Xinhua General News Service
August 23, 2005 Tuesday 2:30 PM EST
Danish Foreign Minister says EU could expand further
STOCKHOLM
The Danish Minister of Foreign Affairs Per Stig Moeller suggested
that the EU could come to include Turkey or countries further east,
Ritzau news bureau reported on Tuesday.
“From the Pyrenees in the west to the Caucasus in the east, that
could be the extent of the EU one day,” Moeller said, adding a union
that includes countries such as Armenia and Georgia is not
unthinkable.
Discussing whether Turkey is still a candidate for membership is thus
irrelevant, according to Moeller.
“It was already decided in 1999 that Turkey is a candidate, but it
can only join if it has the economic basis for it. We don’t know that
yet, and a future membership won’t be decided by politicians until
2018,” said Moeller at a meeting in the west coast city of Esbjerg.
Moeller emphasized that a different Turkey than the one we know today
would be offered membership, or it might be offered a status in the
EU that distinguished it from being a full member.
Much could happen in the future, according to Moeller, such as a
conflict between Europe and Islam. In that case, he said he would
prefer to have Turkey as part of the union rather than outside.
Armenians of Turkey (part 1/7) – On the road to Anatolia (in French)
La Croix, France
22 août 2005
Un été dans La Croix.
Les Arméniens de Turquie (1/7).
Dossier. Sur les routes d’Anatolie, le retour aux racines. Des
Arméniens de la troisième génération reviennent peu à peu en Turquie
tenter de retrouver des traces de leurs ancêtres déportés ou
massacrés sous l’Empire ottoman en 1915-1916. Douloureux, le voyage
est aussi une sorte de revanche sur le passé. DIYARBAKIR, reportage
de notre envoyé spécial.
par PLOQUIN Jean-Christophe
Les trois Russes sont là, plantés derrière la grille. À dix mètres,
protégée des badauds, la porte des Montagnes, l’une des plus belles
de la muraille de Diyarbakir, impose sa masse sombre. Deux puissantes
tours crénelées encadrent un mur percé d’un porche. Des bas-reliefs
arabes et des inscriptions grecques et latines évoquent un passé plus
que millénaire. Les trois hommes, trois solides gaillards dépassant
chacun le quintal, ne regardent pourtant que distraitement les
vestiges. Ils ne sont pas venus voir des pierres, mais entendre
résonner un nom: bab el Ermeni, “la porte des Arméniens”, comme on
l’appelait au Moyen ge.
Tous trois sont d’origine arménienne et ils effectuent pour la
première fois un retour sur la terre de leurs ancêtres. Une
demi-heure auparavant, sur la terrasse de leur hôtel balayée par une
brise fraîche, des larmes coulaient sur leurs joues et aucun son ne
sortait de leurs gorges nouées. Ils essayaient d’expliquer ce qu’ils
avaient vu la veille, lorsqu’ils étaient retournés dans le village
d’un de leurs grands-parents, près de Mus, plus de 300 kilomètres au
nord-est de Diyarbakir. La maison familiale, ils ne l’ont pas
retrouvée. En cette terre inconnue, ils n’ont rencontré pour se
raccrocher au passé que trois Arméniens de Turquie, eux-mêmes
descendus il y a quinze ans des montagnes voisines du Sassoun pour
échapper à une vie de misère aggravée par les affrontements entre la
guérilla kurde et l’armée. Ces trois-là ne parlaient que le turc.
Venus revisiter le passé ancestral, les trois voyageurs de Moscou
n’ont donc trouvé que du vide. Ils ont dû se satisfaire des paysages
et tenter d’y projeter le récit de leurs parents, eux-mêmes
récipiendaires de la mémoire meurtrie de la génération précédente.
“Le village, mon père m’en avait parlé dès mon enfance, parvient à
expliquer l’un d’eux. Mais lui-même ne l’avait jamais vu.” Il
soupire. “On se sent mieux, maintenant que nous y sommes allés.
Quelque chose a changé dans notre me.”
De manière éparse, en petits groupes ou dans l’anonymat de voyages
individuels, des Arméniens de la diaspora circulent ainsi depuis un
an aux confins orientaux de la Turquie. Profitant du cessez-le-feu de
la guérilla kurde du PKK, décrété en 1999, et de la candidature de la
Turquie à l’Union européenne qui oblige les autorités d’Ankara à
étendre peu à peu l’état de droit dans les provinces kurdes de l’Est,
ils tentent un retour sur des racines sectionnées par les massacres
de 1915, mais qui continuent pourtant de les irriguer de leur sève.
Certains profitent de voyages culturels organisés par des agences
spécialisées. Quelques-uns ne partent qu’avec un guide en poche.
D’autres s’organisent au sein d’associations arméniennes. Les
autorités turques laissent faire, essayant d’évaluer les revenus
engendrés par ce tourisme si particulier.
Francis Kézirian est ainsi venu à Van, que les Arméniens considèrent
comme le coeur historique de leur nation et de leur peuple. L’Iran
est à 100 kilomètres. La vieille ville arménienne a été rasée. Au
pied de la citadelle, elle n’est plus signalée que par des monticules
qui cachent autant de vestiges d’édifices publics ou de robustes
maisons de maîtres. Deux mosquées, en revanche, sont restées debout.
“Quand les troupes russes se sont repliées de Van, raconte le
visiteur venu de France, mon arrière-grand-père a fermé la maison et
est parti avec elles. Il n’y est plus jamais retourné.” Miracle de la
technologie, sur l’écran de son téléphone portable apparaît une photo
en noir et blanc de son aïeul posant avec deux de ses frères, à la
façon des notables. Francis Kézirian est arrivé à Diyarbakir
bouleversé. “Sur la route je pouvais voir marcher les convois de
déportés de 1915, lche-t-il. Ce sont des morts sans sépulture et
leur martyre n’est pas reconnu. Tant qu’il n’y aura pas
reconnaissance du génocide, ils marcheront encore.”
Ce quadragénaire déterminé s’est décidé au dernier moment pour ce
premier voyage en Turquie. Il porte en lui la mémoire des massacres
tels qu’ils ont été reconstitués par les témoins de l’époque. Dans
les villages et les villes, on raflait d’abord les hommes. Le
lendemain, ils étaient conduits à quelques heures de marche de là
pour être assassinés. Le surlendemain, les femmes, les enfants et les
vieillards étaient rassemblés en convoi. Une longue déportation
commençait, rythmée par des tueries aux abords des villages kurdes.
Parfois, des fillettes étaient sauvées. Converties à l’islam, elles
étaient destinées à être mariées aux fils de leurs protecteurs. Rares
furent les chefs de clans qui protégèrent les Arméniens.
“Venir ici, c’est une sorte d’exorcisme, un hymne à la vie, affirme
Francis Kézirian. Il s’agit de dire: voilà, on est là, on est vivant,
on est revenu. On veut le dire à ceux qui ont été exterminés, à ceux
qui ont survécu dans des conditions atroces.”
Le retour sur les terres ancestrales a ainsi, pour certains, un goût
de revanche. Pour beaucoup, c’est un pèlerinage entrecoupé de
soupirs. Tous ces noms familiers entretenus en diaspora et qui
apparaissent sur les panneaux indicateurs semblent confirmer comme
par magie un puissant sentiment d’appartenance à cette terre. Ils
valident l’attachement à une histoire bimillénaire que la Turquie
moderne tente d’éradiquer, mais qui survit à Erevan, Istamboul,
Paris, Moscou ou Los Angeles. Les Arméniens de passage se sentent en
même temps chez eux et chez des étrangers qui ne connaissent rien à
leur passé. “Des gens sont là et ils ne connaissent pas l’histoire de
cette terre, la richesse culturelle et spirituelle des monastères et
des églises qu’ils côtoient”, se lamente une femme.
Plus ou moins consciemment, les Arméniens sillonnant la Turquie
viennent aussi reconstituer un puzzle personnel. Le voyage est un
choc entre des rêves et des cauchemars douloureusement subis par ces
descendants d’exilés et de survivants, et une réalité brutale,
marquée par l’absence, le vide, le déni, mais aussi souvent l’accueil
souriant ou gêné des populations nouvelles. “J’avais besoin d’avoir
des images, explique une jeune femme qui s’est rendue en solo
jusqu’au village de sa grand-mère près d’Ankara. Quand je suis
arrivée, j’ai cherché le village, Istanost. Je ne l’ai jamais trouvé.
J’ai suffoqué. J’ai rempli une bouteille de terre et je suis
repartie, triste comme une serpillière. Mais j’ai eu le courage d’y
aller. J’ai assumé mes racines, cette part d’Orient en moi.”
Souvent partie comme en terre ennemie, la troisième génération
revient avec plus de questions que de réponses, mais comme apaisée et
considérant qu’un avenir est peut-être encore possible sur cette
terre anatolienne devenue concrète. “Il faut se tenir prêt à faire
quelque chose ici, peut-être après l’adhésion de la Turquie à l’Union
européenne?”, s’interroge Anne-Marie, une Arménienne du Liban. S’il
reste peu de traces de deux mille ans d’histoire arménienne en
Anatolie, l’avenir est à construire.
JEAN-CHRISTOPHE PLOQUIN
Demain
À Diyarbakir, la foi des catacombes.
Ce reportage sur les Arméniens de Turquie, qui paraîtra sur sept
jours, est presque exclusivement illustré par Antoine Agoudjian. Ce
photographe d’origine arménienne, gé de 44 ans, se consacre depuis
1996 à retracer l’histoire des Arméniens dans l’empire ottoman.
Son parcours débute à Istamboul, où il a ressenti pour la première
fois le besoin d’aller à la recherche de ses racines.
Sa quête le conduira d’Anatolie orientale en Jordanie, en passant,
entre autres, par la Syrie, et l’Irak, à la rencontre de la diaspora
et de l’histoire de sa famille.
Armenia visit by primate of the Anglican Church of Canada
ARMENIA VISIT
ARCHBISHOP Andrew Hutchison, primate of the Anglican Church of
Canada, along with four other leading Canadian clerics will visit
Armenia later this month at the invitation of His Holiness Karekin
II, supreme patriarch of all Armenians.
The Aug. 24-Sept. 1 visit to the Mother See of Holy Etchmiadzin, the
centre of authority in the Armenian Apostolic Orthodox Church, is
being organized by the church’s Canadian diocese, according to the
church’s website Armenianchurch.ca.
The group plans to discuss future prospects for the role and mission
of Christian churches and co-operation between the eastern and
western churches, and meet with Armenian government officials.
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress
Armenian Nuclear Power Plant to be halted for repairs in Oct
Armenian Nuclear Power Plant to be halted for repairs in Oct
YEREVAN, Aug 23 (Prime-Tass) — The Armenian Nuclear Power Plant will
be halted for repairs and refueling on October 1, the plant’s General
Director Gagik Markosyan told Prime-Tass Tuesday.
The repairs involve maintenance works at the reactor unit and the
high-speed generator, Markosyan said.
The last time when the nuclear plant was stopped for an overhaul and
fuel refill was July 29, 2004, Markosyan said. The plant’s fuel
reserves were replenished for USD 12 million, he said.
The nuclear plant is currently in talks on nuclear fuel deliveries
from Russia, he said. Russian fuel producers are considering
increasing the fuel price by 20%, Markosyan said.
The Russian companies had planned to raise the fuel price in 2004,
but during the negotiations decided to maintain the price, Markosyan
said.
The Armenian Nuclear Power Plant was opened in 1980, closed due to
public pressure in 1989, and resumed operation in 1995. According to
analyst forecasts the plant is able to function until 2018.
Inter RAO UES, Russian power grid monpoly UES’ subsidiary, controls a
60% stake in the Armenian Nuclear Power Plant, while Russian state
nuclear power holding Rosenergoatom holds 40%. End
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress
Iran cabinet approves payment of $10m grant to 7 countries
Asia Pulse
August 22, 2005 Monday
IRAN CABINET APPROVES PAYMENT OF US$10 MLN GRANT TO 7 COUNTRIES
TEHRAN
Iran’s Cabinet on Sunday approved payment of a US$10 million grant to
seven states upon a proposal of the Foreign Ministry.
According to Public Relations Department of Ministry of Economy and
Finance, the grant will be provided from development credit fund.
Based on the cabinet’s approval, Iran will grant US$2.5 million to
Tajikistan, US$2 million to Iraq, US $1.5 million to Niger, US$1.5
million to Guinea, US$1.5 million to Mali, US$0.5 million to Armenia
and US$0.5 million to Georgia.
The credit will be allocated to the states for completion of Anzab
tunnel in Tajikistan, Iraq’s reconstruction, renovation of gas
transfer pipeline to Georgia and implementation of development
projects in four other countries.
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress
Diplomatic efforts over Karabakh ahead of CIS summit
Agence France Presse — English
August 23, 2005 Tuesday 1:50 PM GMT
Diplomatic efforts over Karabakh ahead of CIS summit
MOSCOW
Senior diplomats from Azerbaijan and Armenia will hold discussions
Wednesday in Moscow on the contested Nagorno Karabakh region in
preparation for the meeting of the countries’ presidents later this
week, said the Azerbijani foreign minister, Elmar Mamediarov,
Tuesday.
The diplomatic mission will come two days ahead of a summit of the
Commonwealth of Independent States (CIS) — which groups former
Soviet republics — planned for Friday in Kazan, capital of the
southern Russian republic of Tatarstan.
“We are going to discuss the nature of the meeting between the two
presidents,” said Mamediarov, who, along with his Armenian
counterpart, Varden Oskanian, is also due to meet with Russian
diplomatic head Sergey Lavrov in Moscow Wednesday.
Asked whether he believed any progress would be made on the Karabakh
dispute, Mamediarov said he did not want to commit himself to
anything. “If the Armenians are prepared to accept our proposals,
there will be a breakthrough,” he said, before praising the efforts
of mediators Russia, France and the United States.
Azerbaijan and Armenia fought a war over the mainly ethnic-Armenian
enclave in the early 1990s, which Armenia eventually won, wresting
control of the region from Azerbaijan.
But Nagorno Karabakh’s status has never been settled and Azerbaijan,
encouraged by an international community which still recognises the
enclave as part of President Ilham Aliyev’s country, wants to take
back control.
Interenergo bought power distributor Electricheskiye Syet Armenia
NEWS IN BRIEF.
Interenergo, part of Russia’s UES electricity monopoly, has bought
power distributor Electricheskiye Syet Armenia for $73m. UES’ other
electricity assets in the country include the Sevan-Razdansky
hydro-power plant and Razdansky thermal power plant. The World Bank
has complained about a lack of transparency in the sale.
Ceremonial closing of retraining courses for teachers from diaspora
CEREMONIAL CLOSING OF RETRAINING COURSES FOR ARMENIAN TEACHERS FROM
DIASPORA HELD AT HOLY ECHMIAZDIN
YEREVAN, August 22. /ARKA/. A ceremonial closing of retraining
courses for Armenian teachers from diaspora has been held at the Holy
See of Echmiadzin. The press service of the Holy See reports that the
1-month courses were conducted at the Gevorgyan ecclesiastical
seminary under the patronage of Catholicos of All Armenians Garegin
II. RA Minister of Education and Science Sergo Yeritsyan made a
congratulatory speech at the ceremony. He pointed out new programs of
retraining diasporan teachers and organizing the rest of 500
diasporan students in Armenia. Garegin II sent his blessings to the
teachers as well. He expressed confidence in a high mission of
educating Armenian children.
After the teachers’ speeches of welcome, the RA Minister of Education
and Science and the Leader of the Armenian Church issued certificates
to them. P.T. -0–
Argentinean senate re-condemns Turkey for Armenian Genocide in 1915
ARGENTINEAN SENATE RE-CONDEMNS TURKEY FOR ARMENIAN GENOCIDE IN 1915
YEREVAN, August 22. /ARKA/. On July 27, 2005, the Argentinean
National Senate re-adopted a statement condemning Turkey for the
Armenian Genocide committed in 1915, the press and information
department, RA Foreign Office, reports. On April 20, 2005, the
Argentinean Senate condemned the Turkish authorities for persistent
denial of the irrefutable fact of the Armenian Genocide. The Turkish
Foreign Office sent a note of protest, regarding the Argentinean
Senate’s statement as “irresponsible.” On May 5, 2005, the country’s
Senate declined the protest as ungrounded. P.T. -0–
PM extends congratulations on 15th ann. of Declaration of Indep.
ARKA News Agency
Aug 22 2005
ARMENIAN PREMIER EXTENDS CONGRATULATIONS ON 15TH ANNIVERSARY OF
DECLARATION ON ARMENIA’S INDEPENDENCE
YEREVAN, August 22. /ARKA/. RA Prime Minister Andranik Margaryan has
extended his congratulations on the occasion of the 15th anniversary
of the Declaration of Armenia’s independence. In his message, the RA
Premier pointed out that the adoption of the Declaration on August
23, 1990 inaugurated a new stage in Armenia’s modern history. The
expression of the people’s common will inaugurated the formation of
independent statehood. “A year later, in September, independent
Armenia became reality substantiated by the results of a nation-wide
referendum. For 14 years our country has confidently been moving
forward, consolidating its statehood and confirming its commitment to
panhuman values,” the message says. The message also says that after
Armenia gained independence, it has ample opportunities for
integrating into civilized world, establishing equal relations with
other nations, preserving national identity, realizing national
aspirations and handing down powerful and prosperous Armenia to
future generations.
Margaryan expressed the confidence that Armenia “will able to retain
the achievements of the past hard day way, add new ones, meet all the
challenges and continue its march of independence without hindrance.”
P.T. -0–
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress