Genocide Armenien : Nicolas Sarkozy Inquiet De La Saisine Du Conseil

GENOCIDE ARMENIEN : NICOLAS SARKOZY INQUIET DE LA SAISINE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Le Monde

31 janvier 2012
France

Nicolas Sarkozy a declare mardi aux parlementaires de la majorite
que le recours au Conseil constitutionnel contre le texte penalisant
la negation du genocide armenien “ne [lui] rend pas service”, ont
indique a l’AFP plusieurs senateurs UMP.

Le chef de l’Etat a exprime notamment le risque que si la proposition
de loi etait annulee, il y ait ensuite un recours contre la
penalisation de la negation de la Shoah, selon les memes sources.

Le Conseil constitutionnel a ete saisi mardi 31 janvier de deux recours
deposes contre le texte penalisant la negation du genocide armenien :
l’un, a l’initiative du groupe RDSE (a majorite radicaux de gauche) au
Senat, est signe par 77 senateurs ; l’autre, a l’initiative notamment
des deputes de la Droite populaire Jean-Paul Garraud (UMP, Gironde)
et Jacques Myard (UMP, Yvelines), est signe par 65 deputes.

Or seules 60 signatures sont necessaires pour pouvoir saisir les Sages.

Ces recours suspendent de fait la promulgation de la loi definitivement
adoptee par le Parlement avec un ultime vote du Senat le 23 janvier. 86
senateurs avaient vote contre ce texte et 126 pour.

236 senateurs seulement avaient pris part au vote sur un effectif
global de 347 senateurs (un siège est vacant a la suite d’une
invalidation electorale).

Voir : La carte des circonscriptions des senateurs ayant vote la loi.

Parmi les 77 signatures recueilles au Senat figurent des senateurs
issus de tous les groupes, y compris du PS et de l’UMP, a indique le
president du groupe RDSE, Jacques Mezard. Parmi eux, la vice-presidente
du Senat Bariza Khiari (PS), les deux senateurs socialistes de la
Nièvre Gaëtan Gorce et Didier Boulaud, l’ancien president UMP du
Senat Christian Poncelet et l’ancien president de la commission des
lois Jean-Jacques Hyest, lui aussi UMP.

La quasi-totalite du Rassemblement democratique et social europeen
(RDSE) -dont Jean-Pierre Chevènement et le president du PRG
Jean-Michel Baylet- et du groupe ecologiste -dont son president
Jean-Vincent Place et la presidente de la commission de la Culture
Marie-Christine Blandin- ont egalement appose leur signature au bas de
la saisine. Chez les centristes de l’Union centriste et republicaine
(UCR), on note Jacqueline Gourault (MoDem), presidente de la delegation
aux collectivites, et Jean-Leonce Dupont, vice-president du Senat.

“Je me felicite que les senateurs aient resiste aux pressions. Ce
recours tranchera enfin du sort des lois memorielles”, a reagi
Nathalie Goulet (centriste). “Le texte meconnaît, outre l’article
34 de la Constitution [portant sur le domaine de la loi], plusieurs
principes fondamentaux du droit parmi lesquels ceux des libertes de
communication et d’expression”, ainsi que “de legalite des delits et
des peines”, a argumente Jacques Mezard.

Deux deputes UMP, Eric Straumann et Jean-Philippe Maurer, ont demande
au gouvernement “la mise en ~uvre de la procedure acceleree” afin
que le Conseil constitutionnel puisse statuer dans un delai de sept
jours sur ce recours, qu’ils ont aussi signe.

UN AN DE PRISON ET 45 000 EUROS D’AMENDE

Le vote de la loi avait suscite la colère d’Ankara et brouille les
relations franco-turques. Mardi, l’annonce de la saisine du Conseil
constitutionnel a aussitôt ete saluee par l’ambassade de Turquie a
Paris. “Les relations franco-turques vont se detendre. On risquait
une rupture. Pour le moment, cette rupture a l’air d’avoir ete evitee.

Nous attendons maintenant la decision du Conseil constitutionnel”,
a declare le porte-parole Engin Solakoglu.

Loi sur les genocides : les firmes francaises font profil bas en
Turquie

Lire l’interview de Taner Akcam, historien et sociologue turc :
“La negation du genocide armenien est une industrie”

Deja adoptee par les deputes le 22 decembre, la proposition prevoit
un an de prison et 45 000 euros d’amende en cas de contestation ou
de minimisation de facon outrancière d’un genocide reconnu par la
loi francaise. Deux genocides, celui des juifs pendant la Seconde
Guerre mondiale et celui des Armeniens, sont reconnus, mais seule la
negation du premier etait pour l’instant punie.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/01/31/genocide-armenien-des-senateurs-saisissent-le-conseil-constitutionnel-contre-le-texte_1636740_823448.html

Genocide : Sarkozy Craint Le Recours

GENOCIDE : SARKOZY CRAINT LE RECOURS

Le Figaro

31 janvier 2012
France

Le president Nicolas Sarkozy a declare mardi aux parlementaires
de la majorite que le recours au Conseil constitutionnel contre le
texte penalisant la negation du genocide armenien “ne (lui) rend pas
service”, ont indique plusieurs senateurs UMP.

Le chef de l’Etat a exprime notamment le risque que si la proposition
de loi etait annulee, il y ait ensuite un recours contre la
penalisation de la negation de la Shoah, selon les memes sources.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/31/97001-20120131FILWWW00485-genocide-sarkozy-craint-le-recours.php

France-Turquie: Comment Sarkozy A Cree Un Lobby Turc

FRANCE-TURQUIE: COMMENT SARKOZY A CREE UN LOBBY TURC

L’Express

31 janvier 2012
France

La communaute installee dans l’Hexagone n’a pu bloquer l’adoption de
la loi reprimant la negation des genocides. Mais, si la question des
massacres de 1915 la divise, elle se rassemble autour de la liberte
d’expression. Et s’organise pour, a l’avenir, faire entendre sa voix.

Ils ont perdu la bataille mais, cette fois-ci, ils sont alles au
combat en rangs serres. En 2001, lors du vote de la reconnaissance du
genocide armenien par le Parlement, ils etaient restes cois. En 2006,
lors d’un premier vote par l’Assemblee nationale d’une penalisation
de la negation du genocide armenien de 1915, seule une infime partie
des Turcs de France – ils seraient de 500 000 a 600 000 dans tout
l’Hexagone – etait descendue dans la rue. Six ans plus tard, la
mobilisation est tout autre. Le 21 janvier, deux jours avant l’adoption
par le Senat d’un texte reprimant “la negation ou la minimisation
outrancière” des genocides reconnus par la loi, de 20.000 a 30.000
manifestants, drapeaux frappes du croissant et tricolores meles,
battaient le pave parisien. Du jamais vu. Et l’activisme des consulats
turcs n’explique pas tout. “Cette fois-ci, nos plaies etaient trop
vives, explique Hikmet Turk, un entrepreneur en bâtiment, porte-parole
du Comite de coordination des associations franco-turques a l’origine
de la protestation. Qu’une loi electoraliste bafoue notre liberte
d’expression, nous les Francais d’origine turque, nous ne pouvons le
tolerer.” La liste des griefs est longue. “Pseudo-genocide, question
chypriote, statut des orthodoxes, notre president Nicolas Sarkozy,
qui s’oppose a l’entree de la Turquie dans l’UE: les medias passent
leur temps a dire du mal des Turcs, denonce Ahmet Ogras, un ingenieur
de 40 ans qui anime l’Union des democrates europeens turcs.

Or une nouvelle generation arrive, mieux eduquee, plus active et
consciente de ses droits citoyens.”

Opposes sur la nature des faits, unis sur les principes

Les Turcs de France restent divises sur la qualification des evenements
de 1915. D’ailleurs dans la manifestation du 21, ce point saillant,
au coeur meme de la loi, etait soigneusement ecarte. “C’est aux
historiens de faire la lumière sur ce qui s’est reellement passe,
esquive Hikmet Turk. Mon arrière-grand-père, que j’ai connu, avait une
autre version que celle avancee par les Armeniens.” “Je ne suis pas
competent: laissons les historiens travailler”, rencherit Ahmet Ogras.

Cette loi electoraliste ne va qu’accentuer le communautarisme et le
nationalisme Coordinateur de l’Assemblee citoyenne des originaires
de Turquie (Acort), Umit Metin n’a pas, lui, rejoint le defile parce
que ses organisateurs “collent trop a l’histoire officielle des
evenements de 1915”. Le 30 janvier, l’Acort organisait dans la mairie
du Xe arrondissement de Paris une projection-debat d’un film-hommage
consacre a Hrant Dink, un journaliste armenien de Turquie assassine en
2007 par un ultranationaliste. Au nom du dialogue entre communautes,
ce dernier, dans un entretien a L’Express, avait juge “imbecile” toute
tentative de penaliser la negation du genocide. Ce dialogue serait
desormais “menace par cette loi electoraliste, qui ne va qu’accentuer
le communautarisme et le nationalisme”, a en croire Umit Metin.

Choc des memoires

C’est aussi au nom de la sauvegarde du debat entre Turcs et Armeniens
que le Congrès des etudiants turcs de France a envoye, avant le
vote, une longue lettre aux parlementaires francais les pressant de
repousser un texte qui aboutirait a “pourfendre litteralement le
dialogue long et sinueux amorce depuis quelques annees au sein de
la societe civile en Turquie”. Sur les bords du Bosphore, après des
decennies de silence, le tabou sur les massacres de 1915 a, en effet,
ete leve par les intellectuels et les medias turcs. “Pour nous,
l’Etat turc doit ouvrir le dialogue, plaide Hakki Unal, etudiant
en sciences politiques a Strasbourg et president du Congrès. Mais
cette loi pousse a un choc des memoires et ne va contribuer qu’a
attiser les extremismes au sein des deux communautes. Me traiter de
negationniste, parce que l’Etat turc a voulu effacer des memoires ce
qui s’est passe, n’est pas acceptable.” Les etudiants ont ete decus:
seuls six parlementaires ont pris la peine de leur repondre.

“Dommages pour les deux pays”

Sur la nature des faits survenus en 1915 – genocide ou pas -, la
communaute turque reste donc divisee. Sur la question des principes,
toutefois, elle retrouve une ligne commune afin de denoncer l’atteinte
a la liberte d’expression que constituerait la loi. C’est aussi
le moyen d’eviter que ses prises de position ne soient reduites
a l’expression d’un ghetto communautaire. Sur un grand placard
publicitaire paru, le 21 janvier, dans quelques quotidiens, le
Comite de coordination des associations franco-turques prend ainsi
soin d’elever a un niveau plus general la polemique en mettant en
avant les reticences de nombreux historiens de renom, au premier
rang desquels Pierre Nora, oppose aux “revendications memorielles
de groupes particuliers”. Sans oublier de citer la tribune indignee
de l’ancien president du Conseil constitutionnel, Robert Badinter,
dans Le Monde, ramassee en une formule choc: “Le Parlement francais
n’a pas recu de la Constitution competence pour dire l’Histoire.”

En amont, plus discrètement, les patrons turcs ont, eux aussi, tente
de geler la mecanique legislative. Une delegation de la Tusiad –
le patronat liberal, accoutume a mener une diplomatie parallèle en
Europe – conduite par le president de l’Union des chambres et des
Bourses de Turquie (Tobb), Rifat Hisarciklioglu, s’est rendue a Paris,
en decembre 2011, afin de mettre en garde contre les “dommages pour
les deux pays” que causerait le vote de la loi.

Les Turcs ont plaide auprès de Laurence Parisot, patronne du Medef,
et d’Henri de Castries, president du directoire d’Axa, un des
piliers de l’Institut du Bosphore, une association basee a Paris,
fondee pour defendre aux yeux de l’opinion francaise la cause de la
Turquie europeenne. Sans resultat, a l’evidence.

Meme si certains de ses membres comme les journalistes Alexandre Adler
et Bernard Guetta, ont denonce le texte de loi, “l’Institut n’a pas
souhaite prendre de position collective, explique sa directrice, Serap
Atan. Mais les Turcs de France ont pris conscience avec cet episode
qu’ils ne pouvaient plus rester silencieux sauf a etre stigmatises”.

Le texte bloque par un recours de parlementaires

Une bombe atomique pour l’Elysee qui n’a rien vu venir President
du groupe France-Turquie a l’Assemblee nationale, le depute (UMP)
du Lot-et-Garonne Michel Diefenbacher a bataille jusqu’au bout contre
l’adoption du texte. “Le rôle du Parlement n’est pas de prendre parti
pour une communaute contre l’autre, justifie-t-il. En outre, notre
mission est de favoriser les relations entre nos pays. Or, dans les
deux cas, cette loi aboutit a un effet inverse.” Après l’adoption
du texte par les deux chambres, il n’a pas menage ses efforts,
en parallèle avec les senateurs du groupe RDSE, afin de reunir 60
signatures parmi ses collègues afin de deferer la loi devant le
Conseil constitutionnel.

La manoeuvre a finalement reussi. A la surprise generale, le 31
janvier, le Conseil etait saisi de deux recours, l’un emanant de
65 deputes, l’autre de 77 senateurs. “C’est une bombe atomique pour
l’Elysee qui n’a rien vu venir” declarait le depute UMP Lionel Tardy,
l’un des signataires. Les parlementaires s’associant au recours sont
issus de tous les groupes. Pour la communaute franco-turque, ce coup
de theâtre justifie leur mobilisation. “Bravo Nicolas Sarkozy !

ironise Umit Metin, coordinateur de l’Acort. Il aura tout fait pour
jeter les bases d’un futur lobby turc en France.”

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/france-turquie-comment-sarkozy-a-cree-un-lobby-turc_1077481.html

Europe, Le Projet Contre Nature De La Turquie

EUROPE, LE PROJET CONTRE NATURE DE LA TURQUIE

Le Monde

31 janvier 2012
France

L’adoption par un Senat de gauche de la loi sur le genocide – notamment
armenien – est un cas ponctuel assez remarquable de negation des
frontières partisanes, plutôt rare en France par les temps qui
courent. Mais l’animosite qui preside desormais aux relations
franco-turques, et leurs consequences dommageables previsibles,
possède des racines plus profondes. Elle est aussi vieille que Les
Fourberies de Scapin (“Que diable suis-je alle faire sur cette galère?

“) mais elle est surtout due a l’insistance turque de donner corps
a un projet contre-nature.

Celui de devenir membre a part entière de l’Union europeenne
avec tous ces symboles inenvisageables comme son entree massive au
Parlement europeen et une place de choix a la Commission, l’instance de
gouvernement de l’Union. Les Allemands sont d’accord tout en preferant
nous mettre en avant. Sans faire dans l’anthropomorphisme occidental,
observons que l’Europe est desormais circonscrite. Tant mieux!

Jean-Marie Baurens, Montpellier Lettre parue dans Le Monde du 1er
fevrier

http://mediateur.blog.lemonde.fr/2012/01/31/europe-le-projet-contre-nature-de-la-turquie/

Genocide Armenien: Recours Contre La Loi, Petite Detente Avec Ankara

GENOCIDE ARMENIEN: RECOURS CONTRE LA LOI, PETITE DETENTE AVEC ANKARA

Le Parisien

31 Janvier 2012
France

Le Conseil constitutionnel francais a ete saisi mardi d’un recours
contre la loi penalisant la negation du genocide armenien, une demarche
aussitôt saluee par Ankara comme un premier pas vers une “detente”
avec Paris après la crise aiguë declenchee par l’adoption du texte.

Cette saisine a pour effet immediat la suspension de la promulgation
de la loi par le president Nicolas Sarkozy, qui doit normalement –
en l’absence de contestation – intervenir dans les quinze jours
suivant son adoption definitive par le parlement.

Mardi matin, ce sont 72 senateurs et 65 deputes qui ont depose des
recours contre la loi adoptee le 23 janvier, au grand dam de la
Turquie, partenaire strategique majeur de la France.

Dans chacune des chambres, le nombre de signatures recueillies contre
le texte est superieur au minimum requis. Le Conseil constitutionnel
peut en effet censurer une loi qu’il juge contraire a la Constitution,
s’il est saisi par 60 deputes, 60 senateurs, le chef de l’Etat,
le president de l’Assemblee nationale ou celui du Senat.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, ainsi que le president
Abdullah Gul, ont immediatement salue l’initiative des parlementaires.

“C’est une demarche conforme a ce qu’est la France. J’espère que le
Conseil constitutionnel fera le necessaire”, a declare M. Erdogan a
des journalistes, quelques minutes après l’annonce de la saisine.

“Les relations franco-turques vont se detendre. On risquait une
rupture. Pour le moment, cette rupture a l’air d’avoir ete evitee”,
a declare a l’AFP a Paris le porte-parole de l’ambassade de Turquie,
Engin Solakoglu.

Le Conseil constitutionnel doit statuer dans un delai d’un mois,
qui peut etre ramene a huit jours a la demande du gouvernement.

La loi punit d’un an de prison et de 45.000 euros d’amende la
negation de genocides reconnus comme tels par la loi francaise,
dont le genocide armenien.

Le vote de ce texte a provoque une crise profonde avec la Turquie,
qui ne reconnaît pas le caractère genocidaire des massacres d’Armeniens
survenus en Anatolie –les Armeniens parlent de 1,5 million de morts,
Ankara de 500.000 personnes tuees.

Après le vote du texte par l’Assemblee nationale le 22 decembre,
la Turquie, pays membre de l’Otan, avait suspendu sa cooperation
politique et militaire avec la France. Après le vote au Senat, elle
a promis de nouvelles represailles, si la loi etait promulguee par
le president Nicolas Sarkozy.

“Nous sommes toujours sur cette position”, a affirme M. Solakoglu.

“Nous avons pris note de la volonte de l’executif francais. Nous
considerons toujours cette volonte comme un acte hostile a l’egard
de la Turquie”, a-t-il ajoute.

Les relations entre les deux pays se sont refroidies depuis l’arrivee
au pouvoir en 2007 de Nicolas Sarkozy, farouchement hostile a l’entree
de la Turquie dans l’Union europeenne.

Le president francais tentait toutefois depuis le debut de cette crise
de calmer le jeu alors que le texte avait suscite des reticences y
compris au sein du gouvernement.

Le ministre des Affaires etrangères Alain Juppe, notamment, l’a juge
“inopportun”. Et la commission des lois du Senat l’a juge “contraire
a la Constitution”.

Plusieurs elus et responsables politiques, de droite comme de gauche,
etaient hostiles a une loi, a la fois par opposition de principe aux
lois memorielles et du fait de son impact economique et diplomatique
potentiellement negatif pour la France.

La Turquie est un important partenaire economique de la France,
avec 11,7 milliards d’euros d’echanges en 2010, 400 entreprises
francaises implantees et 11,5 milliards d’euros d’investissements
directs cumules francais.

From: A. Papazian

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/genocide-armenien-recours-contre-la-loi-petite-detente-avec-ankara-31-01-2012-1838596.php

Loi Sur Le Genocide Armenien: La Turquie Salue La Saisine Du Conseil

LOI SUR LE GENOCIDE ARMENIEN: LA TURQUIE SALUE LA SAISINE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL FRANCAIS

RFi

31 janvier 2012
France

Ankara s’est felicite du recours depose auprès du Conseil
constitutionnel par 72 senateurs et 65 deputes francais le 31 janvier
2012 contre la loi penalisant la negation du genocide armenien. Cette
saisine a pour effet immediat la suspension de la promulgation de la
loi. Les dirigeants turcs annoncent une “detente” avec Paris, alors
que les relations etaient au plus mal depuis l’adoption du texte par
l’Assemblee nationale le 23 janvier dernier.

Avec notre correspondant a Istanbul, Jerôme Bastion

Comme un seul homme, les tenors du gouvernement, rassembles devant
leur groupe parlementaire, ont laisse inhabituellement libre cours
a leur satisfaction. Ils comptaient beaucoup sur cette mobilisation
des elus francais.

” Aujourd’hui, je me sens un peu plus francais “, a lâche le Premier
ministre Recep Tayyip Erdogan, pour qui le nombre de signatures
rassemblees pour introduire ce recours est deja un resultat important.

Il dit tout de meme esperer que la decision finale du Conseil
constitutionnel confirmera les attentes des Turcs.

Pour le ministre des Affaires etrangères Ahmet Davutoglu, les deputes
et senateurs francais ont ” renoue avec leurs valeurs “. Le verdict des
” sages ” francais permettra de preserver les relations franco-turques,
assure-t-il, lui aussi.

Quant au ministre de l’Industrie, Nihat Ergun, il attend egalement
que cette procedure debouche sur ” une decision respectant les
libertes fondamentales “, puisque pour les Turcs, la penalisation de
la negation du genocide des Armeniens en 1915 etait surtout vecue
comme l’empechement qui leur etait fait d’ouvrir un debat et une
recherche sur l’histoire de ce drame.

Meme si le processus n’est pas fini, la Turquie officielle respire,
mais crie peut-etre victoire un peu trop tôt.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20120131-loi-le-genocide-armenien-turquie-salue-saisine-conseil-constitutionnel

Yerevan, Capitale Del Libro E Della Memoria

YEREVAN, CAPITALE DEL LIBRO E DELLA MEMORIA

Paperblog

28 gennaio 2012
Italia

Ogni anno l’Unesco assegna il titolo di Capitale del Libro ad una
citta, con lo scopo di utilizzare i programmi culturali da questa
promossi, per la diffusione del libro e della lettura. Il 2012 è
l’anno di Yerevan, capitale dell’Armenia, proclamata anche capitale
del libro per tutto l’anno in corso. Yerevan sembrerebbe gemellata
con Venezia, dato che quest’ultima lo scorso dicembre, ha allestito
una serie di mostre nelle principali aule museali della citta, per il
cinquecentenario del “primo libro stampato in lingua armena”. Sembra
quasi un atto di fede credere che d’un colpo l’ormai semi-cristiano
occidente possa ricordarsi di un popolo sofferente e dimenticato,
come quello armeno, che ha subito una delle persecuzioni più grandi
del Novecento. La venerazione culturale che nasce in vista di questi
eventi, spesso si scontra con un dato di fatto e con una strana
e alquanto bizzarra presa di coscienza, che fa insorgere in molti
intelletti, un doloso e colpevole senso di imbarazzo e di rimozione,
verso il naturale e oggettivo sacro dovere del ricordo, per il Medz
Yeghern, o più semplicemente, “grande genocidio armeno” per opera e
per mano dei “giovani turchi” nel 1915 e precedentemente gia in un
primo atto di sterminio, nel 1894-96.

Gia, proprio così, il genocidio armeno è fonte di imbarazzo per
molte elite di pensatori europei. Dimenticato, scalzato, abbandonato
al ricordo, solo degli attivisti e dei principali esponenti della
folta comunita armena internazionale, presente in numerosi stati
occidentali. Ma il Medz Yeghern (grande male in lingua armena) c’è
stato davvero e fa comunque parlare di se. Se la Shoah è stata il
male grande del Novecento, il “grande male degli armeni” verificatosi
durantela Prima guerra mondiale non è stato un crimine meno grave. Non
è un ritornello che vuol fare un certo illusionismo storico, volto a
patteggiare per gli armeni, piuttosto che per il popolo ebraico. Non
ci sono ne primi nè secondi, nè una classifica di merito, per le
atrocita o per l’umana ferocia.

Ma va detto, comunque, che risulta doverosa una liturgia del ricordo
universale, quale espressione sentimentale umana che varca i confini
dell’intelligentismo e del tollerantismo, così tanto di moda nel
nostro presente, che faccia in modo, che si possa parlare della Shoah
senza permettere un ulteriore male maggiore, quale il non parlare
del genocidio armeno.

La Shoah c’è stata, così come c’è stato il Medz Yeghern, così come v’è
stato il grande genocidio dei circassi o adighi (come preferiscono
essere chiamati) nel 1864, perpetrato nell’impero zarista di fine
ottocento, per mano dei russi. E se finiva un genocidio, gia ne
cominciava un altro: l’uno figlio e padre dell’altro, tanto da creare
una concatenazione di umano odio, perpetratosi in danno dell’umana
famiglia, per generazioni e generazioni. Ed il Medz Yeghern è stato un
genocidio, con buona pace per tutti quei gruppi di pensatori attuali,
siano essi turchi, siano essi europei di varia estrazione culturale,
che negando l’azione criminale di quei movimenti patriottici turchi
di inizio Novecento, responsabili dello sterminio pianificato ed
orrendo di quasi un milione e mezzo di armeni, vorrebbero gettare in
confusione e nel dimenticatoio, un fatto storico realmente accaduto,
del quale il popolo turco ( così come qualsiasi altro popolo gravato
da proprie responsabilita di governo) si trascina con se le proprie
colpe! Tutto ciò, “normalmente” dovrebbe essere annoverato, ancor
prima di raccontare gli entusiasmanti proclami celebrativi di Ataturk,
nella costituzione di una nazione moderna e tollerante.

Un genocidio attuato in danno delle popolazioni armene della Turchia,
che ad inizio secolo costituivano la principale minoranza nazionale
presente nell’Anatolia orientale, entro i confini del decadente ed
esausto Impero Ottomano, che volgeva alla fine della sua gloriosa
epoca di conquista e di “turanizzazione” dei popoli ad esso soggetti,
non può essere volutamente dimenticato e volontariamente ignorato da
governanti, da statisti, da storici e persino da idealisti.

Eppure il popolo armeno, è sopravvissuto al grande genocidio, ed ha
anche vinto la sua scommessa con la morte e con la barbaria perpetrata
da popoli culturalmente assai inferiori ad esso, e assai in debito
con una cultura, quale quella armena, che decanta innumerevoli pregi
nel campo delle arti e delle conoscenze umane . Ebbene ribadire,
che gli armeni o hayery sono il più antico popolo cristiano della
terra. Si convertirono infatti nel 301 d.C., prima ancora dell’editto
costantiniano, costituendo così il primo popolo cristiano con una
fede ufficialmente proclamata quale religione dello Stato.

La fede armena rappresenta una delle cinque costole del cristianesimo.

Ad essa fa capo la Chiesa Apostolica Armena, una delle chiese
orientali separate dal cattolicesimo romano e dalla ortodossia di
Costantinopoli, ed anche dalla slava cristianita di Mosca e dalla
ulteriore e distinta cristianita copta di Alessandria d’Egitto e di
Addis Abeba e quindi costituente uno dei rivoli del più ampio alveo
dell’insieme di chiese cristiane.

La chiesa apostolica armena, si considera come una chiesa cristiana
anti-calcedoniana, poiche non riconosce i dogmi sanciti nel concilio
di Calcedonia del 451 d.C., con il quale vennero canonizzati i
concetti base della teologia cristiana in merito alle questioni
cristologiche sulla natura trinitaria di Dio. Essa si colloca così,
nel gruppo delle chiese antiche orientali, distaccatesi ancor prima
del Grande Scisma del 1054, che definì per sempre la frattura tra
cattolicesimo ed ortodossia all’interno del mondo cristiano. Frattura
mai più ripristinatasi.

La divina liturgia della chiesa armena, è ricca di grandi significati
antropologici e culturali, relativi a forti legami con un passato
eterodosso, nel quale la divisione teologica, avvenuta in seno alla
prima universalita della chiesa cristiana, ha riguardato oltre che
grandi questioni dogmatico-filosofiche, anche ed in buona parte,
il mantenimento di una forte e pregnante componente culturale
dell’Armenia – nazione gia 150 anni prima del sopracitato Concilio
di Calcedonia. Dal pane azzimo al vino non temperato (non mescolato)
la ritualita della liturgica armena, si arricchisce di quegli elementi
peculiari del piccolo Caucaso, che hanno forgiato il modo di essere
devotamente cristiani-gregoriani col modo di essere e di appartenere
alla comunita nazionale degli “hayk”, cioè del sentirsi pianamente
armeni. Non è difficile immaginare, come possa essere stato tortuoso
e difficile, il percorso storico della nazione armena, circondata
spesso da un mare di ostilita, a causa dell’influenza nefasta di
tanti popoli confinanti. Popoli nomadi e guerrieri, adagiati alle
vecchie vestigia dell’Impero bizantino e tendenti al paradigma felice
dell’oriente persiano, unico punto culturale vicino e compatibile
con essi, ma che è apparso quasi sempre, come una meta inarrivabile
ed un suggestivo miraggio da mille e una notte!

Gli armeni parlano una lingua appartenente alla grande famiglia delle
lingue indo-europee, molto simile all’iranico, ma da esso distinta
non solo per specificita ma anche per la presenza di un alfabeto
totalmente diverso dal persiano. Da un certo punto linguistico,
sono imparentati anche con la lingua greca, e condividono entrambe,
alcune medesime strutture morfologiche, presenti all’antico frigio
parlato un tempo nell’Anatolia e adesso estinto.

Ma più che da un punto di vista linguistico, armeni e greci sembrano
accomunati maggiormente ad una ellenistica forma di condivisione
di ortodossia della fede cristiana. Non è altrettanto difficile
immaginare, come nel secolo scorso, questo popolo del Piccolo Caucaso
sia stato oggetto di conquista, sia dai tanto odiati e brutali invasori
turchi, sia dell’Impero Zarista, che in funzione difensiva spesso
si è valso della qualifica di difensore della cristianita caucasica,
prendendo parte a sanguinose guerre, circostanziate da mille interessi,
giustificati anche da mutevoli ragioni di natura politico-economica.

Dopo essere stati soggiogati per secoli, da molte orde di migrazioni
di popoli nomadi, da sultanati turco-mongoli poi ottomani, dopo essere
stati inglobati da russi per poi diventare sovietici, dopo essere stati
attratti da potenze ad essi ostili, gli armeni sono sopravvissuti,
legati allo spirito forte della loro indole fiera e alla propria
specificita culturale.

Il grande gioco di Rudyard Kipling, nel corso dei decenni, ha
dimostrato sotto vari aspetti, che l’interesse per l’oro nero di
Baku e di tutto il petrolio dell’Azerbaijan, era divenuto fonte
di disperazione per tanti popoli che pur essendo accomunati dalla
lingua e da un cultura compatibile, si ritrovavano nonostante tutto,
accomunati anche dall’avidita e dalla bramosia di ottenere terre
ricche di “nafta”, tanto da piegarsi a logiche strane e contorti
giochi di potere. Molti popoli ufficialmente amici e accomunati da
una bizzarra fratellanza religiosa, cominciarono a detestarsi sino
all’inversosimile.

From: A. Papazian

http://it.paperblog.com/religione-yerevan-capitale-del-libro-e-della-memoria-846059/

ISTANBUL: Presidential Body To Shed Light On Dink Murder Case

PRESIDENTIAL BODY TO SHED LIGHT ON DINK MURDER CASE

Hurriyet Daily News

Jan 28 2012
Turkey

Certain documents went missing while others were tampered with in
the case of murdered journalist Hrant Dink, an upcoming report by
Turkish Presidency is about to reveal.

Turkish-Armenian journalist Hrant Dink, the editor-in-chief of weekly
Agos, was commemorated on Jan 19 2012, the fifth anniversary of his
murder. More than 30,000 people gathered together to mark the day
and held a protest in Istanbul.

The State Audit Board (DDK) of the Turkish Presidency has determined
that certain documents went missing while others were tampered with
in the case of Hrant Dink, the Turkish-Armenian journalist murdered
in 2007 in front of his newspaper office in Istanbul.

The DDK will be bringing up a number of contentious issues in an
upcoming report, including a notice provided to the gendarmerie by
instigator Yasin Hayal’s brother-in-law, CoÅ~_kun İgci, in July 2006,
which indicated that Hayal would make an attempt on Dink’s life.

Gendarmerie officials, however, had claimed the intelligence in
question was only provided to them after Dink’s assassination.

Claims Another claim that is expected to make its way into the report
concerns an SMS message sent by Tuncay Uzundal to Erhan Tuncel, which
was also brought up in court by Prosecutor Hikmet Usta, allegedly
indicating that Hayal was asking for 7.65 mm caliber shells.

The SMS message was altered at the police headquarters in the Black
Sea province of Trabzon and the part where Hayal was asking for shells
was deleted, according to allegations.

An investigation may subsequently be launched against certain public
servants once the report gets published, according to the daily
Cumhuriyet.

Former claims were directed at former Istanbul Governor Muammer Guler
as well as the Istanbul Police Department’s Intelligence Director
Ahmet İlhan Guler.

Accordingly, the Trabzon chief of police sent a report to the Istanbul
Police Department to warn of an assassination against Dink, but the
intelligence head Ahmet İlhan Guler did not take it seriously.

Attempts to investigate Guler after the murder have been blocked.

The DDK’s report will also include sections about other administrative
proceedings pertaining to the trial, as well as a series of objections
that were raised by Turkey’s Telecommunications Directorate (TİB)
regarding phone and camera records from the crime scene.

Meanwhile, Justice and Development Party (AKP) deputy leader Huseyin
Celik said Dink was the victim of a murder but the real target was
the AKP.

“Dink was the victim of the murder, he was bait, but the real target
was the AKP. The mindset that executed Sept. 6 to 7 is the same
mindset that organized the Dink murder. They wanted to create chaos
in Turkey. They wanted to damage the political stability of Turkey,”
Celik said at a press meeting Jan. 27.

http://www.hurriyetdailynews.com/presidential-body-to-shed-light-on-dink-murder-case.aspx?pageID=238&nID=12485&NewsCatID=338

ISTANBUL: French Firm Wins Digital Passport Bid

FRENCH FIRM WINS DIGITAL PASSPORT BID

Hurriyet Daily News
Jan 28 2012
Turkey

France’s President Sarkozy (L) visits a biometric passport office in
Paris. REUTERS photo A French firm won Turkey’s electronic passport
tender Dec. 22, 2011, just two days after the French Parliament
ratified the Armenian genocide draft law, according to daily
Hurriyet. The French state owns an 8 percent stake in the firm.

French Parliament ratified Dec. 20, 2011, the Armenian genocide
draft law. The day after the passing of the draft law, Turkey’s Prime
Minister Recep Tayyip Erdogan vowed to stop French companies benefiting
from state tenders, adding that they would act accordingly for both
existing and future contracts that the French were entitled to.

The result of the electronic passport tender was announced Jan. 12,
according to daily Zaman, adding that Gemalto, the winning French
company, will charge 7.7 million euros for the 5 million chips to be
integrated into passport covers.

It was proved at an international conference that the system Gemalto
developed for passport chips was not safe, said daily Zaman. If appeals
lodged against the tender do not result in a change, a contract will
be signed with the French firm, it said.

The news comes as the Turkish government considers a policy of altered
relations with France after the French Senate recently approved the
draft law penalizing denial of Armenian genocide.

During the last years of the Ottoman Empire, Ottoman forces reportedly
deported or killed hundreds of thousands of Armenians living throughout
Anatolia, based on the grounds that in their struggle for independence
some Armenian groups were cooperating with the imperial powers that
were at war with the Ottomans.

Armenians and people around the world have defined these events
as genocide.

From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

ISTANBUL: Clinton Says US Would Not Criminalize Speech

CLINTON SAYS US WOULD NOT CRIMINALIZE SPEECH

Hurriyet Daily News
Jan 28 2012
Turkey

The issue was a matter of historical, rather than political, debate,
Clinton says referring to ‘genocide’ claims. AP photo U.S. Secretary
of State Hillary Clinton said the United States does not criminalize
speech, but other states have different standards, responding to a
question Jan. 26 on the French bill criminalizing denial of Armenian
genocide allegations.

“People can say nearly anything they choose, and they do, in our
country,” said Clinton. “Other countries, including France, have
different standards, different histories […] But we are, I hope,
never going to go down that path to criminalize speech,” said Clinton,
according to the website of the U.S. Department of State.

She also said the issue was a matter of historical, rather than
political, debate. Clinton said it was a dangerous path to try to
resolve historical issues through government power. “Whatever the
terrible event might be, or the high emotions that it represents,
to try to use government power to resolve historical issues, I think,
opens a door that is very dangerous to go through,” she said.

Armenian Diaspora to increase pressure

The Armenian Diaspora in the United States is prepared to increase
its pressure on the government to approve a resolution on Armenian
claims of genocide after French senators approved a bill Jan. 23.

Armenian National Committee of America (ANCA) Executive Director Aram
Hamparian said Armenians will use the French bill as an example to
pressure the U.S. Congress. “We mark this occasion by urging President
Obama to honor his pledge to recognize the Armenian genocide and by
calling on the U.S. House leadership to allow a vote on the Armenian
Genocide Resolution, H.Res.304,” Hamparian said, according to Armenian
Weekly. Around 88 U.S. senators have signed the H.Res.304 so far.

Washington-based Turkish-American Associations Assembly said the
French bill limits personal freedoms.