Hollande: Raffarin est =?UNKNOWN?Q?=22rest=E9?= dans le flou,dans le

Agence France Presse
14 octobre 2004 jeudi
Hollande: Raffarin est “resté dans le flou, dans le vague”
PARIS 14 oct 2004
Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a accusé jeudi
Jean-Pierre Raffarin d’être “resté dans le flou, dans le vague” lors
de sa déclaration à l’Assemblée sur la candidature de la Turquie à
l’Union européenne.
Il n’y a pas eu de “véritable débat parce que le Premier ministre n’a
pas pris de position sur le sujet”, a affirmé M. Hollande dans les
couloirs de l’Assemblée, peu après la déclaration de M. Raffarin.
Le chef du gouvernement “est resté dans le flou, dans le vague, sur
la position qui sera défendue par le président de la République au
mois de décembre (ndr: le 17 décembre lors du sommet européen qui
doit se prononcer sur l’ouverture de négociations avec Ankara) et sur
la démarche du gouvernement”, a-t-il ajouté.
Selon lui, M. Raffarin est confronté à “une difficulté”, car “il n’a
pas de majorité” sur ce dossier.
Au contraire, a-t-il ajouté, les socialistes disent “clairement qu’il
faut poursuivre la négociation avec la Turquie, poser des conditions
strictes, notamment sur les droits de l’homme, la démocratie, la
reconnaissance du génocide arménien, et ouvrir les deux options,
celle de l’adhésion ou celle du partenariat renforcé”.
“Je constate aujourd’hui que c’est le Parti socialiste qui a fait
l’effort de clarification quand le gouvernement est resté sur la
confusion et l’ambiguïté”, a conclu M. Hollande.

Mamere, pour l’adhesion de la Turquie, vilipende la classe politique

Agence France Presse
14 octobre 2004 jeudi
Mamere, pour l’adhesion de la Turquie, vilipende la classe politique
PARIS 14 oct 2004
Le député Vert de Gironde Noël Mamère a défendu jeudi à l’Assemblée
l’adhésion de la Turquie à l’UE en vilipendant ceux qui veulent
“instrumentaliser une religion pour des nécessités de politique
intérieure, d’arrangement entre partis ou au sein des partis”.
Dans les couloirs de l’Assemblée avant qu’il ne prenne la parole dans
l’hémicycle dans le cadre du débat sur la candidature de la Turquie à
l’UE, M. Mamère a estimé que les réticences de la classe politique à
cette adhésion étaient “l’expression des peurs de notre pays” et
traduisaient “la tendance des hommes politiques aujourd’hui à surfer
sur l’opinion”.
“Je trouve qu’on est en train d’instrumentaliser une religion pour
des nécessités de politique intérieure, d’arrangement entre partis ou
au sein des partis”, a-t-il dit.
Il a relevé en outre qu’il “n’entendait pas les hommes politiques
crier, pleurer” contre des pays comme “l’Irlande ou le Portugal qui
condamnent toujours l’avortement”. “C’est sans doute parce qu’ils
sont blancs, d’éducation judéo-chrétienne et qu’ils font partie du
club”, a-t-il dit.
Défendant la position des Verts, M. Mamère a fait valoir que la
Turquie était “déjà dans l’Europe”. “Son histoire la conduit à nous
rejoindre et si nous voulons défendre un modèle d’une Europe
multiculturelle ouverte sur son Sud et la Méditerranée, d’une Europe
qui favorise la démocratisation de l’islam, la démocratisation d’un
certain nombre de pays (…) nous avons besoin de la Turquie pour
renforcer l’Europe”.
Pour autant, il a estimé que ce pays devait “faire des efforts”,
notamment sur la “question des minorités kurdes, le génocide
arménien, les prisonniers politiques”.

Barnier annonce un nouveau debat a l’Assemblee apres sommet du 17dec

Agence France Presse
14 octobre 2004 jeudi
Barnier annonce un nouveau débat à l’Assemblée après sommet du 17 décembre
PARIS 14 oct 2004
Le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, a annoncé jeudi
à l’Assemblée qu’un nouveau débat parlementaire sur la candidature de
la Turquie à l’Union européenne serait organisé après le Sommet
européen du 17 décembre qui doit se prononcer sur l’ouverture de
négociations avec Ankara.
Répondant à un “souhait” formulé par l’ancien Premier ministre
Edouard Balladur, lors du débat organisé jeudi à l’Assemblée, M.
Barnier a déclaré qu'”il y aura après le Conseil européen du 17
décembre un débat durant lequel le gouvernement rendra compte de ce
qui s’est précisément passé”.
M. Barnier n’a cependant pas évoqué l’hypothèse d’un vote, demandé
par M. Balladur.
Le ministre a ajouté qu’il devait “y avoir à chaque étape de cette
négociation, si elle est ouverte, une information régulière du
Parlement”. En revanche, il ne s’est pas “engagé sur le contenu de la
question référendaire” qui devrait être posée aux Français à l’issue
de la négociation, précisant qu’elle “dépendra de son résultat”.
Défendant l’ouverture des négociations avec la Turquie, M. Barnier a
déclaré qu’on “ancrera ce pays dans le camp européen (…) en lui
donnant la possibilité de prouver qu’il sera un jour capable de
partager avec nous ce projet de démocratie et de civilisation qu’est
le projet européen”.
Le ministre a toutefois souligné que “la question de la présence des
forces turques dans le nord de Chypre devra être réglée” au cours de
ces négociations. Concernant le génocide arménien, il a estimé que
“la Turquie devra faire son travail de mémoire à l’égard de sa propre
histoire”.
Enfin, réagissant à des propos de l’ambassadeur de Turquie à Paris
parus dans la presse, M. Barnier a dit que ce dernier avait “tort de
considérer qu’il y aurait chez nous une sorte de délire”, ajoutant
qu’il y avait “simplement le désir de parler, de comprendre, de
débattre” et, “pour notre peuple, de décider lui-même de l’avenir et
des limites de l’Union européenne”.

Turquie : les deputes opposent un << partenariat privilegie >> al’ad

Turquie : les deputes opposent un << partenariat privilegie >> a l’adhesion
Les Echos , France
15 octobre 2004
C. CO. ET F. F.
Le débat est resté maîtrisé. Après avoir exigé et obtenu, à défaut de
vote, un débat à l’Assemblée sur la question très sensible de
l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, François Bayrou a
choisi l’apaisement. Alors que les deux grandes formations politiques
(l’UMP et le PS) sont toutes d’eux très divisées, le président de
l’UDF, qui a toujours été hostile à l’entrée de la Turquie, a
esquissé une solution de compromis : pourquoi Jacques Chirac ne
demanderait-il pas à ses partenaires européens le 17 décembre que les
négociations avec la Turquie débouchent sur deux options, « une
adhésion ou un partenariat privilégié » ?
Sur le fond, l’UMP comme le PS sont d’accord : l’idée d’un
partenariat privilégié serait la meilleure façon de se tirer du
guêpier. Dénonçant une sorte de « fuite en avant » sur la question
turque, Edouard Balladur, le président UMP de la commission des
Affaires étrangères, a plaidé en ce sens, en demandant que les
Français aient effectivement le choix lorsqu’ils auront à se
prononcer, dans quelques années, par référendum. Bernard Accoyer, le
président du groupe UMP à l’Assemblée, a été encore plus explicite :
« Oui à l’ouverture de négociations avec Ankara pour aboutir à un
partenariat privilégié », a-t-il lancé hier. Il faut dire que l’UMP a
été gagnée ces derniers jours par un vent de panique, la position
officielle de l’exécutif – non à l’entrée de la Turquie, mais oui à
l’ouverture de négociations – paraissant illisible à bon nombre
d’élus, de plus en plus intéressés par les positions de François
Bayrou. Dominique Paillé et Nicolas Dupont-Aignan ont rappelé hier
combien la position chiraquienne leur paraissait intenable. Face à
cette fronde, la porte-parole de l’UMP, Valérie Pécresse, a été
jusqu’à proposer hier sur Europe 1 un report des négociations avec
Ankara en 2006. Une façon de déminer le terrain avant le référendum
sur la Constitution européenne prévu l’année prochaine.
Noël Mamère se démarque
A gauche, l’idée d’un partenariat privilégié a le mérite de
rapprocher les points de vue de ceux qui, comme Laurent Fabius,
refusent catégoriquement l’entrée de la Turquie dans l’Union et ceux
qui, comme Jean-Marc Ayrault, estiment que « claquer la porte devant
la Turquie serait interprété comme un manquement de la parole de
notre nation ». Hier, le président du groupe socialiste a convenu que
la meilleure solution serait de laisser ouvertes, pendant les
négociations, les deux options possibles (l’adhésion ou le
partenariat privilégié). Il a également reconnu que, pour l’heure, la
Turquie ne pouvait pas entrer dans l’Union non seulement parce
qu’elle ne satisfaisait pas aux critères d’adhésion, mais parce que
l’Europe avait besoin au préalable de digérer ses élargissements
successifs : « L’urgence est de retrouver la confiance des peuples »,
a-t-il lancé.
Plus radical, Laurent Fabius a énuméré dans les couloirs toutes les
raisons qui lui font refuser l’entrée de la Turquie dans l’Union : «
Elle ne remplit pas tous les critères démocratiques ; elle n’a pas
reconnu le génocide arménien ; elle traite mal un certain nombre de
minorités et, pour une part, elle n’est pas géographiquement en
Europe. » En outre, « son poids de population représenterait 20 % de
droits de vote de plus que la France ».
Dans ce choeur de sceptiques, seul le Vert Noël Mamère s’est démarqué
: il a vigoureusement défendu l’adhésion de la Turquie, en estimant
que les réticences de la classe politique étaient « l’expression des
peurs de notre pays » et traduisaient « la tendance des politiques à
surfer sur l’opinion ».
Jean-Pierre Raffarin a écouté attentivement tous les débats, mais
sachant que sur ce sujet c’est le président de la République qui
décide souverainement, il a préféré laisser ouvertes toutes les
options : « L’avenir n’est pas écrit » entre une adhésion de la
Turquie, un partenariat renforcé ou le statu quo actuel, a-t-il
indiqué en rappelant qu’il appartiendrait en tout état de cause aux
Français de trancher. Michel Barnier, le ministre des Affaires
étrangères, a lui précisé que le Parlement serait consulté à chaque
étape de la négociation, et notamment après le 17 décembre.Les
déclarations du chef de l’Etat22 novembre 2002. Au sommet de l’Otan à
Prague, Jacques Chirac affirme que « la Turquie a toute sa place dans
l’Europe ».
30 avril 2004. Il nuance : « La Turquie a une vocation européenne »
mais « les conditions de son entrée ne sont pas aujourd’hui
réunies… »
4 octobre. A l’occasion d’une rencontre franco-allemande, il annonce
qu’une disposition sera prochainement introduite dans la Constitution
pour qu’à partir d’une certaine date (non encore précisée) les
Français soient systématiquement consultés par référendum sur les
nouveaux élargissements. La Turquie est évidemment visée.
11 octobre. Jacques Chirac s’emploie une nouvelle fois à rassurer les
Français en assurant que la France pourra opposer un veto à l’entrée
de la Turquie dans l’UE « à tout moment ».
17 décembre. Les chefs d’Etat européens doivent décider de
l’ouverture ou non des négociations d’adhésion avec la Turquie.

Du non definitif au oui de principe

Le Figaro
15 octobre 2004
Du non définitif au oui de principe;
ASSEMBLÉE La discussion a permis de constater que, sur la question
turque, la classe politique est divisée en quatre « familles »
Nicolas BAROTTE, Elsa FREYSSENET
CEUX QUI DISENT NON À LA TURQUIE
– François Bayrou (président de l’UDF) : « L’adhésion de la Turquie,
ce n’est pas un pas vers l’unité de l’Europe, c’est un pas vers sa
dispersion (…). L’Europe unitaire, libre et forte que nous
défendons, une fois constituée, doit bâtir avec les pays de la
Méditerranée une communauté plus large, une communauté d’obligations
et d’entraide réciproques, une communauté euro-méditerranéenne. »
– Dominique Paillé (UMP, Deux-Sèvres) : « Avec la Turquie, l’Europe
se réduirait à une simple zone de libre-échange, loin de l’idéal qui
anime les fédéralistes auxquels j’appartiens. »
– Philippe Pemezec (UMP, Hauts-de-Seine) : « Aurions-nous fait
l’Europe avec une Allemagne qui aurait nié la Shoah ? L’Etat turc
continue de nier le génocide de près de 2 millions d’Arméniens.
Existe-t-il une hiérarchie dans les génocides ? Le général de Gaulle
a rêvé d’une Europe de l’Atlantique à l’Oural, êtes-vous prêts à
vivre le cauchemar d’une Europe de l’Atlantique à l’Euphrate ? »
– Nicolas Dupont-Aignan (UMP, Essonne) : « L’entrée d’un pays non
européen rendrait impossible le fonctionnement apaisé des
institutions déjà affaiblies par l’élargissement », a-t-il déclaré,
souhaitant un référendum « avant le 17 décembre ».
CEUX QUI DISENT OUI À L’OUVERTURE DE NÉGOCIATIONS MAIS NON À UNE
ADHÉSION
– Bernard Accoyer (président du groupe UMP) : « Les négociations avec
la Turquie ne seront nullement automatiques ni jouées d’avance. »
– Manuel Valls (PS, Essonne) : « L’adhésion de la Turquie, sans
harmonisation fiscale et sociale, sans réelle démocratisation des
institutions européennes, dans une Union à 30, ne peut que
représenter une dilution du projet européen et préparer des réflexes
de crainte et d’hostilité. Nous devons dire clairement qu’ouverture
de négociation ne signifie pas adhésion. »
– Edouard Balladur (UMP, président de la commission des affaires
étrangères) : « Je souhaite qu’on envisage pour la Turquie, comme
désormais pour tous les pays candidats, afin de ne froisser aucune
susceptibilité, et de ménager la dignité d’un grand peuple, une
situation de partenaire privilégié. Pour y parvenir, il faudrait que
le Conseil européen du 17 décembre ne ferme aucune voie. » Il a
souhaité qu’un futur référendum sur la Turquie « prévoie clairement
le choix entre deux solutions » : l’adhésion ou le partenariat
privilégié.
CEUX QUI DISENT OUI À L’OUVERTURE DE NÉGOCIATIONS MAIS NE SE
PRONONCENT PAS POUR LA SUITE.
– Jean-Marc Ayrault (président du groupe PS) : « L’ouverture de
négociations avec la Turquie est un droit légitime. Il ne peut y
avoir de traitement de défaveur. Mais aujourd’hui la Turquie
respecte-t-elle les conditions d’adhésion ? Et l’Union est-elle en
mesure de lui assurer une intégration harmonieuse ? A ce stade, la
réponse à ces deux questions est non », a-t-il déclaré, citant trois
préalables à une éventuelle adhésion : « Réussir l’élargissement à 25
», renforcer le « cadre institutionnel » de l’Union et augmenter ses
ressources financières.
CEUX QUI DISENT OUI
– Noël Mamère (Verts, Gironde) : « Nous sommes pour, résolument pour,
l’intégration de la Turquie à l’Union européenne, parce que nous ne
bornons pas notre horizon aux frontières étroites de la politique
française. L’Europe a besoin de la Turquie pour bâtir un modèle de
cohésion multiculturelle et pour apporter une réponse décisive à la
guerre de civilisation. »
– Pierre Lellouche (UMP, Paris) : « Il s’agit de démontrer que le
fleuve de l’islam peut se fondre dans l’océan de la démocratie et des
droits de l’homme. On ne peut pas tout à la fois faire de
l’intégration des musulmans de France et de la laïcité l’une des
premières priorités sociétales de notre pays, accuser
l’Administration Bush d’aggraver en Irak le conflit des civilisations
que cherchent à imposer au monde Ben Laden et ses terroristes et dans
le même temps dire à la Turquie laïque qu’elle n’a pas sa place chez
nous. »

Le grand debat a l’Assemblee nationale sur l’adhesion de la Turquie

Le Temps, France
15 octobre 2004
Le grand débat à l’Assemblée nationale sur l’adhésion de la Turquie a accouché d’une souris;
FRANCE. Plus de vingt orateurs sont intervenus jeudi à l’Assemblée
nationale pour débattre de l’opportunité d’ouvrir les négociations
avec Ankara. Des semaines de polémiques et une discussion sans vote
arrachée au gouvernement n’ont abouti qu’à un débat sans passion
devant un hémicycle à moitié vide.
Y a-t-il un député français qui est favorable à une adhésion aussi
rapide que possible de la Turquie à l’Union européenne après le début
des négociations que décidera d’ouvrir, le 17 décembre prochain, le
Conseil européen? La réponse est non. Le débat de jeudi à l’Assemblée
nationale, obtenu de haute lutte par les députés de la majorité et de
l’opposition, n’a donné lieu à aucune empoignade entre les partisans
d’un oui enthousiaste et ceux d’un non ferme et définitif.
Jean-Pierre Raffarin a résumé l’opinion des 23 députés qui sont
intervenus après lui sans même les avoir entendus: «Ni l’Europe ni la
Turquie ne sont prêtes à [cette] adhésion.»
Durant tout l’après-midi, il n’a été question que de conditions et de
délais, quinze ans ou plus. Jean-Pierre Raffarin a rappelé que «la
demande d’adhésion de la Turquie n’est pas illégitime», en faisant
l’inventaire des démarches turques pour se rapprocher de l’Union
européenne depuis 1959, et en soulignant que la Turquie était déjà,
dans les années 1960, «un élément majeur de la politique
méditerranéenne et proche-orientale du général de Gaulle». Mais il a
ensuite énuméré les inconvénients de cette adhésion: «Risque de voir
l’ambition de l’Europe politique diluée dans un ensemble si vaste et
si disparate qu’il serait impossible d’avancer ensemble, risque
d’incompréhension entre deux mondes, deux cultures profondément
différentes.» «Face à ces deux objections et à d’autres encore,
a-t-il ajouté, nous ne pouvons répondre aujourd’hui, c’est pourquoi
il faut laisser du temps au débat et à la réflexion.»
Le premier ministre est cependant convaincu qu’«il est dans l’intérêt
de la France et de l’Europe d’avoir une Turquie stable, moderne,
démocratique qui partage nos valeurs et nos objectifs». «La Turquie
change parce qu’elle manifeste un vrai désir d’Europe. Laissons lui
du temps. […] L’histoire tranchera», a-t-il conclu avant de répéter
que la Commission européenne n’a donné qu’un «oui conditionnel», et
que plus tard, quand le moment sera venu, le peuple français sera
consulté par référendum.
La plupart des orateurs de l’opposition, même s’ils ont protesté
contre le fait que le débat d’hier n’était pas suivi d’un vote, ne
semblaient pas avoir d’objections majeures au discours consensuel et
prudent du premier ministre. «Claquer la porte devant la Turquie
serait interprété comme un manquement à la parole de notre pays, elle
a droit aux négociations», a dit le président du groupe socialiste à
l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault. Avant de poser une condition qui
s’adresse plus à l’Europe qu’au pays candidat: retrouver un moteur
politique qui évite que les nouveaux élargissements ne condamnent
l’Union à se diluer dans une simple zone de libre-échange sous
influence américaine. Quant aux députés de l’UMP, ils ont évité
soigneusement d’affronter le gouvernement et le président de la
République en transformant leur hostilité à l’adhésion en une
proposition de partenariat privilégié.
Est-ce parce que l’ensemble de la représentation nationale était
saisie par un syndrome de procrastination (de remise au lendemain)?
Le débat s’est déroulé sans passion, sans envolées, et surtout dans
un hémicycle plus qu’à moitié vide au début et presque désert à la
fin. Seul le député vert Noël Mamère a défendu clairement l’adhésion:
«Les Verts n’ont ni divisions ni états d’âme. Nous sommes pour,
résolument pour», a-t-il déclaré. Mais il a tout de même émis des
réserves. Il faudra, a-t-il expliqué, qu’avant l’adhésion proprement
dite le problème chypriote soit résolu et que la Turquie reconnaisse
le génocide arménien.
Il y avait aussi François Bayrou. Farouche adversaire de l’adhésion.
«Nous croyons que l’Union européenne est une unité politique en
construction. Or l’adhésion de la Turquie n’est pas un pas vers
l’unité de l’Europe, c’est un pas vers sa dispersion», a-t-il
proclamé. Mais encore la trahison de son unité culturelle: «L’Europe
est la rencontre la plus féconde que l’histoire ait jamais produite,
[…] entre Athènes, Rome et Jérusalem. Supprimez l’un des trois,
vous supprimez l’Europe.» Bien que les sondages montrent qu’une
majorité de citoyens sont hostiles à l’adhésion turque, François
Bayrou sait que sa position est minoritaire à l’Assemblée. Il tentera
donc seulement de freiner le processus et d’éviter qu’il soit
irréversible en demandant que la négociation porte à la fois sur la
possibilité d’adhésion et sur celle d’un partenariat privilégié.
Voilà donc un grand débat qui a accouché d’une souris. Sans doute en
raison des contradictions internes de la droite comme de la gauche.
Sûrement parce que les interrogations sur la perspective, même
lointaine, de l’adhésion turque révèlent l’étendue des questions non
résolues sur l’identité politique de l’Union européenne.

La Turquie, un allie extra-europeen

Le Monde, France
15 octobre 2004
La Turquie, un allié extra-européen ;
AU COURRIER DES LECTEURS
Jean Berry
Même si la Turquie se conformait intégralement à tous les critères de
Copenhague (droits de l’homme, etc.), même si elle reconnaissait le
génocide arménien, même si tous ses musulmans admettaient que la
religion n’a pas à interférer sur la politique, en un mot, même si
elle devenait demain une démocratie modèle et laïque, la Turquie ne
ferait pas pour autant partie de l’Europe.
Et tout l’argent que nous coûterait une adaptation minimale de son
niveau de vie serait mieux utilisé à aider des pays pauvres mais
européens comme la Roumanie ou la Bulgarie, afin de bâtir à terme une
Europe forte, cohérente et solidaire, à l’intérieur de frontières
bien définies et intangibles.
Ceci dit, il est urgent de ne pas désespérer la Turquie, un grand
pays, indiscutablement en progrès, en lui offrant immédiatement un
partenariat privilégié sur les plans industriel, économique et
stratégique, mais en aucun cas politique. Cela signifie permettre la
libre circulation des marchandises et de l’argent, mais non pas des
personnes, lesquelles resteraient soumises aux conditions actuelles.
L’Europe ne saurait devenir une zone de libre échange, sans colonne
vertébrale, telle que le souhaitent les Etats-Unis.
Que le Parlement prenne ses responsabilités devant le peuple, en
votant rapidement une motion limitant impérativement le mandat de
Jacques Chirac, le 17 décembre. Il est évident que dans 10 ou 15 ans
on ne pourra plus faire marche arrière !

Mitterrand aurait dit oui a la Constitution

La Croix , France
15 octobre 2004
Mitterrand aurait dit oui à la Constitution . FACE AUX CHRETIENS.
Interview. Le député Jean-Louis Bianco estime qu’un non du PS
mènerait à une catastrophe
AUTEUR: CASTAGNET Mathieu,PAUGAM Jacques,POURBAIX Aymeric
TEXTE-ARTICLE:
Député PS et président du conseil général des
Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco était l’invité de
l’émission Face aux chrétiens animée par Jacques Paugam. Il répondait
aux questions d’Aymeric Pourbaix (Radio-Notre-Dame) et Mathieu
Castagnet (La Croix).
Etant donné les déchirements du PS sur l’Europe, craignez-vous une
explosion du parti ?
Jean-Louis Bianco : Non, le parti survivra à ce référendum quel qu’en
soit le résultat, et même si le score est serré. Personne ne veut
recommencer les erreurs énormes du congrès de Rennes, où cela avait
été une bataille de personnes et pas de ligne politique. Ce sera une
bataille difficile, mais j’espère que nous allons continuer à nous
respecter les uns les autres.
– Vous étiez proche de Laurent Fabius et pourtant vous défendez le
oui au traité. Ce référendum va-t-il conduire ainsi à de nombreux
reclassements dans le PS ?
– On m’a toujours dit proche de Laurent Fabius, et il n’y a aucune
honte à cela, mais cela n’est pas exact. Je n’étais ni l’homme de
Laurent Fabius hier ni ne suis l’homme de François Hollande
aujourd’hui, j’ai toujours été libre. Tout le monde dit que la
direction du parti n’est pas en jeu… avec des arrière-pensées. On
verra. Je pense que si le non l’emporte, il y aura redistribution des
cartes.
– François Hollande ne pourrait plus rester à la tête du PS ?
– Cela lui serait très difficile.
– L’héritage européen de François Mitterrand est revendiqué par ceux
qui soutiennent la Constitution européenne comme par ceux qui la
refusent. Vous qui avez été durant neuf ans son secrétaire général à
l’Elysée, que pensez-vous qu’il aurait répondu ?
– Ce n’est pas convenable de faire parler les morts, mais puisque
vous me posez la question, je vous réponds que je n’ai aucun doute
sur le fait qu’il aurait dit oui. François Mitterrand a toujours dit
que la construction européenne était un compromis, un combat. Il
était européen depuis 1948, et a toujours dit qu’il avait voté tous
les textes européens alors même que les socialistes se sont parfois
divisés. Comme je pense que ce traité est sur le fond meilleur que
les précédents, alors je n’ai pas de doute.
– Le traité actuel vous semble donc satisfaisant ?
– Beaucoup de choses manquent dans ce texte, comme l’harmonisation
fiscale ou des avancées sociales. Mais l’alternative n’est pas entre
ce traité et le traité que nous, socialistes français, aurions écrit,
à supposer que nous soyons tous d’accord. C’est entre ce qui est là
et ce que nous avions avant. Si nous allons dans la crise, comme le
veulent certains partisans du non, alors je prédis une catastrophe.
Je ne vois pas par quel miracle les gouvernements de droite et
Jacques Chirac nous feraient une Europe plus sociale, voire
socialiste.
– L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ne devient-elle pas
inéluctable dès l’ouverture des négociations ?
– Nous sommes, il est vrai, embarqués dans un processus, mais il
n’est écrit nulle part que l’ouverture des négociations vaut
conclusion. Même si les Turcs ont fait des pas considérables, il leur
reste des pas non moins considérables à faire, au-delà même de la
reconnaissance du génocide arménien.

Parlement. Jean-Pierre Raffarin repousse a plus tard le oui a Trquie

La Croix , France
15 octobre 2004
Parlement. Jean-Pierre Raffarin repousse à plus tard le oui à la
Turquie. Un débat sur l’élargissement de l’Union européenne à la
Turquie était organisé hier à l’Assemblée nationale
BOISSIEU Laurent de
Exercice délicat pour Jean-Pierre Raffarin, hier, à l’Assemblée
nationale. Le premier ministre a, en effet, ouvert le débat sur la
candidature de la Turquie à l’Union européenne. Un élargissement
soutenu par Jacques Chirac et la diplomatie française, mais contre
lequel s’est prononcée l’UMP. Tout au long de son intervention,
Jean-Pierre Raffarin a donc habilement joué sur les deux tableaux. La
demande de la Turquie n’est pas illégitime , a-t-il déclaré à
l’attention des partisans de l’adhésion de cet Etat à l’Union
européenne, après avoir rappelé que, depuis l’accord d’association du
12 septembre 1963, la Turquie en est membre associée. Dans le
préambule de l’accord d’association, il était d’ailleurs indiqué que
ce dernier facilitera ultérieurement l’adhésion de la Turquie . Le
chef du gouvernement s’est ainsi clairement opposé à un non sans
discussion, anticipé et prématuré .
Parallèlement, à l’adresse, cette fois, des opposants à l’adhésion de
la Turquie, Jean-Pierre Raffarin a affirmé clairement que son
adhésion à l’Union européenne n’est pas possible aujourd’hui, ni
demain, ni dans les prochaines années , insistant sur le fait que
quoi qu’il arrive, la Turquie ne sera pas membre de l’Union avant
2015 . Se voulant rassurant, le chef du gouvernement a ensuite
insisté sur l’engagement de Jacques Chirac : La volonté de la Nation
sera respectée puisque le peuple de France aura, par référendum, le
dernier mot. Une promesse répétée à la fin de son discours.
Enfin, Jean-Pierre Raffarin a affirmé que le processus de négociation
pourrait s’arrêter à tout moment , même si le Conseil européen
décide, le 17 décembre, d’ouvrir les négociations d’adhésion. Cette
ouverture revient toutefois, de fait, à accepter la vocation
européenne de la Turquie, ce que dénient la droite souverainiste et
l’UDF. En prenant une telle position, le premier ministre se situe
donc sur une ligne proche de celle défendue à la tribune par
Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste : pas d’opposition
de principe à un tel élargissement de l’Union européenne, mais
l’exposé de conditions aujourd’hui non réunies. Ni l’Europe ni la
Turquie ne sont prêtes pour l’adhésion , a insisté Jean-Pierre
Raffarin en concluant prudemment qu’au final, l’histoire tranchera .
Le chef du gouvernement, comme le président du groupe socialiste, a
également insisté sur la nécessité d’approfondir la construction de
l’Europe politique avant l’élargissement à la Turquie. La priorité
aujourd’hui pour les Européens, c’est le vote de la Constitution,
c’est donc l’approfondissement de l’idée d’Europe politique , a
affirmé Jean-Pierre Raffarin. Plus catégorique, François Bayrou a
estimé, au nom de l’UDF, qu’en soi une adhésion de la Turquie serait
un pas vers la dispersion de l’Europe car il n’y a pas d’unité
politique possible sans unité culturelle . Le président de l’UDF, qui
a redemandé la reconnaissance du génocide arménien par la Turquie, a
toutefois centré son discours sur le refus du gouvernement
d’organiser un vote au Parlement sur la question, et pas seulement un
débat.
Le premier ministre n’a, en revanche, cette fois pas explicitement
évoqué la question religieuse. Dans un entretien au Wall Street
Journal, fin septembre, il avait en effet osé dire tout haut ce que
beaucoup d’adversaires de l’élargissement pensent tout bas :
Voulons-nous que le fleuve de l’islam rejoigne le lit de la
démocratie ? , s’était interrogé Jean-Pierre Raffarin. Ce qui lui
avait valu une réponse cinglante de Pierre Lellouche, un des députés
UMP favorables à l’adhésion, qui estime qu’il faut, au contraire,
tout faire pour que la rivière de l’islam se noie dans l’océan de la
démocratie et des droits de l’homme .
La question religieuse a, par contre, été évoquée, hier, pour être
évacuée, par la Conférence des Eglises européennes. Celle-ci,
regroupant la plupart des Eglises chrétiennes en dehors de l’Eglise
catholique romaine, a estimé que l’adhésion de la Turquie n’était pas
une question de différence religieuse . Son président, le pasteur
Jean-Arnold de Clermont, également président de la Fédération
protestante de France, a expliqué que les Eglises orthodoxe,
protestante, catholique, arménienne ne sont pas respectées
aujourd’hui en Turquie et que l’adhésion de cet Etat à l’Union
européenne ne pourrait se faire qu’ avec les critères de Copenhague
et donc le respect des minorités religieuses .
LAURENT DE BOISSIEU
Sur
Retrouvez le compte rendu du débat sur la Turquie à l’Assemblée.
Mode d’emploi pour une adhésion européenne
Que signifient les critères de Copenhague ?
En 1993 et alors qu’un très grand nombre de pays de l’ancien bloc
soviétique d’Europe de l’Est cherchaient à entrer dans l’Union
européenne, réunis à Copenhague, les dirigeants des 15 Etats membres
de l’UE établirent les critères minimums politiques et économiques
que devait remplir un pays avant d’entreprendre toute négociation
d’adhésion : L’adhésion requiert qu’il ait des institutions stables
garantissant la primauté du droit, les droits de l’homme, le respect
des minorités et leur protection, l’existence d’une économie de
marché viable ainsi que la capacité de faire face à la pression
concurrentielle et aux forces du marché à l’intérieur de l’Union. La
partie économique des critères de Copenhague n’est en réalité
examinée qu’en cours de négociation d’adhésion.
La Turquie répond-elle aux critères de Copenhague ?
En décembre 2002, les dirigeants européens demandaient à la
Commission européenne de leur rendre un rapport pour la fin 2004 sur
le respect ou non par la Turquie des critères politiques de
Copenhague. Le 6 octobre dernier, la Commission considérait que la
Turquie répondait à ces critères sous réserve : que les réformes
législatives votées soient mises en pratique ; que l’irréversibilité
du processus de réforme soit confirmée sur une longue période ; que
les négociations soient stoppées ou suspendues en cas de violation
grave de ces critères et que sur l’ensemble du volet économique à
examiner aucun chapitre ne soit fermé tant que tous n’étaient pas
adoptés.
Que va-t-il être décidé au sommet européen du 17 décembre à Bruxelles
?
· l’unanimité, les 25 dirigeants des pays membres de l’Union doivent
dire s’il convient ou non d’ouvrir des négociations avec la Turquie
et, en cas de réponse positive, à quelle date commencer. Le veto d’un
seul empêche toute ouverture de négociations. Aucunement tenus par le
rapport de la Commission européenne, ils peuvent alléger ou alourdir
les conditions pour la future période de négociations qui s’ouvrirait
alors.
Mode d’emploi pour une adhésion européenne
Que signifient les critères de Copenhague ?
En 1993 et alors qu’un très grand nombre de pays de l’ancien bloc
soviétique d’Europe de l’Est cherchaient à entrer dans l’Union
européenne, réunis à Copenhague, les dirigeants des 15 Etats membres
de l’UE établirent les critères minimums politiques et économiques
que devait remplir un pays avant d’entreprendre toute négociation
d’adhésion : L’adhésion requiert qu’il ait des institutions stables
garantissant la primauté du droit, les droits de l’homme, le respect
des minorités et leur protection, l’existence d’une économie de
marché viable ainsi que la capacité de faire face à la pression
concurrentielle et aux forces du marché à l’intérieur de l’Union. La
partie économique des critères de Copenhague n’est en réalité
examinée qu’en cours de négociation d’adhésion.
La Turquie répond-elle aux critères de Copenhague ?
En décembre 2002, les dirigeants européens demandaient à la
Commission européenne de leur rendre un rapport pour la fin 2004 sur
le respect ou non par la Turquie des critères politiques de
Copenhague. Le 6 octobre dernier, la Commission considérait que la
Turquie répondait à ces critères sous réserve : que les réformes
législatives votées soient mises en pratique ; que l’irréversibilité
du processus de réforme soit confirmée sur une longue période ; que
les négociations soient stoppées ou suspendues en cas de violation
grave de ces critères et que sur l’ensemble du volet économique à
examiner aucun chapitre ne soit fermé tant que tous n’étaient pas
adoptés.
Que va-t-il être décidé au sommet européen du 17 décembre à Bruxelles
?
· l’unanimité, les 25 dirigeants des pays membres de l’Union doivent
dire s’il convient ou non d’ouvrir des négociations avec la Turquie
et, en cas de réponse positive, à quelle date commencer. Le veto d’un
seul empêche toute ouverture de négociations. Aucunement tenus par le
rapport de la Commission européenne, ils peuvent alléger ou alourdir
les conditions pour la future période de négociations qui s’ouvrirait
alors.

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Official Communique: A Spitting Incident

OFFICIAL COMMUNIQUÉ
A SPITTING INCIDENT
Armenian Patriarchate of St. James, Jerusalem
OFFICE OF ECUMENICAL AND FOREIGN RELATIONS
P.O. Box 14235
Jerusalem, Israel 91141
Contact person: Bishop Aris Shirvanian
Tel: 9722-6282331
Fax: 6264861
E-Mail: [email protected]
Website:
Jerusalem 15 October 2004
On Sunday, 10 October 2004, on the Feast of the Holy Cross of Varak
(by Julian Calendar), when the St. James Brotherhood led by His
Beatitude Patriarch Torkom Manoogian and escorted by Israeli police was
heading in a solemn procession from St. James Convent to the Church
of the Holy Sepulchre to celebrate the Divine Liturgy at the Holy
Tomb of Our Lord Jesus Christ, a 21 year old Jewish seminary student
suddenly spat on the processional Cross and on Archbishop Nourhan
Manougian, the Grand Sacristan, who was walking alongside of the
Patriarch. Archbishop Nourhan couldn’t tolerate this anti-christian
improper and offensive conduct and slapped the discourteous youth
who then broke off the archbishop’s medallion. The police arrested
him and took him to the police station.
This incident that was published in the local and international media
had its positive reaction in the Israeli government and religious
circles. The Minister of Interior Mr. Abraham Poraz expressed his
resentment against such antichristian acts to the Heads of Christian
Churches and advised the Minister of Security Mr. Gideon Ezra to take
the necessary measures to prevent similar occurrences.
Indeed the commander of the police of the Old City organized a meeting
between the representatives of the Armenian Patriarchate and the Jewish
youth, his father and the leaders of his seminary on 14 October. Our
representatives were Archbishop Nourhan Manougian, Grand Sacristan,
Bishop Aris Shirvanian, Director of Ecumenical and Foreign Relations,
Very Reverend Father Goosan Aljanian, Chief Dragoman. The guilty youth
and his companions expressed their regrets and apologies over this
unpleasant incident. Our representatives then accepted their apologies
in a Christian spirit of love and suggested that they educate their
young generation with the obligation of respecting the religious
freedom and human rights of others.
DIVAN OF THE ARMENIAN PATRIARCHATE

www.armenian-patriarchate.org