Alfortville pleure son champion de boxe arménien, Jacques Kéchichian

Le Parisien, France
15 avril 2018


15 avril 2018, 17h09 |
Jacques Kéchichian champion de boxe, figure locale d’Alfortville, entraîné par Philippe Filippi s’est éteint à près de 80 ans. DR

Son ultime combat laisse KO ses supporteurs. Jacques Kéchichian, champion d’Europe de boxe anglaise, catégorie super-welters, s’est éteint à 79 ans « des suites d’une longue maladie ». Ce lundi, Alfortville (Val-de-MArne) dit adieu à sa star des rings, avec une cérémonie à l’église Komitas, ouverte à tous, suivie d’un hommage à la Maison de la culture arménienne*. « Il voulait que tous les amoureux de la boxe soient là », confie le sculpteur Arestakes, son neveu.

Dans les années 1970, Jacques Kéchichian faisait figure de véritable célébrité. Qui plus est dans la communauté arménienne dont il était issu. En ce temps-là, la boxe est un sport très populaire en banlieue. « Il y avait tout un vivier de boxeurs à Alfortville, se souvient le maire PS Michel Gerchinovitz, âgé de 16-17 ans à l’époque. Jacques Kéchichian était la vedette. » Il remporte le titre de champion de France en 1971. « Il avait un beau palmarès et était capable de remplir le palais des Sports », se remémore l’adjoint PS Serge Franceschi. Son père, Joseph Franceschi, député-maire historique de la ville, était un passionné de boxe. Il avait même organisé un match pour permettre au boxeur arménien, surnommé « le tigeur », — il piquait des tiges de chaussures pour vivre —, d’accéder au Championnat d’Europe.

Une consécration qui lui donne la notoriété. Classé numéro 2 mondial, la vedette crève le petit écran. Son parcours plaît. Natif de Marseille, il avait quitté la France pour retourner à l’âge de 9 ans, en Arménie avec sa famille, au temps de l’URSS et du communisme. Il y passera 20 ans, enfilera les gants près de 200 fois en amateur, disputera même la finale du championnat d’URSS, avant de rentrer en France avec sa mère, qu’il adorait, et ses frères. En peu de temps, entraîné par l’incontournable Philippe Filippi, il réussit à faire sa place chez les pro, à déjà 30 ans.

À Alfortville, ses supporteurs se retrouvent au café Philippe, place Carnot. En tête, Micha, le chauffeur du maire, et Léoni le responsable du foyer Jean-Macé, qui l’appellent « Kéchiche ». « C’était une très bonne ambiance. Toute la communauté arménienne le suivait. Joseph Franceschi venait. Un car nous emmenait ensuite voir les matchs, se souvient Philor, qui tenait le café. On l’a suivi jusqu’au bout. »

Discret, travailleur, Jacques Kéchichian vivait très simplement, dans un deux-pièces en cité HLM avec sa mère. « C’était quelqu’un de très aimé, poursuit Serge Franceschi. Il n’avait pas le côté vedette. » « Il était tellement gentil, très simple, effacé, même timide. Je me demande comment il faisait pour être boxeur », sourit Philor.

« Ambassadeur » de la ville, « Kéchiche » se retrouve invité lors des grands événements. Comme en décembre 1972, lorsque Joseph Franceschi dédicace un ouvrage. Le boxeur, à la mine toujours sombre, figure à ses côtés au même titre que d’autres amis, tels Jacques Dutronc, le prix Femina Angelo Renaldi ou encore la chanteuse Catherine Sauvage.

« Il a aussi été le porteur d’une fierté retrouvée pour les Arméniens de France, confie son neveu, Benjamin Kéchichian. C’est une époque où les Arméniens et l’Arménie n’ont aucune visibilité au plan national. »

Dans les années 1980, Jacques Kéchichian s’éloignera, de quelques kilomètres seulement, pour s’installer à Paris. « Mais Alfortville, c’était sa ville de cœur », assurent ses proches.

*À 14 heures, 4, rue Komitas et hommage à 16 heures, 9, rue de Madrid.

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/alfortville-pleure-son-champion-de-boxe-armenien-15-04-2018-7665399.php







Mort de l’ancien boxeur Jacques Kechichian

L’Équipe. France
14 avr. 2018


Mort de l’ancien boxeur Jacques Kechichian 
                               

Jacques Kechichian a été champion d’Europe des super-welters. (L’Equipe)

Ex-champion d’Europe des super-welters, Jacques Kechichian est décédé lundi d’un cancer à Alfortville (Val de Marne). Né en 1938 à Marseille, il suivit dix ans plus tard sa famille, de retour en Arménie. Il se mit à la boxe à quinze ans, disputa la finale du championnat d’URSS.

En 1967, sa famille retrouva la France et il passa pro à trente ans. Vainqueur de Jo Gonzales en championnat de France des super-welters, il détrôna en Italie le champion d’Europe Carlo Duran (1973), mais perdit le titre à sa seconde défense contre l’Espagnol José Duran à Madrid.

       

Préparez-vous à la nuit arménienne à Arnouville

actu. France
14 avr. 2018
Publié le 14 Avr 18 à 12:31
Vous voyagerez au sein de la culture arménienne dans sa diversité. (©Facebook)

À l’occasion de la Nuit arménienneévénement festif et familial ouvert à tous, la ville d’Arnouville et les associations vous proposeront un départ immédiat pour l’Arménie.

Vous voyagerez au sein de la culture arménienne dans sa diversité : langue, musique, chants, calligraphie, danses, arts, borderie, atelier culinaire. Participation exceptionnelle du Cercle d’Amitié France-Karabagh.

Hovhannes Guevorkian animera une conférence sur la République du Haut-Karabagh. En partenariat avec Sassoun, la Croix-Bleue des Arméniens de France, le Fra, l’école Hrant Dink et les églises arméniennes.

Samedi 28 avril à partir de 18h. L’espace Charles-Aznavour, place Charles-de-Gaulle, Arnouville. Tél. : 01 39 87 10 65. Rens. et réserv. : 01 34 45 97 19.




En lice à Dinan, la créatrice arménienne Armine Ohanyan conjugue mode et digital

Franceinfo
14 avr. 2018



Par Corinne Jeammet @CocoJeammet
Journaliste, responsable de la rubrique Mode de Culturebox
    

            

La créatrice Armine Ohanyan, dans son atelier parisien, mars 2018

                          

CULTUREBOXEn lice pour le Festival international des jeunes créateurs de mode du 13 au 15 avril 2018 à Dinan, Armine Ohanyan est une créatrice arménienne attachée à ses origines. À quelques jours du Festival, Culturebox a rencontré cette jeune femme passionnée par l’art, la nature, le futur et le digital. Interview.

Comme les 11 autres créateurs en lice pour le Festival international des jeunes créateurs de mode de Dinan, Armine Ohanyan y présente 7 silhouettes : 6 défilent, la dernière est exposée sur son stand au Théâtre des Jacobins où elle fera découvrir sa collection masculine intitulée “Eléments”.

La créatrice, qui a une fascination pour l’artisanat, propose du prêt-à-couture. Sa démarche allie l’art, la mode et le digital. Appartenant à une génération avant-gardiste, elle propose une vision futuriste (via les nouvelles technologies) qui s’inspire de la force de la Nature sous toutes ses formes. Ses pièces uniques sont réalisées à la main tant pour la garde-robe féminine que masculine. 
Je suis née en Arménie en 1990. Mes créations sont nourries de son histoire et de la richesse de sa culture. Après des études à l’Académie d’Etat des Beaux-Arts d’Erevan (2006-2011), je suis venue en France suivre des cours à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon (2011-2012) puis à l’école de mode Estah à Paris (2014-2016). Quand j’avais 11 ans, j’étais venue à Chasse-sur-Rhône suivre pendant 2 semaines des cours de dessin. Je savais que je reviendrais en France ! J’ai été assistante modéliste entre 2012 et 2013 dans la maison Arasa Morelli couture à Genève, en Suisse. En 2016, j’ai remporté le premier Prix au concours international de mode E-Fashion Awards qui récompense les créateurs de demain. J’ai alors lancé ma marque. En 2017, j’ai eu le Prix du public de la Fashion Tech Expo.
Ma conviction est que si s’habiller est une nécessité, la mode en est son art. Le mouvement est infini, il ne s’arrête jamais, il bouge, il se transforme comme tout dans la vie. L’histoire de la mode drape l’histoire humaine d’une peau se mouvant à chaque révolution. Tantôt résonance, tantôt avant-garde, elle n’échappe pas à la digitalisation des modes de vie : la numérisation amène les vêtements connectés et, l’impression 3D fait partie de mes techniques de création. 
Dès la création de ma marque, j’ai présenté mes collections en marge du calendrier de la Fashion Week parisienne. Dans mes défilés, j’essaie de mettre plusieurs effets avec un environnement qui éveille les sens, au-delà du visuel. Je mets le côté artistique en avant en mélangeant mode et art. L’art, c’est quelque chose qui est unique, que l’on n’arrive pas à expliquer. C’est un sentiment, du vécu, du ressenti. Cela m’inspire.
Armine Ohanyan Paris collection “Breath of wind” printemps-été 2018
Ainsi, en mars 2018, j’ai présenté Racine (ma 3e collection) sous la forme d’une performance artistique protéiforme combinant danse, scénographie végétale et composition sonore. Les racines unissent les arbres à la terre et les hommes à leurs origines. Les racines quittent l’obscurité de la terre pour mieux se mêler aux corps en mouvement. Cette collection associe les couleurs chatoyantes des fleurs d’automne aux teintes estompées d’une nature en sommeil. Racines entremêlées imprimées ou appliquées grimpent sur les jupes et pantalons jusqu’à envahir les bustiers et vestes structurés.

En quête de procédés technologiques atypiques et d’expériences pour les sens, j’accorde une attention particulière à la question du relief servi ici par le travail de plissage (par le Maître plisseur Karen Grigorian). J’aime aussi l’utilisation de l’impression 3D ainsi que des jeux d’imprimés, de couleurs et de transparences.

A Dinan, je présente des silhouettes masculines. Je trouve que mes collections masculines sont plus poussées, ce sont des pièces novatrices. Je veux présenter ces pièces qui montrent ce process. Je présente ma collection “Eléments” inspirée des éléments naturels. Chaque mannequin représentant un élément naturel.

Armine Ohanyan : détail d’un sweat en Organza évoquant la neige

© Corinne Jeammet

Pour la neige par exemple, il s’agit d’un sweat en Organza de soie doublé qui contient des petites boules de polystyrène porté avec son pantalon. Pour la pluie, il s’agit d’un trench-coat transparent recouvert de gouttes de pluie en relief. Quant à la glace, l’impression 3D a permis de doter un manteau imprimé bleu et blanc de cristaux blancs en polyamide rigide représentant la glace. Il y aura aussi un sweat translucide, à manches longues, qui fait aussi appel à la 3D avec ses glaçons en relief.

Armine Ohanyan : détail d’un manteau orné de morceaux de glace 

© Corinne Jeammet

Côté nouvelles technologies, la 3D c’est quelque chose de révolutionnaire. J’aime bien le développement de nouvelles techniques. Mais il faut connaitre les bonnes entreprises qui travaillent avec les bonnes machines. Lorsqu’on dessine, c’est facile mais après, il y a beaucoup de contraintes à prendre en compte. Très peu de machines dans le monde sont capables de faire cela !

Armine Ohanyan : détail d’un trench-coat transparent avec gouttes de pluie en relief

© Corinne Jeammet

Parmi les pièces uniques confectionnées pour Dinan, il y aura des recréations à partir de vêtements (dans une palette noire et grise) donnés par des personnes de mon entourage. Je construit avec une autre pièce : je vais découdre l’existant pour recréer à partir de bandes une sorte de toile d’araignée. Il y a aura aussi une tenue de soirée réalisée avec de la dentelle un peu géométrique, une sorte de broderie incrustation de dentelle avec un peu de transparence.
Ma touche éco responsable se retrouve dans mes inspirations liées à la Nature. C’est une source d’inspiration infinie pour moi. Ses éléments, je les ressens. Je viens d’un pays où j’ai grandi près des montagnes où je faisais des balades en forêt. Cela donne de la force, de l’énergie.

La créatrice Armine Ohanyan, dernier coup de crayon à ses croquis, en mars 2018

© Corinne Jeammet

J’essaie, par ailleurs, d’employer des matières nobles comme l’Organza de soie, la laine… et même de la fibre de banane, par exemple, pour un de mes pantalons qui sera présenté à Dinan. Et quand je coupe les pièces de tissus, je fais mon maximum pour rationnaliser la coupe. 

La créatrice Armine Ohanyan dans son atelier, en mars 2018

© Corinne Jeammet

Etre éco-responsable est difficile localement mais j’aime l’artisanat pour garder ce côté unique des choses. En Arménie, cela a de l’importance c’est notre vécu. Beaucoup de personnes travaillent le cuir, la broderie, le batik et les pierres. Mes 22 ans en Arménie sont dans mes veines dans ma culture !

Iraqi Yazidi family finds safety and refuge in Armenia: Voice of America (video)

PanArmenian, Armenia

PanARMENIAN.Net – A Yazidi family fleeing extremist violence in Iraq has walked hundreds of kilometers to Armenia, where the family of six has finally found safety and hope at the end of their long journey.

The Voice of America has in a special video report unveiled the story of Sheikh Mrat Alpeshimam who, alongside his wife and four children fled Iraq when life became too dangerous for the Yazidi people following the takeover of their homeland by the Islamic State extremists.

When asked about life in their home country, family members break into tears.

“We walked about 450 kilometers in the mountains, one of our kids was only four, and the child had to walk with us. There were no means of transportation,” Sheikh Mrat recalls.

His family are Yazidis, a Kurdish religious minority that live mostly in Iraq.

They had to leave a lot behind, including relatives: some live in Iraqi refugee camps, others were murdered.

“My wife’s sister was killed, my cousins – both males and females – were kidnapped. We were able to save two girls but not the boys: the girls managed to run away from their kidnappers,” Mrat says.

While their hometown is considered safe after the militants es were expelled, the family is afraid to go back. Too many of those who tried to return to their homes were exploded by mines laid by the extremists.

After they fled, Mrat and his family spent eight days hiding in the mountains with no food or water.

Thousands of children died in these conditions.

“When we were hiding in the mountains, my four-year-old child was thirsty but there was no water, he was hungry, but there was no food. Every time that killed me as a mother,” says Mrat’s wife, Hanna Omari.

Finally they found safety in Armenia where border authorities and ordinary citizens welcomed them and offered them shelter and support. And though living conditions are poor, the family says life is so much better than what they had left behind in Iraq.

Armenia’s ruling party nominates its chairman for the post of prime minister

ARKA, Armenia

YEREVAN, April 14. /ARKA/. Meeting in the resort town of Tsakhkadzor today the Executive Body and the Board of the ruling Republican Party of Armenia (HHK) has formally decided to nominate the party chairman Serzh Sargsyan for the post of prime minister.

The proposal was made by the deputy chairman of the party Karen Karapetyan, the HKK said in a statement placed on its official website. According to the statement, the candidacy of Serzh Sargsyan will be officially put forward by the HHK parliamentary faction on April 16.

A day earlier, Nikol Pashinyan, the head of the parliamentary opposition faction Yelk, started a round-the-clock action in protest against the possible premiership of Serzh Sargsyan. The protesters have jammed the traffic movement in the downtown Yerevan near the French Square, closing it and several nearby streets for traffic.

Serzh Sargsyan was replaced by Armen Sarkissian, who was inaugurated as the fourth president of Armenia on April 9. He became the first head of state, elected by the parliament after the country’s transition to a parliamentary form of government. On the same day, the powers of Serzh Sargsyan were terminated, and the government resigned.

In 2015 Armenian voters approved shifting from the so-called semi-presidential form of government to a parliamentary republic. Under the change, the presidency is largely a ceremonial position. -0-


Date night with the Armenian Studies Program, Fresno

The Fresno Bee, CA
 
 
Date night with the Armenian Studies Program
 
By Sevag Tateosian 
05:41 AM
 
My answer was “No.” My response was short and to the point. Then, I changed subjects and began to talk about something else. Having three children all under the age of 4 years old, date nights for my wife, Susie, and me are rare. When we do get the chance to go out alone, we like to spend time with each other and no one else.
 
Then, the following week, a family friend asked me again if my wife and I would be attending the Fresno State Armenian Studies Program banquet honoring students for this year. Again, I said no. My idea of date night is sitting at a nice restaurant with a nice colorful drink that has an umbrella inside it.
 
Next to the drink, a sizzling skillet of chopped onion and bell pepper mixed with shrimp. The ideal night with my wife doesn’t include reminiscing about classes we have taken at a previous school.
 
However, after the second ask, I went home and talked to my wife in detail. The Armenian Studies Program had been good to us while we were students. My wife and I both took classes and earned scholarships through the program. It taught us how to write Armenian and gave us a better understanding of the long history of Armenia and the surrounding empires.
 
The program even taught us about the unique architecture of Armenian churches. See for yourself. There are at least six unique church buildings in the Fresno County area you can visit to get a better understanding of church architecture.
 
Along with the educational component came the companionship. With fellow class members and students from the Armenian Students Organization, Professor Barlow Der Mugrdechian, the coordinator of the Program organized a trip to Armenia for students. It was the first time for me and many of the other students.
 
The trip taught me a lot about my heritage and put into perspective the things we learned in the classroom and stories passed down from generation to generation. From visiting churches, to breaking bread in villages and finally, shedding tears at the Armenian Genocide monument in Yerevan, we spent a week learning and traveling. The trip is something that I will always remember.
 
Of course, I’d be remiss if I neglected to mention the student newspaper Hye Sharzhoom. The paper is written and edited by students and sent to thousands of people around the world. Today, I still subscribe and follow the students and their activities. It reminds me of the time I was attending Fresno State and taking classes.
 
At the time, fellow students and I spent a lot of late nights preparing the newspaper for delivery.
 
A few days later, I called my friend and told him we were in. Given what Fresno State and the program had done for us, it is the least we could do. We dressed up, shipped the kids to their grandparents’ house and we were off.
 
As we entered the banquet hall, to our surprise, there was a hologram of Pulitzer Prize-winning author William Saroyan. My wife and I took a picture next to it. It turns out that the Saroyan house in Fresno will be turned into a museum and focus on bringing to life Saroyan’s literary legacy. In fact, the tentative opening is Aug. 31. That day is on our calendar.
 
The rest of the evening focused on the students. Several students spoke about the impact that the program has had on them. One student spoke about the classes she has taken and the stories her grandma told her about the Armenian Genocide.
 
Since April 24 is the day Armenian-Americans join Armenians around the world in commemorating the Armenian Genocide, her comments struck a chord with many in the audience. The annual day of commemoration will be here before we know it.
 
Saroyan wrote a poem about it. He dared Armenia’s enemies to “Go ahead, destroy Armenia.” He followed by saying, “See if you can do it. Send them into the desert without bread or water. Burn their homes and churches. Then see if they will not laugh, sing and pray again. For when two of them meet anywhere in the world, see if they will not create a New Armenia.”
 
On our way home, my wife and I talked about how glad we were to attend the banquet. It’s OK, the colorful drinks and sizzling fajitas will have to wait until next time.
 
Sevag Tateosian is host and producer of Central Valley Ledger on 90.7 FM KFSR Fresno and CMAC – Comcast 93 and Att 99. Connect with him at [email protected]
 
 

Demonstrators force their way into Armenia radio building (video)

PanArmenian, Armenia

PanARMENIAN.Net – The Civil Contract party which paralyzed traffic in downtown Yerevan to protest against former president Serzh Sargsyan’s premiership on Friday, April 13, forced their way into the building of the Public Radio of Armenia on Saturday.

Thousands of demonstrators crowded a square in the Armenian capital to protest against Armenia’s recent change of government form on Friday.

After spending the night in the square, the group woke up in the morning and started walking towards the radio building.

Head of the Civil Contract party, lawmaker Nikol Pashinyan is now demanding the staff to let him go live on radio.

Some 20 minutes after entering the building, electricity was cut in the building.

The ruling Republican Party of Armenia (RPA) announced on Saturday that they have decided to nominate Sargsyan for the post of the prime minister of the country.

Armenian Genocide memorial lanterns inaugurated in Switzerland

PanArmenian, Armenia

PanARMENIAN.Net – A monument called “Lanterns of Memory” (Les Réverbères de la Mémoire), which is composed of nine tall bronze street light poles, was inaugurated in Switzerland to honor the memory of the victims of the Armenian Genocide, 10 years after the project was first approved, Tribune de Genève reports.

Authored by French contemporary artist of Armenian origin Melik Ohanian, the project in Geneva’s Trembley Park pays tribute to the links between Geneva and the Armenian community.

More than 500 people had gathered in the park to follow the opening of the monument, when French Armenian crooner and Armenia’s ambassador to Switzerland Charles Aznavour appeared to deliver short remarks.

Those delivering speeches, including artist Ohanian, recalled the obstacles the lamps met since 2008, when the Geneva City Council unanimously voted in favor of the realization of the project.

Back in 2014, a letter from Swiss Foreign Minister and serving Swiss President, Didier Burkhalter, addressed to the canton of Geneva, recommended turning down the construction of a memorial, “Les Réverbères de la Mémoire”.

The Geneva city authorities, however, remained determined to erect the eight-meter bronze memorial.

The Swiss House of Representatives recognized the systemic massacre and exile of Armenians from their homeland by Ottoman Turks as Genocide in 2003.