M. Vosganian, Commissaire Roumain

Europolitique
26 octobre 2006
M. VOSGANIAN, COMMISSAIRE ROUMAIN .
Le nom du futur commissaire roumain est officiel: il s’agit du
sénateur libéral Varujan Vosganian. L’information a été donnée le 25
octobre à Bucarest par le Premier ministre roumain, Calin
Popescu-Tariceanu, lors du réunion au sein de son gouvernement. Agé
de 48 ans, M. Vosganian est d’origine arménienne et a un profil
économique essentiellement. Du côté de la Bulgarie, l’information
n’est pas encore officielle mais une source de la radio nationale
affirme que Meglena Kuneva, la ministre bulgare pour l’Intégration
européenne, serait très favorite. Une fois le candidat bulgare
désigné, la prochaine étape sera l’audition des deux commissaires par
le Parlement européen, lors de la session du 27 au 30 novembre à
Strasbourg.

Varujan Vosganian, futur Commissaire europeen

La Tribune , France
26 octobre 2006
VARUJAN VOSGANIAN FUTUR COMMISSAIRE EUROPÉEN
Le sénateur libéral a été désigné comme futur commissaire européen de
la Roumanie, après son adhésion à l’Union au 1er janvier 2007. 48 ans
et issu de la minorité arménienne de Roumanie, qu’il a représentée au
Parlement entre 1990 et 1996, Varujan Vosganian est un économiste
respecté et l’auteur de nombreuses études ainsi que de plusieurs
volumes de poésie et de fiction.

Eloge du politiquement correct. Pourquoi pas une loi sur le genocide

Le Point
26 octobre 2006
Eloge du politiquement correct. Pourquoi pas une loi sur le génocide
arménien ? La Turquie doit attendre. Le Lawrence des frères Poivre
d’Arvor. La haine de l’Occident est une vieille idée des fascistes.;
Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy
par Bernard-Henri Lévy
Conférence à Milan, dans la « Aula Magna » de l’Université, là même
où, il y a trente ans, je venais expliquer à une jeunesse tentée par
l’extraparlementarisme que le terrorisme était un fascisme. Le sujet,
ce matin, c’est le « politiquement correct ». Et je surprends en
disant que d’accord la liberté de parole sans limite ; d’accord le
ridicule des campus américains où l’on censure Blanche-Neige par
respect pour les nains ; d’accord encore, cent fois d’accord, sur la
folie de ces féministes réécrivant la Bible en remplaçant « Dieu le
père » par « Dieu le père-mère » ; mais, en même temps… ; est-ce
qu’elle est si folle que cela, en même temps, l’idée que c’est dans
la langue que se sédimente l’archive du malheur ? est-ce que, dans le
sud des Etats-Unis par exemple, l’assimilation du parler raciste à un
délit n’a pas changé les choses ? est-ce qu’une dose de politiquement
correct n’est pas, autrement dit, la bienvenue sur les deux ou trois
fronts – racisme donc, antisémitisme, reconnaissance des génocides –
où se noue et joue le lien social ?
Y compris les Arméniens ? Je veux dire : y compris s’agissant de ce
génocide arménien dont un récent projet de loi, adopté en première
lecture, propose de criminaliser la négation ? Eh bien oui, après
tout. Je ne vois pas au nom de quoi l’on traiterait, sur ce point au
moins, différemment les génocides. Et le grand argument en faveur de
la loi Gayssot, l’argument développé par Claude Lanzmann par exemple
dans un éditorial récent des Temps modernes, l’argument qui, en gros,
rappelle que, dans le cas de la Shoah, la négation était dans le
crime, qu’elle en faisait partie intégrante et que c’est dans le même
geste que l’on tuait et que l’on effaçait la trace de la tuerie, cet
argument-là, je ne vois pas comment l’on refuserait de l’opposer à un
négationnisme dont le principe est, hélas, strictement identique. La
liberté de l’historien est une chose, la loi en est une autre. Jamais
la loi Gayssot n’a empêché un historien de travailler – une loi sur
le génocide de 1915 réduirait au silence les braillards turcs
néofascistes, elle ne gênerait nullement le libre travail de la
recherche.
Je n’ai rien, je l’ai souvent dit, contre le principe de l’adhésion
de la Turquie aux traités européens. Mais quant aux faits… Comment,
quand on s’en tient aux faits et que l’on voit l’état de fureur où
cette affaire de génocide continue de mettre les élites turques,
comment, quand on voit leur colère à l’annonce de l’attribution du
Nobel à un compatriote, Orhan Pamuk, dont le crime est de « croire »
au génocide en question, comment, face à la montée de l’islamisme
radical dans le pays qui fut celui de Mustafa Kemal, comment, face au
néoantisémitisme qui se répand, au mensonge d’Etat qui fait loi sur
les questions kurde et chypriote, comment, face aux violations des
droits de l’homme dans les prisons d’Ankara, envisager la chose à
court ou même moyen terme ? Les critères économiques d’adhésion sont
une chose : on peut y arriver assez vite. Les critères moraux en sont
une autre : elle suppose évolution profonde, conversion, révolution
des mes et des coeurs – tout le contraire du « vous voulez un mot
sur les Arméniens ? une déclaration de conformité ? les voici » dont
les Turcs sont capables mais qui ne seront jamais que l’oblique
génuflexion du dévot pressé d’entrer dans la maison commune et qui,
donc, ne vaudraient rien.
Turquie toujours. Sur la route de Milan à Rome – où l’on présente une
version film d’« American Vertigo » – le hasard des lectures me fait
tomber sur « Disparaître », le roman d’Olivier et Patrick Poivre
d’Arvor (Gallimard). C’est le pari, qui m’a toujours passionné, de
reconstituer les dernières pensées d’un grand esprit réduit au
silence (Lawrence, dans le petit hôpital du Dorset après son accident
de moto). C’est, entre confidences chuchotées, récits imaginés, faux
documents, articles apocryphes, tout le mystère de l’auteur des «
Sept piliers de la sagesse », que revisitent les deux frères
(particulièrement réussi, le personnage de Lowell Thomas, l’inventeur
de la légende dont on voit se mettre en place l’aigre, la folle, la
presque comique haine de son objet). Mais c’est aussi, par la force
des choses et du décor, une plongée dans cette scène du début du
dernier siècle (Levant, révolte contre les Turcs, fin des empires,
naissance des nationalismes arabe et juif) où nous sommes, à
l’évidence, plus que jamais.
Autre lecture qui n’a rien à voir – encore que… « L’occidentalisme
» de Ian Buruma et Avishai Margalit, chez Flammarion. Sous-titre : «
Une brève histoire de la guerre contre l’Occident ». Et, sous ces
titre et sous-titre, une thèse – que dis-je ? une démonstration –
dont je n’ai pas besoin de souligner, non plus, la brûlante actualité
: cette guerre contre l’Occident, cette haine de l’Europe et de
l’Amérique en passe de devenir religion planétaire, le relativisme
culturel, l’idée que l’universalisation des valeurs de démocratie et
de droits de l’homme ne sera jamais qu’un abus de pouvoir des peuples
riches contre les peuples prolétaires, l’anti-impérialisme pavlovisé
sur fond de prétendu respect des identités, bref, tout cela, toute
cette soupe idéologique qui est l’ordinaire du progressisme
contemporain, a une généalogie qui n’est autre – mais oui ! – que
celle des fascismes européens

NA Completes 4-Day Session Leaving in Question Adoption 12 Issues

RA NA COMPLETES FOUR-DAY SESSION’S WORK LEAVING IN QUESTION ADOPTION
OF ONE DOZEN OF ISSUES DISCUSSED THE DAY BEFORE

YEREVAN, OCTOBER 26, NOYAN TAPAN. On October 26, RA NA completed the
work of the 4-day session leaving in question adoption of one dozen of
bills and legislative packages discussed the previous day. One and a
half dozen MPs took part in the discussion of the disputable
legislative package “On Property Alienation for Public and State
Needs,” mainly from the opposition and ULP faction, whereas the next
issues, including the 2005 annual statement of Control Chamber, were
presented in an almost empty hall, without any discussion. The voting
for all discussed issues, to all probability, will take place at the
next plenary sitting.

Jailbreaking

A1+
JAILBREAKING
[02:33 pm] 27 October, 2006
On October 26 the cars traveling on Ashtarak-Yerevan highway were
checked minutely by the police.
According to the information of `A1+’, the reason was the escape of a
prisoner from Kosh prison.
The Ministry of Justice confirmed the information. It turned out that
on October 26 Liparit E. Hovhannisyan (b. 1978) escaped from Kosh
prison. He has been imprisoned since 2003, for robbery and murder.
The police has taken measures to catch the jail-breaker.

Sasunian: Delay in Repairs of Komitas St Connected with US paperwork

HARUT SASUNIAN: DELAY IN REPAIRS OF KOMITAS STREET IS CONNECTED WITH
DOCUMENT DELAY IN US, WHICH WILL END SOON

YEREVAN, OCTOBER 26, NOYAN TAPAN. “The delay in repairs of the main
street of Yerevan’s Arabkir community is connected with solution of
document-related problems with US tax bodies,” Harut Sasunian, Vice
Chairman of the Lincy Foundation, reported to NT. Thus, he refuted the
rumors that the Lincy Foundation stopped financing the repair work
because cheaper and low-quality building materials were allegedly
purchased instead of the Russian ones. According to H. Sasunian, “the
delay is connected with the documents’ delay in the US, which will end
soon, and has nothing to do with the quality or purchase of goods.”

Another Year With the Same Hymn

A1+
ANOTHER YEAR WITH THE SAME HYMN
[06:33 pm] 26 October, 2006
Today, the RA Government endorsed the draft law on the `RA Hymn’ with
slight changes.
It will be introduced in the RA National Assembly by due order.
The government didn’t support the decision of the Competition Board to
accept the music without the text.
Under the government’s decision, the current hymn will be in force one
more year by the time the new hymn (with its corresponding words and
music) is stipulated by law.

Parliament Discusses Bill on Alienated Property

Panorama.am
19:25 26/10/06

PARLIAMENT DISCUSSES BILL ON ALIENATED PROPERTY
The parliament finished the discussion on the Law on Alienation of
Property for Public and State Needs but it was not put on vote. As
usual, it was postponed because there were not enough deputies at the
session hall.
Rafik Petrosyan, chairman of state and legal issues committee, said
sometimes provisions are taken out from bills but in the next reading
the same provision appears. Similarly, Petrosyan said article 18
should have been excluded from the bill but it happened to appear in
the submitted draft. The provision says that all the decisions taken
before are not subject for change.
Justice Minister Davit Harutunyan said all transitory provisions
should be excluded. However, article 18 fully supports the owners of
the alienated property so the government will keep them.
One of the key speakers, Vahan Hovhannisyan, vice speaker of
parliament, refused to make a speech saying he does not feel
well. /Panorama.am/
From: Emil Lazarian | Ararat NewsPress

France to help genocide inquiry

France to help genocide inquiry
France says it will co-operate with an inquiry in Rwanda into
allegations that French forces were involved in the 1994 Rwandan
genocide.
A commission in the Rwandan capital, Kigali, has started hearing
witnesses in public this week on the issue.
A French defence ministry spokesman told the BBC that the testimony of
two army officers would be made available.
France has denied playing any role in the 100-day frenzy of killing in
which 800,000 Tutsis and moderate Hutus died.
The panel, whose hearings are being broadcast live on local radio, is
hearing from 25 survivors of the genocide, who claim to have
witnessed French involvement.
After the testimonies, the Rwandan panel will rule on whether to file
a suit at the International Court of Justice.
‘No evidence’
“Two officers have been requested to testify by Rwandan officials and
as we do with the international courts we shall organise this,” Jean
Francois Bureau, spokesman for French defence minister, told the BBC’s
Network Africa programme.
French soldiers were deployed in parts of Rwanda in the final weeks of
the genocide under a United Nations mandate to set up a protected
zone.
Rwanda says the soldiers allowed Hutu extremists to enter Tutsi camps.
But Mr Bureau says there is no evidence to support these accusations.
The BBC’s Geoffrey Mutagoma in Kigali says that it is also alleged
that French soldiers provided escape routes to militia escaping to the
Democratic Republic of Congo after the massacres.
Meanwhile, in France a military tribunal is currently investigating
claims by six Rwandans who filed a case accusing French troops of
facilitating the massacres.
Separately, some of Rwanda’s most high-profile genocide cases have
already been tried by the International Criminal Tribunal for Rwanda
(ICTR), based in the Tanzanian town of Arusha.
Twenty-five ringleaders have been convicted since 1997, but the
Rwandan government has expressed frustration at the slow legal
process.
Story from BBC NEWS:
/6087454.stm
Published: 2006/10/26 12:11:28 GMT
© BBC MMVI

Varujan Vosganian, un economiste liberal cible d’accusations genante

Agence France Presse
27 octobre 2006 vendredi 2:38 PM GMT
Varujan Vosganian, un économiste libéral cible d’accusations gênantes
(PAPIER D’ANGLE)
BUCAREST 27 oct 2006
Le sénateur roumain Varujan Vosganian, un économiste libéral, est la
cible d’accusations embarrassantes dans la presse de Bucarest depuis
qu’il a été désigné par le gouvernement roumain comme futur
commissaire européen.
Affable et cultivé, diplômé de l’Académie de sciences économiques et
de la Faculté de mathématique, ce libéral gé de 48 ans, auteur
d’ouvrages économiques et livres de poésie, a toujours défendu
l’intégration de la Roumanie dans l’Union européenne.
Il est depuis 2004 sénateur du Parti national libéral (PNL), la
formation du Premier ministre Calin Tariceanu, et vice-président de
l’Union des écrivains.
Cet homme au front dégarni, issu de la minorité arménienne et qui
parle couramment l’anglais et le français, avait jusqu’à présent été
épargné par la presse roumaine, qui abonde généralement en
révélations incendiaires sur les hommes politiques.
Mais sa désignation a suscité une avalanche d’accusations à son
encontre, allant de la collaboration présumée avec la Securitate
(l’ancienne police politique communiste) à des liens avec l’extrême
droite.
Le quotidien Evenimentul Zilei a ainsi affirmé vendredi que M.
Vosganian faisait actuellement partie d’une association d’extrême
droite, ce que le sénateur a aussitôt démenti.
Selon le quotidien, “M. Vosganian fait partie du groupe Rost, un
mouvement fondé autour de la revue chrétienne du même nom, qui est
profondément marquée par les idées des légionnaires roumains d’entre
les deux guerres”. Evenimentul Zilei se référait à la Garde de Fer,
mouvement d’extrême droite et antisémite également connu comme la
“Légion de l’archange Michel”.
“Je n’ai aucun lien avec l’extrême droite, c’est une accusation
absurde”, a rétorqué M. Vosganian.
Le président de Rost, Claudiu Tarziu, a nié tout lien avec
l’extrémisme de droite de son association, qui prône selon lui un
“conservatisme classique”.
Les médias ont aussi accusé le sénateur d’être lié à un homme
d’affaires controversé, Sorin Ovidiu Vantu. M. Vosganian a reconnu
que M. Vantu avait financé le petit parti de droite qu’il dirigeait à
la fin des années 1990, mais il a assuré que ces financements
n’avaient “rien d’illégal”.
De plus, un ancien responsable des services secrets communistes, cité
vendredi par un quotidien de Bucarest, a affirmé que M. Vosganian
avait autrefois été recruté par le service de contre-espionnage de la
Securitate.
Le sénateur a démenti. “Je n’ai eu aucun lien avec la Securitate”,
a-t-il déclaré.
Il a reçu le soutien du président roumain Traian Basescu, qui a
assuré vendredi que M. Vosganian “n’a pas de dossier d’informateur”
de la Securitate. “Je me suis renseigné auprès de services secrets et
je vous garantis qu’un tel dossier n’existe pas”, a déclaré le
président à des journalistes.
Plusieurs hommes politiques, le Premier ministre en tête, ont défendu
M. Vosganian, laissant entendre qu’il était victime d’une campagne de
dénigrement lancée soit par des adversaires politiques, soit par les
services secrets.
Qualifiant de “spéculations” et d'”intoxication” les accusations à
son encontre, M. Tariceanu a appelé M. Basescu à “soutenir cette
candidature”.
La désignation de M. Vosganian avait fait l’objet d’pres
négociations entre MM. Tariceanu et Basescu, en conflit ouvert depuis
plusieurs mois. Selon des sources proches des deux hommes, M. Basescu
n’y aurait donné son accord qu’en échange de la démission du ministre
de la Défense Teodor Atanasiu.
Les accusations lancées à Bucarest ont eu leur écho à Bruxelles. Au
Parlement européen, le socialiste autrichien Hannes Swoboda a mis en
cause le choix de Bucarest.
“M. Vosganian est un illustre inconnu qui n’a jamais été ministre, ni
occupé aucune fonction liée à l’Europe”, a-t-il déclaré. “Ce qui est
connu, c’est qu’il a été très à droite en politique et financé par
des magnats.”
La Commission européenne a refusé vendredi de commenter les rumeurs
sur les problèmes concernant la désignation du commissaire roumain,
indiquant seulement que “les consultations se poursuivaient”.