La Grand-Mere Armenienne De Kendal Nezan

LA GRAND-MERE ARMENIENNE DE KENDAL NEZAN

REVUE DE PRESSE

Si la France a une politique kurde depuis les annees 1980, c’est en
grande partie a cet homme discret qui y a dedie sa vie qu’elle le
doit. Portrait.

lire la suite…

vendredi 13 fevrier 2015, Stephane (c)armenews.com

http://www.slate.fr/story/97307/kendal-nezan-kurde-socialistes-france
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=107574

Le Pavillon De La Republique D’Armenie A La Biennale De Venise

LE PAVILLON DE LA RéPUBLIQUE D’ARMéNIE A LA BIENNALE DE VENISE

ITALIE

Armenity / Hayoutioun

Le pavillon national de la République d’Arménie

Ouverture : le 6 mai 2015, 7h-21h

L’île de San Lazzaro degli Armeni Venise

Les artistes contemporains de la diaspora arménienne Haig Aivazian,
Liban ; Nigol Bezjian, Syrie / Etats-Unis ; Anna Boghiguian
Egypte / Canada ; Hera BuyuktaÅ~_cıyan, la Turquie ; Silvina
Der-Meguerditchian, Argentine / Allemagne ; Rene Gabri & Ayreen
Anastas, Iran / Palestine / Ã~Itats-Unis ; Mekhitar Garabedian,
Belgique ; Aikaterini Gegisian, Grèce ; Yervant Gianikian et Angela
Ricci Lucchi, Italie ; Aram Jibilian, USA ; Nina Katchadourian, USA /
Finlande ; Melik Ohanian, France ; Mikayel Ohanjanyan, l’Arménie /
Italie ; Rosana Palazyan, Brasil ; Sarkis, Turquie / France ; Hrair
Sarkissian, la Syrie / UK

Organisée par Adelina Cuberyan v. Furstenberg *

Ouverture le 6 mai 2015, de 7 a 21 heures

Service de navette spécial ACTV vaporetto de la Giardini a l’île
de San Lazzaro. ACTV vaporetto numéro 20 de San Marco Zaccaria a
San Lazzaro

En cette année symbolique 2015, a l’occasion de la commémoration
du 100e génocide arménien, le ministère de la Culture de la
République d’Arménie a consacré son pavillon aux artistes de la
diaspora arménienne. Il sera situé au monastère Mekhitariste sur
l’île de San Lazzaro degli Armeni.

Le concept de conservation armenity ** implique la notion de
déplacement et territoire, la justice et la réconciliation, l’ethnie
et de résilience. Quel que soit leur lieu de naissance, les artistes
sélectionnés portent en leur identité la mémoire de leurs origines.

Grâce a leur talent et leur volonté, ces petits-enfants de survivants
du génocide arménien, le premier génocide du 20ème siècle ont
reconstruit une “assemblée transnationale” a partir des restes d’une
identité brisée. Leur préoccupation ancrée pour la mémoire,
la justice et la réconciliation transcende habilement les notions
de territoire, de frontières et de géographie. Qu’ils soient nés a
Beyrouth, Lyon, Los Angeles, ou au Caire et où ils peuvent résider,
ces citoyens du monde remettent constamment en question et réinventent
leur arménité.

Armenity se déroule dans un cadre d’une importance particulière pour
la diaspora arménienne. C’est sur l’île de San Lazzaro, situé entre
San Marco et le Lido, face a la Giardini de la Biennale, que en 1717 le
moine arménien Mekhitar établi l’Ordre Mekhitariste. C’ est la qu’au
début du 19e siècle Lord Byron a étudié la langue arménienne.

Beaucoup d’Ã…”uvres importantes de la littérature européenne et de
textes religieux ont d’abord été traduits en arménien sur cette île
pittoresque. Au cours de ses 300 ans, le monastère de San Lazzaro
avec ses jardins, l’ancien atelier d’impression, ses cloîtres,ses
musées et ses bibliothèques, a contribué a préserver le patrimoine
culturel unique de l’Arménie, qui aurait étét sinon autrement perdu.

Un catalogue accompagnant publié par Skira, Milan contiendra des
reproductions en couleur et des textes en anglais et en arménien. Une
introduction, des préfaces et des textes de conservation seront
suivis par quatre pages dédiées a chacun des 16 artistes : une page
de texte par chaque artiste et des essais par les critiques d’art
internationaux et écrivains tels que Ruben Arevshatyan, Cécile
Bourne, Ginevra Bria, Adam Budak, David Kazanjian, Berthold Reiss,
Gabi Scardi, Hrag Vartanian et trois pages avec des images et des
dessins des Ã…”uvres. La troisième partie du catalogue contiendra
des textes de l’historien des arts basé a New York et commissaire
indépendante Neery Melkonian et de l’écrivain d’art basé a Londres
et éditeur d’Ibraaz Stephanie Bailey. Le catalogue se terminera avec
les traductions des textes arméniens.

Contact presse : Lucie Crespi, Milan T +39 02 89415532 / T
+39 02 89401645 / T +39 338 8090545 / [email protected] /
[email protected]

La Fondation Bullukian de lyon est fière d’être un partenaire
de Armenity.

* Adelina von Furstenberg Cuberyan est un conservateur de renommée
internationale. Un pionnier dans le domaine, elle est connue
pour élargir l’art contemporain afin d’inclure une approche
multiculturelle. Fondateur et premier directeur du Centre d’Art
Contemporain de Genève, elle a dirigé aussi le Magasin-Centre
National d’Art Contemporain de Grenoble. En 1996, elle a fondé ART
for The World, une ONG au travail unique avec l’art contemporain,
le cinéma indépendant et les droits humains.

** Armenity dérive du mot francais arménité, une notion qui
exprime les caractéristiques particulières des petits-enfants de
survivants du génocide arménien. Il s’agit notamment d’un état de
flux constant, une diversité d’auto-définition, et un sens moderne
et souvent subjective de l’être-dans-le-monde.

traduction NAM

vendredi 13 février 2015, Stéphane ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=107657
www.armenity.net

Le Leader D’Armenie Prospere N’exclut Pas La Reprise Des Manifestati

LE LEADER D’ARMENIE PROSPERE N’EXCLUT PAS LA REPRISE DES MANIFESTATIONS ANTI-GOUVERNEMENTALES

ARMENIE

L’ensemble de la presse se fait l’echo de la conference organisee par
Armenie prospère et son president Gaguik Tsaroukian, consacree aux
defis interieurs auxquels fait face l’Armenie. Des partis politiques
extraparlementaires et des ONG y prenaient part. Parmi les partis
representes a l’AN, seul le parti Heritage etait present. Les
quotidiens signalent l’absence du parti de Levon Ter-Petrossian,
Congrès national armenien. Dans son discours, M. Tsaroukian a
denonce la situation de monopole politique dans le pays, toutes les
ressources etant conservees entre les mains d’un seul parti, ainsi
que les conditions sociales difficiles. Il a appele les autorites a > et a > en privilegiant ceux de l’Etat.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Turquie : Pourquoi L’ecrivain Armenien Sevan Nichanian Est-Il En Pri

TURQUIE : POURQUOI L’ECRIVAIN ARMENIEN SEVAN NICHANIAN EST-IL EN PRISON?

Publié le : 13-02-2015

Info Collectif VAN – – Il y a un an, Orhan Kemal
Cengiz, avocat turc des droits de l’homme, et chroniqueur,
écrivait dans Al-Monitor, un article incisif pour dénoncer
l’incarcération abusive et discriminatoire le 2 janvier 2014 de
l’écrivain arménien de Turquie, Sevan Nichanian [NiÃ…~_anyan selon
l’orthographe turque]. Cet article n’a malheureusement rien perdu
de son actualité et de sa pertinence. Nichanian, l’un des plus
grands intellectuels de Turquie, écrivain, journaliste, linguiste,
architecte, hôtelier, est toujours en prison pour ” absence de
permis de construire ”, dans un pays pourtant connu pour être le ”
nirvana de la construction illégale et de l’urbanisation corrompue
”. Le Sultan Erdogan le sait bien, lui qui a construit récemment sans
permis son palais démesuré, un bâtiment qui n’est pas sans rappeler
celui de Nicolae Ceausescu. Oui, mais voila, Sevan Nichanian n’est
pas président de Turquie. Et il n’est pas un ” vrai Turc ”. Il
risque donc cinquante ans de prison pour sa rénovation du village
oublié de Sirince. A l’instar de nombreuses personnes en Turquie,
Nichanian pense que les causes réelles de sa peine de prison sont
son identité arménienne et ses opinions iconoclastes concernant le
kémalisme, l’islam, et le négationnisme des autorités turques a
l’encontre du génocide arménien. Le Collectif VAN vous propose la
traduction de cet article publié dans Al-Monitor le 30 janvier 2014.

Nota CVAN : Les Arméniens – reconnus officiellement comme une
minorité de Turquie – ne sont ni ” Turcs ” comme indiqué dans
le titre de l’article ci-dessous, ni ” d’origine arménienne ”
comme mentionné dans le texte. Ce sont des ” Arméniens de Turquie
”. Certes, ils sont des citoyens (de seconde zone) de la République
turque, mais leur refuser leur identité, c’est contribuer a effacer
la présence trois fois millénaire du peuple arménien dans ce qui
est actuellement la Turquie.

C’est poursuivre – le plus souvent sans s’en rendre compte – le
génocide de 1915. Il serait bon que ceux qui – tels Orhan Kemal
Cengiz – sont sensibilisés aux discriminations que les Arméniens
de Turquie subissent, fassent l’effort de bien nommer les choses.

Légende photo: Sevan Nichanian [NiÅ~_anyan], un Arménien de Turquie
né en 1956, est actuellement en prison pour des ” constructions
illégales ” Photo postée le 27 décembre 2013. (photo Facebook/Sevan
Nichanian)

Pourquoi l’écrivain turc Sevan Nichanian est-il en prison?

Al-Monitor

30 janvier 2014

Orhan Kemal Cengiz

Sevan Nichanian [Nota CVAN : NiÃ…~_anyan selon l’orthographe turque],
un citoyen turc d’origine arménienne [Voir le Nota CVAN a la
fin de notre introduction ci-dessus] né en 1956, est sans doute
l’une des personnalités les plus hautes en couleurs de la vie
intellectuelle turque. Dans le livre Fausse République, il a écrit
pour questionner le ” tabou d’Ataturk ” en Turquie, suscitant la
colère des nationalistes turcs laïques. Il a outragé des cercles
religieux avec sa critique des croyances musulmanes, il a provoqué
la colère des féministes et des gauchistes. Il n’a jamais hésité
a parler franchement du génocide arménien.

Nichanian purge maintenant le premier mois d’une peine de deux ans
d’incarcération a Torbali, dans la province d’Izmir. Apparemment,
Nichanian n’est pas en prison pour ses opinions anticonformistes ou son
identité, mais pour ” constructions illégales ” Est-ce vraiment le
cas? Pourquoi seul Nichanian est en prison, pour avoir construit [sans
permis] dans un environnement de construction illégale effrénée?

Sa peine d’emprisonnement ne punit-elle pas en réalité ses idées
dérangeantes ?

Tout a commencé en 1995, quand Nichanian a déménagé dans le village
de Sirince, a proximité du canton de Selcuk, dans la province d’Izmir.

C’était un petit village dont personne n’avait entendu parler avant
que Nichanian ne s’y installe et ne commence a réparer les routes,
a restaurer les maisons en ruine et a ouvrir un petit gîte touristique
de charme.

Aujourd’hui, cependant, selon des chiffres fournis par Mujde Tonbekici,
l’ancienne femme de Nichanian, Sirince est devenu une destination
importante, attirant environ 600.000 a 800.000 touristes étrangers
et locaux par an. Peu de temps après son installation a Sirince,
Nichanian a gagné le cÃ…”ur de la population locale avec ses apports
au village. Mais tout le travail de restauration et de construction
a rencontré de sérieuses barrières bureaucratiques et en 2001,
il a été condamné a 10 mois de prison pour infractions liées a
la construction.

Selon les fonctionnaires, leurs enquêtes sur les activités de
construction de Nichanian étaient légalement justifiées. Sirince
est soumis a des restrictions de construction imposées par le
gouvernement, mais pour une raison quelconque, ” les règles de
construction de la période de transition ” émises pour les zones
soumises a de telles limitations, n’ont jamais été présentées
pour Sirince.

Par conséquent, Nichanian a été condamné a une peine de deux ans de
prison pour l’installation sur son propre terrain d’un petit abri de
40 mètres carrés (430.5 pieds carrés). Des dizaines de procès ont
été intentés contre Nichanian pour entretien illicite, réfection et
construction. Si tous ces procès finissent en peines d’emprisonnement,
Nichanian pourrait bien passer le reste de sa vie en prison.

L’ancienne femme de Nichanian a parlé du processus qui a conduit
Nichanian en prison : ” Sirince est une zone de construction limitée.

C’est pourquoi vous ne pouvez pas construire ce que vous voulez. C’est
bien. Mais dans la loi, il y a une clause qui dit que le gouvernement
doit publier des règlements de construction pour la période de
transition jusqu’a ce que le plan final du zonage de construction,
soit fait. C’est pour vous permettre de construire légalement. Mais
voyez, cela fait 30 ans et nous n’avons toujours pas les directives
pour la période de transition ou le plan de construction final. Nous
nous sommes heurtés a de grands problèmes a cause de cela. Nous
ne pouvions pas réaliser notre construction. Nous avons rencontré
cinquante fois l’agence gouvernementale en charge de cela, mais nous
n’avons pu obtenir les permis. Sevan, étant un homme qui ne peut
rester les bras croisés, les relancait constamment, mais a la fin
il a déclaré ‘C’est bon’, et il a commencé a construire. ”

Nichanian pense que les causes réelles de sa peine de prison sont son
identité et ses opinions. Il était amer et en colère avant d’aller
en prison. Il a fait part de ses sentiments a Hasan Cemal, journaliste
turc: ”Toute ma vie – avec mes livres, mon travail dans le village –
j’ai essayé de faire quelque chose de bon pour le peuple. Qu’ai-je
obtenu en retour ? De l’Etat, j’ai toujours recu des soupcons, de
l’inimitié et du despotisme. J’ai toujours dÔ faire face a des
préjugés ethniques et politiques, avec un manque de respect et de
mépris. Cinq gouvernements, huit sous-gouverneurs — je ne sais pas
combien de ministres et de gouverneurs ont changé. Chaque fois nous
obtenons deux ou trois personnes convenables et nourrissons de grands
espoirs. Mais a la fin, rien ne change. ”

Nichanian a été plus direct dans une première interview accordée a
Agos, exprimant son point de vue au sujet de la véritable motivation
derrière sa peine de prison: ” Il est évident que le fait que
je sois Arménien joue un rôle dans ce processus. En Turquie,
toute personne qui sort du cadre est punie, même si votre nom est
[celui d’un] ” vrai Turc.” Si vous faites quelque chose en-dehors
des clous, vous êtes punis. Et en plus, si vous êtes Arménien,
votre punition est amplifiée. ”

Nombreux sont ceux qui pensent que Nichanian a été condamné a la
prison non pour des infractions de construction, mais a cause de ses
opinions qui défient un certain nombre de tabous en Turquie. Une
campagne de pétition locale et internationale pour sa libération
précise : ” Sevan Nichanian est puni pour avoir réalisé une
construction illégale sur son propre terrain en Turquie, paradis
de la construction illégale, et depuis le 2 janvier 2014, il est
incarcéré a la prison de Torbali a Izmir. En outre, au lieu de
se voir attribuer un prix Nobel d’architecture pour ce qu’il a
créé a Sirince, il risque environ cinquante ans de prison pour
les dix-sept procès qui lui sont intentés. En fait, tout le monde
sait que l’affaire contre Sevan Nichanian n’a rien a voir avec les
infractions de construction. Il est puni pour son Ã…”uvre historique
et littéraire contestant l’idéologie officielle.”

Une autre campagne de pétition affirme que ses opinions sur l’Islam
sont la véritable raison de la peine de prison de Nichanian:

” Nous dénoncons l’injustice de x années de prison flanquée a Sevan
Nichanian pour la construction d’une maison de village sur son propre
terrain. La sentence émise contre Sevan Nichanian – qui a transformé
Sirince en un paradis de la culture et du tourisme dans notre pays,
nirvana de la construction illégale et de l’urbanisation corrompue –
est injuste et honteuse.

Nous ne croyons pas que l’emprisonnement lourd et injuste de Sevan
Nichanian soit dÔ aux règlements de construction, quand un autre
procès contre lui a abouti a 13 mois et demi de prison pour avoir
dit que les expressions satiriques et dénigrantes sur l’Islam, dans
un pays a majorité musulmane, ne pouvaient être des crimes de haine.

La sentence prononcée contre Nichanian est un déshonneur qui devrait
ébranler notre conscience et elle jette une ombre sur l’espoir pour
la liberté de pensée. ” En résumé, il y a un groupe important
en Turquie qui pense que l’incarcération de Nichanian n’a rien a
voir avec les infractions aux règles de construction.

Les enquêtes sur la corruption lancées contre le gouvernement (qui
n’aboutissent nulle part du fait de fortes pressions) ont révélé
a Istanbul des permis de construire délivrés illégalement pour
des montants de millions de dollars, ce qui rend tragi-comique le
fait qu’un Arménien qui a construit un petit abri sur son propre
terrain finisse en prison. C’est une réalité a laquelle on doit
bien réfléchir pour comprendre la Turquie.

Orhan Kemal Cengiz est un avocat des droits de l’homme, chroniqueur
et ancien président de l’association L’Agenda des droits de l’homme,
une ONG turque qui travaille sur les questions de droits de l’homme,
allant de la prévention de la torture aux droits des handicapés
mentaux. Depuis 2002, Cengiz est l’avocat de l’Alliance des Eglises
Protestantes turques

©Traduction de l’anglais Collectif VAN – 6 février 2015 –

Lire aussi:

Dossier du Collectif VAN : Affaire Sevan NiÃ…~_anyan [Nichanian]

Retour a la rubrique Source/Lien : Al-Monitor

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=85719
www.collectifvan.org
www.collectifvan.org

Turquie : Comment Forcer Les Alevis A Renoncer A Leur Foi Et Leur Cu

TURQUIE : COMMENT FORCER LES ALEVIS A RENONCER A LEUR FOI ET LEUR CULTURE

Publié le : 13-02-2015

Info Collectif VAN – – “Le quotidien turc Hurriyet
Daily News du 11 février 2015 rapporte qu’une directive du Directoire
chargé de l’éducation religieuse du ministère turc de l’Education
précise que seuls les élèves de confession chrétienne ou juive
seront dispensés des cours obligatoires sur l’islam sunnite. Cette
directive est essentiellement dirigée contre la communauté alévie
de Turquie.

Rappelons que l’alévisme regroupe des membres de l’islam dits
hétérodoxes et revendique la tradition universelle et originelle de
l’islam et plus largement de toutes les religions monothéistes. Il
s’agit d’un large syncrétisme qui donne une approche très libérale
de la religion. L’alévisme constitue la seconde religion en Turquie
après le sunnisme. Si officiellement ils constituent les 10 et 15 %
de la population turque, les sources alévies estiment qu’ils sont
entre 20 a 25 % de la population.” Nota CVAN : Les Alévis peuvent
être indifféremment Turcs ou Kurdes. Dans le Dersim, nombreux sont
les Alévis a avoir caché et sauvé des Arméniens, avant de périr
a la fin des années 30, sous les bombes de l’aviation de Mustapha
Kemal. Malgré cela, et en réaction a l’islam sunnite de l’AKP, de
nombreux Alévis s’affichent aux côtés du CHP (kémaliste), certes
laïque, mais surtout nationaliste et bien peu enclin a défendre
les droits des minorités…

Le Collectif VAN vous propose de lire cette information mise a ligne
sur le site de Diaspora Grecque le 12 février 2015.

Légende photo: Manifestation pour la défense des droits des Alévis,
Ankara

Diaspora Grecque

le 12/2/2015 13:12:40

L’enseignement religieux en Turquie ou comment forcer les Alévis a
renoncer a leur foi et leur culture

Le quotidien turc Hurriyet Daily News du 11 février 2015 rapporte
qu’une directive du Directoire chargé de l’éducation religieuse
du ministère turc de l’Education précise que seuls les élèves
de confession chrétienne ou juive seront dispensés des cours
obligatoires sur l’islam sunnite.

Cette directive est essentiellement dirigée contre la communauté
alévie de Turquie. Rappelons que l’alévisme regroupe des membres
de l’islam dits hétérodoxes et revendique la tradition universelle
et originelle de l’islam et plus largement de toutes les religions
monothéistes. Il s’agit d’un large syncrétisme qui donne une approche
très libérale de la religion. Les alévis sont musulmans mais n’ont
pas l’obligation des cinq prières quotidiennes ni du pèlerinage a
La Mecque, ils boivent de l’alcool et les femmes ne sont pas voilées.

Leur lieu de culte n’est pas la mosquée mais le cemevi, (cem evi) qui
signifie, en turc, maison ou lieu du rassemblement. Pour les alévis,
les textes relatifs au foulard des femmes n’ont aucun caractère
universel et ces textes sont, selon les conditions sociales et de
vie d’aujourd’hui, caduques.

L’alévisme constitue la seconde religion en Turquie après le
sunnisme.

Si officiellement ils constituent les 10 et 15 % de la population
turque, les sources alévies estiment qu’ils sont entre 20 a 25 %
de la population.

Néanmoins, comme cette religion n’est pas reconnue par l’islam
officiel turc, l’établissement des statistiques précises est
impossible. En outre, la répression dont les alévis ont été
victimes durant la période ottomane, répression qui a continué sous
la République turque, a provoqué chez eux un sentiment de peur ; ils
se sentent rejetés et mis au ban de la société par les autorités
turques, religieuses et politiques.

Rappelons également que la Turquie a été condamnée par la Cour
européenne des droits de l’homme en 2014, a propos du non-respect
de la liberté religieuse.

Plus précisément, la Cour européenne des droits de l’homme dans
une décision du 16 septembre 2014, sur une requête introduite par
des parents d’enfants alévis dit : ” Violation de l’article 2 du
Protocole n° 1 (droit a l’instruction) de la Convention européenne
des droits de l’homme a l’égard de Mansur Yalcın, Yuksel Polat et
Hasan Kılıc.

Dans cette affaire, les requérants, qui sont de confession alévie,
une branche minoritaire et hétérodoxe de l’islam, soutenaient que
le contenu des cours obligatoires de culture religieuse et morale a
l’école était axé sur l’approche sunnite de l’islam.

La Cour constate en particulier que, en matière d’enseignement du
fait religieux, le système éducatif turc n’est toujours pas doté
de moyens appropriés pour assurer le respect des convictions des
parents. La violation de l’article 2 du Protocole n° 1 que la Cour
constate a ce titre tire son origine d’un problème structurel,
déja identifié dans l’affaire Hasan et Eylem Zengin. La Turquie
doit sans tarder y remédier, notamment avec la mise en place d’un
système de dispense de cours de CRCM (” cours obligatoire de culture
religieuse et de connaissances morales ”), dont les parents puissent
bénéficier sans avoir a dévoiler leurs convictions religieuses ou
philosophiques. ”

Dans la même décision, la Cour précise : ” Par ailleurs, le fait
que le système turc n’offre une possibilité de dispense du cours
de CRCM qu’aux élèves chrétiens et juifs donne nécessairement a
penser que l’enseignement dispensé en la matière est susceptible
d’amener ces élèves a faire face a un conflit entre l’instruction
religieuse dispensée par l’école et les convictions religieuses ou
philosophiques de leurs parents.

La Cour note a cet égard que la quasi-totalité des Ã~Itats membres
offrent au moins un moyen permettant aux élèves de ne pas suivre
un enseignement religieux, en prévoyant un mécanisme de dispense,
en donnant la possibilité de suivre une matière de substitution, ou
en laissant toute liberté de s’inscrire ou non a un cours de religion.

La Cour conclut que le système éducatif turc n’est toujours pas
doté des moyens appropriés pour assurer le respect des convictions
des parents, et, par conséquent, qu’il y a eu violation de l’article
2 du Protocole n°1 a l’égard de Mansur Yalcın, Yuksel Polat et
Hasan Kılıc.

”

Charalambos Petinos,Historien / écrivain

Dernier livre paru : ” Turquie : entre nostalgie ottomane et mythe
européen ”, Editions Variations, 2015.

Lire aussi :

Retour a la rubrique

Source/Lien : Diaspora Grecque

From: Baghdasarian

http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=85720
http://orientxxi.info/magazine/appartenir-a-l-islam-sans-paraitre-musulmans-0622
http://www.hist.net/kieser/pu/Kocgiri.html
http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/06/03/les-alevis-des-musulmans-liberaux-qui-n-ont-plus-grand-chose-a-perdre_3422648_3214.html
www.collectifvan.org

Tsarukyan Throws Down Gauntlet To Sargsyan: Calls For Complete Regim

TSARUKYAN THROWS DOWN GAUNTLET TO SARGSYAN: CALLS FOR COMPLETE REGIME CHANGE

13:38, February 13, 2015

In response to yesterday’s stinging attack by President Serzh Sargsyan
against his person and political capabilities, Gagik Tsarukyan upped
the stakes a bit more by publicly calling for regime change via snap
presidential elections.

The entire scenario some two weeks ago when a Prosperous Armenia Part
(BHK) party activist was seized off a Yerevan street, pushed into a
waiting car, and later beaten quite severely.

The BHK (Armenia’s second largest political party headed by Tsarukyan)
laid the full responsibility of the attack on the ruling Armenian
Republican Party (HHK) government.

This, in turn, lead to threats from the top echelons of the HHK to
the BHK that such accusations should be dropped or the consequences
would be dire.

Those consequences were stated yesterday in a speech by President
Sargsyan before senior members of the HHK.

Sargsyan personally derided Tsarukyan as an unfit political leader,
threatened to kick him out of parliament and ordered tax audits of
his multi-million dollar business empire.

In a statement issued today, Tsarukyan called on the people of Armenia
“to prepare for struggle”.

“When 3,000 people come out into the streets, they are forced to
modify the law. When all the people fill the streets, the regime
will change. I am now calling for a national mobilization with just
one goal in mind – using all legal means (round the clock rallies,
marches, and demonstrations, civil disobedience) to force Serzh
Sargsyan to leave office and thus rid the country of this menace.”

The use of the word “menace” by Tsarukyan in describing Sargsyan is
a direct comeback to the president’s remarks yesterday labeling the
BHK leader as “a menace for our country”.

Tsarukyan declared that the regime must leave forthwith and that
Armenia needed to clean itself of the suffocating environment in
which it finds itself.

“Today, I regard the most important work of my life to be liberating
Armenia from this regime of evil,” Tsarukyan concluded.

Tsarukyan also remarked that he will be meeting with representatives
of the opposition Armenian National Congress and the Heritage Party
for talks later today.

http://hetq.am/eng/news/58516/tsarukyan-throws-down-gauntlet-to-sargsyan-calls-for-complete-regime-change.html

Tsarukyan Not Concerned About Upcoming Tax Checks – Spokesman

TSARUKYAN NOT CONCERNED ABOUT UPCOMING TAX CHECKS – SPOKESMAN

14:39 13/02/2015 >> POLITICS

Soon you will briefly familiarize with comprehensive and weighty
political statement of Prosperous Armenia Party leader Gagik Tsarukyan,
which will give answers to all questions and offer solutions to the
existing problems, Prosperous Armenia spokesman Tigran Urikhanyan
said after the meeting of the party’s political council.

Asked whether Gagik Tsarukyan is concerned about the upcoming tax
checks as well as the process of stripping him of his parliament seat,
Urikhanyan said, “No, to put it mildly.”

In his words, Prosperous Armenia is rather concerned about the problems
of starving people.

Source: Panorama.am

War Will Cast Doubt On Future Of Azerbaijani Elite

WAR WILL CAST DOUBT ON FUTURE OF AZERBAIJANI ELITE

February 13, 2015 12:14

Thomas de Waal

Photo:

Yerevan /Mediamax/. In his article “The Karabakh Truce under Threat”,
British analyst, Senior Associate at Carnegie Endowment Thomas de
Waal considers the current situation quite worrying.

“Will there be war this year in Nagorny Karabakh? Every year since the
1994 ceasefire that halted the fighting, the answer to that question
has been “No.” This year, the signals are much more worrying”,
he notes.

“At the Munich Security Conference, the OSCE issued its third alarmed
statement in two weeks. January is usually a quiet month on the
ceasefire line but this time 12 dead and 18 wounded were recorded.

The basic arguments for avoiding war remain the same. It would do
catastrophic damage to everyone. The Armenian side got most of what
it wanted in 1994. Azerbaijan, the defeated side in the war of the
1990s, has a greater incentive to back to war to try to re-conquer
lands that constitute almost 14 per cent of its de jure territory,
but it would be a very risky enterprise. Given the mountainous
terrain and the Armenian defenses, an operation could easily fail,
costing potentially not just the lives of thousands of young men in
the minefields around Karabakh, but the survival of the ruling elite
itself. Far safer for Baku to rattle sabers than to fire real guns.

The logic is still good, but the fear is growing of war by
miscalculation on the Line of Contact. What was once a muddy zone of
trenches and poorly-armed soldiers is now bristling with heavy weapons
and aircraft. The journalist and analyst Emil Sanamyan estimates that
in 2014 72 men–39 Azerbaijanis and 33 Armenians, died–making it by
far the worst year since the ceasefire.

Furthermore, the violence has spread from the area outside Karabakh to
the Armenian-Azerbaijani frontier both in the north and next to the
exclave of Nakhichevan. If a conflict does ever break out again, it
will be a full-scale war between the states of Armenia and Azerbaijan”,
the analyst writes.

Thomas de Waal recalls the OSCE Minsk Group Co-Chairs’ statement made
on January 27 which urged Azerbaijan to observe its commitments to
a peaceful resolution of the conflict. The analyst also touches upon
Azerbaijani President Ilham Aliyev’s statement in Munich as well as
Armenian President Serzh Sargsyan’s warning that the Armenian side
reserves the right to carry out preventative strikes.

“All of this makes the situation around Karabakh more menacing. Urgent
attention needs to be paid to dampen down the situation before spring
arrives and a potentially long hot and dangerous summer”, concluded
Thomas de Waal.

http://carnegieendowment.org
http://www.mediamax.am/en/news/region/13181/#sthash.k8WHLxpN.dpuf

Mass Media: Hovik Abrahamyan Trying To Persuade Gagik Tsarukyan To L

MASS MEDIA: HOVIK ABRAHAMYAN TRYING TO PERSUADE GAGIK TSARUKYAN TO LEAVE POLITICS

by Ashot Safaryan

Friday, February 13, 11:20

It is widely rumored that the authorities mull Hovik Abrahamyan’s
dismissal from the post of the prime minister and his appointment as
head of the headquarters to prepare a referendum for the Constitutional
reform.

A Yerevan-based newspaper “Zhoghovurd” (“The People”) writes citing
its own sources that the authorities sought to repeat what they did in
November 2011, when Hovik Abrahamyan left his post of the parliament
speaker and headed the Republican Party’s pre-election headquarters.

“However, following a meeting with Serzh Sargsyan, it was decided to
leave Hovik Abrahamyan on his position of the prime minister. This
implies his direct participation in the ‘war’ against his relative
Gagik Tsarukyan. Of course, Hovik Abrahamyan may try to persuade
Tsarukyan to leave the politics, but he will stand little chance for
success,” the paper writes.

President of Armenia Serzh Sargsyan has decreed that the membership
of Gagik Tsarukyan, leader of the Prosperous Armenia Party, in the
National Security Council is considered null and void

Earlier, speaking at the Republican Party Council meeting,
Serzh Sargsyan levered harsh criticism at Tsarukyan for his
‘pseudo-political’ activity, saying he would be excluded from the
Security Council, because “the supreme security body of the country
is not a cinema where one can come and leave when he wants.”

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

http://www.arminfo.am/index.cfm?objectid=2B3A74B0-B359-11E4-93990EB7C0D21663

Report: Kocharyan May React To Sargsyan’s Statement

REPORT: KOCHARYAN MAY REACT TO SARGSYAN’S STATEMENT

POLITICS | 13.02.15 | 12:43

Raising the Stakes: Sargsyan ushers in new political conditions by
tackling former coalition partner

Robert Kocharyan may provide his reaction to the unusually strong
criticism of President Serzh Sargsyan against Prosperous Armenia Party
(PAP) leader Gagik Tsarukyan, the former president’s spokesman Victor
Soghomonyan said today, according to

“Kocharyan returned [to Armenia] last night, there has not been a
discussion yet. Today I will discuss [the matter] with him, and if
there is a need for a reaction, he will provide that reaction by all
means,” said the spokesman, according to the news website.

During a February 12 meeting of the Council of the ruling Republican
Party of Armenia, President Sargsyan lashed out at Tsarukyan,
describing his political activities as “evil” for the country.

Stressing the “ignorance and illiteracy” of Tsarukyan, Sargsyan
effectively urged the RPA to work towards ousting Tsarukyan from the
political arena.

PAP leader Tsarukyan was expected to respond to the criticism on
Friday afternoon.

Many in Armenia believe that Tsarukyan and the PAP are a political
support base for Kocharyan, who contemplates a return to active
politics. One of the obstacles to such a political comeback, many
experts believe, may be the constitutional reform initiated by the
Sargsyan administration and opposed by the PAP and other opposition
groups.

http://armenianow.com/news/politics/60597/armenia_serzh_sargsyan_kocharyan_pap_reaction
www.armtimes.com.