Le génocide arménien et la souveraineté du peuple français (1)

Palestine Solidarité
Dimanche 15 janvier 2012

Le génocide arménien et la souveraineté du peuple français (1)

par Manuel de Diéguez

Introduction

a- La science historique actuelle

Depuis le vote de la loi du 23 décembre 2011, qui interdit la sottise
de contester le génocide arménien de 1915, j’ai laissé passer trois
semaines sans vous dire mot sur le sujet de la pénalisation de
l’ignorance, parce qu’il s’agit d’un évènement législatif dont tout
l’intérêt est de transcender l’actualité parlementaire et de soulever
la question de fond du statut anthropologique de la mauvaise foi dans
les sociétés et jusque dans les sciences dures. La première
interrogation porte sur la réflexion que doit vous ‘imposer le
spectacle de la pauvreté méthodologique dont les historiens
professionnels d’aujourd’hui ne cessent de vous apporter la
démonstration, la seconde sur la balance à construire afin que vous
appreniez à peser les obstacles que rencontre le verbe comprendre
appliqué à un génocide.

On voit que ces deux difficultés se rejoignent. Qu’aucun Etat ne porte
un regard de haut sur la stérilité de “sanctuariser”, comme on dit
maintenant, certains évènements barbares d’hier et d’aujourd’hui –
massacres, carnages, exterminations, génocides – ce n’est pas une
surprise, tellement le monde attend depuis longtemps – pour le moins
depuis la République de Platon – que sonne l’heure du débarquement
dans l’arène des siècles d’une classe politique réellement réflexive.
Mais qu’une science historique censée avoir trouvé les chemins de la
raison républicaine au sein des Universités laïques ne dispose
aucunement d’une connaissance anthropologique de la notion
d’objectivité applicable à l’interprétation des meurtres et des
massacres et des carnages, voilà un fait culturel, social et politique
à radiographier à l’école d’une Clio devenue plus pensante.

Or, dans son ordre, la loi du 23 décembre 2011 se révèle précisément
féconde à titre de témoignage, de la légèreté d’esprit dans laquelle
la science de la mémoire est tombée, et cela principalement en raison
de la vassalisation au grand jour ou rampante à laquelle la
civilisation européenne se trouve soumise depuis 1945.

b – Le génocide et le sacré

Vous savez que la science de la mémoire a toujours progressé à la
faveur, si je puis dire, des convulsions mortelles qui la condamnaient
à reconstruire l’intelligibilité du genre humain. Thucydide est le
fils de la guerre du Péloponnèse et de la chute d’Athènes, Tacite, de
la double impossibilité de confier durablement le sort de l’empire à
un Sénat des notables locaux et d’éviter le désastre de la chute de la
République dans la tyrannie, Montaigne, des premiers craquements de la
monarchie de droit divin, Montesquieu, du débarquement de la raison
dans le sacré, Tocqueville, de la continuation imperturbable de la
centralisation monarchique au sein des démocraties, Taine, des
enseignements de la guerre de 1870. Quant au conflit entre l’histoire
glorifiée par la sacralisation officielle du passé et l’histoire
placée sur les plateaux d’une balance pensive, Platon se moquait déjà
des panégyriques convenus auxquels Périclès se livrait chaque année en
l’honneur des morts à la bataille de Salamine.

Mais il se trouve que, pour la première fois depuis 1789, la
civilisation européenne ne trouve plus, dans les profondeurs de son
génie, les ressources d’une révolution cérébrale qui lui permettrait
de porter un regard de géant sur la quadriplégie mondiale dont la
science historique courant sur les rails de votre raison laïque se
trouve frappée. La loi du 23 décembre 2011 a conduit M. Pierre Nora à
publier dans le Monde du 28 décembre 2011 un article sur lequel je
reviendrai. Pourquoi ne contenait-il pas l’ombre d’une réflexion sur
le concept de vérité historique en tant que signifiant, ni sur le
degré variable de rationalité interne dont la connaissance
scientifique du passé a bénéficié au gré des siècles et des lieux, ni
sur l’incapacité de l’historien d’aujourd’hui de comprendre la Saint
Barthelemy ou la Terreur, ni sur les présupposés inconscients qui
commandent la définition d’une rationalité de la science historique
tenue pour universelle ni, surtout, sur la connaissance des ressources
cérébrales dont dispose une espèce que défie la profondeur des sujets
que le monde moderne l’appelle à traiter? Certes, Mme Chandernagor a
publié dans le Figaro du 29 décembre 2011 un texte qui effleurait le
sujet du blasphème, du sacrilège ou de la profanation, mais sans une
spéléologie des fureurs et des extases religieuses qui enflamment tour
à tour les évadés de la zoologie il n’y aura pas d’histoire pensante.

M. Marian, d’origine arménienne, ancien secrétaire général du CNL et
grand professeur, exprime son désaccord avec M. Pierre Nora dans le
Monde du 4 janvier 2012 et M. Serge Klarsfeld estime que, sur la
shoah, la raison du peuple français doit se trouver guidée par l’Etat.
Quant à M. Duclert, il demande à la République de donner de bons
conseils aux historiens turcs et M. Gautheret souligne que la France a
participé au génocide du Rwanda. Quelle est la spéléologie des fuyards
de la nuit animale qui vous permettra de descendre dans l’abîme des
meurtres sacrés auxquels le divin, même chez les chrétiens, se livre
depuis le paléolithique, puisque la sainteté de “Dieu” demande aux
fidèles de lui immoler des victimes ensanglantées, tantôt au grand
jour des autels, tantôt en catimini.

c – Une scolastique

A l’heure où toute la classe dirigeante du Vieux Monde passe au large
du spectacle saisissant de la mort politique de la civilisation de la
raison, à l’heure où l’occupation de l’Allemagne par deux cents
gigantesques bases militaires américaines n’attire le regard d’aucun
historien, à l’heure où le maître de l’OTAN étend sans cesse la
puissance de ses armes sous l’étendard de son empire de la “liberté”,
à l’heure où aucun parti et aucun candidat à l’élection présidentielle
française du mois de mai prochain n’ose porter un regard d’historien
sur la marginalisation politique et militaire accélérée de l’Europe.
Comprenez qu’une science historique frappée d’aveuglement à l’égard de
ses propres funérailles perpétue les routines piétinantes d’une
scolastique à laquelle sa pseudo objectivité se prête à merveille.

Qu’est-ce qu’une scolastique appliquée à la science historique, sinon
une méthode d’apprentissage du passé dont les mythes sacrés nous
avaient longtemps enseigné l’usage? Le “chercheur” démocratique
s’ampute d’avance de la question de la validité des présupposés sur
lesquels sa discipline s’est construite, et cela afin de se lover dans
une cohérence cérébrale partielle et pré-apprêtée. De même que la
théologie s’interdit d’avance de jamais se poser la question du
bien-fondé de la croyance en l’existence d’un Dieu qui trônerait dans
l’immensité ou qui s’y trouverait vaporisé, la science historique
moderne ne se demande jamais comment les effluves des empires se
répandent, quels rapports leurs rêves entretiennent avec leurs otages
et comment ils lubrifient les ressorts et les rouages de leurs
vassaux. Mais alors, l’histoire demeurera-t-elle la plus sotte des
sciences humaines? Retournerez-vous au récit naïf des Xénophon ou des
Hérodote?

d – A la recherche d’un bathyscaphe

Vous n’avez pas besoin d’une connaissance trans-chronologique du passé
pour comprendre la bataille de Verdun – la seule écoute du narrateur y
suffit. Mais un génocide ? Mais une guerre de religion ? Mais le
conflit entre les shiites et les sunnites ? Pis que cela : le
protestant que révulse la consommation de la chair crue de
Jésus-Christ sur l’autel et que dégoûte le vin de la messe changé en
hémoglobine n’a ni le même cerveau, ni les mêmes entrailles que le
catholique qui n’y voit aucune difficultés ou qui se livre sans
seulement y penser à un rituel coutumier.

Mais si la science historique actuelle devenait cogitante – on raconte
qu’elle nourrirait subitement l’ambition de se rendre
“trans-évènementielle” – comment scellera-t-elle une alliance vivante
entre la narration greffière et la plongée éclairante, entre la
mémorisation acéphale des huissiers et la descente dans l’abîme du
trépas des civilisations, entre la légèreté du chroniqueur et le
tragique eschylien?

La loi du 23 décembre 2011 est un fanal éteint et une lampe de
Diogène. Tentons de nous promener quelques instants sur les sentiers
riants du mythe de la Liberté, puis de descendre dans la géhenne où
une autre Clio vous conduira à observer les relations que les
religions entretiennent avec le génocidaire suprême du cosmos, celui
dont la sainte démocratie mondiale met en scène les autels
ensanglantés. .

1 – Votre vocation intellectuelle
2 – Les huissiers de Clio
3 – ” Travailler sur “…
4 – Les narines sacrificielles de l’humanité
5 – Qu’est-ce que le pouvoir temporel d’un Olympe ?
6 – Que signifie la sacralisation du réel ?
7 – Le sacrilège de nier la réalité
8 – Une histoire de fou
9 – Une révolution mondiale de la morale
10 – L’abeille et le miel

1 – Votre vocation intellectuelle

Vous savez que les pires ennemis des démocraties s’appellent
l’ignorance et la sottise des peuples mal informés de la nature de
leurs droits et de la portée de leurs devoirs. Votre apprentissage
rapide et fécond du contenu moral et juridique de la souveraineté dont
la Constitution vous a investis profitera donc d’une tragédie
politique désastreuse pour la nation, mais utile à votre instruction
civique. Voici le chemin de votre ascension au rang de citoyens dignes
de piloter la France de demain sur la scène internationale.

Dans cet esprit, apprenez bien vite les secrets d’Etat qui se cachent
sous l’adoption, en toute hte, d’une loi qui permettra de vous jeter
en prison et de vous frapper d’une lourde amende si, par l’effet d’une
ignorance ou d’une sottise dont il est insultant de vous accuser, vous
vous avisiez de nier massivement ou isolément dans vos écrits ou de
vive voix le génocide auquel la Turquie s’est livrée en 1915 sur une
partie de sa population, les Arméniens, qui allaient faire sécession.
Du coup, Ankara menace la France de promulguer, à titre de
représailles, une loi qui chtierait les Turcs coupables de nier
l’assassinat par l’armée française de quinze pour cent de la
population algérienne, laquelle entendait, comme celle de l’Arménie de
1815, fonder une nation et délivrer son territoire du statut d’une
colonie, puis, nécessité oblige, le législateur d’un département.

Or nos historiens s’indignent de l’audace de la Ve République, qui
entend empiéter sur les prérogatives qui n’appartiennent qu’à eux.
L’Etat s’appliquerait à arracher la plume des mains de ses savants.
Mais votre formation précipitée vous aidera à radiographier
l’inculture que les greffiers de Clio partagent avec tous les
gouvernements démocratiques d’aujourd’hui – car les uns et les autres
ignorent que M. Nicolas Sarkozy ne se prend pas pour un hôte de
passage en ce bas monde et qu’il n’écrit nullement l’histoire
terrestre de son pays, parce que les Parlements modernes, pense-t-il,
seraient appelés à rédiger un traité de théologie éternelle à l’usage
des démocraties séraphiques. A vous d’enseigner à vos historiens que
le chef de l’Etat met la Constitution de la France laïque au service
de l’esprit religieux auquel son mépris de la raison républicaine
entend soumettre la nation de Candide, mais que vos historiens ne sont
pas encore devenus ni des anthropologues avertis, ni des peseurs
légitimés de la raison universelle.

2 – Les huissiers de Clio

Combien la science historique de l’estimable Pierre Nora souffre des
carences de la problématique et de la pauvreté des méthodes d’analyse
des descendants de Thucydide, donc de leur inaptitude à approfondir le
sens anthropologique du verbe comprendre, vous pourrez le mesurer à
lire l’article bien intentionné, mais d’une belle candeur que l’auteur
des Lieux de mémoire a publié dans Le Monde daté du 28 décembre 2011.
Au titre de président et de fondateur de l’association “Liberté pour
l’histoire”, il nous remet en mémoire les termes de l’appel solennel
qu’il a lancé à tous les historiens européens à Blois en 2008 et qui
lui avait valu l’approbation immédiate de plus d’un millier d’entre
eux. On pouvait y lire : “Dans un Etat libre, il n’appartient à aucune
autorité politique de définir la vérité historique et de restreindre
la liberté de l’historien sous peine de sanctions pénales. (…) En
démocratie, la liberté pour l’histoire est la liberté de tous.” (C’est
moi qui souligne)

Profitez de cette circonstance pour apprendre à préciser le sens des
mots de Clio; car ce qui compte dans votre discipline, ce n’est pas
d’invoquer le vocable incantatoire de Liberté et de la “sanctuariser”,
mais de sonder le babillage épistémologique que ce terme cache à votre
regard. Précisez donc le contenu scolaire et la portée scientifique de
l’expression vérité pour l’histoire, demandez-vous si la magistrature
qu’exerce la scientificité de l’histoire officielle concerne le récit
fidèle des évènements ou leur explication; et, dans le second cas,
dites à vos lecteurs à quelle profondeur vous entendez rendre votre
récit intelligible, tellement il ne suffit pas de raconter l’histoire
avec exactitude ou de la célébrer au titre d’un ” lieu de mémoire ”
pour la rendre compréhensible. Sur quelle balance pesez-vous le verbe
comprendre?

3 – ” Travailler sur “…

C’est évidemment à juste titre que M. Pierre Nora dénonce, dans la loi
du 23 décembre 2011, une “soviétisation” de l’histoire. Mais, en
l’espèce, soviétiser signifie simplement pénaliser “la contestation
des génocides établis par la loi”. Si votre science historique ignore
tout de la spécificité psychique qui s’attache à la pénalisation de
type idéologique ou confessionnel, si Clio ignore tout de
l’inconscient théologique, eschatologique et doctrinal qui commandait
le marxisme rédempteur, vous vous interrogerez sur le sens suspect que
les historiens actuels donnent au terme de “raison” qui guide leur
scolastique du compréhensible, tellement il faut recourir à des
radiographie anthropologiques du sacré répressif et salvifique
toujours étroitement associés pour comprendre le contenu mental de la
pénalisation d’un écrit que la loi du 23 décembre 2011 fait monter sur
les planches d’une intelligibilité pré-apprise et bancale de
l’histoire. Mais si une République inconsciemment doctrinale et
inspirée par le souffle du mythe de la Liberté s’imagine savoir déjà
ce qu’il faut officiellement entendre par la catéchèse qui sous-tend
les verbes expliquer et comprendre et si elle les prend dans le sens
global et superficiel que l’opinion publique leur attribue, M. Pierre
Nora condamne à son tour la science historique à la légèreté d’esprit
des chroniqueurs scolastiques et des mémorialistes dévots de votre
temps.

Mais jugez à quel point les défenseurs du sens commun le plus trompeur
et le plus creux ont d’ores et déjà fait irruption, leurs armes
confessionnelles à la main, dans l’enceinte d’un Etat banalisé par le
langage pseudo-rationnel de la laïcité: “La criminalisation de la
guerre de Vendée, écrit-il, était sur le point d’arriver sur le bureau
de l’Assemblée nationale. (…) D’autres propositions de la loi se
pressaient sur l’Ukraine affamée par le pouvoir stalinien en 1932-1933
et (sur) les crimes communistes dans les pays de l’ Est, sur
l’extermination des Tziganes par les nazis et sur le massacre de la
garde suisse aux Tuileries en 1793. A quand la criminalisation des
historiens qui travaillent sur l’Algérie, sur la Saint Barthelemy, sur
la Croisade des Albigeois”?

Que signifie le verbe criminaliser si je criminalise la théologie de
l’enfer et si l’auteur du déluge est le premier génocidaire de
l’Histoire ? Quant à l’expression “travailler sur”, elle se présente
fréquemment sous la plume des praticiens de la raison seulement
narratrice. Elle signifie que le conteur dispose de la pelle et de la
pioche en usage parmi les historiens, mais que le récitant ne sait ni
quelle terre il déplace ni ce qu’elle cache aux yeux du piocheur.

4 – Les narines sacrificielles de l’humanité

Or, vous remarquerez que, dans cette énumération nullement exhaustive
des travaux qui attendent le “travailleur”, seuls les massacres de
Tsiganes et des garde-suisses ne ressortissent pas essentiellement à
la connaissance anthropologique des mythes religieux. Si l’ignorance
du sacré est un désert d’une étendue immense au sein de la science
historique d’aujourd’hui, ce n’est pas seulement la mémoire des
siècles, mais tout progrès dans le décryptage des neurones du genre
humain qu’interdit la loi répressive du 23 décembre 2011; et si nos
esprits circonscripteurs et cadastraux ont pris autant de retard sur
les prospecteurs et les spéléologues d’aujourd’hui que l’Eglise du
XVIe siècle sur les philologues de la Renaissance, comment M. Pierre
Nora peut-il demander à une science historique dont la loi de
séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 est la parturiante de
“travailler” sur la Saint Barthelemy, et cela “objectivement”, alors
que, dans son état actuel, la discipline du passé ne dispose d’aucune
connaissance réelle des raisons mythologiques, donc psychobiologiques
qui la divisaient, en 1572, entre les défenseurs de l’efficacité d’une
immolation bien saignante sur l’autel du sacrifice catholique et les
partisans de l’assassinat cultuel plus symbolique des protestants,
mais qu’ils jugent depuis lors non moins de bonne odeur que le meurtre
plus olfactif que le Concile de Trente déclarait seul “vrai et réel “?

Si vous ignorez tout des narines sacrificielles de l’humanité et de
ses idoles, votre compréhension du passé ressortira-t-elle au comique
pseudo scientifique? Et si la peur et le courage de l’intelligence
sont les clés de la scientificité de la connaissance réelle de
l’histoire, et si la saint Barthélémy se révèle précisément un
baromètre précieux de la crainte que les dieux inspirent encore à la
République laïque, le tragique va-t-il fourrer son nez dans les
souterrains de la notion d’objectivité appliquée à la science
républicaine de la mémoire? Où allons-nous si ni l’Etat, ni Clio ne
radiographient le contenu psychologique de la cécité d’une science du
passé qui n’a pas de balance à peser l’encéphale orthodoxe ou
hétérodoxe de l’humanité et qui ne sait sur quels plateaux déposer la
raison et la folie religieuses? Xénophon et Hérodote ne sont pas loin,
eux qu’aurait stupéfiés le spectacle absurde et dément de
l’Inquisition ou des Croisades. Mais, encore une fois, que savent nos
historiens d’un type de délire collectif que la loi de 1905 a mise
sous le boisseau sans l’avoir radiographié ? Si vous deviez persévérer
à ignorer les secrets de l’encéphale onirique de notre espèce, jamais
vous ne prendrez conscience de ce que la science historique de demain
sera condamnée à conquérir le regard de la pensée sur les documents
anthropologiques qu’on appelle des théologies.

A quel point votre tche de responsables de la cervelle de l’Etat de
demain, donc d’historiens de la raison du monde vous contraindra de
vous initier au fonctionnement de la boîte osseuse des déserteurs des
ténèbres et à quel point votre éducation civique sera philosophique et
anthropologique ou ne sera pas, vous le comprendrez mieux si vous
consacrez quelques instants à peser le retard que les démocraties
modernes ont pris sur la connaissance scientifique des théologies.

5 – Qu’est-ce que le pouvoir temporel d’un Olympe ?

Vous savez que la politique extérieure des nations républicaines est
dirigée par un chef de l’Etat élu au suffrage universel et secondé par
un Ministre des affaires étrangère. En France, le titulaire actuel de
ce poste a déclaré publiquement aux journaux que le chef de l’Etat
avait non seulement provoqué un désastre diplomatique sans précédent,
mais qu’il était coupable d’une hérésie intellectuelle. Qu’est-ce
qu’une hérésie en tant que document anthropologico-diplomatique?

Le patriotisme d’Alain Juppé vous appelle indirectement à peser
l’inconscient théologique de l’adjectif “intellectuel” appliqué à une
démocratie à laquelle le chef de l’Etat a coupé les ailes: il s’agit,
vous le savez, de vous interdire de nier tels faits ou tels évènements
prédéfinis par l’Etat de droit comme des énoncés à damner. Apprenez
donc le contenu psychique, politique et doctrinal des interdits
prononcés par la voix des dogmes et qui vouent aux gémonies les
énoncés jugés hérétiques.

Si vous entendez chtier la négation d’un évènement imaginaire par
nature, mais soutenu par une orthodoxie, il faut, au préalable, que
votre réfutation du relaps et renégat qui aura insolemment ridiculisé
une sottise catéchétique ait été rendue punissable par l’autorité du
droit canon, donc par l’intervention impérieuse d’une instance
expressément habilitée par le ciel de l’endroit à débarquer légalement
dans la question. Mais son efficacité exigera l’appel à la force du
glaive, sinon la croyance en certains miracles et prodiges ennemis de
la logique humaine ne saurait s’imposer par l’effroi et à tout le
monde.

C’est pourquoi la souveraineté d’une Eglise jugée inattaquable en
raison du pouvoir sacral qu’elle s’est accordée de soutenir des
allégations évidemment absurdes repose toujours sur la gloire d’un
Olympe; et tout Olympe se fonde nécessairement sur la terreur
qu’inspire sa légitimité pénale, c’est-à-dire sur la sagesse, à
l’entendre, de vous faire trembler. Mais comme il est impossible de
mettre votre cerveau sous le joug de l’ignorance et de la sottise sans
recourir à la foudre d’un Jupiter tenu pour crédible, on qualifie de
blasphème, de sacrilège ou de profanation une énonciation de la vérité
interdite de formulation pour cause de lèse-majesté. Le sceptre de la
peur religieuse dispose donc des armes de l’épouvante qu’inspirent les
souverains.

Si je nie que, dans le “vrai et réel” sacrifice des chrétiens, le pain
et le vin de la messe se métamorphosent en chair et en sang de la
victime censée effectivement assassinée par les paroles que le prêtre
prononce sur l’offertoire de l’immolation, si je nie que ce prodige,
qu’on appelle la transsubstantiation, serait le fruit instantané des
formules dites de la consécration, j’outrage le maître absolu du
cosmos, lequel se vengera de l’impiété d’un tel affront par la sainte
cruauté de me précipiter pour l’éternité dans les tortures de l’enfer,
puisque tel est le chtiment effroyable réservé à tous les mécréants
par la bonté vengeresse du créateur. Quand M. Alain Juppé, qui n’est
pas un ignorant en théologie, évoque une erreur de type intellectuel,
vous renvoie-t-il à l’interdiction que promulguent les Eglises de nier
des faits fantastiques et tenus pour avérés par l’autorité du dogme?
Nullement.

6 – Que signifie la sacralisation du réel ?

Car tel n’est pas le cas du génocide arménien. Pourquoi nieriez-vous
des faits dûment attestés depuis 1915 par les historiens du monde
entier et par le gouvernement français de l’époque? On ne vous demande
pas de reconnaître qu’au cours de la guerre du Péloponnèse, qui a
conduit à la défaite navale d’Athènes devant Sparte, l’amiral Lysandre
ait fait assassiner six mille marins de l’ennemi à la suite de
l’anéantissement de la flotte de guerre du vaincu à Aegos Potamos, on
ne vous interdit pas de nier que Jules César ait fait couper le poing
droit à douze mille guerriers gaulois à la suite de la reddition
d’Uxellodonum, trop tardive à ses yeux, on ne vous interdit pas de
nier la Saint Barthelemy ou les massacres de la Terreur, parce que
l’on juge sainement que si le faux crève les yeux, il est sot de
protéger la vérité par le recours à l’épouvante dissuasive, tellement
l’erreur s’auto-réfute spectaculairement et tellement il est grotesque
de chtier l’ignorance, la stupidité ou la mauvaise foi les plus
évidentes. Quant à la spécificité juridique du génocide, genos
signifie espèce, tribu ou peuple – les Etrusques ont éradiqué les
Italiotes, mais non les Espagnols les Incas, les conquérants
anglo-saxons les Indiens et Hitler les juifs : dans génocide, cide
renvoie au latin occidere, tuer, mais non exterminer, extinguere.

L’incarcération du négateur dans les geôles d’un Etat de droit ou la
crémation du mal-pensant sur les bûchers de l’Inquisition ne sont plus
de saison. Mais alors, il faut que vous vous demandiez comment le
sacrilège et le blasphème ont pu évoluer jusqu’à l’imbécillité de
protéger de la profanation des vérités historiques incontestable et
que ne réfute qu’une poignée de cerveaux en délire. Massacres,
carnages, exterminations, génocides, levez-vous et plaidez votre cause
devant le tribunal de la mémoire du monde!

7 – Le sacrilège de nier la réalité

Sachez donc qu’au XVIe siècle, les outrages aux verdicts du ciel ont
pris une tournure nouvelle: l’impiété a commencé de se nourrir des
découvertes de la science physique et des mathématiques. Le
débarquement de l’astronomie de Copernic réfutait celle de Ptolémée,
un Egyptien que l’orthodoxie du ciel des chrétiens sacralisait depuis
de longs siècles. Or, il a été démontré que ce genre d’hérésies, fort
récent dans l’histoire des dieux, triomphe toujours, mais au terme
d’une résistance de deux siècles environ des plaideurs de la
cosmologie mythique réfutée par l’expérience, parce que la science n’a
pas besoin de procureurs: elle se contente d’accumuler dans le
prétoire des preuves visibles de ses dires, tandis qu’une religion
convaincue d’erreur par un verdict de la nature ou par la course
réelle des astres dans le ciel se trouve contrainte par la sainteté de
son enceinte doctrinale de camper dans une argumentation de plus en
plus hiératique et de fortifier les murailles du sacré contre les
assauts inlassables des magistrats de l’évidence.

Vous savez que le tribunal de l’Eglise a donné au bras séculier de
Dieu, c’est-à-dire à l’Etat, le droit de brûler vif Giordano Bruno
pour cause de copernicisme, qu’elle a fait se rétracter Galilée metu
mortis – par crainte de la mort – ainsi que des milliers de
protestants espagnols qui réfutaient le prodige de la
transsubstantiation eucharistique. Plus d’un siècle et demi après la
parution de L’Origine des espèces de Darwin, Jean Paul II a dû
reconnaître que l’évolutionnisme est “davantage qu’une hypothèse”,
déclaration dont l’ambiguïté politique et la timidité calculée
permettaient à l’Eglise de satisfaire la raison scientifique, mais
seulement du bout des lèvres afin de ne pas trop effaroucher les
fidèles.

Mais si la notion de sacrilège en vient à protéger non plus la
sainteté doctorale des représentations erronées de la science
astronomique des Anciens, mais l’histoire démontrée des métamorphoses
de la vie sur la mappemonde et au fond des mers, une terre d’accueil
s’ouvrira à la construction de barricades théologiques qu’on dressera
à une grande hauteur autour des évènements historiques les mieux
attestés. Puis, le retour de l’esprit de piété s’attachera non plus
seulement à sanctifier des évènements fabuleux et qui ont besoin,
précisément à ce titre, de se perpétuer à l’écoute de prêtres
assermentés par une divinité jugée irréfutable , mais, en outre, de
théologiser des faits que certains esprits pourraient nier par sottise
invétérée, ignorance crasse ou malice de démagogues.

8 – Une histoire de fou

Pour vous faire comprendre ce point difficile, examinons un instant la
question de savoir ce qui se passerait dans vos têtes dans le cas où
l’Etat de M. Nicolas Sarkozy interdirait aux hérétiques de demain de
nier l’existence de la lune et du soleil. Sans doute êtes-vous étonnés
que j’en vienne à évoquer un délire aussi extrême de l’Etat et que
j’en croie capables les législateurs actuels du sacré républicanisé.
Mais songez que vous vous diriez in petto: “Nous avons toujours cru
dur comme fer que nous devions en croire nos yeux, nous avons toujours
cru non seulement que ces astres couraient au-dessus de nos têtes,
mais qu’ils gravaient leur effigie sur notre rétine. Et maintenant
l’Etat nous laisse clairement entendre que nos lumières pourraient
fort vilainement nous tromper, et maintenant notre Etat insinue que
nous serions – et depuis le berceau – des victimes sans défense de nos
sens abusés. Se peut-il que la République de la raison ait perdu la
tête à ce point? N’est-il pas plus vraisemblable de supposer, au
contraire, que le genre simiohumain tout entier aurait perdu la raison
des siècles durant et qu’il n’en aurait retrouvé que quelques bribes à
la Renaissance?

“Il se peut donc que l’Elysée ait acquis depuis longtemps une science
des mystères de nos encéphales, il se peut même que, sur les hauteurs
éclairées où siège sa sagesse, il capte d’avance les senteurs d’un
savoir encore inaccessible à ses créatures, il se peut même que
quelque divinité soit subitement descendue de son Olympe pour
n’informer que lui des secrets encore interdits au pauvre entendement
des Français. Car enfin, si nous étions si sûrs, hier encore, que nous
voyions ce que nous croyions voir à seulement lever les yeux au ciel,
pourquoi l’Elysée nous mettrait-il soudainement en garde contre des
erreurs qui menaceraient nos lumières naturelles en catimini?”

On voit par quels chemins l’esprit religieux seulement endormi de
l’humanité pourrait faire retour dans la candeur des démocraties , on
voit à quel point la laïcité actuelle demeure fragile: s’il n’est pas
sûr du tout que le soleil et la lune courent dans le ciel et si c’est
nous, à n’en pas douter, que charrie le soleil de l’Etat, quel
bonheur, pour nous, n’est-ce pas, que son omniscience condescende à
jouer à titre préventif le rôle de gardien de l’orthodoxie
républicaine dans nos têtes ébranlées et que l’encens de la démocratie
nous enivre durablement de ses grces! Mais si vous respirez les
effluves ineffables du sacré dont la loi des sorciers du 23 décembre
2011 fleure si bon et si l’Elysée n’a peut-être pas entièrement égaré
les recettes éprouvées des Eglises , souvenez-vous que vous êtes
dépositaires des odeurs de la souveraineté d’une nation en
apprentissage de sa raison.

9 – Une révolution mondiale de la morale

Vous voici devenus les citoyens d’un Etat dans lequel l’immoralité
partagée de la gauche sénatoriale et de la droite parlementaire
méprise votre souveraineté au point que les deux partis au pouvoir
menacent ensemble de jeter en prison ceux d’entre vous qui nieraient
un fait évident et attesté depuis 1915. Comment ferez-vous face à une
situation aussi ubuesque, sinon en vous collant aux oreilles les
écouteurs d’une science historique dont la distanciation
intellectuelle scannera les documents tragiques qu’on appelle des
cerveaux? Mais pour cela, il vous faut faire franchir un pas de géant
à la morale universelle. Dites-vous donc: “Si la divinité “toute
puissante et miséricordieuse” n’était pas celle de ma conscience et
d’elle seule, si je me prosterne devant le monstre sanguinaire et
dément qui me torturera éternellement aux enfers, si j’adore une idole
dont les chtiments devraient la couvrir de honte, si je juge
saintement méritées les rôtissoires qui m’attendent, comment ne
serais-je pas moi-même cette idole-là ? Mais comme je me vois
maintenant dans le miroir à double face où mon encéphale schizoïde me
renvoie à la théologie des sauvages, il faut que j’enseigne à la
science historique ce qu’on appelle un génocide.”

Pour le comprendre, demandez-vous à quelle étrange nature l’idée de
justice ressortit; et pour cela, observez le jeu serré que joue
Socrate avec la République d’Athènes. D’un côté, dans la célèbre
Prosopopée des lois, que vous trouverez dans le Criton, il fait tenir
à ces pauvresses un discours apeuré: “Socrate, disent-elles au
philosophe, ne sommes-nous pas les éducatrices de cette ville, ne nous
doit-elle pas de la reconnaissance pour l’enseignement que nous lui
avons dispensé, ne serait-elle pas une ingrate de nous désavouer, ne
tomberait-elle pas en ruine à ébranler notre autorité et à mettre en
doute les services immenses que nous lui avons rendus si tu refusais
de boire la ciguë et si tu t’enfuyais pour goûter un sûr refuge à
Mégare?”

Socrate paraît les approuver hautement. Mais voyez ce qu’il leur
glisse dans le creux de l’oreille: “Mon pauvre ami, dit-il à Criton,
tu crois savoir où se trouve le vrai Socrate; tu crois même que tu vas
transporter en terre ton Socrate en chair et en os et tu te lamentes
d’avance sur son cadavre. Mais je partirai comme l’abeille emporte son
miel.”

10 – L’abeille et le miel

Depuis ce temps-là, le sceptre de la justice du monde a changé de
mains. Jusqu’alors l’Etat disait : “Justice est faite!” quand son
glaive avait prouvé son bon droit à brandir une dépouille mortelle
pour témoin de sa légitimité; et maintenant l’Etat se trouve dépossédé
de sa victoire à l’école de l’abeille et du miel; et maintenant, le
vainqueur n’est plus l’Etat, mais l’absent qui le nargue et qui lui
dit: “Vois, je n’étais pas à l’endroit que tu croyais.” Et la loi
s’enfuit piteusement, la loi a perdu son trophée de chair et de sang.

Voilà la balance sur laquelle la loi du 23 décembre 2011 attend votre
pesée. Car M. Sarkozy répète que Socrate, ce sera bel et bien l’impie
dont vous jetterez la carcasse en prison pour sacrilège. Mais la
France vous dit: “Je suis l’abeille et le miel de votre raison” .Où
donc la vérité historique sur le génocide se trouve-t-elle? Aurait-on
trouvé son gîte en Turquie, ou bien ici et maintenant ? Portez donc
votre regard sur l’idole génocidaire que vous êtes à vous-mêmes quand
vous vous prosternez la face contre terre devant un tueur titanesque
et qui vous jettera vous-mêmes en prison pour l’éternité sous la
terre. Comment adoreriez vous la sainteté de ce tortionnaire si vous
n’étiez à son image et ressemblance ? Dites à M. Nicolas Sarkozy: “Tu
te trompes, si tu crois voir la France de l’abeille et du miel dans le
cadavre de la justice du monde.” Si votre encéphale apprenait à
connaître la preuve par l’abeille et le miel, peut-être votre
intelligence remettra-t-elle une France tombée en panne du
“Connais-toi” sur le trône de sa Liberté.

Le 22 janvier j’analyserai les dessous du désastre proprement
diplomatique, afin d’illustrer les relations que les problématiques
englobantes entretiennent avec la pratique politique au quotidien.

15 janvier 2012

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Manuel_de-Dieguez.150112.htm

At 95, French Resistance veteran loyal to radical roots

Agence France Presse
January 14, 2012 Saturday 5:07 AM GMT

At 95, French Resistance veteran loyal to radical roots

VITRY-SUR-SEINE, France, Jan 14 2012

At 95, age has not diminished the radical convictions that led Arsene
Tchakarian to join France’s legendary Resistance against the Nazis.

Tchakarian, a Turkish-born Armenian, is the last survivor of the
Manouchian Group, mainly foreign Resistance fighters who were
initially shunned for their communist orientation but later decorated
as war heroes and feted in poetry, song and film.

He has worked to keep their legacy alive, belonging to a proud
tradition of radicals — such as fellow Resistance nonagenarian
Stephane Hessel, whose 2010 pamphlet “Indignez Vous!” (Time for
Outrage!) turned into a surprise best-seller, urging a popular
movement against finance capitalism.

The title inspired Spain’s “Indignados” (The Indignant), among masses
worldwide who have taken to the streets to protest government
austerity programmes seen as punishing ordinary people for the
excesses of big business.

Tchakarian told AFP: “With the crisis, we are destroying countries.
… It is here, now, the real dictatorship.”

Tchakarian, a struggling apprentice tailor when he came to Paris in
1930, has been showered with decorations for his wartime activities
including the Legion d’Honneur, France’s highest award.

Though he concedes he lives an easier life these days, Tchakarian says
he remains a radical “revolted by the capitalist system”.

“I’ll always belong to the working class,” he said.

Tchakarian was part of a network run by fellow Turkish-born Armenian
Missak Manouchian. While many comrades, including Manouchian, were
hunted down and executed, Tchakarian and a handful of others survived
to tell their story.

With the death in November of fellow veteran 90-year-old Henry
Karayan, he sees his mission as all the more important. “In a way, I’m
the last of the Mohicans,” he joked.

Like Manouchian, it was Tchakarian’s communist convictions that led
him to take up the fight against the Nazis.

Long before Nazi troops swept across Europe, Tchakarian was putting
his beliefs to the test on the streets of Paris.

— Code name:’Charles’ —

In February 1934, he was among a group of communists who fought French
fascists outside parliament during riots that some left-wing
commentators have described as a coup attempt by the far right.

He later became active in the left-wing Popular Front alliance,
struggling for better working conditions.

And when the war broke out in 1939 he was among those sent east on a
doomed mission to confront the invading Nazi forces.

Returning to Paris was a shock, he said. “There were Germans
everywhere, the Nazi flag on the Eiffel Tower.”

He already knew Manouchian, a journalist and poet. It was Manouchian
who supplied him with his first anti-Nazi pamphlets in 1942.

But there was tension between the Resistance network run by General
Charles De Gaulle from London and Manouchian’s alliance of communists
and radicals: their critics feared the influence of Moscow.

“They hesitated when it came to supplying weapons,” he said.

“They were scared of the USSR and for them, we were Bolsheviks,” he
recalled with a smile.

Once the different strands of the Resistance began working together,
the Manouchian Group emerged, bringing together activists from Italy,
Armenia, Polish Jews and other immigrants.

Tchakarian fought under the codename “Charles” as the group carried
out attacks including the September 1943 ambush of SS General Julius
Ritter, whom they gunned down in a Paris street.

But just months later, in February 1944, the group was decimated when
French police, collaborating with the German security service,
arrested 23 of its members, including Manouchian.

After a one-day show trial they were all sentenced to death.

Tchakarian slipped through the net thanks to a Paris police officer
who hid him. He made his way south to Bordeaux and continued his
Resistance activities until the end of the war.

Today, his home outside Paris is packed with archives on the
Manouchian Group’s exploits, and he still visits schools to recount
their wartime role.

“Not everyone likes what I have to say, but I don’t care,” he said.

jt/jj/ns-gd

Arthur Abraham knocks out Pablo Farias in round five

Arthur Abraham knocks out Pablo Farias in round five

10:47 – 15.01.12

IBF middleweigh Arthur Abraham (33-3, 27KOs) stopped Pablo Farias
(19-2, 11KOs) in the fifth round to capture the vacant WBO European
super middleweight title, Boxingscene.com reported.

Abraham started slow but eventually he started to let his hands go and
let the bombs fly in the fifth as he found his range.

A combination to the head and body put Farias down early in the fifth.
A moment later a second knockdown came, and then a barrage of punches
put Farias down for a third and final time as the referee waved it
off.

Tert.am

L’international arménien Marcos Piselli transféré au « Kouban » Kras

FOOTBALL
L’international arménien Marcos Piselli transféré au « Kouban » Krasnodar

L’international arménien Marcos Piselli quitte le « Metalurg » Donetsk
(Ukraine) pour « Kouban » de Krasnodar évoluant dans le championnat de
première division de Russie. Marcos Piselli est arrivé à Krasnodar où
il a signé un contrat de trois ans. Marcos Piselli qui est l’un des
maïeurs joueurs de la sélection d’Arménie est né en 1984 au Brésil. Il
a débuté sa carrière professionnelle au club brésilien de « San Carlos
». En 2006 il était transféré à « Ararat » Erévan où il marquait 44
buts lors de ses 79 rencontres. En 2008 après un passage éclair en
France, Marcos Piselli retournait à « Ararat » Erévan. En 2009 il
était transféré à « Piunig » Erévan où il marquait 31 buts en 49
rencontres. L’été dernier il était transféré au « Metalurg » de
Donetsk où lors des 18 matches il marquait 4 buts dans le championnat
d’Ukraine. International arménien, il a connu à ce jour 18 sélections
et marqué 5 buts. Trois fois champion d’Arménie (2007, 2008, 2010) et
meilleur buteur du championnat arménien (2009, 2010) Marcos Piselli a
également réalisé le doublé (coupe-championnat) en 2008 et 2010.

Krikor Amirzayan

dimanche 15 janvier 2012,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

A Venezia le preziose impronte della civiltà armena

Il Sole 24 Ore , Italia
13 gennaio 2012

A Venezia le preziose impronte della civiltà armena

di Silva Menetto

Yerevan e Venezia distano tra loro 2700 chilometri.

Eppure proprio dalla laguna sono partite ufficialmente le celebrazioni
giubilari che poi si snoderanno in un fitto programma culturale a
Yerevan, la capitale armena, dichiarata dall’Unesco capitale mondiale
del libro per l’anno 2012.

L’occasione è quella del cinquecentenario della stampa del primo libro
in lingua armena: un volume stampato proprio a Venezia.
Si tratta di una miscellanea di testi, “Il Libro del Venerdì”,
realizzato nel 1512 a Venezia dal pioniere della stampa armena, Hacob
Meghapart.

Il libro fa bella mostra di sé nel Salone monumentale della Biblioteca
Marciana, assieme a molti altri documenti esposti in piccole teche, a
conclusione del percorso espositivo della mostra “Armenia. Impronte di
una civiltà” che si snoda tra il Museo Correr e la Biblioteca
Nazionale Marciana, in Piazza San Marco. Un omaggio alla città
lagunare che da sempre è stata parte integrante della storia del
popolo armeno, la sua porta d’ingresso per l’Occidente.

Una mostra suggestiva, che permette di avvicinarsi in rispettoso
silenzio ad una cultura e a un popolo poco conosciuti, permeati di una
profonda religiosità (l’Armenia fu la prima nazione ad essere
dichiarata ufficialmente cristiana, nel 301 d.C.).

È utilissima la pianta geografica tridimensionale esposta nella prima
sala, che riproduce l’Altopiano armeno con al centro il Monte Ararat e
i confini dello Stato Armeno nel corso dei secoli.
Così come è utile e divertente la grande tastiera interattiva che
riporta i 36 simboli delle lettere dell’alfabeto armeno: schiacciando
un tasto, una voce pronuncia in maniera corretta il fonema
corrispondente.

Nelle sale successive un trionfo di oggetti d’arte e di culto, dalle
croci ai khachkar, (i diffusissimi cippi di pietra al cui centro è
scolpita una croce decorata, simbolo della tradizione religiosa
armena), dai reliquiari ai tappeti, ai manoscritti finemente miniati,
senza dimenticare la musica e i riti sacri.
La conclusione del percorso è lasciata alle opere a stampa, tra cui il
festeggiato, il volume del 1512.
La mostra, curata da Gabriella Uluhogian, Boghos Levon Zekiyan e
Vartan Karapetian, merita di essere visitata con attenzione perché si
rivela un affascinante viaggio alla scoperta di una grande civiltà e
di un popolo oggi disseminato in tutto il mondo, capace di lasciare un
segno influente in ogni luogo toccato.

Le opere esposte, oltre duecento, provengono dai principali musei e
biblioteche dell’Armenia e dell’Europa. Ricco e accurato il catalogo,
edito da Skira, che diventa un prezioso strumento di approfondimento.
Seguendo alcuni interessanti itinerari ideati dai curatori poi, i
visitatori che lo vogliono possono anche esplorare i luoghi armeni di
Venezia, a partire dall’ isola di San Lazzaro, in laguna, dove è il
Museo della Congregazione Armena dei Padri Mechitaristi con la sua
straordinaria biblioteca: una delle maggiori in Europa.

ARMENIA. IMPRONTE DI UNA CIVILTÀ
Venezia – Piazza San Marco
Museo Correr, Museo Archeologico Nazionale, Biblioteca Nazionale Marciana
Fino al 10 aprile 2012
Catalogo Skira
Ingresso con l’orario e il biglietto dei musei
Info:
call center 848082000

http://www.ilsole24ore.com/art/cultura/2012-01-12/venezia-preziose-impronte-civilta-153425.shtml?uuid=Aax2oIdE
www.correr.visitmuve.it

Armenian premier not planning to become parliament speaker

Interfax, Russia
Jan 13 2012

Armenian premier not planning to become parliament speaker

YEREVAN. Jan 13

Armenian Prime Minister Tigran Sargsyan has denied press reports
claiming that he will receive the post of parliament speaker following
the country’s parliamentary election in May 2012.

“This information is not true,” he told Interfax on Friday.

The Aikakan Zhamanak newspaper reported earlier that Sargsyan could
become the speaker of Armenia’s new parliament.

tm

Iran to increase electricity export to Armenia

Press TV, Iran
Jan 14 2012

Iran to increase electricity export to Armenia

An Iranian official says the country’s electricity exports to Armenia
will increase upon the completion of a power transmission line between
the two countries.

Currently, the new transmission line is under construction in Iran’s
East Azarbaijan Province, Mirfattah Qarehbagh, managing director of
Iran grid Management Company (IGMC) said on Saturday [14 January].

He added that the 400-kV power transfer line will connect Iran’s
electricity network to the Armenian city, Agarak.

According to Iranian Deputy Energy Minister Mohammad Behzad, the new
power transmission line aims at exporting Iran’s electricity to
Georgia, Russia and Europe.

The country is currently exchanging electricity with Afghanistan,
Armenia, Azerbaijan, Iraq, Pakistan, Turkey and Turkmenistan and plans
to add 5,000 megawatts of capacity annually to its power grid.

The Iranian Energy Ministry statistics show that the country will be
exporting up to 1 billion dollars in electricity by March 2012.

Iran’s total power generation capacity stands at 63,403 MW while total
length of the power grid exceeds 780,000 km.

Exchange of electricity with neighbouring countries reached 1,341 MW
in late December 2010. The top exporter was Armenia with 237
megawatts, and the top importer of the Iranian electricity was Iraq
with 650 megawatts.

Iran seeks to become a major regional exporter of electricity and has
attracted more than 1.1 billion dollars in investments to build three
new power plants.

Putin bids last farewells to Soviet intelligence officer Vartanyan

ITAR-TASS, Russia
January 13, 2012 Friday 01:20 PM GMT+4

Putin bids last farewells to Soviet intelligence officer Vartanyan

MOSCOW January 13

Russian Prime Minister Vladimir Putin arrived at the Troekurovskoye
cemetery in Moscow on Friday to bid the last farewells to an
outstanding Soviet intelligence officer Gevork Vartanyan, who
participated in an operation to avert an assassination attempt on
Stalin, Churchill and Roosevelt in Tehran in 1943. The prime minister
laid fresh flowers to Vartanyan lying in state and expressed his
condolences to the relatives.

Incumbent Director of the Foreign Intelligence Service Mikhail
Fradkov, the former intelligence chiefs Yevgeny Primakov and Sergei
Lebedev also went to the cemetery to bid the last farewells to one of
the most legendary Soviet undercover agents. Meanwhile, the Armenian
ambassador, Vartanyan’s fellow intelligence officers and
representatives of the Armenian diaspora also paid the last tribute to
Vartanyan.

Russian President Dmitry Medvedev earlier offered condolences to the
relatives of Gevork Vartanyan.

Gevork Vartanyan was born on February 17, 1924 in Rostov-on-Don in the
family of Andrei Vartanyan, who was an Iranian native and a director
of the oil mill. In 1930, when Gevork was six years old, the family
went to Iran. His father was an agent of the Soviet foreign
intelligence service and went to Iran on a Soviet secret mission.
Under the cover of commercial activities Andrei Vartanyan acted as a
secret agent and under his influence Gevork became a spy as well.

In February 1940 he established the contact with the NKVD residents in
Tehran and headed a special group to expose Nazi spies in various
Iranian cities.

In 1942 Gevork Vartanyan, who acted under the nickname Amir,
penetrated in the British spy school in Tehran. Being on a mission in
the Soviet Union its graduates were exposed and converted for the
Soviet Union. Amir was also participating in an operation for security
of the Big Three during the Tehran Conference in November-December
1943.

In 1951 Vartanyan was brought back to the Soviet Union. Then he went
on missions in many countries, including Iran, Italy, France and
Greece. The foreign mission of the spy lasted until 1986, he worked in
the intelligence service until 1992.

Common denominators

Mideast Mirror
January 12, 2012 Thursday

Common denominators

Poverty, deprivation, lack of services, absence of construction, and
the rarity of modernization and development are just about the sole
major common denominator that brings together various Iraqi
constituents in the shadow of the catastrophic regime of [sectarian]
share-distribution. This may be the only sort of ‘equality’ that
brings the Iraqis’ various elements together. It is the same
‘equality’ that grants all those taking part in power ‘the right’ to
share fairly and justly the various posts and loot among themselves,
and enjoy the blessings of power and money–Mahdi Qassem on Iraqi

What else then lies behind the behavior of [Iraqi] PM Maliki in the
manner witnessed by Iraqis, Arabs, and the entire world? In addition
to Iranian backing and Maliki’s own personality,…observers of Iraqi
events mention a third important reason – U.S. support. For various
and sometimes conflicting reasons, the man has managed to unite
Washington and Tehran behind him. The main reason for this is the two
capitals’ conviction that there is no alternative to him in the post
he occupies at the moment–Sarkis Na’oum in Lebanese an-Nahar

Instead of intervening in Iraqi affairs and fanning the flames of
sectarian sedition by speaking of “the marginalization of Iraqi
Sunnis,” the Turkish government would do better to apologize to the
Armenians and the Kurds for the massacres committed against them,
urges an Iraqi commentator. Iran and the U.S. are technically in
competition in Iraq, but the strange consensus between Washington and
Tehran over Nuri al-Maliki as Iraq’s PM stems from the fact that there
is no apparent acceptable alternative to him, argues a Lebanese
commentator.

EVERYONE HAS SUFFERED:

“We – like others – have repeatedly written that all constituents of
Iraqi society have suffered, and continue to suffer, from the negative
effects and consequences of the detestable, catastrophic, and vile
regime of sectarian share-distribution,” writes Mahdi Qassem on
Thursday on the independent Iraqi website

That regime has paralyzed the country, been unjust to the people, and
disappointed the hopes of the Iraqis in the countries of the Iraqi
Diaspora and emigration.

The Iraqi Shiites have not found prosperity in their bitter lives; nor
have their cities and towns developed or become more urbanized; nor
for that matter have their miserable conditions improved. In fact,
everything may have become worse. And the same can be said about
Iraq’s Sunnis, as well as the rest of Iraq’s constituents, with the
exception of Kurdistan Province.

Poverty, deprivation, lack of services, absence of construction, and
the rarity of modernization and development are just about the sole
major common denominator that brings together various Iraqi
constituents in the shadow of the catastrophic regime of [sectarian]
share-distribution.

This may be the only sort of ‘equality’ that brings the various Iraqi
elements together. It is the same ‘equality’ that grants all those
taking part in power ‘the right’ to share fairly and justly the
various posts and loot among themselves, and enjoy the blessings of
power and money.

In light of this, the majority on the Iraqi street, which rejects all
intervention by the Iranian and Saudi regimes in Iraqi affairs, also
rejects the Turkish government’s intervention via talk of the
marginalization of ‘Iraq’s Sunnis.’ After all, all sectors of Iraqi
society have been marginalized by the thieves in the Green Zone as far
as their right to a happy life and human dignity are concerned.

For this reason, and instead of intervening in Iraqi affairs and
fanning the flames of sectarian sedition among the various Iraqi
constituents, the Turkish government would do better to apologize to
the Armenians and Kurds for the horrible mass massacres that Turkey
has committed against these two nations, as well as other nations.

“They should do this before intervening in the affairs of other states
and nations in an attempt to extend their influence,” concludes
Qassem.

IRAN’S GREAT INFLUENCE: “No one following the situation in Iraq doubts
the Islamic Republic of Iran’s great influence there,” writes Sarkis
Na’oum in the Lebanese daily an-Nahar.

This was established after U.S. armies brought down the regime of the
late president Saddam Hussein in 2003, which allowed those Iraqi
groups that had sought refuge in Iran to escape the regime’s injustice
and repression, to return home. Most were Shiite, and they do not and
will not forget Islamic Iran’s protection and the fact that it
provided them with all that they needed in order to return to their
country victorious.

Iranian influence began to be consolidated as a result of the sharp
confessional divisions that Iraq witnessed after being ‘liberated’
from Saddam, and after simultaneously falling under U.S. occupation.
This pushed Iraq’s Shiites- or the majority of them- to view Iran as
their strategic depth after they felt the direct aid that Iraq’s
neighboring Sunni Arab countries provided to the country’s Sunnis, and
after the refusal to recognize them as a popular majority which – from
a democratic perspective – grants them to right to rule, in
partnership with others of course.

The U.S. occupation of Iraq did not succeed in restoring the country’s
situation to what it was before Saddam and those who preceded him. In
fact, those with bad-intentions claim that the occupation did not wish
to do so anyway. Be that as it may, the result was one and the same:
Washington had to deal with Iraq’s Shiites after they came to power as
the majority, despite the hostility between it and Iran, which has the
most influence in Shiite circles.

After the Americans completed their military withdrawal, developments
in Iraq confirmed that Iran’s influence there, especially among the
country’s Shiites, cannot be belittled. In fact, soon after the
withdrawal, Iraqi PM Nuri al-Maliki took measures against [Sunni]
Deputy-President al-Hashemi and his two allies, Rafi’ al-‘Issawi and
Saleh al-Mutlak. He charged them with involvement in criminal and
terrorist operations, accusing Hashemi of preparing for such acts
along with some of his official bodyguards.

It so happened that all three are members of the Sunni sect that
relies on the backing of the neighboring Sunni countries that are
hostile to Iran and have long enjoyed U.S. support. Of course, the
problem is still developing and remains without a solution. But its
importance stems from the fact that it occurred after the U.S.
withdrawal. It may have been the result of a green light from Iran,
which was in a hurry to say to the U.S. that it retains the primary
and most important say in Iraq after the U.S. military withdrawal from
the country.

Of course, other Iraqi and Arab factions have another explanation for
Maliki’s behavior towards his ‘enemies’ in the Iraqiya List headed by
his opponent Iyyad ‘Allawi. Some do so by reference to his harsh and
unforgiving character and his deeply personal tendency to settle
scores. However, despite their detailed knowledge of Maliki’s
personality, these observers of Iraqi events believe that it is Iran
that has had a leading role in what has happened. Maliki’s
psychological profile can thus be seen as a secondary factor.

What else then lies behind PM Maliki behavior in the manner witnessed
by Iraqis, Arabs, and the entire world?

In addition to Iranian backing and Maliki’s own personality, these
same observers of Iraqi events mention a third important reason – U.S.
support. For various and sometimes conflicting reasons, the man has
managed to unite Washington and Tehran behind him. The main reason for
this is the two capitals’ conviction that there is no alternative to
him in the post he occupies at the moment.

Thus, Dr. ‘Adel ‘Abdelmahdi, who was former vice-president, and is a
member of the [Shiite] Supreme Islamic Council headed by Sayyid ‘Ammar
al-Hakim, enjoys the support of only a small parliamentary bloc (16
members) which is divided, despite its small size. Former PM Ibrahim
al-Ja’fari is a good speaker and can charm those he addresses;
however, in some people’s opinion- including some of his opponents –
he is not good at managing executive powers.

For his part, former PM Iyyad ‘Allawi, also has no chance of returning
to that post despite his strong personality and his powerful
parliamentary bloc. This is because he cannot be viewed as a
representative of the Shiites. He won his parliamentary seat via the
Sunni’ vote and the majority of his bloc belongs to that sect.
Moreover, at least at the current phase, he has important
disagreements with the U.S.

As for Dr. Ahmad Chalabi, he is totally unacceptable to the U.S. after
the ‘suspect’ role he played when Washington used to view him its main
man before it occupied Iraq, and before he subsequently turned towards
Iran.

Of course, all of this is not intended as praise for Maliki. He may
yet turn out to be the Shiite Saddam Hussein. And he may succeed in
ruling Iraq in his own manner. But the current conditions are still
putting wind in his sails.

“But he could have dealt with the urgent Hashemi issue in a different
manner displaying greater respect for Iraq’s constituent elements, the
justice system, and individual rights,” concludes Na’oum.

www.sotaliraq.com.
www.sotaliraq.com.

Photo exhibition dedicated to Parajanov opens in Kyiv

Photo exhibition dedicated to Parajanov opens in Kyiv

January 14, 2012 – 13:05 AMT

PanARMENIAN.Net – Taras H. Shevchenko Museum saw the launch of a photo
exhibition dedicated to prominent Armenian film director Sergei
Parajanov, organized through support of Ministry of Culture, Taras
Shevchenko Museum, Dovzhenko Film Studio, National Union of
Cinematographers of Ukraine, and PARADJANOV ART.

As Yelena Oganesyan, Coordinator of the Parajanov Art initiative told
Analitika.at.ua, the exhibition features works by Ukrainian and Costa
Rican photographers, Sargis Tigranyan’s sculpture, books dedicated to
Parajanov, including Svetlana Shcherbatyuk (Parajanova)’s private
collection.

At the end of January another Ukrainian city, Dnipropetrovsk will host
a film forum, featuring 13 documentaries of Ukrainian, Russian,
Belarusian, Georgian and Armenian production, according to head of the
Letvitsa Centre of Orthodox culture Igor Sobko.

The ceremonial opening of the film forum is scheduled for January 27, 19:00.