Haut-Karabakh : Moscou Poursuivra Ses Efforts De Mediation

HAUT-KARABAKH : MOSCOU POURSUIVRA SES EFFORTS DE MEDIATION
par Stephane

armenews
mercredi3 novembre 2010
KARABAGH

Moscou qualifie de positive la recente rencontre entre les presidents
russe, azerbaïdjanais et armenien a Astrakhan (sud de la Russie) et
entend poursuivre ses efforts de règlement du conflit du Haut-Karabakh,
a annonce aux journalistes une source au Kremlin.

“Ces efforts seront poursuivis car il s’agit de la stabilite dans
le Caucase et du retour a la normale des relations entre les voisins
très proches – l’Armenie et l’Azerbaïdjan”, a indique la source.

La rencontre d’Astrakhan est deja la 7ème entre les presidents
russe, Dmitri Medvedev, azerbaïdjanais, Ilham Aliev, et armenien,
Serge Sargsian, Moscou s’assignant pour tâche de “rapprocher Bakou
et Erevan”.

Le conflit du Haut-Karabakh a eclate en fevrier 1988, lorsque cette
region autonome principalement peuplee d’Armeniens a annonce son
intention de se separer de l’Azerbaïdjan. En septembre 1991, les
autorites regionales ont proclame la creation de la Republique du
Haut-Karabakh avec Stepanakert pour capitale.

En reponse, Bakou a annule l’autonomie de la region, declenchant des
hostilites entre l’armee azerbaïdjanaise et les formations armeniennes
du Haut-Karabakh soutenues par Erevan et la diaspora armenienne.

Le conflit s’est poursuivi jusqu’a l’entree en vigueur d’une treve
entre les belligerants le 12 mai 1994. L’Azerbaïdjan a perdu le
contrôle du Haut-Karabakh et de sept districts.

Des negociations sur le règlement du conflit sont menees depuis 1992
dans le cadre du Groupe de Minsk de l’Organisation pour la securite
et la cooperation en Europe (OSCE) copreside par les Etats-Unis,
la France et la Russie.

From: A. Papazian

La Turquie Se Felicite De L’accord Entre L’Azerbaïdjan Et L’Armenie

LA TURQUIE SE FELICITE DE L’ACCORD ENTRE L’AZERBAÏDJAN ET L’ARMENIE SUR PLUSIEURS QUESTIONS
par Stephane

armenews
mercredi3 novembre 2010
TURQUIE

La Turquie s’est felicitee de l’accord entre l’Azerbaïdjan et l’Armenie
sur plusieurs questions pendant une reunion organisee par le President
russe Dmitry Medvedev.

Le Ministère turc des Affaires etrangères a dit dans une declaration
dimanche, “nous felicitons les leaders azeri et armenien qui sont
tombes d’accord sur plusieurs questions humanitaires pendant un sommet
accueilli par le President russe Medvedev.”

“La Turquie espère que le Sommet d’Astrakhan fera des contributions
positives au processus de solution en ajoutant un elan aux efforts pour
resoudre la discussion sur le Haut Karabakh. Nous souhaitons aussi
que les pas devant etre pris sur les questions humanitaires soient
soutenus avec des initiatives concrètes. La Turquie est determinee
pour entièrement soutenir les initiatives qui serviront a la creation
d’une base pour un compromis entre les parties” a ajoute le Ministère.

From: A. Papazian

Un Soldat Armenien Tue Par Les Azeris

UN SOLDAT ARMENIEN TUE PAR LES AZERIS
par Stephane

armenews
mercredi3 novembre 2010
KARABAGH

Selon l’armee de defense de la republique du Nagorno Karabagh le 26
octobre a 16h45 Harout Krikoryan 20 ans a ete tue par une balle sur
la ligne de contact entre l’Armenie et l’Azerbaïdjan.

Le Ministère arenien de la Defense Nationale a condamne l’attaque,
ajoutant que l’incident vise a destabiliser la situation.

Le Ministère armenien, dans un communique de presse, a dit que la
partie azerie est entièrement responsable des consequences de tels
incidents et a exprime ses condoleances a la famille de Krikoryan.

Au debut du mois, le 14 octobre, un sniper azeri avait tue la vie de
conscrit de 22 ans Vitali Igityan.

From: A. Papazian

Le Corps Du Berger Armenien " Toujours Detenu Par L’Azerbaïdjan "

LE CORPS DU BERGER ARMENIEN ” TOUJOURS DETENU PAR L’AZERBAÏDJAN ”
par Stephane

armenews
mercredi3 novembre 2010
AZERBAIDJAN

Le corps d’un prisonnier armenien qui est mort dans des circonstances
litigieuses en Azerbaidjan au debut de ce mois n’a pas encore ete
transmis a l’Armenie selon le gouvernement armenien.

L’homme, Manvel Saribekian, a ete retrouve pendu dans sa cellule le 5
octobre presque un mois après son arrestation dans des circonstances
discutees par les deux parties.

S’engageant a examiner la cause du decès, les autorites azeries ont
pretendu que ” le saboteur ” de 20 ans s’est suicide et n’avait aucune
trace de violence sur son corps.

Les autorites armeniennes ont ecarte ces affirmations disant qu’il
a ete torture a la mort ou ” pousse au suicide “. Elles precisent
aussi que Saribekian etait un civil d’un village frontalier armenien
qui a accidentellement devie en territoire azeri.

Armen Gabrielian, membre d’un groupe de travail du gouvernement
armenien traitant des questions de prisonniers, d’otages et de
disparus, a dit dans une interview a RFE/RL que jusqu’a present la
partie azerie n’a pas donne au Comite International de la Croix-Rouge
(CICR) le moindre certificat confirmant la mort de Saribekian.

Gabrielian dit qu’un tel comportement constitue ” une violation brute
” de la loi internationale humanitaire.

Il a aussi pretendu que la partie azerie refuse categoriquement
d’avoir des negociations directes avec la partie armenienne quant au
retour du corps de Saribekian, tandis que le bureau du CICR a Bakou,
qui est un mediateur entre les parties ” a des problèmes “.

” Les autorites azeries lèvent des obstacles pour les employes de
l’organisation internationale et empechent leur travail ” a dit
Gabrielian, rappelant qu’avant la mort de Saribekian l’Azerbaïdjan,
n’avait pas permis aux membres de la Croix-Rouge de rendre visite au
prisonnier armenien.

En attendant, l’Azerbaïdjan maintient que l’Armenie n’a pas encore
rendu le corps d’un soldat azeri tue en juin lors d’une attaque
au Karabakh.

Le soldat, Mubariz Ibrahimov, est mort avec quatre militaires armeniens
dans ce que la partie armenienne affirme avoir ete une attaque des
Azeris sur un avant-poste du Karabakh.

From: A. Papazian

L’Armenie, L’un Des 55 Pays Les Plus Corrompus Du Monde

L’ARMENIE, L’UN DES 55 PAYS LES PLUS CORROMPUS DU MONDE
par Marion

armenews
mercredi3 novembre 2010

L’ONG Transparency International fait etat d’une nouvelle augmentation
de la corruption du gouvernement armenien, en le classant parmi les
55 pays les plus corrompus du monde.

Sur 178 nations, l’Armenie, l’Erythree, Madagascar et le Niger
partagent la 123e position selon l’Index des perceptions de la
corruption (IPC) de l’ONG. L’Armenie etait au 120e rang l’annee
dernière.

L’enquete de 2010 a attribue a l’Armenie un score de 2,6 sur une
echelle de 10 points, zero indiquant un degre extremement eleve de
corruption. Le pays avait obtenu 2,7 points en 2009.

Varuzhan Hoktanian, a la tete de la section armenienne de Transparency
International, a declare que l’Armenie connaît une regression lente
sur cette question.

” Et cela concerne aussi bien la corruption administrative que
politique. Nous ne pouvons pas parler de depravation. Mais nous ne
pouvons certainement pas dire qu’il y a eu des progrès. Au fil des
ans, nous pouvons simplement constater qu’il existe une situation de
stagnation avec une tendance a la baisse. ”

Selon Hoktanian, chaque fois qu’un pays obtient une note de inferieur
a 3, cela signifie que ce pays fonctionne selon ” une corruption
systemique “.

Vahagn Khachatrian, membre du Congrès national armenien (HAK), estime
que ” toutes les sphères de l’Armenie sont corrompues “. Il affirme
en outre que les mesures anti-corruption en Armenie ne debouchent
sur aucun resultat.

” Ces mesures sont prises par des gens qui sont eux-memes corrompus
“,a affirme Khachatrian a RFE / RL, mardi 26 octobre.

Le gouvernement armenien a, quant a lui, assure qu’il a intensifie
sa lutte contre la corruption ces dernières annees.

L’assistant du president armenien, Gevorg Kostanian, egalement a la
tete de la commission de suivi sur la mise en ~uvre de la strategie
anti-corruption en Armenie, estime que les mesures anti-corruption
en Armenie en 2009-2010 etaient de ” nature plus moderne “.

Le classement 2010 de l’ONG, a attribue la 134e et la 146e position
a l’Azerbaïdjan et l’Iran. Les deux autres voisins de l’Armenie,
la Turquie et la Georgie, sont en revanche en avance sur elle,
respectivement au 56e et 68e rang.

Le Danemark, la Nouvelle-Zelande et Singapour sont consideres comme
les pays les moins corrompus, tandis que la Somalie est percue comme
le plus corrompu.

From: A. Papazian

Barak OBAMA Perd La Chambre Des Representants

BARAK OBAMA PERD LA CHAMBRE DES REPRESENTANTS
par Jean Eckian

armenews
mercredi3 novembre 2010
USA

Selon les dernières estimations relevees, 241 sièges reviendraient
aux Republicains, alors que les Democrates, avec 216 elus perdent
63 sièges.

Six sièges sont egalement perdus au Senat, mais le president conserve
la majorite democrate.

Barak Obama a felicite John A.Boehner (R-Ohio) qui remplacera Nancy
Pelosi au mois de janvier a la presidence de la Chambre.

Il s’est dit “impatient de travailler avec lui et les republicains
et trouver un terrain commun d’entente pour faire avancer le pays et
faire avancer les choses pour le peuple americain ”

From: A. Papazian

Politique De La Turquie Envers L’Armenie

POLITIQUE DE LA TURQUIE ENVERS L’ARMENIE
par Jean Eckian

armenews
mercredi3 novembre 2010

ANALYSE

securite energetique dans le Sud caucase

Sur fond d’economie regionale et globale, Hagop Chakrian fait
une analyse approfondie du contexte politique international dans
lequel est plongee la Republique d’Armenie depuis 1991, et plus
particulièrement depuis mars 2008. Il se distingue par une vision
positive et prometteuse de l’avenir.

GB

POLITIQUE DE LA TURQUIE VIS A VIS DE L’ARMENIE ET SECURITE DES
APPROVISIONNEMENTS EN ENERGIE DANS LE SUD CAUCASE

Le rapprochement Armenie-Turquie est important non seulement pour le
developpement de solutions energetiques alternatives dans la region,
mais aussi pour l’instauration de la paix et de la stabilite dans le
Caucase. Les Etats-Unis, dans le contexte de la politique d’Obama
tendant a encourager le dialogue plutôt que la confrontation,
a encourage la Turquie a rompre avec sa politique d’isolement de
l’Armenie. L’Ouest est a present convaincu que l’Azerbaïdjan ne peut
pas constituer une alternative a la Russie pour les approvisionnements
de gaz naturel. L’une des raisons de cet etat de fait est la faiblesse
de la production de l’Azerbaïdjan en volume ; une autre est dans
l’instabilite de cette voie de communication, comme l’a montre une
fois de plus, en août 2008, la “Guerre d’Ossetie du Sud”.

Hagop Chakrian*

Depuis 1991, la politique etrangère turque est allee a l’encontre des
tentatives de la diplomatie armenienne pour normaliser les relations
avec la Turquie. L’obstacle principal est l’attitude de la Turquie
mettant des prealables a la normalisation ( i.e. l’Armenie doit
s’interdire de demander la reconnaissance du Genocide Armenien,
et doit reconnaître le Karabagh comme une partie inseparable de
l’Azerbaïdjan), ce qui est incompatible avec les principes fondamentaux
des relations internationales. De ce fait, des tentatives bilaterales
de normalisation ont abouti a une impasse. La necessite de sortir
de cette impasse a donne aux acteurs internationaux une occasion
d’intervenir dans le processus de normalisation armeno-turc.

Cependant, l’implication des Etats-Unis, de l’Union Europeenne, et
de la Russie dans cette question a inevitablement place l’Armenie et
la Turquie au centre de la competition engagee que ces puissances
pour accroître leur influence dans le Sud-Caucase. En consequence,
les parties armenienne et turque ont finalement accepte un processus
de normalisation avec lequel ni l’une ni l’autre ne se sentait bien.

La Guerre d’Ossetie du Sud d’août 2008 a change l’equilibre des forces
dans le Sud-Caucase et serieusement tendu la rivalite evoquee[1]. En
apparence, c’etait une confrontation Russie-Georgie, mais il est plus
juste d’y voir la reponse de la Russie a l’assistance de l’Ouest a la
Georgie, qui a eu pour effet la reconnaissance de l’independance de
l’Abkhazie et de l’Ossetie du Sud. Les retombees de ce conflit ont
conduit a une influence militaire et politique sans precedent de la
Russie dans le Sud Caucase. La politique des USA au Sud-Caucase est
sur le point d’echouer du fait du comportement de la Russie. La Georgie
est paralysee et n’est plus un partenaire fiable des Etats-Unis.

La situation d’après le conflit rend moins sûres les voies de transit
de l’energie passant par le territoire de la Georgie. L’Ouest
est a present convaincu que l’Azerbaïdjan ne peut pas constituer
une alternative a la Russie comme source de gaz naturel. Le faible
volume de sa production en est l’une des raisons. L’autre raison est
l’instabilite de la voie de transit, revelee une fois encore par la ”
Guerre d’Ossetie du Sud” d’août 2008. Ce qui complique encore plus le
problème, c’est la tendance de l’Azerbaïdjan de changer d’allegeance
alors meme que les evenements se deroulent. Il etait pro-Ouest pendant
la presidence d’Abulfaz Elchibey, pro-Russie du temps d’Haydar Aliyev,
puis ensuite encore pro-Ouest sous Ilham Aliyev, qui a immediatement
cherche a resserrer ses liens avec la Russie a la suite du conflit
d’Ossetie du Sud.

De tels evenements remettent en question le projet politique des
Etats-Unis d’utiliser la Georgie comme un corridor de transit pour les
marches internationaux d’hydrocarbures de l’Azerbaïdjan[2], tout comme
son emploi comme base de contrôle strategique de la region importante
des bassins de la Mer Noire et de la Mer Caspienne. En consequence,
dans sa rivalite avec les Etats-Unis, a acquis plus d’influence dans
le Sud-Caucase. En outre, la consistance de l’Armenie comme alliee
s’est accrue a la fois pour les USA et la Russie.

L’indispensable retablissement des USA dans le Sud-Caucase les
a conduits a redoubler d’efforts pour resserrer ses liens avec
l’Armenie. Une indication de ces efforts est dans les dernières phases
du processus de normalisation armeno-turc, qui comportait dans ses
dispositions les discussions sur la reouverture de a frontière entre
les deux pays. Sous cet eclairage, les developpements indiquant un
rechauffement des relations armeno-turques sont moins surprenants,
comme par exemple l’annonce du premier ministre turc sur la mise
en place d’une “Plateforme De Stabilite et de Cooperation dans le
Caucase”, un plan qui prevoyait une visite d’Abdullah Gul a Erevan,
la signature des Protocoles Armeno-Turcs en Suisse et une visite en
retour du President Armenien Serge Sarkissian en Turquie[3].

Ces avancees qui ont ete certainement influencees par la nouvelle
situation apparue dans la region avaient pour motivation : La
politique du President des Etats Unis Obama visait a relâcher les
tensions militaires au Moyen-Orient ; Les encouragements des USA
a la Turquie, un element de sa politique de dialogue avec le monde
musulman, pour travailler activement a l’etablissement de la paix et
de la stabilite dans la region ; L’echec de la politique de la Turquie
envers l’Armenie poursuivie depuis 1991 ; L’incompatibilite du nouveau
rôle de la Turquie avec sa politique d’isolement de l’Armenie dans ses
initiatives regionales et les projets concernant l’energie. L’impulsion
donnee a la reconciliation armeno-turque l’a fait sortir du cadre des
relations bilaterales entre les deux pays. Elle a eu des effets sur la
rivalite des Etats-Unis, de l’Europe et de la Russie au Sud-Caucase
et influe sur leur politique regionale respective ; elle a concerne
les questions de securite des approvisionnements et les projets
de transport de l’energie. Tous ces facteurs ont fait de cette
“reconciliation” une question de grande importance regionale.

Etant concernees par ce processus plus etendu, la Georgie paraît vouee
a reconsiderer ses positions par rapport a l’Armenie, l’Azerbaïdjan
et la Turquie ; et la Turquie, qu’elle le veuille ou non, devra
reconsiderer ses positions par rapport a l’Azerbaïdjan. Bien
evidemment, si la Turquie attache plus d’importance a ses relations
avec l’Armenie, la propension a menacer l’Armenie de l’Azerbaïdjan-
avec le support inconditionnel de la Turquie- en sera considerablement
affectee.

Sans doute, la portee regionale de la “reconciliation” armeno-turque a
contribue au regain d’interet montre par les USA et l’Union Europeenne
et aussi de la Russie, motives seulement par la volonte de ne pas
en etre ecartes. Il semble qu’Ankara ait pris en consideration
les interets internationaux decoulant du processus regional de
“reconciliation” des deux pays, qui ont ete les principaux catalyseurs
du processus. Il fallait donc que la Turquie demontre son engagement
dans les protocoles sur l’etablissement de relations diplomatiques
et d’autres relations avec l’Armenie. Les prealables avances par la
Turquie sur le Karabagh et les questions du Genocide ont rencontre plus
de resistance qu’elle ne l’anticipait. Le processus de reconciliation
armeno-turc est donc revenu a son point de depart.

Ce retour en arrière s’est traduit par une tension accrue dans le Sud
Caucase, qui comportait deja des sources graves de conflit. Toute
aggravation des tensions dans le Sud Caucase devrait inquieter non
seulement la Turquie, l’Azerbaïdjan et la Georgie, mais aussi les
acteurs internationaux qui ont beaucoup investi dans les projets
energetiques ; en particulier les oleoducs Bakou-Tbilissi-Ceyhan,
Bakou- Erzeroum et Bakou-Supra, qui longent les frontières du Karabagh
et la region georgienne du Djavakhk peuplee d’Armeniens et provoquent
des tensions en Azerbaïdjan, en Georgie et en Turquie. Au premier
abord, il semble que l’Armenie ait ete ecartee des projets energetiques
regionaux. Mais en fait, elle possède des ressources qui pourraient
en faire un acteur important. Comme pays de transit, l’Armenie est
une alternative valable a la Georgie. De plus, l’Armenie developpe
plusieurs projets en cooperation avec la Republique Islamique d’Iran,
tel qu’une centrale hydroelectrique en construction sur l’Araxe,
et l’oleoduc irano-armenien.

Par le developpement de ces projets, l’Armenie recevra plus
d’electricite et des hydrocarbures au prix du marche international.

Elle deviendra en outre un pays de transit reliant les ports du
Golfe Persique avec la Mer Noire avec ses systèmes ferroviaire et
autoroutier. Par consequent, meme ecarte des projets energetiques
concus par la Turquie et l’Ouest, elle n’a pas ete totalement
marginalisee. De plus, pour l’Armenie, l’Iran est un partenaire
preferable a la Turquie dans la mesure où l’Iran est un producteur
majeur de petrole et de gaz, contrairement au second qui n’est
qu’un pays de transit. En l’absence de relations normalisees avec
la Turquie, l’Armenie est abandonnee sans autre alternative que de
s’arrimer avec la Russie et attendre l’amelioration des relations
entre les USA et l’Iran.

Hagop Chakrian

*Hagop Chakrian est Analyste Politique pour le quotidien armenien Azg.

Il est aussi expert pour la Fondation de Developpement Durable en
Milieu Urbain.

From: A. Papazian

L’activite Professionnelle Des Deputes En Debat

L’ACTIVITE PROFESSIONNELLE DES DEPUTES EN DEBAT
par Marion

armenews
mercredi3 novembre 2010
Armenie

Davit Harutiunian, president de la commission parlementaire des
Affaires juridiques et membre du Parti republicain (HHK), est a
l’origine d’une proposition de loi visant a limiter les activites
professionnelles annexes des deputes contraires a la legislation
armenienne.

La Constitution armenienne stipule que les deputes ne peuvent pas avoir
une activite professionnelle remuneree autre que de nature scientifique
et creative, durant leur mandat de cinq ans. L’un des amendements
apportes a la Constitution en 2005, leur interdit explicitement toute
” activite entrepreneuriale “. Cet amendement etait cense reduire la
presence d’hommes d’affaires au sein du Parlement.

Toutefois, le nombre de personnes fortunees qui occupent des sièges
parlementaires n’a cesse d’augmenter. La plupart d’entre eux assiste
rarement aux seances du Parlement et continuent a gerer leurs affaires.

” La Constitution prevoit que le travail legislatif doit etre la
principale occupation des deputes “, rappelle Davit Harutiunian a RFE /
RL, lundi 1er novembre.

Harutiunian, qui beneficierait lui-meme de revenus commerciaux, a
declare que le problème peut etre resolu par la mise en place d’une
” commission deontologique “, dont le Parlement ne dispose pas a
l’heure actuelle. Il a redige et diffuse auprès des legislateurs un
projet de texte juridique pour la creation de cette commission.

L’organisme serait habilite a demander au Parlement de revoquer les
mandats des deputes directement impliques dans le monde des affaires.

Le texte propose prevoirait egalement des sanctions en cas de conflits
d’interets.

” Il existe des pays où… dans le cas d’un conflit d’interets, un
depute n’a pas le droit de prendre part au vote “, a compare l’ancien
ministre de la Justice, en rappelant que la loi armenienne ne prevoit
pour l’heure aucune mesure en ce sens.

Le HHK, n’a pas encore formule sa position sur la question. Le
parti Armenie prospère (BHK), qui fait partie de la coalition
gouvernementale, a indique, lundi 1er novembre, qu’il s’opposerait
probablement a l’initiative legislative. A sa tete, Gagik Tsarukian
est l’un des hommes d’affaires les plus riches d’Armenie.

L’initiative du depute est soutenue par les deux partis d’opposition
representes au Parlement. ” Nous nous felicitons de la creation d’une
telle commission, a accueilli Vahan Hovannisian, chef de file de la
Federation revolutionnaire armenienne. Mais nous savons aussi qu’il
y aura de très longs debats sur cette question. ”

Stepan Safarian, depute du parti Heritage (Zharangutyun), a declare que
le groupe d’opposition soutiendra la proposition de loi seulement si
elle propose une ” definition claire ” de l’activite entrepreneuriale.

From: A. Papazian

Raffi Hovannisian To Keynote AGBU Event

RAFFI HOVANNISIAN TO KEYNOTE AGBU EVENT

Asbarez
Tuesday, November 2nd, 2010
PASADENA

The AGBU Asbeds will present an evening with Armenian Parliamentarian
Raffi Hovannisian, as part of the group’s annual program entitled
“An Evening with a Statesman.”

The first Foreign Minister of the Republic of Armenia, Hovannissian,
will be making a special appearance at the AGBU Manoogian-Demirdjian
School on November 4 at 8 p.m. at the invitation of the AGBU Asbeds.

The presentation is entitled “Armenia, Between East and West: The
Challenges of Democracy, Sovereignty and National Interest.”

A question and answer session will follow the presentation. Admission
is free and a reception will follow the event.

Hovanissian is a graduate of UCLA, Georgetown University Law Center,
and the Fletcher School of Law and Diplomacy at Tufts University.

Among his many distinctions, Hovannisian is the founder and leader
of the Heritage political party in Armenia, founder of the Armenian
Bar Association and the founding director of the Armenian Center for
National and International studies in Yerevan.

Sponsors of the AGBU Asbeds Circle will receive an autographed copy
of Garin Hovannisian’s (Raffi’s son’s) new book titled “Family
of Shadows.” To become a member of the Asbeds Circle for this event,
please contact the A.G.B.U. office in Pasadena at (626) 794-7942.

From: A. Papazian

Turkey’s Enemy

TURKEY’S ENEMY
by Yuri Simonjan

WPS Agency
Nezavisimaya Gazeta
November 2, 2010 Tuesday
Russia

TURKEY ASPIRES TO STATUS OF REGIONAL LEADER IN THE SOUTH CAUCASUS;
Turkey is strengthening its positions in the South Caucasus.

The National Security Council of Turkey amended the National Security
Concept for the following five-year period. Armenia and Georgia were
removed from the list of foreign states that pose a threat to Turkey,
and so were Iran, Syria, and Bulgaria. Israel on the other hand,
was put on the list. Commentators expected withdrawal of Russia
from the list of potential threats to Turkey, but their expectations
were frustrated.

Professor Aleksei Malashenko of the Carnegie Moscow Center called
changes on the list of potential threats to Turkey quite predictable
and adequate to the geopolitical situation.

“All cordiality of the Russian-Turkish relations notwithstanding,
Turkey is going to remain Russia’s rival. Growth of Ankara’s influence
with the South Caucasus – and this influence has been growing, you
know – is going to foment discord. I’m not talking Nagorno-Karabakh
alone, or gas. It will be discord in general over everything. Turkey
is Russia’s match, and Russia had better learn to live with it,”
said Malashenko.

That Georgia is no longer perceived as an enemy of Turkey is logical
indeed. Georgian State Minister for Reintegration and Deputy Premier
Temur Yakobashvili welcomed the news from Ankara and called it an
expected development.

The situation with Armenia is more complicated. There are no diplomatic
relations between Yerevan and Ankara. Moreover, Armenian military
doctrine plainly calls Turkey a potential threat (this nuance earned
Yerevan admonition from NATO specialists in 2008 when this document
was examined by international experts). Will changes in the Turkish
National Strategy effectuate an appropriate amendment of Armenian
guideline documents? It is iffy.

A source within the Armenian Foreign Ministry said that there was no
use expecting any changes from Yerevan as long as Turkey continued its
anti-Armenian policy in international affairs and refused to ratify
the Swiss protocols on normalization of bilateral relations. “All
these changes we are talking about are Ankara’s domestic affair. We
are looking at the actual state of affairs which regrettably differs
from the cordiality Turkey is proclaiming,” said the diplomat.

Amendment of the Turkish “red list” is an element of this country’s
policy in the region. Turkey aspires to the status of regional leader
in the South Caucasus. Hence its slogan “Zero problems with neighbors”
and its ambitions.

Ruben Safrastjan, Director of the Institute of Oriental Studies
of the Armenian Academy of Sciences, called the latest developments
“logical”. “If foreign political doctrine of Armenia is any indication,
this country poses no threats to anybody. It does not intend to attack
anyone… or even to threaten anyone. Turkey knows it. Back in the
1990s Turkish generals themselves emphasized that Russia was the
only country with the potential to jeopardize interests of Ankara in
this region. It follows that removal of Armenia from the red list or
whatever it is was but a smart PR stunt. Whether Armenia is on the
red list or not, nothing is going to change in the relations between
Yerevan and Ankara. Turkey keeps applying pressure to Armenia in the
matter of Karabakh and refuses to acknowledge the Armenian genocide
in the Ottoman Empire.”

Another source in Yerevan (a former senior officer of the Armenian
Defense Ministry) commented that had everything been fine and dandy
in the relations with Turkey, Armenia would not have extended the
military base treaty with Russia.

Said Academy of Geopolitical Problems President Colonel General Leonid
Ivashov, “Consider what Ankara is doing. It removes Armenia from the
list of potential enemies but leaves Russia there. It smacks of an
attempt to drive a wedge between strategic partners and strengthen
Turkey’s own positions in the South Caucasus…. Russia’s hesitancy
on its own southern borders offers its neighbors these opportunities.

Seeing Russia’s hesitancy, its allies grow uncertain.”

Said Ivashov, “And do not forget that Turkey is a NATO country. I
suspect that the United States applied pressure to Ankara to have it
leave Russia on the list of potential enemies. I reckon that some kind
of deal was made. Turkey was permitted to put Israel on the list of
potential enemies (and Turkish society does regard Israel as an enemy)
but only on the condition that Russia remained on the list too.”

Ivashov added that Russia and Turkey remained rivals in the South
Caucasus, and that the Russian-Israeli military cooperation agreement
signed on September 6 must have also played its part in Ankara’s
decision.

Ivashov suggested that Russia might be removed from the list of
Turkey’s potential enemies in the next revision of the Strategic
Security Concept five years from now. “Turkey is in a transition
period at this point. It is kept in NATO but barred from the European
Union. Turkey indicated a turn to the Islamic world of which it is
not a member. It needs partners,” said Ivashov.

[translated from Russian]

From: A. Papazian