World Bank Supports Rural Employment Through Infrastructure Rehabili

WORLD BANK SUPPORTS RURAL EMPLOYMENT THROUGH INFRASTRUCTURE REHABILITATION

armradio.am
26.10.2011 12:16

The World Bank’s Board of Executive Directors approved a US$18 million
loan for the Additional Financing of the Irrigation Rehabilitation
Emergency Project (IREP) for Armenia. The scale up and restructuring
of this project will improve water use efficiency in the selected
irrigation schemes, as well as foster immediate rural employment in
seven regions of Armenia.

Rehabilitation works will include 50 km of main and secondary canals
serving around 52,000 hectares (ha) in Aragastotn, Kotayk, Shirak,
Lori, Ararat, and Armavir regions, which will allow reducing water
losses by an estimated 34.4 million cubic meters and will potentially
restore irrigation on about 4,700 ha. In addition, rehabilitation of
another 63 km of tertiary networks in 19 communities of Lori, Shirak,
Gegharkunik, and Armavir regions will reduce water losses by 9.9
million cubic meters, will improve existing irrigation water services
on over 2,500 ha, and potentially restore irrigation on 1,760 ha.

Annual water savings (44.2 million cubic meters) equivalent to US$1.4
million of the financial price of water will enable some 6,500 ha of
previously irrigated lands to be restored.

“This Project will directly benefit over 88,000 farmers who will
see their farm profitability and incomes rise,” said Mr. Asad Alam,
World Bank Regional Director for the South Caucasus. “This Project
supports the government’s efforts to improve agricultural productivity
and boost long-term growth”.

“The irrigation rehabilitation will also generate about 7,000
person-months of temporary employment, and potentially may add about
2,100 permanent jobs in agriculture” said Mr. Jean-Michel Happi, the
World Bank Country Manager for Armenia. “Job creation is an important
dimension of this project.”

Under the original IREP, some 89.4 km were rehabilitated, including
57.7 km in Talin and 31.7 km in Armavir main canals. Water losses
declined by about 96.9 million cubic meters from around 114. Temporary
jobs created during construction equaled to about 11,379 person/months
(of the targeted 9,000 person/months), of which 67 percent was
unskilled labor, primarily benefitting poorer households. Longer
term development impacts include an estimated 8,000 ha returned to
irrigation to the benefit of small-scale farmers in surrounding areas.

Over time this is expected to provide incentives for cultivation of
higher value crops, which should result in additional long-term job
creation and improved livelihoods for poorer households.

“This Project will also strengthen the sustainability of progress made
in the irrigation sector by improving water service delivery and water
management,” added Mr. Giuseppe Fantozzi, Task Team Leader for the
Project. “It will strengthen the institutions that are particularly
relevant for the ongoing reforms, especially through training the
Water User Associations.”

The Project was prepared in close cooperation with the Millennium
Challenge Corporation (MCC) Program, which prepared the preliminary
designs for construction works.

Total financing of the Project is US$ 21.6 million, of which the
Government of Armenia will finance US$3.4 million and US$0.2 million
will be provided by beneficiaries (already collected under the MCC
Program funds). The IBRD loan carries a maturity of 25 years including
a grace period of 10 years.

CEDH : La Turquie Viole La Liberte D’expression Sur Le Genocide Arme

CEDH : LA TURQUIE VIOLE LA LIBERTé D’EXPRESSION SUR LE GéNOCIDE ARMéNIEN

Source/Lien : CEDH
Publié le : 26-10-2011

Info Collectif VAN – – “Dans son arrêt de chambre
rendu dans l’affaire Taner Akcam c. Turquie (requête no 27520/07)
la Cour européenne des droits de l’homme dit, a l’unanimité,
qu’il y a eu violation de l’article 10 (liberté d’expression)
de la Convention européenne des droits de l’homme. Le requérant,
M. Taner Akcam, alléguait que la crainte d’être poursuivi pour ses
opinions sur la question arménienne le soumettait a une tension et a
une angoisse telles qu’il avait arrêté d’écrire sur ce sujet. Taner
Akcam, possède la double nationalité turque et allemande. Professeur
d’histoire, il a pour domaine de recherche les événements historiques
de 1915 concernant la population arménienne dans l’empire ottoman,
sur lesquels il a publié de nombreux articles. Pour la République
de Turquie, l’un des Etats successeurs de l’empire ottoman, le
terme ” génocide ” est impropre a décrire les événements
en question. Associer le terme ” génocide ” a la question
arménienne revient pour certains (notamment les groupes extrémistes
et ultranationalistes) a dénigrer ” la turcité ” (Turkluk), délit
réprimé par l’article 301 du code pénal turc et passible d’une peine
de six mois a deux ou trois ans d’emprisonnement.” Le Collectif VAN
diffuse ici le communiqué de presse de la Cour européenne des droits
de l’homme, en date du 25.10.2011 et se réjouit de voir l’historien
turc Taner Akcam, soutenu par la CEDH. Conformément aux dispositions
des articles 43 et 44 de la Convention, cet arrêt de chambre n’est
pas définitif. Dans un délai de trois mois a compter de la date
de son prononcé, toute partie peut demander le renvoi de l’affaire
devant la Grande Chambre de la Cour.

Taner Akcam est l’un des rares intellectuels turcs a parler clairement
du génocide arménien. Il est l’auteur de “Un acte honteux. Le
génocide arménien et la question de la responsabilité turque”
paru chez DenoÔl en 2008.

CEDH 212 (2011) 25.10.2011

Communiqué de presse du Greffier de la Cour

La législation turque expose un professeur d’histoire a la crainte
constante d’être poursuivi pour ses opinions sur les événements
de 1915 concernant la population arménienne

Dans son arrêt de chambre, non définitif1, rendu ce jour dans
l’affaire Altug Taner Akcam c. Turquie (requête no 27520/07) la Cour
européenne des droits de l’homme dit, a l’unanimité, qu’il y a eu :

Violation de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention
européenne des droits de l’homme.

Le requérant, M. Taner Akcam, alléguait que la crainte d’être
poursuivi pour ses opinions sur la question arménienne le soumettait
a une tension et a une angoisse telles qu’il avait arrêté d’écrire
sur ce sujet.

Principaux faits

Le requérant, Altug Taner Akcam, possède la double nationalité
turque et allemande. Il est né en 1953 et réside a Ankara. Professeur
d’histoire, il a pour domaine de recherche les événements historiques
de 1915 concernant la population arménienne dans l’empire ottoman,
sur lesquels il a publié de nombreux articles. Pour la République de
Turquie, l’un des Etats successeurs de l’empire ottoman, le terme ”
génocide ” est impropre a décrire les événements en question.

Associer le terme ” génocide ” a la question arménienne
revient pour certains (notamment les groupes extrémistes et
ultranationalistes) a dénigrer ” la turcité ” (Turkluk),
délit réprimé par l’article 301 du code pénal turc et passible
d’une peine de six mois a deux ou trois ans d’emprisonnement. Cette
disposition a fait l’objet de modifications après les controverses
suscitées par certaines affaires et enquêtes pénales dirigées
contre d’éminents écrivains et journalistes turcs – notamment
Elif Å~^afak, Orhan Pamuk et Hrant Dink2 – en raison de leurs
opinions sur la question arménienne. Parmi ces affaires figure
la condamnation de Hrant Dink, le rédacteur en chef du journal
bilingue turco-arménien AGOS, pour dénigrement de la ” turcité
” au sens de l’article 301 en octobre 2005. Nombreux sont ceux
a penser que la raison pour laquelle M. Dink a été pris pour
cible par des extrémistes et tué par balles en janvier 2007 est
a rechercher dans le caractère infamant de sa condamnation. Trois
importantes modifications furent apportées au texte de l’article
301, a savoir la substitution des expressions ” nation turque ”
et ” Etat de la République de Turquie ” aux termes ” turcité
” et ” République ”, la réduction de la durée maximale de la
peine d’emprisonnement encourue pour infraction a l’article 301 et,
plus récemment – en 2008 – l’insertion d’une clause de sauvegarde
selon laquelle toute enquête sur un dénigrement allégué de la ”
turcité ” doit être autorisée par le ministre de la Justice.

Le 6 octobre 2006, le requérant publia dans l’AGOS un éditorial
critiquant les poursuites dirigées contre M. Dink. Par la suite, il
fit l’objet de trois plaintes pénales déposées par des extrémistes
qui lui reprochaient d’avoir dénigré la ” turcité ” en violation
de l’article 301. A la suite de la première plainte, l’intéressé
fut convoqué au parquet local pour s’expliquer. Le procureur chargé
de l’affaire décida qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre, estimant
que les opinions de l’intéressé étaient protégées par l’article
10 de la Convention européenne. Les deux autres plaintes furent
elles aussi classées sans suite.

Le Gouvernement avance que, compte tenu des nouvelles garanties
figurant dans l’article 301 et en particulier du fait que l’ouverture
d’une enquête est désormais subordonnée a l’autorisation du ministre
de la Justice, il est improbable que le requérant fasse l’objet de
nouvelles poursuites. A cet égard, il signale que le ministre de la
Justice n’a fait droit qu’a 80 des 1025 demandes d’autorisation de
poursuivre sur le fondement de l’article 301 qui lui ont été soumises
de mai 2008 (époque a laquelle cette modification est intervenue)
a novembre 2009 (soit environ 8 % des demandes). En outre, il fait
valoir que l’intéressé ne se heurte a aucune difficulté pour mener
ses recherches, précisant que celui-ci a au contraire eu accès aux
archives nationales. Il ajoute que les ouvrages du requérant sont
largement disponibles en Turquie.

Pour sa part, le requérant avance que le pourcentage d’autorisations
préalables accordées par le ministre de la Justice est beaucoup
plus élevé, et qu’elles concernent principalement des poursuites
dirigées contre des journalistes mettant en cause la liberté
d’expression. Il produit des statistiques établies par l’Office de
surveillance des médias de l’Independent Communications Network sur
la période juillet-septembre 2008, selon lesquelles 116 personnes au
total, dont 77 journalistes, ont été poursuivies dans 73 affaires
de liberté d’expression.

Il soutient en outre que les plaintes pénales dirigées contre
lui en raison de ses opinions se sont transformées en campagne de
harcèlement, les médias le présentant comme un ” traître ”
et un ” espion allemand ”. Il indique avoir aussi recu des lettres
haineuses l’insultant et le menacant de mort.

Il avance enfin que sa crainte bien réelle d’être poursuivi a non
seulement pesé sur ses activités professionnelles – il précise
a cet égard qu’il a cessé d’écrire sur la question arménienne
après avoir introduit sa requête devant la Cour en juin 2007 –
mais lui a aussi causé des tensions et une angoisse considérables.

Griefs, procédure et composition de la Cour

Invoquant l’article 10 (liberté d’expression), l’intéressé allègue
que le Gouvernement ne peut lui garantir qu’il ne fera pas l’objet
d’une enquête et de poursuites pour ses opinions sur la question
arménienne.

Il soutient en outre que, en dépit de la modification apportée en mai
2008 a l’article 301 et des assurances du Gouvernement, la justice n’a
de cesse de poursuivre les personnes reconnaissant le ” génocide ”
arménien. Il ajoute que le Gouvernement a maintenu pour l’essentiel
sa politique sur la question arménienne et qu’il est impossible de
prévoir avec certitude comment cette politique évoluera.

La requête a été introduite devant la Cour européenne des droits
de l’homme le 21 juin 2007.

L’arrêt a été rendu par une chambre de sept juges composée de :

Francoise Tulkens (Belgique), PRÃ~ISIDENTE, DanutÄ- JoÄ~MienÄ-
(Lituanie), David Thór Björgvinsson (Islande), Dragoljub PopoviÄ~G
(Serbie), András Sajó (Hongrie), IÅ~_ıl KarakaÅ~_ (Turquie),
Guido Raimondi (Italie), JUGES,

ainsi que de Stanley Naismith, GREFFIER DE SECTION.

Décision de la Cour

La Cour estime qu’il y a eu ” ingérence ” dans la liberté
d’expression du requérant. L’enquête pénale dirigée contre
celui-ci, la position adoptée par les juridictions turques sur la
question arménienne dans les affaires où elles font application
de l’article 301 du code pénal turc – consistant en pratique a
sanctionner toute critique de la politique officielle sur ce point –
ainsi que la campagne publique menée contre l’intéressé confirment
que les personnes exprimant des opinions ” intempestives ” sur
cette question s’exposent a un risque considérable de poursuites
et donnent a penser que la menace pesant sur le requérant est
réelle. Les mesures adoptées pour introduire des garanties contre des
poursuites arbitraires ou injustifiées sur le fondement de l’article
301 ne sont pas suffisantes. Les informations statistiques fournies
par le Gouvernement démontrent la persistance d’un nombre élevé
d’enquêtes, et le requérant soutient que ce nombre est encore plus
important. Le Gouvernement n’a pas fourni d’explications sur l’objet ou
la nature des affaires ayant donné lieu a une autorisation d’enquêter
délivrée par le ministre de la Justice.

En outre, la Cour souscrit a l’avis exprimé par le Commissaire aux
droits de l’homme du Conseil de l’Europe, M. Thomas Hammarberg, dans
un rapport où celui-ci a indiqué qu’un dispositif d’autorisation
préalable au cas par cas par le ministre de la Justice ne constituait
pas une solution durable susceptible de se substituer a l’incorporation
des normes pertinentes de la Convention dans le système et la pratique
juridiques turcs.

En outre, la Cour estime que si l’on peut admettre dans une certaine
mesure que l’objectif du législateur consistant a protéger et
a préserver les valeurs et les institutions de l’Etat contre le
dénigrement public est légitime, le libellé de l’article 301 du
code pénal, tel qu’interprété par la justice, est excessivement
large et vague et ne permet pas aux individus de régler leur
conduite ou de prévoir les conséquences de leurs actes. Bien
que les autorités turques aient substitué l’expression ” nation
turque ” au terme ” turcité ”, il n’y a apparemment pas eu de
changement dans l’interprétation de ces notions. A cet égard, la Cour
rappelle que, dans l’arrêt qu’elle a rendu en 2010 en l’affaire Dink
c. Turquie, elle a reproché a la Cour de cassation d’avoir maintenu
son interprétation. En conséquence, l’article 301 demeure une menace
pour l’exercice de la liberté d’expression. Il ressort clairement
du nombre d’enquêtes et de poursuites fondées sur cet article que
toute opinion ou idée considérée comme offensante, choquante ou
dérangeante peut aisément faire l’objet d’une enquête pénale
de la part du ministère public. A la vérité, les dispositions
censées empêcher la justice d’appliquer abusivement l’article
301 sont impuissantes a garantir l’absence de poursuites car tout
changement survenant dans la volonté politique ou dans la position
du Gouvernement peut avoir des incidences sur l’interprétation de
la loi par le ministre de la Justice et donner lieu a des poursuites
arbitraires.

La Cour conclut que, faute de prévisibilité, l’ingérence dans la
liberté d’expression du requérant n’était pas ” prévue par la
loi ”, au mépris de l’article 10.

La Cour estime que, dans les circonstances de l’espèce, le constat
de violation auquel elle est parvenue constitue une satisfaction
équitable suffisante aux fins de l’article 41.

Rédigé par le greffe, le présent communiqué ne lie pas la
Cour. Les décisions et arrêts rendus par la Cour, ainsi que des
informations complémentaires au sujet de celle-ci, peuvent être
obtenus sur Pour s’abonner aux communiqués de
presse de la Cour, merci de s’inscrire aux fils RSS de la Cour

Contacts pour la presse

[email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz
(tel: + 33 3 88 41 35 30) Emma Hellyer (tel: + 33 3 90 21 42 15)
Kristina Pencheva-Malinowski (tel: + 33 3 88 41 35 70) Nina Salomon
(tel: + 33 3 90 21 49 79) Petra Leppee Fraize (tel: + 33 3 88 41 29
07) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09)

La Cour européenne des droits de l’homme a été créée a Strasbourg
par les Etats membres du Conseil de l’Europe en 1959 pour connaître
des allégations de violation de la Convention européenne des droits
de l’homme de 1950.

1 Conformément aux dispositions des articles 43 et 44 de la
Convention, cet arrêt de chambre n’est pas définitif. Dans un délai
de trois mois a compter de la date de son prononcé, toute partie peut
demander le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre de la Cour.

En pareil cas, un collège de cinq juges détermine si l’affaire
mérite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se
saisira de l’affaire et rendra un arrêt définitif. Si la demande
de renvoi est rejetée, l’arrêt de chambre deviendra définitif a
la date de ce rejet.

Dès qu’un arrêt devient définitif, il est transmis au
Comité des Ministres du Conseil de l’Europe qui en surveille
l’exécution. Des renseignements supplémentaires sur le
processus d’exécution sont consultables a l’adresse suivante :

2 Voir Dink c. Turquie (requêtes nos 2668/07, 6102/08, 30079/08,
7072/09 et 7124/09), 14.09.2010.

Lire aussi :

Les autorités ont manqué a leur devoir de protéger la vie et la
liberté d’expression du journaliste firat (hrant) dink (14.09.2010)

Retour a la rubrique

http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution.
www.collectifvan.org
www.echr.coe.int.

Genocide Armenien – La Cour Europeenne Des Droits De L’Homme Donne R

GéNOCIDE ARMéNIEN – LA COUR EUROPéENNE DES DROITS DE L’HOMME DONNE RAISON A TANER AKCAM
Stéphane

armenews.com
mercredi 26 octobre 2011

La Cour européenne des Droits de l’Homme a jugé mardi a l’unanimité
que la reconnaissance du génocide arménien ne peut pas être
criminalisée en Turquie. Le verdict découle d’une affaire portée
devant le tribunal par le célèbre érudit Taner Akcam.

Dans le cas Taner Akcam, la Cour a statué que les poursuites pénales
de la Turquie sur la question du génocide arménien constitue une
violation de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention
européenne des Droits de l’Homme.

Ci-joint la décision :

La législation turque expose un professeur d’histoire a la crainte
constante d’être poursuivi pour ses opinions sur les événements
de 1915 concernant la population arménienne

Dans son arrêt de chambre, non définitif(1), rendu ce jour dans
l’affaire Altug Taner Akcam c. Turquie (requête no 27520/07) la Cour
européenne des droits de l’homme dit, a l’unanimité, qu’il y a eu :
Violation de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention
européenne des droits de l’homme.

Le requérant, M. Taner Akcam, alléguait que la crainte d’être
poursuivi pour ses opinions sur la question arménienne le soumettait
a une tension et a une angoisse telles qu’il avait arrêté d’écrire
sur ce sujet.

Principaux faits

Le requérant, Altug Taner Akcam, possède la double nationalité
turque et allemande. Il est né en 1953 et réside a Ankara. Professeur
d’histoire, il a pour domaine de recherche les événements historiques
de 1915 concernant la population arménienne dans l’empire ottoman,
sur lesquels il a publié de nombreux articles.

Pour la République de Turquie, l’un des Etats successeurs de
l’empire ottoman, le terme ” génocide ” est impropre a décrire
les événements en question.

Associer le terme ” génocide ” a la question arménienne
revient pour certains (notamment les groupes extrémistes et
ultranationalistes) a dénigrer ” la turcité ” (Turkluk),
délit réprimé par l’article 301 du code pénal turc et passible
d’une peine de six mois a deux ou trois ans d’emprisonnement. Cette
disposition a fait l’objet de modifications après les controverses
suscitées par certaines affaires et enquêtes pénales dirigées
contre d’éminents écrivains et journalistes turcs – notamment Elif
Å~^afak, Orhan Pamuk et Hrant Dink2 – en raison de leurs opinions sur
la question arménienne. Parmi ces affaires figure la condamnation de
Hrant Dink, le rédacteur en chef du journal bilingue turco-arménien
AGOS, pour dénigrement de la ” turcité ” au sens de l’article
301 en octobre 2005. Nombreux sont ceux a penser que la raison pour
laquelle M. Dink a été pris pour cible par des extrémistes et
tué par balles en janvier 2007 est a rechercher dans le caractère
infamant de sa condamnation.

Trois importantes modifications furent apportées au texte de l’article
301, a savoir la substitution des expressions ” nation turque ”
et ” Etat de la République de Turquie ” aux termes ” turcité
” et ” République ”, la réduction de la durée maximale de la
peine d’emprisonnement encourue pour infraction a l’article 301 et,
plus récemment – en 2008 l’insertion d’une clause de sauvegarde
selon laquelle toute enquête sur un dénigrement allégué de la ”
turcité ” doit être autorisée par le ministre de la Justice.

Le 6 octobre 2006, le requérant publia dans l’AGOS un éditorial
critiquant les poursuites dirigées contre M. Dink. Par la suite, il
fit l’objet de trois plaintes pénales déposées par des extrémistes
qui lui reprochaient d’avoir dénigré la ” turcité ” en violation
de l’article 301. A la suite de la première plainte, l’intéressé
fut convoqué au parquet local pour s’expliquer. Le procureur chargé
de l’affaire décida qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre, estimant
que les opinions de l’intéressé étaient protégées par l’article
10 de la Convention européenne. Les deux autres plaintes furent
elles aussi classées sans suite.

Le Gouvernement avance que, compte tenu des nouvelles garanties
figurant dans l’article 301 et en particulier du fait que l’ouverture
d’une enquête est désormais subordonnée a l’autorisation du ministre
de la Justice, il est improbable que le requérant fasse l’objet de
nouvelles poursuites. A cet égard, il signale que le ministre de la
Justice n’a fait droit qu’a 80 des 1025 demandes d’autorisation de
poursuivre sur le fondement de l’article 301 qui lui ont été soumises
de mai 2008 (époque a laquelle cette modification est intervenue)
a novembre 2009 (soit environ 8 % des demandes). En outre, il fait
valoir que l’intéressé ne se heurte a aucune difficulté pour mener
ses recherches, précisant que celui-ci a au contraire eu accès aux
archives nationales. Il ajoute que les ouvrages du requérant sont
largement disponibles en Turquie.

Pour sa part, le requérant avance que le pourcentage d’autorisations
préalables accordées par le ministre de la Justice est beaucoup
plus élevé, et qu’elles concernent principalement des poursuites
dirigées contre des journalistes mettant en cause la liberté
d’expression. Il produit des statistiques établies par l’Office de
surveillance des médias de l’Independent Communications Network sur
la période juillet-septembre 2008, selon lesquelles 116 personnes au
total, dont 77 journalistes, ont été poursuivies dans 73 affaires
de liberté d’expression.

Il soutient en outre que les plaintes pénales dirigées contre
lui en raison de ses opinions se sont transformées en campagne de
harcèlement, les médias le présentant comme un ” traître ”
et un ” espion allemand ”. Il indique avoir aussi recu des lettres
haineuses l’insultant et le menacant de mort.

Il avance enfin que sa crainte bien réelle d’être poursuivi a non
seulement pesé sur ses activités professionnelles – il précise
a cet égard qu’il a cessé d’écrire sur la question arménienne
après avoir introduit sa requête devant la Cour en juin 2007 –
mais lui a aussi causé des tensions et une angoisse considérables.

Griefs, procédure et composition de la Cour

Invoquant l’article 10 (liberté d’expression), l’intéressé allègue
que le Gouvernement ne peut lui garantir qu’il ne fera pas l’objet
d’une enquête et de poursuites pour ses opinions sur la question
arménienne.

Il soutient en outre que, en dépit de la modification apportée en mai
2008 a l’article 301 et des assurances du Gouvernement, la justice n’a
de cesse de poursuivre les personnes reconnaissant le ” génocide ”
arménien. Il ajoute que le Gouvernement a maintenu pour l’essentiel
sa politique sur la question arménienne et qu’il est impossible de
prévoir avec certitude comment cette politique évoluera.

La requête a été introduite devant la Cour européenne des droits
de l’homme le 21 juin 2007.

L’arrêt a été rendu par une chambre de sept juges composée de :

Francoise Tulkens (Belgique), PRÃ~ISIDENTE,

DanutÄ- JoÄ~MienÄ- (Lituanie),

David Thór Björgvinsson (Islande),

Dragoljub PopoviÄ~G (Serbie),

András Sajó (Hongrie),

IÅ~_ıl KarakaÅ~_ (Turquie),

Guido Raimondi (Italie), JUGES,

ainsi que de Stanley Naismith, GREFFIER DE SECTION.

Décision de la Cour

La Cour estime qu’il y a eu ” ingérence ” dans la liberté
d’expression du requérant.

L’enquête pénale dirigée contre celui-ci, la position adoptée
par les juridictions turques sur la question arménienne dans les
affaires où elles font application de l’article 301 du code pénal
turc – consistant en pratique a sanctionner toute critique de la
politique officielle sur ce point – ainsi que la campagne publique
menée contre l’intéressé confirment que les personnes exprimant des
opinions ” intempestives ” sur cette question s’exposent a un risque
considérable de poursuites et donnent a penser que la menace pesant
sur le requérant est réelle. Les mesures adoptées pour introduire
des garanties contre des poursuites arbitraires ou injustifiées sur le
fondement de l’article 301 ne sont pas suffisantes. Les informations
statistiques fournies par le Gouvernement démontrent la persistance
d’un nombre élevé d’enquêtes, et le requérant soutient que ce
nombre est encore plus important. Le Gouvernement n’a pas fourni
d’explications sur l’objet ou la nature des affaires ayant donné
lieu a une autorisation d’enquêter délivrée par le ministre de
la Justice.

En outre, la Cour souscrit a l’avis exprimé par le Commissaire aux
droits de l’homme du Conseil de l’Europe, M. Thomas Hammarberg, dans
un rapport où celui-ci a indiqué qu’un dispositif d’autorisation
préalable au cas par cas par le ministre de la Justice ne constituait
pas une solution durable susceptible de se substituer a l’incorporation
des normes pertinentes de la Convention dans le système et la pratique
juridiques turcs.

En outre, la Cour estime que si l’on peut admettre dans une certaine
mesure que l’objectif du législateur consistant a protéger et
a préserver les valeurs et les institutions de l’Etat contre le
dénigrement public est légitime, le libellé de l’article 301 du
code pénal, tel qu’interprété par la justice, est excessivement
large et vague et ne permet pas aux individus de régler leur
conduite ou de prévoir les conséquences de leurs actes. Bien
que les autorités turques aient substitué l’expression ” nation
turque ” au terme ” turcité ”, il n’y a apparemment pas eu de
changement dans l’interprétation de ces notions. A cet égard, la Cour
rappelle que, dans l’arrêt qu’elle a rendu en 2010 en l’affaire Dink
c. Turquie, elle a reproché a la Cour de cassation d’avoir maintenu
son interprétation. En conséquence, l’article 301 demeure une menace
pour l’exercice de la liberté d’expression. Il ressort clairement
du nombre d’enquêtes et de poursuites fondées sur cet article que
toute opinion ou idée considérée comme offensante, choquante ou
dérangeante peut aisément faire l’objet d’une enquête pénale
de la part du ministère public. A la vérité, les dispositions
censées empêcher la justice d’appliquer abusivement l’article
301 sont impuissantes a garantir l’absence de poursuites car tout
changement survenant dans la volonté politique ou dans la position
du Gouvernement peut avoir des incidences sur l’interprétation de
la loi par le ministre de la Justice et donner lieu a des poursuites
arbitraires.

La Cour conclut que, faute de prévisibilité, l’ingérence dans la
liberté d’expression du requérant n’était pas ” prévue par la
loi ”, au mépris de l’article 10.

La Cour estime que, dans les circonstances de l’espèce, le constat
de violation auquel elle est parvenue constitue une satisfaction
équitable suffisante aux fins de l’article 41.

L’arrêt n’existe qu’en anglais.

1 Conformément aux dispositions des articles 43 et 44 de la
Convention, cet arrêt de chambre n’est pas définitif. Dans un délai
de trois mois a compter de la date de son prononcé, toute partie peut
demander le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre de la Cour.

En pareil cas, un collège de cinq juges détermine si l’affaire
mérite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se
saisira de l’affaire et rendra un arrêt définitif. Si la demande
de renvoi est rejetée, l’arrêt de chambre deviendra définitif a
la date de ce rejet.

Dès qu’un arrêt devient définitif, il est transmis au
Comité des Ministres du Conseil de l’Europe qui en surveille
l’exécution. Des renseignements supplémentaires sur le
processus d’exécution sont consultables a l’adresse suivante :
2 Voir Dink c. Turquie
(requêtes nos 2668/07, 6102/08, 30079/08, 7072/09 et 7124/09),
14.09.2010.

http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution.

TBILISI: American Analyst Thinks US Should Get Actively Involved In

AMERICAN ANALYST THINKS US SHOULD GET ACTIVELY INVOLVED IN SOUTH CAUCASUS

The Messenger
Oct 25 2011
Georgia

The director of John Hopkins Institute of Central Asia and the
Caucasus, Frederick Star, criticized the activities of the OSCE
Minsk group which is involved in resolving the Karabakh conflict as
it has not yielded any significant result for the past 20 years. Star
thinks that the US should get involved in processes more actively as
so far neither the Minsk group nor the efforts of Russian President
Dimitri Medvedev resulted in a significant outcome. Star thinks that
the US should be involved more actively in South Caucasus problems
and it should protect the independence and sovereignty of the South
Caucasus countries.

BAKU: Turkish Accords Remain ‘Frozen’ In Armenian Parliament

TURKISH ACCORDS REMAIN ‘FROZEN’ IN ARMENIAN PARLIAMENT

news.az
Oct 25 2011
Azerbaijan

An MP has described two protocols on rapprochement with Turkey as a
“burden” on the Armenian parliament’s agenda.

Stepan Safaryan, chairman of the Heritage parliamentary group, made the
comments in the Armenian National Congress on Monday, Tert.am reported.

He asked if the ruling coalition planned to take the issue off the
agenda. Speaker Hovik Abrahamyan said that this was a matter for
the president.

“I am sure that he, being aware of all the steps, will resolve the
issue in the fullness of time. He is responsible for foreign policy
and is better informed. If the time comes, the relevant proposal
will certainly be put forward. So the protocols are a ‘frozen issue’
on the agenda,” Abrahamyan said.

The two protocols on the establishment of diplomatic ties and
development of bilateral relations between Armenia and Turkey were
signed in October 2009 in Zurich, but stalled the following year and
have not been ratified by either parliament.

Turkey’s Council of Ministers returned the protocols to the country’s
Grand National Assembly following the June elections.

BAKU: Azerbaijani President: No Progress Seen In Nagorno-Karabakh Co

AZERBAIJANI PRESIDENT: NO PROGRESS SEEN IN NAGORNO-KARABAKH CONFLICT RESOLUTION

Trend
Oct 25 2011
Azerbaijan

Azerbaijani President Ilham Aliyev spoke about Azerbaijan’s
most painful problem, the Armenian-Azerbaijani conflict over
Nagorno-Karabakh at the a Cabinet of Ministers meeting dedicated to
the results of socioeconomic development in nine months of 2011.

Aliyev states that a palpable solution of the issue remains elusive.

“Azerbaijan has a principled position, which is based on historical
truth, and norms of the international law. We will not take even a step
back from this position. Azerbaijan’s territorial integrity was not and
never will be the subject of negotiations. We, using all opportunities,
will strive to restore our territorial integrity. I repeat, although
there are no results, international mediators’ recent statements and
opinions, particularly about the unacceptability of the status quo,
give some hope. That is the status quo is unacceptable, it should be
changed, the Nagorno-Karabakh is not “frozen “conflict and change of
the status quo, of course, requires the withdrawal of the Armenian
occupying forces from the occupied lands,” Ilham Aliyev said.

Aliyev underscored that ways to solve the conflict pass just through
this.

“The occupying forces must be withdrawn from the occupied lands. The
international law should be the basis for resolution of any issue,
especially issues related to the conflict. We will strive to make use
of every opportunity, so that to resolve this issue in our favor in
a short period of time in a just way based on international law.

Furthermore, all these figures that I have cited today – economic
development, economic potential, demographics, and, of course, the
military potential, play and will play a role in early fair resolution
of the question,” Ilham Aliyev said.

President Aliyev believes the economic indicators of 2011 and previous
years, and the military capabilities of Azerbaijan indicate that the
gap between Armenia and Azerbaijan is increasing.

“These two countries cannot be compared, the difference between
us are as between heaven and earth. All are aware of that – the
international community, the parties and organizations directly
involved in the matter. More likely, this reality lies on the core
of recent statements about the status quo, i.e. changing the status
quo. We and each impartial observer know that Azerbaijan is getting
stronger and Armenia weakens, Azerbaijan’s population increases and
Armenian’s decreases,” he said.

Speaking about the military issues, Aliyev said the economic statistics
clearly show who is who.

“With only one open-minded look at the cities, one can see the
reality: what a great way Azerbaijan has passed and how our country
is strengthening day by day. As for the military balance, I can
say that until recently – perhaps due to the Armenian propaganda –
a difference in this area, that is the difference in our favor, was
not enough realized by international agencies and observers. However,
the recent parades in both Azerbaijan and Armenia have demonstrated
‘who is who’.

I believe holding the military parade in Armenia was their big
mistake. Because, if earlier they as always tried by the myths
or fantasies to convince someone that the Armenian army – is the
most fighting army, then following the so-called “military parade”
all understood in which condition, in which deplorable situation the
Armenian army is. I, probably you and the entire public, for the first
time saw that the military equipment could not move itself. They were
demonstrated at the parade, leading in the trailers and trucks. It
may have several reasons. This technique is either in poor condition
and does not work, or there is no fuel, or all of these. Most likely,
both factors played a role in this. This parade showed once again
that Armenia is not an independent state, but an outpost. Although
previously high-ranking officials declared about this, now the parade
once again confirmed that Armenia is the outpost,” Aliyev highlighted.

Moreover, the President said, this event carried out in Armenia will
probably go down in the history as a novelty.

“The participation of religious figures in the event is surprising
to say the least. In addition, the priests goose-stepping like the
soldiers. It is difficult to describe this. We understand that Armenia
faced with a demographic catastrophe due to the aggressive policy. But
we had no idea that religious leaders already called to active duty.

It is equally ridiculous and tragic. I believe they should quickly
recognize that resolution of the Armenian-Azerbaijani conflict over
Nagorno-Karabakh will serve their interests,” Aliyev underscored.

Azerbaijan’s Territorial Integrity Is No Subject Of Talks – Presiden

AZERBAIJAN’S TERRITORIAL INTEGRITY IS NO SUBJECT OF TALKS – PRESIDENT

Interfax
Oct 24 2011
Russia

Azerbaijan does not intend to change its position on Nagorno-Karabakh,
said President Ilham Aliyev.

“Azerbaijan has a solid position, based on the historical truth and
international law. We will not depart a step from it. Azerbaijan’s
territorial integrity was not and will not be a subject of talks,”
Aliyev told an expanded Cabinet meeting on the country’s socioeconomic
development in the first nine months of 2011 on Monday.

Aliyev expressed regret that no serious progress has been made in the
settlement of this conflict, saying that Azerbaijan has been using
“all opportunities to restore its territorial integrity.”

The Azeri president received in Baku on Monday the co-chairs of the
Organization for Security and Co-operation in Europe’s (OSCE) Minsk
Group and the OSCE chairman-in-office’s personal envoy.

The talks dealt with prospects of settling the Nagorno-Karabakh
conflict.

D. Babayan: Azerbaijan’s Goals In UNSC Doomed To Fail From The Very

D. BABAYAN: AZERBAIJAN’S GOALS IN UNSC DOOMED TO FAIL FROM THE VERY START

Panorama
Oct 25 2011
Armenia

“The policy of Azerbaijan as a non-permanent member of the
United Nations Security Council will be aimed at transferring the
Nagorno-Karabakh issue to the UN, however, this goal is doomed to
fail,” NKR President’s spokesman David Babayan told Panorama.am.

Note that Azerbaijan was elected as UNSC non-permanent member on
October 24 after Slovenia withdrew its candidacy.

“The OSCE Minsk Group Co-Chair countries have repeatedly condemned all
efforts towards transferring the Nagorno-Karabakh conflict to the UN.

The Minsk Group is currently the best format for resolving the
conflict,” the spokesman said.

“I have no doubt that Azerbaijan will carry out such policy in
the United Nations Security Council, otherwise, it should not have
sought to become a non-permanent member of the United Nations Security
Council. Azerbaijan is not a country which can play a pivotal role in
ensuring stability and fighting terrorism in different corners of the
world, on the contrary, Azerbaijan with its policy boosts terrorism,
pushing its society towards extremism,” Babayan concluded.

Energy Minister: Turkish Media Following Political Motivations

ENERGY MINISTER: TURKISH MEDIA FOLLOWING POLITICAL MOTIVATIONS

Panorama
Oct 25 2011
Armenia

Turkish mass media are aimed at creating strained energy situation
in Armenia, they are aimed at ceasing the construction of a new
atomic block, Armenian Minister of Energy and Natural Resources Armen
Movsisyan stated in National Assembly.

The tremors of Turkish devastating earthquake were of magnitude 3
in the Armenian nuclear power plant (NPP), the plant didn’t suffer
as it is built to stand even magnitude 9, said Gagik Markosyan, the
CEO NPP making remarks on media stories that the earthquake in Van
influenced on the Armenian nuclear plant.

The Minister has confirmed that the NPP is built to stand even
magnitude 9 quake. “Turkish and Azerbaijani statements have become
something simple,” said Minister Movsisyan.

Russian Servicemen Transferred To Reserve From Military Base In Arme

RUSSIAN SERVICEMEN TRANSFERRED TO RESERVE FROM MILITARY BASE IN ARMENIA CANNOT RETURN HOME

Vestnik Kavkaza
Oct 25 2011

Prosecutors of the Southern Military District demanded commanders of
the 102nd military base of the Russian Defense Ministry in Armenia
that servicemen transferred to the reserve be sent home immediately,
Interfax reports.

The prosecutors and the Committee of Soldiers’ Mothers are
investigating the problem of 317 servicemen who cannot return home,
a spokesman for the prosecutor’s office of the Southern Military
District, Natif Gajimetov, said.

He noted that soldiers and sergeants cannot leave the base for lack
of transport. Prosecutor of the Southern Military District Vladimir
Milovanov demanded that the problem be solved immediately.