Resolution Sur La Persecution Des Defenseurs Des Droits De L’homme E

RESOLUTION SUR LA PERECUTION DES DéFENSEURS DES DROITS D’HOMME EN AZEIBAïDJAN

CONSEIL DE L’EUROPE

déposée conformément a l’article 135, paragraphe 5, et a l’article
123, paragraphe 4, du règlement

en remplacement des propositions de résolution déposées par les
groupes :

ECR (B8â~@~Q0090/2014)

ALDE (B8â~@~Q0091/2014)

S&D (B8â~@~Q0093/2014)

PPE (B8â~@~Q0095/2014)

GUE/NGL (B8â~@~Q0096/2014)

Verts/ALE (B8â~@~Q0099/2014)

sur la persécution des défenseurs des droits de l’homme en
Azerbaïdjan (2014/2832(RSP))

Cristian Dan Preda, Elmar Brok, Davor Ivo Stier, Bogdan Brunon
Wenta, Giovanni La Via, Tunne Kelam, Monica Luisa Macovei, Petri
Sarvamaa, Eduard Kukan, Jeroen Lenaers, Csaba Sógor, JarosÅ~Baw
Leszek WaÅ~BÄ~Ysa, Róża Gräfin von Thun und Hohenstein, Agnieszka
KozÅ~Bowska-Rajewicz, Jaromír Å tÄ~[tina, Dubravka Å uica, Pavel
Svoboda, László TÃ…’kés, Andrej PlenkoviÄ~G au nom du groupe
PPE Josef Weidenholzer, Elena Valenciano Martínez-Orozco, Liisa
Jaakonsaari, Kati Piri, Richard Howitt, Pier Antonio Panzeri, Ana
Gomes, Lidia Joanna Geringer de Oedenberg, Goffredo Maria Bettini,
Luigi Morgano au nom du groupe S&D Charles Tannock au nom du groupe
ECR Alexander Graf Lambsdorff, Louis Michel, Jozo Radoš, Marielle
de Sarnez, Marietje Schaake, Pavel TeliÄ~Mka, Martina Dlabajová,
Juan Carlos Girauta Vidal, Johannes Cornelis van Baalen, Ramon
Tremosa i Balcells, Petr Ježek, Ilhan Kyuchyuk au nom du groupe ALDE
Marie-Christine Vergiat au nom du groupe GUE/NGL Ulrike Lunacek, Tamás
Meszerics, Molly Scott Cato, Michèle Rivasi, Barbara Lochbihler,
Ernest Maragall au nom du groupe Verts/ALE Fabio Massimo Castaldo,
Ignazio Corrao AMENDEMENTS 001-002

Résolution du Parlement européen sur la persécution des défenseurs
des droits de l’homme en Azerbaïdjan (2014/2832(RSP))

Le Parlement européen,

vu ses résolutions antérieures sur la situation en Azerbaïdjan,
et notamment celle du 18 avril 2012 contenant ses recommandations au
Conseil, a la Commission et au SEAE sur les négociations concernant
l’accord d’association UE-Azerbaïdjan(1) et celle du 13 juin 2013
sur l’affaire Ilgar Mammadov(2),

vu la communication conjointe du 15 mai 2012 de la Commission et
de la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité au Parlement européen, au
Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des
régions, intitulée “Tenir les engagements de la nouvelle politique
européenne de voisinage” (JOIN(2012)0014),

vu le rapport d’avancement 2013 de la Commission sur l’Azerbaïdjan,
dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV), daté
de mars 2014 (SWD(2014)0070),

vu le plan d’action UE-Azerbaïdjan de la PEV,

vu la déclaration du 2 aoÔt 2014 des porte-parole de la
vice-présidente de la Commission/haute représentante de l’Union
(VP/HR) et de Štefan Fule, commissaire européen chargé de
l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, sur
l’arrestation de Leyla Yunus,

vu la déclaration du 6 aoÔt 2014 du porte-parole de la VP/HR sur
l’arrestation de Rasul Jafarov,

vu la déclaration du 14 aoÔt 2014 de l’Union européenne sur
la situation des droits de l’homme et de la société civile en
Azerbaïdjan,

vu la déclaration, le 8 septembre 2014 a Bakou, du commissaire Fule
sur le rôle crucial joué par la société civile dans le cadre du
partenariat oriental et son annonce d’un nouveau programme de soutien
de l’Union européenne a la société civile azerbaïdjanaise, d’un
montant de trois millions d’euros en 2014-2015,

vu la déclaration du 1er aoÔt 2014 de Thorbjørn Jagland, Secrétaire
général du Conseil de l’Europe, a propos de l’arrestation de Leyla
Yunus, directrice de l’Institut pour la paix et la démocratie en
Azerbaïdjan,

vu la déclaration de Bakou adoptée par l’Assemblée parlementaire
de l’OSCE a sa session annuelle, du 28 juin au 2 juillet 2014,
où l’Assemblée exprime son inquiétude au sujet du recours abusif
aux procédures administratives et a la législation pour détenir,
emprisonner, intimider ou faire taire les défenseurs des droits
de l’homme et les critiques dans de nombreux Ã~Itats participants
de l’OSCE,

vu l’accord de partenariat et de coopération entre la Commission
européenne et l’Azerbaïdjan, entré en vigueur en 1999, ainsi
que les négociations en cours entre les deux parties en vue de le
remplacer par un nouvel accord,

vu l’article 135, paragraphe 5, et l’article 123, paragraphe 4,
de son règlement,

A. considérant qu’au cours des dernières années, le climat général
en Azerbaïdjan s’est dégradé du point de vue des droits de l’homme
et que les derniers mois ont été marqués par une intensification
considérable de la répression, des pressions et des intimidations
exercées par le gouvernement a l’encontre des ONG, des militants de
la société civile, des journalistes et des défenseurs des droits
de l’homme ;

B. considérant que depuis fin juillet, les autorités s’en prennent
a certains des principaux défenseurs des droits de l’homme, qui sont
emprisonnés pour des motifs apparemment politiques, comme notamment
Leyla Yunus, la directrice réputée de l’Institut pour la paix et
la démocratie, son époux, l’historien Arif Yunus, ou encore Rasul
Jafarov, le président du Club des droits de l’homme d’Azerbaïdjan ;

C. considérant qu’Intigam Aliyev, président de la Société pour
l’éducation juridique azerbaïdjanaise et juriste spécialiste des
droits de l’homme, qui a défendu devant la Cour européenne des
droits de l’homme plus de 200 dossiers dans des affaires de violation
de la liberté d’expression, de droit a un procès équitable et de
droit électoral en Azerbaïdjan, a été arrêté le 8 aoÔt 2014 et
emprisonné pour trois mois dans le cadre d’une procédure pénale,
un événement qui confirme l’inclination croissante a faire taire
et a poursuivre d’éminents défenseurs des droits de l’homme du pays ;

D. considérant que Leyla Yunus aurait subi des actes de violence en
prison, infligés par sa codétenue, et qu’aucune mesure n’a été
prise pour sanctionner celle-ci, ni pour assurer la protection de
Mme Yunus ; que malgré la dégradation de son état de santé durant
son incarcération, Mme Yunus n’a pas eu accès aux soins médicaux
requis ;

E. considérant que le 26 mai 2014, Anar Mammadli et Bachir Suleymanli,
respectivement président et directeur du Centre de surveillance
des élections et d’études démocratiques, ont été condamnés, le
premier a 5 ans et demi, le second a 3 ans et demi d’emprisonnement,
sous des chefs d’inculpation allant de l’évasion fiscale a l’activité
entrepreneuriale illégale ;

F. considérant que, dans le même temps, huit militants de NIDA, un
mouvement de jeunesse non gouvernemental, ont été reconnus coupables
de hooliganisme, de détention de stupéfiants et d’explosifs, ainsi
que d’intention de troubler l’ordre public ; qu’Omar Mammadov, Abdul
Abilov et Elsever Murselli, militants actifs sur les médias sociaux,
ont été condamnés a des peines allant de cinq a cinq ans et demi
d’emprisonnement pour détention de stupéfiants, alors qu’aucun
d’entre eux n’a eu accès a un avocat de son choix, et que tous trois
se plaints de mauvais traitements subis lors de leur garde a vue ;

G. considérant que bien d’autres journalistes, défenseurs des
droits de l’homme et militants font l’objet de poursuites judiciaires
en Azerbaïdjan, comme Hasan Huseynli, directeur de l’Intelligent
Citizen Enlightenment Centre Public Union, condamné a six ans
d’emprisonnement le 14 juillet 2014, ou Rauf Mirkadirov, journaliste
d’investigation au journal russophone de référence Zerkalo, en
détention provisoire et poursuivi pour trahison ; que le 8 aoÔt 2014,
la police a effectué une descente dans les bureaux de l’Institut pour
la liberté et la sécurité des reporters, une ONG de référence
dans le pays en matière de droits des médias, dirigée par Emin
Huseynov, un défenseur des droits de l’homme réputé et jouissant
d’une reconnaissance internationale ; que parmi les personnalités
récemment arrêtées figure également Seymour Haziyev, un journaliste
d’opposition renommé, qui a fait l’objet de poursuites pénales pour
hooliganisme et a été maintenu deux mois en détention provisoire ;

H. considérant que ces affaires s’ajoutent a des dizaines d’autres,
qui concernent des militants politiques, des défenseurs des droits,
des journalistes, des bloggeurs et des militants actifs sur les médias
sociaux, emprisonnés par les autorités au cours des deux dernières
années, sous les mêmes chefs d’accusation forgés de toutes
pièces, tels que le hooliganisme, la détention de stupéfiants,
l’évasion fiscale, voire la trahison ; considérant que la récente
vague d’arrestations a eu d’importantes répercussions, puisqu’elle
a poussé un certain nombre de militants renommés a fuir le pays ou
a se cacher ;

I. considérant que le journal indépendant azerbaïdjanais Azadliq a
été forcé d’interrompre sa publication, en raison de prétendues
difficultés financières, mais après avoir subi des pressions
officielles, qui semblent liées a ses articles sur la corruption ;

J. considérant que la Cour européenne des droits de l’homme a rendu
de nombreuses décisions dans des affaires de violation des droits de
l’homme en Azerbaïdjan, dont la dernière en date, le 22 mai 2014,
dans l’affaire Ilgar Mammadov, président du Mouvement citoyen pour
une alternative républicaine ; que bien que la Cour ait déclaré
qu’il était détenu pour des raisons politiques, les autorités ont
refusé de le libérer ;

K. considérant que toute manifestation de protestation pacifique
est, dans les faits, interdite au centre de Bakou depuis 2006, et
que, depuis peu, de nouvelles amendes, très lourdes, ainsi que des
périodes plus longues de détention administrative attendent ceux
qui organisent des rassemblements publics sans autorisation ou y
participent ;

L. considérant que les autorités azerbaïdjanaises n’ont pas tenu
compte des avis de la Commission européenne pour la démocratie par
le droit du Conseil de l’Europe (Commission de Venise) quant aux lois
relatives a la liberté d’association, aux partis politique et a la
protection contre la diffamation ; qu’elles n’ont pas, en outre,
tenu compte comme il se devait des constations formulées par le
commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe lors de sa
visite en Azerbaïdjan ;

M. considérant qu’en février 2014, le président Aliyev a signé de
nouvelles modifications de la loi sur les ONG, qui donnent des pouvoirs
supplémentaires aux autorités pour suspendre temporairement ou
interdire durablement l’activité des ONG nationales comme étrangères
en Azerbaïdjan et qui introduisent de nouveaux délits, passibles
d’amendes dont le montant a été augmenté et s’établit désormais
entre 2 500 et 3 000 manats azerbaïdjanais (entre 2 600 et 3 100
euros environ) pour les organisations et entre 1 000 et 2 000 manats
(entre 1 000 et 2 000 euros environ) pour leurs directeurs, qu’elles
soient nationales ou étrangères ;

N. considérant que par une décision du 8 juillet 2014, le tribunal
de l’arrondissement de Nasimi, dans la capitale azerbaïdjanaise,
a gelé le compte bancaire de l’Union publique d’organisation et de
protection des droits des travailleurs du pétrole, basée a Bakou,
ainsi que celui de son dirigeant, Gahramanova Mirvari Uzeyir ;

O. considérant que l’Azerbaïdjan est membre du Conseil de l’Europe
et signataire de la convention européenne des droits de l’homme ;

P. considérant que le 14 mai 2014, l’Azerbaïdjan a pris la
présidence du Comité des ministres du Conseil de l’Europe ;

1. souligne que le respect le plus strict des droits de l’homme,
des principes démocratiques, des libertés fondamentales et de
l’état de droit est au cÃ…”ur du cadre de coopération que constitue le
partenariat oriental, ainsi que des engagements pris par l’Azerbaïdjan
au sein du Conseil de l’Europe et de l’OSCE ;

2. condamne dans les termes les plus fermes l’arrestation et la
détention de Leyla Yunus, d’Arif Yunus, de Rasul Jafarov, d’Intigam
Aliyev et d’Hasan Huseyni et demande leur libération immédiate et
sans condition, ainsi que l’abandon de toutes les charges retenues
contre eux ; réclame une enquête immédiate et approfondie sur
l’attaque dont a été victime Ilqar Nasibov et demande que l’ensemble
de ses auteurs soient traduits en justice ;

3. demande que les autorités azerbaïdjanaises garantissent
l’intégrité physique et psychologique de Leyla Yunus, d’Arif Yunus
et de tous les défenseurs des droits de l’homme en Azerbaïdjan,
et qu’elles leur fournissent de toute urgence les soins médicaux
requis, en termes de médicaments et d’hospitalisation ;

4. demande, une nouvelle fois, au gouvernement azerbaïdjanais de
prendre des mesures concrètes pour améliorer, de toute urgence et en
priorité, la situation des droits de l’homme dans son pays, notamment
par la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers
politiques et l’abandon des arrestations pour raison politique ;

5. demande aux autorités azerbaïdjanaises de cesser de harceler et
d’intimider les organisations de la société civile, les hommes et
femmes politiques de l’opposition et les journalistes indépendants,
ainsi que de s’abstenir de contrecarrer ou de saper le travail
précieux qu’ils effectuent en vue du développement de la démocratie
en Azerbaïdjan ; demande également aux autorités de garantir a tous
les détenus, dont les journalistes et les militants politiques et
de la société civile, le plein respect de leur droit a un procès
en bonne et due forme, qui passe notamment par l’accès a un avocat
de leur choix, le contact avec leur famille et le respect d’autres
règles de procédure équitable ;

6. regrette les mesures prises par le gouvernement azerbaïdjanais pour
limiter les contacts entre les militants de la société civile ou
d’organisations de jeunesse, ou encore les intellectuels, arméniens
et azerbaïdjanais, car ces contacts sont essentiels pour résorber
le sentiment d’hostilité qui existe depuis longtemps entre les deux
pays ; rappelle, a cet égard, le travail important effectué dans
ce domaine par Leyla Yunus et son époux, Arif ;

7. invite instamment le gouvernement azerbaïdjanais a recevoir la
Commission de Venise et le commissaire du Conseil de l’Europe, a
coopérer pleinement avec eux et a suivre les procédures spéciales
des Nations unies en ce qui concerne les défenseurs des droits de
l’homme, la liberté d’association, de réunion pacifique, d’expression
et la détention arbitraire, en vue de modifier sa législation et
d’adapter ses pratiques a partir des conclusions des experts ;

8. demande aux autorités azerbaïdjanaises d’entreprendre sans
plus tarder les réformes en matière de droits de l’homme qui se
font attendre depuis trop longtemps, en remplissant notamment les
engagements pris par l’Azerbaïdjan pour rejoindre le Conseil de
l’Europe et restés lettre morte et en se conformant aux décisions
rendues a son encontre par la Cour européenne des droits de l’homme ;

9. demande aux autorités azerbaïdjanaises de lever l’interdiction
de tout rassemblement public dans le centre de Bakou et de cesser
d’infliger des amendes ou une détention administrative aux
manifestants pacifiques ;

10. réitère sa position, selon laquelle le soutien de l’Union
européenne a la République d’Azerbaïdjan et sa coopération avec
elle, qui inclut les négociations en cours pour l’instauration d’un
partenariat stratégique de modernisation, doivent comprendre des
clauses relatives a la protection et a la promotion des droits de
l’homme, en particulier en ce qui concerne la liberté des médias
et la liberté d’expression, d’association et de réunion, et être
subordonnés a ces clauses ;

11. souligne que son approbation a la signature d’un accord de
partenariat avec l’Azerbaïdjan sera subordonnée a une prise en
compte satisfaisante des exigences susmentionnées, a la libération
des défenseurs des droits de l’homme, a l’abandon des dispositions
législatives limitant l’action de la société civile indépendante
et la fin de la répression et des intimidations a l’encontre des ONG,
des médias indépendants, des forces d’opposition, des défenseurs
des droits de l’homme et des militants des organisations de jeunesse
et actifs sur les réseaux sociaux ;

12. demande au Conseil, a la Commission et au SEAE d’appliquer
strictement le principe “donner plus pour recevoir plus”, en mettant
tout particulièrement l’accent sur la situation des défenseurs des
droits de l’homme (conformément aux lignes directrices de l’Union
européenne sur les défenseurs des droits de l’homme), les détentions
arbitraires ou pour raisons politiques, l’indépendance de la justice,
les réformes démocratiques et les droits et libertés fondamentaux ;
demande notamment une révision de la programmation de l’instrument
européen de voisinage, avec la suppression de toute aide qui ne
serait pas exclusivement tournée vers les droits de l’homme ou la
société civile ;

13. déplore que le dialogue sur les droits de l’homme entre l’Union
européenne et l’Azerbaïdjan n’ait permis aucune amélioration notable
de la situation des droits de l’homme dans ce pays ; demande au SEAE
d’intensifier ce dialogue, pour le rendre efficace et tourné vers
la production de résultats, et d’en rendre régulièrement compte
au Parlement européen ;

14. demande au gouvernement azerbaïdjanais de simplifier la procédure
d’enregistrement des ONG, a ce jour excessivement compliquée et
longue, de modifier de manière substantielle sa législation, en
revenant sur les mesures récentes qui limitent la liberté des ONG a
accepter des dons sans enregistrement officiel, et de se conformer a
la recommandation CM/Rec(2007)14 du Comité des ministres du Conseil
de l’Europe aux Ã~Itats membres sur le statut juridique des ONG en
Europe ;

15. demande au Conseil et aux Ã~Itats membres d’inviter instamment
le Comité international olympique a demander aux autorités
azerbaïdjanaises de mettre un terme aux mesures répressives et
a leur signifier clairement qu’il attend d’elles que leur pays,
qui accueillera l’année prochaine les Jeux européens, respecte la
liberté de la presse, comme l’exige la Charte olympique ;

16. demande au SEAE d’appliquer dans leur intégralité les lignes
directrices de l’Union européenne sur les défenseurs des droits de
l’homme, d’organiser régulièrement au siège de la délégation de
l’Union, a Bakou, des réunions avec des organisations indépendantes
de défense des droits de l’homme, y compris en coordination avec les
représentations des Ã~Itats membres, et de se servir de ces réunions
pour soutenir publiquement le travail des défenseurs des droits de
l’homme ; invite instamment le SEAE a suivre attentivement tous les
procès et procédures judiciaires visant des défenseurs des droits
de l’homme et a en rendre compte au Parlement européen ;

17. rappelle sa position du 24 mai 2012 et demande au Conseil
d’examiner la possibilité de prendre des sanctions ciblées a
l’encontre des responsables des violations des droits de l’homme,
si ces dernières devaient perdurer ;

18. charge son Président de transmettre la présente résolution
au président, au gouvernement et au Parlement de la République
d’Azerbaïdjan, au SEAE, au Conseil, a la Commission et au Conseil
de l’Europe.

vendredi 19 septembre 2014, Stéphane ©armenews.com

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=103425

45 Ceasefire Violations Reported In One Day

45 CEASEFIRE VIOLATIONS REPORTED IN ONE DAY

11:59 19/09/2014 ” SOCIETY

About 45 cases of ceasefire violation by the Azerbaijani side were
recorded at the Line of Contact between the troops of Nagorno-Karabakh
and Azerbaijan on September 18-19, NKR Defense Ministry reports.

Over 210 shots were fired against Armenian defense guards from guns
of different calibers.

The frontline units of NKR Defense Army observed the ceasefire and
continued to defend the border confidently.

Source: Panorama.am

Discussion On Armenian Genocide To Be Held In Bundestag

DISCUSSION ON ARMENIAN GENOCIDE TO BE HELD IN BUNDESTAG

[ Part 2.2: “Attached Text” ]

11:12, 18 September, 2014

YEREVAN, SEPTEMBER 18, ARMENPRESS. The German Bundestag will hold a
discussion dedicated to the Armenian Genocide and it is considered
that the MPs will adopt a resolution as well.

“Armenpress” reporter from Berlin stated that the
Bundestag Christian Democratic Party MP, member of the Committee on
Foreign Relations Manfred Grund stated that the issue of the format
is currently under discussion.

Among other things, Manfred Grund underscored: “I have talked to
the Head of Bundestag and now we are discussing the issue of choosing
format to mark the 100th anniversary of that horrible crime next
year. Probably, the Bundestag will also adopt a resolution on those
events and a discussion regarding that crime will be held inside
Bundestag as well.”

The fact of the Armenian Genocide by the Ottoman government has
been documented, recognized, and affirmed in the form of media
and eyewitness reports, laws, resolutions, and statements by many
states and international organizations. The complete catalogue
of all documents categorizing the 1915 wholesale massacre of the
Armenian population in Ottoman Empire as a premeditated and thoroughly
executed act of genocide, is extensive. Uruguay was the first country
to officially recognize the Armenian Genocide in 1965. The massacres
of the Armenian people were officially condemned and recognized as
genocide in accordance with the international law by France, Germany,
Italy, Belgium, Netherlands, Switzerland, Sweden, Russia, Poland,
Lithuania, Greece, Slovakia, Cyprus, Lebanon, Uruguay, Argentina,
Venezuela, Chile, Canada, Vatican and Australia.

eld-in-bundestag.html

http://armenpress.am/eng/news/776686/discussion-on-armenian-genocide-to-be-h

La Production Agricole D’Armenie Se Developpe De 5,4%

LA PRODUCTION AGRICOLE D’ARMENIE SE DEVELOPPE DE 5,4%

ARMENIE

La production agricole d’Armenie a augmente de 5,4% a 160,8 milliards
de drams en prix courants entre janvier et mai 2014, par rapport a
la meme periode de l’annee precedente selon ArmStat.

La production agricole en mai s’elevait a 49,5 milliards de drams,
soit une augmentation de 8,6% par rapport a mai 2013 et de 38,3%
par rapport au mois precedent.

Selon ArmStat, la production totale de l’agriculture et de la
pisciculture a augmente d’environ 5,2% a environ 121,8 milliards
de drams entre janvier et avril 2014 par rapport a la meme periode
de 2013.

jeudi 18 septembre 2014, Stephane (c)armenews.com

New Role Is Identified For Armenia

NEW ROLE IS IDENTIFIED FOR ARMENIA

Hakob Badalyan, Political Commentator
Comments – 17 September 2014, 23:26

The UK Ambassador Katie Leach told reporters they respect Armenia’s
decision to join the Eurasian Union and want to know what duties
Armenia will assume upon membership to this union.

The Armenian public also wants to know the answer to this question but,
apparently, nobody knows the answer.

Membership to any supranational body is usually put to a referendum,
at least if the state considers itself democratic. And one of the
most important meanings of this process is that before a referendum
the public is explained in detail what awaits the state and every
citizen upon membership to that body.

Armenia will soon join the Eurasian Economic Union, whereas the
citizens of Armenia still do not know what is awaiting them there.

Meanwhile, after membership a lot of decisions on Armenia will be
made upon the consent of other states, including Russia, Kazakhstan
and Belarus.

There is not a single word about what part of sovereignty of Armenia
will be ceded to the supranational body and decisions on what issues
will be made collegially.

Interestingly, the citizens, the UK ambassador, maybe other diplomats
and subjects dealing with Armenia want to get the answer to this
question but the political subjects of Armenia do not seem to be
interested to know.

The Armenian government may have answered this question had it known
the answer. This does not mean that Yerevan does not know what is
awaiting us in the Eurasian Economic Union. However, knowing what
is awaiting us there is one thing and participating in shaping
expectations and decisions is another thing.

Perhaps, this is what the UK ambassador thinks when she wonders
what the duties of Armenia are going to be. In other words, will
Armenia have the authority and ability to make decisions within the
Eurasian Economic Union or will it be a so-called quorum for Russia,
expecting that Russia will conduct a milder policy on Armenia within
the Eurasian Economic Union?

Because if Armenia is capable of an independent policy, it may aspire
to the role of a focal point for contacts with the EEU. Recently
Commissioner Stefan Fule has spoken about the need for contacts. In
fact, the UK ambassador is hinting this. Katie Leach says they will
wait until the duties of Armenia are finalized and are ready for
economic cooperation.

http://www.lragir.am/index/eng/0/comments/view/32992#sthash.PxSy1YZr.dpuf

Le Catholicos De Tous Les Armeniens Recoit Des Pelerins Catholiques

LE CATHOLICOS DE TOUS LES ARMENIENS RECOIT DES PELERINS CATHOLIQUES D’ITALIE

ARMENIE

Le 6 Septembre, Sa Saintete Karekine II, Patriarche supreme et
Catholicos de tous les Armeniens ; a recu un groupe de pèlerins
catholiques conduits par le cardinal Angelo Bagnasco, archeveque de
Genes, Ils se sont rencontres dans la bibliothèque Vatche et Tamar
Manoukian du Saint Siège d’Etchmiadzine.

Se felicitant de la visite des pèlerins, le Catholicos armenien a
d’abord rappele l’importance de faire des pèlerinages en Armenie par
les differentes communautes et les organisations des Eglises soeurs.

Sa Saintete a parle du chemin admirable du peuple armenien, en notant
avec satisfaction l’importante mission et le rôle du christianisme
dans la formation de l’identite de la nation armenienne. Il a note
qu’en raison de la puissance de la foi chretienne, le peuple armenien
a surmonte toutes les calamites et aujourd’hui a cree la vie dans un
Etat independant.

Lors de la reunion, le Catholicos de tous les Armeniens a reflechi sur
la cooperation fructueuse entre les Eglises soeurs et la Sainte Eglise
apostolique armenienne, qui est marque par la chaleur fraternelle et
diverses initiatives de salut des âmes.

Le Cardinal Bagnasco a exprime sa gratitude a Sa Saintete, sur la
possibilite de visiter le centre spirituel de tous les Armeniens.

A l’issue de la reunion, Sa Saintete a souleve ses prières a Dieu
Tout-Puissant, demandant que par la grâce du Tout-Puissant, l’Eglise du
Christ supporte sans cesse, et avec un esprit fraternel et grâce aux
efforts combines, les defis de la vie. Il a prie pour que l’humanite
vive dans la paix et le bonheur dans un monde meilleur et plus beau.

mardi 16 septembre 2014, Stephane (c)armenews.com

Iravunk: Disagreements Mount Between Hakobyan And Postanjyan

IRAVUNK: DISAGREEMENTS MOUNT BETWEEN HAKOBYAN AND POSTANJYAN

11:52 16/09/2014 >> DAILY PRESS

Citing its sources, Iravunk writes that Heritage parliamentary faction
head Ruben Hakobyan and Zaruhi Postanjyan, who has recently returned
from the United States, have rather complicated relations.

“Postanjyan constantly creates awkward situations, slamming the four
non-government factions, as well as states that the party should
oppose to the constitutional reforms, but Ruben Hakobyan is committed
to more constructive approaches,” writes the newspaper.

Source: Panorama.am

Pros And Cons – Armenian Parliament Factions’ Visions For Constituti

PROS AND CONS – ARMENIAN PARLIAMENT FACTIONS’ VISIONS FOR CONSTITUTIONAL REFORM

YEREVAN, September 16. /ARKA/. A constitutional reform is being
currently elaborated in Armenia. The final document is not ready
yet; even then it has already given rise to heated discussions,
particularly on transfer to parliamentary system. All six parliament
factions presented their vision for the reform at a briefing on Friday.

Background: Under a decree of the Armenian president of September 4,
2013, a professional commission was set up to develop a constitutional
reform.

The president is expected to sign the reform concept in October. The
draft reform package should be submitted within ten months after the
concept is approved by the president.

Armenia’s president Serzh Sargsyan made a statement saying he would
not run for president anymore. He also said he would not run for
premier’s office either if the parliamentary system is picked.

According to Sargsyan, the current system is most acceptable for
Armenia in this stage.

Off-power coalition – There is no constitutional crisis today Head
of Heritage faction Ruben Hakobyan said on Friday the constitutional
reform is a priority to the Armenian authorities.

“In fact, there is no constitutional crisis leading to need for such
hasty changes, but there is a political crisis the leadership wants to
divert population’s attention from through a constitutional reform”,
Hakobyan said Hakobyan expressed hope the four off-power parties will
reach consensus on the reform issue.

Secretary of the Armenian Revolutionary Federation Dashnaktsutiun
faction Aghvan Vardanyan said the current constitution provides room
for reproduction of power, hence reforms are needed to prevent it
in the future and to reduce personal factors that influence decision
making.

Head of the Armenian National Congress faction Levon Zurabyan refrained
to comment on the upcoming reform and said his party’s position is
well known.

“I want to mention only that the authorities will not be able to sow
discord within the off-power coalition using disagreements on the
constitutional reform”, Zurabyan said.

Member of Prosperous Armenia party Vahe Hovhannisyan said the changes
proposed do not fill in the gaps in the current constitution and
reminded that the authorities were against the parliamentary system
at the time.

Under the current “neither peace, nor war” conditions it is necessary
to maintain the presidential or semi-presidential governance to ensure
prompt and efficient response if a military conflict is unleashed,
Hovhannisyan said. Yet, he said, the party refrains from detailed
comments before the proposed changes are clear.

Cautious approach preferred Head of Orinats Yerkir faction Heghine
Bisharyan, in her turn, said the faction is not rushing into comments
on the upcoming reform.

“We are not familiar with the content of the reform and wait for
discussions to give our conclusion afterwards”, she said.

The faction members believe the constitutional reform discussions are
premature due to other more serious pending problems in the country.

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Les dirigeants des partis de l’opposition discutent d’une manifestat

ARMENIE
Les dirigeants des partis de l’opposition discutent d’une manifestation commune

Le Chef du Congrès national Arménien (ANC), Levon Ter-Petrossian et le
magnat Gagik Tsarukyan, qui dirige le parti “non gouvernemental”
Arménie prospère (PAP), se sont réunis mardi pour discuter des
préparatifs pour un rassemblement commun dans lequel deux autres
factions minoritaires devraient également participer.

Dans une déclaration conjointe l’ANC et le PAP ont déclaré que lors de
la réunion Ter-Petrossian et Tsarukyan ont réaffirmé leur opposition
aux modifications constitutionnelles proposées par le gouvernement.