés en 1915 et 1916 en Turquie, qui ont fait plusieurs centaines
de milliers de morts. La Turquie reconnaît que 300.000 à 500.000
personnes ont péri lors de cette période, mais, selon elle, elles
n’ont pas été victimes d’une campagne d’extermination mais du chaos
des dernières années de l’Empire ottoman. Pour les Arméniens, il
s’agit d’un “génocide” qui a fait plus d’un million et demi de morts.

From: A. Papazian

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/07/97001-20111007FILWWW00440-sarkozy-joue-les-historiens-turquie.php

Des milliers de Kurdes manifestent à Paris pour dénoncer la politiqu

FRANCE
Des milliers de Kurdes manifestent à Paris pour dénoncer la politique

Plusieurs milliers de Kurdes ont manifesté samedi à Paris pour
réclamer la libération de leur leader indépendantiste Abdullah Öcalan,
et dénoncer la politique de la Turquie et les arrestations en Europe
de militants et d’opposants kurdes.

Réunis derrière une immense banderole `Non au complot international
contre Öcalan, plus de 3.000 personnes, Kurdes de Turquie, d’Allemagne
et de France, ont défilé de Denfert-Rochereau à la place d’Italie en
brandissant des portraits du fondateur du Parti des travailleurs du
Kurdistan, Abdullah Öcalan, en prison depuis 1999.

`Liberté, Identité`, `Nous existons, donc nous résistons`, `Autonomie
démocratique pour le Kurdistan`, pouvait-on également lire sur les
petits panneaux distribués aux manifestants.

Les organisateurs de la Coordination nationale Solidarité Kurdistan
ont revendiqué 10.000 manifestants. Ils étaient 3.500, selon une
source policière.

`En assimilant la résistance kurde au terrorisme, la France et l’Union
européenne participent à la recrudescence de la violence, à la
continuation de la guerre et à la non-résolution du conflit`, ont
estimé les organisateurs dans un communiqué.

`Les arrestations de militants et d’opposants kurdes en France et dans
d’autres pays de l’Union européenne se multiplient et font écho à
celles opérées en Turquie`, ajoutent-ils.

`La Turquie profite du printemps arabe, de ce que le monde regarde
ailleurs, pour écraser notre mouvement`, estime Daniel Yaser, un Kurde
de 42 ans venu manifester avec son fils de 8 ans. `Les arrestations
quotidiennes, les bombardements au Kurdistan irakien continuent, et
les Européens et les Américains ne réagissent pas`, déplore-t-il.

La Turquie et la France ont signé vendredi, lors d’une visite du
ministre de l’Intérieur Claude Guéant, un vaste accord de coopération
sécuritaire, visant notamment à lutter contre les membres du Parti des
travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont repris le combat contre
Ankara.

Selon Paris, 70 membres du PKK ont été arrêtés sur le sol français en
2010 et 2011.

Plus de 2.500 Turcs d’origine kurde, dont cinq parlementaires, sont
actuellement emprisonnés, accusés de liens avec la rébellion, qui a
considérablement augmenté ses attaques contre les forces de sécurité
ces derniers mois.

Le PKK, considéré comme une organisation terroriste par Ankara, par
les Etats-Unis et par l’Union européenne, a pris les armes en 1984
pour la défense des droits des Kurdes, qui représentent environ 15
millions des 73 millions d’habitants de la Turquie.

Le conflit a fait au moins 45.000 morts, selon les données officielles.

dimanche 9 octobre 2011,
Stéphane ©armenews.com

From: A. Papazian

Vahagn Chakhalyan entame une grève de la faim illimitée

GÉORGIE
Vahagn Chakhalyan entame une grève de la faim illimitée

Vahagn Chakhalyan, leader pour les droits civiques des arméniens de
Géorgie et du Djavakhk, vient d’entamer une grève de la faim
illimitée.

Vahagn Chakhalyan, actuellement incarcéré à la prison n°6 de Roustavi
en Géorgie, a été condamné à 10 ans de prison en avril 2009 suite à un
procès tronqué et des charges fabriquées.

Vahagn Chakhalyan proteste contre les conditions inhumaines et
dégradantes de sa détention. Il demande que les pressions qu’il subit,
cessent immédiatement.

Vahagn Chakhalyan a informé l’administration pénitentiaire qui a
refusé d’enregistrer ses plaintes et sa grève de la faim.

Depuis les déclarations de son avocat, Stepan Voskanian, le 14
septembre dernier, Vahagn Chakhalyan note que les autorités
géorgiennes ont intensifié les pressions sur lui et durci
considérablement ses conditions de détentions.

Vahagn Chakhalyan Went on Hunger Strike

The Armenian political activist from Javakhk, Vahagn Chakhalyan, who
was sentenced to 10 years’ imprisonment by the Georgian authorities,
told Yerkir union he went on a hunger protest on October 5.

He took this step in sign of protest against the inhuman and
humiliating treatment in prison. He demands to stop repression and
improve prison conditions.

Vahagn Chakhalyan also informed that despite his notifications, the
administration of the prison refuses to register his hunger protest.

On September 14, Vahagn Chakhalyan’s advocate Stepan Voskanyan issued
a statement which holds that the Georgian authorities have recently
increased pressure on the Javakhk-based Armenian political activist by
deteriorating prison conditions.

dimanche 9 octobre 2011,
Jean Eckian ©armenews.com

From: A. Papazian

Entretien avec ARAM 1er

AVENIR
Entretien avec ARAM 1er

USA Armenian Life n°1274 –

7 octobre 2011 –

Entretien avec Sa Sainteté Aram I, Catholicos de la Grande Maison de
Cilicie Arménie et Diasporas

QUEL AVENIR ?

USA ARMENIAN LIFE : Votre Sainteté, vous avez souvent souligné que la
Diaspora est un partenaire équivalent de l’Arménie. Pourriez-vous
expliquer sur quels fondements vous faites une telle déclaration ?

SA SAINTETÉ ARAM I : nous avons souvent souligné que le peuple
arménien est unique fut-il d’Arménie, d’Artsakh ou de la Diaspora.
L’Artsakh et la Diaspora sont donc des extensions de l’Arménie. Au
sens large, la Diaspora n’est pas partenaire de l’Arménie. Il est vrai
que l’Arménien de la Diaspora ne vit pas en Arménie, mais il
considère- comme il doit le faire- sa patrie envers laquelle il a à la
fois des devoirs et des droits. C’est à partir de cette observation,
classique, que nous devons envisager la coopération Arménie-Diaspora.
Les initiatives fondées sur des positions ordinaires ou
conditionnelles sont inopérantes, mais des actions bien pensées et à
long terme peuvent bonifier notre coopération et renforcer l’unité et
le potentiel internes de notre nation.

USA ARMENIAN LIFE : Que peut-on dire de la qualité des relations entre
le Catholicossat de Tous les Arméniens d’Etchmiadzin et le
Catholicossat de la Grande Maison de Cilicie d’Antélias au Liban ? Et
comment peut-on définir la nature des liens entre les Diocèses de
chacun des deux Sièges ?

SA SAINTETÉ ARAM I : La coopération entre les deux Saint Sièges – le
Catholicossat de Tous les Arméniens et le Catholicossat de la Grande
Maison de Cilicie- est positive. Deux commissions sont formées
représentant chacun des sièges vis-à-vis de la réforme de notre
église. Il est nécessaire de continuer dans cette voie. Les questions
de nature juridiques héritées du passé existent. Il est essentiel
d’aborder ces questions avec pragmatisme ; en tenant compte des
aspirations profondes de notre communauté et de notre peuple ; en
gardant à l’esprit le nécessité absolue de coopérer. Nous
souhaiterions également dire qu’aujourd’hui, l’esprit de fraternité à
tus les niveaux prévaut dans les relations et la coopération entre les
deux sièges. Cet esprit doit être développé encore pour le bénéfice de
notre église, de notre patrie et de notre peuple.

USA ARMENIAN LIFE : A présent et dans les temps à venir, quelle est la
mission du Catholicossat de la Grande Maison de Cilicie dans la vie du
peuple arménien ?

SA SAINTETÉ ARAM I : Nous avons souvent attiré l’attention sur la
mission de la Grande Maison de Cilicie dans nos messages et nos
publications. Le CATHOLICOSSAT DE LA GRANDE MAISON DE CILICIE se
considère elle-même comme une mission de foi et de service de notre
peuple. Ces deux domaines qui sont fortement liés à la vie et au
travail de notre Saint Siège, se complémentent s’enrichissent et
s’achèvent l’un l’autre. La mission de notre Siège a ses priorités
permanentes telles l’éducation Chrétienne et Arménienne ; l’action
sociale ; la jeunesse ; la diffusion de valeurs spirituelles et
morales, la poursuite de notre demande nationale pour que la justice
soit rendue, entre autres. Notre Siège tient compte aussi des
changements qui se produisent à l’intérieur de notre peuple et des
besoins et espoirs que ces évolutions suscitent. Veillons à ne pas
oublier que nous vivons dans un monde qui change constamment. Par sa
mission au service de notre peuple, l’église doit garder le contact
avec les évolutions et les soucis qui en résultent dans la vie de ses
fidèles.

USA ARMENIAN LIFE : Récemment, vous avez adressé une lettre
pontificale au gouvernement du premier ministre turc Erdogan dans
laquelle vous avez qualifié son initiative de restituer certains biens
religieux confisqués à leur propriétaire en droit comme étant
incomplète et injuste. Selon vous, quelles sont les mesures que
devraient prendre la Turquie pour rendre totalement justice ?

SA SAINTETÉ ARAM I : Nos exigences envers la Turquie sont claires. La
Turquie doit reconnaître et faire amende honorable pour le Génocide
commis contre le peuple arménien par l’Empire Ottoman – les grand
parents des dirigeants de la Turquie. Selon les lois internationales,
si le génocide est un crime contre l’humanité, alors il peu importe
les méthodes diplomatiques ou autres que la Turquie emploie pour
essayer de cacher la vérité, le génocide, comme fait historique, ne
peut trouver sanction dans l’oubli. La Bible dit qu’on ne peut pas
cacher la lumière derrière un panier – c’est la même chose pour la
vérité. Pendant 97 ans, notre peuple ne fait pas seulement que de se
souvenir de ses martyrs mais demande à être rétabli dans ses droits.
Plus les années passeront et plus forte sera l’exigence de justice de
notre peuple, et cela est très éloquent. Nous avons dit clairement au
Premier Ministre turc que justice n’a pas été rendue aux Arméniens.
Notre peuple continuera à réclamer justice à la Turquie.

USA ARMENIAN LIFE : La jeunesse arménienne continue-telle à se
rassembler autour de l’Eglise Apostolique Arménienne en rang serrés ?
Le Catholicossat a-t-il développé de nouvelles passerelles pour la
communication et le renforcement des liens avec la jeunesse ?

SA SAINTETE ARAM I : Nous avons toujours donné une importance
particulière à notre jeunesse soulignant le fait que nos jeunes ne
sont pas seulement notre futur mais aussi notre présent. Les portes de
notre église, de nos organisations et communautés sont largement
ouvertes pour nos jeunes. Dans notre vie collective, nos jeunes sont
porteurs d’un message et ont des choses à entreprendre. Nous devons
leur faire confiance. Ils sont conscients de la réalité actuelle, des
défis et des problèmes de notre monde. Ils peuvent donc jouer un rôle
important dans nos vies. Nos structures ont un urgent besoin de
rénovation. Les mêmes personnes avec les même idées et les mêmes
méthodes ne peuvent contribuer à plus de développement et de
réorganisation de nos vies. Notre vie a un besoin urgent de
vitalisation par l’intérieur ; de nouvelles approches
organisationnelles ; et d’une qualité nouvelle. De ce point de vue,
nous considérons que le rôle de notre jeunesse est d’une importance
fondamentale. En outre, nous attendons de notre jeunesse qu’elle se
comporte avec responsabilité envers nos valeurs spirituelles, morales
et nationales. Nous avons amplement traité ce sujet dans notre livre
`Nous devons Rendre l’Eglise au Peuple`.

USA ARMENIAN LIFE : Contrairement à certains Diocèses du monde
appartenant au Saint Siège d’Etchmiadzin, les Diocèses ressortant de
la Grande Maison de Cilicie ont fait des efforts incessants et
travaillé à grande échelle et créé un réseau assez étendu d’écoles
arméniennes aux quatre coins de la Diaspora. Pour quelles raisons la
Grande Maison de Cilicie a-t-elle préféré consacrer une grande partie
de ses ressources à construire des édifices scolaires à proximité des
églises plutôt que se concentrer sur la construction d’églises ?

SA SAINTETÉ ARAM I : Il y a quelque temps, nous avons observé que la
mission et le service à la nation fondés sur la foi forment un aspect
singulier de notre mission. Cela n’est pas une idée abstraite. C’est
ainsi qu’a été notre église à travers l’histoire, et c’est ainsi
qu’elle devrait être aujourd’hui. Education religieuse et éducation
arménienne ne sont pas des réalités distantes, mais la même entité vue
sous différents aspects. L’éducation arménienne est éducation
religieuse et il n’est pas possible de dispenser l’éducation
religieuse sans éducation arménienne ; en d’autres termes, nos valeurs
religieuses et nos valeurs morales ne peuvent être dissociées de nos
valeurs nationales et vice-versa. Telle est l’identité de notre
église. Telle est l’identité arménienne. Par conséquent, la
coexistence à la fois de l’église et de l’école n’est pas fortuite.
L’école est le prolongement de l’église. C’est de cette façon qu’elle
doit être dans son environnement interne envers notre mission pour le
développement de nos fidèles comme êtres humains et comme Arméniens.
J’espère que cela rend évidentes les raisons pour lesquelles le
CATHOLICOSSAT DE LA GRANDE MAISON DE CILICIE a donné une importance
particulière aux écoles arméniennes, en insistant sur l’unicité de
l’entité constituée par l’église et l’école.

USA ARMENIAN LIFE : Selon vous, comment peut-on optimiser le niveau
d’organisation actuel de la Diaspora ? Pensez-vous que l’actuelle
quasi-organisation et l’absence d’harmonie interne, que l’inexistence
de direction élective facilite les visées de la Turquie et celles
d’autres forces anti-arméniennes ? Quelles solutions proposez-vous ?

SA SAINTETÉ ARAM I : Il n’est pas facile à la Diaspora d’entreprendre
un processus de réorganisation parce qu’existent aujourd’hui trois
Diasporas – la Diaspora classique, la Diaspora de l’espace
anciennement soviétique et la Diaspora apparue du fait de l’émigration
d’Arménie. En conséquence, aujourd’hui, le tableau est très coloré. La
création d’une intimité, d’un esprit de coopération et d’harmonie est
une priorité pour ces trois diasporas. L’Eglise et les organisations
communautaires ont un rôle important à jouer dans ce processus. Elles
doivent servi de passerelle, et constituer des lieux de rencontres où
tous les enfants de notre peuple – en termes tangibles, se sentiront
appartenir à la même nation, à la même culture et à la même patrie.
Même si la création d’une harmonie est un processus long, nous
considérons comme urgente et primordiale la coopération sur les
questions affectant notre peuple, notre patrie ou l’une de nos
communautés. Tout comme nous y avons insisté dans notre message à
l’Arménie, nous devons développer une pensée pan-arménienne. La
coopération peut grandement contribuer au développement d’une pensée
pan-arménienne.

USA ARMENIAN LIFE : LE CATHOLICOSSAT DE LA GRANDE MAISON DE CILICIE a
toujours été l’avocat du bien être de l’Eglise Arménienne et du peuple
arménien. Est-il possible d’évoquer quelques unes des actions
concrètes entreprises à cet égard ?

SA SAINTETÉ ARAM I : Il y a un instant, alors que nous parlions de la
mission du CATHOLICOSSAT DE LA GRANDE MAISON DE CILICIE, nous
décrivions ses aspects religieux et nationaux. C’est cela que devrait
être la mission de notre église. Elle devrait être non seulement
l’avocate mais aussi l’initiatrice, la dirigeante de toutes les
actions qui renforcent l’unité de notre peuple ; la consolidation de
notre patrie ; l’épanouissement de notre culture ; et la poursuite de
nos aspirations et des droits de notre nation. En d’autres termes,
notre église, en tant qu’institution nationale, doit être à l’affût et
en quête des intérêts collectifs de notre nation – naturellement en
tant que structure spirituelle, uniquement guidée par une approche
unique et indépendante de ces questions. Veillons à ne pas oublier
qu’à l’instar d’autres organisations qui influent sur notre vie, la
nature de l’église n’est pas seulement religieuse. Une telle vision de
l’église n’est pas acceptable. L’église est le lieu de la foi ; c’est
la présence de Dieu dans nos vies ; c’est la voix de Dieu, et les
membres du clergé sont les ambassadeurs du Christ. C’est sur une telle
conception de soi que doit fonctionner l’église et devenir l’avocate
de la vérité dans nos vies, et certainement pas rester silencieuse en
face du mensonge. Elle doit être le défenseur du pauvre, et non le
protecteur du riche et de l’exploiteur. Elle doit être l’évangéliste
de la justice, et non un compagnon indifférent de la justice. Jésus
n’a-t-il pas accompagné les déshérités ?

USA ARMENIAN LIFE : Récemment, une très importante conférence
consacrée à l’Arménien Occidental s’est déroulée au Séminaire Bikfaya
du Liban sous vos Hauts Auspices et organisé par le CATHOLICOSSAT DE
LA GRANDE MAISON DE CILICIE. Selon plusieurs articles parus dans les
media, les idées ont amplement été exprimées au cours de cette
conférence de trois jours et parmi elles, celle unanime de la
conférence de créer un corps qui préserverait l’Arménien Occidental.
L’idée est merveilleuse, mais quelles actions pratiques et sur quelle
sorte de mandat ce corps pourrait-il prendre les dispositions qui
s’imposent ?

SA SAINTETÉ ARAM I : Nous en avons discuté en profondeur, et les
media ont abondamment fait état de la tenue de cette conférence sur
l’Arménien Occidental qui a eu lieu au Catholicossat, sur notre
initiative et sous notre patronage. Nous voudrions éviter de répéter
les discussions. Mais nous tenons cependant à souligner quelques
points importants.

A) L’Arménien Occidental est en crise. Si nous ne prenons pas les
mesures appropriées pour empêcher qu’elle se prolonge, nous pourrions
perdre rapidement notre langue. C’est pour cela que nous avons
organisé la conférence. La conférence a permis d’attirer l’attention
sur l’urgence et le caractère impératif des mesures efficaces à
prendre ;

B) L’une de ces mesures concrètes proposée par la conférence est la
constitution d’un Conseil de Préservation de l’Arménien Occidental à
l’initiative du CATHOLICOSSAT DE LA GRANDE MAISON DE CILICIE, auquel
participeraient d’érudits en études de l’Arménien qui pourraient faire
avancer la cause. Nous allons passer des consultations pour la
composition du Conseil après l’achèvement de notre Visite Pontificale
à la Prélature de l’Ouest des Etats-Unis ;

C) Organiser des conférences et proposer des idées n’est pas
suffisant. Il est essentiel que nous mettions en pratique les idées et
les plans dans nos communautés. C’est sur ce plan que nous échouons
régulièrement. La préservation de l’Arménien Occidental doit se faire
à l’échelon local – dans les églises, les écoles, les maisons, les
clubs. Notre travail est donc collectif et résulter d’une prise de
conscience qui repose sur nos épaules à tous.

USA ARMENIAN LIFE : La conférence sur l’Arménien Occidental a-t-elle
identifié le rôle des media arméniens de la Diaspora, et a-t-elle
souligné l’importance d’employer un Arménien Occidental clair, précis
et fluide dans les media qui favorisent la qualité pour le bénéfice de
l’Arménien Occidental ? Des discussions ont-elles eu lieu sur la
recherche de moyens pour assister la presse arménienne de la Diaspora
à la fois moralement et financièrement en sorte que les media puissent
emplir leur rôle ?

SA SAINTETÉ ARAM I : La presse a occupé une place importante dans la
conférence. Beaucoup de reportages y ont été présentés et tous les
participants ont abondamment insisté sur le rôle des media dans la
préservation de l’Arménien Occidental et dans la diffusion des valeurs
culturelles, et pour le maintien de l’identité arménienne dans son
ensemble. Nous considérons que les media ont une mission à remplir.
C’est avec une telle prise de conscience que les dirigeants des media
devraient remplir leur mission et c’est avec la même dévotion que les
enfants de notre nation devraient soutenir les media arméniens.

Propos recueillis par Appo Jabarian, Directeur de publication et
Rédacteur en chef d’USA Armenian Life Magazine

dimanche 9 octobre 2011,
Jean Eckian ©armenews.com

From: A. Papazian

Un député du Parlement turc évoque le génocide arménien

TURQUIE-GENOCIDE ARMENIEN
Un député du Parlement turc évoque le génocide arménien
sans toutefois prononcer le mot « génocide »

La déclaration d’Altan Tan, le seul député Kurde du parti « Paix et
Démocratie » au Parlement turc, lors de la conférence internationale
organisée à l’Université Artuklu de Mardin au sujet du génocide
arménien a fait sensation. Selon le journal « Radikal », Altan Tan,
après avoir rappelé la présence passée des Arméniens à Mardin a
affirmé qu’en tant que politique il considérait qu’il fallait bien
appeler génocide le sort réservé aux Arméniens en 1915. Le député
Kurde a affirmé qu’il y de nombreuses versions pour dire que lors des
déportations, une partie de la population arménienne a disparu du fait
des maladies, qu’une partie fut décimée par des brigands et nombre
d’arguments mais « aujourd’hui en tant que personne dotée d’une
conscience et de sentiments, j’affirme que les conditions dans
lesquelles les Arméniens furent massacrées n’est pas le plus
important. Ce qu’il importe ce sont ses conséquences, c’est le fait
que la population arménienne a été décimée ». Atlan Tan a continué
dans son discours « la preuve en est la démographie de notre
territoire. A l’époque des faits dans un pays où vivaient 13 millions
de personnes, les Arméniens étaient au nombre de 1,2 millions.
C’est-à-dire que les Arméniens représentaient 10 % de la population du
pays. Aujourd’hui la population de notre pays est de 75 millions et le
nombre des Arméniens est de seulement 40 000. C’est cela la
conséquence ! ». A noter que pour évoquer publiquement le génocide
arménien, le député Kurde n’a pas évoqué le terme « génocide »…sans
doute pour ne pas être exclu du Parlement turc. Ankara sanctionnant
toute dérive verbale « non autorisée ».

Krikor Amirzayan

dimanche 9 octobre 2011,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

From: A. Papazian

A life in laughs; Andrea Martin looks back on four decades in the fu

Canwest News Service, Canada
October 7, 2011 Friday 01:02 PM EST

A life in laughs; Andrea Martin looks back on four decades in the funny business

by: Steven Mazey, The Ottawa Citizen

FINAL DAYS! EVRYTHING MUST GO!

What: Andrea Martin presents Final Days! Everything Must Go!, with
pianist Reza Jacobs

When and where: 8 p.m., Friday, Oct. 14, Centrepointe Theatre

Tickets: $54.50 at the box office, through centrepointetheatre.com or
613-580-2700

Watch a Clip of the highlights reel that Andrea Martin presents at the
beginning of her show

OTTAWA – She’s a writer and actress who won two Emmy Awards for
television writing and a Tony Award for her work on Brodway, and she’s
been praised by critics as “one of the funniest women alive” and “a
comic genius.”

Andrea Martin’s fans have included Carol Burnett, Johnny Carson and
Mel Brooks, who, when he adapted his 1974 film Young Frankenstein into
a Broadway musical a few years ago, gave Martin the plum role of Frau
Blucher, the sinister castle keeper who makes horses rear at the very
mention of her name.

The role brought Martin her fourth Tony award nomination, in a
Broadway career that has included acclaimed work in Fiddler on the
Roof, My Favourite Year, Candide, Oklahoma and Ionesco’s Exit the
King, in which she performed with Susan Sarandon and Geoffrey Rush in
2009.

But if you’re in the audience at Centrepointe Theatre Oct. 14 and you
happen to be new to Martin’s comedy, don’t worry. Early in her new
solo show Everything Must Go!, Martin offers a little Andrea 101: a
video of highlights from her four-decade career in the funny business.
Or as Martin, 64, refers to it, “my obituary montage.”

At North Bay’s Capitol Centre earlier this month, where I caught the
show, the audience was roaring and applauding the clips, which include
a generous sampling from SCTV, the 1980s Canadian sketch-comedy series
in which she starred with John Candy, Martin Short, Eugene Levy and
Catherine O’Hara. Other clips pop up through the show, to give Martin
time to change costumes.

We see the petite, wide-eyed Martin as a smouldering Sophia Loren, a
singing Indira Gandhi (in the musical Indira!), a startled Liza
Minnelli, belting out a big note while a fly enters her mouth, a teary
Bernadette Peters, an Anne Murray who has trouble walking in high
heels and a wheezy-voiced Brenda Vaccaro (a brilliant send-up of a
feminine hygiene commercial that Vaccaro did).

There are also clips of the characters Martin created for the series,
including English-language-fracturing Perini Scleroso, Texas
pitchwoman Edna Boil and the immortal Edith Prickley, the wisecracking
station manager fond of leopard prints, sparkly eyeglasses and bawdy
one-liners about the male anatomy.

>From Martin’s more recent work are clips from Star Trek: Deep Space
Nine (in which she managed to be funny while encased entirely in
rubber makeup), and the movie My Big Fat Greek Wedding, in which
Martin stole every scene she was in as eccentric Aunt Voula.

In her stage show, Martin revives some of those characters, including
Voula, Prickley and uptight sex therapist Cheryl Kinsey, who offers
advice to women in the audience who have difficulty reaching fake
orgasm. As the kerchief-wearing Scleroso, Martin reprises a classic
sketch in which she is trying to learn English and becomes
increasingly hysterical as she tries to repeat the phrase “Can you
show me the way to the hotel?”

As Voula, Martin offers a funny bit that we won’t give away, except to
say it involves audience members joining Voula onstage for a taste of
Greek culture.

Between the laughs, Martin also chats with the audience, looking back
on her life, with help from photos. She recalls growing up in an
Armenian family in Portland, Maine (“I was nine years old and playing
character parts”), and later, after going into theatre, following a
fellow actor to Canada, where she landed in the legendary production
of Godspell in Toronto in the early 1970s. The cast featured other
promising young performers named Gilda Radner, Martin Short, Eugene
Levy, Jayne Eastwood, Paul Shaffer and Victor Garber. And she offers a
funny and tender segment recalling raising the two sons she had with
ex-husband Bob Dolman, an actor and SCTV writer. Martin raised the
boys in Los Angeles, where fellow parents at her sons’ school included
Meryl Streep and Dustin Hoffman. Martin felt fiercely competitive on
parent storytelling days.

In another segment, accompanied by Toronto pianist Reza Jacobs, Martin
performs songs from Broadway shows she’s done. From the musical Young
Frankenstein, she offers the song He vas my Boyfriend, in which the
aged Frau Blucher sings about her torrid romance with Dr.
Frankenstein. She performs the song complete with dance moves that
involve a high-back chair (think Minnelli in Cabaret) and the risqué
Mel Brooks lyrics that can’t be printed in a family newspaper.

It adds up to a laugh-filled stroll through the life and career, by a
performer who’s in top form. After 90 minutes of laughter, the crowd
on its feet, not wanting to let Martin go. For any aspiring young
actors in the crowd, Martin’s show is also a master class in comedy
and how to completely inhabit a character in face, voice, body and
spirit.

Martin has also done serious roles, including an acclaimed performance
in Tennessee Williams’ The Rose Tattoo in Boston, and she says she’d
love to do more. But she’s spent the majority of her career getting
laughs, and she says she’s been having a lot of fun touring her show
through Canada and the U.S. over the past year. Though she says she’s
considering a tempting offer for a big new Broadway show in the fall,
she’s been enjoying touring and meeting longtime fans as well as new
ones who were too young to have seen SCTV when it aired.

“The show was meant to be kind of a look at where I am now, where I’ve
been and where I’m going,” Martin said from Toronto recently. She
divides her time between Toronto and an apartment in New York City.

“It’s a ‘best of’ show, really. I just wanted it to be Andrea Martin
unplugged. It’s been lovely to see fans, but in the States especially
and in New York there are so many people who’ve come to the show who
had never seen SCTV, and that’s been really lovely educating a new
audience. Having the material still stand up after all these years is
pretty crazy.”

Martin says she’s more relaxed this time around than she was when she
was preparing her first solo show Nude, Nude Totally Nude about 15
years ago, after a career of performing with others.

“With that show, it was a very cathartic experience, because I needed
to know that I could be on a stage on my own and feel that I was
worthy and enough. I was happy to accomplish that, so when I set out
to do this new show, I just wanted it to be pure entertainment and
fun. I didn’t need to learn anything about myself.”

Though she has a pianist onstage with her who helps out with some
funny audience participation bits, Martin says it can sometimes be
unnerving working solo for 90 minutes. She often has the crew light up
the audience so she can see the faces.

“I can find it lonely when I’m in a bright spotlight and can’t see the
audience, so I ask them to turn up the lights because I really want to
connect with the audience. I do want to make the show like an extended
party. a collaborative thing, like I’m talking to a group of friends.”

Asked where she feels she learned how to be funny, Martin says she
can’t pinpoint any teacher or theatrical training. Though she spent
five years in Toronto’s Second City troupe before the hit television
series started, she says her flair for comedy was something that
always felt natural.

“Comedy is so organic because it’s just how I observe the world. I
relate to the world through comedy.”

She says she wasn’t the kind of kid who kept her friends laughing in
school while growing up.

“Growing up Armenian in Maine, I felt a bit like a fish out of water,
so I always worked hard at being popular. It wasn’t until I graduated
from high school that I started to get into comedy.”

Martin says she was relieved when she performed the show on a
Mediterranean cruise last month for an audience she wasn’t sure would
know who she was. Martin and other performers from the Broadway
theatre world had been lined up as part of a cruise presented by the
New York theatre magazine Playbill. While there were about 150 people
on board who were part of the Playbill group, the other several
hundred people who were attending shows by Martin and others were just
there for the cruise, not necessarily for the performers.

Martin’s pianist on the cruise, Seth Rudetsky, said the large audience
howled and rewarded Martin with two standing ovations.

“I had put together the show for people who I thought would know my
work, so I was very tentative about doing it on the cruise,” says
Martin. “I knew a huge percentage of people weren’t there to see me
specifically. But the show went very well anyway. So after that
evening, I’ve just let go of that fear and got really confident about
it. You don’t really need to know about me or my life. It’s
entertaining enough, and that made me feel good. Now I’m like
‘Fabulous. Bring it on.’ ”

From: A. Papazian

Sports: O’Shea wary of looming Armenian threat

Irish Independent
Oct 8 2011

O’Shea wary of looming Armenian threat

By David Kelly

Saturday October 08 2011

John O’Shea bounds for the bus. Seemingly as eager as the rest of us
to banish the previous hours into a far, distant place in the memory
bank.

Three points. Move on. Tuesday will define this group; not this
evening of torpor.

“We found out the Russian result as well and we just wanted to get the
three points and get out of town,” he says. “We’ve played on some bad
pitches as kids but you think when you get to international level that
it might be better.

“You have to get on with it. Be professional. It would have been nice
to score a few more goals, it would have been a lot nicer. All roads
lead to Tuesday night against a team who are scoring lots of goals at
the moment. It will be a good test for us.”

Ireland declared at 2-0 after 20 minutes and submitted to a tame
stalemate thereafter.

“The manager wasn’t happy at half-time, he didn’t want us to
underestimate them,” reports O’Shea. “We did put them under a lot of
pressure in the first 20 minutes but we fell away a bit after that and
the manager wasn’t happy with that. The second-half was disappointing,
not scoring. We defended comfortably enough and Shay Given handled
anything he had to deal with.”

The dangerous Armenians lurk with more menacing intent.

“You go into a game against Armenia thinking about a draw… they’ve
scored a lot of goals so we’re going to have to be on our guard at the
back. Having Richard Dunne back will be a bonus.

“But obviously we lose Stephen Ward, which is disappointing. I think
he was fouled, at least he says so. He didn’t dive over like a swan.
But we have the players. You see Aiden McGeady has become a
world-class player. We need to give him the ball because he’s
destroying teams for us at the moment.

“We would have taken this position at the start of the group but then
you see the games against Slovakia when we could have really nicked a
win in both of those, especially away from home when we deserved it a
lot more.”

Kevin Doyle agreed. “We always had that hope that maybe we could go on
and win the group. We have been in the play-offs before and we know
what it’s like.

“Armenia will be full of confidence. We knew when we won 1-0 that it
was a very difficult game and since then they have picked up some big
results. They won’t be fearing us.”

“We won’t be going for a draw,” added Shane Long. “We know exactly how
good Armenia are. They were a great side in the first game and we knew
a 1-0 win away from home was going to be a big result. Hopefully we
can back that up with a home win to get us to the play-offs.”

– David Kelly

From: A. Papazian

http://www.independent.ie/sport/soccer/oshea-wary-of-looming-armenian-threat-2900104.html