Collectif VAN : L’Ephemeride Du 14 Novembre 2011

COLLECTIF VAN : L’éPHéMéRIDE DU 14 NOVEMBRE 2011

Publié le : 14-11-2011

Info Collectif VAN – – La rubrique “Ephéméride”
du Collectif VAN a été lancée le 6 décembre 2010. Elle recense
la liste d’événements survenus a une date donnée, a différentes
époques de l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au
quotidien. L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations
en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous
chaque entrée). Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du
Collectif VAN dans la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:

Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)

Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)

Légende photo: 14 novembre 1914 — Empire ottoman/ Constantinople :
proclamation de la Guerre Sainte (Djihad), Une grande partie de la
population de la capitale s’est livrée hier a une manifestation
qui a duré une huitaine d’heures et s’est déroulée sur les deux
rives de la Corne d’Or. Ce meeting était organisé par un comité
spécial composé de Kémal-Bey, délégué responsable du comité
Union et Progrès de Stamboul [Constantinople] ; d’Ismet-Bey,
président du comité de la Défense nationale ; de Chéfik-Bey,
président du comité de la Flotte, et d’Izzet-Bey, président de
toutes les corporations musulmanes. Cette manifestation avait pour
but de démontrer l’accord du peuple avec la déclaration de la guerre
sainte promulguée par le Sultan contre les ennemis de l’Islam, qu’il
est uni de corps et d’âme au gouvernement et qu’il est prêt a tous
les sacrifices pour le bonheur et la grandeur de la patrie.

Photo: Appel au Djihad, Constantinople, 14 novembre 1914 A la droite
du Cheikh-ul-Islam, Talât PaÅ~_a, principal organisateur du génocide
des Arméniens

Ca s’est passé un 14 novembre (les événements sont classés du
plus ancien au plus récent) :

14 novembre 1896 — Empire ottoman : ” A neuf heures du matin, la
fusillade recommence. Heureusement, c’est encore très loin ; soudain,
tandis que la porte est ouverte, et que nos gardes sont dans la cour,
leurs fusils restés devant la maison, une bande hurlante arrive. Je
tenais bébé, je n’ai que le temps de le jeter sur le lit, de saisir
une carabine et de tirer au hasard, en appelant. Aussitôt nos soldats
sortent et peuvent reprendre leurs fusils qu’on allait enlever, tandis
que Maurice et le cawas font un feu roulant. Cette fois, plusieurs
hommes tombent, leurs camarades les emportent tout sanglants. Ils
s’éloignent, affolés, en criant : ” N’allez pas au consulat, il
y pleut du feu. ” La matinée se passe sur le qui-vive. Meurtres
et pillages partout. Ce n’était pas la troupe mais des montagnards
du dehors. Il paraît que les bords de la rivière sont couverts de
cadavres. Dans certains endroits, les assassins jouent aux boules
avec des têtes qu’ils se lancent. ” © Jean-Marie Carzou, Arménie
1915, un génocide exemplaire Calmann-Lévy (2006), Flammarion (1975)
Marabout (édition de poche, 1978) Imprescriptible.fr : 1895 ou la
répétition générale

14 novembre 1907 — Empire ottoman : en juillet 1905, les Jeunes-Turcs,
qui commencent a s’organiser a Diarbékir, occupent l’office du
télégraphe de la ville pour protester contre le brigandage organisé
par Ibrahim Pacha. Ils l’occupent a nouveau, le 14 novembre 1907,
a l’instigation du neveu du préfet de Diarbékir, Ziya Gökalp.

L’office reste occupé pendant onze jours et les rebelles ne se
retirent qu’après avoir obtenu du sultan la promesse d’exiler Ibrahim
Pacha et de faire restituer les biens qu’il a volés. Une commission
d’enquête envoyée de la capitale confirme la décision d’exil, mais
le sultan amnistie Ibrahim Pacha et ses hommes. © Revue d’Histoire
Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon
pour le texte Mardin 1915 Imprescriptible.fr : La vie quotidienne
dans le sandjak de mardin (1896-1914)

14 novembre 1914 — Empire ottoman/ Constantinople : proclamation
de la Guerre Sainte (Djihad), Une grande partie de la population de
la capitale s’est livrée hier a une manifestation qui a duré une
huitaine d’heures et s’est déroulée sur les deux rives de la Corne
d’Or. Ce meeting était organisé par un comité spécial composé
de Kémal-Bey, délégué responsable du comité Union et Progrès
de Stamboul [Constantinople] ; d’Ismet-Bey, président du comité
de la Défense nationale ; de Chéfik-Bey, président du comité
de la Flotte, et d’Izzet-Bey, président de toutes les corporations
musulmanes. Cette manifestation avait pour but de démontrer l’accord
du peuple avec la déclaration de la guerre sainte promulguée par
le Sultan contre les ennemis de l’Islam, qu’il est uni de corps et
d’âme au gouvernement et qu’il est prêt a tous les sacrifices pour
le bonheur et la grandeur de la patrie.

*****Après la déclaration du djihad, le 14 novembre 1914,
Nazim parut au balcon de l’ambassade d’Allemagne et, lui qui peu
avant était opposé a l’entrée en guerre de la Turquie, présenta
l’Allemagne comme l’âme de trois cent millions de musulmans dévoués
au Kaiser Guillaume II. On le retrouve, selon un témoin, Falih Rifki
(Atay), secrétaire particulier de Talaat puis de Djemal, recrutant a
l’Académie de guerre de Constantinople des officiers pour des missions
secrètes. En mai 1915, il parla a un meeting dans les environs
d’Erzeroum où il appela ” au massacre collectif des Arméniens en
dehors des villes, des bourgs et des villages, afin d’éviter les
épidémies que pourrait entraîner la décomposition des cadavres.

Imprescriptible.fr : Les architectes du génocide Proclamation de la
Guerre Sainte (Djihad) a Constantinople le 14 (23) novembre 1914

14 novembre 1914 — Empire ottoman : le village de la province Otsni a
Erzeroum a été attaqué dans la nuit par les forces Chete. Le prêtre
arménien et de nombreux autres Arméniens ont été tués. Toutes
les maisons ont été pillées. Les premières attaques par les forces
Chete sur les villages arméniens d’Erzeroum sont rapportés.

ANI : Chronology of the Armenian Genocide — 1914

14 novembre 1915 — Empire ottoman/Mémoires d’un déporté [a
Deir-Zor] : une partie des sommes destinées au ravitaillement en
pain des déportés fut attribuée a l’ouverture d’un orphelinat
sur décision personnelle d’Ali Souad bey. Le 14 novembre 1915,
on me confia la tâche d’ouvrir un orphelinat, sa direction et sa
gestion générales. Le jour même, 470 orphelins des deux sexes,
âgés de 2 a 12 ans, furent enregistrés et immédiatement installés
dans le caravansérail de Tchélébi, situé près du bâtiment de la
mairie. Des petits orphelins nus et squelettiques venaient toujours
s’agglutiner devant la porte de l’orphelinat. Si bien que quelques
jours plus tard, nous avions 1 700 orphelins de tous âges et des
deux sexes. Le budget attribué était notoirement insuffisant pour
un nombre pareil [de pensionnaires]: on pouvait tout au plus offrir
quotidiennement a cha cun une soupe de lentille ou de blé concassé
(boulghourj et 200 grammes de pain, et nous n’avions absolument rien
pour les couvrir la nuit. Ces orphelins s’étaient cependant habi tués
a ce genre de vie et même des enfants de deux ans n’exprimaient pas
le moindre caprice enfantin, tenaillés qu’ils étaient par la peur du
Turc. La tête repliée entre leurs genoux, ils dormaient sur des sols
secs ou humides. Le matin, on trouvait devant la porte de l’orphelinat
des enfants encore non sevrés, que nous étions bien souvent obligés
de tirer du sein de leurs mères mortes pour les ramener. Nous avons
ainsi, jour après jour, vu le nombre des nourrissons augmenter dont
certains survivaient. © Revue d’Histoire Arménienne Contemporaine
pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : MIHRAN AGHAZARIAN

14 novembre 1915 — Empire ottoman : l’Ã~Iglise anglicane et l’Ã~Iglise
orthodoxe demandent le président américain Woodrow Wilson de presser
le gouvernement allemand pour qu’il intervienne auprès du gouvernement
turc pour arrêter le massacre des Arméniens.

ANI : Chronology of the Armenian Genocide — 1915 (October-December)

14 novembre 1920 — Empire ottoman : un événement imprévu amena
bientôt d’importantes modifications dans l’attitude des Alliés, et
spécialement dans celle de la Grande-Bretagne. Le 14 novembre 1920,
en Grèce, M. Vénizelos tombait du pouvoir. Cette chute détermina
l’Angleterre a consentir a la révision du traité de Sèvres, que
la France et l’Italie avaient souhaitée dès le moment même de sa
signature. Le vote déconcertant du corps électoral grec, qui se
détourna de l’homme qui avait réalisé presque tous les idéals
de l’Hellénisme, et qui était en même temps l’ami éprouvé de
l’Entente, introduisit en définitive dans le problème oriental,
suivant la juste expression du Times, ” un facteur d’une incertitude
désolante sur le degré de confiance qu’on pourrait avoir dans
le peuple grec lui-même ”. Mandelstam, André. La Société des
Nations et les Puissances devant le problème arménien, Paris,
Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie Hamaskaïne, 1970.

Imprescriptible.fr : La situation politique des Alliés dans le
Proche-Orient depuis le traité de Sèvres jusqu’a la conférence
de Londres

14 novembre 1921 — Empire ottoman : les trois chefs spirituels des
Arméniens de Turquie, le Patriarche des Arméniens grégoriens,
le Locum-Tenens du Patriarcat arménien-catholique et le Chef de la
Communauté arménienne protestante adressèrent au Haut-Commissaire
de la République francaise a Constantinople une lettre où
ils lui annoncèrent ” la résolution formelle des Arméniens,
concentrés dans la région (de la Cilicie) d’émigrer une nouvelle
fois pour échapper a une extermination inéluctable et prochaine
”. Les Patriarches rappelèrent en même temps que c’étaient les
Puissances qui, en reconnaissance des sacrifices consentis par la
nation arménienne durant la guerre, avaient rassemblé et installé
provisoirement en Cilicie les populations déportées. Ils rappelaient
que le service des Arméniens aux côtés des Alliés, et surtout
aux côtés des Francais, leur avait attiré la haine inexorable
des Turcs. Ils déclaraient ne pouvoir assumer la responsabilité
d’empêcher leurs compatriotes de Cilicie de recourir a la mesure
désespérée de l’émigration ” sans leur indiquer des garanties
suffisantes pour la conservation de leur existence physique ”. Ces
garanties devraient consister ou dans le maintien en Cilicie des forces
francaises ou d’autres contingents alliés jusqu’a la conclusion de
la paix, ou dans l’octroi aux Arméniens du droit de l’option pour
la nationalité d’une puissance alliée, option qui accorderait aux
Arméniens la protection de cette puissance.

Mandelstam, André. La Société des Nations et les Puissances devant
le problème arménien, Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie
Hamaskaïne, 1970.

Imprescriptible.fr : L’accord franco-turc d’Angora du 20 octobre 1921
et l’exode des Arméniens de la Cilicie

14 novembre 1921 — Empire ottoman : lettre de Vahan Portoukalian a
Kourken Tahmazian] ; Adana, 14 novembre 1921, ” Mon cher ami, En
exécution de l’accord du 20 octobre, l’évacuation de la Cilicie
a effectivement commencé. Dès que la nouvelle a été connue,
l’exode des chrétiens a commencé dans des proportions que nul
n’imaginait. a Adana seulement, jusqu’a ce jour, il a été délivré
18 000 laissez-passer. Si on compte en moyenne trois personnes par
laissez-passer (il y en a souvent cinq, six), cela fait environ 45
000 personnes qui s’en vont.

Les Turcs sont très impressionnés par ce départ. Ils tentent
démarches sur démarches pour l’enrayer. Les journaux kémalistes
— pardon nationalistes, c’est ainsi qu’on doit dire et écrire a
présent — qui, jusqu’a ces derniers jours, fulminaient de terribles
menaces contre les Arméniens de Cilicie et leur promettaient un
sérieux règlement de comptes, sont devenus quasi paternels ; ils
plaignent cette malheureuse population arménienne et l’assurent
que l’émigration est une erreur lamentable, que les Arméniens
seront très heureux sous le régime turc. Mais ils n’arrivent pas a
inspirer confiance, et pour cause. ” ****** ” Le 14 novembre. – Le
journal Adana-Postassi publie une nouvelle loi du Parlement d’Angora,
remplacant pour les chrétiens le service militaire par une taxe
d’exonération de mille six cents et trois cents livres turques par
personne et par an, suivant la fortune.

Cette fortune est évaluée d’après les chiffres des affaires, ou
d’après le train de maison ou d’après une estimation faite par la
municipalité, de sorte que le plus misérable portefaix payera trois
livres turques par an pour échapper aux tortures et a la mort. On
ne tuera plus les chrétiens ; on les ruinera ; ou plutôt on les
obligera a s’expatrier. ” La Turquie aux Turcs ”. Un télégramme du
Haut-Commissariat interdit de délivrer des passeports pour la Syrie a
toute personne dépourvue de moyens d’existence. Un second télégramme
arrivé dans la soirée interdit de laisser embarquer pour la Syrie
les personnes même qui [ont] leur passeport, si elles ne peuvent
justifier [de] leurs moyens d’existence. Ces malheureux ont tout vendu
; ils ont tout abandonné ; ils sont parqués, plus de trois mille,
dans la gare et les environs, couchant a la belle étoile, attendant
de pouvoir prendre d’assaut un train qui les conduise soit a Mersine,
soit a Alexandrette. Ces deux villes sont tellement encombrées qu’a
Mersine une ocque de pain coÔte une livre turque. Et la France qui
les a réduits a cette extrémité, leur ferme la porte. Est-ce la
ce que M.

Briand appelle s’en aller a la francaise ? Est-ce la ce que la France
avait promis aux chrétiens de la Cilicie ? Mais faites leur donc la
grâce de les égorger ; ce sera moins barbare. ” © Revue d’Histoire
Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon
pour le texte Mardin 1915 Imprescriptible.fr : L’évacuation francaise
de la Cilicie en 1921 vue par l’officier Vahan Portoukalian

14 novembre 1938 — les Juifs sont chassés des universités allemandes
par les nazis.

wikipedia

14 novembre 1941 — Première Aktion sur une grande échelle a
Zaleszczyki (district de Tarnopol, R.S.S. d’Ukraine) : elle commence
par l’assassinat de 800 juifs. De nombreux jeunes gens sont arrêtés
et déportés au camp de travail forcé de Kamionka.

Lors de l’invasion allemande, la communauté comptait 5 000 âmes.

Une Aktion est déclenchée contre les juifs de Slonim (province de
Grodno, R.S.S. de Biélorussie) avec la participation de Lituaniens
et de Biélorusses : 9 000 juifs sont conduits hors du ghetto et
massacrés près de Czepielov. Quelques juifs seulement parviennent
a fuir.

Israelvivra.com

14 novembre 1942 — 6 000 juifs du ghetto de Grodno sont arrêtés en
trois jours par les SS et des auxiliaires lettons. Ils sont déportés
au camp d’extermination d’Auschwitz.

500 juifs de Makov Mazoviecki (province de Varsovie) sont déportés
au camp d’extermination de Treblinka.

Des juifs vivaient dans la ville depuis le XVIe siècle. Lors de
l’invasion allemande, la communauté atteignait 3 500 âmes.

Israelvivra.com

14 novembre 1943 — Des fascistes italiens assassinent 3 juifs dans
les rues de Ferrare.

Israelvivra.com

14 novembre 2005 — Belgique : lundi 14 novembre 2005, le Tribunal
de Première Instance de Bruxelles a rendu un verdict confirmant
que les qualifications de ” menteur ”, ” négationniste ” et
” délinquant ” peuvent légitimement s’appliquer au Secrétaire
d’Etat bruxellois Emir Kir (PS). Celui-ci a immédiatement annoncé
qu’il ferait appel. M. Kir avait porté plainte contre les animateurs
du site Internet ” suffrage-universel.be ”, MM. Mehmet Koksal et
Pierre-Yves Lambert, au motif que ceux-ci l’y avaient affublé de ces
épithètes, respectivement pour avoir prétendu être titulaire d’un
diplôme qu’il n’a pas, pour avoir participé a une manifestation
et pris des positions visant a nier le Génocide des Arméniens et
enfin pour avoir pris des libertés avec la loi au sujet de dépenses
électorales. Sa plainte s’est donc totalement retournée contre lui et
confirme notamment que nier le Génocide des Arméniens ne relève pas
de la liberté d’opinion mais constitue bien un acte négationniste.

CDCA

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Istanbul : L’Hotel Tokatlian En Ruine

ISTANBUL : L’HOTEL TOKATLIAN EN RUINE

Source/Lien : Hurriyet Daily News
Publie le : 15-11-2011

Info Collectif VAN – – “Le legendaire hôtel
Tokatlian, construit a Constantinople en 1897 par un Armenien de Tokat,
est en danger. Detruit en partie par le feu dans les annees 1950,
il n’a jamais ete restaure. La haute societe europeenne de l’epoque
frequentait le Tokatlian et Agatha Christie dans son livre Meurtre
dans l’Orient Express y fait sejourner Hercule Poirot.

Rappelons que dans l’Empire ottoman, les Armeniens etaient reputes pour
leurs talents d’architectes. De nombreux bâtiments celèbres d’Istanbul
aujourd’hui, sont l’oeuvre d’architectes armeniens, tel le Palais de
Dolmabahce (Garabed Amira Balian) pour n’en citer qu’un. Et selon
cet article, l’hôtel Tokatlian etait le prefere d’Ataturk…” Le
Collectif VAN vous livre la traduction de cet article en anglais,
paru dans le quotidien turc Hurriyet Daily News le 9 novembre 2011.

L’hôtel prefere d’Ataturk toujours condamne

VERCÝHAN ZÝFLÝOÐLU

ISTANBUL- Hurriyet Daily News

On donnait les bals les plus elegants de tous les temps dans l’hôtel
prefere d’Ataturk, l’hôtel Tokatlian, dont l’avenir est aujourd’hui
incertain. Considere comme un chef-d’oeuvre architectural, l’hôtel
attend d’etre restaure depuis 30 ans.

Il fut un jour le repaire prefere du fondateur de la Turquie moderne
: l’avenir du legendaire hôtel Tokatlian d’Istanbul est incertain
en raison du manque de plans de renovation du bâtiment serieusement
delabre.

>, a declare le professeur Afife Batur, specialiste
de l’histoire architecturale a l’universite technique d’Istanbul,
au Hurriyet Daily News. >

Considere par les historiens comme une realisation architecturale
importante, le Tokatlian-Pera est l’un des meilleurs exemples de
l’architecture fin de siècle en Turquie.

L’hôtel appartient a la Fondation Uc Horan de l’Eglise armenienne,
l’une des plus riches fondations de la communaute armenienne en
Turquie.

L’administration de la fondation, qui n’a pas change depuis 30 ans,
a choisi de ne pas adopter une seule des nombreuses propositions de
renovation qui lui ont ete soumise au fil des annees.

L’hôtel a ete construit par Mergueditch Tokatlian, un citoyen ottoman
d’origine armenienne qui avait emigre de la province de Tokat et qui
a donc pris comme nom de famille le nom de Tokatlian. L’hôtel de 160
chambres, ouvert en 1897, a heberge un grand nombre de celebrites et
par la suite, il devint l’hôtel prefere d’Ataturk.

Soulignant l’importance du Tokatlian-Pera en termes d’architecture,
Batur a dit :

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Expert: No Breakthrough In Karabakh Process For Minimum Of Halfyear

EXPERT: NO BREAKTHROUGH IN KARABAKH PROCESS FOR MINIMUM OF HALFYEAR

PanARMENIAN.Net
November 14, 2011 – 14:07 AMT

PanARMENIAN.Net – An expert at the Institute of Political and Social
Studies of the Black Sea and Caspian Region believes Nagorno Karabakh
conflict settlement will be continued in OSCE Minsk Group format.

Dwelling on Russia’s involvement, Andrey Areshev noted that Moscow’s
adopting a clearer position on the issue would promote regional
stabilization. “The stronger Russia’s presence at South Caucasus is,
the more are chances for stability in current status quo,” the Russian
expert said.

“Any attempt to force questionable principles for settlement on
conflicting parties is doomed to failure. Both Yerevan and Baku realize
that an attempt to fulfill settlement principles where there’s lack
in mutual trust spells suicide for all parties involved.

“I doubt current military balance will be violated, nor is there
any chance for a diplomatic breakthrough, with Armenia and Russia
entering upon a complicated election period. As far as settlement
goes, no progress is to be expected for at least a halfyear,” the
expert concluded.

Armenia Cannot Afford Having Weak Economy And Socially Unfair Societ

ARMENIA CANNOT AFFORD HAVING WEAK ECONOMY AND SOCIALLY UNFAIR SOCIETY
by David Stepanyan

Arminfo
Thursday, November 10, 18:01

ArmInfo’s interview with Hrachya Arzumanyan, military and national
security expert, Candidate of Technical Sciences

The recent military parades in Baku and Yerevan once again showed
that Armenia has been involved in the arms race initiated by Baku.

What can it lead to given the fact that both the countries are
reluctant to increase their military budgets at the expense of
socio-economic development of their countries?

When considering the problems of security and war, one should keep
in mind that Armenia is two states – the Republic of Armenia and the
Nagorno-Karabakh Republic – and, in some aspects, also the Diaspora.

Arms race is always a blow on the social-economic sector.

But does Armenia have another choice? I think no. We have no
alternative: it was not we who started the race but we are forced to
react to it despite all negative consequences. Our people are wise
enough to understand that we need arms race and to put up with the
price we are forced to pay for our independent future. I do not think
that arms race and military spending are very painful problems for
the Armenian society. We have much bigger threats coming from outside.

Arms race is part of Azerbaijan’s militarist policy. The Azeris’
aspiration to start a new war or to force Armenia to give up by scaring
it with high military spending is making Armenia increasingly less
secure. Given no international guarantees and security systems in the
region, Armenia can rely on its own self only and is forced also to
engage in arms race in order to restore the balance. As a result,
arms race is becoming an increasingly autonomous process with own
logic and may one day go out of control and lead to a new war in the
region. This is the most dangerous aspect of this process.

Please, answer the question of principle: are the key threats to the
national security of Armenia outside or inside the country?

In terms of security we must put up with the fact that in the
next decades we will constantly face the threat of anti- Armenian
intentions and actions on the part of Turkey and Azerbaijan. We will
hardly be able to change their attitudes and policies in the mid-
or long-term future. This a threat that will exist always and we
must keep it in mind when building our security system. Unlike the
external threats the internal ones can be controlled and changed. The
current economic stagnation and unfavorable social and psychological
situation in Armenia cannot but have a negative impact on the country’s
security. We have had few opportunities to ensure our security in
the past and now that we have some we must not miss them. We cannot
afford having weak economy and socially unfair society.

What are the most vulnerable points of the collective security system
of the South Caucasus? Do you think that there is such system?

The current system of collective security of the South Caucasus
certainly exists. Otherwise the region would be in the state of
permanent wars and conflicts. The vulnerability of the South Caucasus
is mostly connected with the artificiality of borders of the given
region as a result of the collapse of the USSR. The South Caucasus is
part of the Caucasus and Black- Caspian region, which is currently in
the focus of geopolitical confrontation of Russia and the West. The
South Caucasus is also part of the Greater Middle East being affected
by “the Arab spring”. Armenia and the other states of the South
Caucasus, which were accustomed to look inside themselves and at each
other, may find themselves in a situation, in which they may have to
respond to foreign threats. As a result, the South Caucasus may just as
well face much more serious threats than those it came across before.

Does Armenia fit in the security environment of the 21st century? Do
the country’s leadership study long-term trends and perspectives?

Armenia cannot confidently enter security environment of the 21st
century, as Armenian statehood is too young. At the same time,
the army – the key element of national security system of Armenia,
is a great achievement of the people of Armenia. However, further
development and enhancing of the national security demands meticulous
and long-lasting work, connected with training of personnel, getting
experience, etc. To be able to take the long-lasting trends into
consideration, one should have the relevant personnel, potential –
the school which cannot be established for several years or decades.

Unfortunately, today national security system of Armenia is strongly
linked with personal factor, when much depends on the fact who enters
top military and political leadership of Armenia…Such is the reality
and it is impossible to change it by the “revolutionary” methods”.

Such a system is extremely vulnerable, if it is headed by weak and
inexperienced leaders, which do not strictly imagine what the Armenian
society is today. In such conditions we need purposeful steps which
would allow Armenia to build in future such a national security
system that will less depend on the persons. There are few countries
in the world that are able to settle such problems. As for Armenia,
we simply have no other way out. We don’t have natural allies, which
have relevant experience and are ready to share it. To have the right
for the future, we should independently create and develop the national
security system of Armenia, its theoretical and practical elements.

In one of your items you mention the necessity to put up with opinion
of strategists saying that the South Caucasus was and is the region
for which the thesis that any complicated problem has a simple,
clear and wrong solution is relevant…

The given statement is based on the understanding that the South
Caucasus is a complicated region on the crossroad of the East and
the West, the North and the South.

Under such conditions, I think that there can be no simple solutions
unless the superpowers’ resources are behind them, like it was in early
XX century, when the USSR was created. Are such “simple” solutions
and direct involvement of a certain geopolitical force in the region
possible in early XXI century? Today such a scenario seems incredible,
however, the recent historical experience should have taught us that
sometimes it is the incredible scenarios that come true.

The Armenian-Turkish protocols could not but lead the Armenian-Turkish
process to a deadlock given Ankara’s statements linking the
normalization with the Karabakh conflict. Is it possible to make
any forecasts regarding the Armenian-Turkish process considering the
historical, political and military realities of the region?

It is very much difficult…What does Armenia want in the 21-st
century? What are its goals, the national interests and tasks? In the
conditions of the calm 2000-2008, we could let ourselves not to form
and answer such questions, but at the present conditions of the coming
storm, we need to strictly understand the directions which we should
develop to. I am sure that in this context it is not so much important
what Turkey and other countries think and suppose, than what Armenia
and its people want to gain. I am sure that just these issues are the
most crucial ones. And the attempts to avoid them may result in the
situation when the world processes will overturn Armenian statehood.

‘Self-Criticizing’ Authorities: Will New Tactics And "A Victim’S Ima

‘SELF-CRITICIZING’ AUTHORITIES: WILL NEW TACTICS AND “A VICTIM’S IMAGE” ENSURE SUCCESS FOR RULING PARTY?
By Naira Hayrumyan

ArmeniaNow
14.11.11 | 13:56

Photo:

Armenia’s switching to a pre-election mode is being fueled by the
ruling Republican Party of Armenia (RPA) and, in particular, Prime
Minister Tigran Sargsyan, who is likely to be the second candidate
on the party’s slate at next year’s parliamentary polls, next to
President Serzh Sargsyan.

Premier Sargsyan (no relation to the president) has chosen a seemingly
win-win tactic – as the current prime minister, he relentlessly
criticizes the situation in Armenia and states that the RPA, realizing
all the flaws, is going to fix them – if it gets elected.

Experts note that thereby the prime minister deprives the opponents
of the scope for criticism, as it is hard to criticize someone who
admits his fault.

Speaking at the session of the Political Assembly of the European
People’s Party in Brussels early last week, Sargsyan said that,
for example, in today’s Armenia there is a gap between the declared
values and the reality. He expressed hope that democratic reforms
will help narrow this gap, saying that Armenia must speed up reform
and institutional transformation. “The crisis has deepened poverty,
led to the growth of external debt and inflation,” he emphasized.

Member of the main opposition Armenian National Congress (ANC) Zoya
Tadevosyan believes that after statements in Brussels Sargsyan should
have immediately resigned.

“If a senior official acknowledges that glaring iniquities are present
in his country, it means that he does not control the situation,”
said the oppositionist. She added that the head of the government
simply said what others have been talking about for a long time in
order to develop an image of a victim by means of confession.

Recently, Sargsyan has often reported on what has been done in the past
several years. He says that a powerful institution of the ombudsman
has been established, e-governance, e-tax reporting and a transparent
mechanism for business registration have been introduced.

Reforms are ongoing in the justice system, education, tax and customs
administration, a new pension system is being formed. Besides, a
program of developing export-oriented industries is being elaborated
with the help of the World Bank.

At the same time, the premier does not address the most painful
subjects that are of concern to society, in particular the deep
oligarchic nature of the economy.

The World Bank estimates that Armenia has a potential to collect 240
billion drams (about $623.3 million) more in taxes. The draft budget
for 2012 assumes an increase in the total tax burden by 101 billion
drams (around $262 million). This means that the government is trying
to get the economy out of the “shadow” gradually, without the so-called
“shock therapy”, without hurting “the shadowy agents”. Most of the
“shadow”, according to the estimation of international financial
institutions, is concentrated in the mining industry. But the new law
on mineral resources does not provide for an increase in environmental
taxes.

Premier Sargsyan does not mention that for many years the sphere of
information technologies has been declared a priority of Armenia’s
economy, but its share in Armenia’s export does not increase. On
the contrary, good programmers simply leave the country because in
Armenia they have no conditions for equal competition.

The government likes to point out that in recent years Internet
penetration in the country has increased manifold, etc., disregarding
the fact that this is true on a global scale which naturally includes
Armenia.

Anyway, it still remains unclear whether society will swallow this
bait of the self-critical pre-election tactics or if the authorities
will again need to resort to fraud to get votes.

www.gov.am

Lonsdale Doesn’t Forecast Change In UK Stance On Armenian Genocide

LONSDALE DOESN’T FORECAST CHANGE IN UK STANCE ON ARMENIAN GENOCIDE

PanARMENIAN.Net
November 14, 2011 – 13:35 AMT

PanARMENIAN.Net – British ambassador to Armenia does not expect UK’s
stance on the Armenian Genocide issue to be changed in the nearest
future.

As Charles Lonsdale told a press conference in Yerevan, Britain
perceives the issue to be solved by Armenia and Turkey, without a
third party’s mediation.

In this context, the ambassador noted that British people and
government respect the memory of victims of “Armenian massacre and
deportation in the Ottoman Empire.”

“I know how painful it is for Armenians,” he said.

UK Ambassador Completing His Mission In Armenia

UK AMBASSADOR COMPLETING HIS MISSION IN ARMENIA
Anna Nazaryan

“Radiolur”
14.11.2011 15:24

Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary of the United Kingdom
of Great Britain and Northern Ireland to Armenia Charles Lonsdale is
completing his mission in our country. He’s leaving with his Armenian
wife, promising to continue to encourage tourists to visit Armenia.

The forthcoming parliamentary and presidential elections are important
steps for Armenia, and the Ambassador wants to them to be the most
transparent ones. “This is an opportunity for Armenia to demonstrate
a step forward in its democratic development.”

Although Great Britain is not directly involved in the process
of settlement of the Karabakh conflict, it is interested in the
maintenance of peace and stability in the region, the Ambassador told
a press conference today.

Great Britain has commercial interests in the region, and stability
is important also from the economic point of view, he added.

“We continue to support the Minsk process, hoping that the process
will lead to a peaceful settlement,” he said.

“We would like to see a peace agreement signed, and it primarily
depends on two governments,” the Ambassador stated.

Charles Lonsdale attached importance to President Serzh Sargsyan’s
initiative of normalizing the Armenian-Turkish relations. “We want to
see close relations between the governments and peoples of Armenia
and Turkey, and Great Britain makes efforts in this direction,”
the Ambassador said, adding, however, that he would like to see more
effective results.

High-Level Personnel Changes Plan Conceived After 2008 Presidential

HIGH-LEVEL PERSONNEL CHANGES PLAN CONCEIVED AFTER 2008 PRESIDENTIAL ELECTION, SAYS ANALYST

epress.am
11.14.2011

The changes in Armenia’s leadership are not random, as many local
media and analysts have confirmed. There is a big plan of changes
among the elite, which was conceived immediately after the 2008
presidential election and was launched a year ago, Director of the
Yerevan-based Caucasus Institute Alexander Iskandaryan told reporters
today, describing the developments as a process of distancing the
oligarchy from power.

At the same time, Iskandaryan stressed that this is not part of the
election campaign, but on the contrary: preparations for the May 2012
parliamentary elections are part of this process.

“It is an attempt to remove the oligarchs from making policies. The
complexity of the process lies in the fact that in this case, those
in power are not fighting with the opposition but with themselves,
since those economic interest groups are within it, within the ruling
party,” he said.

The political analyst recalled how a year ago, when, for example,
the Minister of Justice was being replaced, he couldn’t talk about
serious changes, but after the recent resignation of the parliamentary
speaker, the country’s second most influential position, the process
became evident. “I’m not saying that the process is complete or that
it will succeed. We are in this process, and it is the most important
thing happening in Armenia today.”

Asked how resolute the country’s leader is in the given situation,
Iskandaryan said: “I don’t have personal conversations with
the president. I make judgments based on publications and public
appearances. Such revolutionary changes can’t take place without the
president’s agreement – they come out of the presidential apparatus.

Only he could initiate this process. We are neither Switzerland nor
the Netherlands, but at the same time, we’re neither Turkmenistan
nor Azerbaijan nor Russia where serious issues are resolved with
the stroke of a pen. So it’s a political struggle. And that which
is happening is a struggle because the people who go do not always
agree with these decisions.”

As for the role of the opposition – namely, the Armenian National
Congress – in this process, according to the analyst, this depends
on the results of its participation in the parliamentary elections.

The Wounds Of Karabakh In Six Languages

THE WOUNDS OF KARABAKH IN SIX LANGUAGES

Tert.am

14.11.11

Next week, the Bulgarian journalist Tsvetana Paskaleva will present
a 7-part, 3.5-hour-long film, The Wound of Karabakh, in six languages.

The film deals with the history of the Nagorno-Karabakh conflict,
from its outbreak to the capture of Shushi. The film was patented
and released in the United States. At present, this is the first
documentary dealing with the history of the Nagorno-Karabakh conflict.

“When, by means of the Vesti news program I showed what was going on
Shahumyan, it was an information boom. I showed how the Soviet army,
in cooperation with the Azeri task force, was evicting the Armenians
from their land,” Paskaleva recalled.

The first part, Heights of Hope, released in 1991, tells about
Shahumyan and a never-dying hope.

The second part deals with the tight ring round Stepanakert – after
the fall of Shahumyan and Martakert, when the Nagorno-Karabakh capital
was shelled every day.

The third part, My Dear, Alive and Dead, tells about the war without
hostilities – about the children, widows and old people, who lived
the war zone.

“I was naïve then. I believed each of my reports or piece of news
could change something,” Paskaleva says.

The fourth part of the film deals with the formation of Armenia’s
national army. The fifth part tells about the Armenian intellectuals
that joined the army in battle.

The sixth part deals with the post-war period. Stepanakert was being
cleared of the ruins, and birthrate showed an upsurge. The liberation
of Shushi sums up the series. “Now that 20 years have passed I can
presented some kind of report. I feel especially responsible for it,
and I can put my signature to each word and each single picture,”
says Paskaleva.

She believes that, shown in six languages, the film will have
as serious impact on the international community. Of much greater
importance, however, is, according to Tsvetana Paskaleva, the message
for the Armenian young people – “they should know about the cost of
Artsakh’s libration.”

http://www.tert.am/en/news/2011/11/14/film/

Armenie-Vendee Agit Pour Les Armeniens

ARMENIE-VENDEE AGIT POUR LES ARMENIENS

Ouest-France
samedi 12 novembre 2011

Armenie-Vendee celèbre les 20 ans de l’independance de ce pays ce
week-end avec une exposition et un dîner officiel. Rencontre avec la
presidente de l’association, Francoise Govciyan.

Quel est le rôle de l’association Armenie-Vendee qui existe depuis
quatre ans ?

Nous sommes environ 35 membres, Armeniens d’origine et non. Nous
travaillons a faire connaître l’Armenie en Vendee en organisant par
exemple des conferences presentant ce pays qui est independant depuis
20 ans. Nous sommes en relation avec l’universite francaise a Erevan
où sont inscrits environ 600 etudiants. Nous en accueillons tous les
ans en Vendee. Cette annee, ils etaient cinq a se rendre dans des
entreprises du departement, afin de decouvrir leur fonctionnement.

Notre travail consiste donc a rechercher des societes vendeennes
susceptibles de les prendre en stage. Nous sommes en relation avec
le conseil general qui finance le voyage des jeunes Armeniens qui
viennent en entreprises ici. L’atout de ces etudiants est qu’ils
parlent plusieurs langues : russe, anglais, francais et meme perse
pour certains. Ils sont très ouverts sur l’Europe. Les industries
francaises commencent a s’implanter la-bas.

Les etudiants sont heberges a La Roche-sur-Yon. Nous sommes aussi
associes au Lion’s club et a l’ambassade de France.

Comment est la vie au quotidien en Armenie ?

Ce n’est pas si evident. Le salaire moyen est de 100 ¤. Pour vivre
correctement et subvenir a leurs besoins, les Armeniens multiplient
les petits boulots, c’est le système D. En 20 ans, l’Armenie qui
est un pays grand comme la region des Pays-de-la-Loire, a evolue. La
population se monte a environ 3,5 millions d’habitants.

Mais l’Armenie est confrontee a un problème : de nombreux jeunes,
qui ne trouvent pas de travail, partent s’installer a l’etranger. Il
faut dire que les Armeniens ont la faculte de s’integrer facilement
dans un pays.

La capitale Erevan regroupe a peu près les trois-quarts de
la population. De nombreux habitants quittent la campagne pour
s’installer dans cette metropole où se construisent enormement de
logements. Quand je rencontre de jeunes Armeniens, je les incite
a rester dans leurs pays. Il faut tenter d’eviter la fuite de la
matière grise a l’etranger.

La diaspora armenienne est-elle importante en Vendee ?

Nous ne sommes pas très nombreux. Mais beaucoup d’Armeniens sont
implantes en France a Paris, Lyon et Marseille. Nous sommes très
solidaires entre nous, nous ne laissons jamais tomber un compatriote.

La France est le troisième pays d’accueil des Armeniens après la
Russie et les Etats-Unis.

Nous organisons ce samedi un dîner officiel armenien a Mervent. Parmi
les personnalites invitees, seront presents l’ambassadeur d’Armenie
en France, l’ambassadeur de France en Armenie et le primat du diocèse
armenien de France, le president du conseil general, le maire de
Fontenay. Nous sommes en train de monter un projet de voyage sous
forme de circuit en Armenie.

Sophie CAPELLE.

Dîner officiel a Mervent, avec animation musicale et dansante, ce
samedi soir a 20 h, au profit des actions pour le developpement de la
francophonie en Armenie. Tarif : 40 ¤, reservations au 06 68 20 68 69.

Et exposition de peintures de Charles Atamian et de photos de
Jean-Michel Berts a la maison Billaud (samedi de 10 h a 12 h 30 et
de 14 h 30 a 18 h, vernissage a 17 h ; dimanche de 10 h a 12 h 30).