l’Ambassadeur de Turquie en France proteste

TURQUIE-FRANCE
l’Ambassadeur de Turquie en France proteste

L’ambassadeur de Turquie en France, Tahsin BurcuoÄ?lu, devrait être
reçu aujourd’hui au Ministère des affaires étrangères, suite aux
déclarations du Président français à Erevan, pour protester en lieu et
place d’Ankara, dans un message très ferme, indique Hürriyet Daily
News.

« Je considère que de telles remarques [de Sarkozy] sont de
l’opportunisme politique, et malheureusement, un tel opportunisme
politique est vu en Europe chaque fois qu’il ya une élection à venir`,
a déclaré le ministre des affaires étrangères turc Davutoglu.

Les tensions entre la Turquie et la France semblent s’être
instantanément exacerbées malgré un important accord signé entre les
deux pays sur la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

Vendredi, la mère du premier ministre Erdogan s’éteignait dans un
hôpital d’Istanbul à l’âge de 88 ans.

samedi 8 octobre 2011,
Jean Eckian ©armenews.com

From: A. Papazian

Tseghaspanoutioun – Nicolas Sarkozy dit le génocide en Arménien.

ARMENIE
Tseraspanoutioun – Nicolas Sarkozy dit le génocide en Arménien.

Au deuxième jour de sa visite d’état en Arménie, le Président de la
République qui avait déjà demandé à la Turquie de « regarder son
histoire en face et de reconnaître ce qui s’est passé », faute de quoi
« la France prendrait ses responsabilités » a franchi un pas
supplémentaire.

Il a annoncé que la France devrait aller pus loin et modifier sa
législation sur la pénalisation du négationnisme, en fixant aussi un
délai : « la durée de mon mandat ».

Dans l’avion qui l’amenait de France à Erevan, il avait évoqué avec
les responsables des associations arméniennes : le dernier trimestre
de l’année 2011. Il faut donc s’attendre à ce que cette question
revienne très prochainement devant le parlement français.

Un peu plus tard sur la place de France, évoquant à nouveau la
reconnaissance du génocide par la France, il a martelé : La France a
reconnu la sentence de mort décrétée contre tout un peuple, en
l’appelant par son nom : un génocide, oui un génocide. le seul nom
possible » prononçant même à deux reprises le mot en arménien «
Tséraspanoutioun ». Une expression qui a déclenché des tonnerres
d’applaudissements parmi les quelque trois mille personnes rassemblées
su la place de France avec aux premiers rangs les élèves des écoles où
l’on enseigne le Français : l’école Missak Manouchian ou l’université
franco-arménienne ». En quittant les lieux, le président qui a pris un
bain de foule a été chaleureusement applaudi et remercié.

La maison Aznavour

En début de matinée Nicolas Sarkozy avait inauguré la maison qui porte
le nom de Charles Aznavour, en présence de l’artiste qui était venu
exprès dans la nuit, après son concert à l’ Olympia.

Une maison destinée à avoir une vocation de centre culturel et qui
pour l’instant n’est décorée que des photos du chanteur et dont la
terrasse offre une vue magnifique sur l’ Ararat ce qui a fait dire au
Président français : je voulais voir le mont Ararat « et il a ajouté
parlant de l’Arménie « ce pays se bat dans un environnement pas
facile. L’Arménie est un chant pour la vie ».

Jeanine Paloulian

Envoyée spéciale pour Nouvelles d’Arménie Magazine

samedi 8 octobre 2011,
Stéphane ©armenews.com

D´autres informations disponibles : sur le site officiel de l’Élysée

From: A. Papazian

ANKARA: Turkey calls on Sarkozy to look in mirror on history controv

Today’s Zaman, Turkey
Oct 7 2011

Turkey calls on Sarkozy to look in the mirror on history controversy

07 October 2011, Friday / TODAY’S ZAMAN, ANKARA

Amidst of the row between the two countries, French Interior Minister
Claude Gueant met with Interior Minister İdris Naim Sahin to sign an
agreement on cooperation in domestic security.

In harsh response to recent remarks by French President Nicolas
Sarkozy, who called on Turkey to face its history and recognize the
1915 massacre of Armenians as genocide, Turkey said on Friday that
France should look in the mirror before asking Turkey to revisit its
history.

Foreign Minister Ahmet DavutoÄ?lu told reporters after his meeting with
Turkey’s pro-Kurdish Peace and Democracy Party (BDP) on the country’s
foreign policy that he finds Sarkozy’s remarks as an example of
`political populism.’ He said his statements were wrong and were aimed
for [France’s] domestic politics. ¦ Any state or society who has a
colonial past and cannot face its own history does not have the right
to give lessons to Turkey. Those who want Turkey face its history
should look into mirror,’ the minister said. Sarkozy on Thursday urged
Turkey to recognize the 1915 incidents as genocide, threatening to
pass a law in France that would make denying this a crime.

`The Armenian genocide is a historical reality. Collective denial is
even worse than individual denial,’ Sarkozy told reporters.

`Turkey, which is a great country, would honor itself to revisit its
history like other great countries in the world have done,’ the French
president added. On Friday, Sarkozy made further comments on the
issue, calling Turkey to `make a gesture of reconciliation,’ and
warning that if Turkey refrained from taking any steps, France would
consider amending its legislation to penalize denial, Reuters
reported. Sarkozy did not give a date for such a move, but noted that
measures could be adopted `in a very brief time.’

Turkey’s Minister for European Union Affairs Egemen BaÄ?ıÅ? was also
highly critical of Sarkozy’s remarks and called on the French
president to `think over how he would save his country from the
economic turmoil it has fallen into instead of assuming the role of
historians.’

BaÄ?ıÅ? told reporters in Bosnia and Herzegovina, where he has been for
an official visit, that his remarks show that Sarkozy is concerned
about recent polls in his country, which show less support for him in
the upcoming presidential elections. `This can only be called the
exploitation of the upcoming elections. We can make no other comment,’
he said.

Amidst the row between countries over claims of genocide, Turkish
Interior Minister İdris Naim Å?ahin on Friday signed an agreement on
cooperation in domestic security with his French counterpart Claude
Gueant, who notified journalists after the signing that he was in
Ankara upon an appointment by Sarkozy, as he placed great importance
on security cooperation between Turkey and France.

Gueant did not comment on whether Sarkozy’s words represented the
official French perspective on the issue, or if they were comments on
a personal level motivated by the upcoming elections. France has been
assisting Turkey in its fight against Kurdistan Workers’ Party (PKK)
terrorism by staging operations to bust sympathizers and party members
in France. Gueant also noted that Sarkozy had set no dates for a law
that criminalizes denouncing the so-called `Armenian genocide’ that he
threatened to pass, the Anatolia news agency reported.

The issue of the World War I-era killings of Armenians by Ottoman
Turks is a sensitive one for Turkey. Armenian groups say up to 1.5
million Armenians were killed during World War I in a systematic
genocide campaign perpetrated by the Ottoman Empire. Turkey
categorically rejects the charges, saying the death toll is inflated
and that Turks were also killed as Armenians revolted against the
Ottoman Empire in collaboration with Russian forces for an independent
state in eastern Anatolia.

France has long been urging Turkey to acknowledge that the Armenian
allegations are true. Turkey, in turn, has proposed that a committee
of historians, not politicians, should decide what transpired in 1915.
The French Parliament recognized the so-called `Armenian genocide’ in
2001, which resulted in short-lived tension between France and Turkey.
In 2006 the French National Assembly adopted a bill proposing
punishment for anyone who denies the `Armenian genocide.’ The bill was
dropped this summer before coming to the Senate.

From: A. Papazian

http://www.todayszaman.com/news-259138-turkey-calls-on-sarkozy-to-look-in-the-mirror-on-history-controversy.html

En Arménie, Sarkozy fait la leçon aux Turcs

France Soir
6 oct 2011

En Arménie, Sarkozy fait la leçon aux Turcs

Nicolas Sarkozy a demandé vendredi à la Turquie de reconnaître le
génocide arménien de 1915, de préférence avant la fin de son mandat.

La pomme de discorde arménienne oppose toujours Paris et Ankara.
Arrivé jeudi dans la petite république du Caucase dans le cadre d’une
tournée de deux jours dans la région, Nicolas Sarkozy a fermement
exhorté la Turquie à reconnaître le génocide arménien de 1915 (1,2
million de morts). Ce qu’elle même a fait en 2001. Ultimatum à
l’appui, le chef de l’Etat a confirmé que si ce « pas vers la
réconciliation » n’était pas franchi, il se réserverait le droit de
proposer un texte de loi condamnant la négation de ce massacre. Cette
« réaction de la France se ferait connaître dans un délai assez bref.
Si je ne le précise pas, c’est que j’espère toujours dans les
réactions » des autorités turques, a-t-il précisé lors d’une
conférence de presse en compagnie de son homologue Serge Sarkissian.

« Le génocide des Arméniens est une réalité historique », a ajouté le
président, estimant que la Turquie « s’honorerait à revisiter son
histoire ». Une leçon qui n’a pas été du goût des autorités turques. «
Il serait mieux, pour la sérénité en France, en Europe et dans le
monde, que M. Sarkozy abandonne le rôle de l’historien et se creuse un
peu la tête pour sortir son pays du gouffre économique dans lequel il
se trouve et produise des projets pour l’avenir de l’Union européenne
», a rétorqué vendredi le ministre turc aux Affaires européennes
depuis Sarajevo. Union Européenne dont les portes sont d’ailleurs
toujours fermées à Ankara, notamment à l’instigation de la France. Le
ministre turc des Affaires étrangères Ahmed Davutoglu a lui condamné
la « politique colonialiste » menée par la France « pendant des
siècles ».

“Je ne suis pas naïf, je sais qu’il y a des élections”
Patrick Devedjian, également du voyage arménien, a appuyé le message
du président tout en reconnaissant la manoeuvre politique à sept mois
de la présidentielle. « Je ne suis pas naïf, je sais qu’il y a des
élections », a confié l’ex-ministre en référence à l’importante
communauté arménienne de l’Hexagone, estimée à un demi-million de
personnes. Et dont les représentants n’ont pas caché leur déception en
mai dernier, lorsque l’un projet de loi réprimant la négation du
génocide, promesse de campagne du candidat Sarkozy, a été enterré au
Sénat.

Après sa visite à Erevan, Nicolas Sarkozy s’est envolé vendredi à la
mi-journée en Azerbaïdjan pour une visite de quelques heures. La
tournée présidentielle dans le Caucase s’achèvera après une étape en
Géorgie dans la soirée.

Par Actu France Soir

From: A. Papazian

http://www.francesoir.fr/actualite/politique/en-armenie-sarkozy-fait-lecon-aux-turcs-145089.html

«Génocide» arménien: la Turquie donnera-t-elle une réponse ?

Libération, France
7 oct 2011

«Génocide» arménien: la Turquie donnera-t-elle une réponse ?

Nicolas Sarkozy souhaite que la Turquie reconnaisse le «génocide»
arménien de 1915.

Le président français Nicolas Sarkozy a précisé vendredi qu’il
souhaitait que la Turquie reconnaisse dans un délai “assez bref”,
avant la fin de son mandat en mai 2012, le “génocide” arménien de
1915, au deuxième jour de sa visite d’Etat en Arménie.

“Il ne revient pas à la France de poser un ultimatum à qui que ce
soit, ce n’est pas une façon de faire (…) mais enfin à travers les
lignes vous pouvez comprendre que le temps n’est pas infini,
1915-2011, il me semble que pour la réflexion c’est suffisant”, a
expliqué Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse avec son
homologue arménien Serge Sarkissian.

Depuis jeudi, le chef de l’Etat a invité à plusieurs reprises la
Turquie à “revisiter son histoire” et à reconnaître les massacres
ottomans perpétrés en 1915 et 1916 en Turquie, qui ont fait plusieurs
centaines de milliers de morts, comme un génocide, ainsi que la France
l’a fait en 2001.

Nicolas Sarkozy a confirmé que, si la Turquie ne faisait pas ce “geste
de paix”, ce “pas vers la réconciliation”, il envisagerait de proposer
l’adoption d’un texte de loi réprimant spécifiquement la négation du
génocide arménien.

Cette “réaction de la France se ferait connaître dans un délai assez
bref. Si je ne le précise pas, c’est que j’espère toujours dans les
réactions” turques “qui en tout état de cause englobe la durée de mon
mandat”.

Avant son élection en 2007, le candidat Sarkozy avait promis aux
représentants de la forte communauté arménienne de France, estimée à
un demi-million de personnes, de soutenir le vote d’un texte de loi
spécifique réprimant la négation du “génocide” de 1915.

Mais ce texte a été enterré en mai faute d’une majorité au Sénat
(chambre haute) et surtout du soutien du gouvernement de Nicolas
Sarkozy, suscitant l’amertume des Arméniens de France et de leurs
partisans. Une élection présidentielle est prévue en France en
avril-mai.

La Turquie reconnaît que de 300000 à 500000 personnes ont péri lors de
cette période, mais, selon elle, elles n’ont pas été victimes d’une
campagne d’extermination mais du chaos des dernières années de
l’Empire ottoman.

Pour les Arméniens, il s’agit d’un “génocide” qui a fait plus d’un
million et demi de morts.

Outre ce dossier sensible, Nicolas Sarkozy a également appelé
l’Arménie à faire la “paix” et à la “réconciliation” avec
l’Azerbaïdjan voisin sur le Nagorny Karabakh, territoire séparatiste
azerbaïdjanais peuplé en majorité d’Arméniens.

Dix-sept soldats ont été tués depuis le début de l’année autour du
Nagorny Karabakh, république autoproclamée depuis une guerre dans les
années 1990 qui a fait 30000 morts et perdue par l’Azerbaïdjan.

Le président arménien Serge Sarkissian a remercié son homologue
français pour ses efforts en vue d’une “paix durable”.

Le président français a promis de répéter son message de
“réconciliation” à son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev, vendredi
matin à Bakou.

Et c’est avec la même casquette de “faiseur de paix” que Nicolas
Sarkozy doit conclure son périple vendredi après-midi à Tbilissi,
trois ans après avoir négocié un cessez-le-feu controversé entre la
Russie et la Géorgie.

Cet accord suscite aujourd’hui le mécontentement des Géorgiens, qui
jugent que les Russes ne l’ont pas appliqué.

Sarkozy devrait cesser de jouer les historiens selon le ministre turc
Le président français Nicolas Sarkozy ferait mieux de s’occuper des
problèmes des Français plutôt que de jouer les historiens sur la
question du génocide arménien, a estimé vendredi le ministre turc aux
Affaires européennes Egemen Bagis, réagissant à des déclarations de
Nicolas Sarkozy.

“Il serait mieux, pour la sérénité en France, en Europe et dans le
monde que M. Sarkozy abandonne le rôle de l’historien et se creuse un
peu la tête pour sortir son pays du gouffre économique dans lequel il
se trouve et produise des projets pour l’avenir de l’Union
européenne”, a déclaré Egemen Bagis, cité par l’agence de presse
Anatolie, lors d’une visite à Sarajevo.

“Notre mission, en tant qu’hommes politiques, n’est pas de définir le
passé ou les événements du passé. C’est de définir l’avenir”, a
insisté le ministre, avant d’accuser le président français
d'”exploitation à l’approche de l’élection” présidentielle française,
de la thématique arménienne.

“Sarkozy a probablement adopté ce type d’approche après avoir été
effrayé par les derniers sondages politiques en France”, a-t-il
commenté.

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a lui aussi dénoncé
“l’opportunisme politique” de “propos qui s’inscrivent totalement dans
le contexte électoral en France”.

“Ceux qui disent à la Turquie de se réconcilier avec son passé doivent
d’abord se regarder dans un miroir”, a-t-il asséné, faisant référence
au passé colonial de la France.

Présent à Ankara vendredi pour la signature d’un accord de coopération
sécuritaire, le ministre français de l’Intérieur Claude Guéant a
répondu aux questions de journalistes en les appelant à ne pas
surinterpréter les propos de son président.

“Il convient de s’en tenir strictement aux propos du président de la
République sans les interpréter”, a dit Claude Guéant, affirmant que
Nicolas Sarkozy “n’a pas évoqué de délai” pour qu’Ankara reconnaisse
le “génocide” arménien.

Interrogé sur le point de savoir comment réagirait la France si la
Turquie décidait de reconnaître “le génocide des Algériens”, Claude
Guéant à répondu: “Le président de la République française est allé en
Algérie, il a eu des propos extrêmement forts sur ce moment douloureux
de notre passé entre l’Algérie et la France. Il a tourné la page”.

From: A. Papazian

http://www.liberation.fr/monde/01012364331-genocide-armenien-la-turquie-donnera-t-elle-une-reponse-d-ici-a-mai-2012

Sarkis G. Soghanalian, Arms Dealer Who Aided US Intel, Dies at 82

The New York Times
October 6, 2011 Thursday
The New York Times on the Web

Sarkis G. Soghanalian, an Arms Dealer Who Aided U.S. Intelligence, Dies at 82

By SCOTT SHANE

Sarkis G. Soghanalian, a larger-than-life arms dealer who provided
weapons to Saddam Hussein and many other dictators and rebels, worked
closely with American intelligence and later told his story on
television, died early Wednesday in Hialeah, Fla. He was 82.

The cause was heart failure suffered at Hialeah Hospital, his son,
Garo Soghanalian, said. He lived in Miami.

In a career that might have provided material for a shelf of
thrillers, Mr. Soghanalian (pronounced SAHG-ah-NAY-lee-an) became a
major arms supplier to Mr. Hussein during the Iran-Iraq war in the
1980s, operated a fleet of cargo planes around the world and owned
homes in a dozen countries.

In 1981, he pleaded guilty to fraud in the sale of .50-caliber machine
guns to Mauritania. But a judge granted him probation, saying the case
”involved international affairs conducted by the State Department.”

In 1993, he was sentenced to six and a half years in prison for
smuggling 103 helicopters to Iraq in violation of United Nations
sanctions. But he managed to have his sentence reduced to two years
after informing American officials of a place in Lebanon where
high-quality counterfeit $100 bills were being printed.

Mr. Soghanalian was charged with wire fraud a few years later. But he
was released after being held for 10 months in order to travel to
Jordan to assist in another investigation, of the former Peruvian
intelligence chief Vladimiro Montesinos. In return for his help, a
judge sentenced him to the time he had already served.

He worked with the Central Intelligence Agency off and on for years;
after a falling out with that agency, he cooperated with the Federal
Bureau of Investigation, drawing on a huge stock of information about
the dark corners of the global weapons trade, said Lowell Bergman,
professor of investigative reporting at the University of California,
Berkeley, and an acquaintance of his for more than 30 years.

”He’s one of those characters who emerged out of the cold war and
played a critical role in clandestine activities on behalf of the
United States, while providing deniability,” said Mr. Bergman, a
reporter who produced reports about Mr. Soghanalian for ABC, the PBS
program ”Frontline” and ”60 Minutes” on CBS.

Mr. Bergman recalled sitting in Mr. Soghanalian’s Geneva office for a
day in 1985, watching as a parade of American officials, Israelis,
Palestinians and representatives of Lebanon’s Amal militia visited Mr.
Soghanalian.

After he settled in Florida in the 1990s, United States Customs
officials would occasionally raid his hangar at Miami International
Airport, looking for contraband, Mr. Bergman said.

”And then the case would go away,” he said, as Mr. Soghanalian
called on friends elsewhere in the government to come to his defense.

”He could be infuriating and totally self-absorbed,” said Mr.
Bergman, who has also reported for The New York Times. ”What was
always amazing was how much he knew.”

An American official who worked with Mr. Soghanalian years ago
confirmed his work with both the C.I.A. and the F.B.I. He said he
recalled sitting with Mr. Soghanalian and listening as he called
United States senators, members of Jordan’s royal family and leaders
of Hezbollah, the Lebanese-based militant group that the United States
regards as a terrorist organization.

”They’d all take his calls,” said the official, who spoke on the
condition of anonymity because he was not authorized to speak about
his former contact. ”You’d find out he was telling you the truth,
even if he was kind of gilding it in his favor.”

Despite his long history of supplying weapons to brutal governments,
the official said, ”he was able to do good things for the United
States.”

Sarkis Garabet Soghanalian was born in Iskenderun, then part of Syria
but now in Turkey, on Feb. 6, 1929, into an Armenian family. After his
father’s death, the family moved to Beirut, where Sarkis quit school
and went to work, his daughter, Melo Hansen, said. He married Shirley
Adams, a teacher at a school in Beirut, in 1958, and they moved to
Binghamton, N.Y., where they lived for a decade before returning to
Lebanon. They were divorced in the 1970s.

His son said Mr. Soghanalian was fluent in English, French, Armenian,
Turkish and Arabic and ”could make himself understood” in Spanish
and Italian. ”There’s been enough said about ‘merchant of death’ and
all that,” his son said. ”But all the way back to the ’60s and ’70s,
his goal was to help the United States. There was a deep-seated root
of patriotism that often gets overlooked.”

Mr. Soghanalian was a citizen of Lebanon and never took American
citizenship, his son said. ”He liked to be independent, and it gave
the U.S. an element of denial: ‘He’s not one of ours.’ ”

In addition to his son, who lives in Miami, and his daughter, who
lives in Salt Lake City, Mr. Soghanalian is survived by his sister,
Anahis Hartz; his brother, Zaven; three grandchildren; and four
great-grandchildren.

Despite the wealth his arms sales produced, the end of the cold war
cut off many of his business contacts, his son said. ”The world
changed around him,” Mr. Soghanalian said. By the time of his death,
”he was broke.”

From: A. Papazian

Sports: Scaling Aragats with Paralympians

Foreign and Commonwealth Office , UK
Oct 6 2011

SCALING ARAGATS WITH PARALYMPIANS: GUEST BLOG BY DEPUTY HEAD OF
MISSION GARETH WYNN OWEN

On Thursday 29 September I had an extraordinary opportunity to scale
Mount Aragats. Under any circumstances, walking up Armenia’s highest
mountain is a thrill in itself. But I was given the extra bonus of
scaling these heights with a truly inspirational group of people –
Armenia’s Paralympians. In countdown to the opening of the London 2012
Paralympics () the Embassy,
along with the British Council and Armenian Paralympic Committee,
organised a very special celebration of the Games.

We started to climb from the reservoir around 11am. It was a
spectacular September day, with piercing blue skies and sunlight that
streamed through the snow laced mountains. We were a group of 35, led
by Alexan Bayanduryan, a wheelchair athlete, who lost his leg in the
Armenia and Azerbaijan conflict and was walking up Aragats for the
14th time (last year he also scaled Mount Ararat). We were joined by
other athletes with both physical and intellectual disabilities. At
1330 we scaled the summit at 3900 metres.

What an expanse of lofty beauty to justify the arduous trek! We all
sat together and munched on sandwiches, admiring the scenery below.
When the cold become too biting, we started the descent and by 1600 we
reached the reservoir again, where we collapsed into the comfort of a
car ride home.

These are the sort of days where I feel elevated, and humbled, by
those around me. What a privilege to walk side by side with such
outstanding athletes. What an honour to climb to such heights with
those who have mastered the most grueling of personal challenges. What
an exceptional delight to share the beauty of Armenia with those who
are an exemplary model of determination and fortitude.

I arrived home utterly exhausted; red from the sun, whipped from the
wind and battered by the altitude. But I will remain, for a long time,
inspired by these paralympians.

Here’s to the London 2012 Paralympics.

From: A. Papazian

http://www.london2012.com/paralympic-sport

Sports: Ireland win in Andorra sets up Armenia showdown

UEFA.com
Oct 7 2011

Ireland win in Andorra sets up Armenia showdown

Published: Friday 7 October 2011, 23.34CETAndorra 0-2 Republic of Ireland

The Irish will go into their decisive final qualifier against Armenia
second in Group B after Kevin Doyle and Aiden McGeady secured an easy
victory.

The Republic of Ireland warmed up for their decisive final Group B
qualifier at home against Armenia next week with a comfortable 2-0 win
in Andorra.

First-half goals from Kevin Doyle and Aiden McGeady kept the Irish in
second place in the section, two points behind leaders Russia who won
in Slovakia and face Andorra next. Giovanni Trapattoni’s men know they
will at least guarantee second place, and a play-off spot, by avoiding
defeat against third-placed Armenia in Dublin on Tuesday.

Ireland flew out of the traps and might have scored even before
Doyle’s eighth-minute opener. Doyle, a scorer when the teams met in
Dublin 13 months ago, was foiled by José Gómes, and Robbie Keane then
hit the crossbar. The breakthrough came when, after Keane had an
effort blocked from a corner, Andorra failed to clear and Glenn Whelan
headed the ball back towards goal where Doyle swivelled and flicked it
home.

For the second, Whelan fed a free-kick to McGeady on the left side of
the box and he fired in a shot across goal. José Gómes got a hand to
the ball, only to see it bounce against Marcio Vieira and back into
the net.

Robbie Keane ballooned over the best chance of a low-key second half.
At the other end, Andorra offered little threat of repeating the
qualifying goal they got in their 3-1 loss in Dublin – still their
only goal of the campaign. The Irish defence is now unbreached in
eight games, a record sequence running back to the 3-2 March defeat by
Uruguay and comprising 769 minutes.

From: A. Papazian

http://www.uefa.com/uefaeuro2012/matches/season12/round=15171/match02244/postmatch/report/

Repentance et gouvernance

Les Échos, France
10 oct 2011

Repentance et gouvernance

Le mot de repentance n’a pas toujours bonne presse en France. Un
anglicisme puritain pour les uns, une considération déplacée sinon une
forme de sensiblerie qui conduit à toutes les faiblesses pour les
autres. Le monde est dur, « on ne fait pas d’omelettes sans casser des
oeufs ». Jusqu’où faut-il remonter l’écheveau de l’Histoire ? Doit-on
s’excuser pour les croisades, le sac des villes germaniques par les
armées de Louis XIV ? N’est-ce pas entrer dans un cycle vicieux que de
s’engager sur cette voie ?

Pourtant, plus que jamais à l’heure de la mondialisation, c’est-à-dire
de la transparence et de l’interdépendance, il est réaliste d’être
moral et la repentance peut être considérée comme un des outils de la
bonne gouvernance. Un pays qui a su confronter son passé, qui ne l’a
pas caché sous le tapis commode de la facilité de l’oubli ou de la
prudence face à la complexité de l’histoire est mieux à même de
traiter avec l’autre et avec lui-même sur des bases plus saines. Le
Japon n’a jamais pu pleinement interagir avec ses voisins asiatiques,
comme l’Allemagne le fait avec ses voisins européens. La Turquie
kémaliste hier, néo-ottomane aujourd’hui, se refuse toujours à assumer
le massacre des Arméniens par un empire en pleine décomposition. Si
l’Union européenne existe, quelles que puissent être ses difficultés
actuelles, si la République fédérale d’Allemagne peut prendre, certes
très timidement, ses distances avec le gouvernement actuel d’Israël,
c’est parce qu’elle a su plus et mieux que d’autres confronter son
histoire. « Demander pardon » n’a pas été pour elle un signe de
faiblesse, mais la condition d’un nouveau départ.

Demander pardon, c’est pouvoir parler à l’autre ou aux siens sans
ambiguïté, c’est retrouver la liberté de ton nécessaire à l’expression
de la vérité.

Le président Jacques Chirac est entré dans l’histoire en 1995 en
assumant les crimes du régime de Vichy à l’égard de ses citoyens
juifs. Il ne lui semblait pas possible de s’abriter éternellement sous
la fiction que « Vichy n’était pas la France ».

Quel sera le président français qui aura le courage de demander
doublement pardon aux Algériens et aux harkis ? La France a certes
voulu faire le bonheur des Algériens, mais « sans eux » et en les
traitant comme des citoyens de seconde zone, comme des « indigènes ».
Quant à ses soldats harkis, elle les a d’abord abandonnés à leur sort
sur le terrain, puis a relégué en France ceux qui avaient survécu,
dans des conditions de vie trop longtemps indignes.

Aujourd’hui, à l’heure des révolutions arabes, alors qu’elle est
pleinement engagée dans un processus qui la concerne directement, la
France ne peut continuer à adopter une attitude « hypocrite » à
l’égard de l’Algérie, payant son refus de confronter la complexité de
son passé, par un silence embarrassé sur le présent. Tout se passe
comme si entre le berceau de la révolution arabe, la Tunisie, et
l’espoir du réformisme progressif, le Maroc, il existait un grand vide
géographique et politique, l’Algérie.

En matière de pardon, c’est la partie la plus « forte » qui doit faire
le premier pas. La démocratie est une composante essentielle de cette
force. Elle constitue le contexte le plus approprié à une pédagogie
responsable et nécessaire face à la complexité de l’Histoire.

Certes, il ne faut pas se faire d’illusion. Le gouvernement algérien
peut recevoir officiellement Jeannette Bougrab, membre du gouvernement
et fille de harki. Il n’est pas prêt à renoncer pour autant à la «
facilité » que représente pour lui la dénonciation du « colonisateur
». Mais la France peut-elle continuer à s’abriter derrière l’absence
de « maturité » de l’Algérie pour prolonger son quasi-silence ?

En juillet 2012, l’Algérie et la France vont commémorer le 50 e
anniversaire de la naissance de la République algérienne. Le
calendrier est favorable. L’évènement aura lieu après la tenue de
l’élection présidentielle française. Ce peut être l’occasion idéale
pour le (la) président (e) qui sortira des urnes de faire un geste
symbolique de repentance. La République en sortirait grandie à
l’extérieur comme à l’intérieur. La repentance n’est pas un signe de
faiblesse, mais bien au contraire la démonstration d’une force
tranquille et responsable. En fait, elle est un acte de bonne
gouvernance.

Dominique Moïsi est conseiller spécial à l’Ifri

From: A. Papazian

http://www.lesechos.fr/opinions/chroniques/0201682724277-repentance-et-gouvernance-230869.php

BAKU: Azeri hackers attack European organization’s website

APA news agency, Azerbaijan
Oct 7 2011

Azeri hackers attack European organization’s website

Baku, 7 October: The official website of the OSCE Parliamentary
Assembly has come under hackers’ attack. The website is not available
at the moment.

Users see the OSCE Minsk Group co-chairs’ photo and an Azerbaijani map
with the words “Karabakh is ours” written on it when going to
oscepa.org website.

We should note that the OSCE PA autumn session opens in Dubrovnik,
Croatia today. The settlement of the Nagornyy Karabakh conflict will
be on the session’s agenda. The OSCE’s newly-appointed special
representative for the South Caucasus conflicts, Joao Soares, will
chair discussions on “The OSCE’s role in the settlement of conflicts:
Nagornyy Karabakh”. OSCE Minsk Group co-chairs Robert Bradtke, Bernard
Fassier and Igor Popov will also attend the discussions.

[When accessed at 0700 gmt on 7 October, the oscepa.org website showed
a page with captions in English “Azerbaijani Defacers Were here!”, “No
one and nothing will be forgotten…”, “Karabakh is OURS!” and “Kings
have not died still yet!!!”, as well as an Azerbaijani flag overlaid
on a map of Azerbaijan, and a crossed-out photo of the three OSCE
Minsk Group co-chairmen.]

[translated from Azeri]

From: A. Papazian