Les Pays-Bas Reconnaissent Le Genocide Des Armeniens

FEDERATION EURO-ARMENIENNE
Pour la Justice et la Démocratie
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22 décembre 2004
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LES PAYS-BAS RECONNAISSENT LE GENOCIDE DES ARMENIENS
Mardi 21 décembre, les parlementaires néerlandais ont adopté à
l’unanimité une motion reconnaissant le génocide des Arméniens. Cette
motion avait été déposée dès le vendredi 17 en réaction à l’occultation
de la question arménienne par le Conseil européen. Les parlementaires
néerlandais, et singulièrement les Chrétiens-Démocrates (CDA)
à l’origine de la motion, avaient peu apprécié de voir leur
Ministre des Affaires Etrangères, M. Bot, se déjuger, en taisant
– contrairement à ses promesses – la question du génocide lors du
Sommet de Bruxelles. Ainsi la motion adoptée demande au gouvernement
des Pays-Bas « de soulever continûment et explicitement la question
du génocide des Arméniens dans le cadre du dialogue avec la Turquie ».
« Nous adressons nos plus vives félicitations aux parlementaires
néerlandais, qui à l’image de leurs collègues slovaques il y a quelques
semaines rachètent la dignité de l’Europe et permettent à ses citoyens
de croire encore au projet européen. » a déclaré Hilda Tchoboian,
présidente de la Fédération Euro-Arménienne. « Nous compliments vont
aussi à l’ensemble des associations arméniennes des Pays-Bas qui,
par le travail qu’elles mènent depuis plusieurs années, en commun et
avec abnégation, ont permis ce résultat » a-t-elle continué.
« Aujourd’hui, les chefs d’Etats et de gouvernement des 25 apparaissent
de plus en plus esseulés et en fracture avec leurs opinions sur la
question turque. Les citoyens européens ont compris ce qu’est l’Union,
pas leurs exécutifs qui sont prêts à vendre le projet européen pour
une mésalliance avec une Etat ultranationaliste et négationniste. 25
chefs d’Etat ne peuvent avoir raison contre 500 millions d’Européens
» a-t-elle conclu.
–Boundary_(ID_oKECF4bLupv7H5Jm8e+BMQ)–

www.eafjd.org

Face =?UNKNOWN?B?4A==?= une =?UNKNOWN?Q?majorit=E9?= sceptique,M. Ra

Face à une majorité sceptique, M. Raffarin a défendu la position de
M. Chirac en faveur de l’adhésion turque
Le Monde
22 Dec 2004
Le premier ministre a justifié, mardi 21 décembre à l’Assemblée,
l’ouverture de négociations avec Ankara. François Bayrou (UDF)
a dénoncé “une conception dépassée du domaine réservé”.
A défaut d’un débat et d’un vote, une succession de monologues.
Quatre jours après la décision de l’Union européenne d’entamer des
négociations d’adhésion avec la Turquie, les quatre groupes politiques
représentés à l’Assemblée nationale ont dû se contenter, mardi 21
décembre, de prises de parole de dix minutes sur les conclusions
du sommet de Bruxelles, ponctuées par une intervention du premier
ministre.
Jean-Pierre Raffarin a justifié l’absence de vote du Parlement en
défendant la “mission essentielle” du chef de l’Etat de “négocier les
traités”. “Ne comptez pas sur moi, ni sur mon gouvernement, pour mettre
à mal les institutions de la Ve République”, a-t-il lancé, reprenant
les arguments en faveur de l’adhésion turque avancés par Jacques
Chirac. Il a également rappelé que, grâce à la prochaine réforme
constitutionnelle, les Français seront obligatoirement consultés
par référendum sur les futures adhésions, dont celle de la Turquie,
d’ici à quinze ou vingt ans.
Un argument auquel n’est pas sensible François Bayrou. Le président de
l’UDF avait d’ailleurs ouvert le feu en prédisant que l’intervention
du premier ministre, quelques minutes plus tard, allait être un
“bilan triste et révélateur pour la démocratie française, pour
le projet européen et pour la place de la France en Europe”. “Vous
venez d’inscrire un chapitre de plus à l’histoire de la République où
la démocratie représentative est vidée de son sens”, a-t-il lancé,
avant de s’attaquer à Jacques Chirac en dénonçant “une conception
dépassée du domaine réservé”.
Avec la perspective de l’entrée de la Turquie, a ajouté M. Bayrou,
“nous avons renoncé à porter un projet européen différent, celui d’une
puissance unitaire, démocratique, autonome et libre”. Il a critiqué
le rôle du chef de l’Etat, qui n’a pas défendu l’alternative d'”un
partenariat privilégié”, et pas obtenu “la reconnaissance du génocide
arménien”, ni le départ des militaires turcs de Chypre.
“OUI” D’OPÉRETTE”
Bernard Accoyer, président du groupe UMP, avait la délicate mission
d’exprimer à la fois l’opposition de son groupe à l’entrée de la
Turquie et la loyauté à l’égard du chef de l’Etat. M. Accoyer a
commencé par rappeler la position du parti, “favorable à la mise en
œuvre d’un partenariat privilégié”, qui reste selon lui “l’hypothèse
la plus probable”.
Cinq jours plus tôt, le président de la République avait, au
contraire, estimé que “demander à un pays comme la Turquie de faire
des efforts aussi considérables pour arriver à un résultat aléatoire
ou partiel, ce n’est évidemment pas raisonnable”. Concession à la
ligne présidentielle, M. Accoyer a admis qu’il “fallait bien ouvrir
les négociations afin de prolonger un dialogue ouvert en 1963” et
“ne fermer aucune porte, dans un contexte géopolitique instable”. Il
s’est félicité qu'”en tout état de cause ce sont les Français eux-mêmes
qui auront le dernier mot”.
Défendant au contraire la vocation de la Turquie à intégrer l'”idée
politique” européenne, Jean-Marc Ayrault, président du groupe
socialiste, a mis en avant “la capacité de l’Europe à fédérer les
peuples, les cultures, les confessions différentes”, et s’est réjoui
que la Turquie veuille souscrire à cette construction politique.
Mais il a invité les Turcs à “faire des efforts” sur “la violence
policière (…) les droits de l’homme, des femmes et des minorités”.
Le président du groupe communiste, Alain Bocquet, a dénoncé le “”oui”
d’opérette” et le “”oui” frileux” donné par les Vingt-cinq. Il a
invité les Français à se focaliser sur le “non” à la “Constitution
– européenne -“, pour s’ouvrir à la Turquie et à une autre Europe
“de 500 millions d’hommes et de femmes qui partagent la volonté de
construire une Europe de paix, sociale et solidaire de l’Atlantique
à l’Oural, en passant par la Méditerranée”.
Christophe Jakubyszyn
–Boundary_(ID_HkFlLMtoNChq6N/BlfdC2w)–

ARKA News Agency – 12/22/2004

ARKA News Agency
Dec 22 2004
RA Foreign Minister positively estimates the idea on NKR transfer in
temporary control of Armenia
Norair Gukasian appointed on the position of RA Deputy Minister of
Science and Education
Foreign policy of Armenia records satisfactory results during 2004 –
Armenian Foreign Minister
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RA FOREIGN MINISTER POSITIVELY ESTIMATES THE IDEA ON NKR TRANSFER IN
TEMPORARY CONTROL OF ARMENIA
YEREVAN, December 22. /ARKA/. RA Foreign Minister Vardan Oskanian
positively estimated the idea on NKR transfer in temporary control of
Armenia offered in the article at Le Figaro, he stated this in
National Press Club.
Armenia must receive temporary control over Nagorno Karabakh, joint
article of NATO PA Head Pierre Lellushe and Spanish Ex-Foreign
Minister Ana Palacio called “Putin and Spirits of Empire” published
today in Figaro states. “Europeans, Americans and Russians should
find compromise that will lead to obtaining of Armenian control over
Karabakh for some time”, the article says. “Western democracies”,
according to the authors, should initiate settlement of conflicts at
post Soviet area.
Both authors visited Armenia and Nagorno Karabakh in Oct 2004. L.D.
–0–
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NORAIR GUKASIAN APPOINTED ON THE POSITION OF RA DEPUTY MINISTER OF
SCIENCE AND EDUCATION
YEREVAN, December 22. /ARKA/. Norair Gukasian appointed on the
position of Ra Deputy Minister of Science and Education in accordance
to the decree of RA PM, RA Government press office told ARKA.
Norair Gukasian was born in Aragatsotn region in 1954. In 1977
graduated from mathematic faculty of Yerevan State University after
K. Abovian. In 1991-2002 has taken different positions in RA Ministry
of Education. L.D. –0–
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FOREIGN POLICY OF ARMENIA RECORDS SATISFACTORY RESULTS DURING 2004 –
ARMENIAN FOREIGN MINISTER
YEREVAN, December 21. /ARKA/. Foreign policy of Armenia recorded
satisfactory results during 2004, as Armenian Foreign Minister Vardan
Oskanian said during his briefing in the National Press Club. “The
year 2004 was impetuous, intense, full of positive and negative
moments”, he said. In his words, the main attention of the Armenian
Foreign Ministry was directed to the issues of Eurointegration in the
frames of EU “Enlarged Europe: New Neighborhood” program. Oskanian
also mentioned that Armenian Foreign Ministry was widely focusing on
Armenia-NATO relations. “Both these priorities will be significant
for Armenia in the future: Caucasus borders approached Europe and
NATO”, he stressed. As for the Karabakh conflict, in words of the
Armenian Foreign Minister in the year 2004 we recorded alternate
success. “Particularly, taking of the issue on “occupied lands” to
the UN agenda may be an obstacle for the negotiating process”, he
said. Oskanian mentioned that during the year 2004 it was possible to
develop and deepen relations of Armenia with Russia, USA and European
countries. The year was effective also from point of view of
Armenia-Diaspora relations.
He also added that the year 2005 promises to be also active from the
point of view of the foreign policy of Armenia: the country will
launch individual program of its partnership with the EU and
individual action plan with NATO (IPAP). “In 2005 we will face
serious issues in the Council of Europe: on the regular summit of the
CE Armenia must acts as a country fully that have fully implemented
its commitments undertaken to the CE”, he said. As for the beginning
of the negotiations with Turkey on its accession to the EU in October
2005, Minister stressed that Armenia must present its position fully.
T.M. –0–
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–Boundary_(ID_eQJAYh9fpAmlH/WLA3arbQ)–

Gryzlov made wrong statement, Oskanian considers

GRYZLOV MADE WRONG STATEMENT, OSKANIAN CONSIDERS
PanArmenian News
Dec 22 2004
22.12.2004 18:02
/PanARMENIAN.Net/ Touching upon the words of Russian Duma Speaker
Boris Gryzlov Armenian Foreign Minister Vardan Oskanian stated that
“the word he used presents the Armenian-Russian relationships a
wrong way”. Boris Gryzlov “just used a wrong wording”, V. Oskanian,
who visited the National Press Club today, considers. He said “to
date negotiations can be more efficient than in 1997. Moreover,
with the proposals available today we can “fix” Karabakh’s right for
self-determination”. Vardan Oskanian also noted that at present the
leadership has to decide on Karabakh’s participation in the talks –
either to insist on involving Karabakh and break out the negotiations
unless the demand is satisfied or to continue the process. Nowadays
the authorities prefer the second variant.
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Iran defense minister calls for closer ties with Azerbaijan

Iran defense minister calls for closer ties with Azerbaijan
The Associated Press
12/22/04 14:28 EST
BAKU, Azerbaijan (AP) – Iran’s defense minister on Wednesday called
for closer military ties between his country and Azerbaijan.
Ali Shamkhani’s visit to neighboring Azerbaijan is the second in
less than a week by a top Iranian security official. Last week,
Iran’s Minister for Intelligence Ali Yunesi met with Azerbaijani
President Ilham Aliev, announcing that the two neighboring countries
were working together on security.
“Azerbaijan’s security is our security. Our defense capability is
your defense capability,” Shamkhani told his Azerbaijani counterpart,
Safar Abiyev. “We have all possibilities for broadening our relations.
A statement released by the Azerbaijani Defense Ministry said the
two ministers exchanged opinions on a wide range of issues concerning
the development of military ties.
Abiyev said Iran should help to resolve the dispute surrounding the
Nagorno-Karabakh enclave, whose status sparked a war between Armenia
and Azerbaijan in the 1990s. The two Caucasus countries continue to
have tense relations.
Shamkhani was also expected to meet with Aliev and other top Azeri
officials.
Earlier this month, several top Iranian diplomats as well as Iran’s
health and environment ministers made official visits to Azerbaijan.

Oligarchs could provide about 75% of state budget income

OLIGARCHS COULD PROVIDE ABOUT 75% OF STATE BUDGET INCOME
PanArmenian News
Dec 22 2004
22.12.2004 17:12
/PanARMENIAN.Net/ “$270-290 million annually elude the state budget”,
Haykakan Zhamanak Armenian newspaper writes today according to the
International Monetary Fund report on poverty reduction and economic
growth in Armenia. The data shows that principal Armenian taxpayers,
who replenish state budget income with 23%, could potentially provide
about 75% of total income. There are 350 taxpayers in the country,
the paper continues, due to the budget for fiscal year 2005 they are
to pay 70 billion AMD. However proceeding from the IMF calculations
the figure could make 200 billion. Thus 130-140 billion AMD elude
the state budget every year, Haykakan Zhamanak sums up.
From: Baghdasarian

Bocquet: la =?UNKNOWN?Q?majorit=E9?= veut=?UNKNOWN?Q?=22parasiter=22

Bocquet: la majorité veut “parasiter” débat sur Constitution avec Turquie
Agence France Presse
21 décembre 2004 mardi 3:31 PM GMT
PARIS 21 déc 2004 — Le président du groupe communiste à l’Assemblée,
Alain Bocquet, a accusé mardi la majorité de vouloir “parasiter la
question essentielle” du référendum sur la Constitution européenne,
avec celle de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.
“Ne comptez pas” sur les députés communistes “pour tomber dans votre
piège” qui consiste à “faire de cette question celle dont soudain
tout dépend”, a affirmé M. Bocquet, lors de la séance de questions au
gouvernement consacrée aux négociations d’adhésion de la Turquie à
l’UE.
“A la vérité, vous souhaitez parasiter la question essentielle, celle
du référendum sur la Constitution Chirac-Giscard” ou “Seillière”, qui
“enferme tous les peuples d’Europe dans le carcan du libéralisme”,
a-t-il estimé.
Il s’agit de “focaliser et de crisper l’opinion française” sur la
question turque, “pour préserver et étendre des dominations qui font
au moins 20 millions de chômeurs”, a-t-il ajouté, en appelant une
nouvelle fois à voter non à ce référendum.
Concernant la Turquie, il a jugé que “l’essentiel des interrogations
demeurent”, comme les “droits des minorité en Turquie”, la “question
chypriote” ou le “génocide du peuple arménien”. Mais “n’oublions pas
les évolutions indéniables et les progrès accomplis”, a-t-il ajouté.
“Reste pourtant que la décision de l’UE d’ouvrir les négociations est
assortie de conditions draconiennes”, notamment une, “totalement
inédite”, selon laquelle “l’issue ne peut être garantie à l’avance”,
a poursuivi le député du Nord.
Selon lui, c’est un “un oui d’opérette qui est concédé à la Turquie.
Un oui frileux prononcé du bout des lèvres, tandis ques les
conditions sont d’ores et déjà créées pour décourager sa candidature
et l’inciter à se contenter d’un partenariat privilégié”.
–Boundary_(ID_qY9+w3/L3ugmZ+RAXhMfcg)–

Family killed by natural gas leak in Armenian village – third suchin

Family killed by natural gas leak in Armenian village – third such incident this month
Associated Press Worldstream
December 22, 2004 Wednesday 12:08 PM Eastern Time
YEREVAN, Armenia — A man, his wife and 7-year-old child were
asphyxiated by a natural gas leak in a rural Armenian village,
emergency officials said Wednesday – the third such incident of gas
poisoning in Armenia this month.
Officials were investigating the incident, which took place in the
southern town of Bryankot Syunikskoi, but said preliminary information
showed that a poorly installed homemade gas heater and an illegal
connection to municipal gas pipes were to blame.
The return of widespread use of natural gas in Armenia has caused
a number of safety problems in recent years, officials say. The
country had almost no natural gas for about 11 years because of
supply problems.
Last week, a family of five died in the town of Echmiadzin. Two days
later, a gas leak killed two people in the town of Gumri.

La Turquie =?UNKNOWN?Q?exp=E9di=E9e_en?= une petite heure

La Turquie expédiée en une petite heure
La Nouvelle République du Centre Ouest
22 décembre 2004
S’il fallait une illustration que l’Assemblée nationale est, sous la
Ve République, notamment en matière de politique étrangère, un
théâtre d’ombres, le « débat » organisé, hier, sur l’ouverture des
négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, en
offrirait une caricature.
Le 14 octobre dernier, les groupes politiques avaient pu
s’exprimer… mais les députés n’avaient pas été autorisés à voter,
au prétexte qu’il n’était pas question de lier les mains du président
de la République avant le Conseil européen, ce que personne
n’envisageait d’ailleurs.
Ledit conseil a eu lieu le 17 décembre, il a décidé d’ouvrir les
négociations avec la Turquie et, quatre jours plus tard, l’Assemblée
rouvre le débat dans les mêmes conditions. A François Bayrou, le
président de l’UDF, qui dénonçait ces pratiques, Jean-Pierre Raffarin
répliqua qu’il entendait respecter à la lettre les prérogatives du
Président.
Un ” oui ” frileux
Alain Bocquet, pour le PCF, estima que « le ” oui ” à la Turquie
était un ” oui ” frileux » de nature à inciter ce pays « à se
contenter d’un partenariat privilégié ».
La tâche de Bernard Accoyer, le président du groupe UMP, était
nettement plus délicate, son parti s’étant prononcé contre l’adhésion
et en faveur d’un partenariat privilégié, à l’inverse justement de
Jacques Chirac.
« L’intérêt de la France et de l’Europe est de ne fermer aucune porte
[…], mais l’hypothèse qui nous paraît la plus probable est celle
d’un lien fort […] L’alternative ne sera pas à l’issue de la
négociation entre une adhésion quasi automatique et le rejet pur et
simple », se réjouit-il.
Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste, se félicita de
l’ouverture des négociations et des garde-fous introduits qui
permettront de mesurer « la volonté turque de faire sienne les
valeurs et les règles de l’Union », la liberté religieuse, le droit
des femmes et des minorités, les normes sociales, mais aussi la
reconnaissance du génocide arménien et celle de la république de
Chypre.
Le PS dénonce le ” simplisme ” de la droite
« L’UMP et l’UDF font assaut de simplisme pour expliquer que la
Turquie et l’Europe sont incompatibles […] Nicolas Sarkozy et
François Bayrou insinuent l’impossibilité d’intégrer 70 millions de
musulmans dans l’Europe. En attisant les peurs et les fantasmes, ils
brouillent les enjeux et conduisent leurs électeurs à exprimer leur
refus de la Turquie en s’opposant à la Constitution européenne. Voilà
comment d’une pierre, on commet deux catastrophes », lança-t-il, en
rappelant qu’à tout moment, chaque État pourra bloquer les
négociations.
La réponse du Premier ministre fut le calque des propos tenus la
semaine dernière par Jacques Chirac : « Oui à l’entrée de la Turquie
si à terme elle remplit les critères d’adhésion : c’est l’intérêt de
la France et de l’Europe […] C’est à la Turquie de rejoindre notre
projet […] Nous lui proposons de faire sa révolution européenne ».
« Le peuple souverain aura le dernier mot », conclut Jean-Pierre
Raffarin, en promettant aux députés « un dialogue régulier,
transparent » tout au long du processus. Un propos qui provoqua sur
tous les bancs un sourire crispé.
–Boundary_(ID_yOemJ6NLsYR4JluVebP43w)–
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Jean-Pierre Raffarin : =?UNKNOWN?Q?=AB_Il?= n’y a pas=?UNKNOWN?Q?aut

Jean-Pierre Raffarin : « Il n’y a pas automaticité de la négociation à l’adhésion »;
Le Figaro
22 décembre 2004
ASSEMBLÉE NATIONALE L’intervention du premier ministre à l’Assemblée
Voici les principaux extraits du discours prononcé hier par
Jean-Pierre Raffarin à l’Assemblée nationale.
« Le président de la République a fixé la position de la France : oui
à l’entrée de la Turquie à terme, si elle remplit les critères
d’adhésion à l’Union européenne. Pourquoi ? Parce que, si les
conditions sont réunies, ce sera l’intérêt de la France et de
l’Europe. Ce choix nous engage. Ce n’est pas un choix d’opportunité,
c’est un choix qui s’appuie sur une vision de la France et de
l’Europe.
« Nous proposons à la Turquie de faire sa véritable révolution
européenne. Notre projet européen réunit un projet de paix et de
stabilité, un projet pour la démocratie, les libertés et les droits
de l’homme, un projet de développement économique et social. C’est
sur ces valeurs que la Turquie devra répondre.
« Rien ne condamne la Turquie à l’exclusion éternelle de l’Europe.
Aujourd’hui, nous voulons résolument qu’elle penche du côté européen.
N’ouvrons pas à nos portes un foyer d’instabilité tourné contre une
Europe qui aurait refusé l’espoir.
« Négociation n’est pas adhésion. Il n’y a pas, contrairement aux
caricatures que j’ai entendues, automaticité de la négociation à
l’adhésion. Le processus va être long et durer au minimum dix ans, et
peut être quinze ou vingt. Pour une raison simple : ni l’Europe ni la
Turquie ne sont prêtes aujourd’hui à une adhésion. En Europe d’abord,
et en France en particulier, il faudra du temps pour faire partager à
tous les acteurs concernés l’intérêt de la candidature turque.
Evidemment, La Turquie doit consolider sa démocratie, progresser en
matière de respect des droits de l’homme et des minorités, avec
notamment les tragiques questions arménienne et kurde, confirmer le
processus de réconciliation nationale qui a été engagé avec la Grèce
et régler la question de Chypre dans l’esprit de réconciliation qui
caractérise l’esprit européen.
« Il va de soi, s’il s’avérait que la Turquie ne veut pas ou ne peut
pas adhérer à l’ensemble de ces réformes, que l’Union lui proposera
un lien partenarial en lieu et place de l’adhésion. La possibilité
d’arrêter les négociations est maintenue.
« Toute nouvelle adhésion fera l’objet d’un traité qui sera
obligatoirement soumis, pour ratification, à référendum. Le peuple
souverain aura le dernier mot. »
–Boundary_(ID_mPnm8ZL7hkQJKaxdeRkB7A)–