Le Gouvernement nie toute hausse secrète du prix du gaz russe

ARMENIE
Le Gouvernement nie toute hausse secrète du prix du gaz russe

Le gouvernement a nié jeudi l’annonce qu’il cache une augmentation de
plus de 20 pour cent du prix du gaz naturel russe pour l’Arménie qui
aurait été consentie avec la société russe Gazprom au début de cette
année.

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles Armen Movsisian
et le directeur de la société Gazprom ont pourtant affirmé que
l’Arménie continue à payer 180 $ pour mille mètres cube de gaz importé
via la Géorgie.

Le service arménien des douanes a relancé la question du prix du gaz
avec une information postée sur son site web récemment. Il a dit qu’a
dit le pays a importé presque 2 milliards de mètres cubes de gaz russe
pour une valeur d’environ 240 millions $ dans la première moitié de
cette année. Les analystes et les commentateurs dans les médias en ont
déduit que le prix réel est maintenant de 220 $ pour mille mètres
cubes.

En parlant aux journalistes, Armen Movsisian a catégoriquement nié
cela. Mais il a refusé d’expliquer la non-conformité entre ses
déclarations et les données du service des douanes.

Vartan Harutiunian, le directeur général d’ArmRosGapzrom (ARG) le
réseau de distribution du gaz en Arménie, a aussi nié une hausse des
prix. « Il n’y a aucune telle chose » a-t-il au service arménien de
RFE/RL (Azatutyun.am), refusant de faire d’autres remarques.

Le service de presse de Gazprom à Moscou, qui possède 80 pour cent
d’ARG, a refusé de faire le moindre commentaire. Un fonctionnaire a
dit que le coût du gaz russe fourni à l’Arménie est un secret
commercial.

Armenak Chatinian, un commentateur économique au quotidien `Orakarg’,
a suggéré que le gouvernement arménien pourrait secrètement
subventionner le prix du gaz en raison de la prochaine élection
présidentielle en février 2013. Il a cité des médias prétendant que le
gouvernement est prêt à céder environ la moitié de ses 20 pour cent
d’intérêt dans ARG à Gazprom afin de payer cette subvention.

mercredi 19 septembre 2012,
Stéphane ©armenews.com

A Paris, Aliev appelé à la paix avec l’Arménie, conspué par des mani

FRANCE
A Paris, Aliev appelé à la paix avec l’Arménie, conspué par des
manifestants (AFP)

PARIS – Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a été appelé mardi à
rétablir un climat de confiance avec l’Arménie par son homologue
français François Hollande, au cours d’une visite à Paris où des
centaines de manifestants ont conspué un criminel.

Outre l’inauguration du nouveau département des Arts de l’islam au
musée du Louvre, dont l’Azerbaïdjan est l’un des mécènes, M. Aliev a
été reçu environ une demi-heure par M. Hollande au palais de l’Elysée.

Le président de la République a appelé l’Azerbaïdjan à prendre les
mesures nécessaires pour rétablir un climat de confiance avec
l’Arménie, afin de favoriser l’aboutissement des négociations
conduites sur la question du Haut-Karabakh dans le cadre du Groupe de
Minsk de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en
Europe), selon la présidence française.

M. Aliev a été reçu très discrètement, les photographes de presse
n’ayant eu accès ni à la cour de l’Elysée ni aux abords du palais, a
constaté un journaliste de l’AFP.

Les tensions entre Bakou et Erevan ont été ravivées début septembre
après la grce accordée par le président azerbaïdjanais à un officier
condamné pour le meurtre d’un militaire arménien.

Ilham Aliev avait gracié Ramil Safarov dès son retour chez lui, après
son extradition de Hongrie où il purgeait une peine de prison à
perpétuité pour le meurtre commis en 2004 dans ce pays. Ramil Safarov
avait décapité Gourgen Margarian dans son sommeil, lors d’un stage
organisé à Budapest par l’Otan pour des militaires originaires des
pays de l’ex-URSS.

L’Arménie avait affirmé dans la foulée être prête à la guerre contre
l’Azerbaïdjan. Comme l’ONU ou l’Otan, la France avait fait part de sa
préoccupation, s’inquiétant de son impact sur les relations entre les
deux pays.

L’Arménie et l’Azerbaïdjan se disputent depuis des années le contrôle
du Nagorny-Karabakh. Rattaché à l’Azerbaïdjan pendant la période
soviétique, le Nagorny Karabakh – région à majorité arménienne – a
proclamé son indépendance, non reconnue par la communauté
internationale, après une guerre qui a fait 30.000 morts et des
centaines de milliers de réfugiés entre 1988 et 1994.

En Azerbaïdjan, l’opposition et des ONG accusent régulièrement la
dynastie des Aliev, au pouvoir dans ce pays quasiment depuis la chute
de l’URSS en 1991, de réprimer la liberté d’expression et
d’emprisonner des opposants sur de fausses accusations.

Environ 600 manifestants, en grande partie des Arméniens de France,
ont dénoncé la visite à Paris de M. Aliev, au cours d’un rassemblement
près de l’ambassade d’Azerbaïdjan.

Aliev fasciste, hors de France !, scandait la foule tandis que sur des
pancartes on pouvait lire : La France accueille un criminel, la
justice n’est pas à vendre.

La venue d’Aliev en France 18 jours après avoir gracié l’assassin
Safarov n’est pas acceptable, a estimé Franck Papazian, coprésident du
Conseil de coordination des orgabnisations arméniennes de France
(CCAF).

On ne peut pas accepter qu’Aliev, un dictateur, puisse être en France,
et en plus être reçu à l’Elysée…, a déclaré Hratch Varjabedian,
directeur du Bureau francais de la cause arménienne.

Au cours de leur rencontre, MM. Hollande et Aliev ont également
affirmé leur volonté commune de développer encore la coopération
économique et culturelle entre les deux pays.

Les groupes français Total, GDF Suez, et la compagnie pétrolière
publique d’Azerbaïdjan Socar avaient annoncé en juillet des résultats
jugés prometteurs concernant leur découverte de gaz à Absheron en mer
Caspienne qu’ils comptent exploiter.

mercredi 19 septembre 2012,
Stéphane ©armenews.com

Le parti de l’opposition souhaite aider financièrement les Arméniens

ARMENIE
Le parti de l’opposition souhaite aider financièrement les Arméniens de Syrie

Des membres éminents de la Fédération Révolutionnaire Arménienne (FRA)
ont annoncé mardi 18 septembre 2012 le lancement d’une campagne visant
à amasser des fonds pour aider les civils arméniens en Syrie qui
souffrent de plus en plus de la guerre civile.

« Il s’agit d’une initiative publique, ce n’est pas une initiative
partisane », a annoncé Vahan Hovannisian, le leader parlementaire du
parti d’opposition lors d’une conférence de presse.

« Naturellement, la FRA va jouer un rôle très actif car elle a des
structures plus souples sur le terrain », a-t-il dit. « Mais d’autres
organisations et l’Eglise apostolique arménienne en particulier, sont
aussi actives. »

Hovannisian et Lilit Galstian mènent la campagne, affirment qu’ils
vont recueillir suffisamment de dons pour envoyer un avion humanitaire
à la Syrie ce mois-ci. Ils ont dit que les représentants de la FRA
sont déjà en négociation avec les forces gouvernementales et les
rebelles syriens pour assurer la sécurité du vol humanitaire. Pour
l’heure, les militants ont reçu 1 million de drams (2400 $). La somme
a été donnée par la direction de la FRA.

Alors que les combats à Alep se sont intensifiés le mois dernier,
l’Union Générale Arménienne de Bienfaisance (UGAB), le plus grand
organisme de bienfaisance de la diaspora arménienne, a mis de côté 1
million de dollars pour répondre aux besoins urgents de la communauté.
Les sections locales de la FRA et de l’UGAB ont été pendant des
décennies les principales organisations de la communauté arménienne en
Syrie.

Un autre organisme, dont le siège social est à Erevan, Hayastan
All-Armenian Fund, a ouvert le 10 août un compte bancaire spécial pour
une aide financière aux Arméniens de Syrie. 50.000 dollars ont été
reçu à la fin du mois d’août.

Le président Serge Sarkissian a déclaré : « Même si nos capacités ne
permettent pas de donner un coup de main à tout le monde, notre
chaleur et notre compassion devraient déjà les soutenir. » Selon les
autorités d’immigration à Erevan, il y a actuellement environ 2.000
ressortissants syriens d’origine arménienne résidant en Arménie. Les
politiciens de l’opposition et des personnalités publiques ont accusé
le gouvernement de Sarkissian de ne pas faire assez pour les aider.

D’autres représentants de la FRA ont dit que le gouvernement d’Erevan
ne devrait pas encourager un exode de masse des Arméniens de Syrie car
ces derniers sont un élément clé de la diaspora au Moyen-Orient.

mercredi 19 septembre 2012,
Laetitia ©armenews.com

Bévue au Louvre ? « L’insondable bêtise » de l’Azerbaïdjan

Bévue au Louvre ? « L’insondable bêtise » de l’Azerbaïdjan

Publié le : 19-09-2012

Info Collectif VAN – – “Ici en France, chaque
fois qu’est mis en cause la dignité de la personne humaine et la
liberté d’expression, nous serons lÃ. Partout dans le monde, (…)
quand le patrimoine est saccagé, nous serons là pour lutter contre les
groupes qui sont mus par l’insondable bêtise qui rend chaque
civilisation vulnérable”, a déclaré François Hollande. Le chef de
l’Etat s’exprimait mardi matin devant l’auditoire venu assister Ã
l’inauguration des nouvelles salles du Louvre consacrées aux Arts de
l’Islam. Bévue ou attaque en sourdine, il se trouve justement que l’un
de ses invités, Ilham Aliev, président de l’Azerbaïdjan, pays-donateur
du musée du Louvre, a justement fait preuve de son « insondable bêtise
» en donnant l’ordre d’anéantir totalement tous les vestiges de
l’antique civilisation arménienne encore visible à Djoulfa au
Nakhitchevan.

En 2005, l’Armée azérie a en effet définitivement rasé le cimetière
médiéval de Djoulfa où se dressaient des milliers de somptueuses croix
de pierre ciselées (Khatchkars), symboles de l’art religieux arménien.
A la place se dresse désormais un champ de tir de l’armée de
l’Azerbaïdjan.

Ce génocide culturel rejoint la volonté d’extermination physique Ã
l’encontre des Arméniens perceptible dans les propos de tous les
officiels azéris. Parmi eux, le dictateur azéri en personne qui a
déclaré en mars 2012 que « l’ennemi numéro un pour l’Azerbaïdjan, ce
sont les Arméniens dans le monde entier » ; ou l’ancien ministre de
l’Intérieur azéri, İsgandar Hamidov qui avait annoncé la couleur en
2006: « Plus les Azéris tueront d’Arméniens, moins d’Arméniens il
restera. »

Quant à l’actuel Consul Général d’Azerbaïdjan à Istanbul, Représentant
permanent à l’Organisation de Coopération Economique de la Mer Noire
(OCEMN), Hasan Zeynalov, il avait déclaré en 2005 Ã la BBC: « Les
Arméniens n’ont jamais vécu au Nakhitchevan qui a été une terre
azerbaïdjanaise de temps immémorial, et c’est pourquoi il n’y a aucun
cimetière ni monument arménien, car il n’y en a jamais eu ».

Un point de vue relayé en France avec les pressions exercées Ã
l’UNESCO pour une simple exposition-photos organisée en juin 2011 au
siège de Paris.

Mais rassurons-nous, le Président de la République a déclaré en
préambule “Ici en France, chaque fois qu’est mis en cause la dignité
de la personne humaine et la liberté d’expression, nous serons lÃ. “.
Il y a donc fort à parier que la conduite indigne de son richissime
homologue azéri (qui a récemment gracié et récompensé cyniquement le
meurtre raciste d’un assassin d’Arménien) a été fustigée sous les ors
de l’Elysée où François Hollande recevait ensuite Ilham Aliev.

Collectif VAN

*********************

Discours du Président de la République lors de l’ouverture du nouveau
département des Arts de l’Islam au Musée du Louvre

Elysée

Madame la ministre de la Culture,
Messieurs les ministres,
Monsieur le président du Louvre,
Mesdames, Messieurs,

Le 20 septembre 1792, la première République française était proclamée.

La veille, il était décidé, par l’assemblée législative, de créer au
Louvre un lieu où seraient déposés « les tableaux et autres monuments
relatifs aux Beaux-Arts se trouvant dans toutes les maisons royales ».
Cela veut dire qu’avant même la proclamation de la République, les
révolutionnaires avaient voulu installer un grand musée.

Un an plus tard, il s’ouvrait. Installé dans le palais des rois, il
devenait alors le bien inaliénable des peuples de France.

Richesse de notre nation, le musée du Louvre est aujourd’hui le plus
grand musée du monde. Il n’a cessé d’évoluer, car le patrimoine est un
bien vivant.

Le Louvre est d’ailleurs bien plus qu’un musée, c’est une institution
de la République, forgée par plus de deux siècles de combats et de
conquêtes, une institution dont le prestige et le succès, toujours
plus spectaculaires : en 10 ans le nombre des visiteurs du Louvre a
presque doublé, passant d’un peu plus de 5 millions à 9 millions
aujourd’hui. 35% sont Français, et la moitié des visiteurs a moins de
30 ans, confirmant ainsi le succès international de cet établissement,
pour toutes les générations.

C’est une étape supplémentaire que nous franchissons aujourd’hui.

Elle s’inscrit dans le prolongement de la belle idée, de la grande
idée, du Louvre, du Grand Louvre, conçu et voulu par François
MITTERRAND et Jack LANG, ici présent.

C’est une véritable bataille qu’ils lancèrent il y a 30 ans, une de
celles que notre pays est capable de livrer et parfois de se livrer Ã
lui-même. En l’occurrence cette lutte fut menée dans les antichambres
de nos palais nationaux et dans les couloirs de nos ministères.

Cette bataille fut gagnée. Elle fut marquée par l’édification, de la
pyramide d’abord, un moment contestée, puis par l’installation du
ministère des Finances à Bercy, contestée pour d’autres raisons, et
par la reconquête des Tuileries.

Elle fut conduite contre les réticences de toutes sortes, contre les
conservatismes, contre les inerties, et il y fallut de l’audace, de
l’obstination, de tous les ministres de la Culture successifs, une
vision de ce que l’Etat peut faire et doit faire pour la culture.

L’inauguration des nouveaux espaces consacrés aux arts de l’Islam
constitue le dernier épisode en date de cette bataille.

Cette réalisation a nécessité, là encore, une forte volonté politique,
au-delà des changements et des alternances. C’est Jacques CHIRAC, en
2003, qui a annoncé la création de ce nouveau département et rappelé
l’apport essentiel des civilisations de l’Islam à notre culture.

Le 16 juillet 2008, Nicolas SARKOZY posait la première pierre,
parvenait aussi à sanctuariser les financements et à en mobiliser
d’autres.

Aujourd’hui il me revient d’inaugurer le huitième département du Louvre.

Je salue ceux qui, par leur générosité, et leur haute conscience, ont
rendu ce moment possible, tout simplement par le souci de permettre au
regard de tous, de constater, les merveilles des arts de l’Islam, le
roi du Maroc, l’émir du Koweït, le sultan d’Oman, le président de la
République d’Azerbaïdjan, ainsi que le Prince AL-WALEED d’Arabie
saoudite, ils comptent parmi les nombreux partenaires, publics et
privés, de France et d’ailleurs, qui ont contribué Ã ce projet d’un
coût de 100 millions d’euros. C’est la plus vaste opération de mécénat
qui n’ait jamais été entreprise au Louvre. Je veux d’ailleurs rappeler
que le mécénat continuera d’être stimulé, encouragé, car c’est une
chance pour notre pays. Grce à l’Etat, par son budget, aux dons
recueillis, les trésors que nous découvrons aujourd’hui sont
maintenant rassemblés et exposés.

La France possédait depuis longtemps, très longtemps, dans le domaine
des arts de l’Islam, l’une des plus belles collections du monde. Elle
les avait oubliées, elle les avait laissées s’accumuler dans des
réserves, elle confinait ces merveilles dans des caisses, elle les
dispersait dans des lieux, notamment au Musée des Arts décoratifs. Ce
qui manquait jusqu’à présent à ces chefs-d’Å`uvre, c’était l’espace :
seul un dixième des pièces disponibles était présenté au public.

Voilà cette anomalie réparée. Il en est terminé de cette injustice.

Provenant du Louvre, mais aussi du Musée des Arts décoratifs, 3000
Å`uvres sont désormais présentées. Elles sont placées dans un écrin
magnifique : ce grand geste architectural que nous découvrons, de
Mario BELLINI et Rudy RICCIOTTI, qui, dans la cour Visconti ont
inscrit l’avant-garde la plus audacieuse, dans l’Histoire la plus
vénérable et ont été capables de mélanger la modernité avec
l’Histoire.

Ce département des arts de l’Islam est un projet emblématique à plus
d’un titre.

D’abord c’est une conception de la culture, d’une culture ouverte Ã
tous. Chaque citoyen, chaque personne, a droit à la beauté et à la
création. Nul ne doit en être écarté, pour quelles que raisons que ce
soient, les pires étant le préjugé ou l’ignorance. C’est la mission de
la ministre de la Culture, Aurélie FILIPPETTI, que de faire vivre
cette égalité. C’est pourquoi le gouvernement a placé l’éducation
artistique parmi ses priorités, car rien n’est inné. Le beau, quand il
est l’Å`uvre de l’esprit, s’apprend aussi. Et cet enseignement doit
permettre aux enfants, Ã tous les enfants, d’acquérir bien plus qu’un
savoir, une curiosité, une sensibilité, une élévation d’esprit, une
fierté.

Ce projet traduit, ensuite, une volonté, celle de conforter la
vocation universelle du Louvre, car la culture est universelle.

Les civilisations ne sont pas des blocs qui s’ignoreraient ou qui se
heurteraient. Les civilisations progressent par leurs rencontres, par
leurs dialogues.

Ainsi s’exprime la grandeur de l’art : il nous élève en nous tournant
vers les autres, il nous fait mieux prendre conscience de nous-mêmes.
La culture, comme l’évoquait BAUDELAIRE, est une « invitation au
voyage ». Voyage dans le temps et voyage dans l’espace. Voyage aussi
dans notre propre intimité.

Découvrir les arts de l’islam pour les visiteurs du monde entier, qui
se presseront bientôt dans ces salles, ce sera donc traverser des
continents, parcourir des siècles, mais aussi découvrir une part
d’eux-mêmes. C’est vrai en particulier des Français et des Européens,
qui constateront avec surprise ce qu’ils doivent aux cultures de
l’Orient. Les exemples sont innombrables : le Taj Mahal, les chiffres
arabes, les rapports étroits qui unissent les philosophies grecque et
islamique, ARISTOTE et AVERROES. VoilÃ, nous partageons les mêmes
Å`uvres, nous sommes liés par l’histoire, héritiers que nous sommes de
cultures qui nous rassemblent.

Vous avez fait allusion, Monsieur le Président, Ã ce magnifique
baptistère de Saint-Louis, cette création mamelouke, qui servit
pendant des siècles aux baptêmes des enfants royaux de France.
Révélation, ainsi les monarques de droit divin avaient baigné dans des
Å`uvres islamiques. Nous ne le savions pas. Voilà qui nous rappelle
cette origine parfois commune.

Je pense aussi à cette aiguière de l’Egypte fatimide, qui faisait
partie du trésor de l’abbaye de Saint-Denis.

Une fois encore, l’évidence : entre l’Europe chrétienne et les
cultures d’islam, les correspondances sont innombrables.

Je dis les « cultures d’islam » car cet univers est fait de mille et
un mondes, il est multiple.

Variété des époques. Du VIIème siècle au XIXème, les collections
présentées ici invitent à un itinéraire dans le temps où chaque moment
a sa signification, son identité, son esprit, sa lumière.

Variété des lieux. De l’Espagne à l’Inde, de l’Egypte à l’Iran, de la
Turquie à la Malaisie, de Samarcande à la Transoxiane, ce sont les
arts andalou, mamelouk, ottoman, persan et tant d’autres qui se
montrent ici. Les langues et les traditions se croisent, se mêlent, se
répondent, et contribuent à cette mosaïque qu’est la culture en terres
d’islam.

Variété, enfin, des inspirations. Les inspirations sont ici à la fois
laïques ou religieuses, marquées par l’hellénisme ou par
l’orientalisme, interprétant de façons diverses l’interdit de la
représentation. Ni les textes, ni les Å`uvres, pas davantage les hommes
n’ont de visage unique, c’est pourquoi ils sont représentés de mille
façons.

Il n’y a pas une civilisation, mais des civilisations de l’islam.
Toutes raffinées et rayonnantes. Telles qu’elles se révèlent ici,
elles sont autant de preuves et d’espaces de liberté. Elles se fondent
sur la tolérance à l’égard de toutes les interprétations du monde.
Elles partent de la religion pour donner à l’Å`uvre humaine toute sa
force.

L’honneur des civilisations islamiques est d’être plus anciennes, plus
vivantes, et plus tolérantes que certains de ceux qui prétendent
abusivement aujourd’hui parler en leur nom. Il est l’exact contraire
de l’obscurantisme qui anéantit les principes et détruit les valeurs
de l’islam, en portant la violence et la haine.

Et quel plus beau message, oui, quel plus beau message que celui livré
ici, par les arts, au Louvre. Car dans cette profusion d’Å`uvres,
devant tant de patience, mise au service de l’harmonie, on comprend
que les meilleures armes pour lutter contre le fanatisme, qui se
réclame de l’islam, se trouvent dans l’islam lui-même.

La création comme la beauté doivent être à chaque instant défendues.
Ici, en France, chaque fois qu’est mise en cause la dignité de la
personne humaine et la liberté d’expression, nous serons lÃ, partout
dans le monde. Car c’est une agression à l’égard de toutes les
civilisations quand le patrimoine est saccagé, nous serons là pour
lutter contre les groupes mus par l’insondable bêtise, qui rend chaque
civilisation vulnérable. Je pense aux destructions récentes des
mausolées de Tombouctou, véritable richesse de l’Humanité toute
entière.

Et c’est au nom de cette liberté que la France aujourd’hui s’honore du
plus grand musée du monde, s’honore de cette plus belle collection des
arts de l’islam, et prend l’engagement de les protéger, de les mettre
en valeur, de les offrir au regard de tous, sans aucune exclusive. Je
veux exprimer toute ma gratitude aux équipes du musée du Louvre, qui
ont assuré cette maîtrise d’ouvrage jusqu’au bout. Je veux aussi dire
à la Conservatrice, Sophie MAKARIOU, combien je suis émerveillé par sa
persévérance, par son courage, par les choix qu’elle a pu faire avec
ses équipes. Il n’était pas facile de faire une sélection entre toutes
ces merveilles. Elle a pu y parvenir que parce que le président Henri
LOYRETTE a considéré — et c’était également une volonté de la
République — que le Louvre n’avait ni frontière ni limite, sauf
peut-être financière.

Et c’est au moment où est exposée à Paris la plus belle collection au
monde des Arts de l’Islam que s’ouvrira aussi, au début du mois de
décembre, le Louvre-Lens, vitrine nouvelle du Musée, et qu’Ã Abu
Dhabi, démarrera la construction d’un musée qui accueillera un art,
tous les arts, avec des Å`uvres de toutes origines, et avec des
tableaux de toutes les religions.

VoilÃ, réalisée la volonté des conventionnels de 1792, ils ne savaient
pas qu’un jour, nous serions là pour cette inauguration, mais ils
avaient posé les conditions, donné l’inspiration : faire du Louvre le
bien de tous, au-delà même de la nation, au-delà même de la France,
pour permettre que le regard du monde vienne jusqu’Ã nous. Ce
département consacré aux Arts de l’Islam est donc à la fois un projet
artistique de grande dimension, une réussite architecturale de grand
talent, une manifestation internationale de belle facture, Ã tous les
sens du terme, et un geste politique au service de l’harmonie, du
respect et de la paix. C’est cet acte-là que nous avons posé ensemble,
un acte de culture, un acte de confiance, un acte de paix, et un acte
politique.

Merci à tous.

Discours du Président de la République lors de l’ouverture du nouveau
département des Arts de l’Islam au Musée du Louvre

Lire aussi :

Stop au génocide blanc en Azerbaïdjan

Il y a 5 ans : la destruction du cimetière arménien de Djoulfa

Que se passe-t-il à l’UNESCO ?

Tragedy on the Araxes

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http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=67265
http://www.youtube.com/watch?v=_gdIDEgDKK4
www.collectifvan.org

François Hollande a reçu le président azerbaïdjanais Ilham Aliev

RFi, France
19 sept 2012

François Hollande a reçu le président azerbaïdjanais Ilham Aliev sur
fond de tensions avec l’Arménie

Par RFI

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a assisté, le mardi 18
septembre 2012, à l’inauguration du nouveau département du musée du
Louvre, les Arts de l’islam, que son pays a financé en partie. Il a
aussi discrètement rencontré François Hollande, sans photos
autorisées. Car cette visite se fait dans un climat de tensions entre
l’Azerbaïdjan et l’Arménie : au début du mois, le président Aliev a
gracié un soldat azerbaïdjanais qui avait tué un soldat arménien. Hier
en fin d’après-midi, plusieurs centaines d’Arméniens s’étaient réunis
devant l’ambassade d’Azerbaïdjan à Paris, et des Azerbaïdjanais
s’étaient eux, réunis devant l’ambassade d’Arménie.

Devant l’ambassade d’Arménie, beaucoup de Turcs sont venus grossir les
rangs des Azerbaïdjanais arrivés par cars de Belgique, des Pays-Bas et
d’Allemagne. Quelques centaines de personnes en tout pour soutenir le
président Aliev et le fameux soldat gracié, Ramil Safarov qui avait
assassiné à coups de hache un militaire arménien. Ramin Mamedov,
étudiant azerbaïdjanais de Montpellier : « Il a été pardonné dans les
lois, dans les règles de la Constitution d’Azerbaïdjan par le
président. Je pense qu’il était en prison pendant à peu près 9 ans et
il a déjà fait tout ce qu’il fallait. Ceux qu’on voit aujourd’hui
devant l’ambassade d’Azerbaïdjan, c’est pour rien ».

Devant l’ambassade d’Azerbaïdjan où il y avait beaucoup plus de monde,
au moins un millier d’Arméniens de France venus dire leur déception
que François Hollande reçoive le président azerbaïdjanais. Ara
Toranian, co-président du Conseil de coordination des Arméniens de
France : « On croit pouvoir arranger les choses par un dialogue. Mais
ce qui va rester, c’est une poignée de mains entre Aliev et Hollande,
que monsieur Aliev de retour dans son pays va exposer, va exploiter
par rapport à son peuple alors qu’il vient de commettre quelque chose
d’atroce qui est la promotion du crime à travers l’honneur qui a été
rendu au “boucher” Safarov ».

Le soldat Ramil Safarov, qui pour expliquer son geste, avait parlé du
Nagorny-Karabakh, cette enclave contrôlée par l’Arménie et que les
deux pays se sont disputés de manière sanglante au début des années
1990. L’occasion pour les manifestants azerbaïdjanais comme arméniens
de revendiquer à nouveau le territoire.

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20120919-francois-hollande-recu-le-president-azerbaidjanais-ilham-aliev-fond-tensions

L’encombrante visite parisienne du président azéri

REVUE DE PRESSE
L’encombrante visite parisienne du président azéri

La télévision azerbaïdjanaise fera sans doute grand cas de la visite
en France du président Ilham Aliev, qui devait être reçu par son
homologue François Hollande, mardi 18 septembre, à l’Elysée. Durant
son séjour à Paris, M. Aliev doit participer à l’inauguration d’une
nouvelle aile du Musée du Louvre consacrée aux arts de l’islam. Le
dirigeant de cette ex-République soviétique musulmane y sera salué au
titre de mécène, ayant apporté des financements, aux côtés d’autres
donateurs, notamment de pays du Golfe.

Il est moins certain, en revanche, que l’Elysée cherche beaucoup à
médiatiser cette venue d’un dirigeant dont le régime a des
ressemblances avec le système Ben Ali existant jadis en Tunisie –
captation des richesses par un clan familial, discours officiel très
rodé à l’attention des Occidentaux, sur le thème `je suis un rempart
contre l’islamisme` – et qui s’est récemment attiré un retentissant
opprobre en Europe.

La raison : M. Aliev a récemment `gracié`, et fait ériger en héros
national dans son pays, un officier azerbaïdjanais extradé par la
Hongrie, où il purgeait une peine de prison à vie pour l’assassinat,
en 2004, dans des conditions abominables, d’un militaire arménien,
rencontré lors d’un programme de formation de l’OTAN, à Budapest.

PROMPT À EMPRISONNER

L’officier azerbaïdjanais en question, Ramil Safarov, avait attaqué le
militaire arménien dans sa chambre à coups de hache, et cherché à le
décapiter. A son retour à Bakou le 31 août, il a été célébré par les
autorités comme un patriote. L’épisode a suscité de l’indignation en
Europe, et des demandes d’explication ont été adressées à la Hongrie,
soupçonnée d’avoir concédé cette extradition à l’Azerbaïdjan en
échange de facilités financières.

Le scandale a été intense en Arménie, l’épisode réveillant toutes les
passions du conflit du Haut-Karabakh. Situé en Azerbaïdjan, ce
territoire ainsi que des zones adjacentes ont été `conquis` par
l’Arménie à l’issue d’un conflit sanglant qui dura de 1988 à 1994. Un
fragile cessez-le-feu est en place, marqué depuis environ un an par un
regain d’accrochages armés. Autour de cette `perte` d’environ 20 % du
territoire national, le pouvoir de Bakou tente de galvaniser une
opinion publique par ailleurs agitée de protestations sociales et
politiques.

Dans ce pays où opposants et journalistes défient la poigne d’un
pouvoir prompt à emprisonner, le mécontentement est palpable.
Notamment contre le `clan Pachaïev`, la famille de l’épouse du
président Aliev, qui contrôle de nombreux leviers économiques, dans un
pays où les pétrodollars coulent à flot.

Les tensions avec l’Arménie servent de commode diversion politique,
comme l’affaire Safarov a pu l’illustrer. L’Azerbaïdjan consacre par
ailleurs une part croissante de ses revenus tirés du pétrole à un
effort de réarmement militaire.

ALIEV `CONSCIENT D’AVOIR FAIT UNE GROSSE BOURDE`

De source diplomatique à Paris, on assure qu’`Aliev est conscient
d’avoir fait une grosse bourde` avec l’affaire Safarov. Tout le
travail de communication mené par le pouvoir de Bakou, à grand renfort
d’agences de publicité et de `dons` (comme celui fait au Louvre),
visant à rendre `respectable` l’image du régime Aliev à l’étranger,
semble mis à mal.

L’autocrate arrive à Paris dans un contexte de bourrasque
politico-diplomatique. Des voix se sont élevées dans la communauté
arménienne de France pour dénoncer l’accueil qui lui est réservé. Le
Quai d’Orsay a exprimé sa `préoccupation` après la grce accordée à
l’officier Safarov. François Hollande devait tenter, mardi, de plaider
pour une relance des négociations sur le Haut-Karabakh…

Côté français, on semble vouloir en faire le moins possible autour de
cette visite. L’inauguration des nouvelles salles du Louvre a-t-elle
empêché de la reporter à des temps plus propices ? Ou bien, d’être
tenté de la dissimuler aux médias ?

En juillet, M. Hollande avait reçu de manière presque secrète le roi
du Bahreïn, engagé dans une lourde répression politique dans son pays.
La France recherche des contrats en Azerbaïdjan. Alstom s’intéresse au
métro de Bakou. Total veut amplifier sa présence dans les
hydrocarbures de la Caspienne. M. Aliev doit être reçu mardi par le
Medef. La `diplomatie économique`, formule lancée cet été par le
gouvernement français, domine. Les droits de l’homme, en l’occurrence,
en ptissent.

LE MONDE | 18.09.2012 à 15h04

Par Natalie Nougayrède

jeudi 20 septembre 2012,
Stéphane ©armenews.co

Publicity stunt or political sacrifice?: President’s fury at PM…

Publicity stunt or political sacrifice?: President Sargsyan’s fury at
PM Sargsyan follows PAP `revelations’

Politics | 20.09.12 | 10:37

By Gayane Abrahamyan
ArmeniaNow reporter

The implications of the extraordinary consultations held by President
Serzh Sargsyan with the government last weekend have been the main
point of discussions within Armenia’s political circles this week.

Despite initial qualifications of the event as merely a publicity
stunt ahead of next February’s presidential elections in which
Sargsyan will try to retain his office, some analysts now also see the
possibility of more serious consequences for the political lineup
after the Saturday meeting.

The criticism voiced during those `consultations’ at which the
president scolded the government and in fact lambasted the prime
minister was not the first to be heard from the head of state. But the
timing of it made it sound more serious taking into account the
context of the recent developments when the Prosperous Armenia Party
(PAP), the former coalition partner of Sargsyan’s ruling Republican
Party of Armenia (RPA), every now and then and at different levels
would excoriate Prime Minister Sargsyan for mishandling the economy,
encouraging corruption and nepotism.

Many do not rule out that at this stage it is more advantageous for
President Sargsyan to sacrifice Prime Minister Sargsyan for further
political gains.

This time the president made stricter remarks. `It’s time we stopped
being content with only dismissals or reprimands,’ he said, hinting at
the possibility of prosecution for abuse by government officials.

After the economic crisis of 2009 when Armenia registered the second
steepest economic decline of former Soviet states, after Ukraine, of
more than 14 percent, Prime Minister Sargsyan became the main target
of criticism for the opposition.

After the parliamentary elections last May when the PAP fell short of
its target to poll enough votes to be able to install a prime minister
of its own, different echelons of the party launched a campaign
against Prime Minister Sargsyan.

The last shot in the standoff between Prime Minister Sargsyan and PAP
Chairman Gagik Tsarukyan was fired by the newly appointed spokesman
for the PAP Tigran Urikhanyan, who accused the prime minister of
letting only his relatives and friends win government tenders.

`I think it is time that our society learned about all that is
discussed on the political backstage every day, that is that only
Tigran Sargsyan’s brother, brother-in-law, uncle and his other
relatives and favorites are entitled to `win’ in tenders, that as we
speak irrigation water pipes of the Masis-Echmiadzin section are being
dismantled at Tigran Sargsyan’s brother’s instruction, which deprives
farmers from the possibility of irrigating their gardens, as the prime
minister’s brother has decided to build a hydropower plant. We will
speak much more openly and publicly about the Nairit [chemical
plant’s] saga, about those who are really responsible for the import
from India of buffalo meat that was for quite a long time sold as beef
in Armenia and many other things,’ warned Urikhanyan.

It was, perhaps, far from being a coincidence that the president’s
consultations with the government focused on abuses in the system of
state procurement and government tenders, and a few days before that
the president issued a decree sacking deputy head of the General Staff
of the Armed Forces of Armenia, Lieutenant-General Artashes Paytyan,
who had long been notorious for supplying buffalo meat to the army.

`This is just a PR campaign, a response to the accusations from
Urikhanyan, just to show that `yes, we do know and will punish those
responsible’, but it is still unclear how far this punishment will
go,’ political technologist Armen Badalyan told ArmeniaNow.

Head of the Union of Political Scientists of Armenia Hmayak
Hovhannisyan, who was on the proportional party list of the PAP during
the latest parliamentary election, but after being elected to the
National Assembly was `coaxed’ into giving up his seat, believes that
`the presidential `consultations’ were not only a publicity stunt, but
also a clear message to the PAP.’

`The main goal of the PAP is to get the prime minister’s position, and
President Sargsyan may grant this wish in exchange for the future
support from Tsarukyan,’ Hovhannisyan told ArmeniaNow.

Many analysts do not exclude that President Sargsyan will make a
scapegoat out of Prime Minister Sargsyan to win Tsarukyan’s favors and
this, in turn, will clear the way for the political comeback of former
president Robert Kocharyan, who is believed to be the PAP’s
`godfather’.

ISTANBUL: Any ideas about the meaning of war?

Today’s Zaman, Turkey
Sept 19 2012

Any ideas about the meaning of war?

CENGİZ AKTAR

A young and dynamic Turkey is counting body bags. It looks as though
it wants more fighting and blood.

No war-fatigue yet. Apparently it won’t be easy to remove violence
from these lands. Cruelty has infiltrated into every aspect of life
and taken the state, politics, society and even our homes hostage. A
recent example is the frantic call spearheaded by an extreme-right
political party for the re-establishment of the death penalty, the
apex of state violence which otherwise has proven to be totally
useless in preventing crime.

The `easy’ talk about violence and warfare has always forced me to
reflect. What could be the reason for such an indifference to violent
discourse and the broad usage of war-related idioms? What is the root
cause of the familiarity with violence and warfare? How was violence
and warfare treated among communities preceding us?

The history of man is also the history of warfare. Reportedly, within
the 5,600 years since the invention of the Sumerian script there has
only been a total of 300 years of peace. At least 200 of those
peaceful years fell in the Pax Romana period. There have been 14,000
wars and 3 billion dead in the recorded history of Western
civilization alone.

War does not only result in the loss of human lives, it is also the
most expensive and destructive of human acts. Looking for solutions to
end warfare has also determined the way different communities interact
with each other. The gist of this relentless search for a remedy
amounts to trying to find a way to maintain differences without
claiming lives. Such a search has been on the agenda since the
existence of mankind. The vast majority of the anthropological
accounts focus on this.

Lapse of memory and denial

Our neighbor Europe adopted the motto `War, never again!’ only after
two of the bloodiest wars in history, in which millions died. A total
of 60 percent of the casualties in World War II were civilian because
of the genocide campaign against the Jews. With negligible exceptions,
all societies have been subject to devastating wars on the European
continent. Nearly 70 years have passed since the end of the last one.
In the meantime, work based on memories of those years was produced on
the continent; history textbooks, magazines and books have covered the
violence that man has perpetrated against his fellow human beings.

Despite this horrifying record, no one is able today to guarantee that
there will be no more war on the continent. Man forgets. As for the
new generations who have never experienced war, peace does not mean
anything.

Unlike Europe, Turkey has not experienced catastrophic warfare on its
territory. It remained neutral in World War II. The memories of
warfare on this land are in the distant past. Most of the lands where
warfare was extensive are now part of other states. Deadly casualties
including civilian victims are not comparable to those in Europe. Last
but not least, the non-Muslim and the Dersim Alevi `folders’ have been
deleted from Turkey’s `hard disc.’

Memories of the Balkan War and World War I where many Ottoman citizens
lost their lives are a century old. Most of the battles took place on
fronts that are no longer a part of Turkish territory. Ottoman Muslims
who had to take refuge in Anatolia have erased the bad memories for
the sake of assimilation in their new home.

The battles that directly concern Anatolia are the Battle of
Dardanelles, the battles on the Eastern Front and the War of
Independence. The number of casualties in the Dardanelles was 58,000
(plus 20,000 who died of illness) rather than the exaggerated 250,000.
The number of dead in the War of Independence was around 10,000.
Historians note that with the exception of the SarıkamıÅ? disaster,
there is no legitimate data on the military and civilian casualties
for the Eastern Front. But it should be noted that in any case, the
total number of civilian casualties in six provinces (Bitlis,
Diyarbakır, Erzurum, Harput [ElazıÄ?], Sivas and Van) murdered out of
vengeance by the Armenians could not have been 500,000, a number that
is greater than the total Muslim population living there in the late
1910s.

Thus in the end remains only the ghost of awful ethnic cleansing
campaigns, which have been erased from societal memory. And ghosts are
insufficient in grasping warfare. Unless we confront the unspeakable
injustices that non-Muslims, Alevis and more recently Kurds have had
to suffer, war means nothing more than a computer game. The country
will remain hostage to violence and warfare, yet Turkey’s antidote to
this issue is producing work based on a collective memory.

For now, Turkey’s war consciousness is defined by an arrogant
discourse, a lack of compassion in hearts and indifference in minds.
Action is limited to the eastern parts and most of the dead are Kurds
or sons, husbands or brothers of others anyhow. War has not touched
Turkey yet. God forbid!

Sports: Mkhitaryan double spoils Danish side’s debut

Yahoo! Singapore News
Sept 19 2012

Mkhitaryan double spoils Danish side’s debut

..

A double from Armenian midfielder Henrik Mkhitaryan gave Ukrainian
giants Shakhtar Donetsk a 2-0 win over Danish Champions League
debutants Nordsjaelland here on Wednesday in their opening Group E
match.

Mkhitaryan’s double — one in each half — took his tally this season
to 11 goals in 14 games in league and Champions League.

“Tonight we did everything according to the plan which we worked out
before the match,” Shakhtar manager Mircea Lucescu said.

“In the first halftime the play was almost even until Nordsjaelland
players ran out of gas. After that we took control and scored.

“In the second we sat comfortably on our lead and were seeking the
second goal, which we scored just a bit later.

“I’m really pleased with the performance of my defence which didn’t
allow our visitors to create any serious chances throughout the
match.”

Shakhtar’s highly-rated Brazilian forward Willian — who had been a
target for Tottenham Hotspur in the summer — had made a couple of
bright runs early on for the hosts but sent one effort wide and the
other one had been goalbound before being deflected for a corner.

However, it was Nordsjaelland who had the first shot on target as
36-year-old veteran midfielder Nicolai Stokholm let fly with a great
effort which Shakhtar goalkeeper Andriy Pyatov was equal to.

The Danish side were more than holding their own and American central
defender Michael Parkhurst exemplified that by getting his head in the
way of a Razvan Rat volley which laid him out.

However, the hosts were beginning to turn the screw and Mkhitaryan and
then Rat both went close with efforts as the half came to a
conclusion.

Mkhitaryan then missed with a volley but, a minute from half time, he
finally put away a chance to add to his growing reputation as a
marksman.

The lively Mkhitaryan had a great chance to double his side’s lead 13
minutes into the second half but Nordsjaelland goalkeeper Jesper
Hansen got down well to block his effort.

The classy Armenian, though, made no mistake 14 minutes from time when
he knocked the ball home after the ball came back to him following his
initial attempt to play in a teammate.

Hansen had been outstanding all night and, having denied Willian’s
curling effort, he then came to his side’s rescue late on with a
double save from Shakhtar’s Croatian captain Darijo Srna and then the
Czech Tomas Hubschman.
..

http://sg.sports.yahoo.com/news/mkhitaryan-double-spoils-danish-sides-debut-204912441–sow.html

Armenians celebrate independence Friday in Cleveland City Hall cerem

Plain Dealer , Ohio
Sept 19 2012

Armenians celebrate independence Friday in Cleveland City Hall ceremony

Published: Wednesday, September 19, 2012, 7:29 PM

Armenia’s 21st Independence Day celebration will be observed 5:30-8
p.m. Sept. 21 in the rotunda of Cleveland City Hall, 601 Lakeside Ave.
East, in downtown Cleveland.

Mayor Frank Jackson will present a proclamation to Cleveland-area
Armenian-Americans, followed by music and a wine reception hosted by
the Armenian Independence Day Celebration Committee.

Guests should use the Willard Park Garage entrance next to City Hall.
A photo ID is required for entrance to the building.

http://www.cleveland.com/sun/all/index.ssf/2012/09/armenians_celebrate_independen.html