French President Hollande vows new Armenia `genocide law’

Updated News
July 8 2012

French President Hollande vows new Armenia `genocide law’

French President Francois Hollande has said he plans a new law to
punish denial that the 1915-16 killing of Armenians was genocide.

A previous law approved by the French parliament was struck down in
February by the Constitutional Council, which said it infringed
freedom of speech.

Turkey rejects the term `genocide’ for the deaths of Armenians in
during their deportation by the Ottoman Empire.

The issue has strained Franco-Turkish relations in recent years.

Mr Hollande’s predecessor Nicolas Sarkozy had also ordered his
government to draft a new law after the old one was struck down.

`Francois Hollande has again expressed his willingness to propose a
bill designed to curb the denial of the Armenian genocide, as he had
said during his campaign and even before,’ the Coordinating Council of
Armenian Organisations of France (CCAF) told the AFP news agency.

A delegation from the CCAF will meet Mr Hollande before the end of the
month to discuss what form the new law would take, French media
reports say.

On Thursday, remarks by French Foreign Minister Laurent Fabius during
a meeting with his Turkish counterpart appeared to indicate that the
Constitutional Council’s ruling would make it impossible to take up
the issue again.

However, Mr Hollande’s office said on Saturday: `The president
expressed his commitments during the campaign. He will keep them.

`We must find a path, a road that allows for a text that is consistent
with the constitution.’

Tragic bond

The vote on the previous bill in January spurred angry protests in
both in Paris and Ankara. The Turkish government suspended political
and military co-operation with France.

The Turkish government argues that judging what happened in eastern
Turkey in 1915-16 should be left to historians, and that the new
French law would have restricted freedom of speech.

Armenia says up to 1.5 million people died in 1915-16 as the Ottoman
empire split. Turkey has said the number of deaths was much smaller.

The killings are regarded as the seminal event of modern Armenian
history, a tragic bond uniting one of the world’s most dispersed
peoples.

Among the other states which formally recognise them as genocide are
Argentina, Belgium, Canada, France, Italy, Russia and Uruguay. The UK,
US, Israel and others use different terminology.

France is home to an estimated 500,000 ethnic Armenians while about
550,000 Turkish citizens also live in the country.

http://updatednews.ca/2012/07/07/french-president-hollande-vows-new-armenia-genocide-law/

Génocide arménien: des responsables de la communauté en France crien

Agence France Presse
7 juillet 2012 samedi 9:14 AM GMT

Génocide arménien : des responsables de la communauté en France crient
à la “trahison”

PARIS 7 juil 2012

Les déclarations de Laurent Fabius sur une “nouvelle étape” des
relations entre Paris et Ankara ont été qualifiées samedi de
“trahison” par des représentants de la communauté arménienne de
France.

Après s’être entretenu jeudi avec son homologue turc, le chef de la
diplomatie française a semblé exclure l’adoption prochaine par la
France d’une nouvelle loi punissant la négation des génocides, dont
celui des Arméniens, après la censure par le Conseil constitutionnel
d’un texte voté en ce sens en fin d’année dernière par l’Assemblée
nationale.

“Sauf déclaration rapide du chef de l’Etat, il s’agit là d’une
trahison” a déclaré à l’AFP Ara Toranian, président du Conseil de
coordination des organisations arméniennes.

“Avant son élection, François Hollande s’était engagé en faveur d’une
telle loi, à plusieurs reprises, sans ambiguïté”, a-t-il dit. “Cette
déclaration de Laurent Fabius est en contradiction totale avec les
engagements du nouveau président de la République”.

“Si c’est exact, c’est une félonie, une honte pour la France, pour la
démocratie et pour la politique”, a-t-il ajouté. “Comme d’habitude,
entre les Arméniens qui ne représentent rien si ce n’est leur mémoire
et un état turc négationniste qui vient avec son carnet de commandes,
ses pressions et son chantage, il semble que l’état socialiste ait
choisi la voie du cynisme.”

Sur le site internet “armenews.com”, le journaliste Krikor Amirzayan
écrivait samedi : “La France abandonne ses promesses et lche les
Arméniens”.

“A moins d’un retournement spectaculaire de la situation, les
Arméniens seront une nouvelle fois sacrifiés sur l’autel des intérêts
entre Etats et de la loi du plus fort”.

Pour illustrer son article, un dessin représente le palais de l’Elysée
d’où s’élève une bulle de dialogue qui dit : “On bloque la loi sur la
pénalisation du négationnisme du génocide arménien… Combien d’Airbus
vous commandez ?”

Après le vote d’un texte par l’Assemblée nationale en fin d’année
dernière réprimant la négation du génocide arménien sous l’empire
ottoman (1915-1917), nié depuis toujours par la Turquie, Ankara avait
annoncé la suspension de sa coopération politique et militaire avec la
France. Ce texte de loi avait par la suite été censuré par le Conseil
constitutionnel.

Le Conseil “a décidé que la proposition de loi qui avait été présentée
par les parlementaires (de la précédente majorité de droite) était
contraire à notre Constitution donc il n’est pas possible de reprendre
le même chemin sinon le résultat sera évidemment le même”, avait noté
jeudi M. Fabius.

Hollande confirme un prochain texte de loi sur le génocide arménien

France 24
7 juillet 2012

François Hollande confirme un prochain texte de loi sur le génocide arménien

Le président français a confirmé son intention de proposer une
nouvelle loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens par les
Turcs en 1915. À la fin de février, un texte sur la question avait été
invalidé par le Conseil constitutionnel. Par Dépêche (texte) AFP –
François Hollande a confirmé samedi son intention de proposer une
nouvelle loi pénalisant la négation du génocide arménien en
s’adressant à des représentants de cette communauté qui redoutaient un
revirement après les propos de Laurent Fabius sur la relation
franco-turque.

“Le président a fait part de ses engagements pendant la campagne. Il
les tiendra”, a indiqué l’Elysée à l’AFP en confirmant un échange
téléphonique dans la journée entre François Hollande et un
représentant du Conseil de coordination des organisations arméniennes
de France (CCAF). Le chef de l’Etat a “toujours la volonté de proposer
un projet de loi visant à réprimer le négationnisme du génocide
arménien”, selon un communiqué du CCAF publié dans l’après-midi
rapportant cet échange.

“Pour couper court à toutes les rumeurs consécutives aux déclarations
de Laurent Fabius qui a semblé remettre en cause l’engagement de
François Hollande de proposer une nouvelle loi de pénalisation du
négationnisme, le Président de la République a téléphoné ce (samedi)
matin à M. Franck Papazian (coprésident du CCAF) pour lui confirmer qu
il n’avait pas changé d’avis sur le sujet”, indiquait le communiqué du
CCAF.

“François Hollande a de nouveau fait part de sa volonté de proposer un
projet de loi visant à réprimer le négationnisme du génocide arménien,
ainsi qu’il l’avait dit durant sa campagne et même bien avant. Le
président devrait recevoir avant la fin du mois une délégation du CCAF
pour envisager les modalités de la mise en place d’un tel texte”,
selon le communiqué.

Sollicitée par l’AFP, la présidence de la République a confirmé en
début de soirée cet échange téléphonique.

“Le président a fait part de ses engagements pendant la campagne. Il
les tiendra”, a fait valoir l’Elysée, “il n’y a aucune modification
même s’il faut trouver une chemin, une route qui permette d’avoir une
texte compatible avec la Constitution”.

Les représentants de la communauté arménienne de France avaient fait
part de leurs inquiétudes et parlé même de “trahison” après les
déclarations du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius
évoquant une “nouvelle étape” des relations entre Paris et Ankara.

Après s’être entretenu jeudi avec son homologue turc, le chef de la
diplomatie française avait semblé exclure l’adoption prochaine par la
France d’une nouvelle loi punissant la négation des génocides, dont
celui des Arméniens, après la censure par le Conseil constitutionnel
d’un texte voté en ce sens fin 2011 par l’Assemblée nationale.

Cette instance “a décidé que la proposition de loi qui avait été
présentée par les parlementaires (de la précédente majorité de droite)
était contraire à notre Constitution donc il n’est pas possible de
reprendre le même chemin sinon le résultat sera évidemment le même”,
avait constaté M. Fabius.

“Sauf déclaration rapide du chef de l’Etat, il s’agit là d’une
trahison” avait réagi auprès de l’AFP le président du CCAF Ara
Toranian, rappelant qu’avant son élection M. Hollande s’était engagé
en faveur d’une telle loi “à plusieurs reprises, sans ambiguïté”.

I Will Honor My Promise, Says French President

I Will Honor My Promise, Says French President

by Armenian Weekly
July 7, 2012

PARIS, France – French president François Hollande has reaffirmed his
commitment to reintroduce a draft law penalizing the denial of
genocides, following an announcement by his foreign minister that such
a law would not be resurrected.

Francois Hollande
During a phone conversation with ARF leader and CCAF co-president
Mourad Papazian, Hollande said he does not break his promises.

Earlier this week, foreign minister Laurent Fabius had dismissed the
genocide denial law during a meeting with his Turkish counterpart
Ahmet Davutoglu.

During his presidential campaign Hollande had vowed that he would
personally draft a similar law and shepherd its passage.

In April, Hollande said he would make sure that a new law is drafted
with `utmost legal security’ in order to ensure its approval by the
country’s highest court. `We can no longer commit an imprecision that
would again leave us with the impossibility of having the text
validated,’ he said.

Moscow should deliver S-300 defense system to Iran: Russian official

Moscow should deliver S-300 defense system to Iran: Russian official

Chairman of the Russian Defense Ministry’s Public Council Igor Korotchenko

PRESS TV
Sat Jul 7, 2012 9:0AM GMT

Chairman of the Russian Defense Ministry’s Public Council Igor
Korotchenko has called on Moscow to fulfill its contractual
obligations to Tehran and deliver the S-300 air defense systems to
Iran.

In a Thursday interview with Russia’s state-run RIA Novosti news
agency, Korotchenko urged Russia to sell the S-300 defense system to
Iran, arguing that the move does not run counter to any UN mandates.

The Russian defense official pointed to Moscow’s dispute with the NATO
member states over the military alliance’s 2010 plan to establish a
missile system in eastern Europe, the Syrian crisis and Uzbekistan’s
withdrawal from the Collective Security Treaty Organization (CSTO) of
ex-Soviet nations on June 28 and underscored the necessity of Moscow’s
support for friend nations against the backdrop of the ensuing
geopolitical developments.

CSTO, headquartered in Moscow, consists of Armenia, Belarus,
Kazakhstan, Kyrgyzstan, Russia, Tajikistan and Uzbekistan. The
organization was created in 2002 and has been developing rapid
reaction forces along with constructing drones.

Korotchenko went on to say that Iran and Russia share a lot of common
positions on international developments and argued that the delivery
of the S-300 defense systems to Iran will be a `logical step’ for
maintaining Moscow’s geopolitical interests in the region.

Earlier in July, Iran’s Defense Minister Ahmad Vahidi said Tehran’s
2011 complaint against Russia at the International Court of Justice
over Moscow’s refusal to ship the S-300 air defense systems to the
Islamic Republic is under examination at the relevant international
legal bodies.

Under a contract signed in 2007, Russia was required to provide Iran
with at least five S-300 air-defense systems.

However, Moscow’s continuous delays in delivering the defense system
drew criticism from the Islamic Republic on several occasions.

Russia has been refusing to deliver the system to Iran under the
pretext that the selling of the system is banned by the fourth round
of UN Security Council resolutions against Iran.

Korotchenko lashed out at the West for leveling allegations against
Iran’s nuclear energy program as a pretext to put Tehran under
pressure and argued that there has been no evidence of military
diversion in the Islamic Republic’s nuclear energy program.

The United States, Israel, and some of their allies accuse Tehran of
pursuing military objectives in its nuclear energy program.

Iran has strongly rejected the US-led allegations, arguing that as a
signatory to the nuclear Non-Proliferation Treaty and a member of the
International Atomic Energy Agency, it is entitled to develop and
acquire nuclear technology for peaceful purposes.

Armenia to host dolma festival

Armenia to host dolma festival

news.am
July 07, 2012 | 00:37

YEREVAN. – A dolma festival will be held at Armenia’s Sardarapat
Memorial on July 11 at 6pm, Chairman Sedrak Mamulyan of the
`Development and Preservation of Armenian Culinary Traditions’ NGO,
which is the event organizer, told Armenian News-NEWS.am.

He informed that during the festival 18-20 pavilions will introduce
their dolmas and the jury will decide the best dolma maker, who will
receive a clay cup as present.

High level guests and renowned personalities also will attend the event.

The objective of organizing such festival is to make Armenia more
appealing for tourists, to introduce traditional Armenian cuisine to
wider masses, and to introduce dolma as a truly Armenian dish.

`Dolma is completely and solely an Armenian dish,’ said Sedrak Mamulyan.

In his words, if dolma is made from grape leaves and the Armenian
people have lived in the areas where grapes grow, how could dolma
belong to another nation?

Taner Akcam published a new book on Armenian Genocide

Taner Akcam published a new book on Armenian Genocide

12:15, 7 July, 2012

YEREVAN, JULY 7, ARMENPRESS: Taner Akcam, a famous as a Turk
intellectual who has recognized Armenian Genocide has published a new
book in which there is anew information about Armenian genocide.
Armenpress reports calling Turkish Altust.org website that the book is
titled `The cooperation of Young Turks against the humanity: Armenian
Genocide and ethcnic cleanings in Ottoman Empire’.

At the presentation of the book Akcam declared that in the book are
included different Ottoman documents, and also parallels have been
taken with the documents in the archives of various countries.
According to Akcam Young Turks had decided to implement the Genocide
of Armenians before the First World War. At first they realized that
program against the Greeks and in the case of Armenians radicalized
it.

Akcam also spoke in his book about the policy of assimilation by Young
Turks against Armenians. He mentioned that the Turks implemented those
programs in several stages: married Armenian young girls with Muslims,
made to accept Islam

Paris ne prévoit pas de nouvelle loi sur le génocide arménien

FRANCE
Paris ne prévoit pas de nouvelle loi sur le génocide arménien

Le gouvernement français ne remettra pas sur le métier la loi sur le
génocide arménien rejetée par le Conseil constitutionnel et cause, en
2011, d’une crise diplomatique entre la France et la Turquie, a laissé
entendre jeudi Laurent Fabius.

A l’issue d’un entretien avec son homologue turc, Ahmet Davutoglu, le
ministre français des Affaires étrangères est en revanche resté très
prudent sur les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union
européenne.

Après le vote d’une loi pénalisant la négation des génocides, la
Turquie, qui n’a jamais reconnu sa responsabilité dans les massacres
d’Arméniens de 1915, avait rappelé son ambassadeur et pris des mesures
de représailles.

Lors d’une conférence de presse, Laurent Fabius a rappelé que cette
loi, dont la majorité parlementaire précédente avait pris
l’initiative, avait été jugée contraire à la Constitution de la France
par le Conseil constitutionnel.

`Donc il n’est pas possible de reprendre le même chemin, sinon le
résultat sera évidemment le même`, a-t-il ajouté.

La communauté arménienne de France compte environ 500.000 personnes,
selon les estimations les plus courantes.

Pendant la campagne de l’élection présidentielle, François Hollande,
comme son prédécesseur et rival Nicolas Sarkozy, avaient promis de
faire voter rapidement une nouvelle loi.

Depuis l’élection de François Hollande, Paris s’efforce cependant de
renouer des relations détendues avec Ankara, membre le plus oriental
de l’Alliance atlantique et partenaire incontournable au Moyen-Orient.

`Nous souhaitons la réconciliation entre l’Arménie et la Turquie et
nous soutiendrons évidemment tout effort qui est fait en ce sens`, a
souligné Laurent Fabius, qui a aussi souhaité un `développement du
débat historique pour apaiser les tensions`.

`Nous voulons que cet élément, qui a été vécu avec beaucoup de
difficultés en Turquie et en France, puisse être dépassé de bonne
foi`, a ajouté le chef de la diplomatie française.

LES PEUPLES, EN DERNIER RESSORT

Ahmet Davutoglu a pour sa part confirmé la levée des mesures de
représailles prises par la Turquie après le vote de la loi et annoncé
l’achèvement des formalités nécessaires à l’ouverture de deux
consulats turcs, à Bordeaux et Nantes.

Il a réaffirmé l’opposition de la Turquie à toute `approche
unilatérale` fondée sur des considérations de politique intérieure qui
`exploiterait la souffrance des peuples`.

`En dehors de ça, nous sommes tout à fait ouverts à parler de tout
ensemble (…) et à coopérer`, a-t-il ajouté.

Le ministre turc a par ailleurs rappelé le souhait de son pays
d’adhérer un jour à l’Union européenne -une adhésion à laquelle était
fermement opposé Nicolas Sarkozy.

`Nous sommes persuadés que la France sera parfaitement en mesure
d’évaluer la contribution stratégique que pourra faire la Turquie à
l’UE et (…) soutiendra la poursuite des négociations d’adhésion que
la Turquie a entamées en 2004`, a-t-il ajouté.

Laurent Fabius a assuré que la France examinerait `avec une totale
bonne foi la perspective des relations entre la Turquie et l’Union
européenne` mais il ne s’est guère engagé.

Il a invoqué l’arrivée récente aux affaires du nouveau gouvernement
français et la nécessité `d’examiner un certain nombre de dossiers
hérités des précédents responsables`.

`L’essentiel, c’est de poursuivre les discussions de bonne foi en
tenant compte des engagements passés. Nous souhaitons dépasser les
difficultés des dernières années`, a-t-il dit.

`Nous sommes d’accord, le ministre (turc) des Affaires étrangères et
moi-même que, à la fin, de toutes les manières, les choses relèveront
de la décision des peuples`, a ajouté le chef de la diplomatie
française.

A la veille d’une réunion à Paris des Amis de la Syrie, à laquelle
participera Ahmet Davutoglu, les deux ministres ont aussi plaidé pour
un développement des relations économiques, politiques et culturelles
entre la France et la Turquie.

samedi 7 juillet 2012,
Stéphane ©armenews.com

L’économie de l’Azerbaïdjan est entrée dans la crise

AZERBAÏDJAN
L’économie de l’Azerbaïdjan est entrée dans la crise

La production industrielle de l’Azerbaïdjan a subi une baisse de 2,9 %
entre janvier et mai. Selon le Centre de statistiques d’Azerbaïdjan
les recettes des produits pétroliers ont connu un fléchissement de 5,1
% dans le même temps. Rappelons qu’au 1er trimestre 2012 l La
croissance du PIB (Produit intérieur brut) de l’Azerbaïdjan n’était
que de 0,3 % soit la plus faible de tous les pays de la CEI. La
production de pétrole azéri a baissé de 7,5 % entre janvier et mai
avec une exportation de 18,5 millions de tonnes. Cette baisse de
l’exportation du pétrole fait suit à la baisse de 10,8 % enregistrée
en 2011 avec 45,4 millions de tonnes produites. Dans le même temps,
l’extraction d’or baissait de 32 % et celle de l’argent de 50 %. Selon
un rapport de la Banque mondiale établi en juin, l’Azerbaïdjan figure
parmi les pays dont l’économie se dégradera en 2012.

Krikor Amirzayan

samedi 7 juillet 2012,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

Ankara décidera de la politique intérieure de la France

Ankara décidera de la politique intérieure de la France
Publié le : 06-07-2012

Copyright photo: MAE, Cyril Bailleul

Info Collectif VAN – – Laurent Fabius, ministre
des Affaires étrangères, a reçu M. Ahmet Davutoglu, ministre des
Affaires étrangères de la République de Turquie, le jeudi 5 juillet
2012 au Quai d’Orsay. Un point de presse s’est tenu à l’issue de
l’entretien à 14h15. La vidéo de cette conférence de presse commune
est en ligne sur le site du MAE. Dans son discours, Laurent Fabius
fait allusion, sans jamais la nommer, à la loi de pénalisation de la
négation du génocide arménien. Idem bien sûr pour Davutoglu. Ce n’est
qu’en réponse à un journaliste (Des échos) qui demande clairement si
le gouvernement va s’abstenir de présenter une nouvelle loi pénalisant
la négation du génocide arménien, que Laurent et Ahmet (c’est comme
cela qu’ils se nomment l’un, l’autre) se mettent à en parler, l’un
pour tenter de se dépêtrer d’une question embarrassante, l’autre pour
dicter ses ordres en souriant.

Laurent Fabius annonce dans un langage diplomatique que puisque la loi
présentée précédemment a été jugée inconstitutionnelle, cela ne
servirait à rien de la présenter à nouveau. Il ne dit rien de ce que
François Hollande avait promis : proposer une autre loi susceptible de
franchir la barrière du Conseil constitutionnel, et ce sous la forme
d’un projet de loi gouvernemental (en lieu et place d’une proposition
de loi émanant des députés).

Les discours des deux MAE transpirent la fameuse « commission
d’historiens » mais ils ne disent pas s’il s’agit de la petite ou de
la grosse commission.

Laurent Fabius a rendu hommage à la communauté turque sans parler bien
sûr de celle qui défile à Paris et à Lyon sous les banderoles du
Comité Talaat Pacha (l’équivalent pour les Arméniens de ce que serait
un Comité Adolf Hitler pour les Juifs). Business is business…

Pas un mot non plus du procès des 205 opposants politiques de Turquie
qui se tient en ce moment à Silivri. Silivri, c’est compliqué à
prononcer. A l’inverse de Syrie, ce pays où la Turquie veut porter la
démocratie.

Voici une retranscription non officielle, faite par le Collectif VAN,
de quelques extraits de ce charmant numéro des duettistes « Ahmet &
Laurent ». On y apprend que la France ne peut prendre des décisions de
politique intérieure de manière « unilatérale », c’est-à-dire sans
l’aval de la Turquie. Ankara en décidé ainsi. Et Paris ?

Ministère des affaires étrangères et européennes

Entretien de Laurent Fabius avec Ahmet Davutoglu, ministre des
Affaires étrangères de la République de Turquie (5 juillet 2012)

Extraits. Retranscription non officielle faite par le Collectif VAN.

Vidéo en ligne sur :

Jacques Hubert-Rodier (Les Echos) :« Sauf erreur de ma part, le
dossier que vous avez évoqué avait trait à la loi sur la négation du
génocide arménien. J’aurais voulu savoir si le gouvernement français
s’est engagé clairement à ce qu’un tel projet de loi ne revienne pas ;
et vous avez évoqué M. le Ministre Davutoglu, la question de l’opinion
publique : est-ce que vous aussi de votre côté, vous ferez tous vos
efforts pour qu’en cas de nouvelle discussion en France il y ait aussi
un peu de calme du côté de l’opinion publique ? »

Laurent Fabius : « Sur cette question – Ahmet répondra bien sûr – qui
sera la dernière, donc la question arménienne, c’est celle que vous
posez.
Les questions de mémoire sont très délicates pour les responsables
politiques. Nous le savons bien. Et la France en particulier est très
bien placée pour le savoir.

Sur cette question, vous savez que le Conseil Constitutionnel, qui est
l’organe juridictionnel suprême en France, a décidé que le projet de
loi qui avait été présenté par une parlementaire de ce qui était
autrefois la majorité et ce qui est devenue l’opposition, était
contraire à notre Constitution. C’est ce qui a été décidé.

Donc, il n’est pas possible de reprendre le même chemin sinon le
résultat sera évidemment le même.

Ce que nous souhaitons, c’est la réconciliation entre l’Arménie et la
Turquie et nous soutiendrons évidemment tout effort qui est fait en ce
sens.

Et nous souhaitons aussi – nous en discutions avec Ahmet – un
développement du débat historique qu’il s’agisse de la Turquie, qu’il
s’agisse de la France, pour apaiser les tensions. Nous voulons que cet
élément qui a été vécu avec, on le comprend, beaucoup de difficultés à
la fois en Turquie et en France, puisse être dépassé et là encore de
bonne foi, nous voulons aborder dans cet esprit la nouvelle période
qui s’ouvre entre la Turquie et la France. ».

C’est ensuite au tour d’Ahmet Davutoglu de répondre. Le ministre des
Affaires étrangères de la République de Turquie voit 3 options
possibles. Voici la 3e :

« Il n’y a qu’une 3e option à laquelle nous serions fermés, et c’est
d’ailleurs celle pour laquelle nous avions rencontré des difficultés
par le passé et cette 3e option serait une approche unilatérale où les
politiques prendraient des décisions en politique intérieure et qui
exploiteraient la souffrance des peuples ; là c’est une option à
laquelle nous sommes fermés. ».

Nota CVAN : la France ne peut pas prendre des décisions de politique
intérieure de manière « unilatérale », c’est-à-dire sans l’aval de la
Turquie. Ankara en décidé ainsi. Et Paris ?.

Ecouter : La chronique du « grand » Alexandre Adler sur Europe 1

Vidéo : 24 avril 2012 – François Hollande promet une nouvelle loi “au
lendemain des élections présidentielles”

Lire aussi :

Qui dénoncera le Goulag turc ?

Tour de France-Turquie : prochaine étape au Quai d’Orsay

Syrie – Conférence de Paris (6 juillet 2012)

Retour à la rubrique

Source/Lien : Ministère des affaires étrangères et européennes

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/diplomatie-tv/
http://www.dailymotion.com/video/xrz3bo_ahmet-davutoglu-attendu-a-paris_news?search_algo=1
http://www.youtube.com/watch?v=BKCXJed0pr8
www.collectifvan.org