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Mon fils sera Arménien
Souvenirs d’Arménie
Vanessa Quintal
Les souvenirs déchirants des centenaires ponctués des réflexions
sensibles des cinq Arméniens d’origine créent un pont entre l’histoire
arménienne et les générations de la diaspora.
Mon fils sera Arménien est un documentaire touchant sur la quête de la
douloureuse identité arménienne.
Entre 1915 et 1923, les Turcs massacrèrent un million et demi
d’Arméniens lors de ce qui fut considéré comme le premier génocide du
20e siècle. Pourtant, il n’est toujours pas reconnu comme tel par la
communauté internationale, trop désireuse de ne pas perdre ses bonnes
relations économiques avec la puissante Turquie. Aujourd’hui, les
Arméniens sont près de quatre millions en Arménie et autant sont
dispersés à travers le monde. Une diaspora où le pays d’origine fait
figure de mythe, de douloureux souvenir ou de brouillard.
Le réalisateur Hagop Goudsouzian a voulu retourner en Arménie
accompagné de cinq compatriotes: l’artiste Lousnak Abdalian, les
jeunes filles Gabriella Djerrahian et Martine Batani, le professeur
d’architecture né en Turquie Garo Shamilian et l’animateur télé
Patrick Masbourian. Leur but premier était de traverser le désert de
Syrie en marchant sur les traces des déportés, mais les autorités
syriennes refusèrent le visa à l’équipe qui fut forcée de modifier ses
plans. Ce voyage initiatique les mena finalement à parcourir
l’Arménie, recueillant les témoignages des derniers survivants des
massacres, visitant les villes, les monuments commémoratifs et les
cimetières. Malgré quelques maladresses, dont une structure un peu
brouillonne et un traitement parfois trop télévisuel, le film atteint
souvent de très beaux moments d’émotion. Les souvenirs déchirants des
centenaires ponctués des réflexions sensibles des cinq Arméniens
d’origine créent un pont entre l’histoire arménienne et les
générations de la diaspora, parfois coupée de ses racines. La jeune
Martine Batani, qui au départ se percevait comme une Québécoise, se
met soudainement à parler au “nous” lorsqu’elle évoque les
Arméniens. Patrick Masbourian, malheureux de ne pas parler la langue
de ses ancêtres, fait le voyage avec les cendres de son grand-père,
lui qui avait toujours rêvé de revoir son pays de son vivant. Le
présent rencontre le passé afin de le transcender et ainsi continuer à
vivre avec cet héritage riche, mais combien lourd de l’Arménie. Un
beau film sur la quête identitaire, la mémoire, le deuil et le drame
toujours non résolu de ce tout petit pays.
Dashnaktsutyun Party Still Remains A Member Of Ruling Coalition
A1 Plus | 21:54:48 | 24-09-2004 | Politics |
DASHNAKTSUTYUN PARTY STILL REMAINS A MEMBER OF RULING COALITION
Vahan Hovhannisyan, member of one of ruling coalition party Dashnaktsutyun,
answering journalists’ questions Friday in National Press Club, made it
clear that the party now has no intention to quit the coalition. “We can
quit the coalition if it stops to correspond to our ideas”, he said.
“Do the ruling coalition ideas correspond to Dashnaks’ ones now?”
“Not completely”, he answered and added that “our opinions differ on some
points of constitutional amendments and electoral code”.
“Does it mean Hovhannisyan is opposed to the idea of giving Robert Kocharyan
a chance to be elected for the third term?”
“Yes. In my opinion, a president will remain in office for two terms.
However, there were some exceptions in democratic world”, he said and as an
example of that singled out Franklin Roosevelt’s presidency.
Erdogan met fin a la crise en promettant de reformer le code penal
Le Monde, France
24 septembre 2004
M. Erdogan met fin à la crise en promettant de réformer le code
pénal turc dès dimanche
Bruxelles, Istanbul de nos correspondants
Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc, peut se réjouir. Au
terme d’une longue journée de rencontres et d’explications avec les
responsables européens à Bruxelles, jeudi 23 septembre, il a mis fin
à la crise qui, depuis deux semaines, menaçait de ruiner les espoirs
de la Turquie d’intégrer l’Union européenne. Le report inattendu de
l’adoption par le Parlement turc de la réforme du code pénal avait
mis le feu aux poudres. La visite de M. Erdogan a permis de relancer
les discussions sur des bases apaisées. Lors d’une rencontre avec le
commissaire à l’élargissement, Günter Verheugen, le premier ministre
turc s’est engagé à présenter cette réforme, dès dimanche, devant un
Parlement réuni en session extraordinaire.
La réforme devra être adoptée et ne prévoit pas, a-t-il insisté, la
pénalisation de l’adultère, mesure initialement voulue par une
fraction du parti musulman au pouvoir (l’AKP, le Parti de la justice
et du développement), et qui prévoyait des peines d’emprisonnement.
Enthousiaste, M. Verheugen a aussitôt annoncé son intention de
formuler une “recommandation très claire” sur l’ouverture de
négociations d’adhésion avec la Turquie. “Ma conclusion est qu’il n’y
a désormais plus d’obstacles sur la table. De mon point de vue, la
Turquie n’a pas de conditions additionnelles à remplir pour permettre
à la Commission de faire une recommandation”le 6 octobre, a même
indiqué le commissaire allemand. “Nous avons fait notre travail”, a
renchéri M. Erdogan. Selon lui, il n’y a désormais “pas de raison de
ne pas obtenir de réponse positive”.
Un peu plus tard, le chef du gouvernement turc est allé rendre visite
aux eurodéputés. Divisé par la perspective de l’adhésion turque, au
diapason des opinions publiques européennes, le Parlement n’a qu’un
rôle consultatif dans cette affaire, mais il espère peser sur la
décision des Etats membres, avant le conseil décisif du 17 décembre.
MINIMISER LE CONFLIT
Le premier ministre turc a cherché à minimiser le récent conflit. Il
a estimé qu’il y avait eu une “fausse information”à propos du projet
de pénalisation de l’adultère. “On parle de quelque chose qui ne
figure pas dans le code pénal, qui n’est jamais venu devant le
Parlement et qui n’a jamais été voté”, a-t-il affirmé.
Toutefois, devant la conférence des présidents du Parlement européen,
réunie à huis clos, un peu plus tôt, il a bien admis que des membres
de son parti avaient introduit cette “discussion” en commission.
Joost Lagendijk, président (Vert) de la commission parlementaire
mixte UE-Turquie, assure que M. Erdogan a même ajouté :
“Personnellement, je n’ai pas changé d’avis, je continue de penser
que ç’aurait été une bonne chose, afin de protéger la famille.”
Daniel Cohn-Bendit, le président des Verts, affirme au contraire que
le dirigeant turc s’est contenté d’un “Il faut protéger la famille”.
Certains élus, bien que partisans de l’entrée de la Turquie dans
l’Union européenne, ont demandé à M. Erdogan de nouveaux efforts,
lorsque celui-ci les a assurés que son pays “remplit entièrement les
critères de Copenhague” fixés pour ouvrir les négociations.
“Soyons honnêtes entre nous, a déclaré Joost Lagendijk, vous ne les
appliquez pas à 100 % !”. M. Cohn-Bendit lui a demandé de retirer du
code pénal “une disposition ambiguë qui autorise à punir
d’emprisonnement le fait de parler du génocide arménien ou de
l’occupation du nord de Chypre”. Le président du Parti populaire
européen, l’Allemand Hans-Gert Pöttering, a déclaré qu’il est “trop
tôt” pour ouvrir les négociations, alors que “la torture est encore
pratiquée, comme l’affirme un récent rapport de Human Rights Watch”.
M. Erdogan a assuré que la torture n’est “pas systématique”, comme “a
pu le constater un envoyé spécial de la Commission”.
A Ankara comme à Istanbul, cette visite du premier ministre à
Bruxelles a été suivie minute par minute, dans un climat de
soulagement, parfois d’euphorie. L’AKP a aussitôt déposé une
pétition, signée par 208 députés, auprès de la présidence de
l’Assemblée nationale, demandant une réunion extraordinaire du
Parlement le dimanche 26 septembre à 11 heures pour adopter cette
réforme du code pénal.
Le président de l’Assemblée nationale, Bülent Arinç, devait confirmer
vendredi, au cours d’une conférence de presse, que la requête a été
acceptée. La plupart des articles du code pénal ont déjà été
acceptés, mais l’hémicycle doit encore approuver deux articles liés à
son entrée en vigueur.
Nicole Pope, R. Rs et Philippe Ricard
Verheugen ouvre la porte a la Turquie
Le Figaro, France
24 septembre 2004
Verheugen ouvre la porte à la Turquie;
UNION EUROPÉENNE Le commissaire à l’Élargissement souhaite que la
Commission donne une recommandation positive sur l’ouverture de
négociations d’adhésion
par Alexandrine BOUILHET
La visite du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, jeudi à
Bruxelles, a permis de dégager la voie de la candidature d’Ankara à
l’Union européenne en rendant quasi certaine une recommandation
positive de la Commission européenne le 6 octobre sur l’ouverture de
négociations d’adhésion. La promesse d’une adoption, dès dimanche,
par le Parlement turc, d’un nouveau Code pénal ne comportant pas de
clause criminalisant l’adultère a suscité la satisfaction du
commissaire européen à l’Elargissement, Günter Verheugen. « Il n’y a
désormais plus d’obstacles sur la table (…) la Turquie n’a pas de
conditions additionnelles à remplir pour permettre à la Commission de
faire une recommandation », a déclaré le commissaire. Si les
recommandations de la Commission ne font plus de mystère, la décision
finale appartiendra aux chefs d’Etat et de gouvernement des
Vingt-Cinq, qui se prononceront à l’unanimité, le 17 décembre
prochain, à Bruxelles.
L’avenir de la Turquie en Europe a été scellé, hier matin, dans un
salon feutré de l’hôtel Conrad, l’un des plus luxueux de la capitale.
Adresse favorite de Jacques Chirac et de Gerhard Schröder, ce palace
bruxellois aura porté chance à Recep Tayyip Erdogan. Le premier
ministre turc y avait donné rendez-vous à Günter Verheugen, le
commissaire allemand à l’Elargissement. Entretien décisif pour la
Turquie, après une semaine de vive tension entre Bruxelles et Ankara,
qui s’était soldée par un ultimatum très sec de la Commission
européenne : « Si vous ne réformez pas le Code pénal, comme cela
était prévu, les négociations d’adhésion avec la Turquie ne pourront
commencer. » Le dirigeant turc était au pied du mur.
Mais face au commissaire, le premier ministre ne se laisse pas
intimider. « Je tiens d’abord à vous dire que nous n’avons pas du
tout apprécié vos injonctions par médias interposés », lance-t-il à
Verheugen. « La prochaine fois que vous aurez quelque chose
d’important à nous dire, ayez l’obligeance de nous le faire savoir
directement, cela évitera les problèmes. » Recep Tayyip Erdogan
insiste sur les quelque 343 articles du Code pénal déjà votés. Reste
une loi d’application à faire passer. « Nous avons déjà beaucoup
fait. L’adultère n’était qu’un projet d’amendement. Dommage qu’en
Europe, vous vous focalisiez uniquement là-dessus », lche-t-il. «
Mais vous savez bien que c’est un projet qui passe très mal dans
l’opinion publique européenne ! » rétorque le commissaire allemand. «
Et vos déclarations publiques à ce sujet n’ont pas aidé.
Erdogan : Bon, peut-être, mais nous, à Ankara, on a eu le sentiment
que, soudain, vous nous posiez des conditions supplémentaires (…)
Verheugen : Mais non ! Pourquoi ? C’est un malentendu ! Nous avons
juste rappelé, comme toujours d’ailleurs, que la réforme du Code
pénal était essentielle pour ouvrir les négociations.
C’est tout ?
C’est tout.
Alors si la loi d’application est votée, sans cet amendement sur
l’adultère, bien sûr, c’est bon pour vous ?
Mais oui ! »
Le premier ministre turc téléphone aussitôt au président de groupe de
son parti « Justice et développement », pour lui annoncer la
nouvelle. Puis il contacte le président du Parlement à Ankara. «
Quand pouvez-vous convoquer l’assemblée au plus vite ? Dimanche en
séance extraordinaire ? Parfait ! Et bien allez-y ! » ordonne-t-il.
Grce à l’appui de l’opposition, Erdogan assure à ses interlocuteurs
qu’il ne se fait aucun souci pour l’issu du vote. Les députés
voteront la réforme à une très large majorité. Verheugen semble
convaincu.
En sortant sur le perron de l’hôtel, le commissaire allemand triomphe
comme un jeune marié : « J’ai obtenu de mon ami, le premier ministre
Erdogan, des assurances qui me permettront de faire des
recommandations très claires ! »
Jamais Günter Verheugen n’avait été aussi explicite. Sous l’emprise
de l’excitation, le voilà qui dévoile, quinze jours à l’avance, le
feu vert de la Commission à l’ouverture des négociations. « Ma
conclusion est que désormais, il n’y a plus d’obstacles sur la table
», lche-t-il. « Nous avons été capables de trouver des solutions aux
problèmes qui restaient en suspens. De mon point de vue, la Turquie
n’a pas de conditions additionnelles à remplir pour permettre à la
Commission de faire une recommandation. » Et le commissaire de
féliciter publiquement son « ami » Erdogan pour son « fort esprit de
commande » dans l’accomplissement des réformes.
Déprimée depuis vendredi dernier, la Bourse d’Ankara a salué ces
commentaires par un bond historique. Critiqué à Bruxelles comme dans
les milieux d’affaires turcs, pour sa grave erreur politique, Erdogan
aura réussi à redresser la situation en sa faveur en moins d’une
heure. Ravi de ses effets, le premier ministre turc peut se rendre la
tête haute chez Romano Prodi et s’entretenir d’égal à égal avec lui
sur la situation au Sud Caucase, d’où revient le président de la
Commission. Recep Tayyip Erdogan s’inquiète pour la Géorgie. Au
passage, Romano Prodi tente de l’intéresser au problème arménien.
Sans succès. Le problème sera abordé plus tard. « Chaque chose en son
temps », tempère un conseiller du président.
L’heure tourne, le premier ministre est attendu au Parlement
européen. Une institution dominée par la droite allemande, hostile
depuis toujours à l’adhésion de la Turquie. A l’issue d’une rencontre
avec le président du Parlement européen et les chefs de groupes
politiques, Recep Tayyip Erdogan répète que le projet de loi visant à
criminaliser l’adultère a été retiré par le gouvernement et qu’il ne
passera pas. « Ce dossier n’a jamais figuré dans le projet de Code
pénal. Or aucun élément qui ne figure pas déjà dans le Code pénal ne
pourra être introduit », explique-t-il. Qu’adviendra-t-il si
l’amendement sur l’adultère revient sur la table dans les prochains
mois ? « Je ne peux pas dire ce que d’autres après moi feront »,
rétorque le dirigeant turc, épuisé par sa journée marathon.
Si cette étape au Parlement européen n’est pas décisive pour
l’ouverture des négociations entre Bruxelles et Ankara, elle a permis
au premier ministre de toucher du doigt le fossé qui existe entre les
dirigeants européens, majoritairement favorables à l’adhésion de la
Turquie, et les parlementaires, reflets des opinions publiques.
D’après un sondage réalisé avant les européennes à Bruxelles, dans
tous les pays de l’Union, les Européens sont en très grande majorité
opposés à l’entrée de la Turquie, un pays trop peuplé et trop
musulman à leurs yeux.
Le psychodrame autour du projet de loi sur l’adultère n’a sans doute
fait qu’accroître les suspicions. Il a démontré avec fracas l’emprise
des religieux conservateurs sur le régime actuel. « Sans l’ultimatum
très ferme de la Commission, Erdogan n’aurait jamais pu se sortir de
cette crise interne sur sa réforme du Code pénal », explique-t-on à
Bruxelles. « Il le sait très bien : quelque part, nous lui avons
rendu un sacré service ! »
En France, la droite est contre, le PS a quelques reserves
Le Figaro, France
24 septembre 2004
En France, la droite est contre, le PS a quelques réserves;
UNION EUROPÉENNE
– ILS SONT CONTRE L’OUVERTURE DE NÉGOCIATIONS :
L’UMP, en contradiction avec le président de la République, s’est
prononcée contre l’adhésion de la Turquie à l’UE. Le 7 avril,
l’ancien président du parti, Alain Juppé a souhaité, au nom de sa
formation, « qu’on n’engage pas de discussion avec la Turquie à la
fin de l’année ».
L’UDF est opposée à l’adhésion de la Turquie. La semaine dernière,
son président François Bayrou a demandé « que cette décision capitale
pour notre avenir soit précédée d’un débat et d’un vote au Parlement
».
Les souverainistes utiliseront leur hostilité à la candidature turque
pour leur campagne contre la Constitution européenne. Philippe de
Villiers, président du MPF, a dénoncé « la théophobie qui éconduit
Dieu pour faire entrer Allah ».
A l’extrême droite, le président du FN, Jean-Marie Le Pen, estime que
la Turquie « n’est pas un pays européen » pour des raisons «
historiques, géographiques, politiques, morales et religieuses ».
Pour lui, la Turquie est « un pays d’Asie (…) en voie de
réislamisation » .
– ILS Y SONT PLUTÔT FAVORABLES :
Le Parti socialiste s’est déclaré « favorable » à l’ouverture des
négociations avec la Turquie, à condition que celle-ci respecte « les
critères dits de Copenhague, droits de l’homme, statut des personnes
dont les femmes, des minorités, des langues ». Le PS insiste
notamment sur la reconnaissance du génocide arménien. Plus réservé,
le numéro deux du parti, Laurent Fabius, a estimé au printemps qu’il
ne fallait « certainement pas se presser » de faire entrer la Turquie
dans l’UE. Le 9 septembre, il a expliqué que la Turquie avait
vocation à appartenir à « l’Europe associée, qui accueillera les pays
du pourtour oriental et méditerranéen ».
Pour les Verts, l’entrée de la Turquie dans l’UE « est des plus
souhaitables » pour « réduire la fracture entre un monde occidental à
majorité chrétienne et un monde oriental à majorité musulmane ».
A l’extrême gauche, la porte-parole de LO Arlette Laguiller est
favorable à l’adhésion turque : « Les travailleurs turcs sont là
depuis longtemps en Europe. »
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress
Film: Mon fils sera armenien
Retrouvailles arméniennes
Luc Perreault
La Presse
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Ils étaient cinq- deux gars, trois filles- à accompagner le
réalisateur Hagop Goudsouzian dans sa quête d’une Arménie
perdue. Interdits d’accès par la Syrie au désert de Deir-El-Zor où les
ossements des victimes du génocide arménien effleurent encore le sol,
c’est donc en Arménie même, à Erevan la capitale et dans quelques
villages, que le groupe a effectué ce retour aux sources. Le but:
retrouver les derniers survivants du génocide et recueillir- pour la
suite du monde, comme disait l’autre- leur témoignage.
Ces cinq participants ont tous des racines arméniennes. Pour
l’animateur Patrick Masbourian, l’héritage arménien se réduit
cependant à peu de chose, n’ayant jamais appris la langue de ses
ancêtres. Par contre, pour Lousnak Abdalian, connue pour ses chansons
qui pleurent le pays perdu, ce pèlerinage semblait le couronnement de
toute une démarche artistique. Entre ces deux extrêmes, on retrouve
une anthropologue (Gabriella Djerrahian), un professeur d’architecture
(Garo Shamlian) et une jeune étudiante (Martine Batani). Munis d’une
caméra numérique, ils prêtent main forte à l’occasion au directeur
photo, Alberto Feio. Pour Masbourian, un ancien de la Course autour du
monde, il s’agissait en somme d’une autre forme de retour aux sources.
Pour qui n’est pas familier avec le drame arménien- et le Québec à cet
égard ne prêche pas par l’exemple- ce film dégage une saveur
initiatique. On y apprend quelques faits simples. D’abord que le
premier génocide du 20e siècle a fait un million et demi de victimes
entre 1915 et 1920. Que ce pays a alors perdu la plus grande partie de
son territoire aux mains de la Turquie. Que ce pays émerge à peine
d’un régime communiste qui l’a coupé du reste du monde. Que ses
relations avec son puissant voisin turc sont à toutes fins pratiques
inexistantes. Que le mythique mont Ararat se trouve, hélas! en
territoire turc. Que le Canada, contrairement à la France, n’a pas
encore reconnu pleinement le génocide arménien. Mais qu’heureusement,
une épinette plantée par l’ex-maire Bourque orne le monument du
génocide à Erevan.
Là où le film atteint véritablement l’émotion, c’est quand il nous
présente ces vieilles centenaires encore vaillantes qui évoquent
devant leur jeune auditoire leurs malheurs vécus. Ces fragiles
souvenirs paraissent tout à coup aussi précieux que des reliques car
ce sont les dernières traces vivantes d’une tragédie dont plusieurs
s’obstinent encore à nier l’existence.
Parallèlement à ces retrouvailles, le réalisateur insère à l’occasion
ses propres images, celles notamment d’un autre voyage effectué dans
le désert aujourd’hui interdit d’accès. On a également droit à
quelques rares inserts de bandes d’actualité d’époque qui décrivent
les massacres. Et même à un petit bout d’une fiction hollywoodienne,
Ravished Armenia, tournée en 1919 et dépeignant le génocide.
Outre le désir de faire connaître au plus grand nombre un drame auquel
bien peu s’intéressent, Mon fils sera arménien nourrit un objectif
évident: permettre à la troisième génération des descendants arméniens
vivant au Québec de retrouver ses racines. Mission accomplie si on en
juge par Masbourian répandant les cendres de son grand-père en sol
natal ou par les larmes de Lousnak retrouvant dans le récit d’une
survivante le discours de sa propre grand-mère.
Mon fils sera arménien
Documentaire de Hagop Goudsouzian. 1 h 20.
Un groupe de jeunes Québécois d’origine
arménienne visite l’Arménie à la recherche de
survivants du génocide.
Un retour aux sources souvent émouvant mais avant tout instructif.
Film: Mon fils sera Armenien (different)
m
Mon fils sera Arménien
This powerful NFB documentary depicts filmmaker Hagop Goudsouzian’s
journey back to Armenia, where 1.5 million of his ancestors who were
massacred by the Turkish between 1915 and 1923. This isn’t as well
known as it should because many countries still don’t recognize this
genocide. Goudsouzian takes a group of Montrealers of Armenian descent
to the land of their forebears in search of genocide survivors, whose
numbers diminishes each year. They are all over 90-years-old today,
but they still feel the pain of fleeing Turkish assassins as kids, and
so does the viewer while watching this. (KL)
Forbes 400 Richest in America in 2004 (excerpt)
Kirk Kerkorian Ranked 30th, Richard Manoogian Ranked
327th on New Forbes 400 Wealthiest Americans List
Forbes Magazine (Forbes.com)
September 23, 2004
Forbes 400 Richest in America in 2004
#30, Kerkorian, Kirk
Net Worth: $5.8 billion
Source: Investments, investments, casinos
Self made
Age: 87
Marital Status: divorced, 2 children, 3 divorces
Hometown: Los Angeles, California
Undergraduate: High School, Diploma
Low-key investor hit jackpot with $7.9 billion
takeover of Mandalay Bay Resorts in June. MGM Mirage
stake now worth $3.4 billion. Former World War II
pilot got start selling Trans International Airlines
for $104 million profit in the 1960s. Invested
proceeds in Vegas: acquired Flamingo hotel 1967, built
International hotel 1969. Sold both properties to
Hilton Hotels in 1970. Built first MGM Grand (now
Bally’s), opened second incarnation 1993. Bought Steve
Wynn’s Mirage Resorts for $6.4 billion in 2000.
Longtime love affair with MGM movie studio appears to
be coming to an end: takeover negotiations with Sony
heating up. Originally purchased studio 1970; sold to
Ted Turner 1986, bought back months later. Sold again
1990. Picked up a third time 1996. Personally netted
$1 billion when studio paid massive $8 dividend to
investors in May. Continues to push lawsuit against
DaimlerChrysler over 1998 merger; testified in
Delaware court in December. DCX shareholders now
accusing Kerkorian of insider trading.
;passYear04&passListType=Person&uniqueId=NINP&datatype=Person
****************************************************
#327, Manoogian, Richard Alexander
Net Worth: $950 million
Source: Manufacturing, Masco
Inherited and growing
Age: 68
Marital Status: married, 3 children
Hometown: Grosse Pointe Farms, Michigan
Undergraduate: Yale University, Bachelor of Arts / Science
Son of Armenian immigrant Alex, who began Detroit auto
parts business Masco in 1929; later developed
single-handle Delta faucet. Richard joined in 1958,
became president a decade later, diversified by
acquiring several low-tech, high-margin businesses in
building and home-improvement products. Avid collector
of 19th- and early-20th-century American art, which he
loans to the White House and the National Gallery.
“Art is my one main diversion from work.”
;passYear04&passListType=Person&uniqueId=EZVQ&datatype=Person
Times Literary Supplement: The definition
The definition
History
The Times Literary Supplement (London)
September 17, 2004
Page 13
Book Review
Peter Balakian
“The Burning Tigris”
The Armenian genocide
474pp. Heinemann. 0 434 00816 8
US: HarperCollins. 0 060 19840 0
By Andrew Mango
It is easy to understand the anger and anguish of Armenian
nationalists. They gaze at their terra irredenta, historic Armenia
which lies almost entirely within the borders of the republic of
Turkey, and which is dotted with the ruins of monuments bearing
witness to the high culture of Armenian kingdoms before the Turkish
conquest from the eleventh century onward. But there are no irredenti
– no unredeemed Armenians – in historic Armenia or elsewhere in Asia
Minor. Nor are there any prospects of a reconquista. The population
of the small landlocked Armenian republic in the southern Caucasus has
fallen from over three million at the time of the dissolution of the
Soviet Union to an estimated two million today. One-fifth of the
territory of the neighbouring republic of Azerbaijan, which the
Armenians have occupied, lies largely empty after the flight of close
on one million of its Azeri inhabitants. There are not enough
Armenians to hold on to recent conquests, let alone to people their
terra irredenta in Turkey. Why have things come to such a sorry pass?
In his campaigning book, Peter Balakian seeks to persuade liberal
Americans in general, and members of the United States Congress in
particular, that the Turks alone are to blame, and that, for reasons
of realpolitik, the Christian West has failed to bring their crimes
home to them. In Balakian’s account, Muslim Turks have always
oppressed Christian Armenians. Oppression turned to unprovoked
massacre in the 1890s in the reign of Sultan Abdul Hamid II, and
peaked in genocide when the Young Turks deported the Armenians from
Asia Minor in 1915 during the First World War. It was, he argues, the
first genocide of the twentieth century and a model for the Jewish
Holocaust. The historical record does not support Balakian’s thesis.
For eight centuries – from 1071 when the Seljuk Turks defeated the
Byzantines at Manzikert, in historic Armenia, to the congress of
Berlin in 1878 when the Armenian Question entered the agenda of
international diplomacy – the Armenians lived as a self-governing
religious community perfectly integrated into the mosaic of Ottoman
society. They provided the Ottoman State with most of its craftsmen –
from humble farriers to imperial architects, from potters to
jewellers, and in modern times, mechanics, train drivers and
dentists. Not only did many, if not most, of them adopt Turkish as
their mother tongue, but in a rare linguistic phenomenon, the grammar
of the Armenian language was affected by Turkish morphology. The
Armenian contribution to Turkish culture was immense: they set up the
first modern Turkish theatre, they published books in Turkish, they
devised Turkish translations for new Western terms and concepts, they
were prominent in Turkish music, both as composers and performers.
Like other non-Muslim communities, the Armenians were among the main
beneficiaries of the nineteenth-century Tanzimat reforms which
proclaimed the equality of the Sultan’s subjects, regardless of
creed. The prosperity which the Tanzimat brought in its train drew the
Armenians from their harsh homeland on the eastern Anatolian plateau
to the great commercial centres of the Empire – to Trabzon, Istanbul,
Izmir and the market towns of Asia Minor, where, together with the
Greeks, they accounted for the bulk of a new middle class. The
Armenians had always been renowned as merchants and bankers; under the
Tanzimat many became senior civil servants. Right up to 1914 there
were Armenian ambassadors and Cabinet ministers serving the Ottoman
State. Balakian does not mention them. Of course, the Armenians had
grievances, particularly in the mountainous areas of eastern Anatolia,
where they were subject to the depredations of Kurdish tribes and of
destitute Circassian refugees, not to mention venal Ottoman
officials. But most Muslims were much worse off.
As a result of Armenian emigration and the immigration of Muslim
refugees fleeing from successive Russian advances in the Caucasus,
Muslims came to outnumber the Armenians by a large margin in historic
Armenia. There were prosperous Armenian communities everywhere, but
they were not in the majority in a single province. This posed the
biggest problem for Armenian nationalists, when they began to agitate
for autonomous government. In his celebrated essay, “Minorities,” Elie
Kedourie described how ideas originating in the West destroyed the
Armenian community in Asia Minor and the Jewish community in Iraq. In
the case of the Armenians, these ideas came through two channels –
from the Russian Empire where Armenian nationalism was born in the
revolutionary ferment opposition to the rule of the Tsars, and from
American missionaries whose schools produced the unintended effect of
alienating the Armenians from their Ottoman environment. Kedourie
relates how Armenian nationalist terrorism was the pretext for the
anti-Armenian pogroms of the 1890s – the first major inter-communal
clash between Muslims and Armenians, who had earlier been known to the
Ottomans as “the faithful nation.” Even if one disregards the
exaggerated figures put out by Armenian nationalists, and reduces the
number of people killed to the more likely figure of 20,000″30,000,
the pogroms were bad enough. But worse was to follow.
It was the decision of the Young Turks to enter the Great War on the
side of Germany against Russia and the other Allies that sealed the
fate of the Armenians. By 1914 there were roughly as many Armenians in
the Russian as in the Ottoman Empire. Torn between two warring sides,
the Armenians were bound to prefer the Christian Russians. One can
argue about the extent of the threat posed by Armenian irregulars to
the Ottoman army, which was trying to contain a Russian advance in
eastern Anatolia in 1915. In the words of the American military
historian Edward Erickson, “It is beyond doubt that the actuality of
Armenian revolts in the key cities astride the major eastern roads and
railroads posed a significant military problem in the real sense.”
But it is hard to argue that the problem justified the decision of
Enver Pasha and the other Young Turk leaders to deport almost the
entire Armenian population of Asia Minor (outside Izmir and, of
course, Istanbul). The Young Turks issued a sheaf of orders and
regulations which, in theory, were meant to ensure the humane
evacuation and transport of deportees. But as Erickson points out,
“Enver Pasha’s plans hinged on non-existent capabilities that
guaranteed inevitable failure.” An earlier military historian, Gwynne
Dyer, wrote: “I believe that historians will come to see [the Young
Turk leaders] not so much as evil men but as desperate, frightened
unsophisticated men struggling to keep their nation afloat in a crisis
far graver than they had anticipated, reacting to events rather than
creating them, and not fully realizing the extent of the horrors they
had set in motion.”
The horrors involved, according to the careful calculations by the
American historical demographer Justin McCarthy (whom Balakian does
not mention), the loss of some 580,000 Armenian lives from all causes
– massacre, starvation and disease. The fact that Muslim losses were
much greater in the same theatre of operations does nothing to detract
from the extent of the Armenian tragedy. Was it a genocide” Bernard
Lewis was sued in a French court for saying sensibly that it all
depends on the definition of genocide. But, whatever the definition,
Balakian’s insistent comparison with the Jewish Holocaust is
misleading. The Turkish Armenians perished in the course of “a
desperate struggle between two nations for the possession of a single
homeland,” in Professor Lewis’s words. For the Turks, Lewis wrote,
“the Armenian movement was the deadliest of all threats;” to yield to
it “would have meant not the truncation, but the dissolution of the
Turkish state.” The Jews posed no such threat to the
Germans. Religious fanaticism was a factor in the Armenian tragedy,
racism was not. There is a much closer parallel with the eviction of
Circassians and other Muslim mountaineers from Russian Caucasus in the
nineteenth century. The figures are of the same order as those
relating to the Armenians: some 1.2 million Muslim Caucasians left
their Russian-conquered homeland; 800,000 of them lived to settle in
Ottoman domains.
“The Burning Tigris” fits in with the campaign waged by Armenian
nationalists to persuade Western parliaments to recognize the Armenian
genocide. It is not a work of historical research, but an advocate’s
impassioned plea, relying at times on discredited evidence, such as
the forged telegrams attributed to the Ottoman interior minister,
Talat Pasha, which were produced at the trial of his assassin in
Berlin. Some of Balakian’s assertions would make any serious Ottoman
historian’s hair stand on end. Like other similar books, it is replete
with selective quotations from contemporary observers. Turkish
historians have drawn from many of the same sources for material to
rebut Armenian accusations. It would be better if, rather than ask
parliaments to pass historical judgments, historians from all sides
came together to research the horrors of the war on the Ottomans’
eastern front. But it is better to lobby parliaments than to
assassinate Turkish diplomats, as happened in a previous campaign by
genocide-avengers, which Peter Balakian, to his credit, regrets. At
present, Armenian nationalists refuse to engage in a dialogue with
Turkish historians unless there is preliminary recognition of their
genocide claim. Refusal is in their eyes tantamount to the crime of
Holocaust denial. But acceptance would be a denial of the freedom of
historical research, not to say of free speech.
Andrew Mango is Research Associate at the School of Oriental and
African Studies, University of London. His books include “Ataturk”
(1999), and “Turkey: A delicately poised ally” (1975).
Letters to the TLS editor can be sent to the following
address:
The Times Literary Supplement
Admiral House
66-68 East Smithfield
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United Kingdom
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Telephone: +44 020-7782 3000
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From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress
BAKU: Aliyev in New York; Meets Soros
VISIT OF AZERBAIJAN PRESIDENT ILHAM ALIYEV TO NEW YORK
PRESIDENT ILHAM ALIYEV RECEIVED HEAD OF SOROS FOUNDATION
AzerTag
September 24, 2004
President of the Republic of Azerbaijan Ilham Aliyev, being on a visit
in New York, United States, to attend the 59th session of General
Assembly of the United Nations, on 22 September has received at his
residence in the Waldorf Astoria Hotel in New York City, president of
the Soros Foundation Mr. George Soros, AzerTAj correspondent reported
from New York.
In the course of conversation, were exchanged views on the Fund’s
projects realized in Azerbaijan and also stressed their importance in
the transition period.
President Ilham Aliyev informed his interlocutor on the democratic and
economic reforms being conducted in the Republic, at the same time,
dwelt on the negative impact of the Armenia-Azerbaijan, Nagorny
Karabakh conflict on the Country’s development.
Creation of the Oil Fund from the oil revenues received in development
of the Caspian natural resources to raise welfare of Azerbaijan
population and transparent management of the Fund is very positive
event, Mr. Soros emphasized. He expressed confidence that the
political, socio-economic reforms will not weaken in the country.