Patrick Devedjian assure de gagner la bataille des Hauts-de-Seine

Patrick Devedjian assuré de gagner la bataille des Hauts-de-Seine

LE MONDE | 28.05.07 | 14h21 . Mis à jour le 28.05.07 | 14h21

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La bataille pour la succession de Nicolas Sarkozy à la présidence du conseil
général des Hauts-de-Seine aura duré moins de trois semaines. Elle n’aura
finalement été qu’une "guerre éclair". Patrick Devedjian a toutes les
chances d’être élu, vendredi 1er juin, par l’assemblée départementale. Le
nouveau secrétaire général délégué de l’UMP a d’ores et déjà reçu le
soutien – écrit – d’une vingtaine de conseillers généraux UMP et UDF sur les
30 élus de la majorité.

Jean-Jacques Guillet, président du groupe UMP, et Isabelle Balkany (UMP),
vice-présidente chargée des affaires scolaires, sont également sur les
rangs. Mais un candidat unique de la droite devrait être désigné, soit mardi
29 mai par un vote interne du groupe UMP, soit mercredi 30 mai par les élus
UDF-UMP.
Officiellement, M. Sarkozy n’a adoubé personne. Le 15 mai, il s’est contenté
d’inviter les élus UMP et UDF du département à "élire un ou une présidente",
a-t-il insisté, tout en les appelant à préserver "l’unité" de la majorité
départementale.
En privé, M. Devedjian, qui n’a pas été nommé au gouvernement, a toutefois
reçu des encouragements de la part du chef de l’Etat. "Tu n’es pas ministre.
Mais tu es certain d’avoir les Hauts-de-Seine", lui a laissé entendre M.
Sarkozy, rapporte un proche de l’ancien ministre de l’industrie.
La plupart des élus ont été surpris d’apprendre, lundi 21 mai, que M.
Sarkozy démissionnait uniquement de sa fonction de président du conseil. Sa
décision de rester simple conseiller général rendant inutile le préalable
d’une cantonale partielle, la campagne interne pour sa succession s’en est
trouvée abrégée. Cette décision "a brusqué le calendrier", constate
Jean-Jacques Guillet, qui avait prévu un vote interne du groupe UMP le 20
juin.
Jacques Gautier, président du conseil général par intérim, a, "dès le
lendemain de l’appel à l’unité de M. Sarkozy", le 15 mai, dit-il, commencé
une campagne de signature en faveur de M. Devedjian auprès des élus.
Dans une lettre, le maire de Garches fait valoir que M. Devedjian a "la
dimension politique nationale indispensable pour diriger le premier
département de France". Sa qualité "d’ami fidèle du président de la
République, écrit M. Gautier, assure notre département de conserver un lien
très fort avec Nicolas Sarkozy".
L’accélération du calendrier n’a cependant pas totalement désarmé les deux
autres prétendants. Mme Balkany dénonce ce qu’elle appelle le "coup de
force" de M. Devedjian, "spécialiste, selon elle, de l’autoproclamation".
Elle se dit "certaine" que, parmi la vingtaine d’élus qui ont signé la
lettre de soutien au député d’Antony, plusieurs ont subi des "pressions"
concernant leur future investiture aux municipales ou aux cantonales. Ce
dont se défend M. Devedjian : "Je trouve indigne enfin qu’on accuse les
membres du conseil général d’être perméables à d’éventuelles pressions."
Mme Balkany et M. Guillet comptent sur un vote interne des élus UMP "à
bulletin secret" pour montrer que M. Devedjian ne dispose pas d’autant de
soutiens qu’il peut prétendre. "Il n’aura pas la majorité absolue au premier
tour au sein du groupe", gage Mme Balkany, qui avait l’intention de demander
la tenue de ce vote, mardi 29 mai. Une "majorité d’élus du groupe UMP
souhaite que nous votions", déclare M. Guillet.
"J’y suis parfaitement favorable", affirme M. Devedjian, qui met toutefois
en garde ses rivaux "contre le risque qu’il y a pour eux à vouloir se
compter".

Béatrice Jérôme
Article paru dans l’édition du 29.05.07

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