UN COLLOQUE SUR LES MEMOIRES DE GENOCIDES
L’Humanite, France
24 avril 2006
Vendredi et samedi prochains, Lyon accueillera, a l’Ecole nationale
superieure, un colloque international sur le thème ” Memoires partagees
des genocides et crimes contre l’humanite, demarche preventive et
dynamique de paix “. Sous la presidence d’honneur de Mary Robinson,
haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, d’Abdoulaye
Wade, president du Senegal, et d’Aram Ier, dirigeant de l’Eglise
armenienne, ces deux jours de rencontres reuniront une vingtaine des
meilleurs specialistes mondiaux de ces questions : anthropologues,
juristes, philosophes, historiens, sociologues…
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=?UNKNOWN?Q?Apr=E8s?= Les Profanations, L’Inauguration
APRèS LES PROFANATIONS, L’INAUGURATION
par Emilie Rive
L’Humanite, France
24 avril 2006
Histoire . Le memorial dedie aux victimes du genocide armenien et
de tous les genocides et autres crimes contre l’humanite doit etre
inaugure cet après-midi a Lyon.
Un million cinq cent mille morts. Tel est le bilan de l’extermination
des Armeniens par Ataturk entre 1915 et 1917. Ce fut le premier
genocide du XXe siècle, reconnu, en France, par la loi du 29 janvier
2001 et dont le 91e anniversaire doit etre celebre ce 24 avril. Le
contentieux entre Armeniens et Turcs reste très lourd, puisque
le gouvernement d’Ankara ne reconnaît que trois cent a cinq cent
mille morts pour cette periode et refuse toujours categoriquement
la qualification de genocide. Condition pourtant essentielle afin
de pouvoir mettre le pied, comme le desire la Turquie, dans l’Union
europeenne.
Un enjeu local C’est dans ce contexte que le maire de Lyon,
le socialiste Gerard Collomb, et la communaute armenienne ont
decide l’edification d’un memorial dedie, non seulement aux
victimes armeniennes, mais a celles de tous les genocides, en
plein centre-ville, sur la place Antonin-Poncet qui jouxte la place
Bellecour. Memorial qui doit etre inaugure cet après-midi a 16 h 30,
par le maire de Lyon et le president de l’association du memorial
lyonnais des victimes du genocide armenien, Jules Mardirossian.
Mais tout ne s’est pas passe aussi simplement que prevu.
Curieusement, ce n’est pas l’extreme droite turque qui est montee la
première au creneau, mais les riverains, epaules par Marie-Chantal
Debazeille, conseillère municipale UMP et ancien maire d’un autre
arrondissement de la ville. L’histoire de Lyon n’aurait rien a voir
avec l’histoire armenienne, le monument deparerait dans un site
classe au patrimoine mondial de l’UNESCO… Tous les arguments ont
ete utilises, y compris les recours juridiques dont certains sont
encore en cours, pour faire de ce memorial un sujet de polemique
electorale au service du candidat UMP a la mairie de Lyon, l’actuel
ministre des Transports, Dominique Perben.
Deja profane L’extreme droite turque a pris le relais avec une
manifestation le 18 mars, curieusement autorisee par le prefet du
Rhône, et soutenue, sans ambiguïte, par le consul de Turquie. Il y a eu
egalement des profanations, le week-end dernier, dont les inscriptions
proclamaient, en francais et en turc, que le genocide n’existait pas.
Toutes actions qui ont souleve des protestations de la communaute
armenienne, des elus socialistes et communistes et, pour la dernière
en date, du ministre de l’Interieur, Nicolas Sarkozy. Guy Fischer,
vice-president communiste du Senat, et Maurice Charrier, maire de
Vaulx-en-Velin, ont, a cette occasion, precise que leur presence a
l’inauguration serait aussi une condamnation de ces profanations.
Le 18 mai prochain, le groupe parlementaire socialiste va proposer
de completer la loi du 29 janvier 2001, par un texte permettant de
sanctionner la negation du genocide armenien. La proposition emane
des deputes socialistes des Bouches-du-Rhône. Un autre memorial
est, en effet, inaugure aujourd’hui a Marseille, avec le prefet de
region, les presidents socialistes du conseil regional et du conseil
general, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, et le president
de l’Assemblee nationale d’Armenie.
Lire aussi en p. 18 le point de vue commun de deux communistes,
l’un d’origine turque, l’autre d’origine armenienne, sur ce genocide.
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From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress
Commemoration. Le Genocide Armenien Inscrit Au Coeur De Lyon
COMMEMORATION. LE GENOCIDE ARMENIEN INSCRIT AU COEUR DE LYON
par TOSSERI Benevent
La Croix , France
24 avril 2006
Malgre l’hostilite de la communaute turque et des riverains, le
memorial du genocide doit etre inaugure aujourd’hui. Lyon (Rhône),
de notre correspondant.
Sous une première couche de dissolvant se detachaient encore en
fin de semaine dernière, sur les lames de pierre blanche dressees
place Antonin-Poncet, ces mots traces au feutre: “Il n’y a pas eu de
genocide.” S’il n’en paraîtra rien aujourd’hui, alors que doit etre
inaugure le memorial du genocide armenien, la plaie reste a vif. “La
memoire du genocide a ete effacee, elle est aujourd’hui attaquee,
non pas par des illumines, mais par un Etat, qui a les moyens de faire
peur a ceux qui manquent de courage et de determination”, pointe Hilda
Tchoboian, directrice de la Maison de la culture armenienne de Decines,
commune de l’est lyonnais où fut erige le premier memorial de ce type
en France, en 1972.
Marseille, seconde ville a accueillir ce lundi un memorial, fut victime
de pressions diplomatiques a la fin des annees soixante. Une simple
stèle, posee loin des regards dans l’enceinte de l’eglise armenienne
du Prado, fut alors substituee a un monument. Trente ans après,
alors que la France a reconnu le genocide armenien par la loi du 29
janvier 2001, les pressions exercees par le consulat turc, relayees
par une manifestation marquee par des slogans negationnistes (lire La
Croix du 22 mars), ne seront pas venues a bout du projet lyonnais. Pas
plus que les quatre recours deposes devant le tribunal administratif
par une association de riverains favorables a un emplacement plus
discret. Le voeu de la communaute armenienne, interpeller le plus de
monde possible sur la realite du genocide, aura ete respecte.
C’est donc entre la place Bellecour et les berges du Rhône, dans
un lieu qui invite plus a la reflexion qu’au recueillement, qu’ont
ete dressees trente-six feuilles de pierre hautes de trois mètres,
sur trois rangees, dans un ordre apparemment chaotique suggerant la
multitude des victimes. La disposition de ces pierres correspond
a une mesure de la messe du compositeur armenien Komitas, une
composition silencieuse que ne percevront pas les badauds. “C’est
un element caracteristique de ce qui fait le genocide armenien,
explique l’architecte du monument, Leonardo Basmadyian, Argentin
d’origine armenienne. Ce compositeur a survecu au genocide avec une
incapacite a la sensibilite.”
Des pierres brutes incrustees en haut des stèles, provenant d’Armenie
pour la plupart, rappellent l’entre-deux dans lequel flotte la memoire
du genocide armenien. Deux ont ete rapportees des villes syriennes
de Deir-es-Zor et d’Alep, principaux lieux du supplice du peuple
armenien. Une autre provient de l’île senegalaise deGoree, lieu de
memoire de la traite des Noirs. D’autres, d’Israël ou du Cambodge,
devraient les rejoindre. C’est le sens des plaques commemoratives “a
la memoire des 1 500 000 Armeniens victimes du premier genocide du XXe
siècle” et “de tous les genocides et crimes contre l’humanite”. Elles
ne seront posees que quelques heures avant la ceremonie pour prevenir
toute nouvelle degradation. Pour Mgr Norvan Zakarian, eveque armenien
de Lyon, le memorial est une manière de “consolation, qui permet de
ne pas laisser les victimes seules face au genocide”. Dans l’espoir
qu’il conduise a la “reconciliation”.
BENEVENT TOSSERI
Le cardinal Barbarin soutient les Armeniens
À la veille de l’inauguration du memorial lyonnais, le cardinal
Philippe Barbarin rappelle, dans un communique, que ce genocide
perpetre par les Turcs en 1915 est “reconnu en France par la loi de
2001”. L’archeveque de Lyon fait part de son “amitie fraternelle” et
toute sa “compassion a la communaute armenienne qui continue d’etre
l’objet d’une haine revoltante”. Il demande aussi de proteger la
necropole chretienne de Djoulfa (dans le Nakhitchevan, en Azerbaïdjan),
profanee en decembre dernier.
–Boundary_(ID_mJiOHvehtwauiTeRPUwLQA)–
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress
Genocide Armenien: 2000 Personnes A L’Inauguration D’Un Memorial AMa
GENOCIDE ARMENIEN: 2000 PERSONNES A L’INAUGURATION D’UN MEMORIAL A MARSEILLE
Agence France Presse
24 avril 2006 lundi 11:52 AM GMT
Près de 2.000 personnes ont assiste a l’inauguration d’un memorial
du genocide armenien, lundi a Marseille, ville qui a la plus forte
communaute armenienne en France avec 80.000 personnes.
La ceremonie s’est deroulee en presence du president de l’Assemblee
nationale de la Republique d’Armenie, Arthur Baghdassarian, qui
a devoile avec les personnalites politiques locales le monument,
entièrement finance par des fonds publics (Etat et collectivites). Il
est une replique a plus petite echelle de celui d’Erevan et presente
“douze pierres disposees en cercle qui symbolisent les douze provinces
spoliees par la Turquie”.
“A la memoire des 1.500.000 Armeniens victimes du 1er genocide du XXe
siècle perpetre par le gouvernement turc de 1915” est l’inscription
gravee sur la stèle en francais et en armenien.
Le depute PS des Bouches-du-Rhône Christophe Masse a indique qu’il
serait le rapporteur d’une proposition de loi sanctionnant la negation
du genocide armenien lors de la seance d’initiative parlementaire le
18 mai.
“La manifestation du 18 mars a Lyon (où avaient ete cries des slogans
negationnistes lors d’une manifestation pro-turque, ndlr) montre la
necessite d’une telle loi”, a affirme Michel Vauzelle, president PS
de la region PACA.
De son côte, Jean-Claude Gaudin, le senateur-maire de Marseille, a
rappele son hostilite a l’entree de la Turquie dans l’Union europeenne:
“lorsque j’etais prof d’histoire geographie, j’ai enseigne pendant
15 ans a mes elèves que la Turquie est en Asie mineure, elle n’est
pas en Europe et nous n’en voulons pas”.
Une manifestation de la communaute armenienne est prevue a 16H00
a Marseille, elle passera devant le consulat turc pour y deposer
une motion.
Les Armeniens affirment que jusqu’a 1,5 million des leurs ont peri
dans un genocide orchestre par l’empire ottoman (1915-1917). Ankara
soutient que 300.000 Armeniens et au moins autant de Turcs ont ete
tues au cours de troubles suscites par des soulèvements d’Armeniens et
leur ralliement aux armees russes en guerre contre l’empire ottoman,
et lors des deportations qui ont suivi.
–Boundary_(ID_yyWtsixhpf1ep17v1RX23A)–
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress
Le Genocide Armenien Du 24 Avril 1915 : Point De Vue De DeuxCommunis
LE GENOCIDE ARMENIEN DU 24 AVRIL 1915 : POINT DE VUE DE DEUX COMMUNISTES
Par Taylan Coskun et Roland Vartanian
L’Humanite, France
24 avril 2006
Anniversaire d’une catastrophe humaine, culturelle et historique
sans precedent
Le 24 avril 1915 marque le premier genocide du XXe siècle : le massacre
de centaines de milliers d’Armeniens d’Anatolie par l’armee regulière
et les bandes commandees par le gouvernement ottoman, Ittihat ve
Terakki. C’est la date d’une catastrophe humaine, culturelle et
historique d’une envergure sans precedent pour des peuples qui ont
vecu ensemble durant des siècles : d’abord pour les Armeniens, mais
aussi pour les Kurdes et pour les Turcs.
Ce genocide n’est toujours pas reconnu par l’Etat turc, et toujours
nie par une ideologie nationaliste et xenophobe, responsable de bien
d’autres mefaits contre les progressistes, les democrates et les
humanistes de Turquie. Or des voix s’elèvent aujourd’hui en Turquie
pour refuser le negationnisme, pour dire ce qui s’est passe en 1915
et pour defendre la cause des peuples. Elles sont de plus en plus
nombreuses, de plus en plus ecoutees.
La grande catastrophe du 24 avril doit etre reconnue pour ce qu’elle
est par l’Etat de la Republique de Turquie. Cette reconnaissance,
cet acte politique et juridique sera, certes, un pas important pour
l’etablissement des responsabilites et pour avancer sur le chemin
difficile de l’accomplissement d’un authentique devoir de memoire.
Pour nous, communistes d’origines armenienne et turque, ce devoir de
memoire implique, bien sûr et en premier lieu, que les responsabilites
des autorites ottomanes dans ce genocide soient officiellement
et publiquement reconnues par l’Etat turc qui doit en tirer les
consequences en vue d’une reconciliation historique.
Il implique en second lieu que les complicites actives et permissives
des puissances imperialistes de l’epoque soient etablies, celles
notamment de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis,
de la France et de la Russie tsariste. Car le genocide de 1915 n’est
pas simplement le fait isole de quelques dirigeants voyous et d’un
appareil d’Etat devoye et criminel : nous ne devons pas oublier qu’il
s’est deroule dans le contexte d’une guerre mondiale, consequence
des menees predatrices des forces capitalistes contre les peuples.
Pour nous, communistes, ce devoir de memoire consiste a voir
l’histoire du point de vue de la fraternite des peuples, a la
juger avec les yeux des victimes ; c’est refuser la parole de haine
des nationalismes et des fanatismes religieux de tous bords. Ces
ideologies de mosquee, d’eglise et de caserne sont encore aujourd’hui
vivantes et agissantes, elles sont a l’origine de renfermements et de
comportements communautaristes violents : elles doivent etre encore
aujourd’hui combattues avec fermete.
Pour nous, communistes, ce devoir de memoire consiste a rappeler
les noms de ceux qui ont resiste, de ceux qui se sont sacrifies, de
ceux qui ont espere, de ceux qui ont desobei avec courage au moment
du choix, de ces Turcs et de ces Kurdes qui ont tendu la main aux
victimes et ont sauve des vies en risquant les leurs. Ces noms sont
les oublies, les effaces et les refoules de l’histoire car, par leur
existence meme, ils refutent les discours de desesperance.
Ce devoir de memoire, ce sont tout ensemble les oeuvres du poète turc
Nazim Hikmet et celles du compositeur armenien Komitas. Ce devoir de
memoire, c’est le lien qui unit les noms de Mustafa Suphi, fondateur
du Parti communiste de Turquie, tue au moment de debarquer sur les
rives de la mer Noire pour combattre les forces imperialistes qui
occupaient son pays en 1920, et de Missak Manouchian, communiste
armenien, survivant du genocide de 1915, et mort sous les balles
nazies avec ses 22 autres camarades des FTP-MOI.
Hier comme aujourd’hui, ce devoir de memoire est indissoluble de
l’esprit de la Resistance : resistance aux oppressions, aux injustices,
aux inegalites, resistance au capitalisme, aux guerres et aux violences
contre les peuples.
À l’heure où la memoire des peuples est de plus en plus accaparee
par des politiques d’Etat au nom d’interets bien compris et par des
reflexes communautaristes d’un autre âge, a l’heure où le liberalisme
tente d’etendre sa domination partout dans le monde, les communistes
ne doivent pas se lasser de rappeler ces verites elementaires. Nous
devons continuer a parler haut et fort le langage de la fraternite
humaine. C’est notre conviction : conviction de deux communistes qui
ont un meme combat, celui pour l’emancipation des peuples.
En ce jour de souffrance mais aussi d’espoir, nous voulons partager
cette conviction avec tous ceux, notamment les jeunes, pour qui ces
vers de Nazim Hikmet disent avec force l’horizon indepassable du monde
que nous voulons construire :” Vivre seuls et libres comme un arbre /
Fraternels comme une foret / Telle est notre nostalgie. ”
–Boundary_(ID_tRyH5OHNUWkf7iX8qOYWNQ)–
Huit =?UNKNOWN?B?IlN06GxlcyI=?= Armeniennes erigees a Paris
HUIT “STèLES” ARMENIENNES ERIGEES A PARIS
Le Figaro, France
24 avril 2006
GENOCIDE. Huit “stèles” geantes a la memoire du “genocide armenien”
perpetre en 1915 et contre le refus des autorites turques de le
reconnaître ont ete dressees hier devant la cathedrale Notre-Dame de
Paris par un collectif “antinegationnisme”. Le memorial lyonnais du
genocide armenien, objet de polemiques et d’une recente profanation,
devrait etre inaugure cet après-midi, jour de la commemoration du 91
e anniversaire du genocide.
–Boundary_(ID_bk2VikzKpeBShaCOc47q8A)- –
Huit =?UNKNOWN?B?IlN06GxlcyI=?= Devant Notre-Dame De Paris A LaMemoi
HUIT “STèLES” DEVANT NOTRE-DAME DE PARIS A LA MEMOIRE DU GENOCIDE ARMENIEN
Agence France Presse
23 avril 2006 dimanche 1:31 PM GMT
Huit “stèles” geantes, a la memoire du “genocide armenien” et contre
le refus des autorites turques de le reconnaître, ont ete dressees
dimanche après-midi devant la cathedrale Notre-Dame de Paris, a
constate une journaliste de l’AFP.
Ces stèles ont ete installees par le collectif VAN (Vigilance
armenienne contre le negationnisme), cree en 2004 pour “travailler a
la reconnaissance du genocide et a la condamnation de ce crime contre
l’humanite”, mais aussi “denoncer tous les genocides, defendre la
memoire des victimes, soutenir les minorites opprimees et le respect
des droits de l’homme partout dans le monde”.
Panneaux cartonnes rectangulaires de 3 mètres de haut, installes en arc
de cercle sur le parvis, ils portaient sur une face des peintures d’un
artiste d’origine armenienne, Dibasar, et sur l’autre des informations
historiques et actuelles.
L’initiative de dimanche a ete prise a la veille de la Journee annuelle
de commemoration du genocide. Il a commence le 24 avril 1915, avec
l’arrestation a Constantinople de 2.345 intellectuels qui furent
executes les jours suivants, et les Armeniens evaluent a 1,5 million
le nombre total de victimes de l’annee 1915.
“Nous voulons sensibiliser l’opinion, l’alerter du danger que
represente pour l’Europe la politique negationniste de l’Etat turc
et dresser ces stèles comme temoins d’une histoire qu’on ne peut
enterrer impunement”, ont declare a l’AFP les responsables de VAN.
Les inscriptions sur les stèles denoncent le genocide des Armeniens
en Turquie ainsi que celui, disent-elles, de 500.000 Grecs et 250.000
Assyro-Chaldeens. Elles denoncent egalement le “negationnisme officiel
en Turquie”, où ceux qui parlent de genocide sont passibles de 10 ans
de prison, et une “haine raciale” jusque dans les manuels scolaires
declarant que les Armeniens, Grecs ou Assyriens representent des
“communautes nuisibles”.
VAN demande par ailleurs que la reconnaissance par la Turquie
du genocide devienne un critère pour son admission dans l’Union
europeenne.
–Boundary_(ID_ZRtJFIQ5RaQ5Yo jbXW3Gnw)–
Le PS Insiste Pour La Reconnaissance Du Genocide Armenien Par LaTurq
LE PS INSISTE POUR LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE ARMENIEN PAR LA TURQUIE
Agence France Presse
24 avril 2006 lundi
Le PS attend du gouvernement turc “une reconnaissance officielle du
genocide armenien”, a declare le porte-parole du PS Julien Dray lundi,
jour de la commemoration du 91e anniversaire de cette tragedie.
M. Dray a exprime lors d’un point de presse “la profonde solidarite”
du PS avec “le peuple armenien”. “Nous attendons du gouvernement
turc une reconnaissance officielle de ce genocide”, a-t-il dit, en
rappelant que les socialistes en faisaient une condition a l’entree
de la Turquie dans l’Union europeenne.
Il a rappele qu’allait avoir lieu “dans les jours a venir un debat au
parlement sur la necessite que la reconnaissance du genocide armenien
s’accompagne de sanctions a l’egard de ceux qui seraient amenes a ne
pas respecter cette reconnaissance”.
March Today To Remember Armenian Genocide
MARCH TODAY TO REMEMBER ARMENIAN GENOCIDE
By Alex Dobuzinskis, Staff Writer Glendale
Los Angeles Daily News, CA
April 24, 2006
GLENDALE — The day after appearing in a Turkish court for printing
a book on the Armenian genocide, Ragip Zarakolu was in an Armenian
church in Glendale explaining why he dares to anger his government.
Sitting behind a table and talking to a small group of
Armenian-Americans, the soft-spoken writer said he published works
about the 1915 mass killing of Armenians in the Ottoman Empire by
researching human-rights abuses in Turkey.
“After my research, I saw that the Armenian genocide was the beginning
of (extremist) government policies.”
In Turkey, making those kinds of statements about the killing of an
estimated 1.5 million Armenians between 1915-1923 can earn rebuke
from fellow Turks or government prosecutors.
But for many Armenians, for whom the violent deaths are woven into
family history, the genocide is a wound not to be ignored. And today,
the date when the genocide is commemorated, Armenians will march
through “Little Armenia” in Hollywood and protest in front of the
Turkish consulate, demanding that country recognize the genocide.
At 101 years old, Hripsime Khachikian would have trouble getting out
to a march or demonstration. But the Glendale resident knows too
well what younger generations of Armenians are protesting. Two of
her uncles were hanged and a brother died of hunger in the genocide.
“How can I forget? I never forget,” Khachikian said.
Khachikian’s first 10 years of life were peaceful. Her father caught
fish and gathered firewood to support his family in a part of the
Ottoman Empire that is now in Turkey near Syria.
Then war broke out, and everything changed for her and the rest of
the minority Armenian community.
“From everywhere – from every village – they came, collected us and
then they said get out,” she said. “They took our houses. They came
and they took over.”
Then came a death march, one that Khachikian survived but that claimed
the lives of other deportees.
“They killed them, they killed them in front of us. I saw so many of
them (die).”
The Turkish government maintains there was no genocide and that any
deaths can be attributed to World War I and conflicts in the empire.
“Of course terrible things did happen, but there was no intention of
genocide so it wasn’t genocide,” said Engin Ansay, consul general of
Turkey in Los Angeles.
He also said the number of Armenian deaths has been over-estimated.
“There is no way, even if there were 1.5 million Armenians (living
in the Ottoman Empire), there is no way that more than 500,000 could
have died.”
To filmmaker Andrew Goldberg, whose film “The Armenian Genocide”
was shown on PBS stations across most of the country last week,
Turkey is hiding the truth from its own people.
“This is a state-sponsored and state-controlled policy of active
denial,” he said. “Many Turkish people know the story, but they are
afraid to tell the truth because Turkey has now made it illegal.”
About 1,300 people saw Goldberg’s film April 17 at the Egyptian
Theatre in Hollywood. The Turkish government slammed the film; many
Armenian-Americans said it was accurate.
Yet Armenian groups were irked by the decision of about 65 percent
of Public Broadcasting Service stations to air, after the film,
a panel discussion between four professors, two of whom denied that
the deaths of Armenians in the Ottoman Empire was a genocide.
Some Armenian-Americans feared the discussion would just muddy the
waters, especially since the U.S. government has not officially
recognized the genocide.
In Turkey, which is far from recognizing the genocide, scholars
Zarakolu, the Istanbul-based publisher, and other scholars who use
the word genocide are a clear minority.
Zarakolu faces several years in prison in Turkey if he is convicted
in connection with his publications on the Armenian genocide.
“To discuss the Armenian question,” he said in Glendale,”is always
a problem of freedom of expression in Turkey.”
Salt Lake City: Rally Held On Anniversary Of Massacre
RALLY HELD ON ANNIVERSARY OF MASSACRE
KSL-TV, UTAH
April 24 2006
(KSL News) — Demonstrators marched in downtown Salt Lake today to
rally on the anniversary of a massacre in Armenia.
April 24th marks the 91st anniversary of the genocide in Armenia. The
event took place in 1915 during World War I. Event organizers say
one and a half million Armenian men, women and children were killed.
Today, those who rallied at the Federal Building in Salt Lake pushed
for regonition of the massacre.
Agnesa Bakhshyan, Demonstration Organizer: “You can’t find this in
any history book, and you know, people should know what happened.”
Protesters say 37 states across the US recognize the Armenian massacre
as a genocide. They hope to get legislation passed in Utah recognizing
the mass extermination.