En Turquie, Micheline Calmy-Rey Aborde La Question Armenienne

EN TURQUIE, MICHELINE CALMY-REY ABORDE LA QUESTION ARMENIENNE

Le Matin

26 dec 2011
Suisse

La presidente de la Confederation a evoque lundi a Ankara la question
des evenements de 1915-1917 en Armenie lors de sa dernière visite
officielle avant de quitter le Conseil federal.

Micheline Calmy-Rey a rappele lors de la Conference annuelle
des ambassadeurs turcs que, contrairement a la France, la Suisse
ne disposait pas d’une loi specifique contre les genocides. La
presidente de la Confederation a egalement reaffirme la politique de
la Suisse liee aux evenements en Armenie, a indique un porte-parole du
Departement federal des affaires etrangères Raphaël Saborit. Le Conseil
federal, qui parle de “tragiques deportations et massacres”, est
d’avis que les historiens doivent faire la lumière sur ces evenements.

Mais Micheline Calmy-Rey a egalement signale les petitions refusees
la semaine dernière au Conseil national. Elles demandaient la
reconnaissance de genocides dont ceux perpetres en 1915 contre
les populations assyro-chaldeo-syriaques, armeniennes et grecques
pontiques.

Dans la foulee, la Suisse aurait dû demander a l’ONU et a la Turquie
d’en faire de meme. Le National a deja reconnu en 2003 le genocide
armenien de 1915 contre l’avis du Conseil federal.

Gul et Davutoglu rencontres

La France est allee plus loin jeudi. L’Assemblee nationale a adopte
une loi qui penalise la negation du genocide armenien. Furieuse,
Ankara a rappele son ambassadeur de Paris, suspendu les visites
bilaterales et annule des exercices militaires conjoints.

Le discours de Micheline Calmy-Rey devant les ambassadeurs turcs a
par ailleurs porte sur les grands axes de la politique etrangère de
la Suisse, notamment la mediation, et sur les elements communs avec
la Turquie, autre pays qui n’est pas membre de l’UE.

La presidente de la Confederation, en Turquie jusqu’a mardi matin,
a egalement ete recue par son homologue Abdullah Gul et le chef de la
diplomatie Ahmed Davutoglu. En dehors de la polemique liee a la France,
ils ont notamment discute de la mediation suisse entre la Turquie et
l’Armenie, qui avait abouti en 2009 a deux protocoles signes a Zurich
par Ankara et Erevan et visant a normaliser leurs relations.

Discussion liee a la Syrie

Le processus a ete gele au printemps 2010 par Erevan, le president
armenien Serge Sarkissian accusant Ankara de poser des “conditions
inacceptables” pour sa ratification. Les deux pays s’achoppent sur
les evenements de 1915-1917, qualifies par les historiens de genocide,
et que la Turquie refuse de voir qualifies comme tels.

“La Suisse est disponible si les deux parties le souhaitent” pour
que la mediation reprenne, a souligne lundi M. Saborit. Le potentiel
d’accroissement dans les relations economiques entre la Turquie et
la Suisse, la situation en Syrie et la crise de l’euro ont aussi ete
abordes lors des deux rencontres avec Abdullah Gul et Ahmed Davutoglu.

Cette visite officielle etait la dernière de Micheline Calmy-Rey
avant de quitter le Conseil federal. Cette invitation lancee par
Ahmed Davutoglu a s’exprimer devant les ambassadeurs turcs constitue
“une sorte de reconnaissance” du rôle de la Suisse sur la scène
internationale, notamment en matière de mediation, a encore indique
Raphaël Saborit.

http://www.lematin.ch/actu/monde/en-turquie-micheline-calmy-rey-aborde-la-question-armenienne-2011-12-26

Loi Sur La Negation Des Genocides: Si Vous Avez Rate Le Debut

LOI SUR LA NEGATION DES GENOCIDES: SI VOUS AVEZ RATE LE DEBUT

24minutes.fr
26 dec 2011
France

ECLAIRAGE – Les objectifs de la loi, le deroulement du vote, les
tensions diplomatiques… “20 Minutes” fait le point sur le texte
condamnant la negation des genocides…

L’adoption jeudi par l’Assemblee nationale de la proposition de loi
penalisant la negation des genocides continue de faire des vagues.

Après les tensions diplomatiques de la semaine dernière, le site
Web de la deputee a l’origine de la loi, Valerie Boyer (UMP), a ete
pirate ce week-end. Pour tout comprendre de la polemique en cours,
20 Minutes fait le point sur cette loi et ses repercussions.

Pourquoi cette histoire touche autant les communautes armenienne
et turque?

Le massacre de plus d’un million d’Armeniens, soit les deux tiers
environ de la population du pays, ordonne par les autorites turques,
date de l’Empire ottoman et s’est deroule en 1915. La Turquie ne
reconnaît que 300.000 a 500.000 morts et se refuse a parler de
genocide. Pour en savoir plus, vous pouvez lire cet article de
Quoi.info, la page que Wikipedia consacre au genocide armenien, ou
relire la chronologie du genocide et de sa reconnaissance proposee
par 20 Minutes. C’est en 2001 que la France a officiellement reconnu
le genocide en depit, deja, des pressions turques. De nombreux pays
le reconnaissent egalement, ainsi que l’ONU et l’Union europeenne. Au
Proche-Orient, seul le Liban le reconnaît, mais Israël est en train
de se pencher sur la question.

Qu’est-ce qui a ete vote jeudi dernier a l’Assemblee?

Le texte de la loi vise a “reprimer la contestation ou la minimisation
grossière” de tout genocide, dont celui perpetre contre les Armeniens.

Le texte prevoit un an de prison et 45.000 euros d’amende en cas
de negation d’un genocide reconnu par la loi. Il a ete approuve au
palais Bourbon jeudi matin par la grande majorite de la cinquantaine
de deputes, toutes tendances confondues, presents lors du vote.

Pourquoi une telle loi?

La deputee a l’origine de la loi, Valerie Boyer, avait avance plusieurs
raisons dans une interview accordee a 20 Minutes: “Donner du sens et
de la coherence” legislative, en accompagnant la reconnaissance du
genocide armenien par une condamnation de sa negation, comme c’est
le cas pour la Shoah. L’elue UMP avait aussi rappele qu’il s’agissait
d’une promesse du candidat Sarkozy.

Concernant les accusations d’electoralisme qui entourent cette loi,
elle avait repondu: “Je dis aux Turcs que vouloir gagner des elections
n’est pas un peche”, sans nier directement cette eventuelle motivation
electoraliste.

Quelles ont ete les reactions après le vote de l’Assemblee?

L’Armenie s’est evidemment felicitee du vote des deputes francais. A
l’oppose, la reaction du gouvernement turc a ete sevère: le Premier
ministre a rappele son ambassadeur a Paris, parle d’une politique
francaise basee sur le “racisme” et la “xenophobie” et annule toutes
les rencontres politiques, economiques et militaires prevues avec
la France. Recep Tayyip Erdogan a egalement parle de genocide des
Algeriens par la France, et s’en est pris au père du chef de l’Etat
francais, Pal Sarkozy, affirmant etre “sûr qu’il a beaucoup de
choses a dire a son fils sur les massacres commis par les Francais
en Algerie”. Il y a aussi eu quelques critiques en France: Alain
Juppe a qualifie cette loi d'”initiative pas opportune”, tandis que
Francois Hollande, tout en soutenant le texte, a parle de motivation
electoraliste de l’UMP.

Quel avenir pour cette loi?

Son passage devant les deputes n’etait qu’une etape: la loi doit
encore etre inscrite au Senat, presentee devant les senateurs et
approuvee par eux. Toutefois, pour cause d’elections presidentielle
et legislatives, le Parlement arretera ses travaux a partir de fin
fevrier. La marge de temps pour l’inscrire a l’ordre du jour du Senat
est donc très reduite. La loi ne devrait pas avoir de problème pour
obtenir l’approbation des senateurs, mais en aura-t-elle le temps?

-Nicolas Begasse

http://www.20minutes.fr/politique/848519-loi-negation-genocides-si-rate-debut

Loi Sur Le Genocide Armenien : Ecologistes Et Radicaux De Gauche Cri

LOI SUR LE GENOCIDE ARMENIEN : ECOLOGISTES ET RADICAUX DE GAUCHE CRITIQUES
Stephane

armenews.com
lundi 26 decembre 2011

Les deputes ecologistes n’ont pas participe au vote sur la proposition
de loi reprimant la negation des genocides et les senateurs radicaux
de gauche ne voteront pas ce texte lorsqu’il passera devant la Haute
assemblee, a-t-on appris auprès de ces deux mouvements.

Dans un communique, Jean-Michel Baylet, president du Parti radical de
gauche, a annonce que les senateurs de son parti “ne voteront pas la
proposition de loi” car “les radicaux de gauche sont opposes a cette
nouvelle loi memorielle”.

“La France a deja reconnu le genocide armenien par la loi du 29 janvier
2001, il est donc inutile de legiferer a nouveau sur cette question”
a ajoute M. Baylet.

De son cote, Francois de Rugy, depute EELV, a indique a l’AFP que lui
et ses deux collègues a l’Assemblee n’avaient pas participe au vote.

“Naturellement nous sommes pour la reconnaissance du genocide armenien,
mais nous refusons les lois qui font dire aux tribunaux l’Histoire,
quel que soit le sujet”, a-t-il explique.

Le Mensonge, L’infamie Et L’ignorance

LE MENSONGE, L’INFAMIE ET L’IGNORANCE
Ara

armenews.com
lundi 26 decembre 2011

Le mensonge, l’infamie et l’ignorance Jeudi 22 decembre, en reaction
au vote de l’Assemblee Nationale visant a sanctionner la negation du
genocide des Armeniens, un tsunami d’inepties a frappe la France.

Passage en revue des faux semblants, cliches et autres expressions
d’inculture qui ont emaille le debat sur le sujet.

” Il n’appartient pas au Parlement de faire l’histoire “. L’histoire a
deja ete ecrite. Et n’en deplaise a M. Bayrou, De Villepin, Chevènement
ou Lang, il appartient en revanche au Parlement de proteger les
citoyens Francais rescapes de l’entreprise extermination et la France
en general des ravages d’une propagande d’Etat. Ce qui constitue le
volet politique du genocide, son stade supreme, pour reprendre le
mot de Bernard-Henri Levy. Le negationnisme n’est pas un problème
historique, mais d’une grande actualite. C’est la continuation de
l’annihilation par d’autres moyens. Et comme dans tous les crime
l’assassin cherche a effacer ses traces. Le negationnisme entend de
plus poursuivre les rescapes jusque-la où ils sont et attenter a leur
dignite. Dans cette dernière dimension, il s’agit d’une expression
raciste et armenophobe qui procède de la meme ideologie meurtrière
et du meme fanatisme que celui ayant sous-tendu le passage a l’acte
en 1915. Il appartient au Parlement de s’en saisir a differents
motifs et en particulier, en ce qu’il est constitutif d’un risque de
trouble a l’ordre public. En 2001, la Chambre des deputes ne s’est pas
positionnee par rapport a une question d’histoire. En reconnaissant
le genocide elle a apporte une reponse politique a une politique
d’Etat de deni. La violence des reactions d’Ankara a l’interdiction
de sa propagande negationniste sur le sol nationale donne la mesure
du caractère prioritaire de cette politique turque. Ankara se dit
pret a activer d’enormes moyens pour pouvoir la poursuivre. Face a
ce chantage diplomatico-commercial, le meilleur rempart, c’est la
loi. On n’est pas dans l’histoire, mais dans l’actualite.

” Il faut mettre un terme aux lois memorielles “. N’en deplaise a M.
Accoyer, la proposition de loi que les deputes ont adopte, jeudi 22
decembre n’est pas une ” loi memorielle “, mais juste la transposition
d’une directive-cadre de l’Union europeenne, adoptee par Bruxelles en
2008, sur la lutte contre la contestation des genocides reconnus par
la loi francaise. La France, dans son bon droit, n’a fait qu’importer
un texte communautaire. En toute liberte et sans offenser personne
puisque la Turquie n’est meme pas mentionnee, ni les evenements
de 1915. Par ailleurs, d’autres Parlements ont vote des textes a
caractère historique, comme le Conseil de l’Europe sur les crimes
commis par les communistes a l’epoque de l’URSS. Et personne n’a
conteste cette avancee de la democratie. Enfin, si on reprend cet
argumentaire, pourquoi les legislateurs seraient-ils competents pour
voter une loi contre le clonage alors qu’ils ne sont pas scientifiques
et incompetents pour adopter un texte contre le negationnisme alors
que l’Histoire est une science ? Il existe un principe de precaution
morale qui est valable aussi bien dans la bioethique que contre le
negationnisme.

” Le Parlement n’a pas a voter un texte portant sur un fait etranger
a la France “. N’en deplaise a M. Badinter, les relations etroites
entre la France et l’Armenie remontent aux premiers siècles de notre
ère pour ne plus jamais se desserrer. Elles ont eu de cesse de se
confondre. Le 24 mai 1915, la France, la Russie et la Grande-Bretagne
adressent une missive a l’Empire ottoman dans laquelle la Triple
Entente lui indique qu’il devra repondre après la guerre des crimes
contre l’humanite commis sur sa population armenienne. La France
a toujours ete fortement presente et interventionniste dans cette
region. Elle a appose sa signature au bas de multiples traites en
faveur des droits des minorites de l’Empire ottoman. Son implication
dans la reconnaissance du genocide des Armeniens procède donc de
ses engagements passes et relève de sa responsabilite historique. De
leur côte les Armeniens ont paye au prix du sang verse leur tribut a
cette histoire particulière d’amitie. On ne rappellera pour memoire
que les volontaires de la Legion armenienne tombes aux côtes des
soldats francais lors de la Première Guerre mondiale, les engages dans
l’armee francaise en 1939, en 1946 ou en 1954 alors qu’ils n’etaient
pas citoyens de la Republique, les resistants du groupe Manouchian,
rescapes du genocide de 1915 et fusilles par la police de Vichy pour
s’etre battu pour la liberte et la liberation de la France. Si tous les
peuples sous domination imperiale ont gagne leur independance au XIXe
comme au XXe siècle, cela s’est fait au nom des valeurs universelles
que la Revolution francaise incarne. A chaque fois que les Armeniens
ou d’autres peuples ont voulu s’approprier ces messages de Liberte
pour s’affranchir du joug turc, l’Empire ottoman leur a repondu par
le fer et le feu ! Comment Badinter, un heritier politique revendique
de Jaurès et de Blum peut-il faire fi de cette dimension ?

” La France n’a pas a se meler des problèmes des autres “. Mais,
a ce rythme que cessent alors les diplomaties du monde entier et
que les ONG soupent leur action humanitaire a travers le monde ! Que
l’on arrete de se meler du genocide du Darfour ! Que l’on cesse de
parler de la tragedie du Tibet en Chine ! Que l’on ferme les yeux
sur toutes les violations des droits de l’homme dans le monde ! Ce
serait un comble pour notre Republique, berceau des droits de l’homme !

” Ce texte est de nature electoraliste “. Mais qu’est-ce qui n’est
pas de nature electoraliste aujourd’hui ? Et pourquoi lorsqu’un
gouvernement, a la recherche de popularite, legifère en faveur des
agriculteurs, des enseignants, des medecins ou des laboratoires
pharmaceutiques, personne ne parle d’approche electoraliste et
qu’arrivee aux Armeniens, la demarche ne serait qu’electorale de la
part de ce meme gouvernement ?

” Ce texte va porter atteinte aux relations economiques avec la Turquie
“. Près de onze ans après la loi francaise reconnaissant le genocide
des Armeniens, le volume des relations economiques et commerciales
entre la Turquie et la France s’elève a environ 11 milliards d’euros,
alors que la Turquie avait vigoureusement proteste contre ce texte de
loi en 2001. L’argument mercantile tombe donc tout seul. Par ailleurs,
pourquoi s’enthousiasmer a travers le monde en faveur du mouvement
des Indignes fondamentalement porte par une ethique internationale et
contester le choix des deputes quand ils mettent la morale au-dessus du
pouvoir de l’argent ?!?! Cela fait près d’un siècle que les Armeniens
sont les Indignes sans sepulture et traînes dans la boue par ce
negationnisme de l’Etat turc. Ce texte est un acte fort en faveur
d’une moralisation des relations internationales, au moins a l’echelle
europeenne. Ceux qui s’y opposent sont des cyniques, qui mettent les
interets commerciaux au-dessus de toute autre considerations.

” Il faut creer une commission d’historiens turcs et armeniens pour
regler leur differend “. Pourquoi mettre en place une commission
d’enquete sur 1915 alors que tous les Instituts specialises dans la
recherche sur les genocides confirment la realite du genocide des
Armeniens. Cette demande correspond a une manoeuvre de la propagande
negationniste turque. Visant a noyer le problème, elle induit en
outre que le genocide serait sujet a caution. Accepter cette idee,
c’est faire le jeu des revisionnistes et negationnistes. Cette
meme demande est egalement utilisee par Ahamadinejad pour contester
la Shoah. Par ailleurs, en 2001, lors d’une initiative americaine
soutenue par le Departement d’Etat, un dialogue armeno-turc, noue entre
ex-diplomates des deux pays, a saisi le Centre international pour la
justice transitionnelle (CIJT), base a New York, en vue de determiner
si les tueries et deportations des Armeniens de l’Empire ottoman
constituaient un genocide au regard de la Convention des Nations
Unies de 1948. Lorsque le CIJT a repondu que ” oui, le genocide des
Armeniens est une realite incontestable “, la delegation turque a
claque la porte des negociations et mis fin aux discussions. Voila
un exemple de dialogue avorte par la Turquie, que nous portons a la
connaissance des ignorants des relations armeno-turques…

” Ce texte porte atteinte a la liberte d’expression “. Qu’on se le
dise : ce texte ne porte nullement atteinte a la liberte d’expression.

Toute personne a le droit de penser et de dire ce qu’elle veut. Le
juge condamne, le cas echeant, la “negation ou la banalisation
grossière et publique des genocides reconnus par la loi”. Les mots
importants sont “grossières” et “publique”. On peut etre raciste,
xenophobe ou negationniste c’est le droit de chacun de l’etre et de le
rester. Mais diffuser du racisme, de la xenophobie ou du negationnisme
est inadmissible dans l’espace public.

” Les lois memorielles ne servent a rien “. N’en deplaise a Pierre
Nora, il n’existe pas de ” lois memorielles “. C’est une expression
de journalistes, un raccourci comme tant d’autres pour simplifier
une problematique.

Mais plus serieusement encore, la mondialisation a deconcentre les
histoires nationales et confronte les points de vue. L’histoire
globale, qui incarne un nouveau ” nous ” mondial, et non plus
occidental, se fonde sur la prise en compte de la diversite des
peuples trop longtemps occultee, mais aussi sur une volonte de voir
leur dignite respectee par la marche du temps et prise en compte par
les sciences sociales. Elle repose aussi sur la confrontation a parts
egales entre une histoire jusque-la dominante et une histoire dominee.

Aucun Etat ne peut vivre a l’abri de cette confrontation. Et la où
” Liberte pour l’Histoire ” denonce une loi memorielle, il n’y a
qu’une manifestation d’Histoire globale contre toute domination. Les
vaincus et les humilies ont autant de droits que les vainqueurs a
ecrire l’Histoire. Ne pas comprendre ce tournant epistemologique,
c’est ne pas comprendre le XXIe siècle.

Contester les genocides c’est assassiner les victimes une deuxième
fois et attenter a la dignite des survivants. Et pour la Turquie mener
une propagande negationniste d’Etat, c’est continuer au plan politique
l’action genocidaire. Il s’agit donc d’un acte politique d’agression
qui appelle un acte politique de resistance : le vote du Parlement. Si
la Turquie reconnaît son histoire, sort de son deni, avec transparence
et verite, la sagesse, la raison et le bon sens l’emporteront. Tant
qu’elle s’enveloppera dans les draps de son negationnisme d’Etat,
elle se heurtera au tribunal de l’Histoire…. Et au jugement de la
democratie et du Droit.

La redaction des ” Nouvelles d’Armenie Magazine ”

Knesset Speaker Calls Against Questioning Fact Of Armenian Massacres

KNESSET SPEAKER CALLS AGAINST QUESTIONING FACT OF ARMENIAN MASSACRES

PanARMENIAN.Net
December 26, 2011 – 13:00 AMT

PanARMENIAN.Net – Sitting of Israel’s Knesset Committee for Education,
Culture and Sports regarding the issue of Armenian Genocide recognition
is ongoing.

Knesset speaker Reuven Rivlin noted that divergence between Ankara
and Yerevan should not “wipe away” historical facts.

According to him, the fact of Armenian massacres should not be
questioned.

“Though I do not keep my views in secret, Turkey never thought to
declare me as “persona non grata.”

Today, Dec. 26, Knesset Committee for Education, Culture and Sports
is debating introduction of Armenian Genocide Remembrance Day. Though
the proposal was voiced eight months ago its debate was delayed to
December 26.

Following the passage of the bill criminalizing Armenian Genocide
denial by the French National Assembly, Ankara recalled its ambassador
from France.

ANKARA: Turkish FM says more may follow in sanctions against France

Anadolu Agency, Turkey
Dec 23 2011

Turkish FM says more may follow in sanctions against France

Ankara: Turkish foreign minister has said more could follow in
sanctions Turkey had taken against France over a bill penalizing
denial of the Armenian allegations regarding the Ottoman era incidents
of 1915.

“Sanctions Prime Minister Recep Tayyip Erdogan announced yesterday was
first phase. Our sanctions could become more powerful or they may ease
in line with the position France will assume,” Ahmet Davutoglu told a
gathering of Turkish ambassadors in capital Ankara.

The lower house of the French parliament on Thursday adopted a bill
that makes it a crime to deny the Armenian allegations with a prison
term of one year and a fine of 45 thousand euros.

Turkey recalled its ambassador in Paris in retaliation and cancelled
all political and military meetings as well as joint military
manoeuvres.

The bill needs approval of the French senate before winning any
binding power and it has come to the senate floor for debate before
February 22.

A similar bill in 2006 – proposed by the Socialist Party back then –
was approved by the lower house of the French assembly but the French
senate rejected to debate the bill last May.

The bill had the backing of French President Nicolas Sarkozy who had
recently expressed support during a visit to Yerevan last October
ahead of the presidential elections next year.

“Now they placed the burden, this bomb with its fuse on it, on the
senate which is set to decide whether to preserve the European values.
It is their test now and we will see how they will do,” Davutoglu
said.

“Turkey is no more a country that has to obey to whatever it is told.
Turkey is making diplomacy all around the world and showing its
power,” he said.

ISTANBUL: Turkey must respect our views: Sarkozy

Hurriyet Daily News, Turkey
Dec 24 2011

Turkey must respect our views: Sarkozy
ISTANBUL

French President Nicolas Sarkozy called on Turkey to respect the
French National Assembly’s decision to pass a bill penalizing the
denial of Armenian genocide allegations.

`I respect the views of our Turkish friends ` it is a great country, a
great civilization ` and they must respect ours,’ Sarkozy said in
Prague. `France does not lecture anyone and France does not want to be
lectured. France decides its policy as a sovereign nation. We do not
ask for permission. France has its beliefs [on] human rights [and] a
respect for memory,’ Agence France-Presse reported.

In a response to Sarkozy, Foreign Minister Ahmet DavutoÄ?lu said Turkey
was respecting the convictions of other nations but `it was outdated
to turn historical interpretations and intellectual debates into a
conviction and a dogma’ through his tweeter account. Back in France,
Foreign Minister Alain Juppe admitted that France’s vote on the
genocide law had `without doubt been badly timed.’ He urged calm and
said `certain declarations have been excessive.’ `What I hope now is
that our Turkish friends do not overreact,’ he added. A French bill
criminalizing denial of the 1915 events as genocide is a `disgusting
decision’ and mere electioneering, according to a French politician
and member of the European Parliament. `I am very angry with the
[Nicolas] Sarkozy government. They are using people’s sorrow for the
elections,’ deputy Helene Flautre told daily Hürriyet. Criticizing
Sarkozy’s `hostile attitude’ toward Turkey, she said: `No country is
in a position to give history lessons to another country. Besides,
this cannot be a politician’s job.’ When a law recognizing the 1915
events as genocide was first debated in France 10 years ago,
Turkish-Armenian journalist Hrant Dink told her that he would come to
France to yell `There was no genocide’ in the interests of defending
free speech. `I understand Dink better now,’ she added.
December/24/2011

ISTANBUL: `France should drop out of MG if genocide bill is ratified

Today’s Zaman, Turkey
Dec 23 2011

`France should drop out of Minsk group if genocide bill is ratified’

23 December 2011 / TODAY’S ZAMAN WITH WIRES, ANKARA

The Turkish president has suggested France should withdraw from the
Minsk Group in case a bill approved on Thursday by the French Assembly
aiming to penalize denial of `Armenian genocide’ becomes law, as he
said he regarded that president’s refusal to return his calls as a
sign of his `prejudice against Turkey.’

Speaking to reporters on Friday, a day after the approval of the
highly controversial bill in the French assembly despite strong
Turkish opposition, President Abdullah Gül said France should withdraw
from the Minsk Group if the bill is approved by the Senate and becomes
law since that would mean that France has lost its impartial position
in the settling of the Nagorno-Karabakh dispute between Azerbaijan and
Armenia. France currently co-chairs the Minsk Group, an international
initiative that has been active since the 1990s with not many
significant results so far. Gül also criticized President Nicolas
Sarkozy for `being prejudiced against Turkey.’ Recalling that he has
not responded to Gül’s phone calls for days, Gül complained that
`heads of state talk to each other even during war time.’ He said
Sarkozy’s stance reveals his prejudices against Turkey. Meanwhile,
Turkey’s top officials continued to slam France following the French
National Assembly’s approval of the denial bill, as Ankara urged
Turkish diplomats overseas to speak to Armenians around the world and
tell them of the foreign `instigation’ that tore Turks and Armenians
apart.

Following his initial announcement of Turkey’s measures against the
French on Thursday, Turkish Prime Minister Recep Tayyip ErdoÄ?an
asserted that the French decision was `a clear sign of the hostility’
against Muslims in France and Europe on Friday.

`The vote in France, where there are nearly 5 million Muslims, clearly
showed that the extent of racism, discrimination and anti-Muslims
sentiments has reached dangerous levels,’ ErdoÄ?an said at a conference
on `Change in Muslim Societies and Role of Women’ in İstanbul.

Accusing Sarkozy of `trying to win [April’s presidential] elections
over hostility towards Turks and Muslims,’ ErdoÄ?an was quoted by the
Anatolia news agency as saying, while he noted that Thursday’s vote
was all the more meaningful in that the bill was approved with only 55
lawmakers in attendance.

The prime minister also read excerpts from a 1526 letter sent by
Ottoman Sultan Süleyman the Magnificent to French King Francis I in
response to the French king’s request for help after being captured by
Spanish King Charles V during the Battle of Pavia. The Ottoman sultan
said in the letter he would help the French king, but the letter is
written in a tone that looks down upon the French King, as Sultan
Süleyman describes himself with multiple adjectives, hinting that
Francis I is only `a king.’ ErdoÄ?an said he had earlier presented a
copy of Süleyman’s letter to Sarkozy. `I think he did not read it,’ he
said.

Ankara urges its diplomats to speak out to Armenian diaspora
Turkish Foreign Minister Ahmet DavutoÄ?lu urged Turkish ambassadors on
Friday to speak out to every single Armenian around the world and tell
them about centuries of friendship and co-existence between Armenians
and Turks and of the instigation by colonial forces, including France,
to tear the two communities apart.

`We will go and talk to every single Armenian about the 10 centuries
we lived together in peace with them; we will tell them how we were
instigated against each other by colonizers, including the French, in
the last quarter of the 20th century,’ [sic] DavutoÄ?lu said, blaming
foreign intervention for causing the controversy between Turks and
Armenians regarding the events of 1915.

Addressing Turkish ambassadors serving overseas on the first day of a
week-long Foreign Ministry conference organized to conduct a
comprehensive review of Turkish foreign policy and recent developments
in international politics, DavutoÄ?lu further slammed the French
administration over the approval of the bill, saying that there was no
difference between the bill the French Parliament passed and the
Middle East dictators’ actions.

`Just as the Gaddafi regime, Bin Ali regime and the Assad regime
dictated to their people what to think and what not to think, the
French parliament and leaders behind it dictated to Europeans what not
to debate,’ Davutoglu said. Drawing harsh comparisons between the Arab
Spring regimes and the French legislature, DavutoÄ?lu repeated that the
bill meant that the French were `walking all over the values France
was built upon,’ and lashed out at the French Parliament, saying
pressure would not work on Turkey or make it yield.’ We will make our
voices heard in every place in the world. We will not yield to
pressure,’ he said.

`I am appealing to European intellectuals. Protect your values. We
will keep raising our voice. We will go and say we do not recognize
[the alleged genocide] wherever this is legally forbidden. We will
raise our voice in the European Parliament. If Europeans do not
protect these values, we will,’ the Turkish minister said, adding that
France was not being put to a test that would define its perception of
the world, as well as its relations with Turkey.

DavutoÄ?lu said the measures against France announced by ErdoÄ?an are
only initial measures, signaling that Ankara will introduce additional
sanctions. `We have nothing in our history to shy away from. We draw
our strength from our history,’ he declared.

Turkey responds to the bill with `gradual measures’
On Thursday, following lower house approval of the bill, ErdoÄ?an
announced measures against France as `an initial step’ following the
French decision, as he warned that the measures could be increased or
decreased in time, depending on the future of the denial bill at the
hands of the French legislature.`As of now, we are canceling bilateral
level political, economic and military activities,’ he said. `We are
suspending all kinds of political consultations with France’ and
`bilateral military co-operation and joint maneuvers are canceled as
of now.’ Although ErdoÄ?an’s measures did not include dropping the
level of diplomatic contact with France, Turkey’s Ambassador in Paris,
Tahsin BurcuoÄ?lu, was withdrawn immediately after the vote `for
consultations for an indefinite period of time,’ as Ankara warned he
would be in case of a lower house approval.

ErdoÄ?an also added that the bill was racist, discriminatory and
xenophobic and said it had opened wounds with Paris that would be
difficult to heal. Since the emergence of the denial bill voting early
in December, top Turkish officials, led by the prime minister, have
voiced their opposition to the bill that is `the product of petty
political calculations at the expense of centuries of friendship with
Turkey.’

France formally recognized the killings as genocide in 2001, but
provided no penalty for anyone denying that. The bill sets a
punishment of up to one year in prison and a fine of 45,000 euros for
those who deny or `outrageously minimize’ the killings by Ottoman
Turks, putting such action on a par with denial of the Holocaust, the
AP reported.

The volume of trade between France and Turkey from January to November
this year was more than $13.5 billion, according to Turkish government
statistics. France is Turkey’s fifth biggest export market and the
sixth biggest source of its imports. The French government has
stressed that the bill is not its own initiative and pointed out that
Turkey cannot impose unilateral trade sanctions due to its membership
in the World Trade Organization (WTO) and customs union of the EU.
Turkey would not be allowed to officially discriminate against France
due to its obligations born out of its international commitments, but
a public boycott is expected to target French products on shelves and
reduce French export levels significantly.

Tehran: Iran, Armenia have common stand on int’l issues president

Islamic Republic News Agency
Dec 23 2011

Iran, Armenia have common stand on international issues president

Yerevan, 23 December: Iran and Armenia have common stand on various
regional and international issues, Iranian President Mahmud
Ahmadinezhad Enhanced Coverage LinkingMahmud Ahmadinezhad -Search
using:Biographies Plus NewsNews, Most Recent 60 Dayssaid on Friday.

He made the remarks in a speech at the Armenian Parliament on Friday
[23 December]. “Tehran and Yerevan have similar stand on various
issues including the establishment of peace and justice in the world,”
Iranian president added.

Ahmadinezhad declared his support for expansion of parliamentarian
relations between Tehran and Yerevan. Pointing to the presence and
martyrdom of Armenian-Iranian citizens in Iraq imposed war against
Tehran; he added that “Islamic Republic of Iran is grateful of
Armenian minorities.”

Armenian Parliament Speaker Samvel Nikoyan for his part emphasized the
importance of development of relations between Tehran and Yerevan.
“Increase of parliamentarian relations between Tehran and Yerevan can
facilitate promotion of relations of the two sides,” he said. Armenia
parliament speaker thanked Islamic Republic respect for Armenian
minority in Iran, adding that good living of Armenian minorities in
Iran is a good example of peaceful co-existence of different ethnic
groups in a country.

Results of RF border guards work on Armenia border to be summed up

ITAR-TASS, Russia
December 23, 2011 Friday 11:16 AM GMT+4

Results of RF border guards work on Armenia border to be summed up

YEREVAN December 23

The Russian Federal Security Service (FSB) border guard department in
Armenia on Friday will summarise the results of operational activity
of the Russian border guards for the protection of the republic’s
border in the outgoing.

Head of the department Lieutenant-General Viktor Vlasov at the
traditional meeting with the media will tell reporters about their
work.

It has been announced that Secretary of the Armenian National Security
Council Artur Bagdasaryan will come to the Russian border guards.

The system of the protection of the Armenian state border with Turkey
(330 km) and Iran (45 km) has been fully preserved since the Soviet
times. The Armenian leadership considers the presence of Russian
border guards, along with the Russian military base, an important
component of the country’s national security. The Russian border
guards’ current presence here is based on an interstate agreement on
the status of the Russian border troops in the country, signed in
Yerevan on September 30, 1992.

The border guard department of the FSB of Russia in Armenia has four
border guard detachments – in Gyumri, Armavir, Ashtarat and Megri, as
well as a separate checkpoint at the Yerevan’s Zvartnots international
airport. The two countries’ governments roughly equally share the
costs of maintenance of the Russian border guards in Armenia (their
number is about 4.5 thousand men).

The Russian border guards have the task to protect the Armenian state
border with Turkey and Iran. Its border with Azerbaijan is under the
control of the Ministry of Defence of Armenia, and the border with
Georgia is under the protection of the Armenian National Security
Service.