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Libération, France
jeudi 10 février 2005

Quand la Turquie redécouvre sa mémoire arménienne

Livres et expos traitent du tabou du génocide arménien, occulté
depuis 1915.

Par Ragip DURAN

Istanbul de notre correspondant

Occultée pendant quatre-vingt-dix ans par l’histoire officielle, la
mémoire arménienne ressurgit en Turquie. Les livres et les
expositions sur ce sujet rencontrent les faveurs du public. Alors que
la Turquie va entamer, à l’automne, ses négociations d’adhésion avec
l’Union européenne, un tabou est brisé.

Prénom changé. Le succès du livre de l’avocate Fethiye Çetin, Ma
grand-mère, en témoigne. Membre de la Commission des minorités du
barreau d’Istanbul, elle raconte comment elle a retrouvé les traces
de sa famille arménienne. «Je l’ai appris très tard. Ma grand-mère
était née arménienne, mais elle a été enterrée en musulmane. Quand
elle est morte, j’ai publié une petite nécrologie dans la revue
Harach, qui paraît en France, afin de retrouver mes parents perdus»,
raconte Fethiye Çetin. Le prêtre du village natal de sa grand-mère,
installé en France, se souvenait d’un lointain parent chrétien,
adopté par une famille musulmane en 1915 et qui avait changé son
prénom.

Autre exemple : l’exposition de cartes postales des années 1900-1914,
organisée à Istanbul mi-janvier, qui montrait, chiffres à l’appui et
ville par ville, l’omniprésence des communautés arméniennes sur le
territoire ottoman. «En Turquie, l’histoire a toujours été enseignée
par rapport au seul peuple turc, comme s’il n’y avait jamais eu que
lui sur ce territoire. Quand on parle des Arméniens, ils ne sont pas
décrits comme une partie intégrante de la société, mais comme une
source de problèmes», explique Osman Koker, directeur de
l’exposition. Même engouement pour le livre sur la gastronomie
arménienne de Takuhi Tovmasian, Bonne et joyeuse table. Souvenirs de
la cuisine de ma grand-mère. Des romans commencent aussi à sortir
comme, le Dernier Arménien, de Peter Najarian.

Si les élites commencent à débattre de la question arménienne, le
sujet reste quand même très sensible. Des historiens de Turquie et
d’Arménie, proches de leurs gouvernements respectifs, ont tenu des
réunions préparatoires afin d’échanger des documents officiels, mais
le manque de bonne volonté et de confiance a empêché la poursuite de
ce dialogue. Une délégation turque composée d’intellectuels de gauche
et islamiques, venue en décembre à Erevan, capitale de l’Arménie, y a
été relativement bien accueillie mais elle est rentrée sans aucun
résultat concret. Certaines initiatives laissent apparaître un léger
changement dans l’attitude des dirigeants d’Ankara. Le Premier
ministre, Recep Tayyip Erdogan, issu du mouvement islamiste, a ainsi
inauguré en décembre un Musée arménien à Istanbul, peu avant le
sommet européen de Bruxelles.

«Malgré ces petits changements, il reste encore beaucoup à faire au
niveau de l’Etat et de la société», estime Hirant Dink, directeur de
l’hebdomadaire Agos. Deux spécialistes turcs de la question
arménienne, Taner Akcam et Halil Berktay, dont les publications
démentent les thèses officielles d’Ankara, sont encore bannis des
milieux académiques et des médias. Dans l’imaginaire populaire, le
mot «Arménien» conserve une connotation péjorative. Par exemple, les
«terroristes séparatistes kurdes» étaient accusés par les grands
médias d’être des «rejetons d’Arméniens». Le chanteur Charles
Aznavour fut interdit d’antenne dans les années 70-80, parce qu’il
était de souche arménienne. Le film Ararat, du réalisateur canadien
d’origine arménienne Atom Egoyan, n’a pas pu être projeté en Turquie
malgré un visa officiel, car des groupuscules d’extrême droite
avaient menacé de brûler les salles de cinéma.

Lourd héritage. La reconnaissance, ces dernières années, du génocide
arménien de 1915 par une dizaine de pays, dont la France, a provoqué
un choc. La République turque, créée sept ans après la tragédie, n’a
toujours pas réussi à se situer par rapport à ce lourd héritage.
«Nous devons trouver une solution où il n’y aura ni perdant ni
gagnant», assure Hirant Dink. Les Arméniens de Turquie restent pour
la plupart sceptiques sur la position de la France, souhaitant faire
de la reconnaissance du «génocide» un préalable à l’adhésion turque à
l’UE. Chroniqueur au quotidien Zaman, l’écrivain Etyen Mahcupyan,
Arménien d’Istanbul, rappelle que «la population turque n’a pas
encore pleinement conscience du problème et, dans un tel contexte,
imposer une solution ne peut que susciter des réactions hostiles».

–Boundary_(ID_GTfFT+qtgnZbQo+Rubx5Ww)–

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

BAKU: Gars-Akhalkalaki-Tbilisi railway project talks due in Georgia

Gars-Akhalkalaki-Tbilisi railway project talks due in Georgia

Assa-Irada, Azerbaijan
Feb 11 2005

Baku, February 10, AssA-Irada — The working group on the
Gars-Akhalkalaki-Tbilisi railway project will meet in Tbilisi, Georgia
on February 28-29, the State Railway Office (SRO) told AssA-Irada. The
meeting was originally scheduled for February 7-8 but later postponed
since the Turkish delegation was unable to arrive in Tbilisi due to
poor weather conditions.

The participants will discuss establishing a consortium on the
construction of the railway and consider documents to be discussed
in a meeting of the working group due in Turkey this April.

A final document on the railway construction is to be signed in Turkey.

An Azerbaijani delegation led by chief engineer of the SRO Gurban
Nazarov will attend the meeting.

The activity of the working group comprising experts of Azerbaijan,
Turkey and Georgia is coordinated by the three countries’ deputy
transport ministers.*

–Boundary_(ID_VD+crgkXL40Jovr+nRc8Hw)–

Et la Turquie, parlons-en, justement

Le Figaro, France
09 février 2005

Et la Turquie, parlons-en, justement;
EUROPE Le référendum de juin portera sur la seule approbation de la
Constitution européenne

par Axel PONIATOWSKI

Le référendum sur le traité constitutionnel européen marquera
l’agenda politique de cette année 2005, si ce n’est celle du
quinquennat. Après avoir accompli l’union économique et monétaire,
l’Europe aborde une nouvelle étape, celle de son union politique et
de défense.

Il est souhaitable pour notre pays que le référendum soit approuvé,
et si possible largement. L’Europe a apporté la paix depuis soixante
ans quand les soixante années précédentes n’avaient été qu’une
succession de guerres dévastatrices sur notre territoire. Les Balkans
sont là pour nous rappeler que la paix reste bien fragile dans un
monde instable et déstructuré. L’Europe a aussi produit plus de
richesse et engendré un meilleur niveau de vie, et la création de
l’euro a probablement évité à la France une crise monétaire
consécutive aux tribulations socialistes de 1997 à 2001. D’autre
part, le Traité constitutionnel dotera le Parlement européen de vrais
pouvoirs et renforcera le contrôle des parlements nationaux. On
assistera en fait à une meilleure répartition des rôles entre les
technocrates et les élus des nations. Un rejet de la Constitution, en
revanche, affaiblirait considérablement la position et la voix de la
France en Europe et dans le monde. La Constitution est donc
assurément pour les Français un gage de progrès, de sécurité et de
rayonnement.

En même temps, l’élargissement de l’Europe doit rester maîtrisé. Nous
sommes vingt-cinq depuis quelques mois seulement, ce qui constitue
déjà un formidable changement. Il va falloir apprendre à nous
connaître, à cohabiter, à partager nos destins et à gérer en commun
ce nouvel ensemble. Cette étape-là aurait pu être l’affaire d’une
génération. Or, au 1er janvier 2007, nous accueillerons la Roumanie
et la Bulgarie, et le principe de l’intégration de la Croatie, la
Bosnie, la Macédoine, la Serbie, l’Albanie, le Kosovo et le
Monténégro est inscrit dans les faits. Nous serons alors
trente-quatre et même trente-sept si les pays slaves de l’ex-URSS que
sont l’Ukraine, la Biélorussie et la Moldavie nous rejoignent.
Trente-sept mais tous européens.

L’adhésion de la Turquie est en revanche une tout autre affaire. Si
elle devait se faire, elle poserait d’énormes problèmes et aurait
d’immenses conséquences.

D’abord, la Turquie, c’est soixante-dix millions d’habitants, soit à
peu près autant que le total des dix pays qui viennent de nous
rejoindre. Le problème est que la Turquie n’est pas en Europe et
lorsque quatre-vingt-quinze pour cent de la superficie d’un pays se
situent dans la partie moyen-orientale de l’Asie, il ne peut s’agir
d’un détail. Sur le plan des libertés, le pays pose problème ; cet
Etat dit laïc l’est en fait de moins en moins pour devenir de plus en
plus religieux. La Turquie est en fait une démocratie musclée qui
tient par la force et l’autorité de ses militaires ; retirez les
généraux… et c’est l’inconnu !

Le statut et les droits de la femme qui évoluent dans le mauvais sens
sont préoccupants. La non-reconnaissance du génocide arménien est
caractéristique d’un pays hypernationaliste, autocratique, qui n’a
pas fait sa mue démocratique comme avaient su le faire en leur temps
l’Allemagne et le Japon. La Turquie connaît des litiges ou des
conflits avec la plupart de ses voisins : Syrie, Irak, Iran, Arménie
sans parler du Kurdistan.

Enfin, question essentielle à elle seule : où s’arrête-t-on ?
Autrement dit, quelles seront les nouvelles frontières de l’Europe ?
A quand le Liban, dont nous sommes beaucoup plus proches que nous le
sommes de la Turquie ? Israël et la Palestine frappent à la porte !
Le Maroc a déclaré qu’il présenterait sa candidature dès la
réalisation du tunnel sous le détroit de Gibraltar. Puis viendront
les pays du pourtour du bassin méditerranéen, les pays de l’Afrique
noire, ceux du Caucase, la Russie… Bienvenue au club ! Cette
auberge espagnole deviendrait une vaste zone de libre-échange et
n’aurait plus grand-chose à voir avec l’Europe voulue par les pères
fondateurs, celle qui nous a fait si longtemps espérer. Il ne s’agit
pas, bien sûr, de claquer la porte à la Turquie et aux Turcs.
L’article 57 de la future Constitution européenne permet de nouer des
partenariats privilégiés bénéfiques aux uns et aux autres. Faisons-le
avec la Turquie et avec d’autres. En effet, l’adhésion pure et simple
de la Turquie sonnerait le glas d’une unité de civilisation et
d’identité.

Heureusement, l’histoire n’est pas écrite. La Turquie est loin, très
loin d’être en conformité avec les critères de Copenhague et le
principe du référendum sur son adhésion, le moment venu, est gravé
dans le marbre. Ceux-là mêmes qui font campagne contre la
Constitution européenne au prétexte de mieux s’opposer à la Turquie
se trompent et nous trompent. La réalité est inverse. En mars
prochain, députés et sénateurs se réuniront en congrès à Versailles
pour apporter une modification significative à la Constitution
française. L’article 88-5 du titre XV disposera que « toute adhésion
d’un Etat à l’Union européenne est soumise au référendum par le
président de la République ». Cette obligation s’appliquera aux
négociations ayant débuté après le 1er juillet 2004, soit après les
adhésions de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Croatie. Elle
concernera toutes les adhésions suivantes dont celle de la Turquie.

Ainsi, ne tombons pas dans l’amalgame. Le référendum de juin porte
sur la nécessaire approbation de la Constitution européenne et sur
elle seule. Le moment venu, nous nous prononcerons sur l’entrée de la
Turquie et la décision de la France, ce jour-là, résonnera d’autant
plus qu’elle sera toujours parmi les plus fondateurs des pays
fondateurs.

* Député UMP du Val-d’Oise, membre de la commission des affaires
étrangères de l’Assemblée nationale.

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Representatives Of Countries Founded Caucasian Regional EcologicalCe

REPRESENTATIVES OF COUNTRIES FOUNDED CAUCASIAN REGIONAL ECOLOGICAL CENTER MET IN BRUSSELS

YEREVAN, FEBRUARY 12. ARMINFO. The meeting of representatives of
Armenia, Georgia, Azerbaijan and the ES, the countries founded the
Caucasian regional ecological center, took place in Brussels on
February 8-9, 2005. Deputy minister for ecology Samvel Papyan headed
the Armenian delegation there.

As ARMINFO was informed in the press-service of Armenia’s Foreign
Ministry, the members of the meeting were acquainted with the results
of five-year work and determined the key directions of both the
further activity and the co-operation sphere. Issues on the center’s
activity and implementation of measures for effectiveness increase
were discussed, too. Papyan in his speech noted the necessity of
regional co-operation in the sphere of ecology and proposed to create a
work-group, which will prepare a reform package on center’s structures
and present it at the next meeting in the summer of 2004. The meeting
participants discussed a possibility of combination of the new European
neighboring policy with the center’s activity, as well as a possible
involving of private enterprises in the implementation of the regional
ecological programs. -r-

Draft Of Constitutional Amendments Proposed By Ruled Coalition To Li

DRAFT OF CONSTITUTIONAL AMENDMENTS PROPOSED BY RULED COALITION TO LIFT A BAN
ON DUAL CITIZENSHIP

YEREVAN, FEBRUARY 11. ARMINFO. Armenian Parliament’s interim commission
on Euro-integration issues discussed today the first chapter of the
draft of constitutional amendments proposed by the ruled coalition.

The head on state-legal issues Rafik Petrosyan, presenting the document
noted that 25 new articles were added to the acting constitution. He
also noted that it is supposed to do amendments in 97 articles of
the acting constitution. As to the first package of coalition’s
amendments, R. Petrosyan said that the CE’s Venetian commission has not
presented any remarks yet. He noted that several articles will be added
there, in particular, the 4th article, according to which “Human rights
are proclaimed the highest and essential value of Armenian citizens”.

Article 7.1. fixes the historical role of the Armenian Apostolic
Church, at the same time, according to the article, various religious
organizations can act in Armenia in accordance with country’s laws.

Petrosyan also presented the other constitutional amendments. He
stressed that the draft practically lift a ban on dual citizenship and
fixes that issues on dual citizenship are regulated by the special
law. To note, it is planned to held a referendum on constitutional
amendments in Armenia at the beginning of summer, 2005.

Ausstellung zum Genozid an Armeniern

Frankfurter Rundschau
11. Februar 2005

Kreuz und Halbmond ;
Ausstellung zum Genozid an Armeniern

Dietzenbach · 10. Februar · swo · Der Künstler Deniz Alt hat den
Völkermord an den Armeniern zu einem seiner künstlerischen
Schwerpunkte gemacht. Nun präsentiert er seine zum Teil lebensgroßen
Bilder im Dietzenbacher Bürgerhaus, Offenbacher Straße 11.

Vom 18. Februar bis zum 11. März wird die Ausstellung unter dem Namen
“Kreuz und Halbmond” zu sehen sein. Die Bilder von Deniz Alt waren in
den vergangenen Jahren unter anderem in Frankfurt, in Wiesbaden und
zuletzt im neuen Museum der KZ-Gedenkstätte Sachsenhausen zu sehen.
Die Bilder beschäftigen sich insbesondere mit der Deportation der
Armenier im Jahr 1915. Horst Schäfer, diesjähriger Preisträger für
Völkerverständigung in Dietzenbach, will bei der Vernissage am
Freitag, 18. Februar, 19 Uhr, im Bürgerhaus den Künstler und sein
Werk vorstellen.

Täter nicht dargestellt

Dem Völkermord an den Armeniern durch das Osmanische Reich 1915
fielen bis zu 1,5 Millionen Menschen zum Opfer. Bis heute wird der
Genozid von der Türkei geleugnet. Auch die aktuelle türkische
Regierung bestreitet den Völkermord und versucht auf diplomatischen
Wegen, andere Staaten davon abzuhalten, den Völkermord offiziell zu
verurteilen. In den vergangenen Jahren erkannten jedoch noch weitere
Staaten und Organisationen den Völkermord an, beispielsweise
Frankreich, Italien und Russland. Nach Angaben des Künstlers Deniz
Alt sind seine Bilder nicht als Anklage oder Beschuldigung zu
verstehen. Bewusst hat er auf die Darstellung der Täter verzichtet.
Doch trotz des traurigen Themas, so Alt, sollen die Bilder die
Hoffnung des “Nicht-Vergessen-Werdens” ausdrücken.

–Boundary_(ID_JUKoUuNRcxxDeA9oEBJFXA)–

Schulen und Schulbuchverlage ringen mit dem Armeniergenozid

Frankfurter Allgemeine Zeitung
11. Februar 2005

Schwierige Wahrheit;
Schulen und Schulbuchverlage ringen mit dem Armeniergenozid

Ist der Skandal um die Streichung des Genozids an den Armeniern aus
dem einzigen deutschen Geschichtslehrplan, in dem er jemals
aufgeführt wurde, beigelegt? Und wenn ja, wie? Eine präzise Antwort
darauf ist schwierig, ja unmöglich, weil es gleichzeitig mehrere zu
geben scheint. Gemeinsam ist ihnen nur, daß sie fast alle so klingen,
als handle es sich um Antworten auf Anfragen an den legendären Sender
Eriwan.

Haben nun türkische Diplomaten den brandenburgischen
Ministerpräsidenten bei Lammcarré in Rotweinjus dazu gebracht, den
Klammersatz zum Völkermord, den es ihrer Ansicht nach nie gab, zu
streichen? Im Prinzip nein, hatte schließlich der türkische
Botschafter der “Berliner Zeitung” gesagt. Sein Konsul sei in Potsdam
nur vorstellig geworden, um die türkische Sicht auf Vorgänge zu
erläutern, die im Westen als Genozid der Türken an den Armeniern
wahrgenommen würden. Doch werde immer verschwiegen, daß in diesen
gewaltsamen Auseinandersetzungen mehr Muslime als Armenier den Tod
fanden. Auch der Ministerpräsident sagt, nein, er habe die Streichung
nicht wegen der türkischen Diplomaten veranlaßt. Aber es bleibe bei
der Korrektur, gleichwohl gehöre das Thema in den Unterricht. Ähnlich
antwortete der Berliner Bildungssenator Böger. Die
Nachrichtenagenturen, auf kurze, klare Informationen bedacht,
meldeten daraufhin, Berlin werde den Armeniergenozid nicht in seinen
Lehrplan aufnehmen. Nein, sagt der Böger-Sprecher Frisse, so könne
man das nicht interpretieren. Lehrplanziel in Berlin seien
“Kompetenzen”, einzelne Themen, die dorthin führen sollen, müsse kein
Lehrplan aufzählen.

Gute Lehrer ficht so etwas nicht an. Als ein Lehrstück eigener Art
sieht Manfred Behrens vom Ossietzky-Gymnasium in Berlin-Pankow die
verwunschenen Politiker-Statements. Gemeinsam mit Kollegen hat er an
Matthias Platzeck geschrieben und ihm empfohlen, seinen Briefwechsel
mit türkischen Diplomaten den Schulbuchverlagen zu übergeben, weil
diese Dokumente die Schwierigkeiten mit der Wahrheit besser erhellen
als mancher Kommentar in den (seltenen) Lehrmaterialien zum Thema.
Mit Schülern der Abiturstufe hat er den Genozid unter anderem auch im
Deutschunterricht behandelt, die Romane von Franz Werfel, Edgar
Hilsenrath, Armin T. Wegner und anderen ergänzt in Geschichtsstunden
und Politischer Weltkunde. Entstanden ist daraus eine kleine
Ausstellung. Behrens bestätigt wie viele seiner Kollegen, daß es im
Prinzip keiner besonderen Aufforderung bedarf, das schwierige Thema
in den Unterricht zu nehmen. Doch eine Hervorhebung im Lehrplan habe
durchaus Vorteile, denn die Schulbuchverlage könnten sich endlich
aufgefordert sehen, ihre bislang recht spärlichen Angebote zu
erweitern.

Tatsächlich muß man lange suchen, um in Geschichtsbüchern, die das
Osmanische Reich oder die Zeit vor und nach dem Ersten Weltkrieg
behandeln, mehr als eine Erwähnung der Armeniertragödie zu finden. In
Band 1 “Epochen und Strukturen” (Diesterweg Verlag) ist es ein
einziger Satz, der jedoch allen diplomatischen Tiefenprüfungen
standhalten dürfte: “Die türkische Politik erzwungener Assimilation
von oben”, heißt es dort, “provozierte Widerstand von unten, zunächst
der Armenier, gesteigert zu Massakern an Armeniern 1895/96, 1909 und
im Schatten des ersten Weltkrieges 1915/16, als die Türken durch
muslimische Kurden rund eine Million Armenier ermorden ließen.” Der
Schroedel Verlag behandelt das Thema als einziger in seiner
“Geschichte konkret” ausführlicher und vor allem so kontrovers, wie
die Debatte in der EU und der Türkei auch geführt wird.
Weiterführendes Unterrichtsmaterial gibt es in Deutschland so gut wie
nicht, was erklärt, warum sich jetzt sehr viele Lehrer an das
Bochumer Genozidforschungsinstitut wandten, dessen Lehrbuch zu
Prozessen und Strukturen kollektiver Gewalt und Völkermord
Brandenburger Politiker in vorauseilendem Gehorsam wieder
abbestellten. Die Schulen sind also zuweilen besser als ihr Ruf und
vor allem couragierter als Politiker, wenn es darum geht, unsere
Standards historischer Aufklärung gegen ideologische Interpretationen
zu verteidigen.

Faruk Sen, Direktor des Essener Institutes für Türkeistudien, ist
trotzdem nicht wohl bei dem Gedanken, der Armeniergenozid, dessen
exemplarische Bedeutung er durchaus anerkennt, könnte im Unterricht
behandelt werden, ehe sich Armenien und die Türkei auf eine
“gemeinsame Sicht” geeinigt hätten. Er wolle dafür plädieren, das
Thema einstweilen aus dem Unterricht herauszuhalten, weil er fürchte,
Vorbehalte gegen Migranten könnten sich verstärken. Die
Ossietzky-Schule in Berlin-Kreuzberg würde ihm da nicht zustimmen.
Anders als die gleichnamige Lehranstalt in Pankow wird sie vor allem
von Migrantenkindern, darunter viele Türken, besucht. Schulleiter
Rähme weiß, daß Armenien für einige Eltern seiner Schüler ein
Reizthema ist, doch kein Lehrer mag sich vorschreiben lassen, deshalb
auf Aufklärung zu verzichten.

Die Reaktionen auf den grotesken Potsdamer Lehrplanstreit, darunter
irritierend viele wütende Attacken türkischer Akademiker, zeigen aber
auch, daß es hier um mehr geht als um eine Schulstunde. Die einen
würden es lieber als “interkulturellen Schulkonflikt” wieder unter
den Teppich kehren, doch mehren sich die Stimmen, die eine Klärung
fordern. “Über den eher beiläufigen Anlaß hinaus müssen wir eine
grundsätzliche Debatte über europäische Standards der
Erinnerungskultur anstoßen”, sagt Martin Sabrow, Direktor des
Potsdamer Zentrums für Zeithistorische Forschungen, “gerade weil der
Armeniergenozid einen umstrittenen Konflikt repräsentiert, bei dem
ein Generalkonsens nicht in Sicht ist.”

–Boundary_(ID_5WRKguxpJ+j1iHuoI1yhmA)–

Report On Nagorny Karabakh In PACE and Later Adoption Of PaceResolut

REPORT ON NAGORNY KARABAKH IN PACE AND LATER ADOPTION OF PACE
RESOLUTION DICTATED FROM WASHINGTON: RUBEN TOVMASIAN

YEREVAN, FEBRUARY 12. ARMINFO. The report of PACE Rapporteur on Nagorny
Karabakh David Atkinson and later adoption of the PACE resolution
were dictated from Washington. First Secretary of Central Committee
of the Communist Party of Armenia Ruben Tovmasian stated during the
news conference at the discussion club Azdak.

According to him, the recent events round the process of settlement of
the Karabakh problem are links of one chain – statements of Assistant
of State Secretary of the United states Elizabeth Jones, the report
and resolution of PACE, the arrival of the OSCE Monitoring mission –
all they took place by order of official Washington. The untalented
foreign political course of the incumbent authorities of Armenia
resulted in that “the ring round Armenia and Nagorny Karabakh is
being tightened”, the leader of Armenian communists stated.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

The Only Real Revolutionary Party In Armenia Is CPA,Thinks Leader Of

THE ONLY REAL REVOLUTIONARY PARTY IN ARMENIA IS CPA, THINKS LEADER
OF ARMENIAN COMMUNISTS

YEREVAN, FEBRUARY 12. ARMINFO. The only ideology the people believes
and has believed is the socialistic ideology, and the only real
revolutionary party is the Communist party of Armenia. First Secretary
of the Central Committee of CPA Ruben Tovmasian stated during the news
conference at the discussion club Azdak, commenting on the statement
of leader of the party “New Times” Aram Karapetian, according to which
the party New Times begins the process of national revolution in the
country in April 2005.

According to Tovmasian, the revolution is a hard process, and it is
necessary to get prepared for it thoroughly, and not declare about
it during the press conferences. Speaking about the current internal
situation in the country the leader of Armenian communists stated that
the social-economic situation in the country remains grave, the plunder
of the country is being continued, rates of unemployment and emigration
from the country increase. Socialism gave all and to everybody –
free apartments, job, medical service and education. Just that’s why
the people will follow only the Communist Party of Armenia, and nobody
else, the first secretary of CPA CC is sure. He also mentioned that
the Communist Party does not intend to join to anybody and become an
ally of a political bloc or federation – other political forces of
the republic must think to consolidate with the CPA”.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Azerbaijan Indignant At Vladimir Zhirinovsky’s Proposal ForIntegrati

AZERBAIJAN INDIGNANT AT VLADIMIR ZHIRINOVSKY’S PROPOSAL FOR INTEGRATING
NAGORNO KARABAKH REPUBLIC IN CIS

YEREVAN, FEBRUARY 12. ARMINFO. Azerbaijan is indignant at the proposal
bo Vice Speaker of Russia’s State Duma Vladimir Zhirinovsky for
integrating Nagorno Karabakh Republic into the CIS.

To remind, in his recent statement Zhirinovsky also called Nagorny
Karabakh a historical Armenian land. But this is not his only such
statement. A few days ago Zhirinovsky made a statement about Kazakhstan
in which Almaty has seen calls for ethnic strife and disrespect for
national dignity. As a result the Kazakh FM has proclaimed Zhirinovsky
persona non grata.

Azeri MP Mais Safarli says that Azerbaijan should follow Kazakhstan’s
example. Moreover if attempting to enter Azerbaijan Zhirinovsky must
be arrested.

The Azeri FM is more amicable. FM representative Tair Tagizade agrees
that Zhirinovsky’s statement on Kazakhstan was insulting but there was
no insult of the Azeri people in his statement on nagorny Karabakh. He
just showed that he does not know the history, roots and development
of the Azeri-Armenian conflict and is completely incompetent in the
politics. “We can just regret at his statements,” says Tagizade. But
these statements should not, cannot and will not affect Russia’s
position of recognition of Azerbaijan’s territorial integrity and
that country’s efforts in the framework of OSCE Minsk Group.