Jacques Chirac interpelle sur la question turque

Le Monde, France
mardi 14 décembre 2004

Jacques Chirac interpellé sur la question turque

Deux jours avant l’ouverture du sommet des Vingt-Cinq, la grande
majorité de la classe politique française souhaite que l’option d’un
partenariat privilégié entre la Turquie et l’Union européenne soit
offerte au côté de celle d’une adhésion pure et simple, si le sommet
européen des 16-17 décembre donne son feu vert à une ouverture des
négociations avec Ankara. Jacques Chirac doit expliquer la position
française mercredi soir sur TF1. .
Appels des partis. Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale,
Jean-Marc Ayrault, qui soutient pourtant la candidature turque à
l’UE, a souhaité mardi 14 septembre que le président Jacques Chirac
“explique”, lors de son entretien mercredi sur TF1, “pourquoi le
problème de la Turquie se pose”.

“Il faut en parler sans jouer sur les peurs”, a déclaré M. Ayrault
lors de son point de presse hebdomadaire à l’issue de la réunion du
groupe. Evoquant ce que “la Turquie peut apporter à l’Europe”, M.
Ayrault a également jugé que ce pays avait “des progrès à faire
notamment en matière de droits de l’homme, de gestion de l’économie
et de transparence”.

De son côté, le numéro 2 du PS, Laurent Fabius, a réaffirmé son
opposition à une adhésion de la Turquie à l’Union européenne, en
soulignant que “la meilleure solution” était “un partenariat
privilégié” entre l’UE et Ankara. “La population ne souhaite pas
l’adhésion, le Parlement ne souhaite pas l’adhésion, et l’adhésion
n’est pas de l’intérêt de l’Europe et de la France, c’est le
partenariat qui est la bonne solution”, a déclaré M. Fabius dans les
couloirs de l’Assemblée à l’issue de la séance des questions
d’actualité.

Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers,
a souhaité mardi, dans un communiqué, que le président Jacques Chirac
réponde, lors de son entretien mercredi sur TF1, à plusieurs
inquiétudes suscitées, selon lui, par la candidature de la Turquie à
l’Union européenne.

Intervention du président de la République. Jacques Chirac devrait
expliquer mercredi soir sur TF1 la position de la France sur
l’adhésion de la Turquie. Le président de la République devrait
redire que l’adhésion de la Turquie est “souhaitable”, soulignant que
l’objectif des négociations est bien l’entrée dans l’UE de ce pays
qui frappe depuis 40 ans à la porte de l’Europe. Mais M. Chirac
devrait surtout insister sur l’attitude prudente de la France et
mettre en avant l’hypothèse d’un “lien fort” avec Ankara, en cas
d’échec des négociations, soit clairement inscrit dans les
conclusions du sommet.

Paris veut aussi s’assurer que les multiples garde-fous envisagés par
la Commission européenne soient bien imposés à Ankara, de manière à
pouvoir suspendre à tout moment les négociations au cas où la Turquie
sortirait des rails, notamment en matière de droits de l’homme.

La diplomatie française a fait part publiquement de ses réticences,
ces derniers jours. Le ministre des affaires étrangères, Michel
Barnier, a relancé mardi la question du génocide arménien, déjà
évoquée lundi, en précisant que Paris n’en faisait pas un préalable
pour l’ouverture des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE
mais assurant qu’elle serait posée. “C’est une blessure qui ne
cicatrice pas” et “c’est une question que la France va poser, car
nous voulons une réponse”, a déclaré mardi M. Barnier à l’Assemblée
nationale française. “Nous poserons toutes les questions, notamment
celle du génocide arménien, notamment celle de Chypre, au long de
cette négociation” d’adhésion de la Turquie, a-t-il dit.

La Turquie pour une “adhésion pleine”. Face à ces réticences
exprimées par la France, mais aussi par l’Autriche, et face à
l’émergence de l’hypothèse d’un “partenariat privilégié”, le premier
ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a lancé mardi un vibrant appel
aux dirigeants européens. “Nous n’accepterons aucune autre
perspective qu’une adhésion pleine”, a-t-il déclaré dans un discours
devant le groupe parlementaire de son parti de la Justice et du
développement (AKP).

“J’espère que l’UE ne signera pas une erreur historique qui
affaiblirait ses propres fondations”, a ajouté M. Erdogan, qui a
affirmé que son pays avait fait tout ce qui lui incombait, notamment
en adoptant les critères démocratiques dits de Copenhague.
“Maintenant, c’est à l’UE d’assumer ses responsabilités. Nous n’avons
rien laissé d’incomplet sur la table”, a souligné M. Erdogan. Il a
également réitéré que la Turquie, pays musulman de plus de 70
millions d’habitants, n’accepterait pas de se voir imposer “de
nouvelles conditions” pour débuter les discussions. “Nous
n’accepterons pas une telle chose”, a-t-il dit lors de son discours
plusieurs fois interrompu par des ovations, récusant avec force
l’idée d’un “partenariat privilégié” comme alternative à un échec des
futurs pourparlers d’intégration.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Les Europeens s’appretent a entrouvrir leur porte a la Turquie

Edicom, Suisse
mardi 14 décembre 2004

Les Européens s’apprêtent à entrouvrir leur porte à la Turquie

par Emmanuel Georges-Picot

BRUXELLES (AP) – Les Vingt-cinq devraient dire «oui» à l’ouverture en
2005 de négociations avec la Turquie en vue de son adhésion à l’Union
européenne lors de leur sommet de fin d’année, jeudi et vendredi à
Bruxelles.
Les chefs d’Etat et de gouvernement devraient cependant entourer ce
feu vert de garanties pour rassurer leurs opinions publiques
récalcitrantes. Ils devraient préciser pour la première fois dans
l’histoire des élargissements que le résultat des négociations, d’une
durée prévisible de 10 à 15 ans, restera «ouvert».
La décision que s’apprête à prendre le conseil européen, réuni à
partir de jeudi soir, est historique. La Turquie, pays de 71,3
millions d’habitants, musulman à 98%, serait le premier Etat-membre
de l’UE dont l’essentiel du territoire (97%) se trouve en Asie.
Le feu vert des 25, qui devraient suivre la recommandation faite le 6
octobre dernier par la Commission, marquera une étape décisive dans
les relations complexes qu’entretiennent depuis toujours l’Europe et
la Turquie. Depuis Mustapha Kemal, père de la Turquie moderne,
Ankara, dotée d’un statut d’association depuis 1963 et candidate
depuis 1987, a constamment aspiré à s’arrimer à l’Occident.
L’ouverture des négociations constituerait un succès pour le Premier
ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui a construit toute sa
politique sur l’adhésion à l’UE et attendra le verdict dans les
couloirs du btiment du conseil européen.
Mais ce désir d’intégration rencontre l’hostilité d’une partie de
l’opinion publique européenne. Selon un sondage Ifop publié lundi par
«Le Figaro», 67% des Français et 55% des Allemands sont opposés à
l’entrée de la Turquie, en raison de la situation des droits de
l’homme, des différences religieuses et culturelles ou du risque de
développement d’activités criminelles en Europe.
A l’inverse, 65% des Espagnols, 49% des Italiens et 41% des
Britanniques y sont favorables du fait des efforts engagés par la
Turquie pour se moderniser, de l’intérêt géopolitique de cet
élargissement et du risque d’une dérive islamiste en cas de refus.
Obligés de tenir compte de ces réticences, les Européens devraient
assortir leur feu vert de plusieurs garanties. Le projet de
conclusions rédigé par la présidence néerlandaise et soumis en début
de semaine aux ministres des Affaires étrangères stipule que »les
négociations d’adhésion sont un processus ouvert dont l’aboutissement
ne peut être garanti à l’avance».
A tout moment, un membre de l’UE pourra interrompre les discussions.
Il sera également possible de suspendre les négociations par un vote
à la majorité qualifiée du conseil européen.
A la différence des élargissements précédents, l’UE va contrôler sur
le terrain l’application des réformes votées par le Parlement turc
pour se mettre en conformité avec les 80.000 pages de l’acquis
communautaire.
Le dossier de Chypre, île divisée depuis 1974 entre le sud pro-grec
et le nord pro-turc, devra également être résolu. Les Européens
devraient exiger vendredi un engagement de M. Erdogan de signer le
protocole étendant l’union douanière aux 10 nouveaux membres de l’UE,
ce qui constituerait une reconnaissance de facto du gouvernement
chypriote grec.
La France, soutenue par l’Autriche, le Danemark et la Slovaquie,
souhaite aller plus loin. Jacques Chirac, personnellement favorable à
l’adhésion turque mais en porte-à-faux avec son opinion publique et
ses propres amis politiques, demande que soit mentionné la
possibilité d’un «lien fort» entre l’UE et la Turquie s’il apparaît
pendant les négociations qu’Ankara n’est pas en mesure de remplir les
critères d’adhésion. La grande majorité des délégations, dont
l’Allemagne, refusent que cette alternative figure dans le texte.
Paris demande en outre que les négociations ne débutent pas avant le
deuxième semestre 2005. Mais la Turquie ne veut pas en entendre
parler, et exige que les pourparlers s’ouvrent «sans délai», selon la
promesse faite par les Européens en décembre 2002 à Copenhague.
La France a également ressorti lundi la question de la
non-reconnaissance par Ankara du génocide arménien de 1915. Le
ministre des Affaires étrangères Michel Barnier a cependant précisé
mardi qu’il ne s’agissait pas d’une «condition» à l’ouverture des
négociations mais d’une «question» à résoudre au cours du processus.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

En 2001, la =?UNKNOWN?Q?col=E8re?= d’Ankara contre la France

Le Figaro, France
mardi 14 décembre 2004

En 2001, la colère d’Ankara contre la France

A. Ba.

En exigeant qu’Ankara reconnaisse le génocide arménien de 1915, Paris
prend le risque de rouvrir une vieille plaie. Le 18 janvier 2001, la
«reconnaissance publique» du génocide par les députés français –
après celle des sénateurs, l’année précédente – avait suscité de
vives tensions entre les deux capitales. Qualifiant ce vote
d’«inacceptable», la Turquie avait alors immédiatement rappelé son
ambassadeur en consultation et évoqué des mesures de rétorsion,
notamment commerciales. Malgré la vigueur du ton employé, les suites
de l’affaire avaient été relativement modérées. Davantage en tout cas
que les réactions turques à la toute première mouture du texte de
loi, adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 29 mai 1998. A
l’époque, plusieurs contrats d’armement avaient été immédiatement
gelés par Ankara, le temps que le vote final de la résolution soit
différé par le Sénat et momentanément enterré.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Turquie : Paris ressort la question armenienne

Le Figaro, France
mardi 14 décembre 2004

UNION EUROPÉENNE Michel Barnier a annoncé hier à Bruxelles que la
France demandera officiellement à la Turquie de reconnaître le
génocide arménien

Turquie : Paris ressort la question arménienne

Alors que les ministres des Affaires étrangères des pays membres de
l’Union européenne (UE) ont poursuivi leurs tractations avant le
sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, jeudi et vendredi, sur
l’ouverture des négociations d’adhésion de la Turquie, Paris a
relancé hier le dossier arménien. A Bruxelles, Michel Barnier, le
chef de la diplomatie française, a annoncé que la France demandera à
la Turquie de «reconnaître la tragédie arménienne du début du
siècle». Cette requête officielle sera formulée au cours des
négociations d’adhésion avec Ankara.

Bruxelles : de notre correspondante Alexandrine Bouilhet
[14 décembre 2004]

Michel Barnier, hier à Bruxelles, en compagnie du haut représentant
pour la politique étrangère de l’UE, Javier Solana. «Il faut être
sincère: notre but, c’est que les négociations réussissent. Et
qu’elles aboutissent à l’adhésion», a insisté le ministre des
Affaires étrangères français.
(Photo AFP)

A trois jours du sommet européen consacré à la Turquie, la France
passe à l’offensive sur le dossier arménien. Lors d’une rencontre
avec ses homologues européens, hier à Bruxelles, Michel Barnier a
annoncé que la France demanderait à la Turquie de «reconnaître la
tragédie arménienne du début du siècle». Paris formulera sa requête
officielle au cours des négociations d’adhésion avec Ankara. «Cela
fait partie des bonnes relations que la Turquie doit établir avec ses
voisins», a expliqué le chef de la diplomatie française. «Le projet
européen est fondé depuis cinquante ans sur la réconciliation. C’est
ainsi qu’il a été conçu par la France et l’Allemagne, a-t-il ajouté.
La Turquie devra faire ce travail de mémoire et reconnaître cette
tragédie arménienne, le moment voulu.»

La France n’avait jamais formulé un lien aussi clair entre le
génocide arménien et les pourparlers d’adhésion avec la Turquie. Et
pour cause : ce sujet, brûlant pour Ankara, ne figure pas au nombre
des «critères de Copenhague» à respecter pour ouvrir les négociations
d’adhésion avec Bruxelles. Mais les parlementaires français, parmi
les premiers en Europe à reconnaître le génocide arménien, ont
toujours estimé qu’il s’agissait d’un préalable indispensable au
déclenchement des pourparlers avec la Turquie. «un préalable
incontournable», «on ne construit pas la paix et la réconciliation
sur le sacrifice de la mémoire d’un peuple vieux de plus de trois
mille ans».

Avant de donner son feu vert, vendredi, à l’ouverture des
négociations avec Ankara, Jacques Chirac cherche à donner des gages
aux élus de droite comme de gauche, hostiles dans leur majorité à
l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.«La grande majorité de
l’UMP, la moitié des socialistes et la totalité du groupe centriste
sont contre l’adhésion : cela fait beaucoup, a rappelé Michel
Barnier. Cela pose évidemment un problème car le président de la
République, lui, a sa vision : il estime important que la Turquie
fasse partie de l’Union européenne.» Dans un souci d’apaisement avec
le Parlement, contrarié de ne pas être consulté avant le sommet
européen, Jacques Chirac a décidé de jouer la carte arménienne. Une
carte politique sans risque à Bruxelles. «Dans la mesure où l’affaire
arménienne ne figure pas dans les conclusions du sommet, nous n’avons
rien à dire. C’est une promesse verbale à destination de l’opinion
française qui ne regarde pas l’Union européenne pour l’instant»,
commentait hier un diplomate britannique.

Pour le reste, Ankara peut se rassurer. La France restera fidèle à
ses engagements. A Bruxelles, elle a encore plaidé hier pour
l’adhésion de la Turquie, refusant d’évoquer un «partenariat
privilégié», ou toute autre voie de garage, si les négociations
devaient échouer. «Il faut être sincère : notre but, c’est que les
négociations réussissent. Et qu’elles aboutissent à l’adhésion,
insiste Michel Barnier. Mais ce résultat que nous souhaitons n’est
pas inéluctable. Il faut donc prévoir l’hypothèse et garantir, en cas
d’échec, un lien très fort de la Turquie avec la structure
européenne.» C’est aussi en ces termes que Jacques Chirac s’est
adressé hier au premier ministre néerlandais, Jan Peter Balkenende,
qu’il recevait à l’Elysée, martelant le souhait de la France de nouer
un «lien fort» avec Ankara au cas où les négociations échoueraient.

Le chef de la diplomatie française s’est cependant bien gardé hier de
qualifier cette «autre option» qui ne serait pas l’adhésion claire et
nette. Toute autre solution, il le sait, serait immédiatement rejetée
par les Britanniques et les Allemands. Les Vingt-Cinq se sont déjà
mis d’accord pour mentionner un «processus ouvert dont
l’aboutissement n’est pas garanti à l’avance», sans aller plus loin
pour ne pas fcher la Turquie.

«Notre but, c’est l’adhésion pleine et entière, a affirmé Joschka
Fischer, le ministre allemand des Affaires étrangères. A mon sens,
toute édulcoration de cet objectif entraînerait l’interruption du
processus de réformes en Turquie.» Jack Straw, le chef du Foreign
Office, ne dit pas autre chose : «Ce que nous visons, c’est
l’adhésion et rien d’autre.» A ce jour, seule l’Autriche fait encore
de la résistance. Vienne préférerait un partenariat privilégié à
l’adhésion, mais, sans le soutien de Paris, elle se retrouve
totalement isolée. Ni l’Autriche ni Chypre n’ont l’intention d’user
de leur droit de veto au sommet européen.

Hier, le ministre chypriote a répété qu’il souhaitait que la Turquie
annonce une date pour la signature des accords d’Ankara. Adaptés à
l’Europe élargie, ces accords aboutiront à la reconnaissance de facto
de la République de Chypre par les Turcs. La Turquie a promis un
«signal» d’ici à jeudi soir, avant le dîner des chefs d’Etat et de
gouvernement. Dès lors, rien ne s’opposera plus au feu vert unanime
des Vingt-Cinq au démarrage des négociations avec la Turquie à partir
du second semestre 2005.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Statistical service says poverty fell 7% in 2003

ArmenPress
Dec 14 2004

STATISTICAL SERVICE SAYS POVERTY FELL 7 PERCENT IN 2003

YEREVAN, DECEMBER 14, ARMENPRESS: Armenia’s national statistical
committee presented today a report entitled Armenia’s Social Image
and Poverty, based on the results of a nation-wide survey of 4,641
households, according to which the level of poverty in 2003 decreased
6.8 percent.
The report found that 57.1 percent of the population is “not
poor,” 43 percent was found “poor” and 7.5 percent “extremely poor.”
The report also includes the results of researches conducted by
World Bank experts in line with a new assessment methodology, which
may be used to assess the poverty level in Armenia in 2004. According
to WB experts, the poverty level in Armenia last year was 32 percent,
of which 5.5 percent were extremely poor.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Turkish PM: EU Membership Would Link Islam and West

Journal of Turkish Weekly, Turkey
Dec 14 2004

Turkish PM: EU Membership Would Link Islam and West

Turkey’s prime minister says allowing his country to join the
European Union would contribute to what he called the “harmony of
civilizations.”

Turkish PM Recep Tayyip Erdogan tells Britain’s Independent
newspaper, in an interview published Monday, that giving membership
to the Muslim majority nation would help reconcile the Islamic and
Western worlds and prove the European Union is not what he calls a
“Christian club.”

E.U. ministers will decide whether to open formal membership talks
with Turkey at their summit this week in Brussels.

As a condition for those talks, France says it wants Turkey to
acknowledge the massacre of Armenians between 1915 and 1923 as
genocide.

Mr. Erdogan says Turkey has met all the E.U. membership requirements,
including eliminating torture and the death penalty.

But some European leaders have misgivings about Turkish membership,
citing its human rights record.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Lloyd O. Pierson Sworn In As Head of USAID’s Bureau for Africa

USAID Press Release, DC
Dec 14 2004

Lloyd O. Pierson Sworn In As Head of USAID’s Bureau for Africa

WASHINGTON, DC 20523
PRESS OFFICE

Press: (202) 712-4320
Public Information: (202) 712-4810

2004-110

FOR IMMEDIATE RELEASE
December 13, 2004

Contact: USAID Press Office

WASHINGTON, D.C. – Today, U.S. Agency for International Development
Administrator Andrew S. Natsios announced the swearing in of Lloyd O.
Pierson as the Assistant Administrator of the Bureau for Africa at
the agency. Pierson was confirmed by the Senate on November 21, 2004.

As the head of the Africa bureau, Pierson will provide overall
regional and country expertise, manage USAID programs in the field,
and represent USAID on Africa to the U.S. Congress. He will also be
responsible for communication at the regional and country level with
other international donors and financial organizations.

Prior to joining USAID, Pierson was Chief of Staff and Chief of
Operations for the Peace Corps. Shortly after the inauguration of
President Bush in 2001, Lloyd was named a member of the transition
team at Peace Corps. In September 2001, he was named Acting Deputy
Director with overall agency management responsibilities, including
the Africa Bureau. In his role, he was responsible for the day-to-day
operations of all Peace Corps programs abroad, headquarters staff,
and the 11 domestic Regional Recruiting Offices.

Pierson was previously appointed to senior Administration positions
by Presidents Ronald Reagan and George H. W. Bush. In November of
2001, he was selected to represent the United States in addressing a
plenary session of the United Nations during the concluding session
of the International Year of the Volunteer.

>From 1984-1991, he was the Country Director in Ghana and Botswana and
served an interim assignment in Swaziland. In addition, he negotiated
bilateral agreements for the Peace Corps in Zimbabwe and Namibia.
Pierson was named the first Peace Corps Country Director in Namibia
following that country’s independence from South Africa on March 20,
1990. He subsequently assisted with establishing Peace Corps programs
in Armenia, Bulgaria, and Uzbekistan.

Prior to returning to Peace Corps in 2001, Lloyd was Director of the
Africa Division for the International Republican Institute (IRI), a
Washington, D.C. based non-profit organization that works to advance
democracy and good governance abroad. He has testified before the
United States Congress on Angola, Nigeria, and Zimbabwe and has been
quoted in the media and academic journals on issues related to
Africa. From 1982 to 1984, Pierson was a Staff Associate on the House
Appropriations Subcommittee on Foreign Operations.

Pierson is a graduate of the University of Houston and has done
post-graduate studies at the South Texas College of Law and Lamar
University.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

http://www.usaid.gov/

BAKU: Signing ceremony of Shahdeniz credit agreement

Azer Tag, Azerbaijan
Dec 14 2004

SIGNING CEREMONY OF SHAHDENIZ CREDIT AGREEMENT
[December 14, 2004, 18:46:20]

On 14 December, a ceremony of signing of Shah Deniz credit Agreement
was held at the Headquarters of the European Bank for Reconstruction
and Development in London, AzerTAj correspondent reports. President
of the Republic of Azerbaijan Ilham Aliyev attended the ceremony.

The Agreement package consists of two documents. The first one is a
credit agreement provides participation of the company
Azerbaijan-Shahdeniz – the affiliate to the State Oil Company of
Azerbaijan /SOCAR/ – in development of Shahdeniz project (10%). The
second one is a credit agreement to provide participation of another
SOCAR affiliate company Azerbaijan SCP Ltd. in construction of the
South Caucasus gas pipeline

The documents were signed by Deputy Prime Minister of Azerbaijan Abid
Sharifov, President of the State Oil Company of Azerbaijan Natig
Aliyev and EBRD Business Group Director Peter Reiniger.

Following the ceremony, President of Azerbaijan Ilham Aliyev
responded to the questions from journalists. Commenting on the
agreement signed, he said in particular that it would give the chance
to successfully complete the Shahdeniz project on transportation of
natural gas from Azerbaijan to Europe.

Responding to the question concerning the Armenia-Azerbaijan,
Nagorno-Karabakh problem, the Azerbaijani leader stated that the
conflict must be settled in the framework of the International law:
the Armenian armed forces must leave the occupied territories, and
the territorial integrity of Azerbaijan must be restored. The Head of
State stressed the issue of participation of Armenia in regional
project may not be considered until the conflict is resolved.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Chirac to defend backing for Turkey EU talks

Chirac to defend backing for Turkey EU talks
By John Thornhill in Paris

FT
December 14 2004 20:41

Jacques Chirac will on Wednesday night give a rare television
interview to explain why he favours opening accession talks with
Turkey while the majority of his compatriots oppose the idea.

The French president will have to be at his persuasive best, just two
days before European Union leaders are expected to approve a
Commission recommendation to start entry talks with Turkey.

An opinion poll published by Le Figaro newspaper this week showed that
67 per cent of French voters opposed Turkey’s entry, making France the
most sceptical of the EU’s big countries. Resistance runs even higher
among Mr Chirac’s own party, with 71 per cent of UMP supporters
against Turkish membership.

There are several reasons why Turkey’s admission inflames such debate
in France, ranging from esoteric arguments about the dilution of the
EU’s essence to scarcely veiled Islamophobia on the extreme right.

Many MPs are also angry that Mr Chirac has not allowed them more of a
say on such an important issue. The government allowed a parliamentary
debate in October on Turkey but did not subject itself to a binding
vote.

Sylvie Goulard, a political science professor, says that if Turkey
were admitted to the EU – becoming its biggest and poorest member
state – it would kill the dream of Europe’s founders of an ever deeper
and closer union. The French government’s failure to initiate a proper
debate on this issue has created a public backlash.

“If you want to change the whole European project then you have to
take into account the views of the people,” she says. “But they have
refused until now to talk to the public and that is why they are in a
mess.”

France’s Armenian population, estimated at about 300,000, has also
been influential, highlighting Turkey’s refusal to accept
responsibility for the Armenian genocide of 1915 and Ankara’s poor
human rights record.

The French government has scrambled to mollify public opinion by
insisting that the future is not pre- ordained, that Turkey’s possible
admission is more than a decade away, and that voters will be given
their say on Turkey’s membership in a referendum. French diplomats
have also been exploring the possibility of offering Ankara a
“privileged partnership” with the EU.

Moreover, Michel Barnier, the French foreign minister, has this week
attempted to parry criticisms from the Armenian community by urging
Ankara to face up to its past. “The European pro- ject is founded on
the very idea of reconciliation,” he said yesterday. “I think the time
has come for Turkey to make an effort to address the memory of this
tragedy which has affected hundreds of hundreds of thousands of
Armenians.”

Opinion polls show that many French voters could be persuaded to
change their minds on Turkey’s membership if Ankara fulfilled its
promises to reform over the next decade.

Even Harout Mardirossian, president of the Committee for the Defence
of the Armenian Cause, says it is possible to imagine a thoroughly
reformed Turkey being admitted into the EU.

But Mr Chirac is staking an enormous amount on Turkey’s ability to
deliver on reform. In the meantime, he risks isolation within his own
party and among the public. His great fear is that the intensity of
the Turkey debate could yet infect next year’s referendum on the EU
constitutional treaty.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Ambassador Kirakossian Brings New Focus to Massacres of 1894-1896

AMBASSADOR KIRAKOSSIAN BRINGS NEW FOCUS TO MASSACRES OF 1894-1896

Azg/arm
15 Dec 04

Holy Cross Armenian Catholic Church “Nishan and Margrit Atinizian
Hall” was the venue on Sunday, December 5 for a presentation of
Armenian ambassador to the US Dr. Arman Kirakossian’s new book,
published by Wayne University Press and sponsored by Roupen and Nina
Terzians of Tekeyan Cultural Association. The event, sponsored by the
Armenian Cultural Foundation, the Armenian Catholic Church and the
Tekeyan Cultural Association, featured Prof. Simon Payaslianof Clark
University as the main speaker.

The ambassador, while in Boston, also presided over the first annual
Hovhannes Badalian Music Fund banquet on December 4 at the Hellenic
Cultural Center in Watertown.

In addition, the ambassador on December 5 was the honored guest at the
special tribute to renowned opera star, Elvira Ouzounian, on the
occasion of her 40th anniversary in her field.

Kirakossian’s book, “The Armenian Massacres 1894-1896, US Media
Testimony”, with a foreword by former Sen. Robert Dole, focused on the
history and the challenges to the Armenian community in Turkey,
leading up to the massacres carried out by the order of Sultan Abdul
Hamid 1894-1896.

Following an introduction by Mark Mamigonian, director of publications
for the National Armenian Association for Studies and Research
(NAASR), Payaslian turned to the subject of how Kirakossian has
portrayed the impact of the massacres in the US periodicals (not daily
newspapers). Pointing out that the many articles were published in
periodicals such as The Atlantic Monthly, The Nation and The Catholic
World at the time, made it clear that the Western world was quite
aware of what was happening to the Armenians in Turkey.

Payaslian then quoted Germany’s Premier Otto von Bismarck, who in
1883, said, “the so-called reforms are ideal and theoretical. Their
practical significance is doubtful”.

In fact, Payaslian recounted, Turks increased their attacks on six
Armenian vilayets, creating a perilous environment, arousing
chauvinism and paranoia. The killings became significant in 1894,
when as many as 3.000 Armenians were killed in Sassoon.

“No Western country intervened”, said Payaslian. “They were not
interested in the Armenia, they were interested in the commercial and
political gains they could achieve in the region. Hamid felt there was
no real reason to refrain from attacking the Armenians”.

Author Kirakossian talked about his research methods and the materials
he has been able to use. Kirakossian who has a doctorate in history,
amongst other degrees, said, “I try to find time from my daily work to
visit the Library of Congress and other libraries to look for new
materials on the Armenian Question and British and US diplomacy
towards the Armenians”.

Kirakossian said, “I used periodicals, which are more analytical,
rather than newspapers. I wanted to present these materials, because
we have started to forget about the Abdul Hamid period. There has been
a great deal more focuson t he Genocide. But the point is, there was
genocidal policy before the years 1915-1923”.

Kirakossian’s next book will deal with the documentation of the
1894-1896 in the British press.

During the question and answer period, following the two talks,
Kirakossian paid tribute to his father, also an historian and foreign
minister at the time, which, during the Soviet period wrote four
volumes that deal with the Armenian Genocide.

“My father was my teacher. He was the first to write about the
Genocide. He was limited because of working during the Soviet
period. He couldn’t work in foreign archives. When I started to work
in the 1980s, I could go to London, Moscow. I could study diplomatic
correspondence. My father simply did not have the chance to access to
western sources”, said Kirakossian.

Answering a question regarding a recent article in the Azg newspaper
in Yerevan, that the ambassador is planning to stay in US and carry on
his scientific work instead of returning to the Foreign Ministry
service in Yerevan, Kirakossian said, “I am still representing the
Republic of Armenia in the United States, but when the time comes I
will return to Yerevan and continue my diplomatic career, and carry on
my work in the field of Armenian political studies at the same time”.

Payaslian said that Armenian leaders did learn they “had to organize
and form closer ties with the outside world”.

Kirakossian’s work represents important documentation of what occored
in the late 19th century.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress