Revue De Presse N1 – 16/08/13 – Collectif VAN

REVUE DE PRESSE N1 – 16/08/13 – COLLECTIF VAN

Publie le : 16-08-2013

Info Collectif VAN – – Le Collectif VAN [Vigilance
Armenienne contre le Negationnisme] vous propose une revue de presse
des informations parues dans la presse francophone, sur les thèmes
concernant la Turquie, le genocide armenien, la Shoah, le genocide
des Tutsi, le Darfour, le negationnisme, l’Union europeenne, Chypre,
etc… Nous vous suggerons egalement de prendre le temps de lire ou
de relire les informations et traductions mises en ligne dans notre
rubrique Par
ailleurs, certains articles en anglais, allemand, turc, etc, ne sont
disponibles que dans la newsletter Word que nous generons chaque jour.

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Bonne lecture.

Azerbaïdjan : le ridicule de la ” liste noire ” Info Collectif VAN
– – ” Le ministère des Affaires etrangères
de l’Azerbaïdjan a recemment publie une ” liste noire “, revelant
les noms de 335 personnes provenant de 41 pays, qui sont allees au
Karabagh (Artsakh) depuis 2005, ” sans l’autorisation de Bakou. ”
La liste des persona non grata interdites de sejour en Azerbaïdjan
comprend des parlementaires, des hommes d’affaires, des journalistes,
des artistes et autres celebrites. Ils sont tous accuses d’avoir viole
les frontières de l’Azerbaïdjan et porte atteinte a ” la souverainete
nationale et a l’unite territoriale ” du pays. ” Rappelons que 22
Francais figurent sur cette liste, dont Valerie Boyer, Philippe Marini
et Francois Rochebloine, tandis que Thierry Mariani, president du
groupe France- Azerbaïdjan a l’Assemblee nationale, trouve cette liste
” malhabile, mais comprehensible ” ! Le Collectif VAN vous propose
la traduction de l’editorial du journaliste armeno-americain Harut
Sassounian, paru dans The California Courier le 15 août 2013.

Turquie : codes raciaux secrets Info Collectif VAN –
– ” Imaginez quelque chose de ce genre : un
citoyen allemand d’origine juive tente d’obtenir une copie de son
dossier d’identite au bureau du recensement et il se rend compte
que le bureau a garde une trace des personnes d’origine juive
en leur allouant un code secret. Que se passerait-il après cette
revelation ? Ce scandale creerait très probablement un tremblement
de terre qui serait suffisamment fort pour entraîner la demission de
nombreux responsables gouvernementaux haut places et il provoquerait
certainement un grand debat sur la question de savoir si la periode
nazie a reellement pris fin. Eh bien, un incident similaire n’a rien
cause du tout en Turquie. ” Rappelons que le ministère de l’Interieur a
confirme l’existence de codes secrets pour les minorites ethniques et
religieuses le 4 août 2013, sans les remettre en cause. Le Collectif
VAN vous propose la traduction d’un article en anglais paru sur le
site du journal turc TodaysZaman le 13 août 2013.

Soudan: les cyber-humanitaires a l’aide des victimes des inondations
Depuis le 1er août, des pluies violentes causent des inondations
particulièrement destructrices au Soudan. Face a une reponse
gouvernementale jugee inadequate, la societe civile se mobilise. Une
organisation creee sur les reseaux sociaux devenue, en quelques jours,
l’un des principaux piliers de l’aide aux victimes : des ” Facebook
doctors ” qui donnent une nouvelle dimension au travail humanitaire.

L’Azerbaïdjan achètera de nouvelles armes a la Russie Citant une
source anonyme proche de Rosoboronexport, l’exportateur d’armes
national russe, le quotidien moscovite Vedomosti, a declare mercredi
14 août 2013 que le chiffre cite par Aliyev correspondait a ” la
somme de tous les contrats conclus depuis 2010. ” Anatoly Isaykin,
le directeur general de Rosoboronexport, etait parmi les responsables
russes accompagnant Poutine en Azerbaïdjan.

La Turquie a repousse des centaines de “trafiquants” en Syrie Des
soldats turcs ont riposte a des tirs dans la nuit a la frontière avec
la Syrie alors que plus de 1.000 “trafiquants” supposes tentaient de
penetrer illegalement sur le territoire turc, a annonce l’armee jeudi.

Turquie: les violences en Egypte indignent le Premier ministre turc
Recep Tayyip Erdogan Après avoir mercredi 14 août appele l’ONU et
la Ligue arabe a agir pour “faire cesser le massacre”, le Premier
ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’en est pris une nouvelle fois ce
jeudi matin a la communaute internationale, et notamment a l’Occident,
accuse d’immobilisme et de silence coupable, voire d’hypocrisie face
aux tragiques evenements qui secouent l’Egypte.

Cooperation entre la Russie et l’Armenie Le chef d’une agence
gouvernementale russe en charge des ventes d’armes a des Etats
etrangers s’est rendu a Erevan mercredi 14 août moins de deux mois
après la signature d’un accord militaire russo-armenien.

Intensification des combats au Darfour La Mission de l’ONU et de
l’Union africaine au Darfour (MINUAD) precise que quelques 300.000
personnes ont ete deplacees par cette nouvelle vague de luttes
tribales. Des villages ont ete incendies, des marches fermes et des
civils blesses.

En Turquie, comment organiser la vie avec les refugies syriens ?

Seulement deux kilomètres separent la petite ville de Yayladagi,
perchee dans les montagnes de la region d’Hatay, en Turquie, de la
frontière syrienne. Depuis 2011, 12 000 Syriens l’ont franchie pour
trouver refuge ici, conduisant le gouvernement turc a y ouvrir deux
camps – un pour les refugies d’origine arabe et l’autre pour les
Turcomans de Syrie. L’Etat leur offre gracieusement une carte d’un
montant de 40 a 100 liras par mois, un logement et un accès aux soins.

Mais cette aide est de plus en plus contestee. Il y a trois mois, la
ville voisine de Reyhanli, qui heberge aussi un camp, a ete frappee
par un double attentat.

La Turquie rappelle son ambassadeur en Egypte La Turquie a rappele
jeudi son ambassadeur en Egypte, après la condamnation par Ankara
des violences de la veille, au cours desquelles plus de 500 personnes
ont ete tuees a la suite d’assauts des forces de securite egyptiennes
contre des partisans de l’ancien president Mohamed Morsi.

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Genocide Armenien : Informations Sur Les Massacres De Seert

GENOCIDE ARMENIEN : INFORMATIONS SUR LES MASSACRES DE SEERT

Publie le : 16-08-2013

Info Collectif VAN – – Le Collectin VAN vous
invite a lire cette information publiee sur le site Imprescriptible.

Imprescriptible

Chapitre IV Des informations sur les massacres de Seert parviennent
a Mardin

Les trois pères dominicains1 et le père Armale, recueillent a Mardin
des informations sur les massacres de Seert. De leur côte, l’abbe
Naayem et le temoin chaldeen donnent des versions voisines. Ces
chroniqueurs ne sont que les porte-parole des survivants qui leur
ont confie leur recit. Le recoupement de ces rapports permet de se
faire une idee precise sur les evenements survenus a Seert de mai a
septembre 1915, avec cette part d’incertitude liee aux necessaires
contradictions des temoignages. D’autre part, dans cette region
où les chretiens sont en grande majorite armeniens, les rares
survivants des massacres sont des chaldeens. Ils parlent d’abord du
sort des chretiens de leur confession, ce qui contribue a deformer la
perception des evenements. C’est pourquoi ce recit decale de faits
survenus a distance de Mardin, mais rapportes a Mardin presente un
interet tout particulier.

Bien que la ville ne soit pas situee administrativement dans le vilayet
de Diarbekir, elle est l’un des principaux diocèses chaldeens – ce
diocèse comprend trente villages – et les chaldeens y furent tues avec
les autres chretiens. Le sandjak est rattache geographiquement a la
province de Diarbekir. En effet, il est coince entre les montagnes
du Taurus armenien au Nord, le Bohtan Sou a l’Ouest et le Tigre au
Sud. Ses voies de communication se font par le vilayet de Diarbekir.

C’est ainsi qu’après les massacres de Seert une partie des survivants
des differentes confessions se refugient a Mardin où ils racontent
leur histoire. D’autre part, la province de Bitlis est plongee dans la
guerre en mai 1915. Le vali, Mustafa Abdulhalik, beau-frère de Talaat,
ne commence a persecuter les Armeniens qu’a partir de la fin avril
1915. Il est soutenu par les Kurdes, majoritaires dans le vilayet. A
la fin mai, le vali de Van, Djevdet, beau-frère d’Enver, qui conduit
les operations militaires dans son vilayet, fait assassiner depuis le
debut de la guerre les chretiens des regions frontalières de Perse. A
la fin mai, il doit evacuer Van en hâte devant la poussee de l’armee
russe, sans avoir pu reduire les Armeniens retranches dans leurs
quartiers. Il ne peut attaquer les nestoriens du Hakkari, invincibles
dans leurs montagnes, et il s’enfuit vers le sud. Il entre a Seert
avec 8 000 soldats qu’il appelle lui-meme les ” bataillons bourreaux
” – kassap tabouri. C’est dans ce contexte que sont perpetres les
massacres de Seert et des villages environnants.

La ville de Seert est a cinquante kilomètres au sud-ouest de
Bitlis, a quatre jours de marche de Mardin, dans une vallee riante
formee par le fleuve Bohtan, sur le versant sud des montagnes du
Sassoun. Elle est entouree de vallons couvert de vignobles, de
figuiers, d’amandiers, de grenadiers et de noisetiers. Ses maisons
a deux etages sont construites avec du gypse, une sorte de plâtre,
ce qui les rend humides et fragiles2. De loin, avec ses maisons
blanches, la ville a belle allure. Mais les demeures sont souvent
delabrees et les egouts s’ecoulent a l’air libre dans les rues. Le
sandjak de Seert comprend plus de 60 000 chretiens, dont 25 000
Armeniens apostoliques3, 20 000 jacobites, 15 000 chaldeens, des
Syriens catholiques et quelques nestoriens. La population de la ville
de Seert est estimee en 1914 a 7 442 habitants, dont 3 320 Kurdes
et 4 032 Armeniens (423 maisons), qui disposent de deux eglises
(apostolique dediee aux saints Thaddee et Barthelemy et catholique)
et d’un temple protestant4. L’eveche du diocèse armenien est installe
dans le monastère voisin de Saint-Jacques. Ce decompte ne mentionne pas
les autres communautes. Or le merkez-caza de Seert regroupe trente-six
villages, en majorite chaldeens et jacobites. Sur les 12 000 chretiens
de ce caza, 7 000 au moins sont chaldeens, pour la plupart des
villageois. Le diocèse chaldeen de Seert est sous la responsabilite
de l’archeveque, Monseigneur Addaï Scheer. Ce prelat est un ancien
elève des dominicains de Mossoul. C’est aussi un savant celèbre par
ses recherches historiques. Les pères dominicains francais ont une
maison a Seert. Ils possèdent un couvent, deux ecoles de garcons et
de filles et un orphelinat tenu par des s~urs de la Presentation,
assistees par quatre chretiennes de la ville. Le 21 novembre 1914,
trois semaines après l’entree en guerre de l’Empire ottoman, les trois
missionnaires, les pères Michel de Boisset, Louis Sayegh et Chariot,
sont invites a regagner la France et ils confient les affaires de
leurs ecoles et de leur orphelinat aux religieux et enseignants
sujets ottomans5.

L’intendance est assuree par Suleiman dont le frère dirige le couvent
El-Choufa au Liban6. Les six s~urs tertiaires, de nationalite
ottomane, restent a Seert. L’eglise de la mission devient une mosquee
et l’ecole un magasin militaire. Les orphelins, comme les s~urs,
sont victimes des tracasseries de la police7.

Au mois de mai 1915, une bande kurde se dirige sur Seert. Monseigneur
Addaï offre cinq cents livres au mutessarif, Hilmi bey, qui fait
eloigner les Kurdes. Le chef de la municipalite, Abdul Rezzak,
ami de plusieurs familles chaldeennes, est destitue et remplace par
Hami effendi qui voue aux chretiens une haine fanatique. Des bruits
circulent, annoncant tantôt l’arrivee des Kurdes, tantôt celle des
soldats. Les massacres de Seert auraient commence brutalement, le 5
juin 1915, a l’arrivee de Djevdet et de ses bataillons bourreaux. En
fait, son armee ne reste pas longtemps a Seert. Elle se dirige vers
Bitlis. Après avoir ete rejoint par le 5e corps expeditionnaire de
Halil, Djevdet investit Bitlis a la mi-juin et y detruit la population
chretienne.

Selon les temoignages des survivants, il apparaît que la presence de
cette armee provoque une ruee sur les maisons armeniennes, et que le
processus, ainsi amorce, reprend ensuite selon le protocole habituel.

Dans un rapport remis au ministère des Affaires etrangères francais, le
16 janvier 1918, le consul de France a Bassorah reproduit le temoignage
d’un chaldeen, qui pourrait faire croire que les massacres ont eu
lieu sur place : ” On peut considerer notre diocèse chaldeen de Seert
comme tout a fait extermine. En fait, les registres du gouvernement
ne portent que les noms de 767 hommes, mais ce ne sont que les noms de
ceux qui furent fusilles en une fois sur le penchant d’une colline qui
se trouve a une heure de la ville. Le nombre est beaucoup plus grand
de ceux qui furent tues dans les maisons et les rues. Les massacres
durèrent plus d’un mois. Ils commencèrent vers la mi-mai 1915 et ne
finirent qu’au mois de juin. Personne ne fut epargne. Les tchatals
[tchete] se chargèrent des chretiens de la ville et les Kurdes de
ceux des villages…8 ”

Le recit du père Armale et les temoignages de survivants chaldeens
recueillis par l’abbe Naayem permettent de reconstituer les etapes
de la suppression des chretiens de Seert qui a lieu selon le schema
habituel9.

Dès le 5 juin, les maisons sont pillees par les soldats et les notables
sont arretes – parmi eux, ceux des familles Mansour, Aboche, Kerendi,
Nasri, Sado, Hikari -, ainsi que les pretres – seul, Monseigneur
Addaï parvient a s’echapper pour etre ensuite tue [recit S1]. Ils
sont rassembles dans la caserne et depouilles de leurs vetements
par les tchete. Le regiment de tchete est constitue de deserteurs
sortis de leur cachette pour etre enrôles dans cette milice et de
brigands. Des notables musulmans de Seert les commandent. Ces miliciens
ont pour toute arme une epee. Pendant quatre jours ces detenus sont
tortures. Le mardi 8 juin, la maison des dominicains est assaillie
par les soldats, envahie et pillee. La superieure, s~ur Suzanne,
est rouee de coups. Plusieurs jeunes filles sont enlevees. Le 9 juin,
par groupes de sept, les detenus sont conduits par une centaine de
tchete a une heure de Seert, dans la vallee Zeryebe. Un religieux
syrien catholique du couvent Saint-Ephrem de Mardin prononce un court
preche : il exhorte ces hommes a mourir dans la foi du Christ. Ils
sont ensuite egorges.

Pendant un mois, les femmes vivent calfeutrees dans leurs maisons
où elles cachent les hommes qui ont echappe aux perquisitions et
pillages. Le jour, elles circulent d’une maison a l’autre, par les
terrasses, et elles rentrent la nuit dans leurs maisons videes en
apportant la nourriture. Quelques musulmans font, pour elles, leurs
achats en ville. Elles les remontent par des cordes descendues des
fenetres. Puis la menace d’une deportation se precise. Par des ruses
diverses, les fonctionnaires et les soldats etablissent des listes
des chretiens restes dans leurs maisons et recensent les objets de
valeurs qu’ils ont preserves.

Le 11 juillet, un dimanche matin, les maisons chretiennes sont
evacuees. Femmes et enfants sont reunis dans la cour de la caserne où
ils passent la nuit. Le lendemain, ils sont deportes avec un convoi
de femmes venu de Bitlis. Au total, ce sont plus de 1 000 femmes
qui partent de Seert par ce premier convoi. Les enfants qui les
accompagnent ont tous moins de six ans. Les autres ont ete enleves ou
tues. Elles marchent par des chemins caillouteux, devetues, mourant de
faim et de soif, epuisees par la chaleur, leurs enfants dans les bras.

Plusieurs jours après, elles arrivent a Savour. Elles ne sont guère
plus de 250. Le kaïmakam demande a Mardin ce qu’il doit en faire.

Bedreddine lui repond qu’il doit les garder, ce qui signifie les faire
disparaître. Elles partent alors dans des chemins de montagne. Une
femme accouche en route d’un enfant mort-ne. Contrainte de poursuivre,
elle meurt peu après. Le reste du convoi parvient dans une vallee,
Wadi-Waweli, où des Kurdes les attendent. Ils lapident les deportees,
prennent leurs vetements et enlèvent quelques jeunes filles [recits
S2 et S3].

Deux convois suivent, le deuxième quinze jours après – il comprend
des Armeniennes et des jacobites -, le troisième huit jours après le
deuxième – il regroupe 600 femmes chaldeennes. Le 16 août, quelques
survivantes parviennent a Mardin où elles font au père Armale le
recit de ces evenements. Parmi elles, une s~ur dominicaine, la s~ur
Wareina, accompagnee de trois autres femmes. Elles appartiennent
au troisième et dernier convoi. Les deportees ont marche dans des
conditions aussi insupportables que les femmes des deux autres
convois. A chaque etape, les tchete passaient au cours de la nuit
avec des torches. Ils choisissaient leurs victimes, les violaient
et les tuaient. La s~ur, qui marchait en compagnie de sa mère, de
ses s~urs et de leurs enfants, s’etait barbouille le visage pour
s’enlaidir. La mère est assassinee, une de ses s~urs tuees pour
avoir refuse de suivre un Kurde. Elle-meme est laissee pour morte
et rejoint a Mardin l’eglise Saint-Ephrem, où elle a la joie de
retrouver les trois pères dominicains de Mossoul. Sur 350 femmes de
son convoi, elles sont seulement10 a survivre. Près de Mardin, les
femmes se sont procure des hardes pour se vetir. Le père Berre les
accueille a Saint-Ephrem. Il les confie a Monseigneur Tappouni qui
les envoie se retablir au couvent des s~urs, puis les fait conduire
a Mossoul. Dans son rapport au ministère des Affaires etrangères, le
père Berre mentionne le recit de la religieuse, s~ur Wareina : ” Une
des religieuses institutrices indigènes de notre mission appartenant a
notre residence de Seert, dans le Kurdistan, nous rejoignit a Mardin
dans le courant de septembre 1915 et nous donna des renseignements
precis sur les massacres dont elle avait ete temoin…

Presque tous les chretiens de Seert, Armeniens, Chaldeens et Syriens
catholiques, au nombre d’environ 12 000, avaient ete massacres. Des
familles entières avaient ete torturees dans leurs maisons. Un pretre
chaldeen, ancien elève de notre seminaire de Mossoul, avait ete coupe
en morceaux dans les rues de cette ville. Beaucoup d’hommes avaient
subi aussi, dans les rues, d’atroces supplices. La population musulmane
avait pris part au carnage. L’archeveque chaldeen de Seert, Monseigneur
Addaï Scheer, ancien elève de notre seminaire, qui avait essaye de
fuir, fut rejoint en route et fusille par les gendarmes envoyes a sa
poursuite. On forma ensuite des convois de femmes et d’enfants qui
furent achemines de divers côtes. Nos religieuses institutrices et
plusieurs jeunes filles elèves de leurs ecoles furent emmenees avec
un grand nombre d’autres femmes sur le chemin qui conduit de Seert a
Mardin. Elles furent livrees, vers le milieu de la route, a des bandes
de Kurdes qui les attendaient a un endroit indique a l’avance. Après
les avoir depouillees de leurs vetements, ces barbares, aides par les
gendarmes, les attachèrent par petits groupes les unes aux autres ;
des enfants etaient lies avec leur mère. Chaque groupe fut place,
comme une cible, a une certaine distance et lapide par ces energumènes
qui hurlaient de joie quand les coups avaient bien porte. Un chef
kurde d’un village voisin, saisi de compassion, emmena dans sa maison
une vingtaine de ces pauvres femmes et pourvut genereusement a leur
entretien pendant plusieurs mois. Il donna la liberte a quelques
unes d’entre elles après s’etre assure qu’elles seraient recueillies
a Mardin dans des maisons chretiennes. Notre institutrice fut de ce
nombre. Il nous envoya, plus tard, deux elèves de nos ecoles de Seert.

Plusieurs femmes de Seert qui avaient ete emmenees dans d’autres
convois vinrent aussi se refugier a Mardin. Leur temoignage confirma
les renseignements qui nous avaient ete donnes sur les massacres de
cette region. Elles avaient assiste aux tortures de tout genre subies
par leurs malheureuses compagnes 10 “.

Soixante femmes et enfants de Seert sont rachetees aux Kurdes par
l’archeveque chaldeen de Mardin, Monseigneur Israël. Il s’agit sans
doute de deportees du troisième convoi11 [Recit S4].

Le sort des s~urs dominicaines de Seert preoccupe au premier chef
le frère Simon, d’autant que plusieurs sont originaires de Mardin. Il
s’agit des six s~urs tertiaires ” indigènes “, donc restees après le
depart des pères francais de la mission de Seert – la seule survivante
est la s~ur Wareina, refugiee a Saint-Ephrem. La superieure, s~ur
Suzanne Kahka, soixante-trois ans, fondatrice de la maison de Seert,
part avec le convoi du 12 juillet. Elle tombe, epuisee, après trois
jours de marche. Peu après, elle est depouillee de ses vetements par
les miliciens convoyeurs et tuee d’une balle en plein c~ur. A Savour,
a quinze heures de Mardin, trois autres s~urs, filles de notables
de Mardin, sont lapidees par des Kurdes : Anna, fille d’Hakouf Habo,
trente trois ans ; Seïdi, fille de Saïd Sado, trente ans ; Radji,
de la famille Kerendi, trente ans. La s~ur Warda meurt après le
premier jour de marche, lorsque la caravane s’arrete a Daradja Tellen,
poignardee par des tchete. Ses tantes et une nièce qui l’accompagnent
sont tuees quelques heures après12.

Seuls restent a Seert un groupe d’enfants qui sont nourris de temps
en temps jusqu’a ce qu’on les tue a l’approche de l’armee russe. Les
musulmans de la ville s’approprient les biens meubles et immeubles
des chretiens. Ils fouillent les maisons de fond en comble et sondent
les murs où ils decouvrent parfois de l’argent cache. Ils pillent
les magasins et dilapident les produits. La cathedrale chaldeenne
est transformee en ecurie et le cimetière chretien est profane. Les
trente-six villages chaldeens des environs sont rases, leurs habitants
tues sur place ou conduits a Seert pour partir avec les convois13. A
Redwan, où vivent 500 chaldeens, les femmes et les enfants sont enduits
de petrole et brûles14. Pour le seul diocèse chaldeen, ce sont trente
et une eglises, sept chapelles et un ancien couvent qui sont detruits.

L’informateur chaldeen du consul de France a Bassorah donne
cependant une version differente des evenements de Seert, puisqu’il
confirme l’arrivee a Mossoul de deportees chretiennes appartenant
a differentes confessions : ” Les femmes armeniennes de Seert
arrivèrent les premières a Mossoul. De 1 700 qu’elles etaient en
partant, a peine 600 ou 700 arrivèrent, et dans un etat lamentable,
après huit jours de marches forcees. Les arrivantes etaient toutes
des femmes âgees. Les jeunes avaient ete ravies par les Kurdes ou
vendues et tuees par les gendarmes. Elles furent installees dans
la maison du delegue apostolique, habillees a neuf par le consul
allemand [Holstein] : elles eurent ensuite le sort des autres. Les
femmes chaldeennes de Seert eurent un sort plus malheureux encore,
mais avec cela une conduite heroïque et digne d’admiration. Après
avoir resiste pendant près d’un mois aux sollicitations impudiques
des officiers turcs et de leur soldatesque devergondee, elles furent
traitees sans pitie a cause de leur vertu. On leur avait promis de
les laisser dans leurs foyers après la disparition de leurs maris et
enfants. Pour se mettre a l’abri des dangers qu’elles couraient, elles
s’etaient reunies dans les cinq ou six grandes maisons du quartier
chaldeen. Elles furent delogees en fin de compte de leurs abris et
conduites dans une direction inconnue. Elles sortirent de la ville
en cortège, toutes habillees en noir, et en larmes. Les tertiaires
dominicaines, au nombre de seize, les precedaient et chantaient des
cantiques [il n’y avait que six s~urs tertiaires a Seert].

Leur superieure, une vieille, fut tuee a coups de crosse parce qu’elle
ne pouvait plus se traîner [s~ur Suzanne]. Un certain nombre d’entre
elles, dit-on, avec plusieurs autres jeunes filles se jetèrent dans
une rivière et perirent ainsi pour echapper aux poursuites de leurs
bourreaux. D’autres furent prises par les Kurdes. Le plus grand nombre
s’extenuèrent en route ou perirent sous les coups des gendarmes qui
les pressaient de marcher tantôt dans une direction, tantôt dans une
autre. J’ai vu 9 d’entre elle, (5 femmes et 4 fillettes), de mes
proches, arriver a Mossoul dans un etat piteux. Après mon depart,
j’ai appris que deux nièces et deux petits neveux etaient venus se
joindre a mes parents a Mossoul. A y ajouter quatre cousines et un
cousin encore a Mossoul, une quinzaine de filles a Mardin, une dizaine
de personnes a Alep, une quarantaine de femmes retenues par les Kurdes
dans le village de Tello, a une heure a l’est de Seert, peut-etre une
vingtaine d’autres a Seert meme et dans les autres villages, en tout
a peine une centaine de personnes, c’est tout ce qui reste du diocèse
chaldeen de Seert qui comptait 7 000 a 8 000 âmes. Le reste, eveque,
clerge de la ville et des trente petits villages qui composaient le
diocèse a complètement disparu15 “.

1) Malheureusement le recit du père Rhetore sur Seert s’interrompt
après quelques pages : les pp. 300 a 314 manquent.

2) V. Cuinet, op. cit., vol. II, p. 601.

3) R. Kevorkian, op. cit., p. 502.

4) Ibid., p. 503.

5) J. M. Merigoux, Va a Ninive ! Un dialogue avec l’Irak. Mossoul et
les villages chretiens, op. cit., pp. 459-461.

6) Al qoucara [trad. B], p. 386.

7) J. M. Merigoux, op. cit., p. 460.

8) MAE, A 394-3. ” Les victimes de la nation chaldeenne dans les
massacres d’Armenie “, pp. 186-194.

9) J. Naayem, Les Assyro-chaldeens et les Armeniens massacres par
les Turcs, op. cit., pp. 48-96. Une liste des fonctionnaires et des
notables musulmans qui dirigent les massacres et les pillages a Seert
figure pp. 57-58.

10) A. Beylerian, art. cit., pp. 90-91.

11) J. Naayem, op. cit., p. 87.

12) H. Simon, op. cit., pp. 170-171 ; cf. infra, fiches biographiques.

13) La liste des principaux villages chaldeens figure dans J. Naayem,
op. cit., p. 49.

14) Ibidem, p. 87.

15) MAE, A 394-3. ” Les victimes de la nation chaldeenne dans les
massacres d’Armenie “, pp. 191-192.

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Source/Lien : Imprescriptible.fr

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La Journee Du Cheminot Celebree Par La Compagnie Des Chemins De Fer

LA JOURNEE DU CHEMINOT CELEBREE PAR LA COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DU CAUCASE DU SUD

ARMENIE

La compagnie des chemins de fer du Caucase du Sud a celebre la journee
du cheminot dans la deuxième plus grande ville armenienne, Giumry.

Les festivites ont ete suivies par le directeur general de la societe
Victor Rebets, l’ambassadeur russe en Armenie Ivan Volinkin, le
gouverneur de la province du Shirak Felix Tsolakyan, le vice-president
du Parlement armenien Hermine Naghdalyan, le maire de Giumry Samvel
Balasanyan, des cheminots et des citoyens ordinaires.

Un monument dedie aux cheminots qui sont morts dans le seisme de 1988
a ouvert ses portes au depôt de Giumry dans le cadre des festivites.

En 1988, le chemin de fer de Giumry a repris ses activites dès le
deuxième jour après le tremblement de terre, en depit du deuil dans
toutes les familles de cheminot.

Les cheminots avaient compris que le chemin de fer est le moyen
d’aider les survivants a declare Viktor Rebets lors de la ceremonie
d’ouverture du monument.

Pendant les festivites l’ambassadeur russe a l’Armenie a rencontre
des etudiants de l’universite de technologie de Giumry au depôt
des locomotives.

Une machine a vapeur reelle est arrive a la gare centrale en Giumry
afin de recreer l’atmosphère historique du 19ème siècle.

Un autre evenement a ete l’ouverture du premier musee ferroviaire
en Armenie.

Un concert a eu lieu a la fin des festivites.

vendredi 16 août 2013, Stephane ©armenews.com

L’Ambassadeur De France En Armenie Visite La Mission Archeologique E

L’AMBASSADEUR DE FRANCE EN ARMENIE VISITE LA MISSION ARCHEOLOGIQUE EREBUNI

ARMENIE

La mission conduite depuis 2008 par M. Stephane Deschamps, conservateur
en chef du Patrimoine et rattache a l’Universite de Rennes 2, etait
constituee cette annee de 4 archeologues francais et d’une trentaine de
fouilleurs (pour la moitie des etudiants). Elle etudie la forteresse
d’Erebuni, consideree comme le site primitif de la capitale Erevan,
en partenariat avec le Musee d’Erebuni qui assure la gestion du site
de la forteresse.

Cette annee, la mission a permis de :

Approfondir la phase de transition entre la fin de la periode
ourarteenne et la periode achemenide (8ème-7ème siècle avant JC).

Etudier les terrasses monumentales

Preciser la chronologie de la salle a grandes colonnes

Une conference de presse a ete donnee a cette occasion, en presence
de la Ministre adjointe de Culture de la Republique de l’Armenie, Arev
Samuelyan, ainsi que du nouveau Maire adjoint en charge du patrimoine.

Rappelons que quatre missions archeologiques sont financees par le
MAE francais en Armenie.

reportage et photos de l’Ambassade de France en Armenie

vendredi 16 août 2013, Stephane ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=92040

Ville De Vardanashen " Les Residents Ne Revent Que De Plomberie Inte

VILLE DE VARDANASHEN ” LES RESIDENTS NE REVENT QUE DE PLOMBERIE INTERIEURE ”

ARMENIE

Vardanashen, un village dans la province armenienne d’Armavir, est
a seulement 3,5 km de la frontière avec la Turquie.

1360 habitants sont officiellement enregistres dans Vardanashen,
mais beaucoup n’y vivent plus.

Edik Zakaryan l’ajoint au maire de Vardanashen a dit au site Hetq que
certaines ameliorations ont ete apportees dans le village au cours
des dernières annees. Le gaz naturel est maintenant fourni et routes
du village sont reparees.

Mais de nombreux problèmes demeurent, notamment l’eau potable. À
l’heure actuelle, les habitants puisent leur eau potable a partir de
puits artesiens mais Zakaryan a dit que les nombreuses piscicultures
de la region utilisent cette ressource souterraine a un rythme
alarmant. Une autre question porte sur le taux de natalite. ” Les
couples ont un fils et une fille et c’est tout. Qui peut s’occuper de
plus d’enfants etant donne les conditions economiques d’aujourd’hui ?

” demande Zakaryan. L’adjoint au maire voit une augmentation des
exportations agricoles comme la seule solution pratique aux problèmes
auxquels est confronte le village.

Zakaryan s’est recemment rendu a Moscou, où il a visite le supermarche
Globus. Il a ete surpris de voir des rangees de legumes bulgares et se
demande pourquoi les produits armeniens ne sont pas commercialises a
l’etranger. ” Nous n’avons pas vraiment un ministère de l’Agriculture
ici en Armenie. Ils recoivent de l’argent du gouvernement, mais font
peu avec “, se plaint Zakaryan.

La diminution de la population concerne egalement le directeur de
l’ecole Hagop Hovasapyan. Il a dit qu’il y a dix ans, l’effectif
s’elèvait a 220 elèves et a chute a 160 aujourd’hui.

” La migration est la principale raison de la chute. Surtout des
familles yezidis quittent le village. Cette annee deja trois familles
ont tout ramasse et sont partis “, note Hovasapyan, ajoutant que 90%
de ceux qui sont partis avaient obtenu des prets bancaires pour payer.

Trouver du travail est la principale raison du depart des gens de
Vardanashen.

Hagop Hovasapyan dit qu’il est grand temps que le gouvernement tourne
son regard des zones urbaines vers les communautes rurales d’Armenie.

” La plupart des gens ici vivent avec les plus fondamentales
conditions. Meme avoir une douche ou des toilettes interieures est
un reve ” a-t-il dit.

Grisha Balasanyan

vendredi 16 août 2013, Stephane ©armenews.com

http://hetq.am

Hausse Du Tourisme Au Karabagh

HAUSSE DU TOURISME AU KARABAGH

KARABAGH

Le nombre de touristes etrangers visitant le Haut-Karabagh continue
d’augmenter rapidement après une croissance importante enregistree
au cours des dernières annees selon les autorites du territoire.

Les chiffres officiels publies par le Departement du Tourisme de la
Republique du Karabagh montrent un doublement des visiteurs au cours
du premier trimestre de cette annee.

Selon le ministère, quelque 16000 touristes provenant de 86 pays
ont visite le Karabagh l’an dernier, en hausse de 40 pour cent par
rapport a 2011. Ils ont depense un montant estimatif de 6 millions
de dollars en frais d’hebergement, de nourriture et frais de services.

Ces chiffres ne comprennent pas les residents d’Armenie, qui semblent
egalement voyager au Karabagh en plus grand nombre ces jours-ci.

Les autorites de Stepanakert ont enregistre une croissance annuelle
similaire depuis 2007, lorsque le nombre officiel des touristes
non-armeniens se situait a environ 5000. L’expansion du secteur du
tourisme se traduit par l’emergence de nouveaux hôtels et chambres
d’hôtes non seulement a Stepanakert mais aussi a Chouchi (Choucha),
deuxième ville la plus importante du Karabagh qui a ete principalement
peuplee par des Azeris avant la guerre armeno-azerbaïdjanaise de
1991-1994.

Sergey Shahverdian, le chef du Departement du Tourisme, a declare
que l’afflux croissant montre que les dirigeants du Karabagh ont
reussit a promouvoir le territoire conteste ravage par la guerre
comme destination touristique malgre l’obstruction azerbaïdjanaise.

” L’Etat met en ~uvre une politique coordonnee sur le tourisme ”
a-t-il declare au service armenien de RFE / RL (Azatutyun.am). ”
Cela inclut la formation d’une image favorable de la Republique
du Haut-Karabagh dans les foires touristiques ciblees au moyen
de brochures speciales et d’articles promotionnels dans diverses
publications faisant autorite “.

” L’autre sens de nos efforts est de creer des conditions plus
confortables pour les touristes ” a declare Shahverdian. Cela signifie
que non seulement la modernisation des infrastructures du tourisme
local, mais aussi d’exposer aux etrangers les sites historiques du
Haut-Karabagh, a-t-il dit.

Les principales attractions touristiques du Karabagh sont ces paysages
montagneux, ses monastères medievaux armeniens ainsi que d’un complexe
de grottes etant le site d’une des plus anciennes habitations des
proto-humains en Eurasie. Ils sont situes a plusieurs dizaines de
kilomètres de la “ligne de contact” fortement militarisee separant
les armees armeniennes et azerbaïdjanaises.

” Je pensais que le Karabakh est un petit endroit comme un village,
mais cet endroit est beaucoup plus grand. Je ne m’attendais pas a voir
la beaute tellement naturelle ici ” a declare un touriste, un homme
d’origine armenienne du Koweït, qui a declare qu’il a passe du temps
dans un cafe de Stepanakert avec plusieurs autres Armeniens du Koweït.

” Comme vous le savez, le Koweït est un pays desertique “, a declare
l’un d’eux. ” Il n’y a pratiquement pas de zones vertes la-bas. Les
gens qui y vivent ne vois pas tellement de verdure et tant de montagnes
“.

Les autorites azerbaïdjanaises considèrent les voyages prives ou
d’affaires au Karabagh non autorisees par eux comme une violation
de la souverainete internationalement reconnue de Bakou sur le
territoire. Plus de 300 dignitaires etrangers et des visiteurs
ordinaires ont ete declares personae non grata en Azerbaïdjan pour
avoir ignorer ces avertissements. Le ministère azerbaïdjanais des
Affaires etrangères a publie sa liste noire mise a jour plus tôt
ce mois-ci.

vendredi 16 août 2013, Stephane ©armenews.com

Les Dirigeants Des Etats Turcophones Se Rassemblent En Azerbaidjan

LES DIRIGEANTS DES ETATS TURCOPHONES SE RASSEMBLENT EN AZERBAÏDJAN

AZERBAIDJAN

Les presidents de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan, du Kirghizistan et
de la Turquie se reuniront en Azerbaïdjan pour un sommet du Conseil
de cooperation des Etats turcophones.

Les dirigeants se renderont a Qabala le 16 Août, a quelque 200
kilomètres au nord de la capitale, où le sommet se tiendra.

Le ministres des Affaires etrangères des pays se sont retrouves le
15 Août.

Ramil Hasanov, secretaire general de l’Assemblee parlementaire des pays
turcophones, a declare que le sommet devait discuter de la creation
eventuelle d’une zone de libre-echange entre les Etats membres.

Le regroupement est consacree a la preservation de la langue et de la
culture des pays turcophones et promouvoir la cooperation politique,
economique et culturel.

vendredi 16 août 2013, Stephane ©armenews.com

"Turan": Special Services Of Azerbaijan Have Ignored Conspiracy Alle

“TURAN”: SPECIAL SERVICES OF AZERBAIJAN HAVE IGNORED CONSPIRACY ALLEGATIONS AGAINST PRESIDENT

15:06 14/08/2013 ” SOCIETY

As reported by the Azerbaijani information agency Turan, few days
have passed after the Azerbaijani mass media published information
exposing the conspiracy against the President Ilham Aliyev, while
the law-enforcement bodies and special services of Azerbaijan have
not in any way reacted to this.

The agency reminds that Azeri human rights activist Eynulla Fatullayev
published an article on haqqin.az website, where he argued the
conspiracy against Ilham Aliyev was masterminded by the Russian
Presidential Administration Chief of Staff Vyacheslav Volodin, also
involved few others, like one of the leaders of the Azerbaijani
Diaspora in Russia, former Deputy Prime Minister Abbas Abbasov,
Ambassador of Azerbaijan to Serbia Eldar Hasanov, a number of former
high-ranking officials as well as the leaders of the National Council
Rustam Ibragimbekov and Eldar Namazov.

Fatullayev argues in the publication that the conspirators were
plotting to stir unrest during forthcoming Presidential elections
in October with the purpose of forceful regime change. “It was the
intervention of President Vladimir Putin and also perhaps some
American friends, which saved the country from a new disorder,”
the activist asserts.

“This publication suggests that the “conspiracy” was prevented by
Putin or by American friends. It turns out that secret services of
Azerbaijan have overlooked the conspiracy,” concludes Turan.

Attempts of the news agency to obtain more information about the
exposed conspiracy from MFA and the Ministry of National Security of
Azerbaijan have yielded no results.

“One gets the impression that they indeed know nothing about it,”
Turan writes.

“At the same time the calmness of the security agencies is quite
surprising. Let us remember that in 2007 it was the MNS which filed a
lawsuit against Eynulla Fatullayev and arrested him for the publication
in which he stated that in case of a new conflict Iran could launch
a strike on the strategic objects of Baku. Now however the KGB gives
no reaction to the message about the plot in which foreign actors
are involved,” says the article.

The article also notes that the fact of mentioning the name of
Ambassador to Serbia Eldar Hasanov requires a response from the
Azerbaijan Foreign Ministry. However, this institution keeps silent
either, while its officer is in fact being accused of conducting
anti-government activities.

At the same time haqqin.az reports that Azerbaijani diplomat Tural
Gurbanov who recently died in the Maldives, is a relative of the
former General Prosecutor and currently the Ambassador of Azerbaijan
to Serbia and Montenegro Eldar Hasanov. The article also mentions
that T. Gurbanov is affiliated with the MNS foreign intelligence unit.

Source: Panorama.am

BAKU: Armenian Soldier Said He Voluntarily Surrendered

ARMENIAN SOLDIER SAID HE VOLUNTARILY SURRENDERED

Turan Information Agency, Azerbaijan
August 14, 2013 Wednesday

Baku/13.08.13/Turan:

The Armenian soldier Hagop Indzhigulyan announced a voluntary
transition to the Azerbaijani side in the direction of Aghdam.

Yesterday on the TV channel ANS Indzhigulyan described the
circumstances and the reasons for his escape.

“Me and the boys were eating and drinking. The platoon commander in
the late afternoon forced me to go and fetch water. I told him that
I was a little tired and wanted to rest, and then I would go. And
he said to me, “Who are you not to do my orders.” He hit me with a
foot on the eye, and a fight broke out between us. For this reason,
I was forced to go to Azerbaijan,” said the Armenian soldier. -06D-

Might A Rebellion Turn Into A Revolution?

MIGHT A REBELLION TURN INTO A REVOLUTION?

Vestnik Kavkaza, Russia
Aug 15 2013

15 August 2013 – 2:43pm
David Stepanyan, Yerevan, exclusively to VK

Taking place in Yerevan on the initiative of the civil society since
July 20, the action against the increase in transportation tariffs by
50% is gradually laying the foundation for much more serious actions.

Despite the concession of the city authorities, which abolished their
own decision and returned the 100-dram tariff for transport, protesters
were not only outraged but also began to demand the resignation of
Mayor Taron Margaryan, and the situation is now aggravated day by day.

Prime Minister Tigran Sarkisian described the rise of the protest
movement in Yerevan as a sign of a dynamic civil society. However,
judging by the reaction of the police, not everyone agrees with the
prime minister. On August 1, members of the youth movement attempted
to set a tent in front of the City Hall for those who conducted
picket, but the police did not allow it, and as a result of clashes
with activists a woman was trampled, and a member of the movement was
arrested. The number of police officers who cordoned off the city hall
building was several times higher than the number of protesters. It
seems that the authorities are worried that the social revolt can be
transformed into the deeper processes that can lead to a revolution,
and today the only deterrent of these processes is the repressive
apparatus of the police, which in recent days, using legal and illegal
methods, are trying to suppress the movement.

As for the fact that the revolt could turn into a revolution, not only
the authorities, but also the opposition camp which still includes
the parliamentary opposition prefer to keep quiet about this. The
perseverance of the police fighting against the tents suggests
that the Republican Party of Armenia and President Serzh Sargsyan’s
administration understand that the installation of a tent can lead
to tent camp in front of City Hall. The authorities and surrounding
minions remember quite well what the appearance of the tent city in
Freedom Square on the eve of the March 1 events caused. In 2008, the
“cost” was ten victims who have been the cost of confrontation with
the authorities, and the great question is what victims the emergence
of a new “campus” near City Hall in 2013 can cause. The authorities
still have not “digested” the death of ten citizens of Armenia,
and new victims today are not needed.

Tents near the walls of City Hall may initiate an uncontrolled
revolution, which in a few days will sweep the current regime. This
lack of control disturbs the authorities, since an “agreement” with
the youth will be much more difficult than with the parliamentary
opposition. However, it seems that the government still does not
intend to drop the opposition off. This is evidenced by the recent
statements of certain political forces of an intent to hold protest
actions “against the authorities.” Also there have been calls on the
pro-government TV channels and media about the need for “political
forces and civil society to abandon their ambitions, sit down at
a round table and make a fateful decision for Armenia.” Obviously,
without seeing the possibility of “agreeing” with the youth, the power
hopes to do this through law enforcement agencies. These in turn are
still hoping to “betray” the power, leading the protesting youth,
who on their shoulders will let them enter the presidential palace,
opening access to the feeder for which they have been languishing
for a long time.

However, the main thing in all this is not the reaction or expectations
of the authorities or “the opposition”. Both have long been discredited
in the eyes of the public due to their tractability, lies and lust to
keep their positions and get to the coveted bowl. The main thing is
that the current youth movement in Armenia may lead to fundamental
changes in the formal independence of the country in which there is
no government, political system, its own thoughts and laws.

And the movement “We pay 100 drams” has created an atmosphere that
reflects the true people of Armenia. This is Armenia of early 1990s,
when people, despite the cold and hunger, smiled at each other. In late
July, the propertied section of society and known entertainers for the
first time supported the protesters. Car owners have started to openly
pick up for free the people unwilling to pay 150 drams for public
transport. The result is obvious – the cohesion and mutual support of
the protesters gave the first results – the City Hall decision was
reversed. The wariness of young people to the political parties and
the reluctance to leave the “battlefield” indicates the understanding
of the situation, which in turn promises some prospects to the youth
movement. And all of this together gives the youth movement prospects
to acquire the power for radical changes in the country, not becoming
a plaything in the hands of the government or pseudo-opposition.

Now the main thing for the society is the duration and perpetuityof
protests. The key to their success is isolation from the processes
of political forces. The people taking the careless clerk’s hand are
the best guarantee of a relative degree of democracy. And no America
and no Europe could provide that democracy to Armenia.