People Saw They Can Defy and Even Win

People Saw They Can Defy and Even Win

Siranuysh Papyan, Interviewer
Interview – Monday, 28 April 2014, 14:49

Gevorg, what is your impression from the meeting of Dem.am with the
prime minister. Many people think the approach of the prime minister
is `being against, he is for’.

Yeah, something like that, that opinion is very interesting. Well, we
listed our claims to the prime minister. The draft law did not comply
with what we had presented. Only one point was positive but it was a
very little step. Now we’ll wait and see the bill they will submit to
the parliament on April 28. Our demand is to eliminate the mandatory
pillar. Let it be voluntary, not mandatory, it is not acceptable.

Was it the activity and determination of the society that made the
prime minister announce to suspend de facto the mandatory pillar? In
fact, it is the first time the prime minister meets with civil
activists during the rally. Was it an attempt to mitigate fury or was
it an honest concern?

The result matters. If we are satisfied with the result, we do not
care about the motivation of the prime minister’s step. We stated in
the very beginning that we are not against personalities and we do not
have any political intentions. We are fighting against the phenomenon
and it is result oriented. If we achieve a result, it is not important
who else will benefit on the side. Already the culture of listening to
the citizens is emerging, that is highly important.

The society does not seem to have any expectation from the government
reshuffle. Will this change lead to a tangible success or is this
imitation?

We are not fighting against persons, the arrow of our struggle is
aimed at agencies. In other words, a prime minister has certain duties
which he must perform, and we demand him to do it. The president’s
duty is to protect the rights of his citizens, and we demand that he
do it. It is not important who the president is because if the next
president also fails to fulfill his duties, we will challenge him.

What will your steps be in case not all your requirements are met? A
lot of civil activists, politicians and NGOs rely on this movement and
speak about the prospect of forming a political agenda by the
movement. Will there be such a thing?

Our team has been formed to deal with one specific issue. I cannot
talk about the future now because we have not resolved the problem set
before us. As soon as we resolve it, we will think on the future.
There are a lot of ideas but there is not a specific plan. Now the
only issue on the agenda is to fight against the mandatory funded
pension.

In other words, if this problem is resolved, the activists of Dem.am
will go home? Or will they continue to fight other similar phenomena?

Dem.am includes people who are involved in different initiatives. When
a person stands up for his rights, it becomes a characteristic
feature, and while people thought they could get used to it, now they
think that they may defy and even win.

What expectations do you have from parliament on April 28?

I can’t tell. Everything depends on the bill that is going to be
submitted. And since the RPA presents the bill, they must vote for it.

– See more at:

http://www.lragir.am/index/eng/0/interview/view/32352#sthash.btj5mcea.dpuf

L’international arménien Henrikh Mkhitaryan marque son 8e but en cha

FOOTBALL
L’international arménien Henrikh Mkhitaryan marque son 8e but en
championnat d’Allemagne

Samedi 3 mai pour la 33e et avant-dernière journée du championnat
d’Allemagne au stade Signal Induna Park face à plus de 80 000
spectateurs, le Borussia Dortmund s’est imposé 3-2 face au TSG
Hoffenheim. L’international arménien Henrikh Mkhitaryan marqua à la
31e minute un superbe but d’une tête plongeante dans la surface de
réparation.

L’Arménien signait son 8e but en Bundesliga. Après la rencontre, sur
le site du Borussia, Henrikh Mkhitaryan était crédité de la meilleur
notre de son club avec 8,5/10. « L’arménien aura réalisé une de ses
meilleurs apparitions cette saison, avec son 8ème but notamment,
marqué d’une tête plongeante. A l’aise dans le jeu offensif également
» écrit le site officiel du club allemand.

Krikor Amirzayan

dimanche 4 mai 2014,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

Pour Paris, les " condoléances " d’Ankara sur le génocide arménien n

Le Monde, France
26 avril 2014 samedi

Pour Paris, les ” condoléances ” d’Ankara sur le génocide arménien ne
suffisent pas

Thomas Wieder

M. Hollande cherche à sortir de l’impasse juridique sur la
pénalisation des propos négationnistes

Comment sortir d’une impasse juridique sans perdre politiquement la
face ? C’est la question à laquelle François Hollande s’est efforcé de
répondre, jeudi 24 avril, à l’occasion des commémorations du 99e
anniversaire du génocide perpétré contre les Arméniens dans les
dernières années de l’Empire ottoman.

Dans un discours d’un quart d’heure prononcé au pied de la statue de
Komitas (1869-1935), ce prêtre et musicien arménien rescapé des
massacres qui a donné son visage au monument honorant la mémoire des
victimes, à deux pas du pont des Invalides, à Paris, le chef de l’Etat
a esquissé une voie pour sortir du casse-tête que constitue pour lui,
depuis plus de deux ans, le débat sur la pénalisation de la négation
du génocide.

Cette voie de sortie a un nom : l’Europe. En décembre 2013, la Cour
européenne des droits de l’homme (CEDH) avait désavoué la Suisse après
la condamnation par celle-ci d’un nationaliste turc, Dogu Perinçek,
qui avait nié l’existence du génocide des Arméniens. Depuis, la Suisse
a décidé de faire appel, en demandant le renvoi de cette affaire
devant la Grande Chambre de la CEDH. Dans cette nouvelle bataille qui
s’engage, François Hollande a déclaré que la France ” interviendrait
aux côtés de la Suisse “.

Bien que procédurale, cette annonce du chef de l’Etat a été très
applaudie par les quelques centaines de personnes, en grande majorité
des représentants de la communauté arménienne, venues l’écouter jeudi
en fin de journée. Si la CEDH donne finalement gain de cause à la
Suisse, c’est en effet le combat de ceux qui, en France, souhaitent
que soit pénalisée la négation du génocide qui pourrait se trouver
facilité.

Pour l’heure, ce combat est dans l’impasse. Il l’est en fait depuis
février 2012, quand le Conseil constitutionnel a censuré une loi
visant à pénaliser la négation des génocides, adoptée quelques
semaines plus tôt par l’Assemblée nationale et le Sénat. Alors
candidat à la présidentielle, François Hollande s’était engagé à ce
que, une fois élu, un nouveau projet de loi allant dans ce sens soit
déposé, malgré les protestations et menaces de représailles de la
Turquie. La parole a été tenue, mais un an plus tard, en avril 2013,
le Conseil d’Etat a donné un avis défavorable au nouveau texte qui lui
fut transmis par le gouvernement, au motif que celui-ci méconnaissait
le principe de prévisibilité de la loi pénale.

Plutôt que de prendre le risque d’une nouvelle censure du Conseil
constitutionnel, le gouvernement a finalement décidé de ne pas déposer
le projet de loi au Parlement. La décision de la CEDH l’a conforté
dans sa prudence. ” Cela n’aurait aucun sens de déposer un projet de
loi compte tenu des positions du Conseil constitutionnel, du Conseil
d’Etat et maintenant de la Cour européenne des droits de l’homme “,
explique-t-on à l’Elysée.

Soucieux de ne pas laisser s’installer l’idée qu’il renonce à une
promesse de campagne juridiquement difficile à honorer, François
Hollande a multiplié les gestes, jeudi, visant à montrer qu’il
continue, comme président de la République, de défendre la cause
arménienne avec la même ardeur qu’à l’époque où il dirigeait le Parti
socialiste.

D’où son engagement à ce que soit inauguré à Paris, pour le centenaire
du génocide, en 2015, un Centre de mémoire et de civilisation
arménien. D’où sa promesse de revenir à Erevan, où il doit déjà se
rendre le 12 mai, pour les cérémonies du centenaire. D’où, enfin, sa
réaction aux ” condoléances ” présentées la veille par le premier
ministre turc Recep Tayyip Erdogan aux ” petits-enfants des Arméniens
tués en 1915 ” : ” C’est un mot qu’il faut entendre mais qui ne peut
pas suffire “, a estimé le président français. A quinze jours de son
déplacement en Arménie, François Hollande ne pouvait pas dire mieux
pour s’y garantir un accueil des plus chaleureux.

BAKU: Azerbaijan sends French reporter back to Moscow from airport

Turan news agency, Azerbaijan
May 1 2014

Azerbaijan sends French reporter back to Moscow from airport – news agency

Baku, 1 May: A reporter of the Moscow bureau of the French i>Télé
digital channel, Irina Voloshina, was deported from Baku today [1
May]. She arrived in the Azerbaijani capital [Baku] at 0500 local time
[0000 gmt] in the morning to make a TV report on rights defender Leyla
Yunus.

Before reaching the border checkpoint, she was stopped and taken back
to the plane without any explanation. Voloshina was sent back to
Moscow at the 10 o’clock [0500 gmt] flight in the morning. Leyla
Yunus, whom the French reporter had contacted via the phone, told
Turan. To recap, Voloshina is a French citizen.

Un drone azéri survole une base arménienne à Goghp puis retourne en

ARMENIE-AZERBAÏDJAN
Un drone azéri survole une base arménienne à Goghp puis retourne en Azerbaïdjan

Ces dernières semaines le ministère arménien de la Défense avait
annoncé le vol de nombreux drones le long de la frontière
arméno-azérie tant au Haut Karabagh qu’en Arménie. Selon le site
arménien Nyut.am, un officier arménien de la base N de Goghp (Arménie)
a confirmé que le 30 avril vers 15h30 un drone azéri avait survolé
l’espace aérien de l’Arménie au dessus du village de Goghp. Le drone
aurait effectué un certain nombre de photos de cette base arménienne.
Le drone aurait aussitôt été placé sous le tir des unités arméniennes.
Mais aucun tir ne l’aurait atteint. Quelques minutes plus tard, le
drone aurait quitté le champ et regagné l’Azerbaïdjan. L’image au
dessus de notre article est une représentation sous forme de
photocomposition.

Krikor Amirzayan

dimanche 4 mai 2014,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=99586

Spécialiste des crimes de masse: Quelle portée auront les condoléanc

La Croix, France
Vendredi 25 Avril 2014

LA QUESTION DU JOUR Jacques Sémelin. Professeur à Sciences-Po,
spécialiste des crimes de masse: Quelle portée auront les condoléances
d’Erdogan?

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a présenté avant-hier
les condoléances de la Turquie aux Arméniens, pour les massacres de
1915. Il n’a pas, pour autant, reconnu le génocide. Le département
d’État américain y voit une « étape positive », mais le Conseil de
coordination des organisations arméniennes de France a dénoncé une «
opération de communication » visant à « rendre obsolète la
reconnaissance du génocide arménien » . Pour l’universitaire Jacques
Sémelin, il s’agit d’un pas inédit et symbolique, qui demande à être
concrétisé.

« Cette déclaration a surpris, elle était inattendue. Il s’agit d’un
premier pas, inédit et symbolique. Elle est d’ailleurs tombée le 23
avril, c’est-à-dire la veille du début des commémorations du génocide.
C’est une première brèche dans la posture de négation qu’Erdogan a
toujours eue jusqu’à présent. Toutefois, il est encore trop tôt pour
connaître les conséquences concrètes que ses propos pourront avoir.

Il faut bien souligner qu’en utilisant le terme de condoléances ,
Erdogan n’exprime ni une reconnaissance ni des regrets . Il ne remet
pas non plus en question la position turque officielle, qui reconnaît
qu’il y a eu des morts. Il n’accepte pas de reconnaître qu’il y a eu
un génocide. C’est sans doute basé sur un calcul politique, celui de
bien se faire voir des dirigeants européens.

Il faudrait dès maintenant le prendre au mot et lui demander de passer
aux regrets, ou du moins de donner une suite à ce premier pas. On
pourrait, par exemple, l’appeler à encourager les recherches sur cette
période. Elles pourraient associer les historiens turcs qui se sont
déjà penchés sur cette période et qui pour certains d’entre eux ont
lancé une pétition en 2008, Nous demandons pardon , pour réclamer la
reconnaissance du génocide aux historiens arméniens. On pourrait aussi
lui demander d’édifier un mémorial pour commémorer ces massacres.

Avec le centenaire du génocide, qui aura lieu l’année prochaine, le
premier ministre subit aussi une certaine pression internationale. À
cette occasion, sa déclaration pourrait lui revenir comme un
boomerang. Et alors, soit il devra poursuivre sur sa lancée et faire
un pas supplémentaire, soit il devra refermer la brèche qu’il a
entrouverte. Mais la diaspora arménienne ne se satisfera sans doute
pas de cette déclaration. »

Génocide arménien et réveil turc

La Tribune de Geneve, Suisse
25 avril 2014 vendredi

Génocide arménien et réveil turc

Chardonnens; Pignat

Première historique ou piège cynique? Percée ou posture? Force est de
constater que les «condoléances» offertes mercredi par le premier
ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, aux descendants des Arméniens
morts en masse dans l’ancien Empire ottoman entre avril 1915 et
juillet 1916 n’ont guère convaincu cette diaspora, l’une des plus
dispersées au monde. Il faut dire que le chef du gouvernement
islamoconservateur s’est bien gardé de prononcer le terme de
«génocide» et qu’il a inscrit ces événements aux «conséquences
inhumaines» parmi d’autres drames de la Première Guerre mondiale,
proposant par ailleurs de créer une commission d’historiens pour
établir les faits comme si aucun travail de recherche sérieux n’avait
été mené durant les dernières décennies.

On ne peut que comprendre la méfiance de la diaspora arménienne. Le
premier ministre cherche visiblement à désamorcer les pressions
internationales qui s’annoncent pour 2015, à l’occasion du centenaire
des atrocités commises contre le peuple arménien. Par la même
occasion, Recep Tayyip Erdogan tente également de redorer son image
sur le plan international mais aussi en Turquie. Même si les élections
ont à nouveau offert une belle victoire à son parti, ces derniers mois
de scandales à répétition et la répression de la contestation l’an
dernier ont laissé des traces. Enfin, le chef du gouvernement doit
prendre un certain plaisir à condamner les agissements des Jeunes-
Turcs, fondateurs d’une Turquie laïque garantie par l’armée.

Il n’empêche: le pays est en pleine mutation et il n’est pas anodin
qu’un premier ministre turc fasse une telle déclaration, pour la toute
première fois, à la veille du 24 avril, la date retenue par les
Arméniens pour commémorer le génocide. Quelles que soient les
motivations réelles du pouvoir politique, celui-là semble bel et bien
devoir s’adapter à une lame de fond. Et à la surface, tenter de surfer
sur la vague. Page 7

Condoléances turques aux Arméniens: ni "reconnaissance" ni "excuses"

Agence France Presse
24 avril 2014 jeudi 11:09 AM GMT

Condoléances turques aux Arméniens: ni “reconnaissance” ni “excuses”
pour Aznavour

Paris 24 avr 2014

Le chanteur franco-arménien Charles Aznavour estime que le terme de
“condoléances” utilisé par le Premier ministre turc, dans son message
“aux petits-enfants des Arméniens tués en 1915”, doit être lu “non
comme une reconnaissance et encore moins comme une présentation
d’excuses”.

“L’humanisme qui doit présider aux relations entre les peuples et plus
largement entre les gens voudrait que cette déclaration soit un
premier pas vers un dialogue qui nous était refusé depuis cent ans”,
explique l’artiste dans un communiqué à l’AFP.

“Pour autant, la prudence amènerait à penser que cette expression de
condoléances est motivée par d’autres considérations que ce dialogue
tant voulu pour la vérité historique”, poursuit le communiqué.

“Ne reconnaissant toujours pas le génocide, il faut donc lire, dans la
déclaration de M. Erdogan, le terme de +condoléances+ non comme une
reconnaissance et encore moins comme une présentation d’excuses, mais
comme une simple volonté personnelle à vouloir se montrer un homme
politique prétendument +ouvert+”, estime Charles Aznavour qui fêtera
ses 90 ans en mai prochain.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a présenté mercredi
les condoléances de la Turquie “aux petits-enfants des Arméniens tués
en 1915”, à l’occasion du 99e anniversaire des massacres visant cette
communauté sous l’Empire ottoman.

“Il y a des causes qui ne méritent pas la demi-mesure et encore moins
la moindre ombre d’hypocrisie”, affirme Charles Aznavour.

“Le siècle écoulé fut un triste siècle pour l’histoire commune des
peuples turc et arménien où les nôtres connurent les rapines, les
meurtres, les viols et le sang, et ensuite le mensonge de la
négation”, ajoute l’artiste.

Faisant allusion à sa “nature optimiste d’éternel artiste”, il dit
vouloir croire “en l’installation d’un dialogue entre les deux parties
permettant de faire face aux réalités du fait historique”.

“Aussi, par cette annonce et malgré les réserves exprimées, je veux
encore pouvoir croire qu’Ankara a donc peut-être amorcé les prémices
d’une humanisation de son histoire récente”, poursuit le chanteur qui
a été nommé, en 2009, ambassadeur d’Arménie en Suisse, où il réside.

Selon lui toutefois, le peuple arménien n’attend pas “aujourd’hui des
condoléances dans de telle manière”.

fio/fa/ed

Condoléances d’Erdogan aux Arméniens: réactions politiques en France

Agence France Presse
24 avril 2014 jeudi 9:59 AM GMT

Condoléances d’Erdogan aux Arméniens: réactions politiques en France

Paris 24 avr 2014

Voici des réactions politiques en France jeudi après les condoléances
présentées par le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, “aux
petits-enfants des Arméniens tués en 1915” lors des massacres visant
cette communauté sous l’Empire ottoman.

– Parti communiste français: “Ce génocide n’a toujours pas été reconnu
par le gouvernement turc qui l’a perpétré. Il n’a pas été sanctionné
et il connaît aujourd’hui encore une campagne de communication
négationniste. Cette absence de reconnaissance continue à alimenter
les haines contre les Arméniens mais aussi contre toutes les minorités
comme les Kurdes ou les Alévis. En dépit de cette posture, les
communautés arméniennes, les forces démocratiques et notamment une
part croissante de la société civile turque organisent des
commémorations pour faire face au discours officiel. Le clivage n’est
pas entre les peuples arménien et turc mais entre le négationnisme et
la démocratie. Le Premier ministre Erdogan a présenté les condoléances
de la Turquie aux petits enfants des Arméniens tués en 1915. Si
l’approche se veut moins agressive, elle ne constitue pas une
nouveauté. Le progrès eut été de reconnaître le crime de génocide.”
(communiqué)

– Marine Le Pen, présidente du FN : “C’est une reconnaissance
qu’attendaient effectivement les Arméniens. C’était un point de
crispation, tant mieux si ce point de crispation est évacué”. Etait-ce
un génocide? “Oui, ça ressemble de très près à un génocide, tout de
même”(sur i>TELE).

Premières condoléances adressées aux Arméniens

La Montagne, France
Jeudi 24 Avril 2014

Premières condoléances adressées aux Arméniens

ENCART: La Turquie a fait un geste en faveur des Arméniens massacrés
sous l’Empire ottoman, adressant hier pour la première fois ses
condoléances officielles aux descendants des victimes du drame de
1915, reconnu en tant que génocide par de nombreux pays.

« Nous souhaitons que les Arméniens qui ont perdu la vie dans les
circonstances ayant caractérisé le début du XXe siècle reposent en
paix et nous exprimons nos condoléances à leurs petits-enfants », a
déclaré dans un communiqué le Premier ministre islamo-conservateur,
Recep Tayyip Erdogan, hier, à la veille du 24 avril, considéré comme
étant la date anniversaire du début du génocide arménien de 1915-1916.

C’est la première fois qu’un responsable turc de ce rang se prononce
aussi ouvertement sur les événements qui ont marqué les dernières
années d’un Empire ottoman sur le déclin, sans pour autant utiliser le
mot « génocide » que la Turquie nie catégoriquement. « C’est un devoir
humain de comprendre et de partager la volonté des Arméniens de
commémorer leurs souffrances à cette époque », selon Erdogan. Il
ajoute : « On ne peut contester que les dernières années de l’Empire
ottoman aient été une période difficile, générant des souffrances pour
des millions de citoyens ottomans, turcs, kurdes, arabes, arméniens et
autres, quelle que soit leur religion ou leur origine ethnique. »

Cette première a été jugée « importante » par Etyen Mahcupyan,
intellectuel turc d’origine arménienne, mais « insuffisante » selon
Baskin Oran, intellectuel libéral et universitaire turc engagé dans la
cause arménienne. Le chef de file des nationalistes au parlement turc,
Devlet Bahçeli, s’est indigné : « Cette déclaration n’est qu’un autre
supplice pour les Turcs. »

Le 24 avril 1915 avait donné le coup d’envoi du premier génocide du
XXe siècle. Des centaines de milliers d’Arméniens de l’Empire ottoman,
accusés de complot avec l’ennemi russe, avaient été déportés par le
gouvernement turc pendant la Première Guerre mondiale, nombre d’entre
eux ayant été tués (1,5 million selon les Arméniens, 500.000 environ
selon les Turcs) et la plupart de leurs biens confisqués.