Non-Complementary Damnation

NON-COMPLEMENTARY DAMNATION
Tigran Avetisian
Aravot.am
28 June 06
There is an impression that the unpleasant incident happened to the
Catholicos of the whole Armenians in Istanbul was just what a lot of
people in Armenia wished. And how great and deep their desperation
would be if the Catholicos’ visit passed without adventures and
didn’t mark by hooliganism of some extremist idiots. Unless they
wouldn’t have such a wonderful occasion to cry about “vandal essence”
of Turkish type and “that people’s indisputable incompatibility to
European standards”. This underlining are quoted from the press.
While a lot of people who consider themselves politicians, public men
or art workers put into circulation such shameful expressions that
they made us think about mass psychotherapy of some groups of our
society. The most interesting thing is that nobody declared about the
above-mentioned incident; ”Dear compatriots, you shouldn’t describe
the whole nation for the reason of some rabbles, which is full of
dangerous political consequences”.
We shouldn’t remind that we don’t have the lack of such kind of
declarations when our innocent compatriots are killed in Russian
cities owing to national identity.
Another observation; nowadays Turks are accused of “false reforms”
and ” providing for the veil of democracy”. But I’d advise those who
accuse, to mark first of all the last presidential and parliamentary
elections, not forgetting the shameful referendum in autumn. Then it
will be clear what veil means.
–Boundary_(ID_Cf7VeNfXyGurz5ruj9VirQ)–
From: Baghdasarian

Kocharyan Offers Condolences On Murder Of Russian Diplomats

KOCHARYAN OFFERS CONDOLENCES ON MURDER OF RUSSIAN DIPLOMATS
ITAR-TASS, Russia
June 28 2006
YEREVAN, June 28 (Itar-Tass) – Armenian President Robert Kocharyan
expressed deep condolences to Russian President Vladimir Putin in
connection with the assassination of Russian embassy staff members
in Iraq, the press service of the Armenian president told Itar-Tass
on Wednesday.
“Armenia with grief and indignation took the news about the massacre
of the Russian diplomats in Iraq, who became the innocent victims of
terrorists,” the letter runs.
“The incident once again confirmed the inhuman nature of terrorism
and showed the urgent necessity to fight all of its manifestations,”
the Armenian president believes.
Kocharyan expressed “sincere sympathy and condolences to the families
and friends of those who were killed and to all the people of the
Russian Federation.”

Armenia Gets Mixed Reviews From International Observers

ARMENIA GETS MIXED REVIEWS FROM INTERNATIONAL OBSERVERS
International Journalist’s Network
June 28 2006
While there have been relatively few documented attacks on Armenian
journalists in recent months, reporting there remains clearly biased,
according to a European media watchdog.
Miklos Haraszti, media freedom representative for the Organization for
Security and Cooperation in Europe (OSCE), recently paid a three-day
visit to Armenia. He said on June 21 that “the coverage of political
life still remains one-sided, both in private and public-service
broadcasting.”
Although the constitution protects freedom of the press, the government
continues to restrict full media freedom in the country, observers
say. Most newspapers rely on funds from the government, politically
motivated individuals or parties to survive, and objectivity suffers.
Harazsti said that the government needs to speed up media reform in
the country, especially in light of parliamentary elections set for
next year. He also said that the broadcasting boards need to represent
more voices in order to support a diversity of broadcast media and
greater objectivity.

Valentigney Fete L’Annee De L’Armenie Mais Censure Le Genocide

VALENTIGNEY FETE L’ANNEE DE L’ARMENIE MAIS CENSURE LE GENOCIDE
Claire Guillot
Le Monde, France
28 Juin 2006
L’Annee de l’Armenie s’annonce moins consensuelle que celle du
Bresil. En avril, a Lyon, le Memorial dedie au genocide armenien par
les Turcs en 1915 etait tagge avant meme d’etre inaugure.
Le 17 juin, c’est le photographe Antoine Agoudjian, connu pour son
travail sur la communaute armenienne, qui etait vise. Invite par
la ville de Valentigney (Doubs), il a vu son exposition decrochee
après les vives reactions de la communaute turque, forte de plusieurs
milliers de personnes en pays de Montbeliard, choquee par deux legendes
mentionnant le mot “genocide”.
Cette exposition etait presentee dans le cadre du festival folklorique
Rythmes et couleurs de Valentigney (13 000 habitants), qui presentait,
les 17 et 18 juin, des danses, spectacles et expositions sous le
signe de l’Annee de l’Armenie.
Sous un chapiteau, Antoine Agoudjian exposait 35 images de son travail
Empreintes, publie dans la collection “Photopoche” (Actes Sud). Mais
dès l’ouverture, les legendes de deux images ont crispe les visiteurs
turcs : l’une montre des rescapes du genocide a Sassoum (Turquie),
l’autre fait reference au Memorial de Lyon et au million et demi
d’Armeniens morts en 1915.
Le ton est monte, mais le photographe s’est obstine, rappelant que
l’Assemblee nationale a reconnu le genocide armenien en 2001.
L’adjoint a la culture, Daniel Petitjean, a decide alors de fermer,
puis de decrocher l’exposition.
Rentre a Paris, Antoine Agoudjian ne decolère pas. “Au lieu de me
defendre, la municipalite m’a laisse me debrouiller avec la communaute
turque, au milieu des insultes et des menaces. Et quand j’ai refuse
d’enlever les legendes incriminees, elle m’a censure.” La municipalite
de Valentigney, embarrassee, precise dans un communique qu’elle a dû,
devant les “risques”, “suspendre durant les deux jours du festival
en plein air, et non censurer, l’exposition de M. Agoudjian”.
Mais le photographe dit qu’avant l’exposition “un marchandage” a eu
lieu : “La mairie a soumis mes images, a mon insu, aux representants
de la communaute turque, afin qu’ils valident mon expo. N’est-ce pas
de la censure ?” La mairie estime que cette “reunion preparatoire”
organisee avec deux associations turques de la ville etait necessaire
afin de “prevenir les tensions”.
Les photographies d’Antoine Agoudjian sont desormais visibles, jusqu’au
30 juin, a la MJC de Valentigney. Le conseil municipal vient de voter
l’organisation d’un vernissage de clôture “en hommage a l’artiste,
a son oeuvre et au peuple armenien”.
–Boundary_(ID_9voLqIcSavcoL4zEVf +kUQ)–

Les "Vengeurs" Armeniens

LES “VENGEURS” ARMENIENS
Gaïdz Minassian
Le Monde, France
28 Juin 2006
Qui le sait ? La Turquie a reconnu le genocide des Armeniens de 1915.
En juin 1919, lors de la Conference de la paix a Paris, Damad Ferid
Pacha, premier ministre turc, declare : “Presque tout le monde civilise
s’est emu au recit des crimes que les Turcs auraient commis.
Loin de moi la pensee de travestir ces forfaits (…). Je chercherai
encore moins a attenuer le degre de culpabilite des auteurs du grand
drame.” Des mots qui brûlent encore la langue de ses successeurs a
Ankara, mais que l’on peut lire dans La Dette de sang, d’Archavir
Chiragian, que les editions Complexe reeditent a trois mois de
l’ouverture de l’Annee de l’Armenie en France (de septembre a juillet
2007), avec La Republique d’Armenie 1918-1920, d’Anahide Ter Minassian
(326 pages, 11,60 ~@), et Le Genocide des Armeniens : 1915-1917,
d’Yves Ternon et Gerard Chaliand (220 p., 8,99 ~@).
Comment ces Memoires d’un jeune Armenien de Turquie ne pourraient-ils
pas, vingt-quatre ans après leur première publication en francais
(Ramsay), seduire l’amateur de polar ? Archavir Chiragian est alors
membre de la Federation revolutionnaire armenienne (Dachnak), l’une
des formations qui, aujourd’hui justement, participe au pouvoir a
Erevan. Dans un style froid, il raconte comment ce parti a decide de
rendre justice lui-meme en eliminant les responsables jeunes-turcs du
genocide, condamnes a mort par contumace en 1919 a Constantinople,
mais auxquels la sentence n’a jamais ete appliquee, en raison des
reticences turques et des carences du droit international d’alors.
L’operation “Nemesis” commence.
A 19 ans, le jeune Archavir apprend qu’il doit abattre a Rome et
a Berlin trois dirigeants jeunes-turcs. Dans un minutieux recit a
la première personne, Archavir “le diabolique”, comme l’appellent
les agents secrets turcs lances a sa poursuite, decrit filatures et
autres techniques clandestines avec une precision qui interessera
les specialistes du terrorisme. L’homme charge de tuer ne doit pas
apparaître dans les reunions preparatoires ; aucun membre du reseau ne
connaît sa “planque”. “Mercure”, comme le surnomment ses camarades,
parce qu’il parle et se deplace rapidement, court “brasseries, halls
d’hôtels et restaurants” pour mieux “se comporter en simple etudiant
ou touriste”.
La taupe Hratch Papazian, alias “Mehmet Ali”, infiltree au coeur des
cercles jeunes-turcs en exil a Berlin, ne neglige ainsi aucun detail
: pour devenir un parfait musulman, il se fait circoncire, parle un
turc limpide et partage le cafe avec les bourreaux, devenus pourtant
mefiants. Quelques annees plus tard, Hratch Papazian finira sa vie
comme depute au Parlement syrien après la seconde guerre mondiale.
Archavir Chiragian n’oublie pas le fetichisme prise par les
terroristes. A chaque operation, il porte en rituel la meme chemise
blanche sans col ; liquette qu’il conservera jusqu’a sa mort, en 1973
en Californie, où il a prospere comme homme d’affaires americain.
Ces Memoires de guerre ne sont pas exempts d’un certain manicheisme
: l’auteur ne dit rien, par exemple, du rôle d’informateur des
Britanniques, qui contrôlaient Constantinople, dans l’operation
“Nemesis”, ou encore des raisons qui ont conduit le Dachnak a
interrompre les attentats.
S’ajoute enfin l’interet d’un temoignage quasi unique sur un genocide
vieux bientôt d’un siècle, mais qui continue ces derniers mois, y
compris en France, a alimenter la polemique. Et meme si, helas, comme
l’analyse Marc Nichanian, professeur a la Columbia University a New
York, dans La Perversion historiographique, une reflexion armenienne
(ed. Lignes-Manifestes, 212 p., 17 ~@), certains s’emploient encore a
nier methodiquement l’existence des chambres a gaz ou l’extermination
des Armeniens dans l’Empire ottoman.
LA DETTE DE SANG d’Archavir Chiragian, Complexe, 352 pages, 9,90 ~@.
–Boundary_(ID_9SWJ9hPYseB3XoNK72TTiw)–
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Papiers D’Armenie

PAPIERS D’ARMENIE
Par Christophe Boltanski
Liberation, France
28 Juin 2006
Portrait
Robert Guediguian, 53 ans, realisateur. Le Pagnol marxiste du cinema
contemporain quitte avec les siens l’Estaque et Marseille pour un
film sur ses origines armeniennes.
La lumière revenue, le voila une fois de plus debout devant l’ecran,
entoure de son cortège habituel. Faute de megaphone, il tient un micro,
qu’il cède de temps en temps a ses collègues et amis pour le reprendre
très vite. Cela se voit. Discourir, plaider, repondre aux questions,
retourner une foule, il adore ca. Ce soir-la, il presente sa dernière
oeuvre, a Montreuil, sa ville depuis vingt ans. Chacun de ses opus
donne lieu aux memes manifestations publiques. Robert Guediguian
fait des films pour en parler. Il avoue etre “un inconditionnel
des debats”, qu’il multiplie a travers la France. S’il transforme
les salles obscures en tribunes, ce n’est pas par nostalgie du
cine-club, mais par goût de la cite. Comme la guerre, le cinema est
une continuation de la politique par d’autres moyens. Le natif de
l’Estaque veut retrouver les rues populeuses de son enfance et leurs
joutes oratoires. L’ancien communiste, l’orphelin du parti, provoque
sans cesse des reunions de cellule.
Peuplee de dockers, de patrons de bar, de riches, de pauvres, de
chômeurs, de camarades, parfois de sympathisants du Front national, sa
cellule fut longtemps identifiee a Marseille, son port, son accent,
sa verve, sa violence. Il a mis cette fois plusieurs milliers
de kilomètres entre sa camera et son Midi rouge. Dans le Voyage
en Armenie, Ariane Ascaride, son actrice fetiche et epouse dans
la vie, recherche un père parmi les hautes montagnes du Caucase,
les chapelles ancestrales et les friches postsovietiques, sur fond
de legendes et de cimes neigeuses et bibliques. Après le conteur
de l’Estaque, Guediguian l’Armenien ? Cette quete des origines a
travers l’Asie centrale etonne jusqu’a ces proches. “Ce thème est un
peu surprenant. Il faisait partie de ces Armeniens de Marseille qui
ne parlaient jamais de ca”, raconte Pierre Ascaride, frère d’Ariane
et directeur du theâtre de Malakoff. “Ca ne compte toujours pas”,
insiste son beau-frère, qui, en “vieux marxiste”, continue de placer
“la lutte des classes” au-dessus de tout. Mais les faits sont tetus.
Les banlieues ont explose et la question de l’identite avec. “Il faut
se coltiner au reel”, repète Robert Guediguian, qui, toujours en bon
marxiste, commence par sonder ses propres contradictions.
Avant qu’il ne decouvre ce petit pays en 2000, de manière presque
fortuite, lors d’une retrospective de ses films a Erevan, son
armenite se resumait a quelques plats cuisines et a des souvenirs
de famille lies au genocide. Des recits terrifiants d’un oncle
recueilli a 11 ans par des Bedouins, d’une soeur de son grand-père
morte suicidee pour ne pas etre violee par les Turcs, d’une tante
qui avait traverse a pied le desert de pierres jusqu’a Deir ez-Zor
(Syrie actuelle). Ne a Marseille, docker, militant CGT, son père
n’a jamais cultive cette part de lui-meme. “Il ne s’entendait pas
très bien avec mes grands-parents et il appartenait a cette première
generation impatiente de s’integrer.” Ce film est d’abord un don de
son epouse, Ariane. Elle en a tisse le fil, ecrit le scenario avec
la romancière Marie Desplechin. “C’est un cadeau qu’elle lui a fait”,
explique cette dernière. Ariane Ascaride dit etre “tombee amoureuse”
de l’Armenie. Au point que sa fille, par derision, l’a rebaptise
“Ascaridian”. C’est aussi pour elle un substitut, une facon d’aborder
ses propres origines : “Je suis italienne. Il m’est plus facile de
parler de cette identite via l’Armenie.”
Et si, pour Robert Guediguian, cette contree lointaine servait
egalement de derivatif ? Sa langue maternelle, insiste-t-il, n’est pas
l’armenien, mais l’allemand. Sa part d’ombre, son point nevralgique
est a rechercher de ce côte-la. La rencontre entre son père et sa mère
tient a l’un de ces hasards que seules les guerres suscitent. STO,
lui travaillait dans un hôpital en Westphalie. Elle venait voir
un patient. “Un vrai coup de foudre.” Elle l’a epouse et suivi a
Marseille. Jeune Allemande dans la France de la Liberation, elle vit
un calvaire. A l’Estaque, bastion communiste, “le parti des 100 000
fusilles”, on lui crache dessus dans la rue. Robert Guediguian apprend
très vite a se battre. “A la maternelle, je me foutais sur la gueule
avec des gamins qui me traitaient de sale Boche.” Le pas de la porte
franchi, il quitte le Sud pour entrer dans une Allemagne immuable où
tout est propre et precis. Sa mère porte la blouse, invariablement
blanche le dimanche. Elle entretient les traditions de son village,
celèbre ses fetes, parle son patois.
“C’etait une drôle de situation, declare son fils. Les genocidaires
d’un côte, les genocides de l’autre. Je ne me suis jamais senti ni
bourreau, ni victime. Je suis responsable de moi.” Il en tire une
position de principe simple sur le caractère indivisible de l’espèce
humaine et revendique la possibilite de changer d’identite. Il
a passe de nombreuses vacances enfant chez ses oncles et tantes
en Westphalie. Il est germaniste. Malgre l’influence très forte de
Brecht sur son travail, cette veine-la, trop proche, trop douloureuse,
reste inexploitee.
Et si son voyage en Armenie etait une fuite ? Une nouvelle echappee de
l’Estaque ? La cellule peut parfois devenir une geôle. Juste avant,
il y avait eu sa promenade du Champ-de-Mars. Une autre evasion. Le
portrait d’un Mitterrand moribond, une reflexion sur le temps et
la mort. Mais il se defend de prendre ses distances et prevoit de
refaire un tournage a Marseille cet hiver. “Cela faisait longtemps
que ca s’imposait.” Qu’importe le lieu. L’Estaque ne le quitte jamais
vraiment. Partout où il va, il emmène sa bande, ses amis acteurs et
techniciens qui le suivent de film en film et avec qui il travaille
de facon collegiale et plutôt egalitaire.
Son arche a donc echoue au pied du mont Ararat. Il a meme reussi
le tour de force de transformer Gerard Meylan, son presque frère,
le Marius de Jeannette, l’infirmier de la Timone, en heros militaire
armenien. Robert Guediguian ne supporte pas d’etre seul. Il lui faut
un public. Il ne peut vivre que dans un collectif. “Etre toujours
dans la rue, parler a tout le monde, c’est l’Estaque”, dit-il.
Toujours l’Estaque.
Quand il travaille sur un scenario, au bout d’une demi-journee, il
doit faire lire a quelqu’un ce qu’il a ecrit. A 14 ans, il a rejoint
le PCF, cette famille aussi accueillante qu’exigeante et jalouse.
Toute sa jeunesse, il n’a fait que militer. Puis il a pris du champ
et a enfin dechire sa carte sur fond de glaciation, de rupture
du programme commun, de fin de l’eurocommunisme et d’invasion
de l’Afghanistan. “C’a ete très douloureux pour lui, aussi bien
affectivement qu’intellectuellement”, raconte Ariane Ascaride. Il
finissait alors une thèse sur l’histoire du mouvement ouvrier
francais. Il etait aussi cinephile. Aujourd’hui, il est cineaste et
il est redevenu proche des positions d’un PC renove.
Son envie de tournage part d’une envie de plateau, d’un besoin
de retrouver une communaute. La cellule comme unite fondamentale
de la vie. “J’ai fait du cinema pour que la tribu se perpetue”,
explique-t-il. Ariane etudiait les arts dramatiques a Paris. La
belle equipe est nee de l’assemblage des copains d’enfance de Robert
et d’une classe du conservatoire. La bande compose un generique où
chacun connaît son rôle a l’avance. “Sur les films de Robert, on
parle de tout sauf du tournage. On n’a pas besoin d’explications,
car on a la meme origine, la meme vision du monde. Chacun sait ce
qu’il doit faire”, declare Ariane Ascaride.
Dates Robert Guediguian en 6 dates 1953 Naissance a l’Estaque,
quartier de Marseille.
1968 Entre aux Jeunesses communistes.
1980 Rompt avec le PCF. Tourne son premier film, Dernier Ete.
1984 Rouge Midi est presente a Cannes.
2004 Le Promeneur du Champ-de-Mars.
2006 Le Voyage en Armenie.
–Boundary_(ID_ZSItWMF6nZ00Cj0mVK3K+w)–
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

Georgian Government Going To Invest $200 Million In Javakheti Develo

GEORGIAN GOVERNMENT GOING TO INVEST $200 MILLION IN JAVAKHETI DEVELOPMENT
/PanARMENIAN.Net
28.06.2006 14:47 GMT+04:00
/PanARMENIAN.Net/ The Georgian government intends to invest some $200
million in the development of the Armenian-inhabited Samtskhe Javakheti
region of Georgia, Georgian Foreign Ministers Gela Bejuashvili said
at a joint news conference with Armenian FM Vartan Oskanian June
27. “The total amount of the investments both within the Millennium
Challenge Account and our own funds will make some $200 million,” he
said. The Minister remarked that the Georgian party informed Armenian
counterparts on the intentions of the Georgian government in the region
and the reforms carried out in the country,” reported Georgia Online.

RF Minister Of Interior: Armenia-Russia Economic Relations Subject T

RF MINISTER OF INTERIOR: ARMENIA-RUSSIA ECONOMIC RELATIONS SUBJECT TO CRIMINAL INFLUENCE
PanARMENIAN.Net
28.06.2006 15:09 GMT+04:00
/PanARMENIAN.Net/ Russia and Armenia should activate cooperation for
counteracting economic crime, Russian Minister of Interior Rashid
Nurgaliyev stated Wednesday at the sitting of the United Board of
the Russian Ministry of Interior and the Armenian Police.
“The economic ties between Armenia and Russia are watched and
influenced by criminal structures,” Nurgaliyev said. In his words, the
commodity turnover between the two states increases year by year. “In
2005 it grew with 40%. One quarter of the authorized capital stock of
the banks registered in Armenia belongs to Russia,” the Minister said.
Nurgaliyev added that the law enforcement bodies of the two states
exchange information on the organizations engaged in the economic
activities. “The successful disclosure of economic crimes such as
contraband, swindling, illegal business undertakings, is conditioned
by the improvement of information exchange between the Russian and
Armenian law enforcement,” he said, reported RIA Novosti.

Germany Disputes Over Turkey’s Accession To EU

GERMANY DISPUTES OVER TURKEY’S ACCESSION TO EU
PanARMENIAN.Net
28.06.2006 15:32 GMT+04:00
/PanARMENIAN.Net/ Federal Foreign Minister Frank-Walter Steinmeier
called not to question the talks on Turkey’s accession to the EU. In an
interview with Bild newspaper he said the goal of the talks is Turkey’s
full membership in the EU. These comments were caused by the recent
statement made by Bavarian Prime Minister Edmund Stoiber, who excluded
such possibility. Mr Stoiber pointed out to the economic situation
in Turkey and the difference in social and cultural traditions,
reported Deutsche Welle.

Council Of Europe Accuses Some European States Of Collaboration With

COUNCIL OF EUROPE ACCUSES SOME EUROPEAN STATES OF COLLABORATION WITH CIA
PanARMENIAN.Net
28.06.2006 16:02 GMT+04:00
/PanARMENIAN.Net/ Fourteen European states have colluded with the CIA
in secret US flights for terror suspects, a report for Europe’s human
rights watchdog has concluded. The seven-month inquiry was sparked by
media allegations that the US intelligence agency ran secret jails
abroad for terror suspects. The US admits to picking up terrorism
suspects but denies sending them to other countries to face torture.
Swiss senator Dick Marty has reported to the Council of Europe
that 14 European governments have colluded with the CIA over the
transport of terror suspects around the world for interrogation
– a practice known as “extraordinary rendition”. Spain, Turkey,
Germany and Cyprus provided “staging posts” for rendition operations,
while the UK, Portugal, Ireland and Greece were “stop-off points”,
the report said. Italy, Sweden, Macedonia and Bosnia allowed the
abduction of residents from their soil, it said. Mr Marty also said
there was evidence to back suspicions that secret CIA camps are or
were located in Poland and Romania – allegations both countries deny.
His conclusions are based on air traffic logs, satellite photos and
accounts of prisoners who say they were abducted, reported the BBC.