DPA international (Englischer Dienst), Germany Saturday 6:04 AM GMT German reporter Yucel says he was 'taken hostage' by Turkey by Bill Heaney, Bernd Roeder and Niels C Sorrells in Berlin, Michael Fischer in Munich, and Shabtai Gold, Linda Say and Can Merey in Istanbul Berlin (dpa) - German reporter Deniz Yucel, released on Friday after a year-long detention in Turkey, says Ankara held him hostage and that the reason for his arrest remains unclear. "I still don't know why I was arrested a year ago, or, to be more precise, why I was taken hostage," he said in a video posted on the Twitter account of the Free Deniz campaign. "And I still don't know why I was released," Yucel, who works for the newspaper Die Welt, continued. Yucel, 44, arrived in Berlin late Friday. A Turkish court had ordered his release earlier that day despite accepting an indictment from prosecutors which asked for up to 18 years in prison for the journalist on charges of "making propaganda for a terrorist organization" and "inciting people to hatred and hostility." "My arrest had nothing to do with justice or the rule of law and nor does my release," Yucel said. "Of course I'm pleased but a bitter aftertaste remains." His arrest in Turkey last February had been a major sticking point in relations between Berlin and Ankara, which became increasingly tense following the failed coup attempt against Turkish President Recep Tayyip Erdogan in July 2016. German Foreign Minister Sigmar Gabriel, who said the release was "a good day for us all," insisted that no deal had been done with Turkey in order to secure his release. "I can assure you that there were no agreements, trade-offs or ... deals made in connection with this," he said in Berlin. Asked whether relations with Turkey had now returned to normal, he said, "I've just said that it's the beginning of a job and not the end." German Chancellor Angela Merkel said she was "delighted for him, for his wife and family," thanking all those who had worked for Yucel's release. "It shows perhaps that dialogue is not always useless. You never know exactly how things are going to turn out," she added. On the same day that Yucel was released, Turkey jailed six local journalists for life over their alleged links to the cleric the government accuses of orchestrating the 2016 coup attempt. In his video message, Yucel said he had left behind "many other [jailed] journalists who did nothing but practise their professions." Another five Germans, whom Berlin says are political prisoners, are also still behind bars in Turkey. Yucel was arrested in Istanbul in February 2017 and remanded in custody on suspicion of terrorism-related offences, but he had previously not been officially charged with any crime. Friday's three-page indictment alleged that Yucel used the term "Armenian genocide," and had contact with members of the outlawed Kurdistan Workers' Party (PKK) and followers of cleric Fethullah Gulen, whom the government accuses of orchestrating a failed coup in 2016. Yucel allegedly has one book by Gulen, according to the charges, which also mentioned a joke the journalist once related about Turks and Kurds. Erdogan expressed his views on Yucel on a number of occasions, saying he was "clearly an agent terrorist" and a "German agent." The president said there was footage and evidence to prove his claims. Die Welt editor-in-chief Ulf Poschardt on Friday lauded the media's cooperation in Yucel's case, thanking those who didn't publish information that could have put him in danger while in detention. However, Poschardt added, the fight is far from over, promising to continue trying to free the 150 journalists still in Turkish jail. The former editor-in-chief of the Turkish broadsheet Cumhuriyet, Can Dundar, who lives in exile in Europe, was less optimistic, warning that Yucel's release would have negative consequences on press freedom in Turkey. "Erdogan now knows that it's possible to negotiate over journalists," he said. "Erdogan received something in return, we just don't know what yet. Why shouldn't he imprison ever more journalists?" he said. Turkish Prime Minister Binali Yildirim had hinted ahead of a meeting with Merkel in Berlin on Thursday that there would be movement in the Yucel case. "I hope that he will be released soon. I am of the opinion that there will be a development soon," Yildirim said in an interview with German state-run broadcaster ARD. He insisted Turkey's judiciary is independent. Since the end of 2017, Turkey has been seeking to improve its battered relationship with Europe, and especially Germany, a key trading partner and home to millions of people of Turkish descent.
Category: 2018
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Sarreguemines : un titre national pour Artak Margaryan
- Le 18/02/2018 à 18:15
Le lutteur Artak Margaryan est devenu samedi champion de France de lutte gréco-romaine 77 kg aux championnats de France individuels de la discipline qui se disputaient à Schiltigheim. Il s’est imposé en finale face à Evrik Nikoghosyan, de Bagnolet, une performance de taille pour cet athlète, qui sort d’une année difficile marquée par les blessures. Artak Margaryan, 28 ans, 66 kg, a découvert la lutte à l’âge de 6 ans en Arménie en suivant son oncle. Arrivé en France en 2001, il a rapidement suscité l’intérêt des entrapineurs nationaux. Formé au club pugiliste de Besançon, il devient champion de France junior et rejoint l’Insep en 2008 et obtient la nationalité française en 2009. Employé à la SNCF, il s’entraîne avec le collectif France à l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance).
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L’Arménie : Khoren Hovhannisyan, meilleur joueur arménien du XXe siècle
A moins d’un an de la Coupe du Monde, nous avons décidé de nous replonger dans l’histoire du football soviétique des différentes (quatorze, hors Russie) républiques socialistes soviétiques d’Union Soviétique avec quatorze semaines spéciales, toutes reprenant le même format. Nous entamons déjà la deuxième partie de notre série avec cette semaine l’Arménie et aujourd’hui, nous vous offrons l’histoire de Khoren Hovhannisyan, meilleur joueur arménien du XXe siècle.
Lire aussi : Le football dans les RSS #38 – L’Arménie : l’Ararat Erevan , l’exception arménienne de l’ère soviétique
Il est la dernière grande star du football arménien avant l’avènement de Henrikh Mkhitaryan. Son talent l’amènera à porter plusieurs fois le maillot rouge de la sélection et à être le premier de ses compatriotes à avoir l’honneur de disputer la Coupe du monde. Connu pour son talent balle au pied et ses frappes du gauche, retour sur la carrière de Khoren Hovhannisyan, un des meilleurs meneurs de jeu en URSS dans les années 1980.
Khoren Hovhannisyan est né le 10 janvier 1955 à Erevan dans une famille de sportifs. Son père a pratiqué l’haltérophilie et sa mère la gymnastique. Il commence le football dans une équipe de jeunes avec la quelle il remporte un tournoi national à 14 ans. Petit à petit, il se fait repérer par les sélectionneurs soviétiques d’équipe de jeunes et en 1973, il intègre la réserve de l’Ararat Erevan. Alors que le championnat n’a pas commencé, l’Ararat dispute les quarts de finale de la C1 en mars 1975 face au Bayern Munich. Âgé de 20 ans il est sur le banc lors du match retour. A la 64e minute, Victor Maslov décide de remplacer l’attaquant Nicolaï Razarian, épuisé. Lorsqu‘il dit au jeune Khoren de se préparer, il n’en croit pas ses oreilles.
Il joue son premier match en première division soviétique quelques semaines plus tard le 16 avril 1975 en entrant pour le dernier quart d’heure face au Dniepr Dniepropetrovsk. Il inscrira son premier but dans l’élite contre le Shaktar Dontesk deux mois plus tard. Cette année, l’Ararat Erevan remporte sa deuxième coupe d’URSS face au Zarya Volochilvgrad (2-1). Khoren remporte son premier titre. Il sera aussi désigné révélation du championnat. Ainsi, il finit la saison 1975 en ayant disputé 24 matchs et inscrit 4 buts. Il jouera aussi ses derniers matchs européens contre l’Anorthosis Famagouste et West Ham United en Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes. Il marque deux buts contre les Chypriotes lors de la victoire sans appel de 9-0 au stade Hrazdan.
L’année suivante sera aussi très riche pour ce jeune espoir arménien. Avec l’équipe d’URSS des U-23, il remporte le championnat d’Europe avec son coéquipier erevanais Armen Sarkissian et participe aux derniers faits de gloire de l’Ararat lors de l’époque soviétique, à savoir la deuxième place lors du championnat de printemps et la finale de la coupe d’URSS (perdue face au Dynamo Tbilissi 3-0).
© people.am
Les deux saisons suivantes seront des années de transition avec la génération des champions de 1973. Cette période est difficile pour le club arménien qui luttera pour se maintenir dans l’élite en 1978. Il ne se sauvera d’ailleurs qu’à la différence de but. En 1979, le milieu de terrain s’affirme comme l’héritier des champions de 1973. Il inscrit cette saison 17 buts en 34 matchs et sera deuxième au classement des buteurs. Il bat ainsi le record du nombre de buts inscrits par un joueur en une saison pour le club arménien. Ce record appartenait conjointement à Hovhaness Zanazanian (14 buts en 1972) et Eduard Markarov (14 buts en 1971). Cette performance lui ouvre les portes de la sélection. Il honore sa première cape le 14/10/1979 face à la Roumanie. Il est également nominé pour la première fois dans la liste des 33 meilleurs joueurs. Il le sera 5 fois consécutivement et occupera la première place à son poste en 1980, 1982 et 1983.
L’année suivante, il est retenu dans la sélection olympique pour disputer les JO de Moscou. Il dispute 3 matchs et marque 2 buts (un contre le Venezuela en match de poule et un autre contre la Yougoslavie pour la troisième place). Comme ses glorieux aînés Zanazanian et Andreassian, il décroche le bronze olympique.
L’année 1982 sera une belle année pour le capitaine de l’Ararat. Son club termine à une belle cinquième place, la meilleure depuis 9 ans. Il marque 12 buts en 28 matchs et un de ses buts inscrits face au Nefchti Bakou est reconnu comme le plus beau but du championnat. Cette année, c’est aussi celle de la Coupe du Monde en Espagne, tournoi pour lequel l’URSS est qualifiée. En entrant en jeu face à la Nouvelle-Zélande à la 46e minute, il entre dans l’Histoire. Il devient le premier footballeur d’Arménie à participer au tournoi mondial. Son ancien coéquipier Markarov avait disputé l’édition de 1966, mais il évoluait à Bakou à cette époque. Qualifiés pour le second tour, les Rouges affrontent la Pologne et la Belgique. Le 1er juillet 1982, au Nou Camp, l’URSS joue la Belgique et à la 48e minute, Hovhannisyan reprend magnifiquement de volée le centre de Gravilov et inscrit le seul but du match. La Pologne bat les Belges 3-0 et le match nul entre les deux formations de l’Est élimine les Soviétiques. Au total, le meneur de jeu arménien aura joué 3 matchs et inscrit 1 but en Coupe du Monde.
Lors des deux saisons suivantes, il prendra part à 30 matchs et inscrira respectivement 15 buts en 1983 et 9 buts en 1984. Il atteint la barre des 100 buts en février 1984, en inscrivant un doublé contre le Zenit Leningrad. Son record de 17 buts en une saison sera battu par Hamlet Mkhitaryan (le père du célèbre Henrikh) auteur de 18 réalisations cette année-là. C’est aussi en 1984 qu’il joue son dernier match en équipe nationale, face à la Norvège. Son bilan en sélection est de 34 matchs pour 6 réalisations, ce qui fait de lui le joueur le plus capé en provenance de la République Socialiste d’Arménie.
Un an plus tard, il se trouve en désaccord avec les dirigeants et quitte le club. Son bilan est de 295 matchs de championnat pour 93 buts inscrits (record pour football arménien). A noter qu’il inscrit 41 buts lors de la dernière demi-heure et 18 dans les 10 dernières minutes. Ces statistiques témoignent de son endurance et de sa capacité à « user » les défenseurs adverses. Au total, il a inscrit 113 buts, ce qui le fait entrer dans le tableau de Gregory Fedotov. Il y rejoint deux autres buteurs d’origine arménienne : Nikita Simonyan et Edouard Markarov.
Khoren Hovhannisyan reprend la compétition avec l’ISKRA Erevan en 1988 puis signe au Pakhtakor Tashkent en 1990, en deuxième division. A l’issue de la saison, le club ouzbek décroche la promotion dans l’élite. Khoren y joue 10 matchs pour la dernière édition du championnat d’URSS.
Khoren Hovhannisyan et un fan. © people.am
L’Arménie devient une nation indépendante et, de ce fait, organise son propre championnat. Le vétéran Khoren Hovhannisyan sera entraineur-joueur au sein du Homentmen Erevan. Il décrochera, à égalité avec le Shirak Gyumri, le premier titre de champion d’Arménie. Il part ensuite au Liban où il prend les rênes du club arménien de l’Homenetmen Beyrouth pendant deux saisons. Il amène cette formation jusqu’à la troisième place. En 1995, il rejoint sa terre natale et prend en main l’équipe du Pyunik avec laquelle il décroche un autre titre de champion d’Arménie. A noter qu’il lui arrivera de disputer quelques bouts de matchs mais finit par raccrocher les crampons définitivement.
En 1996-1997, il dirige également la sélection nationale arménienne pour sa première campagne qualificative pour la Coupe du Monde. Les Caucasiens finiront à la quatrième place du groupe avec quelques bons résultats (0-0 contre le Portugal à domicile, 1-1 en Ukraine).
En 2001, il est élu meilleur joueur arménien du XX ème siècle et sera logiquement désigné comme « joueur en or » pour les 50 ans de l’UEFA. Il devient aussi président du Pyunik Erevan en 2001, le nouveau club phare du football arménien. Sous sa présidence, les Phénix gagneront cinq titres de champions, deux coupes et trois supercoupes avant qu’il ne quitte ses fonctions en mars 2006. Son fils Zohra (né en 1987) espoir du football arménien au début des années 2000 jouera au Pyunik jusqu’en 2004, avant de rejoindre le club grec d’Olympiakos Le Pirée. Il sera un des joueurs majeurs des U19 arméniens, qualifiés pour le championnat d’Europe en 2005.
En 2012, il reprendra une place sur le banc de touche en Ouzbekistan au Lokomotiv Tashkent. Une expérience de quelques mois durant laquelle il mènera son équipe à la troisième place du championnat. Néanmoins, son contrat ne sera pas renouvelé. Enfin en 2015, il revient brièvement dans les affaires, en devenant président du FC Mika Erevan, mais il quittera son poste quelques mois plus tard.
Jacques der Sarkissian
L’Arménie : l’Ararat Erevan aux deux sommets de la gloire en 1973
A moins d’un an de la Coupe du Monde, nous avons décidé de nous replonger dans l’histoire du football soviétique des différentes (quatorze, hors Russie) républiques socialistes soviétiques d’Union Soviétique avec quatorze semaines spéciales, toutes reprenant le même format. Nous entamons déjà la deuxième partie de notre série avec cette semaine l’Arménie et aujourd’hui un retour sur un des grands exploits du football arménien : la conquête d’une double couronne par l’Ararat Erevan lors de la saison 1973.
Lire aussi : Le football dans les RSS #36 : L’Arménie, introduction
L’Ararat Erevan, club de la République Socialiste Soviétique d’Arménie évolue en première division depuis la saison 1966. Les Erevanais sont plus habitués à jouer en deuxième partie de classement plutôt que les premiers rôles. Pourtant, le club arménien commence à être pris aux sérieux depuis deux saisons. En effet, il a réussi à finir deuxième en 1971 et quatrième la saison suivante. A l’aube de la saison 1973, ils ont déjà joué 434 matchs dans l’élite soviétique pour 144 victoires, 118 matchs nuls et 172 défaites. Ils ont inscrit 484 buts pour 573 encaissés. Depuis le 17 mai 1971, l’équipe évolue dans une nouvelle enceinte, le stade Hrazdan. A l’époque un des plus grands d’URSS avec ses 70 000 places, qui porte le nom d’une rivière qui traverse Erevan, la capitale arménienne. En 1971, l’équipe d’URSS olympique y battra son homologue français 5-1 avec quatre réalisations de joueurs arméniens.
Pour la saison 1973, l’Ararat a un nouvel entraîneur en la personne de Nikita Simonyan, légende vivante du Spartak Moscou. Il sera secondé par Harutyun Keheyan et Hovhaness Abrahamian, deux anciens joueurs du Spartak Erevan, finalistes de la coupe d’URSS en 1954. Keheyan évoluera aussi une saison au Spartak Moscou avec lequel il finira vice-champion en 1955. Du côté des joueurs, le club caucasien s’appuie sur une génération exceptionnelle dans tous les compartiments du jeu. Abrahamian, le gardien, jouera au club jusqu’en 1978. Il totalisera 276 matchs dans l’élite et conservera sa cage inviolée durant 116 rencontres.
Médailles commémoratives avec signatures des joueurs (collection privée)
La défense était pour elle composée de quatre piliers : Kovalenko, un défenseur central déjà présent lors du titre de champion de deuxième division en 1965. Il est aussi le premier buteur du stade Hrazdan. Mesropian, arrière gauche, sera un des joueurs les plus capés avec 338 matchs de championnat entre 1966 et 1978. Ces deux joueurs sont rejoints par deux jeunes : Guevorkian à droite et Sarkissian au centre. Le milieu de terrain est bien entendu la clé de voûte de l’équipe avec le capitaine Zanazanian, connu pour ses frappes lointaines et puissantes et le meneur de jeu Andréassian qui illumine le terrain par sa technique, ses passes et sa vision du jeu. Ces deux joueurs ont remporté la médaille de bronze aux J.O. de Munich un an auparavant. Bondarenko enfin jouera 392 matchs dans l’élite (record du club) entre 1967 et 1981.
L’attaque arménienne est également bien garnie avec Markarov, un petit avant centre qui est un redoutable buteur, Ishtoyan à droite, premier footballeur d’Arménie à être sélectionné en équipe nationale d’URSS, et Razarian à gauche, un joueur réputé pour sa rapidité. Enfin, sur le banc on trouve le gardien Demirdjian, les défenseurs Martirossian et Harutunyan, le milieu Porossian et l’attaquant Pétrossian.
En 1973, le championnat se joue d’avril à fin octobre. Seize équipes vont essayer de conquérir le titre : Six viennent de Russie et cinq d’Ukraine. Les RSS d’Arménie, de Biélorussie, de Géorgie, du Kazakhstan et d’Ouzbékistan auront chacune un représentant. Il y a aussi une particularité puisqu’en cas de match nul à l’issue du temps réglementaire, les deux équipes devront disputer une séance de tirs aux buts. Seul le vainqueur empochera le point du match nul.
A la mi-saison, l’Ararat est en tête du championnat. Sur 15 matchs, les Arméniens ont remporté 9 victoires et fait 2 matchs nuls. Ils n’ont pas pris de point sur 4 matchs seulement (1 nul et 3 défaites). Ils disposent de la meilleure attaque (26 réalisations) et de la meilleure défense (10 buts concédés) et le Dinamo Moscou, son dauphin, pointe à 4 longueurs. Dans son édition du 24 juillet, la Pravda fait de l’Ararat un sérieux prétendant au titre. Les Caucasiens sont devenus la terreur des clubs de la capitale puisque cela fait 3 ans que l’Ararat est invaincu en terre moscovite.
Lors de la deuxième partie de saison, le club arménien connaîtra un passage à vide au mois d’août : il ne prendra aucun point en 4 matchs. Ainsi, après la 21ème journée, c’est le Dynamo de Kiev qui est en tête avec une longueur d’avance sur les hommes de Nikita Simonyan. Ces derniers vont réagir et aligner 4 victoires consécutives. Alors qu’il reste 4 matchs à jouer, c’est de nouveau l’Ararat qui occupe le fauteuil de leader, avec un point de plus que les coéquipiers d’Oleg Blokhine.
Médaille commémorative du championnat 1973 (collection privée)
Entre temps, l’Ararat est parvenu à se hisser en finale de la coupe d’URSS. Il a éliminé successivement les kyrghizes de l’Alga Frunze, les voisins du Nefchti Bakou, le Zarya Volochilovgrad (champion en titre) et le Dniepr Dniepropetrovsk. Pour la deuxième fois de son histoire, le club arménien va disputer la finale de la coupe de cristal et c’est encore le Dynamo de Kiev qui se dresse sur son chemin. La finale aura lieu le 10 octobre 1973 au Stade Lénine de Moscou. Les Ukrainiens vont dominer la première mi-temps, qui s’achève sur un score nul et vierge. L’Ararat peine à exprimer son jeu. A la 61ème minute, le défenseur Mesropian fauche un joueur adverse dans sa surface de réparation. Le pénalty sera converti par Kolotov, le capitaine du Dynamo. Ce but aura le mérite de faire sortir les joueurs arméniens de leur torpeur. Nikita Simonyan effectue un double changement à la 73ème minute : Porossian et Razarian entrent à la place de Bondarenko et Markarov.
Alors que la fin du match approche, les officiels se préparent à la remise du trophée. Le Dynamo, estimant que la victoire est acquise décide de faire sortir deux de ses meilleurs joueurs, Buryak et Blokhine, sûrement pour les préserver pour la suite du championnat.
Cependant, à la 89ème minute, Razarian se retrouve dans la surface de réparation adverse, obligeant le gardien Samokhin à intervenir dans ses pieds. Le ballon revient sur Ishtoyan qui égalise. C’est alors un autre match qui commence. Sans son buteur, le Dynamo sera muet durant la prolongation. A la 103ème minute, Ishtoyan reçoit le ballon et d’une demi-volée l’expédie dans la lucarne. Lorsque le capitaine Zanazanian brandit le trophée, c’est toute l’Arménie qui exulte. Les joueurs prendront conscience de l’impact de leur victoire pour le peuple arménien lors de leur retour à l’aéroport d’Erevan: la foule sera présente tout le long de la route.
En championnat, L’Ararat poursuivra sur sa lancée et avant son dernier match compte 3 points d’avance sur Kiev, qui a un match de moins. Les Arméniens mettront fin au suspens à domicile face au Zenith Leningrad (3-2), dans un stade Hrazdan plein comme un œuf. Ce nouveau titre donnera lieu à de nouvelles célébrations : la plus petite république s’est hissée aux deux sommets du football soviétique (comme le Mont Ararat qui compte également deux sommets). Les supporters rentreront chez eux en empruntant le pont de la Victoire, qui n’aura jamais aussi bien porté son nom.
Il faut s’avoir qu’à l’époque, le stade était un des rares lieux de contestation où le nationalisme pouvait s’exprimer. Par exemple, les derbys face au Dinamo Tbilissi ou le Nefchti Bakou étaient intensément suivis. D’où la ferveur du public arménien pour ces titres remportés face aux ogres russes et ukrainiens.
Au terme de la saison, l’Ararat remporte par ailleurs différentes récompenses. Le prix Grégory Fedotov qui récompense la meilleur attaque tout d’abord. les champions ont trouvé 52 fois le chemin des filets. Les milieux ont marqué autant que les attaquants (26 buts). L’Ararat impressionne aussi sur le plan physique puisque 23 buts sont inscrits dans la dernière demi-heure (pour 6 encaissés sur la même période de jeu). Andréassian est le meilleur buteur du club avec 13 réalisations en 24 matchs.
Logiquement l’Ararat remporte le prix du plus gros score remis par l’hebdomadaire Football Hockey, et récompensant le club qui a gagné le plus de matchs avec au moins 3 buts d’écart. Les Arméniens ont remporté 6 matchs de ce type. L’Ararat remporte également le prix du « visiteur agressif », soit la meilleure équipe à l’extérieur. L’Ararat glanera 16 points hors de ses bases (comme en 1972). Enfin, et logiquement l’Ararat termine avec la meilleure différence de buts avec un différentiel de 26 (52 buts inscrits, 26 encaissés).
Au niveau individuel, Oleg Blokhine finit meilleur buteur (18 réalisations) et meilleur joueur avec 247 points. Il devance Arkadi Andréassian (156 points) et le gardien du Dynamo Moscou Pilguy (81 points). Pour la nomination de la traditionnelle liste récompensant les 33 meilleurs joueurs du championnat, 8 champions sont nominés : le gardien Abrahamian, les défenseurs Martirossian, Mesropian et Kovalenko, les milieux Zanazanian et Andréassian et les attaquants Markarov et Ishtoyan.
La presse ne tarit pas d’éloges sur le jeu proposé par les champions. Ainsi, la Gazetta Dello Sport écrira ces lignes malheursement prophétiques :
Au sein de l’Ararat, il y a d‘excellents dribbleurs, des tactiques intelligentes et des créateurs imprévisibles. L’avenir de l’équipe dépendra beaucoup du fait que des joueurs doués comme par exemple Ishtoyan et Andréassian peuvent grandir et devenir des « stars »
Badges commémoratifs (collection privée)
En tant que champion, l’Ararat défendra les couleurs de l’URSS dans la Coupe d’Europe des clubs champions (C1) pour la saison 1974-1975. Les Erevanais feront une prestation honorable, manquant même de créer une immense surprise. Ils feront leur entrée dans la compétition au mois de septembre 1974. Ils écarteront aisément les Norvégiens du Viking Stavanger (victoire 2-0 en Norvège et 4-2 en Arménie), puis les Irlandais de Cork (succès 2-1 en Irlande et 5-0 à Erevan). Pour les quarts de finale, c’est un redoutable adversaire que les Arméniens allaient croiser sur leur route. Rien moins que le Bayern de Munich, tenant du titre, qui compte 6 champions du monde dans ses rangs : Maier, Beckenbauer, Schwarzenbeck, Kappelman, Hoeness et Gerd Muller.
La double confrontation est prévue au mois de mars 1975. Pour le match aller, le 5 mars à Munich, des Arméniens du monde entier feront le déplacement, conscients d’assister à un événement historique. Ainsi, ils seront entre 5.000 et 10.000 au stade Olympique de Munich. Ils viendront de France, de RFA mais aussi des USA, du Brésil et du Mexique. Un tel engouement montre à quel point l’Ararat était devenu un facteur de rassemblement pour les Arméniens.
Redoutant la collision physique, le nouvel entraineur Maslov, optera pour une tactique défensive avec une composition en 5-3-2. Le début du match sera terrible pour la défense arménienne. Ainsi, Gerd Muller se retrouve seul face à Abrahamian après quelques minutes de jeu seulement mais le gardien remporte son duel. L’arrière garde continue à souffrir jusqu’à la mi-temps mais tient bon. En seconde période, les Allemands continuent de pousser tandis que leur adversaire essaie de jouer en contre. Alors que le temps passe, les Munichois commencent à se décourager et les Soviétiques espérer tenir le match nul. Leur défense craquera finalement en fin de match. Hoeness s’infiltre dans la défense et ouvrie le score à la 78ème minute. Six minutes plus tard, Abrahamian, qui a réalisé plusieurs arrêts décisifs, sera trop avancé sur un centre de Torstenson et encaisse le deuxième but. Dans les derniers instants, Hoeness manque une grosse occasion et c’est donc un déficit de deux buts que devra combler l’Ararat deux semaines plus tard à Erevan.
Le 19 mars, la foule était en délire pour le match retour. Toutes les personnes voulant assister au match n’avaient pas pu avoir leur billet. Ainsi, bien que disposant de 70.000 places, les escaliers des tribunes étaient aussi occupés par les supporters. C’est pourquoi certains n’hésitent pas à dire que 100.000 personnes se trouvaient au stade Hrazdan, dans une ambiance de folie. L’Histoire veut que dans le tunnel des vestiaires, les deux capitaines Beckenbauer et Zanazanian se tiennent côte à côte. Le Kaiser fera le signe de 0-0 avec les mains. Son homologue lui répliquera que c’est les locaux qui vont gagner, au grand étonnement du capitaine allemand.
L’Ararat présentera un tout autre visage et c’est bien eux qui dominent le début de la partie. Galvanisés par le public à chacune de leur offensive et conscients qu’ils pouvent renverser la vapeur, les Caucasiens vont ouvrir le score à la 34ème minute. Sur un coup-franc côté droit, le ballon arrive sur le côté gauche de la surface allemande. Razarian centre de la tête pour Andréassian. Ce dernier, qui a échappé au marquage du suédois Anderson remporte son duel aérien face au Kaiser et propulse le ballon de la tête dans les buts de Maier.
Les Arméniens continuent d’attaquer mais ne parviennent pas à doubler la mise avant la mi-temps. Le Bayern prend alorsa conscience qu’en jouant de la sorte, il risque tout simplement l’élimination. Si la deuxième période commence comme la première, les locaux commencent à montrer des signes de fatigue, suite aux efforts consentis. Le Bayern gére le score et se procurera des occasions tout comme son adversaire. La perte de leur valeureux capitaine Zanazanian à la 73ème minute sur blessure (il se casse le bras) les handicapera pour mener à bien leurs offensives. Les Arméniens jettent leurs dernières forces pour accrocher la prolongation mais en vain. Lors de la conférence de presse d’après match, le technicien allemand Dettmar Cramer saluent la performance du champion soviétique en reconnaissant qu’ils ont bien joué, à l’inverse de ses protégés. Cependant, il faut aussi ajouter que les joueurs de Maslov n’avaient pas encore débuté leur saison, alors que la formation munichoise était au sommet de sa forme physique.
Malgré l’élimination, ce match symbolise à lui seul le potentiel de l’Ararat à cette époque : une équipe talentueuse capable de battre les meilleurs. On peut affirmer sans crainte que des joueurs du niveau de Markarov et Andréassian auraient pu évoluer dans les meilleurs championnats européens s’ils en avaient eu la possibilité.
La défaite à Erevan sera la seule du Bayern cette année en Coupe d’Europe des Clubs Champions. Ainsi, en demi-finales, les Allemands écarteront l’AS Saint Etienne (0-0 puis 2-0) puis battront Leeds United (2-0) au Parc des Princes. Aucune de ces deux formations ne parviendra à battre Seep Maier. Edouard Markarov inscrira son nom dans les tablettes en finissant meilleur buteur de la compétition, à égalité avec Gerd Muller (5 buts).
Enfin, c’est au cours de ce match que le jeune Khoren Hovhannisyan, âgé de 20 ans fera son apparition en équipe première en remplaçant Razarian à la 64ème minute. Un joueur qui sera amené à jouer un rôle prépondérant dans l’histoire du football arménien dans les années qui suivirent.
Jacques der Sarkissian
National Geographic: These Teens Are Fighting a War Older Than They Are
Life on the border of Armenia and Azerbaijan has been fraught for decades. But in April of 2016, the two countries battled for four days over a disputed region in the middle, the self-proclaimed Nagorno-Karabakh Republic that’s officially a part of Azerbaijan but currently occupied by Armenian rebels. A cease fire in 1996 had cooled tempers, but reports of repeated violations on both sides led to full out war for four days in 2016.
Locked in perpetual dispute, the 150,000 people of the Nagorno-Karabakh Republic live in a state of military limbo. Much like the dispute between Israelis and Palestinians, the Armenian-Azerbaijan tension is long simmering, and long ago became part of everyday life.
Photographer Emanuele Amighetti visited the region last year to capture the aftermath of the four-day conflict and the psychological effects of decades at war. Permanent readiness for battle means compulsory military service, and soldiers as young as 13 trained to fight. After school and sometimes before, young people conduct drills on marching and combat, as daily a part of their lives as doing math homework. “Their dedication and profoundness was something I had never seen before,” says Amighetti. “I felt obliged to humanize these young boys and girls.”
The constant preparedness can have degrading impacts on the country’s economy. Young people who might otherwise pursue advanced education tend to be enveloped into an all-hands-on-deck mentality. On the front lines in the province of Mantakert, Amighetti met a young soldier, perhaps 18 or 19, who interrupted his studies in Yerevan, the capital of Armenia, and was sent to Nagorno-Karabakh for training. He was fascinated by journalism and, as Amighetti photographed, he marveled at the first time he had seen a foreign photographer take interest in the crippling stiffness of a mostly unknown region.
Despite the looming threat of war, the overarching sentiment in Amighetti’s images and in his conversations wasn’t anger or resentment. On the front lines, while both sides have dug new trenches and bought new weapons, urban streets elsewhere in the region seemed to be filled with a sense of ordinariness, in supermarkets and in restaurants. One benefit of a decades-long standoff seemed to be that eventually, new generations start to forget, the grievances become more distant and less relevant. At least a teenager, preparing for battle in a war that predates him, can hope.
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Armenian-Israeli business forum to be held in near future: MPs sum up results of Israel visit
Armenpress News Agency , Armenia Friday Armenian-Israeli business forum to be held in near future: MPs sum up results of Israel visit YEREVAN, FEBRUARY 16, ARMENPRESS. The members of the Armenia-Israel parliamentary friendship group had a lot of meetings in Israel with quite a busy, loaded agenda, reports Armenpress. During a four-day trip the delegation members had 15 meetings with the representatives of the Knesset, government, business, the Armenian community and the Patriarchate. Gagik Minasyan, head of the friendship group, told reporters that their visit coincided with the period when inter-power problems emerged in Israel. During those days the bill on marking the Armenian Genocide day was discussed at the Knesset which was submitted by leader of the Yesh Atid party Yair Lapid. “We met with Yair Lapid. At the meeting it was stated that the positive solution of the issue is important not only for the Armenian people, but also for Israel”, Gagik Minasyan said. During the Israel visit the Armenian lawmakers also raised the issue of the Karabakh conflict. Minasyan informed that the Israeli defense minister sometimes expresses biased views on this issue. “We were told that the government’s opinion will be clearly presented, and this is not what is expressed by the defense minister. We stated that there is the only internationally recognized body, the Minsk Group that deals with this issue”, he said. The Armenian parliamentarians also raised the issue of Israel’s selling weapons to Azerbaijan. “It’s incomprehensible how Jews with the same fate as Armenians today supply offensive weapons to a totalitarian country the leader of which with his statements equals with the leaders of the Nazi Germany, announcing that Yerevan, Sevan belong to Azerbaijan. The Israeli side said they are selling weapons to many countries of the world”, Gagik Minasyan said. The Israeli side asked how Armenia is going to cooperate with their country at the same time having warm relations with Iran. “As you know, the Iran-Israel relations are tense. We stated that our cooperation doesn’t threaten anyone’s security, our cooperation is of peace nature. I want to add that this position was acceptable for them”, Gagik Minasyan said. A number of other meetings were held with different Israeli officials, specialists. MP Aghvan Vardanyan said Armenia and Israel have great cooperation potential. It is planned to hold an Armenian-Israeli business forum in the future.
Armen Sarkissian gives consent to become Armenian President’s candidate
Armenpress News Agency , Armenia Friday Armen Sarkissian gives consent to become Armenian President's candidate YEREVAN, FEBRUARY 16, ARMENPRESS. President of Armenia Serzh Sargsyan met today with Armen Sarkissian, who had been offered by the Republican Party of Armenia (RPA) to become the ruling party’s candidate for the President of Armenia. During the previous meeting with Serzh Sargsyan, Armen Sarkissina had asked for some time to be able to hold meetings with different political forces, the leadership of Artsakh, business and science representatives and the public sector. As ARMENPRESS was informed from the press service of the Armenian President’s Office, Armen Sarkissian noted that the planned meetings are over based on which he has made a decision. Armen Sarkissina presented the reasons behind his decision in the meeting with President Serzh Sargsyan. “Honorable Mr. Sarkissian, A month ago I offered you on behalf of the Republican Party of Armenia to become the candidate of the new President of Armenia. You promised to seriously ponder over that. During this month you have had numerous meetings with both parliamentary and extra-parliamentary political forces, NGOs, intellectuals and you also visited Artsakh. Of course, I attentively followed your meetings through media. They were also very attentive towards you and were extremely inspective towards any of your step, analyzed what you said and your biography”, President Serzh Sargsyan said, noting that there were both sober and ridiculous comments. “You displayed tolerance, patience and readiness for dialogue. These features are of key importance in life in general and just necessity for a head of state. Now I think It’s time for you to give an answer”, Sargsyan said. Armen Sarkissian first thanked President Serzh Sargsyan and the Republican party of Armenia for the confidence towards him and great expectations from him, noting that he well understands that the position of the President of the Republic is not only very honorable, but also contains great responsibility. “This is the reason why I asked you to give me time to ponder and hold meetings”, Sarkissina said. Speaking about his visit to Artsakh, Armen Sarkissian said that Artsakh is not only our pride and inseparable part of our people and history, but also the national dignity of Armenians. “If I am elected the President of the Republic, I will try to contribute to the foreign policy of Armenia, economic issues, attracting investments, but what I assess very important is the strengthening of national unity and Armenia-Diaspora relations”, Armen Sarkissian said, adding that he attaches great importance to education and stressed that the future President of Armenia should support and encourage that sphere. “Mr. President, I want to emphasize that as regards to the issues raised by you I am convinced that I will be able to carry out the high responsibilities with honor”, Armen Sarkissian said, adding that he is ready to spare no efforts and vigor to fulfill that very responsible mission, if elected by the National Assembly. The President of the Republic hoped that by giving start to the procedures provided for by the Constitution, brilliant results will be recorded.