Commemoration. Le Genocide Armenien Inscrit Au Coeur De Lyon

COMMEMORATION. LE GENOCIDE ARMENIEN INSCRIT AU COEUR DE LYON
par TOSSERI Benevent
La Croix , France
24 avril 2006
Malgre l’hostilite de la communaute turque et des riverains, le
memorial du genocide doit etre inaugure aujourd’hui. Lyon (Rhône),
de notre correspondant.
Sous une première couche de dissolvant se detachaient encore en
fin de semaine dernière, sur les lames de pierre blanche dressees
place Antonin-Poncet, ces mots traces au feutre: “Il n’y a pas eu de
genocide.” S’il n’en paraîtra rien aujourd’hui, alors que doit etre
inaugure le memorial du genocide armenien, la plaie reste a vif. “La
memoire du genocide a ete effacee, elle est aujourd’hui attaquee,
non pas par des illumines, mais par un Etat, qui a les moyens de faire
peur a ceux qui manquent de courage et de determination”, pointe Hilda
Tchoboian, directrice de la Maison de la culture armenienne de Decines,
commune de l’est lyonnais où fut erige le premier memorial de ce type
en France, en 1972.
Marseille, seconde ville a accueillir ce lundi un memorial, fut victime
de pressions diplomatiques a la fin des annees soixante. Une simple
stèle, posee loin des regards dans l’enceinte de l’eglise armenienne
du Prado, fut alors substituee a un monument. Trente ans après,
alors que la France a reconnu le genocide armenien par la loi du 29
janvier 2001, les pressions exercees par le consulat turc, relayees
par une manifestation marquee par des slogans negationnistes (lire La
Croix du 22 mars), ne seront pas venues a bout du projet lyonnais. Pas
plus que les quatre recours deposes devant le tribunal administratif
par une association de riverains favorables a un emplacement plus
discret. Le voeu de la communaute armenienne, interpeller le plus de
monde possible sur la realite du genocide, aura ete respecte.
C’est donc entre la place Bellecour et les berges du Rhône, dans
un lieu qui invite plus a la reflexion qu’au recueillement, qu’ont
ete dressees trente-six feuilles de pierre hautes de trois mètres,
sur trois rangees, dans un ordre apparemment chaotique suggerant la
multitude des victimes. La disposition de ces pierres correspond
a une mesure de la messe du compositeur armenien Komitas, une
composition silencieuse que ne percevront pas les badauds. “C’est
un element caracteristique de ce qui fait le genocide armenien,
explique l’architecte du monument, Leonardo Basmadyian, Argentin
d’origine armenienne. Ce compositeur a survecu au genocide avec une
incapacite a la sensibilite.”
Des pierres brutes incrustees en haut des stèles, provenant d’Armenie
pour la plupart, rappellent l’entre-deux dans lequel flotte la memoire
du genocide armenien. Deux ont ete rapportees des villes syriennes
de Deir-es-Zor et d’Alep, principaux lieux du supplice du peuple
armenien. Une autre provient de l’île senegalaise deGoree, lieu de
memoire de la traite des Noirs. D’autres, d’Israël ou du Cambodge,
devraient les rejoindre. C’est le sens des plaques commemoratives “a
la memoire des 1 500 000 Armeniens victimes du premier genocide du XXe
siècle” et “de tous les genocides et crimes contre l’humanite”. Elles
ne seront posees que quelques heures avant la ceremonie pour prevenir
toute nouvelle degradation. Pour Mgr Norvan Zakarian, eveque armenien
de Lyon, le memorial est une manière de “consolation, qui permet de
ne pas laisser les victimes seules face au genocide”. Dans l’espoir
qu’il conduise a la “reconciliation”.
BENEVENT TOSSERI
Le cardinal Barbarin soutient les Armeniens
À la veille de l’inauguration du memorial lyonnais, le cardinal
Philippe Barbarin rappelle, dans un communique, que ce genocide
perpetre par les Turcs en 1915 est “reconnu en France par la loi de
2001”. L’archeveque de Lyon fait part de son “amitie fraternelle” et
toute sa “compassion a la communaute armenienne qui continue d’etre
l’objet d’une haine revoltante”. Il demande aussi de proteger la
necropole chretienne de Djoulfa (dans le Nakhitchevan, en Azerbaïdjan),
profanee en decembre dernier.
–Boundary_(ID_mJiOHvehtwauiTeRPUwLQA)–
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Genocide Armenien: 2000 Personnes A L’Inauguration D’Un Memorial AMa

GENOCIDE ARMENIEN: 2000 PERSONNES A L’INAUGURATION D’UN MEMORIAL A MARSEILLE
Agence France Presse
24 avril 2006 lundi 11:52 AM GMT
Près de 2.000 personnes ont assiste a l’inauguration d’un memorial
du genocide armenien, lundi a Marseille, ville qui a la plus forte
communaute armenienne en France avec 80.000 personnes.
La ceremonie s’est deroulee en presence du president de l’Assemblee
nationale de la Republique d’Armenie, Arthur Baghdassarian, qui
a devoile avec les personnalites politiques locales le monument,
entièrement finance par des fonds publics (Etat et collectivites). Il
est une replique a plus petite echelle de celui d’Erevan et presente
“douze pierres disposees en cercle qui symbolisent les douze provinces
spoliees par la Turquie”.
“A la memoire des 1.500.000 Armeniens victimes du 1er genocide du XXe
siècle perpetre par le gouvernement turc de 1915” est l’inscription
gravee sur la stèle en francais et en armenien.
Le depute PS des Bouches-du-Rhône Christophe Masse a indique qu’il
serait le rapporteur d’une proposition de loi sanctionnant la negation
du genocide armenien lors de la seance d’initiative parlementaire le
18 mai.
“La manifestation du 18 mars a Lyon (où avaient ete cries des slogans
negationnistes lors d’une manifestation pro-turque, ndlr) montre la
necessite d’une telle loi”, a affirme Michel Vauzelle, president PS
de la region PACA.
De son côte, Jean-Claude Gaudin, le senateur-maire de Marseille, a
rappele son hostilite a l’entree de la Turquie dans l’Union europeenne:
“lorsque j’etais prof d’histoire geographie, j’ai enseigne pendant
15 ans a mes elèves que la Turquie est en Asie mineure, elle n’est
pas en Europe et nous n’en voulons pas”.
Une manifestation de la communaute armenienne est prevue a 16H00
a Marseille, elle passera devant le consulat turc pour y deposer
une motion.
Les Armeniens affirment que jusqu’a 1,5 million des leurs ont peri
dans un genocide orchestre par l’empire ottoman (1915-1917). Ankara
soutient que 300.000 Armeniens et au moins autant de Turcs ont ete
tues au cours de troubles suscites par des soulèvements d’Armeniens et
leur ralliement aux armees russes en guerre contre l’empire ottoman,
et lors des deportations qui ont suivi.
–Boundary_(ID_yyWtsixhpf1ep17v1RX23A)–
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Le Genocide Armenien Du 24 Avril 1915 : Point De Vue De DeuxCommunis

LE GENOCIDE ARMENIEN DU 24 AVRIL 1915 : POINT DE VUE DE DEUX COMMUNISTES
Par Taylan Coskun et Roland Vartanian
L’Humanite, France
24 avril 2006
Anniversaire d’une catastrophe humaine, culturelle et historique
sans precedent
Le 24 avril 1915 marque le premier genocide du XXe siècle : le massacre
de centaines de milliers d’Armeniens d’Anatolie par l’armee regulière
et les bandes commandees par le gouvernement ottoman, Ittihat ve
Terakki. C’est la date d’une catastrophe humaine, culturelle et
historique d’une envergure sans precedent pour des peuples qui ont
vecu ensemble durant des siècles : d’abord pour les Armeniens, mais
aussi pour les Kurdes et pour les Turcs.
Ce genocide n’est toujours pas reconnu par l’Etat turc, et toujours
nie par une ideologie nationaliste et xenophobe, responsable de bien
d’autres mefaits contre les progressistes, les democrates et les
humanistes de Turquie. Or des voix s’elèvent aujourd’hui en Turquie
pour refuser le negationnisme, pour dire ce qui s’est passe en 1915
et pour defendre la cause des peuples. Elles sont de plus en plus
nombreuses, de plus en plus ecoutees.
La grande catastrophe du 24 avril doit etre reconnue pour ce qu’elle
est par l’Etat de la Republique de Turquie. Cette reconnaissance,
cet acte politique et juridique sera, certes, un pas important pour
l’etablissement des responsabilites et pour avancer sur le chemin
difficile de l’accomplissement d’un authentique devoir de memoire.
Pour nous, communistes d’origines armenienne et turque, ce devoir de
memoire implique, bien sûr et en premier lieu, que les responsabilites
des autorites ottomanes dans ce genocide soient officiellement
et publiquement reconnues par l’Etat turc qui doit en tirer les
consequences en vue d’une reconciliation historique.
Il implique en second lieu que les complicites actives et permissives
des puissances imperialistes de l’epoque soient etablies, celles
notamment de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis,
de la France et de la Russie tsariste. Car le genocide de 1915 n’est
pas simplement le fait isole de quelques dirigeants voyous et d’un
appareil d’Etat devoye et criminel : nous ne devons pas oublier qu’il
s’est deroule dans le contexte d’une guerre mondiale, consequence
des menees predatrices des forces capitalistes contre les peuples.
Pour nous, communistes, ce devoir de memoire consiste a voir
l’histoire du point de vue de la fraternite des peuples, a la
juger avec les yeux des victimes ; c’est refuser la parole de haine
des nationalismes et des fanatismes religieux de tous bords. Ces
ideologies de mosquee, d’eglise et de caserne sont encore aujourd’hui
vivantes et agissantes, elles sont a l’origine de renfermements et de
comportements communautaristes violents : elles doivent etre encore
aujourd’hui combattues avec fermete.
Pour nous, communistes, ce devoir de memoire consiste a rappeler
les noms de ceux qui ont resiste, de ceux qui se sont sacrifies, de
ceux qui ont espere, de ceux qui ont desobei avec courage au moment
du choix, de ces Turcs et de ces Kurdes qui ont tendu la main aux
victimes et ont sauve des vies en risquant les leurs. Ces noms sont
les oublies, les effaces et les refoules de l’histoire car, par leur
existence meme, ils refutent les discours de desesperance.
Ce devoir de memoire, ce sont tout ensemble les oeuvres du poète turc
Nazim Hikmet et celles du compositeur armenien Komitas. Ce devoir de
memoire, c’est le lien qui unit les noms de Mustafa Suphi, fondateur
du Parti communiste de Turquie, tue au moment de debarquer sur les
rives de la mer Noire pour combattre les forces imperialistes qui
occupaient son pays en 1920, et de Missak Manouchian, communiste
armenien, survivant du genocide de 1915, et mort sous les balles
nazies avec ses 22 autres camarades des FTP-MOI.
Hier comme aujourd’hui, ce devoir de memoire est indissoluble de
l’esprit de la Resistance : resistance aux oppressions, aux injustices,
aux inegalites, resistance au capitalisme, aux guerres et aux violences
contre les peuples.
À l’heure où la memoire des peuples est de plus en plus accaparee
par des politiques d’Etat au nom d’interets bien compris et par des
reflexes communautaristes d’un autre âge, a l’heure où le liberalisme
tente d’etendre sa domination partout dans le monde, les communistes
ne doivent pas se lasser de rappeler ces verites elementaires. Nous
devons continuer a parler haut et fort le langage de la fraternite
humaine. C’est notre conviction : conviction de deux communistes qui
ont un meme combat, celui pour l’emancipation des peuples.
En ce jour de souffrance mais aussi d’espoir, nous voulons partager
cette conviction avec tous ceux, notamment les jeunes, pour qui ces
vers de Nazim Hikmet disent avec force l’horizon indepassable du monde
que nous voulons construire :” Vivre seuls et libres comme un arbre /
Fraternels comme une foret / Telle est notre nostalgie. ”
–Boundary_(ID_tRyH5OHNUWkf7iX8qOYWNQ)–

Huit =?UNKNOWN?B?IlN06GxlcyI=?= Armeniennes erigees a Paris

HUIT “STèLES” ARMENIENNES ERIGEES A PARIS
Le Figaro, France
24 avril 2006
GENOCIDE. Huit “stèles” geantes a la memoire du “genocide armenien”
perpetre en 1915 et contre le refus des autorites turques de le
reconnaître ont ete dressees hier devant la cathedrale Notre-Dame de
Paris par un collectif “antinegationnisme”. Le memorial lyonnais du
genocide armenien, objet de polemiques et d’une recente profanation,
devrait etre inaugure cet après-midi, jour de la commemoration du 91
e anniversaire du genocide.
–Boundary_(ID_bk2VikzKpeBShaCOc47q8A)- –

Huit =?UNKNOWN?B?IlN06GxlcyI=?= Devant Notre-Dame De Paris A LaMemoi

HUIT “STèLES” DEVANT NOTRE-DAME DE PARIS A LA MEMOIRE DU GENOCIDE ARMENIEN
Agence France Presse
23 avril 2006 dimanche 1:31 PM GMT
Huit “stèles” geantes, a la memoire du “genocide armenien” et contre
le refus des autorites turques de le reconnaître, ont ete dressees
dimanche après-midi devant la cathedrale Notre-Dame de Paris, a
constate une journaliste de l’AFP.
Ces stèles ont ete installees par le collectif VAN (Vigilance
armenienne contre le negationnisme), cree en 2004 pour “travailler a
la reconnaissance du genocide et a la condamnation de ce crime contre
l’humanite”, mais aussi “denoncer tous les genocides, defendre la
memoire des victimes, soutenir les minorites opprimees et le respect
des droits de l’homme partout dans le monde”.
Panneaux cartonnes rectangulaires de 3 mètres de haut, installes en arc
de cercle sur le parvis, ils portaient sur une face des peintures d’un
artiste d’origine armenienne, Dibasar, et sur l’autre des informations
historiques et actuelles.
L’initiative de dimanche a ete prise a la veille de la Journee annuelle
de commemoration du genocide. Il a commence le 24 avril 1915, avec
l’arrestation a Constantinople de 2.345 intellectuels qui furent
executes les jours suivants, et les Armeniens evaluent a 1,5 million
le nombre total de victimes de l’annee 1915.
“Nous voulons sensibiliser l’opinion, l’alerter du danger que
represente pour l’Europe la politique negationniste de l’Etat turc
et dresser ces stèles comme temoins d’une histoire qu’on ne peut
enterrer impunement”, ont declare a l’AFP les responsables de VAN.
Les inscriptions sur les stèles denoncent le genocide des Armeniens
en Turquie ainsi que celui, disent-elles, de 500.000 Grecs et 250.000
Assyro-Chaldeens. Elles denoncent egalement le “negationnisme officiel
en Turquie”, où ceux qui parlent de genocide sont passibles de 10 ans
de prison, et une “haine raciale” jusque dans les manuels scolaires
declarant que les Armeniens, Grecs ou Assyriens representent des
“communautes nuisibles”.
VAN demande par ailleurs que la reconnaissance par la Turquie
du genocide devienne un critère pour son admission dans l’Union
europeenne.
–Boundary_(ID_ZRtJFIQ5RaQ5Yo jbXW3Gnw)–

Le PS Insiste Pour La Reconnaissance Du Genocide Armenien Par LaTurq

LE PS INSISTE POUR LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE ARMENIEN PAR LA TURQUIE
Agence France Presse
24 avril 2006 lundi
Le PS attend du gouvernement turc “une reconnaissance officielle du
genocide armenien”, a declare le porte-parole du PS Julien Dray lundi,
jour de la commemoration du 91e anniversaire de cette tragedie.
M. Dray a exprime lors d’un point de presse “la profonde solidarite”
du PS avec “le peuple armenien”. “Nous attendons du gouvernement
turc une reconnaissance officielle de ce genocide”, a-t-il dit, en
rappelant que les socialistes en faisaient une condition a l’entree
de la Turquie dans l’Union europeenne.
Il a rappele qu’allait avoir lieu “dans les jours a venir un debat au
parlement sur la necessite que la reconnaissance du genocide armenien
s’accompagne de sanctions a l’egard de ceux qui seraient amenes a ne
pas respecter cette reconnaissance”.

March Today To Remember Armenian Genocide

MARCH TODAY TO REMEMBER ARMENIAN GENOCIDE
By Alex Dobuzinskis, Staff Writer Glendale
Los Angeles Daily News, CA
April 24, 2006
GLENDALE — The day after appearing in a Turkish court for printing
a book on the Armenian genocide, Ragip Zarakolu was in an Armenian
church in Glendale explaining why he dares to anger his government.
Sitting behind a table and talking to a small group of
Armenian-Americans, the soft-spoken writer said he published works
about the 1915 mass killing of Armenians in the Ottoman Empire by
researching human-rights abuses in Turkey.
“After my research, I saw that the Armenian genocide was the beginning
of (extremist) government policies.”
In Turkey, making those kinds of statements about the killing of an
estimated 1.5 million Armenians between 1915-1923 can earn rebuke
from fellow Turks or government prosecutors.
But for many Armenians, for whom the violent deaths are woven into
family history, the genocide is a wound not to be ignored. And today,
the date when the genocide is commemorated, Armenians will march
through “Little Armenia” in Hollywood and protest in front of the
Turkish consulate, demanding that country recognize the genocide.
At 101 years old, Hripsime Khachikian would have trouble getting out
to a march or demonstration. But the Glendale resident knows too
well what younger generations of Armenians are protesting. Two of
her uncles were hanged and a brother died of hunger in the genocide.
“How can I forget? I never forget,” Khachikian said.
Khachikian’s first 10 years of life were peaceful. Her father caught
fish and gathered firewood to support his family in a part of the
Ottoman Empire that is now in Turkey near Syria.
Then war broke out, and everything changed for her and the rest of
the minority Armenian community.
“From everywhere – from every village – they came, collected us and
then they said get out,” she said. “They took our houses. They came
and they took over.”
Then came a death march, one that Khachikian survived but that claimed
the lives of other deportees.
“They killed them, they killed them in front of us. I saw so many of
them (die).”
The Turkish government maintains there was no genocide and that any
deaths can be attributed to World War I and conflicts in the empire.
“Of course terrible things did happen, but there was no intention of
genocide so it wasn’t genocide,” said Engin Ansay, consul general of
Turkey in Los Angeles.
He also said the number of Armenian deaths has been over-estimated.
“There is no way, even if there were 1.5 million Armenians (living
in the Ottoman Empire), there is no way that more than 500,000 could
have died.”
To filmmaker Andrew Goldberg, whose film “The Armenian Genocide”
was shown on PBS stations across most of the country last week,
Turkey is hiding the truth from its own people.
“This is a state-sponsored and state-controlled policy of active
denial,” he said. “Many Turkish people know the story, but they are
afraid to tell the truth because Turkey has now made it illegal.”
About 1,300 people saw Goldberg’s film April 17 at the Egyptian
Theatre in Hollywood. The Turkish government slammed the film; many
Armenian-Americans said it was accurate.
Yet Armenian groups were irked by the decision of about 65 percent
of Public Broadcasting Service stations to air, after the film,
a panel discussion between four professors, two of whom denied that
the deaths of Armenians in the Ottoman Empire was a genocide.
Some Armenian-Americans feared the discussion would just muddy the
waters, especially since the U.S. government has not officially
recognized the genocide.
In Turkey, which is far from recognizing the genocide, scholars
Zarakolu, the Istanbul-based publisher, and other scholars who use
the word genocide are a clear minority.
Zarakolu faces several years in prison in Turkey if he is convicted
in connection with his publications on the Armenian genocide.
“To discuss the Armenian question,” he said in Glendale,”is always
a problem of freedom of expression in Turkey.”

Salt Lake City: Rally Held On Anniversary Of Massacre

RALLY HELD ON ANNIVERSARY OF MASSACRE
KSL-TV, UTAH
April 24 2006
(KSL News) — Demonstrators marched in downtown Salt Lake today to
rally on the anniversary of a massacre in Armenia.
April 24th marks the 91st anniversary of the genocide in Armenia. The
event took place in 1915 during World War I. Event organizers say
one and a half million Armenian men, women and children were killed.
Today, those who rallied at the Federal Building in Salt Lake pushed
for regonition of the massacre.
Agnesa Bakhshyan, Demonstration Organizer: “You can’t find this in
any history book, and you know, people should know what happened.”
Protesters say 37 states across the US recognize the Armenian massacre
as a genocide. They hope to get legislation passed in Utah recognizing
the mass extermination.

Armenian Genocide Lasted For 30 Years, Author Says

ARMENIAN GENOCIDE LASTED FOR 30 YEARS, AUTHOR SAYS
Armenpress
Apr 24 2006
YEREVAN, APRIL 24, ARMENPRESS: Victims and survivors of the Armenian
Genocide were honored Saturday in Nicosia, Cyprus. Local Armenians led
by their church leaders demanded that Turkey recognize the genocide
its predecessor had committed. A liturgy was also served at the local
Armenian church.
Armenians in Washington, USA began a 91-hour rally on April 22 in
front of Turkish embassy demanding that USA and Turkey acknowledge
the genocide. On April 22 some 100 New York-based Turks and Azeris
held an anti-Armenian rally on Times Square claiming that there was no
Armenian genocide. Armenians in Holland marked the 91-st anniversary
of the genocide by a rally in front of the Turkish embassy in the
Hague and marching then to the parliament building. A letter urging
the Dutch parliament to pass a genocide recognizing resolution was
handed to parliament officials.
A conference on the genocide was organized by Armenians in Cairo,
Egypt. Also a tree-planting event was to take place in Slovakia as a
way to honor the victims of the Armenian genocide.-0- The residents
of Stepanakert, the capital city of the Nagorno-Karabakh republic,
honored today morning the memory of the victims of the Armenian
genocide. Its leadership, led by president Arkady Ghukasian and the
head of the Karabakh diocese of the Armenian Church, laid wreaths to
the Genocide Memorial and a church service was conducted. Speaking to
journalists, Arkady Ghukasian expressed hope that more nations will
recognize officially the first genocide of the last century in 2006.
Nagorno-Karabakh parliament chairman Ashot Ghulian said ‘the wall
of silence over the genocide has collapsed and more countries will
recognize it.” He said authorities of Nagorno-Karabakh are eager to
contribute to the efforts for its international acknowledgment. An
author and publicist Zory Balayan told reporters today the Armenian
genocide did not last from 1915 to 1923, but began earlier, in 1893
and lasted for almost 30 years. He said it was not only genocide but
forcing an entire nation our of his homeland in which it lived for
thousands of years.
Ozgal Jan, a representative of the European Turkish Workers party,
said today in Yerevan, he was bending his head before the 1.5 million
victims of the genocide. He added nations should do everything
possible not to allow it repeat again. Ozgal Jan has come to Armenia
to specially pay homage to the genocide victims. He had to flee his
native Turkey to Germany for his political views. He said not only
Armenians, but thousands of Assyrians and Greeks had been slaughtered
together with Armenians.
He said his party works to help Armenians and Turks in Europe establish
contacts. His party contacts regularly with many European Armenian
organizations.

Armenians Around The World Mark 91st Anniversary Of The Genocide

ARMENIANS AROUND THE WORLD MARK 91ST ANNIVERSARY OF THE GENOCIDE
Armenpress
Apr 24 2006
YEREVAN, APRIL 24, ARMENPRESS: Hundreds of thousands of Armenians from
Armenia proper and its vast Diaspora went today uphill to the Genocide
Memorial in Yerevan to remember 1.5 million of their ancestors killed
brutally at the orders of the government of Turkey between 1915-1923.
President Robert Kocharian, Prime Minister Andranik Margarian,
Catholicos of All Armenians Karekin II and other top government
officials and senior clergy were the first today to remember the
victims by visiting the Memorial and laying flours to it. The
nationwide minute of silence will be observed at 7 p.m. local time.
On Saturday 22 April, around a thousand Armenians living in the UK
marched from Marble Arch to the Cenotaph in Westminster where a wreath
was laid to draw attention to their demands for the recognition of
the Turkish genocide of 1915-23. The march was one of a number of
events this year organized by the Campaign for the Recognition of
the Armenian Genocide, CRAG, together with other Armenian community
groups. Among those leading the march was Bishop Nathan Hovhanesian,
Primate of the Armenian Church of Great Britain.
Various motions in the British parliament have called upon the
government to take some action. The most recent, sponsored by Stephen
Pound MP, “calls upon the UK and Turkish governments publicly and
officially to recognize the Assyrian and Armenian genocide of 1915”
and for the “UK Government to call on the European Union to make
official Turkish recognition … one of the pre-conditions for
Turkey’s membership of the EU.” So far this has only attracted 38
signatures – only one from a Conservative. Hundreds of Armenians
of Sweden and Swedes gathered on Saturday for commemoration of the
Genocide victims. The commemoration event was organized by Armenian
organizations of Sweden and the Union of Churches.
Klas-Joran Karlson, a professor of Lund University, spoke about
the history of Armenians in the last century with a focus on the
united international efforts for recognition and condemnation of the
Armenian genocide. Ulla Hoffmann, a member of the Swedish parliament,
who paid numerous visits to Armenia, urged European nations to give
their support to Armenia and press for Turkey’s acknowledgment of
the Genocide.
The Nor Seround (New Generation) Armenian organization in Tbilisi,
the capital of neighboring Georgia, and the Armenian Center for
Cooperation of Georgia marched today through the capital’s streets
to the Turkish embassy demanding that Ankara recognizes the Genocide.
A liturgy was also served at Saint Gregory Armenian Church in
Tbilisi in memory of the victims. In the evening the church is
to host a concert of holy music and another march from the church
will be held towards the Armenian-populated Havlabar quarter for a
candle-lit ceremony.
Also on Sunday evening a liturgy was served at the Saint Sarkis
Armenian Church in Tehran with young Armenians gathering around
a memorial to the Genocide to pay homage to its victims. A bigger
ceremony is expected today evening in the Ararat athletic center
in Tehran. Local Iranian newspapers and news agencies have posted
extensive stories and reports about the Armenian genocide.
Extensive events to commemorate the 91st anniversary of the Armenian
genocide began Saturday in California, USA, that hosts the biggest
Armenian community worldwide, after Russia, with a flag-raising
ceremony in Fresno. Commemorations also include church and cemetery
services, vigils and a poetry reading.
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress