Le Monde, France
12 mai 2006
Mésusage du génocide arménien;
Le groupe parlementaire socialiste propose de punir la contestation
publique du crime de 1915. Cette initiative risque surtout d’entraver
la réconciliation amorcée entre Turcs et Arméniens
par Luc Ferry
En janvier 2001, le Parlement adoptait à l’unanimité une loi qui, à
défaut de plaire aux historiens, pouvait du moins réjouir les
juristes amoureux de concision ; réduite à un article unique, composé
lui-même d’une seule phrase, elle déclarait simplement que : ” La
France reconnaît publiquement le génocide arménien de l915. ”
Dans le même esprit, le groupe socialiste vient de déposer (le 12
avril) une proposition de loi complémentaire, exigeant que la
contestation publique de ce génocide soit désormais punie – comme
l’est, notamment, depuis la législation Gayssot, celle de la Shoah.
D’un point de vue seulement moral, la proposition est difficilement
contestable.
Depuis des décennies, ceux qui s’efforcent de nier la réalité du
génocide arménien utilisent un argument qui ne tient pas la route :
les atrocités commises contre la minorité arménienne s’inscriraient ”
simplement ” dans une logique de ” massacres “, hélas courants en
temps de guerre. Les populations arméniennes ayant rejoint l’ennemi
russe, les dirigeants ottomans auraient décidé de ” représailles ”
qu’on pourrait sans doute considérer aujourd’hui comme des crimes de
guerre, mais point à proprement parler comme un génocide. Chacun
connaît la vérité : la moitié de la communauté arménienne de l’Empire
ottoman a été éliminée en raison des définitions ethniques,
religieuses et idéologiques que l’Empire ottoman en a données. Que la
guerre ait servi de déclencheur n’est pas douteux. Que les massacres,
qui touchaient aussi bien les nourrissons que de potentiels ennemis,
se soient réduits à la logique d’un conflit militaire est évidemment
faux. Il faudra bien un jour le reconnaître. Question, tout à la
fois, d’histoire et d’éthique.
Cela étant dit, sans la moindre ambiguïté, la proposition de loi
socialiste, qui sera peut-être approuvée ou imitée sur tous les bancs
de l’Assemblée, n’en est pas moins politiquement aberrante. Outre le
fait qu’elle empiète, une fois encore, sur le travail des historiens,
elle s’inscrit dans un contexte – un non au référendum sur la
Constitution européenne largement lié au spectre d’une possible
entrée de la Turquie – qui contribue à faire passer la France du
statut de pays le plus admiré des Turcs à celui d’ennemi public
numéro un.
Plus que jamais, je suis convaincu (comme d’autres, Rocard, Barre,
Kouchner, par exemple, mais aussi le président Chirac, qui fut lucide
et courageux sur ce point qui ne servait guère ses intérêts
tactiques…) que le rejet de la Turquie par une majorité de nos
politiques n’est pas seulement une erreur, mais une terrible faute
dont les conséquences seront désastreuses pour nous. La question qui
a dominé le débat français – la Turquie est-elle, oui ou non,
européenne ? – était aussi absurde qu’indécidable, car mal posée. La
vraie question était de savoir si l’Union européenne, qui n’est pas
l’Europe, mais une construction politique artificielle, avait
intérêt, ou pas, à ce que 70 millions de Turcs soient accueillis en
son sein pour être arrimés à la démocratie. Alors que nous déplorons
en paroles que l’on n’aide pas assez les partis démocratiques dans
les pays où ils sont le seul espoir face à la montée des intégrismes
– en Algérie, par exemple -, nous avons, s’agissant de la Turquie,
choisi de les isoler et de les affaiblir, ce qui, sans même évoquer
des considérations morales, est consternant de bêtise sur le plan
politique.
J’entends déjà l’objection : faut-il, au nom de la realpolitik, nier
les vérités de l’histoire et de l’éthique ? Quel cynisme, quelle
ignominie ce serait ! En effet. Aussi n’est-ce évidemment pas dans
cette direction que je plaide. Simplement, il faut savoir qu’un
processus de réconciliation entre Turquie et Arménie vient enfin
d’être entamé et qu’il est fcheux que la France intervienne en ce
moment avec la délicatesse habituelle de l’éléphant dans un magasin
de porcelaine. La politique est d’abord affaire de timing,
d’occasions offertes par l’histoire concrète, et pas seulement de
principes abstraits, fussent-ils justifiés.
Le 13 avril 2005, le premier ministre turc, Tayyip Erdogan, a eu le
courage d’adresser une lettre au président arménien, Robert Koçaryan,
pour lui proposer la création d’une commission mixte, composée
d’historiens arméniens et turcs chargés d’établir la vérité et
d’employer les mots qui conviennent. Les archives des deux pays leur
seront ouvertes sans restriction aucune. M. Erdogan l’a fait en son
nom, mais aussi, ce qui n’est pas rien, au nom des principaux partis
de l’opposition de son pays. De la part de ce démocrate et musulman
modéré, il s’agit de faire de la bonne pédagogie, plutôt que de
réveiller brutalement un nationalisme turc dont personne, ni en
Turquie ni hors d’elle, n’a rien à attendre de bon. Il s’engage par
avance à accepter les conclusions de cette commission. Sa lettre –
c’est dans ce contexte un pas de géant – a été approuvée par
l’ensemble de l’Assemblée nationale turque dans une déclaration
officielle. Il faut soutenir cette excellente initiative.
Pourquoi la France, qui a déjà fort malheureusement fait comprendre à
la Turquie qu’elle ne voulait pas d’elle, devrait-elle à tout prix en
rajouter encore une louche ? Quelle urgence y a-t-il à interférer
dans un processus de mémoire et de réconciliation entrepris par les
deux principaux protagonistes ? Le génocide aura bientôt cent ans. La
France l’a reconnu et elle a eu raison de le faire, même si elle
aurait pu et dû s’épargner de légiférer pour cela. Pourquoi ne pas
laisser encore quelques mois aux intéressés avant de brandir la
menace de sanctions morales et juridiques qui promettent davantage
d’effets pervers que de réparations positives ?
Luc Ferry
Philosophe, ancien ministrede l’éducation nationale
Orhan Pamuk: “Etre un artiste libre”
Le Monde, France
12 mai 2006
Orhan Pamuk : ” Etre un artiste libre “;
Un entretien avec l’écrivain turc après la fin de son procès et
l’abandon des poursuites par la justice d’Ankara
Propos recueillis par Lila Azam Zanganeh
Un million d’Arméniens et trente mille Kurdes ont été assassinés sur
ces terres et personne d’autre que moi n’ose en parler. ” C’est au
journal suisse Tages Anzeiger que le romancier turc Orhan Pamuk
confiait son amertume un jour de février 2005. Il ne peut, alors,
soupçonner la réaction en chaîne qu’allaient provoquer ces propos :
campagne de presse, intimidations et menaces, un sous-préfet qui
demande la destruction de tous ses livres, un exil temporaire et,
enfin, un procès kafkaïen au motif d’une loi de juin 2005 dont
l’article 301 prévoit des peines de six mois à trois ans de prison
pour quiconque insulte les institutions ou l’identité turques.
Sur pression de la communauté internationale, la justice turque
finira par lcher prise, le 23 janvier 2006. Mais le mal est fait :
Orhan Pamuk est devenu cet écrivain insaisissable qui, pendant cette
semaine passée à New York à l’invitation du festival World Voices et
du PEN American Center, refusera tout entretien à la presse
internationale. Une exception, ” Le Monde des livres “. Le voici,
vêtu d’un costume noir délavé, l’air un rien agacé, le dos très
légèrement voûté : ” Je suis en retard, je sais, pardon. ”
En 1985, vous accompagnez Arthur Miller et Harold Pinter dans un
voyage sponsorisé par le PEN American Center et Helsinki Watch. Il
s’agit, pour eux, de rédiger un rapport sur les droits de l’homme en
Turquie. Quelles impressions vous reste-t-il de cette aventure ?
Il y avait eu un coup d’Etat militaire, en 1980. La liberté
d’expression était suspendue. Les droits de l’homme étaient bafoués.
Les prisons étaient le thétre de nombreux abus. Et pourtant les gens
parlaient – les familles de prisonniers, mais aussi les écrivains…
Et vous, vous sentiez-vous solidaire ? Coupable ? Les deux ? C’est un
dualisme qui habite vos romans de manière si obsessionnelle…
D’une part, je sentais en moi une explosion de honte, comme j’en ai
déjà observé dans d’autres coins du monde lorsque d’Amérique ou
d’Europe viennent des étrangers censés enquêter sur la nature d’une
démocratie ou l’absence de libertés : cela provoque une honte très
difficile à formuler et néanmoins ressentie par tout le monde.
D’autre part, il m’apparaissait soudain qu’il pouvait aussi exister
une solidarité internationale entre écrivains, considérés comme les
représentants, non pas de leurs nations d’origine, mais du monde :
une solidarité née d’un respect partagé, je dirais presque religieux,
pour la liberté d’expression.
Et pourtant vous n’êtes fondamentalement pas un écrivain ” politique
“. Vous aimez créer vos propres mondes bigarrés, oniriques. Un
certain nombre de vos romans portent d’ailleurs des noms de couleur :
Mon nom est Rouge, Le Livre noir, Le Chteau blanc…
C’est vrai, j’étais plutôt nabokovien au début. J’écrivais
essentiellement pour la beauté. Et pendant que des générations
entières d’écrivains turcs prenaient pour modèle Steinbeck ou Gorki –
et détruisaient l’essentiel de leur talent en le mettant au service
de quelque chose qui était supposé les dépasser – je lisais, moi,
Nabokov, et je rêvais. Vingt-cinq ans après, je sais que si, à cette
époque-là, j’avais commis l’erreur d’écrire des romans politiques,
j’aurais été détruit, le système m’aurait anéanti.
Et Neige, en 2004 ? Pourquoi écrire, tout à coup, un roman sur
l’islam, le nationalisme, le suicide de jeunes filles que l’on
contraint de se dévoiler dans une petite ville au nord-est du pays ?
J’ai décidé d’écrire un roman politique, parce que j’ai eu envie,
soudain, de raconter autrement mon pays. Chacun de mes romans est
structurellement différent des autres, en réalité. Et pour cause : je
rencontre toujours quelqu’un dans une rue d’Istanbul, qui finit par
me dire : ” Oh, M. Pamuk, quel malheur ! J’avais vraiment adoré tel
ou tel de vos romans, mais vous n’avez plus jamais écrit rien de
semblable ! ” Eh bien, voilà un roman radicalement différent… Et,
pour moi, tout le plaisir de la fiction est là, précisément, dans
l’acte toujours renouvelé de composition, juste avant l’exécution.
L’écriture n’est, par la suite, qu’un acte artisanal.
Vous sentez-vous aujourd’hui une certaine responsabilité en Turquie ?
Disons que, de ma vie, je n’avais jamais cherché à assumer la plupart
des responsabilités politiques qui m’ont brusquement pesé sur les
épaules ! Mais enfin, en raison de jalousies, de ressentiments, de
tabous et de pressions diverses, elles me sont tombées dessus. C’est
comme quelque chose qui tomberait d’un balcon, alors que vous marchez
dans la rue en toute insouciance. Et parce que le pays est réprimé,
et parce que j’ai une soi-disant stature internationale, j’ai été
contraint de me plier à ce destin nouveau. Cela ne m’enchante pas.
Mon secret désir a toujours été d’être un artiste libre. Mon style
d’écriture, mon mode de composition, requièrent un immense esprit
d’enfance. Et la responsabilité de l’écriture se limite, au fond de
moi, au jeu démoniaque et magique avec les règles du monde. Non,
croyez-moi, être un personnage public n’est pas bon pour le travail
du romancier. Et quant à être un personnage politique, n’en parlons
même pas – quel désastre !
Mais il y a bien des causes qui vous passionnent ? Il vous est arrivé
de définir la liberté d’expression en termes de dignité et de joie.
Après vos déboires judiciaires, ressentez-vous le besoin de vous
battre pour la liberté d’expression ?
Ecrire me suffit. Le reste, de toute évidence, m’est comme un mauvais
destin. On m’entraîne sur un terrain que je n’aime pas. Alors, soit
je tombe dans une tranchée par hasard. Soit je me trouve attaqué et
je suis contraint de btir moi-même une tranchée pour me protéger…
Et l’Union européenne ? Souhaitez-vous que la Turquie y soit intégrée
?
Oui, en cela je croyais avec enthousiasme, et certains hommes
politiques que je respecte m’avaient demandé de les aider. J’ai même
écrit quelques articles sur le sujet. Pas des articles polémiques,
mais des articles fervents. Or j’ai l’impression, tout à coup, d’être
une Célestine désabusée. Je pensais sincèrement que l’Europe et la
Turquie feraient bon ménage. Mais s’il n’y a pas d’attirance
mutuelle, je préfère penser à mes romans.
Quels écrivains admirez-vous par-dessus tout ?
Tolstoï, Nabokov, Thomas Mann – ce sont mes grands écrivains. Et
puis, bien sûr, Proust. Mais tous ces écrivains, vous devez essayer
de les imaginer du côté d’Istanbul, lus et médités depuis ma fenêtre.
Voyez-vous : à l’heure où la plupart des écrivains turcs se
préoccupaient de commentaires réalistes ou sociaux, c’est Proust qui
me parlait, avec ses longues phrases baroques, parfois claires,
parfois obscures, mais toujours si voluptueuses, et infiniment
polysémiques.
Aviez-vous jamais été attiré par le roman politique, avant Neige ?
Oui, j’ai un roman inachevé, qui date d’il y a vingt-cinq ans. Un
roman politique dostoïevskien, si je puis dire, où radicalisme de
gauche et démonisme mystique étaient mêlés. Mais il y a eu le coup
d’Etat et cela a été impossible à publier. C’est l’époque où je me
suis rendu compte, non sans stupeur, que certains de mes anciens amis
marxistes étaient tentés par l’islamisme et la logorrhée
anti-occidentale…
Vous avez écrit, dans un essai publié en décembre 2005, dans le New
Yorker – c’est-à-dire un mois avant votre procès à Istanbul – que le
nationalisme turc a parfois d’étranges racines, à la fois
intellectuelles et bourgeoises…
Oui. C’est comme si, pour se prémunir contre le spectre de l’anomie
mondialiste et, par la même occasion, contre la rancune anxieuse des
classes ouvrières, les classes cultivées choisissaient par moments la
crispation nationaliste la plus sommaire : ” Turcs et rien d’autre !
” Cette élite est bien sûr une vieille société prémoderne. Et, par
réflexe collectif, elle préfère parfois se définir par le sentiment
national plutôt que par la modernité. Avec les conséquences que l’on
sait pour la démocratie…
Est-elle tentée, elle aussi, par l’islamisme ?
Non, pas forcément. Le cliché veut que la Turquie soit empoisonnée
par l’Islam politique. Mais il y a, en réalité, tant de couleurs et
de nuances que le fondamentalisme pur et dur s’en est trouvé dilué…
Nous avons des sectes soufies, par exemple, ou des groupes épars qui,
mis ensemble, forment l’immense spectre de ce que l’on appelle ”
l’Islam politique “. Mais attention, il y a aussi, en Turquie, des
anti-Occidentaux séculiers et des antidémocrates athées ! Tout cela
forme une configuration politique d’une extrême complexité. Et
naturellement, pour le romancier, toute une palette de couleurs ô
combien précieuses…
D’où cet intérêt, dans Neige, pour la Turquie démunie, pour cette
ville de Kars hantée par une profonde ambivalence, entre islamisme –
justement – et kémalisme ?
Oui, j’ai eu soudain le vif désir de raconter la Turquie
contemporaine, l’Islam politique, le fondamentalisme, le sécularisme,
le tropisme national pour les coups d’Etat militaires, le
nationalisme de nos groupes ethniques, les forces politiques et leurs
insaisissables factions. Et je souhaitais que le décor soit une
petite ville d’une très grande pauvreté, et que cette petite ville se
transforme en un microcosme de la Turquie telle qu’elle m’apparaît
aujourd’hui. Je souhaitais tisser une intrigue qui révélerait les
mystères et les faux-semblants de mon pays, les modes de pensée
sibyllins, son labyrinthe politique insensé.
Vous aimez parler des vacillements démoniaques de vos personnages…
Et aussi raconter, comme dans Neige, la complexité vertigineuse du
décor turc. Or les Occidentaux, vous le savez, sont très tentés de
simplifier tout cela, à leurs propres fins politiques…
Si vous imaginiez le nombre de gens qui savent que je suis
pro-européen, que je souhaite ardemment l’intégration de la Turquie
dans l’Union européenne – et qui m’ont reproché le fait que mon roman
” contredise ” mes idées politiques ! Au départ, cela m’a surpris.
Puis cela m’a enchanté. Peu importent mes opinions politiques
personnelles. Il faut qu’un roman, comme chez Thomas Mann, porte ses
propres forces et défende ses propres couleurs.
Christopher Hitchens,
dans le magazine The Atlantic Monthly, vous a reproché de peindre vos
personnages islamistes
avec plus de sympathie que les autres ?
Ma règle d’or : pour écrire un beau roman, s’identifier à tous les
personnages. Et c’est l’identification avec les personnages les plus
sombres qui rend le roman meilleur encore. L’exemple, cette fois,
c’est naturellement Dostoïevski.
Et votre nouveau roman ? Celui dont on dit qu’il raconte la haute
société turque et les aventures, sociales, sexuelles, de la Turquie
contemporaine ?
Il n’avance guère. Ce procès m’a fait perdre un temps inimaginable.
Je n’en peux plus !
Iriez-vous jusqu’à dire que le procès a changé le cours de votre vie
?
De ma vie de romancier, oui, sans doute. Mais j’essaie aujourd’hui de
retrouver cette vie d’avant le procès, ce temps d’avant la tempête,
bref, de ressaisir la trame du songe…
Propos recueillis par Lila Azam Zanganeh
Samuel Darbinian entraineur par interim de l’equipe d’Armenie
Agence France Presse
11 mai 2006 jeudi
Arménie – Samuel Darbinian entraîneur par intérim de l’équipe d’Arménie
EREVAN
La Fédération arménienne de football a nommé Samuel Darbinian
entraîneur par intérim de l’équipe nationale de football.
Samuel Darbinian a entraîné des équipes de première division telles
que l’Ararat et le Kilikia d’Erevan et il a déjà dirigé en 1995-1996
l’équipe d’Arménie.
Sa nomination met fin à un règne de quatre ans des entraîneurs
étrangers à la tête de l’équipe d’Arménie avec successivement
l’Argentin Oscar Lopez, le Roumain Mihai Stoichita, le Français
Bernard Casoni et le Néerlandais Henk Wisman.
Le PM turc avait demande au Canada de ne pas parler de gnocide
Agence France Presse
11 mai 2006 jeudi 3:35 PM GMT
Le PM turc avait demandé au Canada de ne pas parler de génocide arménien
OTTAWA 11 mai 2006
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait envoyé à son
homologue canadien une lettre lui demandant de ne pas qualifier de
génocide le massacre d’Arméniens en 1915, juste avant que des propos
de Stephen Harper ne provoquent la colère d’Ankara, rapporte jeudi le
quotidien Globe and Mail.
Selon le journal, dans une lettre datée du 18 avril, M. Erdogan
avertissait M. Harper que l’emploi du terme de génocide était une
“question très sensible” pour le peuple et le gouvernement turcs.
Il demandait en outre à M. Harper d’appuyer une initiative turque
visant à réunir des historiens turcs et arméniens et à leur demander
de réaliser un étude sur cette question.
Mais, le 21 avril, le Premier ministre canadien saluait dans une
déclaration tous ceux qui commémorent le génocide arménien. M. Harper
avait ajouté qu’il continuait à soutenir des résolutions du Parlement
canadien reconnaissant “le génocide arménien de 1915”.
Ankara avait réagi en rappelant son ambassadeur à Ottawa pour des
consultations et en annulant sa participation à un exercice militaire
aérien au Canada.
L’ambassadeur de Turquie au Canada, ainsi que son collègue accrédité
à Paris et rappelé pour des raisons similaires, sont en train de
regagner leurs postes, a-t-on indiqué jeudi à Ankara.
Un diplomate turc à Ottawa a confirmé, sous couvert de l’anonymat,
qu’il y avait bien eu “une correspondance”, sans toutefois en
préciser le contenu et il a indiqué que l’ambassadeur Aydemir Erman
serait de retour dans la capitale canadienne “dans quelques jours”.
“Genocide” armenien: retour des ambassadeurs turcs a Paris et Ottawa
Agence France Presse
11 mai 2006 jeudi 3:35 PM GMT
“Génocide” arménien: retour des ambassadeurs turcs à Paris et Ottawa
ANKARA 11 mai 2006
Les ambassadeurs de Turquie en France et au Canada sont retournés à
leur poste après des consultations à Ankara où ils avaient été
rappelés en raison de désaccords avec ces deux pays sur le “génocide”
arménien, a-t-on appris jeudi de source diplomatique turque.
La Turquie avait annoncé lundi le rappel d’Osman Korütürk,
ambassadeur à Paris, et d’Aydemir Erman, ambassadeur à Ottawa, pour
protester contre l’utilisation du terme de “génocide” arménien,
perpétré au moment de la chute de l’Empire ottoman lors de la
première guerre mondiale.
“Les ambassadeurs sont retournés à leur poste”, a précisé à l’AFP un
diplomate turc sous couvert d’anonymat.
Les deux hommes ont eu des entretiens avec des responsables de leur
ministère et ont été reçus mercredi par le Premier ministre Recep
Tayyip Erdogan.
Ce dernier a appelé la France mercredi à bloquer la proposition de
loi qui vise à poursuivre toute personne niant l’existence du
génocide arménien et mis en garde contre ses conséquences sur les
relations bilatérales.
“Je pense que le Parlement français ne va probablement pas injecter
le soi-disant génocide arménien comme un virus entre nos deux pays,
unis par des liens aussi importants. Je pense que le bon sens va
l’emporter”, a-t-il dit.
Le texte, s’il est approuvé, prévoit cinq ans d’emprisonnement et une
amende de 45.000 euros (57.000 dollars) pour les auteurs de
déclarations niant que les massacres d’Arméniens soient un génocide.
Il prend la suite d’une précédente loi, votée en 2001, qui a
officiellement reconnu que les massacres constituaient un génocide.
Il a été proposé par des membres du Parti socialiste (opposition) et
arrive en première lecture à l’assemblée le 18 mai.
Ankara s’était déclaré en outre “consterné” le mois dernier par des
propos du Premier ministre canadien Stephen Harper sur le génocide
arménien.
L’armée turque a ainsi décidé de se retirer d’un exercice aérien
international au Canada qui doit débuter dimanche pour protester
contre la position canadienne, selon le ministère canadien de la
Défense.
De 1915 à 1917, les massacres et déportations d’Arméniens ont fait
1,5 million de morts, selon les Arméniens, quelque 300.000, selon
Ankara qui rejette catégoriquement la qualification de génocide.
<<Fights for Posts>>
A1+
«FIGHT FOR POSTS»
[06:44 pm] 12 May, 2006
The coalition was created with a special order: it
was decided who would sit where and who would eat
what. And as the demands of the people are changed as
time goes by, a situation is created like that in
Armenia today. This is the opinion of NA deputy Arshak
Sadoyan about the decision of the OYP to quit the
coalition.
According to him, the reason is not one but many. `It
is a fight for future posts’, Arshak Sadoyan explains
with a few words. He is glad that the OYP joins the
opposition. Leaving aside the personal or inner
political ambitions, Arshak Sadoyan finds it important
that the wing of the authorities get weaker day by
day.
He considers the special Parliamentary elections
improbable as no one needs them, even Kocharyan. As
for the post of the NA President, he considers the
candidacy of Tigran Torosyan or Galoust Sahakyan
probable. He also did not exclude the possibility that
the fraction `Democratic Delegate’ may become part of
the coalition.
Azeris rethink post-freedom tilt to West
Azeris rethink post-freedom tilt to West
-101811-2429r.htm
By Kathy Gannon
ASSOCIATED PRESS
Published May 13, 2006
ASTARA, Azerbaijan — After the Soviet Union collapsed and Azerbaijan
became free, the oil-rich country was caught in a tug of war for
influence between the secular, democratic West and Islamic Iran. Iran
sent in preachers, built mosques and gave scholarships to the
poor. But Azerbaijan turned to the West.
Nowadays, however, the early rumblings of political Islam are being
heard in the world’s biggest Shi’ite Muslim republic outside Iran,
aroused by frustration with rampant corruption, intractable poverty,
and a sense thatfor the sake of oil, the Western democracies have
chosen to ignore the taint of corruption in its elections.
There are many signs that neighboring Iran is capitalizing on the
discontent with a “we-told-you-so” message and winning some support in
its confrontation with the West over its nuclear program.
Ilham Aliyev, who took over as president from his dying father in 2003
in an election sullied by claims of widespread fraud, visited the
White House last month, underscoring his friendship with the Bush
administration. But many in Azerbaijan wonder how long his
overwhelmingly Muslim nation of 9 million people will stay in the
U.S. orbit.
“Azerbaijan will not become an Islamic country overnight, but the
beginnings are here,” said Arif Yunusov, author of “Islam in
Azerbaijan” and chairman of the Institute of Peace and Democracy, an
independent think tank in Baku, the capital.
“People today in Azerbaijan don’t believe America. People believe that
the West does not want democracy in our country, it just wants our
oil.”
Europe admired Whether an Islamic surge is coming is open to
question. Azerbaijan also has a strong Western-oriented camp, yearning
for Europe’s model of good governance and civil rights.
In the cosmopolitan capital, the overwhelming affinity is with Europe,
though attendance at mosque prayers is growing steadily, and human
rights workers say they were surprised at how many young Azeris joined
the demonstrations that swept the Muslim world over the publication of
Danish cartoons mocking the prophet Muhammad.
In the more conservative southern regions that border Iran, the return
to Islamic roots is more noticeable.
Azerbaijan is a “very complex country,” said Fariz Ismailzade, a
political science professor in Baku. “We have modern girls, but still
there is a rise in Islamic fundamentalism. It is slow but it is
happening.”
Azeris, says secular opposition politician Eldar Namazov, are “the
most European of people in the Islamic world — even more than
Turkey. Yet I think you can say today that we see some Islamic
renaissance, and the ground is ready for an Islamic revival here in
Azerbaijan. … Our society wants political change, but year after
year people are disappointed with democracy.”
More than a decade after signing a multibillion-dollar oil deal with a
U.S.- and British-dominated consortium, most of this country the size
of Maine is miserably underdeveloped. Nearly half the population
earns less than $1,000 a year. Unemployment hovers around 20 percent.
Oil revenues rising Azerbaijan anticipates oil revenues of $160
billion by 2025, and a $4 billion, 1,093-mile pipeline is pumping
Caspian Sea oil from Baku through Georgia to the Turkish Mediterranean
port of Ceyhan. Yet outside Baku, gas supplies are erratic and the
country runs on dilapidated Soviet-era infrastructure.
All this, say critics, adds up to a new opening for Iran, the Shi’ite
giant to the south.
“Iran has always been active in Azerbaijan, but before they weren’t
getting the results they wanted,” said Mr. Yunusov, the
researcher. That’s changing; “Now people think that Iran’s words make
sense, that the claims by Iran against the war in Iraq and against
America are not so bad, that the West just wants our resources.”
Iran is reported to be financing Azerbaijan’s opposition Islamic
Party.
Among Azeri refugees from the 1990s war with Armenia over the enclave
of Nagorno-Karabakh, Iran is the biggest provider of humanitarian aid,
and itgains points from a perception among the refugees that
Azerbaijan was betrayed from all sides during the war and that the
West has forgotten them.
Iranian television and radio, broadcasting in the Azeri language, are
the leading sources of information here in Astara and elsewhere on the
southern border. Azeri-language talk shows in the nearby Iranian city
of Tabriz are flooded with callers from Azerbaijan.
“Everything we want to find out, we find out from Iranian radio,” said
Mammadov Mazjtajab, a former reporter with Radio Liberty in
Astara. Broadcast propaganda has increased, much of it directed
against the United States, he said.
Increase in propaganda Mr. Mazjtajab said propaganda has increased
noticeably during the nuclear standoff.
Tehran has threatened to strike back at any country that cooperates
with an attack on its nuclear facilities. Azerbaijan’s government has
promised that its territory won’t be used for military action against
Iran, but people living nearby are nervous, pointing to a U.S.-built
radar facility just outside Astara and the upgrading of the airport at
Nakhichevan, also on the borderwith Iran, to accommodate NATO
jets. Both projects are U.S.-financed.
Iran’s perceived attractions are revealed in an encounter at the
border with Jamilya Shafyeov, an Azeri woman wearing three sweaters
against the cold and bemoaning her inability to find work. “I think
things are so much better over there,” she said, gesturing through a
small gray steel gate that opens into Iran. “What do we have here?
Nothing. No jobs. If I had a passport I would go there.”
Nail Farziyev, a retailer in Astara, drew cheers from fellow
shopkeepers when he said: “We can’t turn our back on Iran and we won’t
turn our back on them.
“Why is it that America thinks it can impose its will on everyone?” he
asked. “Why can’t Iran have peaceful nuclear energy? I want to know
why.”
In Baku, nearly 150 miles to the north, Mr. Yunusov’s think tank is
sampling opinion nationally and discovering similar sentiments.
Opinions are shifting In a survey he did three years ago, he said: “I
asked about Iraq and Afghanistan, and then everyone supported the
United States and everyone agreed that [Osama] bin Laden was behind
the September 11, 2001, attacks.”
But in a new survey he is conducting with the University of
Minnesota’s Department of Political Science, he said, “it is all
changed now. Some even say maybe the United States planned the
[September 11] attacks in order to go after Muslim countries to get
their oil.”
In Nadaran, 40 miles from the starting point of a pipeline regarded as
an engineering marvel, Hajji Vagif Gasimov hunkered down in a
municipal office with bitterly cold wind whistling through broken
windowpanes. “Our situation is getting worse from day to day,” he
said.
“My father was an oil worker, my grandfather was an oil worker. We are
surrounded by gas pipelines and we have no gas. We think that this is
America’s fault because they want all our resources.”
In the 1990s, he said, “my dream was to have a democracy like the
United States. Now we don’t say we are against democracy — we are
against America’s democracy now.”
No one thinks an Islamic takeover is imminent. The Turkish Foreign
Ministry says it welcomes good relations between Azerbaijan and
Iran. Azerbaijan is one-twentieth the size of Iran, but some Turkish
analysts think that giventhe large ethnic Azeri population in Iran,
Baku may have more influence over its neighbor than vice versa.
Confrontation feared “There are plenty of reports that Iran has helped
encourage greater religious devotion,” said Bulent Aliriza, a Turkish
analyst with the Washington-based Center for Strategic and
International Studies. “The failure of the secular opposition to the
Aliev regime … has allowed the development of a religiously inclined
opposition. But I think for the moment it is manageable. The question
is, what will happen if there is a confrontation between Iran andthe
West? This will make life very difficult for Azerbaijan.”
Rafik Aliyev, a government official charged with managing religious
harmony in the country, said the corruption claims are exaggerated and
he sees no big protest vote for Islamic parties.
He sees Iran’s influence as both natural and worrying — an open
border, propaganda broadcasts, Azeri students being educated in
Iran. “Of course all these things can increase religious sentiment and
we have been thinking about these issues and taking some measures.”
The measures, he said, include a countrywide refurbishing of
infrastructure that has increased electrical supply to the south, and
establishment of Islamic teaching institutions to propagate a moderate
brand of Islam.
Mr. Namazov, the secular politician who was a powerful aide to
Azerbaijan’s late President Heydar Aliyev, said the Islamic Party made
gains in his Baku constituency in the disputed November parliamentary
election, while secular opposition parties won only a handful of
seats.
He said that when he met with European and American ambassadors
afterward, he told them: “It is true there is no danger today of there
being an Islamic government here, but in five years, if we still have
this system of total corruption, unemployment and severe human rights
violations, then Islamic representatives will be elected.”
© AP correspondent Louis Meixler in Ankara, Turkey, contributed tothis
report.
Copyright © 2006 News World Communications, Inc. All rights reserved.
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress
Antelias: Inter-school event in the memory of the Armenian Genocide
PRESS RELEASE
Catholicosate of Cilicia
Communication and Information Department
Contact: V.Rev.Fr.Krikor Chiftjian, Communications Officer
Tel: (04) 410001, 410003
Fax: (04) 419724
E-mail: [email protected]
Web:
PO Box 70 317
Antelias-Lebanon
Armenian version:
Watch the recorded video here:
A STUDENT EVENT DEDICATED TO THE ARMENIAN GENOCIDE
“REMEMBER, REMIND ABOUT AND DEMAND
THE VIOLATED RIGHTS OF OUR PEOPLE”
ADVISES HIS HOLINESS ARAM I
The Central Committee for the commemoration of the Armenian Genocide in
Lebanon organized a special student gathering in the Catholicosate of
Cilicia on May 9. Dedicated to the Armenian Genocide, the event brought
together the students of Armenian schools in Lebanon.
The event was held under the Pontifical patronage of His Holiness Aram I,
who also delivered his message to the hundreds of Armenian students gathered
in the Catholicosate’s courtyard.
The primates of the three Armenian religious communities, the principals of
Armenian schools, teachers, members of the educational committee, members of
boards of trustees and prominent educational figures attended the event.
The students took the stage consecutively to recite poems, play music and
read parts of special works all of which were rich with the legacy of the
nation’s victim and its cause.
The Pontiff then delivered his pontifical message to the students, stressing
the importance of preserving the legacy of Armenian victims. His Holiness
summarized the Armenian student’s responsibility towards Armenian martyrs in
three words: remember, remind and demand.
“We stand before the remains of our martyrs, in their spiritual presence.
They ask us to remember them in all the fields of our life; And oh, shame on
us if we forget our martyrs and heroes who give meaning to our lives, who
have safely guided the boat of our history through all its storms,” he said.
“Our martyrs tell us: remind people about our cause. Remembering is not
enough; remembering should turn into reminding. We should first remind
ourselves, then foreigners, our surrounding that in 1915 Ottoman Turkey
massacred one and a half million Armenians in order to erase Armenia and
Armenians from the face of the earth,” the Pontiff continued.
“Our martyrs tell us: demand. When we have a right, we should demand it.
When someone has taken our right, we should demand it at all costs. We do
not demand the rights of others, but the violated rights of our martyrs from
criminal Turkey and the whole world,” concluded the Catholicos.
The students then repeated His Holiness’ three words, “remember, remind and
demand”, promising to remain loyal to the legacy of Armenian victims.
##
View photos here:
es65.htm
*****
The Armenian Catholicosate of Cilicia is one of the two Catholicosates of
the Armenian Orthodox Church. For detailed information about the history and
mission of the Cilician Catholicosate, you may refer to the web page of the
Catholicosate, The Cilician Catholicosate, the
administrative center of the church is located in Antelias, Lebanon.
Antelias: Catholicos Aram I receives MP Hagop Kasardjian
PRESS RELEASE
Catholicosate of Cilicia
Communication and Information Department
Contact: V.Rev.Fr.Krikor Chiftjian, Communications Officer
Tel: (04) 410001, 410003
Fax: (04) 419724
E-mail: [email protected]
Web:
PO Box 70 317
Antelias-Lebanon
Armenian version:
HIS HOLINESS ARAM I RECEIVES MP HAGOP KASARDJIAN
His Holiness Aram I received Lebanese MP Hagop Kasardjian in his office on
May 12. Kasardjian wanted to thank the Pontiff for the warm wishes of
recovery expressed by the latter following his recent heart surgery. The MP
also wanted to inform His Holiness about the recent developments in the
country’s internal political dialogue.
The MP told the Catholicos about the political developments in the country
and issues related to the ongoing dialogue. His Holiness once again praised
the united and positive participation of the Armenian community through the
three Armenian parties.
“This phenomenon should become a constant approach and process in issues
related to our nation, the Diaspora and its communities,” he said.
##
The Armenian Catholicosate of Cilicia is one of the two Catholicosates of
the Armenian Orthodox Church. For detailed information about the history and
mission of the Cilician Catholicosate, you may refer to the web page of the
Catholicosate, The Cilician Catholicosate, the
administrative center of the church is located in Antelias, Lebanon.
Antelias participates in Armenia Fund meeting of Board of Trustees
PRESS RELEASE
Catholicosate of Cilicia
Communication and Information Department
Contact: V.Rev.Fr.Krikor Chiftjian, Communications Officer
Tel: (04) 410001, 410003
Fax: (04) 419724
E-mail: [email protected]
Web:
PO Box 70 317
Antelias-Lebanon
Armenian version:
THE PARTICIPATION OF THE CATHOLICOSATE OF CILICIA IN THE MEETING OF THE
BOARD OF TRUSTEES OF THE “ARMENIA” ALL-ARMENIAN FUND
The 15th session of the “Armenian” All-Armenian Fund’s Board of Trustees was
convened in the government building of the Republic of Armenia in Yerevan on
May 5. The president of the republic, H.E. Robert Kotcharian presided over
the meeting.
Archbishop Sebouh Sarkissian, Primate of the Diocese of Tehran, represented
the Catholicosate of Cilicia in the meeting.
President Kotcharian opened the meeting asking the participants to stand up
in a moment of silence in memory of the victims of the Armavia plane crash
in Sochi on May 3. The Catholicos of All Armenians then said prayers for the
souls of the victims. Archbishop Sarkissian expressed the condolences of His
Holiness Aram I to president Kotcharian on this sad event.
The attendants listened to the report of the fund’s executive committee on
the works carried out in 2005 as well as the financial report of the
overseeing committee. They discussed the agenda of the upcoming
Armenian-Diaspora conference in September.
During lunch break, Archbishop Sarkissian conveyed the greetings of His
Holiness Aram I to president Kotcharian and expressed the Pontiff’s support
of the fund’s efforts. He wished the president good luck in his mission.
A requiem service was held for the victims of the plane crash in the St.
Gregory the Illuminator Church in Yerevan on May 6. President Kotcharian,
the speaker of the National Assembly, the Prime Minister and ministers,
foreign diplomats and a large number of people attended the service.
Catholicos of All Armenians Karekin II presided over the service. Archbishop
Sarkissian participated in the service along with the Catholicos on behalf
of His Holiness Aram I.
##
The Armenian Catholicosate of Cilicia is one of the two Catholicosates of
the Armenian Orthodox Church. For detailed information about the history and
mission of the Cilician Catholicosate, you may refer to the web page of the
Catholicosate, The Cilician Catholicosate, the
administrative center of the church is located in Antelias, Lebanon.