Comment l’Allemagne a-t-elle contribué au génocide des Arméniens?

Sputnik France
7 avril 2018


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International

15:18 07.04.2018(mis à jour 15:19 07.04.2018) URL courte

Le Deuxième Reich a livré à l’Empire ottoman des armes pour qu’il puisse effectuer le génocide arménien, relate un nouveau rapport de Global Net — Stop the Arms Trade (GN-STAT) publié par Deutsche Welle.

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Macron va commémorer le génocide arménien… sans condamner la Turquie

Les forces turques ont utilisé des fusils et d’autres armes allemandes pour procéder au génocide des Arméniens dans les années 1915-1916, selon un rapport préparé par le réseau Global Net — Stop the Arms Trade (GN-STAT) relayé par Deutsche Welle.

Ainsi, d’après le document, le plus gros fabriquant allemand d’armes légères durant les deux guerres mondiales, Mauser, fournissait à l’Empire ottoman des millions de fusils et d’armes de poing qui ont été utilisés durant le génocide avec le soutien d’officiers allemands.

«Des officiers allemands qui servaient l’état-major turc ottoman ont activement aidé à effectuer des meurtres d’individus. La plupart des agresseurs étaient armés de fusils ou de carabines Mauser, et les officiers d’armes de poing Mauser», informe le rapport.

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Génocide arménien: la Turquie s’offusque de la position de Macron

En outre, comme le signale le document, l’armée turque était équipée de centaines de canons produits par l’entreprise allemande Krupp.

Outre les livraisons d’armes, l’Allemagne a jeté «les bases idéologiques» du génocide, précise le rapport.

GN-STAT est un nouveau réseau multilingue mondial qui comprend plus de 100 organisations et une base de données des militants, journalistes, artistes, dénonciateurs et d’autres personnes intéressées par les exportations d’armes.

Le génocide arménien est un génocide perpétré d’avril 1915 à juillet 1916 au cours duquel les deux tiers des Arméniens qui vivaient alors sur l’actuel territoire de la Turquie sont morts du fait de déportations, de famines et de massacres. Il a coûté la vie à environ 1,2 million d’Arméniens d’Anatolie et d’Arménie occidentale.

Des heurts entre des pèlerins arméniens et la police israélienne à Jérusalem

Sputnik France
7 avril 2018


© AP Photo/
International

14:56 07.04.2018(mis à jour 15:01 07.04.2018) URL courte

Des affrontements entre des pèlerins arméniens venus pour célèbre le miracle du Feu sacré et la police israélienne ont eu lieu à Jérusalem ce samedi.

Les pèlerins qui se sont ressemblés près du Patriarcat arménien de Jérusalem, dans le quartier arménien de la vieille ville, n’ont pas eu le droit de se déplacer vers l’église du Saint-Sépulcre pour assister au miracle du Feu sacré ce qui a provoqué des heurtes avec la police locale, annonce le site Panorama.am.

Fondé au VIIe siècle, le Patriarcat arménien de Jérusalem est indépendant des autres institutions chrétiennes et possède à égalité avec les Patriarcats orthodoxe et catholique une partie des principaux sanctuaires de la Terre Sainte, y compris l’église de la Nativité à Bethléem et l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

Les milliers de pèlerins venus du monde entier ont assisté samedi au miracle du Feu sacré à Jérusalem qui, selon la tradition chrétienne, symbolise la lumière miraculeuse de la Résurrection du Christ. Le feu apparaît à la veille de la Pâques orthodoxe grâce aux prières du patriarche orthodoxe, du clergé et des milliers de pèlerins. Les premières à s’allumer sont une lampe et 33 bougies, pour marquer les années de la vie terrestre de Jésus-Christ.

Les fidèles croient que la non-apparition du Feu sacré pourrait marquer le début de la fin des temps.

Conflit du Haut-Karabath : deux adversaires mais un seul fournisseur, Moscou

FOB – Forces Operations Blog
3 avril 2018


Cette semaine, Azéris et Arméniens fêtent discrètement le deuxième anniversaire de la guerre des Quatre Jours, théâtre tragique des plus violents affrontements entre les deux peuples depuis 1994.  L’Azerbaïdjan et l’Arménie restent en conflit sur la région du Karabakh qui s’est séparée de l’Azerbaïdjan en 1991 avec le soutien militaire arménien, et malgré les 30 000 victimes depuis 1988, aucun processus de paix n’est encore effectif. La Russie, qui veut garder la mainmise sur la région du Caucase du Sud, y poursuit une stratégie de double jeu très critiquée. Alliée de l’Arménie, elle exporte pourtant des armes à l’État azéri, risquant d’amenuiser les chances de trouver une issue non-violente au conflit territorial du Haut-Karabakh.

 

Des militaires arméniens assistent à une représentation marquant l’anniversaire annuel de la formation des troupes de reconnaissance des forces armées arméniennes, à 25 Km d’Erevan, le 5 novembre 2013 (AFP Photo / Karen Minasyan)

 

En 2016, l’Arménie a importé le système russe de missile balistique courte-portée Iskander (code OTAN SS-26 Stone), faisant monter d’un sérieux cran les habituelles importations d’armement individuel. Pourtant la Russie a longtemps été le principal fournisseur d’armes de l’Azerbaïdjan. Entre 2013 et 2017, sa part représentait 65% des importations totales d’armes étrangères effectuées par Bakou. Chacun leur tour, Azéris et Arméniens font part de leur mécontentement, chacun comprenant les bénéfices et les risques d’une aide militaire russe dans la région.

 

L’approche de Moscou a par ailleurs incité Bakou à rechercher la diversification de ses canaux d’importation d’armes. Ainsi, l’Azerbaïdjan a intensifié sa collaboration avec Israël, la Biélorussie, la République Tchèque, la Turquie ou encore l’Ukraine, avec l’idée d’acquérir des systèmes avancés de missiles à lancements multiples (MLRS) et des missiles surface-surface ailleurs que sur le marché russe.

 

Depuis 2016, la Russie a organisé plusieurs réunions entre des hauts fonctionnaires d’Azerbaïdjan et d’Arménie sur le règlement du conflit du Karabakh, sans résultats significatifs. Pour certains spécialistes du Caucase, la Russie a ses propres intérêts sur le conflit territorial du Karabath. En vendant des armes à l’Azerbaïdjan tout en fournissant simultanément des garanties de défense à l’Arménie, le Kremlin conserve la capacité d’influencer les cycles d’escalade/désescalade ayant cours dans la région. Si la sécurité arménienne est incontestablement dépendante de sa relation avec la Russie, le Kremlin ne veut pas non plus perdre son influence sur la défense azérie : si Bakou allait voir ailleurs ce serait certainement préjudiciable pour le Kremlin si cet ailleurs était formé par l’un ou plusieurs pays membres de l’OTAN.

 

Outre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, il faut avoir en tête que le Cause du Sud est également composé de la Géorgie, pays qui a subi de plein fouet les griffes encore acérées du Kremlin dans la région. En fait, Moscou est susceptible de vouloir maintenir le statu quo dans le conflit du Karabakh dans le cadre de sa stratégie visant à bénéficier d’un plus large tampon de zones «grises» à l’Ouest (Donbass en Ukraine, Transnistrie en Moldavie, Abkhazie et Ossétie du Sud en Géorgie).

 

Mercredi dernier, le vice-ministre de la Défense David Pakhchanyan, a indiqué à la presse que l’Arménie continuerait d’acheter des armes fabriquées en Russie malgré les sanctions possibles de l’Occident contre le Kremlin. « Bien sûr, les sanctions sont un problème, mais la question de la sécurité est une priorité pour nous, et nous serons d’abord guidés par nos intérêts » a-t-il déclaré. Si il a rappelé qu’un premier contrat de livraison d’armes à hauteur de 200M$ (163M€) devrait être suivi d’un second de 100M$ (81M€), il a également souligné que son pays coopérait également avec d’autres fournisseurs potentiels comme la Serbie, la Chine ou la Pologne. La stratégie américaine des sanctions contre la Russie contribuerait dès lors à réduire la dépendance de certains pays à l’assistance militaire russe.

 

Plus tôt cette année, la question des armes russes livrées à l’adversaire azéri avait resurgi dans la presse locale, interpellant les responsables arméniens sur la sincérité de ce puissant allié. Effectivement, Bakou a réitéré son intérêt pour ce même fournisseur : « nous choisissons avec soin les produits militaires, les meilleurs, les plus qualitatifs et les plus efficaces pour augmenter notre potentiel de combat afin de libérer les territoires occupés. Les nouvelles armes russes que l’armée azerbaïdjanaise a maintenant à sa disposition répondent aux exigences croissantes des systèmes d’armes modernes. Soit d’augmenter considérablement les capacités de manœuvre et de tir des unités militaires, en particulier de celles qui effectuent des missions de combat au front. »

 

Pour autant, le gouvernement arménien n’a pas cherché à demander des comptes à Moscou. M. Pakhchanyan a préféré faire remarquer que l’approvisionnement en armes russes par l’Azerbaïdjan ne pouvait qu’inquiéter l’Arménie, saluant ensuite les récentes déclarations des responsables russes selon lesquelles le volume de ces livraisons avait été réduit depuis la guerre d’avril 2016. Konstantin Kosachev avait alors déclaré que la Russie réduirait les livraisons d’armes à l’Azerbaïdjan. Plus tard, Konstantin Zatouline a regretté que «l’Azerbaïdjan ne puisse pas trouver un meilleur moyen d’essayer ces armes que de violer le cessez-le-feu sur la ligne de contact ».

 

À la différence de leurs représentants, des experts arméniens ont remis en question les allégations des responsables de la Douma sur une éventuelle révision de la politique d’exportation d’armes vers l’Azerbaïdjan. Kosachev a justement précisé qu’en vertu d’accords conclus avant avril 2016, des armes russes avaient bien été vendues à Bakou, et que pour des questions de « business » il fallait bien respecter les contrats : « Nous devons faire conformément aux contrats. Selon les informations dont je dispose actuellement, les futurs approvisionnements ne seront plus du même volume qu’avant. ». Mais comme se le demandant les experts arméniens, si ce n’est qu’une question de « business », qu’est ce qui prouve que les Russes quitteront le marché azéri? Il s’agit uniquement de croire ou de ne pas croire aux promesses de Moscou, « par la suite, nous ne signerons plus les contrats qui peuvent causer des dommages à l’Arménie – voire à la Russie, aussi » concluait le président de la commission des affaires étrangères Kosachev en visite à Erevan.

 

Il faut croire que le gouvernement arménien continuera de fermer les yeux sur le double jeu russe tant qu’il sera assuré d’être un véritable « allié » de la Russie à la différence de Bakou. En fait, Erevan est en passe de devenir le pivot d’un potentiel axe Russie-Arménie-Iran – c’est en tout cas ce qu’entendait la feuille de route signée par les trois pays en 2016. Début 2017, le ministre arménien de la Défense, Vigen Sargsyan, effectuant une visite officielle en Iran déclarait alors : « l’Arménie cherche à étendre sa coopération avec l’Iran dans le domaine de la défense et nous pensons que cette visite favorisera une coopération plus poussée ». Les voisins géorgiens, turcs et azéris ont eux signé cette semaine un nouvel accord militaire qui prévoit de renforcer la coopération dans le domaine de la défense.

 

Les exercices militaires d’avril, réalisés en Arménie par les Russes participeront à rassurer les Arméniens sur les intentions de Moscou. Selon le TASS, pendant les exercices d’une semaine sur le terrain d’entraînement d’Alagyanz, les troupes effectueront des exercices dans des régions montagneuses et rocheuses, déployant « armes légères,  lance-grenades, véhicules blindés d’infanterie, chars, artillerie et d’armes antiaériennes« . Également, « une attention particulière » sera accordée à l’exécution de l’activité tactique de l’infanterie motorisée avec le soutien de l’artillerie, des forces de défense aérienne et de l’aviation.

 

À la mi-mars, le président arménien Serzh Sargsyan abordait le soucis de la modernisation militaire et l’importance que l’assistance russe y jouait. Le premier objectif de l’Arménie c’est « la paix » : « c’est pourquoi notre armée a été et restera le principal facteur du règlement du conflit du Haut-Karabakh. Dans les conditions de menaces constantes de Bakou, les forces armées sont notre principal pilier. Les actions militaires d’avril 2016 ont été une tentative majeure du rival pour tester l’équilibre des forces, ce qui a définitivement échoué (…) nous devons maintenir la configuration des positions et travailler de manière constante afin d’être prêts à résister à toute tentative de la part du rival de fausser l’équilibre des forces » a-t-il déclaré devant les responsables de l’armée tous réunis. Selon lui la Russie, « l’un des plus grands fournisseurs d’armes au monde » reste le « principal allié et partenaire » des forces arméniennes malgré « d’autres opportunités » et « perspectives de coopération avec différents pays ». Il a par ailleurs souligné que dans la « course à l’armement », la qualité valait mieux que la quantité.

 

Devant le verrou russe, Paul Stronski, chercheur à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, a déploré que les États-Unis se retiraient de la région. Ces derniers ne disposent que de moyens limités pour contrer les Russes dans leur proche voisinage. Il s’agissait de s’appuyer sur une région idéalement unifiée et démocratique, mais les différences de vue de chacun, leurs conflits, ou encore le morcellement territoriale de la Géorgie encouragés par les Russes ont visiblement contrecarré leur plan. Il a suggéré que dans avenir proche, l’Union européenne aurait un plus grand poids sur l’Arménie qu’en auront les Etats-Unis, et ce en vertu d’un nouvel accord de coopération. En effet, Erevan s’est engagée par celui-ci dans des réformes économiques, politiques et judiciaires, ainsi que vers des efforts en matière de corruption. Une autre organisation européenne, l’OSCE, suit de près le dossier du Haut-Karabath puisqu’il figurera parmi les points à l’ordre du jour de la rencontre entre son secrétaire général, Thomas Greminger, et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, prévue le 5 avril.

I Poeti armeni uccisi dal genocidio, vivi nella fede e nella poesia

ACI Stampa, Italia
8 aprile 2018


I Poeti armeni uccisi dal genocidio, vivi nella fede e nella poesia




Di Caterina Maniaci

Sono nati intorno agli anni ’60-’80 dell’Ottocento. Anni diversi, in luoghi diversi,  con vite e destini diversi: chi proviene da famiglie agiate, che hanno permesso loro di studiare e viaggiare. Chi invece da famiglie modeste, che non avrebbero potuto permettere un’educazione approfondita per i propri figli, che hanno avuto la fortuna di incontrare sacerdoti e benefattori che li hanno aiutati. Alcune cose però li accomunano: sono armeni e sono poeti, scrittori, giornalisti, insegnanti, avvocati. Intellettuali. E se le loro date di nascita sono diverse, la loro data di morte è quasi la stessa, atrocemente in comune: sono morti tutti nel 1915.

 

Questo è l’anno del genocidio armeno, durante il quale almeno un milione di persone sono state deportate e poi brutalmente uccise per volontà del regime turco. I loro nomi sono Daniel Varujan,  Siamanto’, Rupen Sevag, , padre Garabed der Sahaghian,  Harutiunian,  Hrant,  Yerukhan,  Rupen Zartarian,  Ciogurian,  Tlgadintzi,  Parseghian.  Nomi che, purtroppo,  sono quasi del tutto sconosciuti alla maggior parte dei lettori italiani, ma che rappresentano il cuore della grande, appassionata cultura armena, che in particolare nella poesia ha raggiunto i suoi esiti più alti. 

 

Per far risuonare ancora quelle voci soffocate nel sangue, per far vibrare il limpido ritmo di quel canto interrotto,  è stata pubblicata una ricca antologia. Si intitola “Benedici questa corona di spighe. ..”, edita da Ares, è stata curata dalla Congregazione Armena Mecharista, con la collaborazione di Antonia Arslan, la scrittrice che forse più di chiunque altro, in questi ultimi anni, ha contribuito a far conoscere la verità della tragedia del popolo armeno, a partire dal suo bellissimo e commovente romanzo “La masseria delle allodole”.

 

Ricorda la Arslan, nel suo Invito alla lettura dell’antologia,  che “come una folgore improvvisa”, come “un terremoto inaspettato che apre voragini e scuote ogni cosa”, è giunta quella fatidica notte del 24 aprile 1915, quando furono arrestati uno dopo l’altro a Costantinopoli i principali esponenti della comunità armena che si era costituita nell’impero ottomano. “Le ombre degli scrittori assassinati sono riemerse un poco alla volta”, spiega la scrittrice, “sono diventati personaggi reali, protagonisti del racconto infinito di quella tragedia incombente che venne realizzata giorno dopo giorno,  con l’astuzia di tenere i prigionieri all’oscuro del loro destino”. 

 

I loro versi e le pagine dei  romanzi e racconti rievocano, tra il dolore  e la sofferenza generati da un destino di oppressione e di violenza – i massacri di armeni non sono certo iniziati  nel 1915 –  un mondo straordinario spazzato via: quello dei villaggi di campagna e di montagna, delle piccole città e dei quartieri dell’antica Costantinopoli in cui gli armeni hanno vissuto creando bellezza e cultura, attraverso la forza fondante della fede cristiana,  della prima nazione cristiana della storia.

 

Nei versi di Varujan ( il più noto di questi letterati nel nostro Paese, grazie alle bellissime traduzioni curate dalla Arslan),  di Sevag, di padre Garabed e di Hrant, di tutti coloro di cui oggi possiamo rileggere la parole, rivediamo i  contadini felici nella loro terra, anche quando diventa arida e crudele, ascoltiamo  il loro canto d’amore elevato a Dio, lo sguardo rivolto alle pietre delle chiese antichissime e adorne di fiori e di spighe,  con la speranza è la forza della preghiera.

 

Un’eco della preghiera armena fatta canto e poesia ora potrà riecheggiare entro le mura vaticane. Il 5 aprile, infatti, è stata inaugurata una statua di San Gregorio di Narek nei giardini vaticani, con una  cerimonia solenne alla presenza di papa Francesco,  e con incontri con il presidente del l’Armenia , Serzh Sargsyan, del Catholicos di tutti gli armeni, Karekin II e il Catholicos di Cilicia,  Aram I. Un momento importante, all’insegna dell’ecumenismo, che lo stesso Pontefice ha definito “ecumenismo del sangue”.

 

Con un senso tangibile: quella statua dedicata al grande santo, il monaco armeno vissuto nel X secolo, proclamato proprio da Papa Francesco dottore della Chiesa e considerato tale anche dalla Chiesa apostolica armena. Leggendo i poeti nell’antologia appena pubblicata la mente potrà vagare anche tra la pace  dei giardini all’ombra del Cupolone,  sotto lo sguardo gentile del grande Gregorio e di là volare  verso le valli incantate ai piedi del monte Ararat,  dove ogni cuore armeno vuole sempre tornare. E dove ogni cuore che anela all’ infinito vorrebbe riposare.

Il catholicos armeno Aram I parla al Papa di dialogo con l’islam

La Stampa, Italia
6 aprile 2018
 
 
Il catholicos armeno Aram I parla al Papa di dialogo con l’islam
 
Il presidente Sargsyan e il conflitto in Nagorno-Karabakh: se riuscissimo a ottenere un accordo con l’Azerbaigian, sono certo che potremo regolare anche le relazioni con la Turchia
 
 
Iacopo Scaramuzzi
Città del Vaticano
 
Nel corso del colloquio privato che ha avuto con Papa Francesco, Aram I, catholicos di Cilicia, ha parlato di «genocidio» armeno, ha caldeggiato l’individuazione di una data comune di Pasqua per tutti i cristiani, ed ha sottolineato la necessità di porre maggiore attenzione al calo di cristiani in Medio Oriente e al dialogo con l’islam. Il presidente uscente Serzh Sargsyan parla del conflitto in Nagorno-Karabakh: «Se riuscissimo a ottenere un accordo con l’Azerbaigian», afferma, «sono sicuro che potremo regolare anche le nostre relazioni con la Turchia».
 
 
 
Jorge Mario Bergoglio ha inaugurato ieri una statua di bronzo nei Giardini Vaticani che raffigura l’eroe della cultura armena, san Gregorio di Narek, dopo aver ricevuto, in mattinata nel Palazzo apostolico, Sargsyan e i due massimi rappresentanti della Chiesa apostolica armena (o Chiesa ortodossa armena), il Catholicos di tutti gli Armeni Karekin II e il Catholicos di Cilicia Aram I (alla cerimonia era presente anche il patriarca Bedros della Chiesa armeno-cattolica).  
 
 
 
Nel corso del colloquio privato, riferisce oggi il Catolicosato della Grande Casa di Cilicia, «il catholicos Aram I ha ringraziato il Papa per la sua posizione ferma nel riconoscere il genocidio armeno. Nel corso dei colloqui che hanno affrontato le questioni che l’umanità deve affrontare, le minacce del mondo, e la risposta cristiana, Sua Santità Aram I ha sollevato le seguenti questioni». Primo, «una data comune per Pasqua. Il catholicos ha notato che le Chiese celebrano la risurrezione di Cristo in date diverse non a causa di un disaccordo teologico ma solo perché hanno adottato calendari liturgici differenti (Gregoriano e Giuliano), ed ha proposto che le Chiese concordino una data comune come segno dell’unità dei cristiani».  
 
 
 
Secondo, «attualmente tutte le Chiese affrontano conflitti interni e divisioni a causa delle questioni sociali. Aram I ha dunque proposto che le Chiese sospendano i loro antichi dibattiti teologici e focalizzino l’attenzione nel trovare risposte comuni alle questioni contemporanee che i loro fedeli devono affrontare». Terzo, «come leader spirituale che vive in Medio Oriente, Sua Santità ha parlato dell’urgenza di una comprensione comune tra cristiani e musulmani ed ha proposto che il dialogo cristiano-musulmano divenga una priorità nell’agenda dei dialoghi teologici bilaterali». E, infine, «condividendo la sua preoccupazione per il calo del numero di cristiani in Medio Oriente, il catholicos Aram I ha parlato della necessità di una maggiore attenzione da parte del Vaticano».
 
 
 
Anche la sede centrale della Chiesa apostolica armena, guidata da Karekin II, fa sul suo sito internet una cronaca della cerimonia di ieri mattina per svelare la statua bronzea di san Gregorio di Narek «eretta nei giardini vaticani per beneficenza di Mikael Minasyan, ambasciatore straordinario e plenipotenziario della Repubblica d’Armenia presso il Vaticano, del bsuinessman Artur Janibekyan dalla Russia e grazie agli sforzi di Vardan Karapetyan, presidente del dipartimento per la cultura dell’ambasciata armena in Vaticano».
 
 
 
Il Pontefice argentino ha elevato san Gregorio di Narek alla dignità di Dottore della Chiesa Universale il 12 aprile 2015 con lettera apostolica annunciata il giorno della messa speciale celebrata a San Pietro per i fedeli di rito armeno. In quell’occasione, Jorge Mario Bergoglio ricordò peraltro il «genocidio» di inizio Novecento, commemorato dagli armeni il 24 aprile, l’esplicito uso del termine contestato dalla Turchia che suscitò le proteste di Ankara e il ritiro temporaneo del proprio ambasciatore presso la Santa Sede. Proteste poi ribadite – senza ritiro dell’ambasciatore – quando il Papa è tornato a usare il termine «genocidio» durante la visita in Armenia del giugno 2016. L’idea di offrire alla Città del Vaticano e a Francesco la statua bronzea inaugurata oggi ha preso corpo proprio in occasione del viaggio del Papa, quando il presidente Sargsyan donò al Pontefice argentino una miniatura bronzea di San Gregorio di Narek con l’auspicio di poterla vedere un giorno installata a grandezza naturale nei Giardini Vaticani. Cosa avvenuta nel corso della breve cerimonia avvenuta ieri che non ha ovviamente toccato il controverso tema del «genocidio» né altre questioni politiche.
 
 
 
Il presidente armeno uscente Serzh Sargsyan (nei prossimi giorni si insedierà il suo successore, già eletto dal Parlamento, Armen Sarkissian), da parte sua, dopo avere incontrato il Papa ha scambiato con il cardinale Pietro Parolin, Segretario di Stato vaticano, opinioni su «le questioni e le sfide regionali», si legge in un comunicato della Presidenza arena, «compresi i colloqui per una pacifica composizione del conflitto del Nagorno-Karabakh» tra Armenia e Azerbjgian. «Serzh Sargsyan ha aggiornato il Segretario di Stato sugli ultimi sviluppi nel processo di composizione del conflitto. In questo contesto, è stato sottolineata la necessità di una risoluzione esclusivamente pacifica del conflitto». Un tema ripreso dal Capo di Stato armeno in una intervista concessa oggi a Vatican News: «Io – afferma in risposta ad una domanda circa la speranza che con Azerbajgian e anche Turchia arrivi finalmente una vera pace – non vedo nel futuro prossimo possibilità che queste relazioni possano essere regolate. Loro dovrebbero lasciare da parte le loro illusioni. Noi non accettiamo la loro convinzione di poter risolvere i problemi con la forza, perché sono forti. Il problema del Nagorno-Karabakh è molto complicato e senza compromessi da entrambe le parti non si potranno trovare soluzioni, quindi se riuscissimo ad ottenere un accordo con l’Azerbaigian per la soluzione del problema del Nagorno-Karabakh, sono sicuro che potremo regolare anche le nostre relazioni con la Turchia». Quanto alla speranza che i profughi armeni in Siria e Iraq possano tornare nelle loro case, «i danni che sono stati causati in Medio Oriente a tutta la popolazione e alle nostre comunità armene sono difficilmente recuperabili, soprattutto per la nostra gente», risponde Sargsyan. «Il danno è talmente grande, che difficilmente si potrà ricostruire una comunità in quelle zone, anche nel caso finisse il pericolo della guerra. Anche se io ho grandi dubbi che nel prossimo futuro, la guerra possa finire». Il presidente armeno, che ha incontrato cinque volte il Papa nel corso della sua presidenza (2008-2018), è stato peraltro ricevuto oggi al Quirinale dal Presidente della Repubblica italiana Sergio Mattarella.
 
 
 
 
 
 
 

San Gregorio di Narek, un ponte tra due mondi

ACI Stampa-Italia
6 apr 2018


San Gregorio di Narek, un ponte tra due mondi


Di Andrea Gagliarducci

San Gregorio di Narek è un “ponte tra due mondi”, un simbolo dell’ecumenismo del sangue sperimentato dal popolo armeno, e la testimonianza che “nonostante tutto, gli armeni ci sono”. Mikayel Minassyan, ambasciatore di Armenia presso la Santa Sede, spiega così il senso della statua di San Gregorio di Narek inaugurata il 5 aprile nei Giardini Vaticani.

Una statua di San Gregorio di Narek nei giardini vaticani. Quanto è importante questo evento per l’Armenia?

È molto importante per l’Armenia, è molto importante per il popolo armeno, ed è molto importante per tutti i cristiani. È importante per l’Armenia perché San Gregorio di Narek è l’autore della Costituzione spirituale dell’Armenia e del popolo armeno. È importante per tutto il popolo armeno perché San Gregorio di Narek, tre anni fa, è stato nominato dottore della Chiesa da Papa Francesco, ed è l’unico vero dottore della Chiesa dal punto di vista ecumenico, perché non è cattolico e non è mai stato mai membro di una Chiesa in linea con la Chiesa romana. Perciò, è simbolo di un ecumenismo totale.

Papa Francesco ha definito gli armeni “fratelli fondati sull’ecumenismo del sangue”. Quanto è reale questa immagine?

Il nostro sangue è stato versato per la fede cristiana, e ancora San Gregorio di Narek è il simbolo di tutto ciò, la sua vita racconta che nonostante tutto gli armeni, il pensiero e la cultura armena ci sono. Ed è il simbolo della distruzione e del genocidio, perché il monastero Narek, dove Gregorio lavorava e viveva, non c’è più, neanche la tomba del santo c’è più: è stata infatti distrutta durante il genocidio degli armeni.

Da dove è nata l’idea di portare la statua di San Gregorio di Narek nei giardini vaticani?

San Gregorio di Narek non è solo un teologo e un mistico illustre. È soprattutto presente nella vita quotidiana degli armeni. Non è solo un modo di dire: il Libro delle Lamentazioni, il suo capolavoro, ancora oggi si usa come un libro per curare i malati. Se lei entra negli ospedali armeni, vedrà vicino ai letti di quasi tutti i malati questo libro. La metà degli armeni non capiscono l’armeno classico nel quale è scritto il libro di San Gregorio di Narek, però lo usano come una medicina, una medicina spirituale, ma anche una medicina fisica.

È per questo che il presidente ha pensato di regalare al Papa una statua di San Gregorio di Narek?

Il presidente Sargsyan ha pensato molto a come ringraziare Papa Francesco donando qualcosa di molto simbolico, e ha chiesto ad un illustre scultore armeno, David Yerevantsi, di creare una piccola statua di San Gregorio di Narek. La statua è riuscita molto bene, ed è molto piaciuta al presidente. Questi, quando ha dato il dono al Santo Padre, ha detto: “Santità, questa è una piccola raffigurazione di San Gregorio di Narek, questo è un dono da parte di tutti noi, tutti gli armeni a lei, e speriamo un giorno di vedere la grande statua a Roma in Vaticano”. Papa Francesco ha guardato la statua e ha detto: “Mi piace molto. Sia la statua che l’idea”. E abbiamo cominciato a lavorare sulla realizzazione del desiderio di Papa Francesco e del presidente.

Armenia e Santa Sede hanno relazioni diplomatiche ormai da 25 anni. Questo rapporto quanto si è stretto negli?

È un rapporto molto importante per tutti noi. È un rapporto che dura da 25 anni, e allo stesso tempo da più di 1700 anni. È un rapporto tra due entità come Santa Sede e la Repubblica di Armenia, ma tra due anche mondi, il mondo armeno e il mondo cattolico. Infatti, alla cerimonia di inaugurazione della statua c’erano il presidente Sargsyan come presidente dello Stato armeno, ma anche il Catholicos di tutti gli armeni, Karekin II, il Catholicos di grande casa di Cilicia, Aram I, e il patriarca armeno cattolico Giovanni Pietro XX. È stato un ritrovo tra gli armeni e la Santa Sede.

Sul piano concreto, quali sviluppi può avere questo rapporto bilaterale?

È un rapporto che non riguarda solo gli armeni, ma tutti i cristiani del Medio Oriente. Noi non dobbiamo dimenticare che rappresentiamo una nazione che abita ovunque, ma soprattutto abita in una regione così importante per tutti i cristiani come il Medio Oriente. Gli armeni sono i testimoni viventi della decristianizzazione del Medio Oriente, e qua gli sforzi della Santa Sede e della Repubblica di Armenia adesso corrispondono, sono in parallelo: noi lavoriamo contro questa tendenza.

Quanto peso ha il cristianesimo in Armenia? È la prima nazione cristiana ed è rimasta cristiana nonostante l’impero sovietico, nonostante tutto, nonostante il genocidio. Perché?

Il cristianesimo fa parte della nostra identità, della nostra cultura, della nostra mentalità. Gli armeni non si chiedono perché sono cristiani. Gli armeni sono cristiani. Noi portiamo questa bandiera di essere i primi cristiani con una grande responsabilità. Siamo stati massacrati, siamo stati vittima di genocidi, però non possiamo non essere cristiani. Noi sentiamo la responsabilità di essere i primi cristiani, ma soprattutto sappiamo come essere cristiani in una regione ormai non cristiana. Noi sappiamo come convivere, non sopravvivere, ma convivere con i non cristiani. Guardate le nostre comunità in Iran, dove gli armeni sono rispettati, dove hanno il loro posto, sono cristiani, sono armeni, ma sono fieri cittadini iraniani. Guardate le nostre comunità in Libano, guardate le nostre comunità prima della guerra in Siria. Noi siamo l’esempio di come convivere con non cristiani.

Una ultima parola su San Gregorio di Narek. Come lo potremmo descrivere?

San Gregorio di Narek è un ponte. È un ponte tra la Chiesa Armena e la Chiesa cattolica. Un ponte tra due realtà, tra due mondi: quello armeno e quello occidentale. È un ponte tra Est ed Ovest. È un ponte tra terra e cielo. E noi siamo grati a Papa Francesco per aver riconosciuto l’importanza storica e il ruolo della teologia armena proclamando San Gregorio di Narek dottore della Chiesa.

In trincea con i combattenti armeni. “Difendiamo l’Europa dai jihadisti”

La Stampa, Italia
6 aprile 2018
 
 
In trincea con i combattenti armeni. “Difendiamo l’Europa dai jihadisti”
 
Nel Nagorno Karabakh in guerra per l’indipendenza: «L’Italia ci aiuti»
REUTERS
 
Soldati armeni nei pressi della città di Martuni, nel Nagorno Karabakh, linea del fronte del conflitto con l’Azerbaijan
 
 
francesco semprini
 
martuni (confine armenia-azerbaijan)
 
Il rintocco della campana echeggia tra i rilievi imbruniti che incoronano Dadivank. A circa 1900 metri di altitudine, il monastero dedicato alla Madre di Dio e a Santo Stepank resiste dal 1170 ai rigidi inverni e alle minacce jihadiste, simbolo senza tempo dell’orgoglio e della resistenza del popolo del Nagorno Karabakh.
 
 
 
«Il Giardino nero di Montagna» è una repubblica a maggioranza armena proclamatasi indipendente, democratica e cristiana, dall’Azerbaijan islamico della dinastia Alyev (l’11 aprile qui ci saranno le elezioni e il presidente Ilham Alyev otterrà un altro mandato di 7 anni), con cui, dall’inizio degli Anni Novanta, combatte una guerra dimenticata. Ma che ha causato almeno un milione di profughi e 30 mila morti, oltre cento dei quali deceduti durante gli scontri del 2016. Un fuoco che brucia sotto le ceneri, tale da rendere uomini e donne dell’Arzach (questo il nome ufficiale armeno) un popolo in trincea.  
 
 
 
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Le liturgie della Chiesa apostolica armena per la ricorrenza pasquale fanno dimenticare tutto questo, almeno per qualche ora. «È la prima volta che celebriamo la Resurrezione con le autorità del Nagorno qui a Dadivank», spiega il vescovo Pargev Madirosyan. Al monastero sono giunti il presidente dell’Arzach, Baku Sahakian, assieme a centinaia di persone, che hanno allestito banchetti con cibarie e la griglia per il capretto. Dadivank è a circa tre ore di auto da Erevan, le capitale armena a cui è collegata da una strada che costeggia Monte Ararat e Lago Sevan per poi inerpicarsi sulle alture dove l’unico punto di riferimento è la frontiera in stile sovietico. «Dialogare con gli azeri? – prosegue l’alto prelato -. Abbiamo rapporti col loro leader religioso, ci siamo incontrati otto o nove volte, aiutiamo la politica e la pace, ma sull’indipendenza non si transige». L’indipendenza dell’Arzach è un mantra per il suo popolo – circa 200 mila anime – sin dalla tenera età, bambini e giovani sognano di fare i poliziotti o i soldati e combattere per il loro Paese. Questa gente del resto si sente assediata, come spiega il ministro della Difesa del Nagorno, Levon Mnatsakanyan: «Ci sono jihadisti di ritorno dalla Siria che stanno ingrossando le fila azere sulla linea di confine». Non è una novità che gli stranieri si schierino con le forze di Baku, rivela il presidente, il quale denuncia anche «l’occulta regia turca».
 
 
 
Il vescovo locale con le autorità del Nagorno Karabakh  
 
 
 
«Anche durante la prima guerra molti stranieri, tra cui gli afghani di Hekmatyar, sono venuti qui. Oggi accade lo stesso». Sahakian ci invita a mangiare l’agnello nella sua tenda: il profumo è sublime, il sapore di più. Gli domandiamo perché nessun Paese abbia riconosciuto l’indipendenza dell’Arzach: «Vogliono presentare questo conflitto come una guerra di religione, nulla di più sbagliato. Noi combattiamo contro i terroristi». Il pensiero va poi all’Italia, presidente di turno dell’Osce che, attraverso il gruppo di Minsk, è preposta a dirimere il contenzioso del Nagorno. «Ci aspettiamo molto dall’Italia, innanzitutto una visita qui. Ogni volta che c’è un nuovo presidente viene nella regione, ma non nell’Arzach, è ridicolo visto che l’obiettivo è affrontare il problema del conflitto». Chiede poi che venga riconosciuto il loro ruolo di bastione della sicurezza di tutto l’Occidente e, ovviamente, lo status di Paese indipendente. «Abbiamo creato uno Stato democratico e una società civile, vogliamo essere parte integrante dell’Occidente, la nostra gente, le nostre lotte, i nostri martiri hanno spianato la strada al riconoscimento». I martiri appunto, di quella che da alcuni viene soprannominata la «Catalogna del Caucaso». Ma che rispetto alla regione spagnola di sangue ne ha versato tanto, soprattutto sulla linea di confine. È lì che ci dirigiamo insieme con le brigate del Nagorno. La guida è il capitano Gegham, uno dei pochi militari a parlare inglese e con una passione per Adriano Celentano. Dopo aver lasciato Stepanakert, attraversiamo Martuni e ci fermiamo nella base avanzata orientale, dove di stanza ci sono molte donne in mimetica. La marcia riprende su mulattiere dal fondo fangoso, fino alla prima linea, davanti alla terra di nessuno e sotto il tiro dei cecchini azeri.
 
 
 
Il fortino sembra una trincea della Prima guerra mondiale, come del resto il conflitto a bassa intensità che si trascina da un quarto di secolo. Il capitano Armen ha 25 anni, è sposato: il 2 aprile del 2016 era a difendere la posizione qui, sulla loro «linea del Piave»: «Gli azeri ci hanno aggredito noi abbiamo resistito, i combattimenti sono durati 4 o 5 giorni, non abbiamo avuto perdite in questa postazione, probabilmente abbiamo causato perdite al nemico. Alla fine li abbiamo respinti». Se dovesse accadere di nuovo? «Indosso una divisa e sono al fronte, vuol dire che sono pronto anche a morire», dice facendo scorrere la mano sul calcio del suo Seminoff di fabbricazione sovietica. «Vorremmo che la questione si risolvesse pacificamente, ma intanto siamo qui», continua, assicurando che se il nemico dovesse attaccare di nuovo, lui e i suoi uomini sono pronti a fare di questo confine la Caporetto azera.
 

Del genocidio armenio a ‘The Post’

Perfil.com, Argentina
8 apr 2018


El mes que acaba de terminar es una constante en la vida, el oficio y el mítico halo que envolvió a Ben-Hur Haig Bagdikian: fue en marzo de 1920 cuando llegó con sus padres a Boston, en los Estados Unidos, tras una cinematográfica huida del genocidio armenio.

Julio Petrarca

ODENKIRK-BAGDIKIAN. Cuando la realidad supera a la ficción. Foto:CEDOC

El mes que acaba de terminar es una constante en la vida, el oficio y el mítico halo que envolvió a Ben-Hur Haig Bagdikian: fue en marzo de 1920 cuando llegó con sus padres a Boston, en los Estados Unidos, tras una cinematográfica huida del genocidio armenio, cuando su familia escapó de la masacre desde la ciudad de Marash a través de los montes Tauro: tenía pocos días de vida y fue dejado atrás, en la nieve, dado por muerto y finalmente rescatado; fue en marzo de 1967 cuando denunció desde las páginas de la revista Esquire el creciente desprestigio que estaba cuestionando a la prensa estadounidense y apeló a que algún “propietario valiente” de medios tuviera “el valor de incorporar a la redacción la figura del ombudsman”, o defensor de los lectores y de la audiencia; fue en marzo de 1976 cuando murió a los 96 años en Berkeley, California; y hace poco menos de un mes, el 4 de marzo, la película The Post –una historia real ficcionada, que lo tiene como uno de sus personajes claves, encarnado por Bob Odenkirk– arañó sin lograrla la estatuilla del Oscar al mejor film de 2017.

Bagdikian fue para este oficio, para los medios y para los periodistas mucho más que esos acontecimientos anecdóticos. Su biografía, sus logros periodísticos y académicos y su protagonismo en el periodismo del siglo XX merecen estas líneas del ombudsman de PERFIL.

Hijo de un profesor y pastor de la Iglesia armenia, Bagdikian completó los estudios de premedicina en la Universdad de Clark, en Worcester, y allí hizo sus primeras letras en el periodismo, aunque quiso lograr, sin éxito, un puesto como químico. Entre 1942 y 1945 sirvió en las fuerzas norteamericanas y al terminar la Segunda Guerra Mundial tomó una decisión definitiva: sería un hombre de este oficio y se prepararía para ello y para desarrollar sus teorías acerca de la influencia de los factores económicos y políticos en los medios norteamericanos de la época. En 1947 se incorporó a The Providence Journal, encabezó la agencia del periódico en Washington y ganó dos premios: el Peabody y el Pulitzer. Cubrió la crisis de Suez en 1956, los sucesos de Little Rock en el marco de las luchas por los derechos civiles y en 1961 su nombre se hizo más conocido cuando la beca Guggenheim le permitió investigar los medios y sus entretelas.

En la década del 60, se transformó en una pieza importante en los principales medios de los Estados Unidos. Hizo numerosos trabajos para The New York Times Magazine (en particular sobre pobreza, vivienda y migraciones) y para el Saturday Evening Post. En 1971 publicó su primer libro, The Information Machines: Their Impact on Men and the Media (traducido como  Las máquinas de información: su repercusión sobre los hombres y los medios informativos, en su edición española). Según lo analizó el Observatorio de la Libertad de Prensa en América Latina, ese ensayo y otro titulado Media Monopoly (Monopolio de los medios) analizan los efectos que sobre los medios de comunicación ejerce el poder económico, su influencia en la definición de los contenidos, el papel de las corporaciones, la publicidad y otros factores de presión. “Uno de ellos –señalaba el informe del Observatorio– es el efecto del control de los medios masivos en los Estados Unidos, concentrados en las manos de cincuenta compañías. El otro es el efecto sutil, pero profundo, de la publicidad sobre la forma y el contenido de los medios de difusión.  El trabajo de Bagdikian sobre la concentración de los medios y el poder resultante permite acercarse a la naturaleza de las grandes corporaciones, cuya dimensión económica les posibilita desarrollar mecanismos de autoprotección y autopromoción que las convierten en fortalezas que se escapan al control o a la crítica pública”.

En los 70, el periodista armenio-norteamericano ocupó cargos relevantes en The Washington Post (incluso, fue su primer ombudsman ) y en 1971 obtuvo del analista militar Daniel Ellsberg 4 mil páginas de los llamados “Papeles del Pentágono”, en los que se revelaban gravísimas violaciones de distintos gobiernos en lo que hace a la transparencia informativa sobre sucesos bélicos. Fue, entonces, uno de los pilares de la lucha de los medios (en especial TWP y The New York Times) en los tribunales, demandando libertad informativa y eliminación de toda censura previa.

Fue entonces cuando pronunció una frase contundente y hasta hoy no superada: “La (única) forma de afirmar el derecho a publicar es publicar”.

Sigue vigente, mal que les pese a quienes ejercen el poder. Todo poder.



León V, el rey inmigrante que convirtió a Madrid en capital de Armenia doscientos años antes de que lo fuese de España

Público-España
5 abr. 2018

León V, el rey inmigrante que convirtió a Madrid en capital de Armenia doscientos años antes de que lo fuese de España


Armenia es un bello país de la región del Cáucaso, sobretodo conocido entre el pueblo llano por sus vistosas intervenciones en Eurovisión. Nada que pudiera hacernos pensar que un monarca exiliado desde aquellas lejanas tierras pudiese acabar eligiendo la castiza Madrid como capital de su reino. Y menos casi dos siglos antes de que, en 1561, en ella se asentase con toda la corte Felipe II. Esta es la rocambolesca historia de cómo la ciudad del Manzanares se convirtió en capital de un reino cristiano situado en la frontera imaginaria entre Europa y Asia.

Madrid (Maǧrīţ en arabes), fue arrebatada a los musulmanes en el año 1082 e incorporada a la Corona de Castilla. Su población sufrió un desahucio masivo y el emplazamiento fue repoblado con piadosos cristianos. En la segunda mitad del siglo XIV, los monarcas de la fratricida dinastía Trastámara  (reinante en nuestras fronteras antes de los endogámicos Austrias y rifiraferos Borbones) convirtieron Madrid en su coto de caza particular. Poco se imaginaban los corzos y jabalíes locales que, durante unos meses, iban a pertenecer a la patria de Charles Aznavour o a las Kardashian.

Adiós, Armenia, adiós

La Armenia Menor, o Reino armenio de Cilicia fue, como se puede comprobar en la Wikipedia,  fundada por refugiados armenios que huían de sus eternos enemigos turcos (en este caso selyúcidas), precisamente al sur de la actual Turquía. Este país cristiano fue un poderoso aliado de los cruzados europeos…hasta que estos se dieron el piro y les dejaron solos en la portería frente a los mahometanos.

Ante la marea turca, los armenios se vieron desbordados y finalmente derrotados. Su entonces monarca, León V fue capturado por los invasores y puesto a buen recaudo en el Cairo. Puesto a buen recaudo con la idea de (precisamente u) recaudar un suculento rescate.

Se vende rey cristiano

Viendo la apreciada unión de su cabeza con su cuello peligrar, el rey armenio contrato en 1377 los servicios de un monje franciscano francés, llamado Jean Dardel, para que buscase algún patrocinador para su liberación. Unos años después, fue el rey castellano Juan I el que se decidió a donar al crowfunding, por pena y solidaridad hacia su antiguo compañero-adalid de la cristiandad, pagando el rescate. Los monarcas se convertirían así en “nuevos mejores amigos”.

 Señor de Madrid

Los turcos, con la talega bien repleta, enviaron el paquete viviente desde Egipto hasta la Península Ibérica. León V, imbuido del “dame argo, zurmano”, nada más llegar a tierras castellanas pidió apoyo para reconquistar su perdido reino.

Juan I no estaba para farolillos, y mucho menos para montarle una cruzada al armenio, así que en 1382-1383, vemos en Historias de la Historia , el castellano le asignó una paguita anual de 150.000 maravedíes (una pasta) y, para subirle la moral y rebajar sus apetitos reivindicativos le nombró Señor de Madrid, Andújar y Villareal (la actual Ciudad Real). León V se hizo un tour por los terrenos que se la habían cedido y decidió establecer su corte en el exilio en Madrid, por lo que esta ciudad convirtió en la capital de la Pequeña Armenia.

Los problemas crecen

Los habitantes de Madrid no tenían ni la más mínima idea de por dónde quedaba Armenia, y los aristócratas protestaron ante el monarca castellano. ¿Qué era eso de que les gobernase un inmigrante? ¿Y permitir que Madrid formase parte de un reino extranjero donde no conocían el chotis ni el cocido? Juan I de Castilla se presentó un día a visitar al armenio y hubo algún tipo de diálogo tal que así.

Juan IOye, León, échame una fírmita aquí, anda.

León VHombre Juan, tú por aquí. Claro, ahora te firmo ¿qué es? Oye, ¿quieres un poquito de “adjapsandal“?

Juan I –¿Adja… qué? Bueno, venga, dame un poco. ¿Lo de la firma? Nada, es una cláusula por la que te prohibo la venta o cesión de los señoríos que te he donado temporalmente. Vamos, que cuando la diñes volverán a ser castellanos. Nada de darlos en herencia.

León V¡Jo…Cómo eres Juan!

Juan IA ver, ponte en mi lugar…se me sublevan mis nobles, que son un poco xenófobos, ‘Leó’. Bueno, que me voy. Y…oye, muy bueno el pisto armenio este.

Plan B

Como leemos en Madrid SecretoErrores Históricos León V, que se había esforzado por agradar a los madrileños reconstruyendo las torres del Alcázar, manteniendo sus privilegios y bajándoles los impuestos, se quedó rumiando tras la firma de las preferentes de Juan I de Castilla. El castillian dream había sido demasiado hermoso para ser verdad y debía centrarse en recuperar su reino. El suyo, el bueno.

Dado que Juan le daba pensión completa pero no ejército con el que viajar a tierras turcas, inició una gira europea para internacionalizar el conflicto y conseguir apoyos a su causa. Viajó en 1384 a Francia, donde el rey Carlos VI le dio palmaditas en la espalda, un castillo en Saint-Ouen y unas rentas que sumó a las que le ingresaba Juan I de Castilla. Desde su casoplón francés tanteó a otras monarquías del continente, incluyendoa Ricardo II de Inglaterra (ver imagen a continuación) pero la Europa que le había considerado adalid del cristianismo en Oriente,  le dio la espalda. Más concretamente, la parte donde esta pierde su nombre.

¿Pero qué pasó al final?

El 29 de noviembre de 1393, al Señor de Madrid y Rey de Armenia, León V, le dió un jamacuco mortal en París. Fue enterrado en la capital gala con toda la pompa y el boato que se merecía (o algo) un monarca. Los madrileños y madrileñas a los que les pique la curiosidad, pueden visitar la tumba de su antiguo Señor en la Basílica de Saint-Denis, cerca de París.

Con información de mucha Wikipedia, Madrid SecretoErrores Históricos, e Historias de la Historia.

Jaime Noguera es armeniófilo y autor de: ‘España: Guerra Zombi‘.

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