L’artiste d’Arménie sur les traces de son grand-père

REVUE DE PRESSE
L’artiste d’Arménie sur les traces de son grand-père

Le céramiste David Ohannessian a fait quelques décors de l’hôtel
Macassar. Sa petite-fille est venue les contempler.

Marie-Christine et Michel Damagnez, de l’association Les Amis du Vieux
Corbie ont reçu l’artiste Sato Moughalian venue découvrir au Macassar,
une oeuvre remarquable de son grand-père, le grand céramiste David
Ohannessian.

Cette flûtiste réputée, d’origine arménienne, et créatrice du groupe
musical newyorkais « Perspective ensemble », se produit dans de
nombreux pays et régulièrement en France. Parallèlement à son métier,
elle effectue des recherches sur les travaux de son grand-père : David
Ohannessian, un céramiste qui s’installa pour une grande partie de sa
vie à Jérusalem.

Il a développé et a fait connaître l’art arménien de la céramique en
réalisant de multiples chefs-d’oeuvre dont les décorations du musée
Rockfeller, de la fontaine de l’hôpital Saint-Jean, du mémorial de
l’église écossaise.

Il reçut le grand prix d’honneur lors de l’Exposition coloniale de
Paris en 1931.

Les tuiles de David Ohannessian issues de son atelier « Dome of the
rock tiles » à Jérusalem ont changé le visage de la ville sainte mais
se sont exportées dans le monde entier et même jusque Corbie.

Ainsi après avoir reçu l’aide de Marie-Christine et Michel Damagnez,
Sato est venue à Corbie et a pu admirer le travail artistique réalisé
par son grand-père dans le salon dit marocain du Macassar, maison
située place de la République et appartenant à Ian et Miguel, les
propriétaires actuels de cet hôtel très apprécié.

Ces fresques avaient été commandées par Monsieur et Madame Blottière
après la Première guerre mondiale. On y retrouve les thèmes chers à
David Ohannessian, à savoir les arbres et les fleurs, principalement
des cyprès aux couleurs dominantes de bleu profond, de vert et de
rouge à l’image de la mosquée Rustem Pasha d’Istambul.

Les murs de la pièce sont en effet entièrement recouverts de tuiles
céramiques et représentent à ce jour le seul grand ensemble de seize
panneaux réalisés par l’auteur.

L’émotion de Sato devant l’une des oeuvres de son grand-père mort en
1948, fut palpable. « Je me sens chez moi », a-t-elle confié.

samedi 4 janvier 2014,
Stéphane ©armenews.com

From: A. Papazian

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