Governor Rules Out Sochi Airport’s Guilt In Airbus-320 Crash

GOVERNOR RULES OUT SOCHI AIRPORT’S GUILT IN AIRBUS-320 CRASH
by Natalia Slavina
ITAR-TASS News Agency
May 10, 2006 Wednesday 11:46 AM EST
Russia’s southern Krasnodar Territory Governor Alexander Tkachev
ruled out the guilt of airport personnel in the crash of the Armenian
Airbus-320 passenger plane off Sochi on May 3.
“The runways are long enough for a safe landing,” he said on Wednesday.
At the same time, he said an additional runway is under construction
and the others will be lengthened shortly.
Of 113 people who were abroad the plane, 51 bodies have been found
so far.
The Airbus A-320 of the Armenian airline Armavia plunged into the
Black Sea as it was making a landing manoeuvre in the early hours of
May 3. The accident claimed the lives of 113 people.
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Abu Dhabi: Khalifa Confers Highest Order On Outgoing Kuwaiti,Armenia

KHALIFA CONFERS HIGHEST ORDER ON OUTGOING KUWAITI, ARMENIAN ENVOYS
Abu Dhabi, May 9th, 2006 (WAM) – President H.H.
Emirates News Agency
May 9, 2006 Tuesday 5:47 PM EST
Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan has conferred Independence Order
on the outgoing Ambassadors Abdul Razzaq Abdul Qadir Al Kandari, of
Kuwait and Dr. Arshak Poladian of Armenia in recognition of their
contribution in strengthening bilateral relations between the UAE
and their respective countries.
Foreign Minister Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan decorated the
two Ambassadors with the first-class order here today, wishing them
success in their new assignments.
Al Kandari and Dr. Poladian thanked Sheikh Khalifa for the honour
and praised his wise policies.
The decoration ceremony was attended by Obeid Salem Al Zaabi, Director
of Protocol at the Foreign Ministry.

Armenian Economy Grows 8% In Q1

ARMENIAN ECONOMY GROWS 8% IN Q1
Interfax News Agency
Russia & CIS Business and Financial Newswire
May 10, 2006 Wednesday 10:36 AM MSK
Armenian GDP grew 8% year-on-year in the first quarter of 2006
to 266.1455 billion dram (446.91 dram/$1 on May 6), the National
Statistics Service told Interfax.
Industrial output fell 4.7% to 137.928 billion dram, but agricultural
output rose 3.5% to 40.2027 billion dram.
The budget calls for GDP growth of 7.5% in 2006 as a whole. The
economy grew 13.9% in 2005.

Perspectives. Ankara Accentue La Pression Sur La France

PERSPECTIVES. ANKARA ACCENTUE LA PRESSION SUR LA FRANCE
Laure Marchand (a Istamboul)
La Croix
10 mai 2006
Les faits
Deux propositions de loi visant a penaliser la negation du genocide
armenien en France declenchent la colère de la Turquie. Ankara a
annonce lundi le rappel pour “consultations” de l’ambassadeur de
Turquie a Paris, Osman Koruturk, a cause “des informations infondees
sur un pretendu genocide armenien”, selon les termes du ministère des
affaires etrangères turc. Deposees, l’une par le groupe socialiste,
l’autre par le groupe UMP, deux propositions de loi qui devraient
etre examinees le 18 mai prevoient des peines allant jusqu’a cinq ans
d’emprisonnement et 45 000 Euro d’amende en cas de negation. Ce volet
repressif, inspire de la loi Gayssot sur la Shoah, vise a completer
la loi sur la reconnaissance du genocide armenien adoptee en France
en 2001.
L’analyse
L’initiative a declenche la colère de la Turquie, extremement
susceptible sur cette question et qui nie categoriquement l’existence
d’un genocide a l’epoque de l’Empire ottoman. Pour les medias et la
classe politique turcs, ces deux propositions de loi visent a recuperer
les voix de la communaute armenienne lors de l’election presidentielle
francaise de 2007. Du coup, le porte-parole du ministre des affaires
etrangères, Abdullah Gul, a evoque des “dommages irreparables” dans les
relations entre les deux pays si la loi passait. Le president de la
commission des affaires etrangères du Parlement a evoque un boycott
des importations francaises et la mise a l’ecart des entreprises
francaises lors d’appels d’offres. Areva, sur les rangs pour la
construction de la première centrale nucleaire turque, pourrait
etre parmi les premières cibles. Danone, Renault, Peugeot, L’Oreal,
Axa et d’autres sont deja vises: une liste de produits francais,
accompagnee de caricatures de Jacques Chirac, a fait son apparition
sur Internet et circule dans les ministères.
L’avenir
Ces mesures de retorsion viennent d’etre employees contre les Canadiens
en reponse aux declarations de leur premier ministre en faveur des
commemorations du genocide armenien. L’ambassadeur de Turquie au Canada
a ete rappele en meme temps que son homologue a Paris. La Turquie
est coutumière de ces repliques sur le terrain economique. En 2001,
lorsque la France avait vote la reconnaissance du genocide armenien,
des entreprises francaises avaient ete penalisees. Parallèlement, une
delegation de deputes turcs est arrivee hier a Paris pour convaincre
les parlementaires francais de faire marche arrière.
–Boundary_(ID_5SF0ZR3OXAe4w/xqjXrUAQ)–

Genocide Armenien: Une Proposition De Loi PS Irrite Les Historiens E

GENOCIDE ARMENIEN: UNE PROPOSITION DE LOI PS IRRITE LES HISTORIENS ET ANKARA
Le Figaro
10 mai 2006
La proposition de loi du groupe PS instituant des sanctions penales
contre la negation du genocide armenien, qui devrait etre examinee
demain par l’Assemblee, suscite la colère d’Ankara et de vives
protestations de la part de l’association Liberte pour l’Histoire,
presidee par Rene Remond. Le gouvernement turc a, lundi, annonce
le rappel “pour consultations” de son ambassadeur a Paris, Osman
Koruturk, après avoir averti Paris que les relations bilaterales
pourraient etre gravement affectees par cette loi. Selon le ministère
des Affaires etrangères, le diplomate devrait regagner Paris “très
prochainement”. Le porte-parole de l’association d’historiens,
Jean-Pierre Azema, s’est dit “profondement choque” par l’initiative
des deputes PS, “qui constitue une nouvelle intervention politique
dans l’appreciation des evenements du passe, et place les enseignants
sous surveillance”. L’association a ete creee en decembre dernier pour
assurer la defense d’Olivier Petre-Grenouilleau, professeur d’histoire
specialiste de l’esclavage et vise par une plainte pour “apologie de
crime contre l’humanite” après avoir estime que l’esclavage ne pouvait
etre qualifie de “genocide”. Regroupant plus de 600 historiens tels
Alain Decaux, Alain Besancon, Jean-Claude Casanova, Stephane Courtois,
Max Gallo, Emmanuel Le Roy Ladurie, Pierre Nora et Michel Winock, cette
association avait alors demande l’abrogation de toutes les dispositions
“qui ont restreint la liberte de l’historien, lui ont dit, sous peine
de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver”. La
majorite dans l’embarras Or le texte elabore par le groupe socialiste
vise a instituer des sanctions penales contre la negation du genocide
armenien, a l’exemple des dispositions en vigueur pour reprimer la
negation du genocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
“Adoptee a l’unanimite, la loi du 29 juillet 2001 a reconnu l’existence
du genocide armenien, mais n’a pas prevu de sanction penale pour
les negationnistes, argumente Didier Migaud, (PS, Isère), auteur de
la proposition de loi. Notre initiative met fin a cette lacune, et
prevoit des peines allant jusqu’a cinq ans de prison et 45 000 euros
d’amende. C’est une forte demande de la communaute armenienne.” Le
texte place la majorite dans l’embarras. Soucieux de se montrer
coherent avec la position adoptee pendant la polemique sur le
“rôle positif” de la colonisation, le president du groupe UMP,
Bernard Accoyer, estime que “ce n’est pas au Parlement d’ecrire
l’Histoire”. Conscient neanmoins que les deputes UMP sont invites
a soutenir ce texte par les associations representant la communaute
armenienne, Bernard Accoyer envisage d’accorder la liberte de vote
a ses collègues dans ce debat. Quatre-vingts deputes UMP avaient
d’ailleurs cosigne au debut de l’annee une proposition de loi de
Roland Blum (UMP, Bouches-du-Rhône) analogue a celle debattue demain
dans l’Hemicycle. G. P. n Lire aussi page 25.
–Boundary_(ID_1Bq607KjrCBIxprjBLjfAg)–

Quand Le Recit National Est Fragmente Par La Memoire De L’Esclavage

QUAND LE RECIT NATIONAL EST FRAGMENTE PAR LA MEMOIRE DE L’ESCLAVAGE
Le Figaro
10 mai 2006
Comme de nombreuses autres societes dans le monde, la nôtre est
travaillee depuis la fin des annees 60 par la poussee de toutes
sortes d’identites particulières qui demandent a etre reconnues dans
l’espace public, et dont certaines – mais pas toutes – se constituent
a partir de revendications memorielles. D’emblee, les premières
manifestations concrètes de ce phenomène ont interpelle directement,
et tout a la fois, la nation et la Republique. Les unes, notamment
occitane, bretonne, et, un peu plus tard, corse avaient une dimension
territoriale, reprochant alors a l’Etat francais de s’etre construit
en malmenant, voire en detruisant les cultures regionales. D’autres
etaient portees par des minorites sans ancrage territorial
particulier : Juifs demandant a la France d’admettre officiellement
ses responsabilites historiques durant la Deuxième Guerre mondiale,
et devenant de plus en plus visibles dans la vie publique, dès cette
epoque, Armeniens, dont le “reveil” a pris d’abord un tour terroriste,
avec de vives sympathies pour les attentats de l’Asala, avant de
devenir une pression politique pour la reconnaissance du genocide de
1915. Puis sont venues d’autres expressions de cette poussee, a la fois
identitaire et memorielle, pour que soient reconnus les torts passes
de la nation dans la traite negrière, l’esclavage, le colonialisme,
les violences de la decolonisation, et que soient combattues les
logiques qui les prolongent aujourd’hui, sous la forme principale du
racisme et des discriminations. Au depart, le cadre de l’Etat-nation,
et meme de l’Hexagone, suffisait pour penser ces mobilisations,
soucieuses, sur des bases plus ou moins realistes, de transformer
le recit national au nom d’un passe nie, occulte, ou malmene. Mais,
aujourd’hui, s’imposent des analyses “globales”, articulant dimensions
planetaires et ancrage national des revendications.
Les Armeniens de France, par exemple, visent en fait la Turquie,
qui elle-meme n’est pas inactive dans le debat francais ; et tout ce
qui touche a l’esclavage ou a la colonisation presente non seulement
des aspects lies a ce qui subsiste de l’Empire francais, mais aussi
d’autres, renvoyant a diverses migrations, par exemple venues d’Afrique
subsaharienne, ou bien encore a l’islam. Parmi les acteurs impliques
dans ces enjeux, examinons d’abord les groupes qui les soulèvent. Ils
ont leurs ideologues, parfois capables de rigueur historique, mais pas
necessairement. La memoire, en effet, n’en est pas toujours une, elle
peut etre adossee sur une argumentation mythique, lourde eventuellement
de haine et de ressentiments, que quelques vagues references liees
au passe viennent lester, pour finalement pervertir l’histoire, ou
en tout cas la figer plutôt que de l’ameliorer. C’est pourquoi, par
contraste, il convient, par exemple, de prendre au serieux l’action
du Cran (Conseil representatif des institutions noires de France), qui
fedère plusieurs centaines d’associations et s’entoure de chercheurs,
et notamment d’historiens professionnels. Ces groupes sont tous plus
ou moins tirailles, en leur sein, par des logiques eventuellement
conflictuelles, voire contradictoires : il n’est pas facile, par
exemple, d’integrer dans une meme action “noire” des descendants
d’esclaves antillais et ceux d’anciens colonises africains dont les
ancetres ont peut-etre contribue, en amont, a la traite negrière. Un
cas important, aux enjeux immenses, où une meme histoire est portee par
des groupes aux memoires fragmentees, et hautement antagonistes, est
donne par tout ce qui touche au passe algerien : enfants d’immigres
dont les parents ont appartenu au FLN, au MNA ou ont ete harkis,
descendants de Juifs d’Algerie, de pieds-noirs, soldats du contingent,
etc. dessinent un ensemble qui est tout sauf integre, et qui ne pèse
assurement pas sur l’histoire dans une seule et meme direction. Ces
groupes, que porte un melange de revendications memorielles et de
luttes contre le racisme, la xenophobie ou l’intolerance religieuse,
se constituent au depart en tant que victimes, passees et presentes
; ils encourent toujours le risque de s’enfermer alors dans une
identite negative, d’etre incapables de se projeter vers l’avenir,
de mettre en avant l’idee d’un apport a la vie de la Cite, qu’il
soit culturel ou autre – ce qui aboutit aussi a deresponsabiliser
chacun de leurs membres. Deuxième acteur important : les historiens
professionnels. Leur mobilisation actuelle, notamment pour que la
verite historique soit de leur ressort, et non de celui des politiques,
est tout a fait utile. Mais comment se fait-il qu’il ait ete possible
a des gouvernements ou des Parlements de les deposseder de cette
responsabilite ? Dans certains cas, il faut faire l’hypothèse que
l’historiographie francaise n’a pas su se saisir suffisamment tôt,
ou massivement, des enjeux qui alimentent les luttes memorielles. Il
a fallu un Michael Marrus et Robert Paxton, l’un canadien, l’autre
americain, par exemple, pour que soit veritablement lance le debat
en France sur Vichy et les Juifs. Si des historiens se sentent
obliges de petitionner pour que leur discipline retrouve sa place,
c’est certainement pour des raisons de fond, et qui tiennent a son
statut meme. Jusqu’a peu, l’histoire etait profondement associee
au recit national, meme si certains historiens, les fondateurs de
l’Ecole des Annales notamment, avaient pris leurs distances. Les
demandes memorielles, lorsqu’elles sont adossees a un passe reel,
mettent toujours en cause le recit national, en meme temps qu’elles
s’inscrivent dans un paysage geopolitique qui deborde le cadre
de l’Etat-nation. Elles participent dès lors de processus qui
contribuent a affaiblir la legitimite de la discipline, par exemple
en ce qui a trait a sa place a l’ecole, où elle cesse d’etre portee
par une identification a la nation, dans ce que celle-ci peut avoir
de plus sacre. L’examen du comportement des autres acteurs impliques
dans ces questions, celui par exemple des responsables politiques,
confirmerait aisement le sens general des remarques qui precèdent. Dans
le passe, notre nation faisait l’histoire, en oubliant ses torts,
et l’ecole republicaine integrait tous les enfants dans le recit
national. Aujourd’hui, la nation est mise en cause au fil de debats
qui en debordent le cadre classique, et la Republique peine a integrer
tous les individus au sein d’une communaute egale, solidaire, et
cimentee par un seul et meme recit historique. Nous ne repondrons a
de tels defis ni en rejetant systematiquement les memoires au nom de
la nation et de la Republique menacees, ni en cedant aux plus actives
ou aux plus agressives d’entre elles. Mais en lancant les chantiers de
recherche historiques necessaires, en examinant avec les instruments
de la raison les demandes memorielles lorsqu’elles surgissent et en
repensant la relation de l’histoire et de la nation. *Sociologue,
directeur d’etudes a l’EHESS, auteur de La Tentation antisemite
(Robert Laffont) et de La Violence (Balland).
–Boundary_(ID_5MUqEduz01RVVEu0NldqSQ) —

Les Interets Francais Menaces En Turquie

LES INTERETS FRANCAIS MENACES EN TURQUIE
Jeanne Lhoste
Le Figaro
10 mai 2006
LES INTERÊTS economiques francais se retrouvent otages d’un bras de fer
diplomatique engage par la Turquie contre Paris. Deux propositions de
loi qui visent a penaliser la negation du genocide armenien, examinees
a l’Assemblee nationale le 18 mai, ont en effet declenche la colère
d’Ankara. La Turquie multiplie les pressions pour tenter d’empecher ce
vote et contre-attaque sur tous les fronts : l’ambassadeur turc a Paris
a ete rappele en debut de semaine pour “consultations” et les menaces
de represailles contre les entreprises francaises en cas d’adoption
de ce texte sont clairement evoquees par les responsables politiques.
Hier après-midi, le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a convoque
les representants de grandes entreprises francaises installees
dans le pays pour evoquer le problème. Le week-end dernier, Mehmet
Dulger, le president de la commission des affaires etrangères au
Parlement turc, a annonce qu’un boycott des produits francais etait
envisageable, de meme que la mise a l’ecart de la France dans les
procedures d’appels d’offres. Un appel au boycott des marchandises
francaises circule deja sur Internet et dans les ministères : Axa,
Danone, L’Oreal, Renault, Lafarge et toutes les marques presentes
en Turquie apparaissent sur cette liste rouge. Par ailleurs, les
medias turcs passent d’ores et deja en revue les appels d’offres les
plus sensibles dont les Francais pourraient etre evinces. Areva qui
convoite la construction de la première centrale nucleaire turque est
menace au premier chef . Un groupe canadien a deja ete exclu de la
liste des candidats, Ankara n’ayant pas apprecie les declarations du
premier ministre sur le genocide armenien. Ankara veut frapper fort
Face a la determination turque, le president de la chambre de commerce
franco-turque ne cache pas son inquietude pour les 250 entreprises
francaises deja implantees la-bas et pour les exportations vers la
Turquie. Elles ont atteint 4,7 milliards d’euros l’an dernier. “Les
echanges entre les deux pays subiraient des dommages irreparables”,
estime Raphaël Esposito. Lundi, la chambre de commerce a meme adresse
une lettre ouverte a Jacques Chirac pour lui faire part du “prejudice
irremediable” que provoquerait la loi. Meme constat de la part du
directeur de Carrefour, Luc de Noirmont : “Les deputes francais ne
soupconnent pas a quel point le sujet est sensible en Turquie. Ils
sous-estiment totalement les repercussions de cette loi, irresponsable
sur le plan economique.” En 2001, la loi votee par la France et qui
reconnaissait le genocide armenien avait deja penalise les entreprises
nationales : des contrats avec Thomson et Alcatel avaient ete annules
; les PME avaient subi de multiples tracasseries administratives,
de meme que Peugeot ou Danone. Et des entreprises turques avaient
stoppe leurs importations de France…
Mais la crise economique avait finalement fait passer ces mesures de
retorsion au second plan. Le contexte diffère totalement en 2006.
Enhardie par sa forte croissance, la Turquie est bien decidee a
frapper fort. n Lire aussi page 10.
–Boundary_(ID_6+S402B5w0dqOKEX9/4szw)–

La Turquie Rappelle Ses Ambassadeurs A Paris Et Ottawa

LA TURQUIE RAPPELLE SES AMBASSADEURS A PARIS ET OTTAWA
Sophie Shihab
Le Monde
10 mai 2006
Turquie Genocide Armenien
La question armenienne empoisonne de nouveau les relations de
la Turquie avec la France et le Canada. Ankara a annonce, lundi 8
mai, le rappel ” pour consultations pour une courte duree ” de ses
ambassadeurs a Paris et a Ottawa.
Depuis dix jours, Ankara mettait en garde contre la probable
adoption, le 18 mai au Parlement francais, d’une proposition de loi
penalisant tout deni du genocide armenien d’un an de prison et de
fortes amendes. Le ministre turc des affaires etrangères, Abdullah
Gul, avait d’abord interroge son homologue francais, fin avril,
pour savoir s’il serait embastille a sa prochaine entree en France.
La Turquie nie officiellement le ” genocide ” de 1915, meme si le
sujet n’est plus tabou. Le president du Parlement turc a rappele
a son propre homologue francais que ” l’histoire doit etre laissee
aux historiens ” et que la France, ” qui joue un rôle eminent pour
etendre les droits de l’homme dans le monde “, ne devrait pas voter
une loi ” limitant la liberte de pensee “. Enfin, le porte-parole de
la diplomatie turque a parle des ” dommages irreparables ” que son
adoption causerait aux relations franco-turques.
Ces mises en garde n’ayant produit aucun effet susceptible d’arreter
l’adoption de la loi, Ankara a rappele son ambassadeur. Au Canada,
le premier ministre, Stephen Harper, avait ” consterne ” Ankara en
disant qu’il partageait l’opinion de son Parlement qui, en 2005,
avait reconnu le genocide armenien.
Les deux ambassadeurs sont censes ” regagner leurs postes a la fin
des consultations “. Mais les medias citent des diplomates turcs
selon lesquels ” Ankara est decidee a frapper, s’il le faut, plus
fort qu’en 2001 “, quand fut votee, en France, la loi reconnaissant
le genocide. Des contrats avec Thomson, Alcatel et Bouygues furent
alors annules, de meme que des actions universitaires et culturelles.
Les importations de produits francais furent freinees, voire
bloquees. Certains taxis affichaient meme des pancartes : ” pas de
clients francais “.
Cette fois-ci, l’image de la France est deja celle du pays ” qui mène
l’opposition a l’entree en Europe ” de la Turquie. Ses dirigeants,
entres en periode electorale dans un contexte de nationalisme
croissant, seront tentes par la rupture avec une France dont les
dirigeants sont ” prets a tout pour gagner les voix de leurs 400
000 Armeniens “, comme le repètent les medias turcs. Murat Yetkin,
editorialiste de Radikal, semble isole en relevant le dommage que
s’inflige Ankara avec ses menaces d’embargo contre les pays, en nombre
croissant, qui reconnaissent le genocide.
–Boundary_(ID_zOF/vLqf/tTQw9RIEgWLvQ)- –

The Kosovo Talks Are About Much More Than Just Kosovo

THE KOSOVO TALKS ARE ABOUT MUCH MORE THAN JUST KOSOVO
By Thomas De Waal
FT
May 10 2006 03:00
For most people, being a state citizen is as much a reality as having
parents, but the international order also has its orphans. If you
are a resident of Kosovo or Turkish Cyprus or a string of post-Soviet
territories, you are currently a second-class human being: it is hard
to travel abroad or get an international bank transfer, and your team
cannot even make it to the qualifying rounds of the World Cup.
For years this has been just the way the international order
works, but events in the Balkans are shaking things up. On May 21,
Montenegro holds a referendum on independence. Last week Kosovo,
which has spent years in legal limbo, held the latest round of
United Nations-sponsored talks, which most people expect to end with
it attaining statehood. Justifiably so – the Kosovo Albanians are
currently being punished for having been citizens of a state that
never properly enfranchised them. Yet independence also brings big
responsibilities. Kosovo is being asked to prove that it will respect
its Balkan neighbours and Serb minority, who have either fled the
province since the 1999 war or live in fearful enclaves.
What kind of precedent does Kosovo set for the world’s unrecognised
states? Vladimir Putin, Russia’s president, has made the link to
Abkhazia and South Ossetia, the two Caucasian territories backed by
Moscow that broke away de facto from Georgia in the early 1990s. In
January he said that “universal principles” must apply: “If someone
believes that Kosovo should be granted full independence as a state,
then why should we deny it to the Abkhaz and the South Ossetians?”
What universal principles, western officials ask, when these conflicts
are so different? Yet, whatever his motives are, Mr Putin’s words
deserve serious attention. The international community has now agreed
that a separatist territoryhas the right to aspire to independence,
even if it does not achieve it in the end. We must be clear-sighted
about the precedent this sets: the Kosovo process should not be about
rewarding the Albanians for loyalty to the west, but about forging
a new democratic order in the Balkans.
In February I visited the small breakaway territory of Abkhazia on
the Black Sea. The scars of war are still visible on every street.
Conflict began in 1992 with the Abkhaz fearing extinction in their
ethnic homeland. It ended a year later with them, helped by the
Russians, defeating the Georgians and with the flight or expulsion of
almost all Abkhazia’s large Georgian population. Since then, Abkhazia
has lived alone and semi-destitute, linked only to Russia, and is home
to about 100,000 Abkhaz and the same number of Russians and Armenians.
Many outsiders make the mistake of seeing Abkhazia as a mere Russian
puppet state. Russia certainly exploits its twilight status, but Sergei
Bagapsh, the de facto president, was elected in defiance of Moscow’s
wishes and many Abkhaz are unhappy about creeping annexation by Moscow.
Mr Bagapsh argues that Abkhazia had a better claim to independence
than Kosovo: it had been forcibly incorporated into Soviet Georgia,
he told me, and held democratic elections. One can question the
validity of his arguments, but there is no doubting that his view is
passionately shared: I have not met a single person in Abkhazia who
sees their future in a return to being part of Georgia.
Abkhazia is one of three unresolved conflicts, stuck between the
war and peace, that is crippling the South Caucasus (the others are
Nagorny Karabakh and South Ossetia). In each case the separatists
argue that the world is imprisoning them inside Stalin’s borders.
They say, “We will never surrender the freedom we fought for”, and the
sovereign states, backed by the international community, respond, “We
will never give up our territorial integrity”. The result is deadlock.
The Kosovo precedent suggests a way out by beginning a tough
conversation about security, minorities, democracy – and potential
independence. The democratic bar is being set high with regard to
Kosovo and its Serbian minority. The Caucasian separatists would
most likely fail a similar test; offered prospective sovereignty,
small Abkhazia would immediately have to confront the issue of the
missing 200,000 Georgian members of its population. But how much
longer will we deny them the right to make their case? It is a very
tricky process. But the alternative – keeping the conflicts frozen
and whole territories as world orphans – is also unacceptable.
The writer is Caucasus editor with the Institute for War and Peace
Reporting;

www.iwpr.net

Evolution By Oskanian

EVOLUTION BY OSKANIAN
Tigran Avetisian
Aravot.am
06 May 06
The RA Foreign Minister Vardan Oskanian has made some unique
observations in the international conference on “General theory of
general neighborhood” theme in Vilnius. It is worth to examine one
of them.
Oskanian had said in the capital of Lithuania; “Democracy isn’t a
problem of current settlement it isn’t established in a night. We know
and we are sure as since we are on the right way and we are sure we go
ahead evolution approach is more effective for democracy”. Certainly
it is difficult to understand at once what the RA Foreign Minister
means. Anyway it is supposed that according to Oskanian that Armenia,
which wasn’t so democratic in past, is on a right direction, that is
goes to democracy. What can this mean?
Only a thing. If the presidential elections were rigged in 2003 then
the parliamentary elections, which were held later, should be rigged
less. As regards the referendum in 2005 those results should be almost
pure in comparison with former elections…
Let’s observe another example. Only a TV company free from the
authority existed in 2002 which wasn’t so democratic but it was on
the right way of democratization”. But that number should be increased
and multiplied under pressure of that evolution…
As we see, we deal with some sort of evolution. It isn’t simply what
the Foreign Minister meant in Vilnius. Just the opposite, it is an
evolution, which develops just in the opposite way, and for performing
it you should have Oskanian’s talent.